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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:00

赤川次郎原作 毒<ポイズン (Akagawa Jiro Gensaku Doku) – 2012

La science fait des progrès tous les jours, dans tous les domaines, la chimie n'est donc pas à l'écart de cette tendance. Par exemple pour inventer de nouvelles drogues, moins chères, avec des effets plus violents, mais aussi pour mettre au point le rêve de tout meurtrier : le poison qui ne laisse aucune trace.

Akimoto Shunji est journaliste, il sort avec la fille du patron, ce qui est prometteur pour son avenir, ce qui ne l'empêche pas de vivre avec une autre femme. Le choix est vite fait, surtout quand cette dernière lui apprend qu'elle est enceinte, que son père arrive en ville et veut le rencontrer... bref qu'il ne pourra pas mener cette double vie longtemps. Opportunément un homme l'aborde et lui propose le moyen idéal pour solutionner ses difficultés, le poison évoqué ci-dessus.

Notre journaliste hésite, ce n'est pas rien, mais les avantages sont trop importants pour qu'il leur résiste, surtout que le président l'a menacé du pire s'il rendait sa fille malheureuse.

Quelques gouttes dans le thé. Le poison agit en 24 heures. Il suffit à Akimoto d'être dans un lieu public à l'heure dite, le lendemain.

Il attend donc dans un bar, un autre homme lui adresse la parole, semblant tout savoir puisqu'il compte les dernières secondes avant l'heure fatidique, qui seront confirmées par un coucou suisse marquant le temps passé et l'effet enfin accompli du produit qu'il donna à sa compagne.

 

Un tel poison est idéal pour qui veut éliminer un(e) importun(e), reste qu'il faut le trouver, donc qu'au moins une autre personne est au courant.

DOKU

Pas de nouvelles pourtant, pas d'appel de la police ayant trouvé le corps de la défunte, bizarre. Mais quand il reçoit l'ordre de se rendre, pour un reportage, dans un Love hôtel, le Lojiro, ou un corps de femme vient d'être retrouvé, il ne se doute de rien, jusqu'à ce que le policier lui annonce qu'il s'agit de Otsu Mayumi, sans doute une prostituée ! Pas de surprise pour le téléspectateur quand il découvre sa victime. Incroyable qu'elle ait pu tenir deux rôles si différents, la ménagère banale et la prostituée maquillée.

 

La police est certaine, il s'agit d'une crise cardiaque, pourtant la nouvelle venue à la brigade, en droite ligne de la circulation, Sasamoto Naomi, se pose des questions et veut en savoir plus. Elle découvre que Mayumi avait une liaison avec le cadre d'une société qui la payait pour ses prestations. Mais Akimoto s'interroge, avec elle la vie était simple, presque pauvre. Que faisait-elle de son argent ? Finalement la police trouvera l'homme qui était avec elle au moment de son décès et eut peur quand il la vit mourir dans ses bras. Un gros choc, surtout après qu'elle lui eut annoncé être enceinte de lui.

Akimoto connaissait si mal Mayumi, et quand Sasamoto lui apprendra qu'elle était atteinte d'un cancer et qu'il ne lui restait que six mois à vivre il comprendra l'ironie de son acte. Encore plus quand...

Presque en français...

Presque en français...

Et ce n'est que le premier des treize épisodes de Doku où nous suivrons principalement Sasamoto, entrée dans la police pour enquêter sur la disparition de son père. Au fil de la série, et des crimes, elle va progresser vers la vérité et tenter de découvrir qui est derrière la rumeur courant le Net qu'un poison indétectable existe. Bien sûr cela expliquerait chacune des affaires auxquelles elle est confrontée, cette succession de cadavres tous victimes d'une crime cardiaque foudroyante bien qu'ils n'aient aucun

Les assassins se doivent d'être punis, même si personne ne peut prouver leur crime !

 

Chaque épisode montre un travers de l'esprit humain, avec la même morale qui voit l’assassin être puni par son crime même et les soupçons infondés qu'il cultive, produits de ses propres fautes.

 

Un drama japonais dans les règles de l'art, agréable à suivre. Idéal pour qui ne connaît que les séries américaines.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Japon
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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 08:04
Quand le sage montre...
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 08:11
Le Pont des Arts
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:22

A Cyborg in Love  (사랑하면 죽는 여자 봉순이) - Kwon Soon-wook (권순욱) – 2016

La porte du laboratoire s'ouvre, un homme portant un masque de chirurgien entre, il s'approche d'un sarcophage, l'ouvre, et regarde la jeune femme allongée. Brusquement celle-ci s'empare de son bras...

 

Plus tard, alors qu'elle se promène un homme la frappe violemment sur la tête, elle s'écroule.

Un couple est en pleine scène de rupture, mais il s'agit d'un test afin de contrôler leurs constantes biologiques. Le résultat n'est pas probant, la jeune femme, Oh Bong Soon ne semble pas ressentir de grandes émotions au grand désespoir du chef d'équipe, et partenaire : Kim Joo-sung. Devant un tableau le directeur Byun présente le projet de sa société, BS electronics, de créer un cocktail d'hormones censé générer un amour éternel.

Il retrouve Kim, et avec lui évoque les difficultés rencontrées à cause de Bong Soon. Le projet est sa chance de prouver sa valeur en tant qu'héritier de la compagnie. Le chef Kim est amoureux de Bong Soon mais ne peut le lui avouer. Celle-ci vient le voir pour souligner que leur ''couple'' ne fonctionne pas. Elle veut le changer et menace de démissionner.

Impossible pour Kim, il l'aime trop. Sur le point de l'avouer un incident survient, des armoires métalliques vont leur tomber dessus quand la jeune femme les retient, d'une main. Ce qui étonnerait Joo-sung s'il ne s'était évanoui. Il se réveille alors qu'elle le porte.

Pas question ! Son image en prendrait un coup. Puisque c'est elle qui faillit se faire écraser il entend qu'elle fasse des tests de contrôles. L'occasion pour lui d'apercevoir sur la nuque de la jeune femme des diodes étranges. Autre problème, impossible de pratiquer une prise de sang, aucune aiguille ne perce la peau de la jeune femme. Il n'y a qu'une éraflure qui laisse apparaître une surface brillante. Quand il veut la revoir, impossible, la peau est à nouveau impeccable. Ce n'est pas une raison pour ne pas aller boire un verre, la spécialité de la jeune femme qui n'est jamais ivre.

Bong Soon

Elle en profite pour lui demander de la retirer du projet BS pour lequel elle pense ne pas être faite alors qu'elle a envie de rester dans l'entreprise. Elle avoue également n'avoir jamais rencontré de boy-friend. Le chef Kim lui demande ce qu'elle pense de lui mais retire sa question comme s'il s'agissait seulement d'une blague. Bong Soon est furieuse, elle se lève, et fait un malaise, droit dans les bras secourables de Joo-sung, qui n'est pas assez fort pour la trainer.

 

Faute d'autre endroit il l'emmène chez lui. La jeune femme reste inerte, de plus il n'entend pas son cœur, et sur sa nuque les diodes sont devenues rouges. Il se souvient des recherches qu'il menait sur la création d'un cyborg, parfait, l'être idéal, mais incapable de tomber amoureux par manque des hormones libérées quand un humain est amoureux. Bong Soon se réveille, s'étonne de s'être évanouie et d'être chez M. Kim. Il fait mine de rien, elle paraît ignorer sa situation.

Bong Soon

Lui connaît la sienne, un nom, Alzheimer ! La démence progresse d'autant qu'il prend mal son traitement. Son thérapeute le lui dit, s'il a un projet il doit le mener rapidement. Un comble que le meilleur cerveau de BS soit si fragile. Et doive laisser le projet conduit avec Bong Soon. Celle-ci n'est pas d'accord et parie avec le directeur Hyun, si elle le bat au bowling il lui accordera un souhait. Quitter le projet BS qui n'avance pas par sa faute !

La couple formé par Joo-sung et Bong Soon est atypique, le savant créa la seconde, qui l'ignore, sans pouvoir lui donner la faculté d'aimer, qu'elle semble avoir développé seule. Elle est plus humaine qu'un simple programme, aussi évolué soit-il. Mais lui est menacé par une dégénérescence mentale qui risque de le transformer en coquille vide. Reste à faire que Bong Soon ne soit plus désactivée sous le coup de l'émotion. Un web-drama en 12 épisodes, entre romance, science fiction et drame. Un cocktail trop vite consommé. Yoon So-hee (윤소희) est parfaite. Vivement qu'un tel cyborg existe !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 08:00

Il y a des regards froid comme un couperet,

Forgé dans un métal que la vie indiffère,

Transperçant votre esprit à l'instar d'un foret

Qui mordrait votre crâne tel un crochet de fer.

 

J'ai croisé mon reflet dans ce néant moqueur,

Surface obscure où l'âme a l'opportunité

De savoir ce qu'elle est et d'oublier le cœur,

Ce masque organique asphyxiant sa vérité.

 

Le sien força le mien sans presque le vouloir,

Succube sans pitié montrant l'inaccessible,

Me le faisant frôler comme on montre l'espoir,

Pour l’ôter de mes doigts devenus insensibles.

 

Que n'ai-je le pouvoir d'effacer ces iris,

Les crever, arracher, enfin les oublier,

De quel triste destin au vrai suis-je le fils ?

Maudit et condamné à finir fou à lier.

 

Bientôt viendra la nuit ou la lucidité

Fera de chaque instant une infinie torture ;

Sur mon cou enfiévré ou même mes poignets

La paix aura l'aspect d'une rouge coupure.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:35

Victor Halperin – 1932 - 69'

Ce film marque une date dans l'histoire du cinéma, il est le premier mettant en scène des zombies !

Un jeune couple ne trouve rien de mieux, exotisme oblige, de partir en voyage de noce en Haïti. Neil Parker (John Harron) et son épouse Madeleine Short (Madge Bellamy) sont invités par une relation, Charles Beaumont (Robert Frazer), à venir profiter de la plantation de celui-ci après leur union. Ceux-ci ont acceptés sans se douter que leur hôte avait de coupables arrières-pensées. En effet le planteur, j'allais dire, l'exploiteur, est amoureux de la jeune femme et lui en veutd'avoir profiter Neil, homme bien moins riche et intéressant que lui ! Il n'en montre rien, semble faire contre mauvaise fortune bon cœur. Du coup les amoureux, qui ne se doutent de rien, lui font confiance et arrivent sur l'île tout à leur bonheur, sûrs d'avoir devant eux une vie de bonheur.

Beaumont a d'autres projets, il veut transformer la jeunefemme en zombie afin que Neil, effondré, s'en aille, seul, faire son deuil dans son pays d'origine en laissant derrière lui le corps de sa bien aimé que Beaumont, le fourbe, ramènera à la vie avec l'aide d'un maître vaudou blanc, Legendre (Béla Lugosi). Ainsi, la jeune femme constatant l'abandon de son époux devrait se réfugier dans les bras du planteur.

Les choses ne vont pas se dérouler comme prévu. Legendre ayant ses propres objectifs impliquant Beaumont et Madeleine.

Soyons rassurés, Neil n'est pas si bête qu'il soit trompé par un stratagème aussi simpliste. Aidé du docteur Bruner (Joseph Cawthorn) il va déjouer les plans ourdis contre lui et son épouse par les deux criminels.

 

Ouf !

White Zombie

Depuis ce film la représentation des zombies est devenue plus ''réaliste'', plus violente aussi, que ce soit à la télévision ou au cinéma. Les zombies eurent une longue postérité alors qu'ils ne semblent pas pouvoir se reproduire ! Ce film vaut pourtant par cette première incarnation, bien gentille, de zombies soumis à des influences qu'ils ne contrôlent pas. Sans oublier la prestation de Lugosi, égal à lui-même...

 

Côté production le film fut financé par Edward et Victor Halperinsur un scénario de Garnett Westion, mais aussi, et majoritairement, par Sherman S. Krellberg qui, à la suite de difficultés rencontrées par ses partenaires, récupéra la totalité des droits et put le ressortir plus tard.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

(いばらの王Ibara no Ō)  IWAHARA Yūji – 2002-2005 – six volumes

Prépublié dans magazine Monthly Comic Beam 

Publié en France par Soleil

 

Une adaptation en film d'animation a été produite par le studio Sunrise et réalisée par Kazuyoshi Katayama en 2010.

 

Le Roi des ronces

Afin d'échapper à une maladie incurable, une sclérose cellulaire non-héréditaire, appelée ''médusa'', 160 personnes ont été sélectionnées par une compagnie privée ''Véga'' au moyen d'une loterie pour participer à un programme de cryoconservation puis placées dans des capsules en attendant un vaccin efficace. Parmi elles se trouve Kasumi, adolescente dont la jumelle, Shizuka, malade elle aussi, n'a pas été tirée au sort. ''Dieu est cruel pense la jeune fille, il n'a porté son choix que sur moi''. La maladie se développe rapidement, six semaines après la contraction du virus la malade est pris de convulsions puis six heures plus tard surviennent des spasmes, les cellules se fossilisent provoquant une mort rapide.

Kasumi arrive donc dans le centre fondé par Henry Abstein, milliardaire dont le fils décéda à cause de médusa, sis dans son château du 13ème siècle transformé en centre médical. Elle rejoint le CCC avec le numéro 79/160 avec pour compagnon le bracelet signalant l'évolution de sa maladie. Elle s'allonge, s’endort !

Le réveil est différent de ce qu'elle attendait. La capot de sa capsule se soulève, elle ouvre les yeux, regarde autour d'elle, se dresse dans son lit et découvre autour d'elle un enchevêtrement de ronces qui semble courir partout. Sortant de son nid elle rejoint ceux qui l'ont précédé au centre de la salle. Tous s'interrogent jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par des espèces de dragons volants puis une autre, sans aile mais plus grosse, et affamée! Les survivants s'abritent puis s'interrogent. L'évolution ou la mutation des espèces demandent du temps, combien d'années ont-ils passés endormis, sont-ils guéris ?

Des tensions se font jour, comment vivre dans un environnement incompréhensible ?

Kasumi reste dans son coin, regrettant que sa sœur ait réussie à la convaincre d'accepter cet essai. Elle se souvient de leur passé, du collège, et toujours Shizuka lui répète qu'elle ne doit pas mourir.

Le Roi des ronces

Ils trouvent une sortie, atteignent une plage, mais l'infection n'est pas vaincue et s'ils trouvent un abri celle-ci les tue l'un après l'autre. La jeune fille part en exploration du bâtiment, histoire de s'occuper. L'animosité augmente entre certains survivants, surtout quand il apparaît que l'un d'eux est un pirate informatique qui n'est même pas malade mais qui aura la mauvaise idée d'ouvrir une trappe pourtant scellée...

 

Les 7 survivants se retrouvent donc sur une île, pris entre la maladie qui continue de les ronger et des monstres qui ambitionne de les dévorer. Qui sont-ils ? D'où vient médusa ? Kasumi doit-elle sa présence au seul fait du hasard ?

 

Questions terminant le premier volume, pour avoir les réponses je vous conseille de vous procurer les cinq suivants ! Moi je vais de ce pas les lire !

Le Roi des ronces
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 08:04
Ducs de Bourgogne
Ducs de Bourgogne
Ducs de Bourgogne
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 07:52

블라인드 - Ahn Sang-Hoon – 2011 - 111'

Min Soo-ah est étudiante à l'académie de police. Un soir, elle vient, en uniforme, récupérer Dong-yun, son jeune frère, qui participait à une soirée mêlant danse et musique afin qu'ils rentrent ensemble. Elle est de mauvaise humeur, n'avait-il pas promis de ne plus participer à ce genre d'activités ? Pour être sûr qu'il ne tente pas de s'enfuir elle le menotte dans sa voiture.

Pour signifier sa mauvaise humeur il veut arracher les clés, s'ensuit un début de bagarre, la jeune femme perd de vue la route...

L'accident est inévitable, si elle évite la voiture qui arrivait en face elle ne peut empêcher son 4X4 d'enfoncer le parapet d'un pont et de s'arrêter, en équilibre instable. Soo-ah se réveille sur la route, elle entend son frère l'appeler, menotté il ne peut sortir du véhicule. Mais l'aspirante policière est blessée à la tête et ne peut rien faire. La voiture s'écrase sur l'autoroute dix mètres plus bas.

Trois ans plus tard. Le réveille sonne chez Min Soo-ah, il donne l'heure à haute voix, son chien, Seul Ki, saute sur le lit pour la réveiller. Elle a rendez-vous à l'hôtel de police pour demander sa réadmission en tant que policière. Mais ce sera impossible, non parce qu'elle est aveugle mais parce que pour aller prendre son frère elle quitta l'entraînement sans autorisation et utilisa ses menottes avec les conséquences que l'on sait.

 

 

Il lui reste à vivre et à trouver de quoi son avenir sera fait. Préparer à manger pour Seul Ki est déjà difficile !

Une jeune femme tente de s'échapper de sa prison, elle s'appelle Jung Eun-young et est portée disparue depuis un moment alors que la police cherche encore des indices.

Soo-ah se rend, avec sa seule canne blanche, dans le centre de soutien de Séoul pour les malvoyants. Elle ressent les odeurs, le vent, devine les feuilles qui volent autour d'elle. Les enfants l'accueillent, elle se promène dans la maison, se souvient... elle vient apprendre à utiliser un nouvel appareil, comme un radar vibrant en fonction de la distance avec les objets alentour.

Il fait nuit quand elle repart, pour elle ce n'est pas important ! Il pleut. Elle attend dans un abribus qu'un véhicule vienne la chercher, autour d'elle les gens vont et viennent, des voitures s'arrêtent, la sienne met du temps. Finalement un taxi, de luxe, s'arrête, lui propose de l'emmener, elle accepte. Durant le voyage elle fait la liste des odeurs autour d'elle. Alors que le chauffeur se tourne vers elle il heurte une femme qui traversait.

Le conducteur lui affirme qu'il s'agissait d'un chien mais elle n'y croit pas, alors qu'il veut la forcer à remonter dans le véhicule elle se débat, preuve qu'elle n'a pas manqué tous les entraînements elle parvient à se dégager. L'arrivée d'un autre véhicule incite son chauffeur à partir.

Elle se retrouve au poste de police, certaine d'avoir entendue gémir une femme. La police n'y croit pas et le conducteur qui l'a prit n'a rien vu à cause de la pluie.

 

 

La jeune accidentée n'est pas morte mais en se retrouvant sur une table métallique face à un cadavre peut le lui faire regretter.

La police vient chez elle, une disparition a été constatée, elle est interrogée par un policier qui doute de ses paroles, malgré tout elle donne une description de l'homme. Le policier lui demande ce qu'elle a entendu, son interprétation. Le choc, le coffre, l'odeur d'un homme pratiquant la médecine dans le taxi, la montre au bracelet métallique du chauffeur... son passé de policer lui permet d'être clair et concise.

Une affiche sur les lieux de l'accident demande des témoins Kim Ki-seop se présente, mais prétend qu'il ne s'agissait pas d'un taxi, avant que Min remarque qu'il n'est là que pour la récompense. Le policier finit par donner du crédit au témoignage de la jeune femme.

Sur le trottoir devant une boite de nuit une jeune femme monte dans une voiture, ne laissant derrière elle qu'un mégot.

Soo-ah et l'inspecteur Hee Bong collaborent, il enregistre les voix de chauffeurs qu'il lui fait écouter sans qu'elle en reconnaisse une. Dans la discussion avec son ''coéquipier'' elle remarque que la voiture recherchée était d'un modèle non utilisé par les taxis. Il se pourrait donc qu'il se soit agit d'un faux, donc peut-être comme l'affirmait le second témoin d'une voiture étrangère. D'autant que l'enquêtrice se souvient de l'insistance du chauffeur à lui faire boire du café, chose qui ne lui avait pas paru étrange jusque-là. Hee Bong commence à faire le lien avec les affaires d'enlèvement qui secouent le pays depuis quelques temps.

 

 

La piste va être longue à remonter, l'assassin possède les coordonnées de Soo-ah, oubliées dans son véhicule, il doit l'éliminer. Pourquoi pas dans le métro ? Par hasard Ki-seop est là, lui a vu le visage du conducteur et le reconnaît.

Le principe du témoin aveugle n'est pas inédit au cinéma, il bénéficie ici d'un bon scénario et une réalisation à la coréenne, nerveuse et inspirée.

Kim Ha-neul succède à Audrey Hepburn et Al Pacino avec une interprétation digne d'eux pour laquelle elle reçue les plus importants prix d'interprétations de Corée du Sud.

Sans Oublier Dolly dans le rôle de Seul Ki.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:10

La Recherche Hors-Série 14

Chimie et laser (Gabriel Turinici)

Les chimistes disposaient de tubes à essai, de chauffe-ballons, de colonnes de distillation et de beaucoup d'autres instruments. Depuis l'invention du Laser, celui-ci a rejoint leur trousse à outils. Les chimistes se demandèrent s'il pourrait briser ou créer des liaisons chimiques. Chacune de celle-ci ayant une fréquence d'oscillation propre, une impulsion laser de fréquence égale pourrait-elle interagir avec elle ?

Il fallut attendre les années 1990 pour que la réponse soit positive. Ainsi une impulsion peut casser deux liaisons entre des atomes de carbone et faire en sorte que les fragments résultants se regroupent pour créer une liaison absente de la molécule initiale. La démonstration fut faite que le laser pouvait transformer les molécules mais qu'il faut choisir la bonne impulsion, une molécule contenant souvent plusieurs liaisons du même type, qui ont toutes la même fréquence de résonance mais que l'on ne veut pas toutes détruire. La précision requise impliquait de se situer au niveau quantique et donc de s'en remettre à l'équation de Schrödinger, qui décrit les propriétés d'un système moléculaire.

Dès 1929, Paul Dirac formulait le constat suivant : ''Les lois physiques sous-jacentes nécessaires à une théorie mathématique […] de la chimie sont ainsi complètement connues et la seule difficulté est que l’application exacte de ces lois conduit à des équations trop compliquées pour être résolues.'' La révolution informatique n'a pas permis d'invalider ce propos : il demeure impossible d'aborder la résolution numérique de l'équation de Schrödinger.

Certains scientifiques eurent l'idée de développer des approches originales pour résoudre numériquement des approximations de cette équation. Travaillant d'abord sur des molécules contenant peu d'atomes les chimistes purent s'attaquer à des systèmes chimiques de plusieurs dizaines d'atomes.

La lumière est devenue pour les chimistes un ingrédient comme un autre, les chercheurs sont capables de contrôler les réactions chimiques à l'aide du laser. Le but désormais est de trouver une liste d'impulsions universelles qui, pour une classe large de molécules, fonctionnerait aussi bien que le meilleur laser trouvé par une recherche numérique et expérimentale.

Le contrôle des phénomènes quantique se lance à la poursuite d'applications non académiques. Les réactions chimiques n'étant qu'une de ces applications., par exemple, la conception de portes logiques définies par les états de molécules pour les futurs ordinateurs quantiques ou l'étude de la dynamique des protéines ou l'orientation et l'alignement de molécules.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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