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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:23

回路 Kiyoshi Kurosawa 2001 – 117'

Les films de fantômes redevinrent à la mode au Japon après le triomphe du film de Hideo Nakata, Ring, en 1998. Kiyoshi Kurosawa reprend le flambeau avec cette réalisation qui voit le passé et ses mythes ressurgirent dans une époque qui croyait l'avoir oublié. Tagushi est informaticien, un jour il se pend dans son appartement, ne laissant en guise de message qu'une disquette. Ses collègues voudraient en savoir davantage, comprendre pourquoi se donner la mort ainsi.

 

Ce spectre est différent, sans ennemi dont il voudrait se venger, non c'est la société qui est responsable de son geste, une société d'otakus, fan de high tech, communiquant avec leur ordinateur, devenant, eux aussi, virtuels sans (vouloir) s'en rendre compte, s'éloignant d'une vie qui, peut-être, ne veut plus d'eux. Être si peu réel peut amener à considérer qu'un fantôme n'appartient pas vraiment à un autre monde.

Les écrans sont omniprésents, fenêtres sur un ailleurs promettant une immensité glacée, une éternité morne, une vérité déstructurante. À moins que ce ne soit le contraire.

Les hommes deviennent flous, observent les fantômes qui les entourent comme des miroirs, errant dans des environnements vides qui leur ressemble.

 

Le virus que Tagushi glissa dans sa disquette est-il là pour accélérer les choses, pousser dans l'absence ceux que le vide caractérise, ou pour amener le réveil des quelques esprits qui persistent à vouloir vivre ?

Rien à voir avec Ring dans cette réalisation de Kurosawa mais les fantômes n'en sont pas moins terrifiants de la tentation que nous avons de leur ressembler.

回路
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 07:11

テラフォーマーズ (Terafōmāzu) écrit par Yû Sasuga et dessiné par kenichi Tachibana

2619. Le spectacle spécial dans le théâtre souterrain de Bangkok arrive à son terme pour désigner l'homme le plus fort ''sous'' terre. Il s'agit de combats à mort, interdits bien sûr, mais les spectateurs, riches, se rient de cette interdiction et, même, y trouvent un surcroit de plaisir.

Akari Hizamaru est en finale, un combat et il emporte la prime qui lui permettra de payer la greffe dont son amie.

Ce serait lui ? Murmurent deux spectateurs.

L'adversaire d'Akari est redoutable, c'est le tenant du titre, Bryan Xiaomi. 14 ans, invaincu, forcément ! Il mesure 3 m 51 pour 342 kg.

C'est un ours !

Le combat commence, difficilement pour Akari qui puise dans l'image son amie, Yuriko, la force de continuer. Haranguant le public, se motivant au maximum, il attaque Bryan qui l'envoie balader contre la grille avant de se jeter sur lui, un coup de patte suffit à mettre au sol Hizamaru, après quoi Xiaomi commence à lui dévorer les entrailles. Bref, c'est mal barré pour l'humain.

Néanmoins les deux observateurs restent certains que le combat ne peut se terminer ainsi, que Akari est spécial.

La preuve, il se relève, transformé, et attaque son adversaire, lui plantant les doigts dans un œil avant de le renverser puis de sauter pour l'écraser.

Ainsi remporte-t-il la victoire.

Il y a bien un autre ''enfant'' de naissance postérieure à l'opération.

Akari a gagné mais Yuriko entre temps a été vendue. ''Elle est décédée avant-hier'' annonce le ''propriétaire''. C'est l'occasion pour les 2 spectateurs déjà aperçus d'intervenir. Que dirais-tu de sauver des gens atteint du même mal qu'elle ? Lui proposent-ils. Avant de se présenter : le chef est le leader de la mission d'exploration de Mars, supervisée par l'U-NASA. Son partenaire est le lieutenant Michelle K. Daves.

Yuriko est morte à cause d'un virus extraterrestre, il est encore temps d'empêcher une contamination plus importante, pour cela il faut se rendre sur Mars où l'aptitude au combat de Akari sera utile.

La peine du jeune homme est immense de n'avoir pu sauver son amie. Exactement ce qu'il fallait pour qu'il accepte la proposition des envoyés de l'U-NASA.

À son réveil Akari apprend qu'il a dormi une semaine entière et a subi une opération pour que son corps résiste à la vie sur Mars, il est aidé par les gènes hérités de ses parents. Exactement comme Michelle !

Et d'autres. En effet Akira ne sera pas seul à s'embarquer pour Mars, il rejoint un commando sous la direction d'Adolf, allemand de la branche européenne de l'U-NASA.

Présentation de la mission, et de l'agent infectieux ''Alien Engine'', dit ''virus A.E.''. Mortel dans 100 % des cas. Le but est d'en chercher les variantes pour trouver le remède. Mais sur Mars il y a un autre problème, des cafards géants, les ''Terraformars'' qui s'interposeront dans leur exploration. Il s'agit d'une guerre entre l'homme et le cafard avec pour enjeu la survie d'une espèce ! Annonce Michelle, le perdant sera l'insecte nuisible.

4 mars 2620, il est l'heure d'embarquer pour un voyage de 39 jours. L'équipe est composée de cent membres. Leurs chances d'en revenir sont proches de zéro, ce n'est pas une raison pour ne pas tenter le coup, et puis qu'auraient-ils fait sur Terre ? Des nationalités diverses, des caractères opposés, tout est en place pour créer les tensions inhérentes à tout groupes mais aussi pour en consolider, par le jeu des oppositions, la cohésion. Une fois sur place ils feront face à un ennemi commun aussi le voyage est-il l'opportunité pour chacun de s'y préparer, de laisser tomber le masque et de faire connaissance avec les autres.

Adolf en profite pour discuter avec Eva qui semble sa préférée, il lui présente ses futurs adversaires, des cafards effectivement mais plus grands et forts que des humain, de plus leur carapace est à l'épreuve des balles. Il lui fait un petit discours sur l'utilité de la peur comme avertissement d'un danger afin de s'y préparer.

Justement il se trouve que plusieurs se sont infiltrés dans le vaisseau et commencent à massacrer l'équipage. Ça part mal !

Heureusement les envahisseurs seront écrasés et les survivants, le 12 avril, poseront le pied, et même les deux, sur Mars, étonnés de découvrir une planète différentes des images du XXeme siècle.

Le comité de réception est là, prêt à les accueillir avec une belle envie de tous les massacrer.

La mission s'annoncent aussi dangereuse que prévu !

D'où viennent ces cafards, quels mystères cachent-ils ? Comment adoptèrent-ils des qualités que seuls d'autres insectes possédaient ? Que furent ces expériences entonomorphiques ?

Ce Honda devenu barman au Japon, quel projet conduisit-il des années auparavant, à quel prix, dans quel but ?

Tout cela, et le reste, vous l'apprendrez au long des 13 épisodes de cette série nippone d'animation. Privilégiez la version Blu-ray, de grande qualité et non censurée. Attention, elle est aussi violente que vous l'imaginez. Si vous la regardez faites le en connaissance de cause.

En plus vous ferez des progrès en entomologie.

Saison 2 à venir, en attendant une adaptation par Takashi Miike. Ça promet !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Animation Japon
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:07

J'ai cru à un palais, à un monde accueillant,

Où je pourrais trouver un abri à l'écart,

Loin de moi, loin de tout, qui serait rassurant,

sans spectre du passé, monstre dans le placard.

 

Elle en aurait ouvert la porte doucement,

M'aurait souri le temps de nourrir l'illusion,

Que je crois au réel, en oublie les tourments,

Et m'avance vers elle attendant l'élision.

 

Je me suis approché jusqu'à sentir son souffle,

Mon cœur s'accéléra, paru tout envahir.

Le temps s'est arrêté. Le réel se camoufle

Quand l'espoir disparu pour que vienne le pire.

 

Du marbre et des ors ne resta plus que poussière,

Et ce goût reptilien des ailleurs introuvables ;

J'allais vers le futur, caressais la frontière,

Ne resta devant moi qu'un océan de sable

 

Fait des rêves absorbés par la fuite des heures,

Esquissant un baiser qui finit en morsure.

La plaie suppure encore des mots pleins de rancœur,

Du château espéré subsiste une masure.

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 08:14

Philippe Le Guay – 2015 – 110'

Claude Lherminier fut autrefois un personnage important de l'industrie du papier, héritier d'une usine qu'il fit grandir et prospérer, jusqu'au jour où il la quitta sans prévenir. Depuis c'est sa fille, Carole, qui en a pris la direction, sans y avoir été préparé, sans l'avoir choisie mais consciente que c'était la seule chose à faire pour sauvegarder l'entreprise familiale et les emplois afférant. Pour cela elle due nouer des alliances avec un groupe étranger qui choisit de la maintenir à sa tête.

Un bon signe.

  1. Lherminier depuis vit chez lui, vieillissant plutôt mal, voulant démontrer qu'il peut s'assumer seul et menant la vie dure aux personne qui viennent l'aider et qui, de fait, ne gardent pas longtemps leur place.

Ce qui l'amuse. Il a d'ailleurs mis au point une stratégie d'accusation qui finit toujours par porter ses fruits. Et en parlant de fruits, il refuse de boire autre chose que du jus d'orange de Floride. N'est-ce pas dans cet état que vit sa fille ainée, Alice, depuis de nombreuses années, celle-là même qui va sûrement venir pour son anniversaire.

Il aime à le répéter, va même acheter un palmier afin qu'elle ne soit pas trop dépaysée.

Petit problème : Alice ne viendra jamais, elle est décédée depuis 9 ans dans un accident de voiture. Chose qu'il semble ne pouvoir accepter. Ce qui n'est pas sans mettre Carole en porte à faux, acceptant la responsabilité d'avoir rompu les ponts avec son ainée.

Mais la santé de Claude périclite, le corps résiste mais, on s'y attendait, c'est l'esprit qui lâche, la mémoire qui s'estompe. Pas celle du passé lointain, mais celle de tout à l'heure, celle de maintenant, celle qui lui permet de savoir quel jour on est.

Inutile que je vous rappelle la maladie qui est ainsi évoquée, si vous ne vous en souvenez pas c'est qu'il est temps de consulter.

Carole a un homme dans sa vie, un homme qui lui reproche de régler sa vie sur celle de son père, qui le sait, en use et en abuse. Un homme qui supporte de plus en plus difficilement ce pseudo beau-père envahissant, et quand celui-ci, installé chez eux, va...

Drame de la vieillesse, adaptation de la pièce de Florian Zeller. J'avais failli aller la voir, ouf ! Étrange impression de retrouver Jean Rochefort dans ce rôle après l'avoir vu si souvent dans un registre tout différent. Non qu'il y fut mauvais, loin de là, sûrement la sensation que la réalité pourrait le rattraper.

Et plus encore ME rattraper, moi !

Cette maladie nous effraie non par ce qu'elle efface mais par ce qu'elle laisse et qui renforce l'évidence de ce qui disparaît dans une nuit inaccessible. Mieux vaux tout perdre, la souffrance alors n'est que pour les autres.

 

En apparence !

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 07:12

범죄와의 전쟁, (Bumchoiwaui junjaeng) - Yoon Jong-bin – 2012 - 133'

Je suis un gangster. Je suivrai le code civil. Des mots sur l'écran, alors que défilent des photos en noir et blanc. Le journal télévisé ouvre sur la déclaration du président Roh affirmant que la guerre contre le crime organisé devenait une priorité.

Le 5 octobre 1990, vers 14 h, M. Choi Ik-hyun est tiré de la voiture de police alors que les caméras l'épient, que les flash crépitent, le tout sous une pluie battante. Il est accusé de presque tous les crimes possibles et d'être le véritable chef des organisation criminelle coréennes, jusqu'à s'être associé avec des yakuzas pour accroître son pouvoir.

Les témoignages commencent, le procureur Jo Bum-suk vient voir M. Choi pour lui demander de raconter, par écrit, ses exactions, à commencer par son implication dans l'enlèvement de Hur Sam-sik. Choi affirme que c'est un malentendu, il n'est pas un gangster. Le procureur trouvant cette réponse inadaptée entre dans la cellule, pour le frapper violemment. Se faire comprendre, rapidement, est important.

Des flash-back montrent comment Choi a débuté dans le crime alors qu'il était inspecteur sur les quais du port de Busan. Ses premiers associés ne sont pas des flèches mais c'est un début. C'est l'époque du mariage de sa sœur, Ik-hyun donne au jeune couple un peu d'argent, une montre en or, peu de choses pour lui qui profite des trafics du port.

Il semble ne pas avoir inventé la poudre mais cache sa ruse et son intelligence derrière sa grande gueule et son aspect primaire. Ainsi fait-il son chemin, non sans rencontrer quelques difficultés et prendre encore plus de coups. Avant de les rendre.

Hur accuse Choi d'être responsable de son enlèvement, des violences subies. Enquête comme le fil qu'il faut saisir pour tirer dessus et découvrir les secrets du criminel. Le procureur se sait surveillé par sa hiérarchie, il lui faut plus que des peut-être et des rumeurs. Surtout qu'un autre procureur s'appellent Choi... une grande famille. En Corée, la famille c'est important.

    La loi...

    Choi voit son influence grandir, mais pas question de s'arrêter avant d'avoir atteint le sommet, en supposant qu'il existe.

    La route qui monte est étroite, d'autres sont déjà là qui refusent la concurrence, des amis, des parents. Si la famille compte plus que la loi elle est moins importante que le pouvoir. Le partenaire du jour est l'adversaire du lendemain, et inversement.

    Le procureur Jo progresse dans son action, il faut frapper vite, fort, largement. Ce sont des centaines d'arrestations concernant des dizaines de gangs dont il est question. Et ce n'est que le début. M. Choi a dû être relâché mais le procureur n'a pas dit son dernier mot, c'est bien lui qu'il vise.

     

    Ni gangster ni honnête homme, M. Choi joue un jeu dangereux dont il espère sortir vivant. Une grande ambition. De grands numéros d'acteurs

     

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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    30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:38

    Michael Connelly – Points P2798 – Une enquête de Harry Bosch – 2011

    Bosch est un peu remonté contre Ignacio Ferras, son partenaire qu'il trouve moins motivé qu'auparavant, toujours fatigué et à la traîne. Celui-ci explique qu'il ne peut plus dormir avec les jumeaux nés un an plus tôt, il fait ce qu'il peut mais assurer est difficile d'autant qu'il relève d'une grave blessure par balle. L'entente entre les deux policiers n'est donc pas au beau fixe. Il n'empêche qu'ils doivent continuer à travailler ensemble. Justement ce soir-là, alors que le partenaire allait partir, en avance comme toujours, le commissariat reçoit un appel au sujet d'un meurtre. Bosch est en manque d'enquête, de quelque chose à se mettre sous la dent pour l'occuper, il saute sur l'occasion.

     

    La victime est un vieux chinois propriétaire d'un magasin d'alimentation dans le sur de Los Angeles. Il a été abattu de trois balles dans la poitrine tirées à bout portant, l'argent de la caisse ayant disparu il semble qu'il s'agisse d'un braquage ayant mal tourné, bien que la victime n'ait pas paru vouloir se saisir du pistolet caché à portée de main. Bosch est un ancien, il a sa routine et ne veut rien laisser au hasard, il examine les lieux, le cadavre, et trouve dans la bouche de celui-ci une douille. Celle-ci s'avérera déterminante pour la conclusion de l'enquête.

     

    Les investigations se poursuivent, si la sauvegarde de la caméra de surveillance du jour de l'agression a disparu il reste d'anciens DVD dont les images pourraient être riches d'enseignements.

    Ce sera le cas, d'abord en montrant un coupable possible, puis en révélant un comportement étrange. Pour rendre la monnaie d'un client le patron donne beaucoup plus d'argent qu'il n'en a reçut. Compte tenu de l'origine de celui-ci la conclusion est vite tirée qu'il s'agit d'un tribut donné à une Triade.

    Le premier suspect écarté il en reste un second, justement membre d'un gang chinois, celui-ci sera arrêté alors qu'il tentait de prendre l'avion pour le Canada pour, de là, s'envoler pour la Chine. Mais l'intéressant est que Harry connaissait la victime, pour avoir trouvé refuge chez elle lors d'émeutes survenues de nombreuses années plus tôt alors qu'il était un jeune policier. Pour lui ce n'est donc pas une affaire comme les autres.

    Affaire banale, en apparence, rapidement résolue. Si ce n'est que Bosch reçoit une vidéo lui montrant sa fille retenue en otage et un message lui ordonnant de libérer l'homme en question s'il veut la retrouver vivante. En effet Madline vit avec sa mère à Hong Kong, cette dernière travaillant dans un grand casino et étant une vedette puisque la seule blanche dans ce cas.

     

    Bosch n'est pas content, mais alors là pas du tout. Il sait que le temps lui est compté s'il veut intervenir personnellement. Compte tenu du temps de l'aller-retour, il lui restera une fois sur place que 36 heures pour y parvenir. Une longe journée.

    Ce n'est pas grave, nous savons qu'il est le héros du roman !

     

    Bosch débarque donc à Hong-Kong, retrouve son ex, avec un homme qu'elle présente comme son garde du corps avant d'avouer qu'il est plus que cela. Comme indice le policier dispose des images de la vidéo reçue, les kidnappeurs étant peu futés ont laissés passer des éléments importants quand Madline donna un coup de pied dans la caméra, ainsi l'étasunien part-il avec une piste sur le lieu probable de la détention de sa fille.

     

    À partir de là les choses vont s'accélérer, et tout le roman mène à ces scènes qui voient Bosch tout risquer pour délivrer son enfant, prendre un maximum de risques, en faire courir à d'autres...

     

    Jusqu'à... mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Le roman est un peu inégal, construit avec les ficelles que maîtrise Connelly. Pas de surprise bien sûr, un héros ne peut échouer, ne peut mourir. On ne peut en dire autant des seconds rôles ! Mais l'auteur sait mener son histoire, le résultat n'est pas transcendant mais permet quelques heures de détente.

    Avec le doigt dessus.

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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    29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:30

    Matthew Leutwyler – 2015 – 86'

    Tout commence par une parte d'échec. Affrontement monumental entre David Kressen et Adam, interrompue par Joy Andrews, journaliste pour High Tech Quarterly. Celle-ci vient interviewer quelqu'un qui passe pour un génie après avoir accumulé d'importants diplômes bien plus jeune que les autres. Un homme qui vit en reclus, qui aime les secrets et qui a obtenu d'avoir carte blanches pour mener les recherches qu'il désire dans un espace dédié à la recherche chez Castle, firme majeure en informatique. Il présente le cadre de ses recherches, la table, les ordinateurs pleins de terabytes de données ; diverses découvertes en attente de passage au niveau industriel. La journaliste est une spécialiste en nouvelles technologies, elle même étudiante bien que n'ayant pas terminée la thèse qu'elle présentait.

    C'est l'occasion de lui présenter Adam  Kressen Joy l'interroge, longuement avant d'aller retrouver Adam et de lui avouer qu'elle a remarqué quelque chose d'étrange avec Adam. Autiste peut-être ? Non lui dit Adam, il est la forme la plus évoluée d'intelligence artificielle existant.

    Joy fait le bilan, au téléphone avec son employeur, de cet entretien, parle de David qui s'est complu à souligner son échec à la soutenance de sa thèse, puis évoque Adam avant de demander du temps avant la présentation de son article.

    De son côté Adam est perturbé par cette visite alors que David pense que c'est le moment de montrer au monde entier son existence. Ils parlent de Joy, finissent par convenir qu'elle est belle.

    Joy va revenir, pour son article revient voir le duo, interrogeant Adam sur la partie d'échec qui vient d'avoir lieu, remportée, une fois encore par David. Adam s'interroge sur le comportement de son créateur qui a fait durer la partie plus longtemps qu'il aurait pu.

    Joy observe, curieuse, interroge David sur ses ambitions, son importance au sein de l'entreprise Castle. David veut inventer une machine capable de vivre avec l'humain sans entrer en compétition avec celui-ci. Adam en est l'incarnation, si évolué qu'il affiche un comportement sensé et intelligent.

    Joy et Adam discutent, il en vient à presque lui reprocher d'avoir arrêté ses études pour se contenter de parler de science alors qu'elle aurait pu être de l'autre côté. David fait visiter son univers à Joy, la statue de Shiva, le destructeur, dont il est dit que quand Il se réveillera le monde tremblera.

    Petit à petit, les visites de la journaliste se continuant, la relation évolue entre elle et David, il l'encourage à reprendre ses études, ses recherches. Petit à petit elle se rapproche de David, ce que remarque Adam, difficile de lui cacher quelque chose !

    La situation lui déplait, cette femme qui s'interpose dans le duo, pour ne pas dire le couple qu'il formait avec son créateur le dérange. Loin de la créature de Frankenstein désirant une fiancée lui souhaite que son ''géniteur'' n'en ait pas, peut-être par crainte que celui-ci lui accordant moins de temps ne mette en péril son développement. La vie est ainsi qu'elle veut tout faire pour survivre à quelque niveau qu'elle se trouve. David va s'humaniser au contact de Joy, mais Adam également, d'une façon inattendue.

    Pour lui cette relation de David et de la jeune femme semble une régression. L'humain ne réalise pas combien son attitude est différente à cause de Joy, il ne comprend pas non plus les changements qui peuvent intervenir chez Adam. Sans doute le créateur n'a-t-il pas compris à quel point sa créature lui ressemblait et que la partie humaine de Adam n'était pas la meilleure.

    Comme si nous ne le savions pas !

     

    Mais la réalité n'est pas toujours la première chose que l'on voit. Et puisque, de ce film, la première idée que vous pouvez vous en faire naît de cet article, je vous invite à en chercher une seconde en le visionnant.

     

    Faut-il avoir peut d'une intelligence artificielle ?

    Pourquoi, vous ne redoutez pas la naturelle ?

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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    28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 08:00
    Ou est-ce nous qui le sommes ?
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    Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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    27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:18

     暗いところで待ち合わせ(Kurai Tokoro de machiawase) – Tengan Daisuke - d'après le roman de Otsuichi – 2006 - 130'

    Une jeune femme ouvre sa fenêtre, en face, sur le quai de la gare, un jeune homme la regarde. Dans la maison un homme s'installe, c'est l'heure du repas. La jeune femme, Honma Michiru, mange en même temps que lui. Quand il s'en va elle lui dit au revoir, puis passe l'aspirateur, arrose les plantes, boit un thé...

    Petite fille elle demandait à son père : A quoi ressemblait maman ?

     

     

    Plus tard Michiru se retrouve au bar avec Kazue, une amie, elles discutent, de la vie, de leurs avenirs. Le soir elle dîne avec son père avant d'aller se coucher. Une journée normale pour une jeune femme qui le serait si elle n'était aveugle.

    Néanmoins la vie s'écoule tranquillement, elle se débrouille et commence même à maîtriser le braille.

    Tout aurait pu durer ainsi si le père de Michiru n'était décédé brusquement.

    Elle se retrouve seule, qui dans la famille qui lui reste voudrait avoir la charge d'une aveugle ? Ne pourrait-elle rejoindre ce nouveau complexe pour handicapés ? Mais financièrement elle peut s'assumer grâce à l’assurance de son père, elle connaît parfaitement sa maison. Et s'assumer seule ne la changerait guère.

    Un jour Kozue vient la chercher, il faut qu'elle prenne le soleil. Elles partent en train, le jeune homme du début est là qui les voit s'en aller.

    Le temps passe, elle se souvient de l'accident, de sa vue qui baisse inéluctablement.

    Un matin on sonne à la porte, il est 9 h 05. Elle va ouvrir mais le jeune homme ne dit rien, il rentre dans la maison silencieusement, ses chaussures à la main, s'assied, reste immobile pour ne pas être surpris. Quand la sonnette retentit à nouveau en début d'après-midi il en profite pour trouver une autre cachette. Cette fois il s'agit d'un policier qui l'interroge pour savoir si elle n'a rien remarqué.

    Mais non...

    Il va rester là, observant la voie ferrée et les policiers. Le soir Michiru apprend aux information qu'un homme est tombé sur la voie ferré juste en face de chez elle. Un jeune homme remarqué sur les lieux a disparu.

    L'étrange cohabitation continue, lui reste immobile, elle, continue sa vie. Il vole du pain et du lait puis profite que Michiru ait regagné sa chambre à l'étage pour s'installer dans la chambre du père.

     

    Akihiro Oishi est métis, sino-japonais, ses collègues l'apprécient peu, il vit dans un petit appartement et travaille dans une imprimerie où il se fait exploiter par ses ''collègues''. Il n'en dit rien à sa famille, assure que tout va bien, que l'ambiance au boulot est sympa... Quand les choses se passent mal c'est toujours sur lui que ça tombe. N'est-il pas chinois ?

    Un jour il croise un autre employé sur le quai de la gare, s'approche... Bien vite sa disparition, en tant que collègue de la victime, se remarque. Il en devient suspect. S'il n'avait rien à se reprocher pourquoi disparaître ?

     

    Michiru sent qu'il y a quelque chose de différent chez elle, quand elle parle à Kozue elle avoue qu'elle imagine que c'est un fantôme. Il ne lui faudra pas longtemps pour comprendre que cette présence qu'elle devine n'est pas spectrale, et qu'elle a faim. Le repas qu'elle préparait pour son père, elle peut le faire pour quelqu'un d'autre.

    Et ce quelqu'un d'autre pourrait l'accompagner dehors, dans cet univers qu'elle craint et où elle n'ose pas s'aventurer seule.

    Mais Oishi n'est pas le meurtrier, une femme a surgi pour s’enfuir aussitôt son geste commis laissant le jeune homme stupéfait être remarqué par le chef de gare alors que la criminelle a déjà disparue. Il avouera tout à Michiru, y compris qu'il s'était caché en espérant que la tueuse reviendrait. Elle ne le fit pas mais il l'a reconnu sur une photo que Kozue prit au restaurant d'une voisine, Harumi.

    Reste à faire reconnaître la vérité.

     

    Un film tout en lenteur et sobriété. Agréable à suivre malgré le manque d'action, ou peut-être à cause de cela. Presque reposant, et puis Tanaka Rena est une aveugle chez qui j'irais volontiers me cacher. À condition qu'elle me trouve !

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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    26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 07:02

    Kim Hyung-suk – 2015 – 16 x 60' - Korean Broadcasting System

    1999. Tout commence par un voyage en car pour un groupe d'élève du lycée Jooan. Utilisant la radio du véhicule un jeune homme, Lee Sang-park dédie une chance à la ''Vénus de Daegu'', Kang Joo-eun pour laquelle il avoue avoir le béguin. Laquelle va monter dans le car incessamment. Tout le monde attend pour voir son visage.

    Ils ne sont pas déçu ! Elle est grande, belle, mince, bref de quoi être jalousée, et détestée, par tout le monde.

    Sûre de son pouvoir sur les autres elle aime à en jouer, donner des conseils, se faire obéir. Bref c'est une vrai tête à claque.

    Les garçons travaillent pour elle, recopie les cours, tentent de l'aider de toutes les façons possibles. Si elle veut devenir avocate il lui faut travailler, beaucoup.

    Par hasard elle rencontre un jeune homme, Im Woo-sik, qui lui résiste et se présente comme une célébrité pour avoir participé à une compétition mondiale de jeunes nageurs. Il sort de sa poche une médaille, d'or, des championnats mondiaux des jeunes athlètes 1999, et la passe autour du cou de la jeune femme avant de lui avouer qu'elle est son premier amour. Une méthode de drague qui semble porter ses fruits. Il en profite pour lui passer au doigt une bague d'engagement, l'équivalent d'une bague de fiançailles, lui même en portant une.

    2014. Mlle Kang à 33 ans, elle a bien changé, enfin, mal, si l'on en juge aux kilos qu'elle a pris, et son métier d'avocate ne lui apporte pas les satisfactions qu'elle espérait. Sa dernière cliente, Kim Min-jin, est une emmerdeuse de première, sûre d'elle et n'hésitant pas à se moquer de son poids.

     

    Pourtant Joo-eun a essayé tous les régimes possibles pour se débarrasser de ses kilos superflus, sans y parvenir, durablement, reprenant toujours plus que ce qu'elle avait perdu.

    Comme c'est souvent le cas. Vous en savez quelque chose !

     

    Aux états-unis Kim Young-ho, qui se fait appeler John Kim est entraîneur et coach, il supervise la carrière d'un jeune champion qui se présente comme le ''serpent coréen''. Il vient d'une famille riche mais connut dans son enfance un drame qu'il tente depuis de surmonter. Son présent n'est pas idéal, à la suite d'un scandale qui le mit en scène avec une grande vedette il a attiré sur lui l'attention des médias. Il entend bien faire le maximum pour lui échapper.

    Ce soir est spécial, c'est le 15ième anniversaire de la rencontre de Joo-eun avec Woo-sik, un événement qu'ils fêtent dans un très bon restaurant.

    Dans la voiture, alors qu'il la ramène chez elle, les choses se passent moins bien puisqu'il lui rend la bague qu'il portait, indice patent de rupture.

     

    Ça tombe bien, elle doit partir aux états-unis, rien de tel pour se changer les idées.

    Le voyage aller se passe bien, pas le retour. Elle s’évanouit alors que l'avion connaît quelques turbulences mais est secourue par Kim Young-ho qui rentrait en Corée pour y trouver une tranquillité menacée en Amérique avec son poulain. So-eun a du mal à retrouver ses esprits, XXX pour l'aider doit découper la gaine qui la comprimait. Plus tard elle retrouve ses esprits, est confuse de sa situation mais doit y faire face. Kim est curieux du comportement de la jeune femme qui se prive de nourriture mais se gave de médicaments. Pour le jeune homme c'est un coup de chance, il argue de l'état de santé de la malade pour lui faire prendre une ambulance, dans laquelle il monte lui aussi, échappant ainsi aux indiscrets pouvant l'attendre à l'aéroport. Et pas seulement en raison de ses frasques aux USA.

     

    Au pays des dramas le hasard est grand. Alors que l'entraîneur repart en voiture il aperçoit la jeune femme seule et sous la pluie. Il s'arrête et proposer ses services. Il la raccompagne donc, mais ce n'est pas le jour de Mlle Kang, au moment de rentrer elle aperçoit son (ex?)fiancé en train d'enlacer une autre femme. Le choc est sévère, elle repart, toujours seule, jusqu'à sentir derrière elle un homme qui la suit. Elle accélère, finit par s'effondrer contre un mur, supplie qu'on ne lui fasse rien, avant de réaliser que l'homme devant elle est à nouveau John qui lui tend, compatissant un parapluie.

    De sa place il avait assisté à toute la scène. Il avoue lui-même ne pouvoir rester indifférent à une jeune femme qui se noie.

    Ainsi commence la relation entre Joo-eun et Young-ho. La première va retrouver au poste de vice-présidente de son cabinet une ancienne condisciple qui physiquement fit le chemin inverse. De quoi donner des complexes à la jeune femme. Quand à Young-ho il va devoir accepter de revoir sa famille, en général, et sa grand-mère en particulier, laquelle voudrait qu'il prenne la direction de l'entreprise familiale.

    La Vénus de Daegu va devoir retrouver son physique, ça tombe bien, John Kim est entraîneur. Quel meilleur moyen auraient-ils de se rapprocher ? Tout s'annonce... pas si bien que ça. Tant mieux !

     

     

     

    Les ingrédients d'un drama classique sont réunis, blessures d'enfances, jalousie, frustration, trahison, contrainte familiale à respecter. Avec ce qu'il faut d'espoir pour laisser croire que l'amour peut triompher. Espoir que je partage, n'ayant vu qu'un quart des épisodes de cette série.

    Avec Shin Min-a et So Ji-sub.

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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