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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:43

Un ''génie'' n'est qu'un point de rencontre, une confluence, un croisement.

La populace hurle pour ne pas s'entendre gémier et supplier.

Pourquoi suis-je immunisé contre la croyance... et pas vous ?

Il est des esprits plus décharnés que des corps.

Je me fous de la morale, pas de ma santé.

La justice est un fantôme protéiforme auquel chacun donne le visage qu'il espère, et, quelquefois, qu'il redoute.

La psychologie est à l'esprit ce que le déplacement des feuilles est au vent.

N'ayant rien choisi de ce que vous êtes comment voulez-vous choisir ce que vous deviendrez.

La démocratie n'est pas écologique.

Ce n'est pas le malheur des autres qui me réjouis, c'est leur bonheur qui me peine.

La folie est une danse entre l'illusion et un spectre.

L'enfant voit venir le fantôme du vieillard qu'il sera ; le vieillard voit disparaître le spectre de l'enfant qu'il fut.

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:00

01net N°845

RESTAURER LA MÉMOIRE (JMP)

À mesure que la science perce les secrets du cerveau elle imagine les technologies pour décupler ses facultés.

Dans Matrix il suffisait à Neo de connecter son cerveau à un ordinateur pour maîtriser les notions du Kung-fu. Le film approche des 20 ans mais des chercheurs de l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) travaillent sur un dispositif semblable. Le projet RAM (restauration active de la mémoire) Replay du docteur Praveen Pilly vise à doper ses performances en stimulant l'apprentissage durant l'éveil et la consolidation de la mémoire pendant le sommeil. Des tests sur des volontaires n'ont pas commencé mais le docteur PP imagine la suite, la mise au point d'un casque à destination du grand public associé avec le fabricant ibérique de stimulateurs cérébraux Neurolectrics et l'étasunien Soterix Medical.

Pourtant là n'est pas la solution contre la maladie d'Alzheimer. Elle pourrait venir de l'université de Californie du Sud et du Wake Forest Baptist Medical Center en Caroline du Nord. Cette fois les électrodes ne seraient posées sur le crâne mais implantées directement dans le cerveau et destiné à dévier les informations sensorielles qu'il reçoit vers une région non endommagée de son hippocampe, le siège de la mémoire à long terme qui se détériore chez les malades d'Alzheimer. En imitant le fonctionnement des cellules du cerveau, le greffon high-tech inventé par les professeurs Theodore Berger et Dong Song font l'interprète entre le lobe frontal et l'hippocampe pour y injecter des souvenirs. Au-delà du traitement des maladies neurodégénératives c'est le moyen de booster la mémoire de tous. L'algorithme au cœur de la puce pilotant les microélectrodes oriente et traduit les signaux électriques circulant dans le cerveau pour que l'hippocampe les comprenne. Celui-ci pourrait nous aider à apprendre plus vite et à ne rien oublier.

Quand il sera finalisé, ce qui n'est pas pour tout de suite.

Sans aller si loin le remède contre Alzheimer pourrait se trouver à Toulouse, au Centre de recherches sur la cognition animale où l'équipe de Claire Rampon et Kevin Richetin a réussi à rendre la mémoire à des souris atteintes de cette pathologie en utilisant un virus modifié qui, injecté dans l'ADN de cellules souches de futurs neurones, les forces à se développer normalement.

Que donnerait ce traitement sur des souris saines ? ''Peut-être une amélioration des capacités cognitives que nous n'avons pas mesurée'' admet Claire Rampon.

 

GREFFER UN ORDINATEUR AU CERVEAU (FB)

 

Dans quelques décennies nos smartphones seront inutiles. Tout sera dans notre tête.

 

Jan Scheuermann est quadriplégique suite à une maladie génétique. Elle a pourtant réussi à faire voler, en simulateur, un F-35 par la pensée, du moins grâce à deux implants de la taille d'un petit pois nichés dans son cerveau.

Une expérience menée par la Darpa. Au lieu de penser à actionner le joystick comme les pilotes, elle a pensé à contrôler l'avion directement, expliquait Arati Prabhakar, la directrice de la Darpa.

Vers 2040-2050, l'hybridation entre cerveau et technologie devrait bouleverser notre mode de vie. Nous aurons des armées de nanorobots qui augmenteront nos capacité. Pour l'instant un message a été envoyé d'un cerveau à un autre par l'intermédiaire du web mais en utilisant un dispositif très lourd. Il n'en est pourtant qu'au début. Si l'on parvient à transcrire en langage informatique les actions des neurones on peut envisager de contrôler n'importe quelle machine par la pensée : ordinateur, véhicule ou une chaîne d'assemblage dans une usine. L'armée n'y voit que des avantages, moins d'hommes sur le terrain et un centre de commandement réduit à des pilotes de drones volants, terrestres ou sous-marins, affublés de système de pilotage par la pensée plus rapides et plus réactifs.

Pour vous et moi il s'agirait de lancer une machine à laver ou un robot-aspirateur en y pensant ou de se connecteur au Net pour obtenir une réponse instantanément.

Il faudra pour cela cohabiter avec l'intelligence artificielle faisant interface. Celle-ci est riche de promesses, et, pour certains de menaces [comme si la connerie naturelle n'était elle pas plus performante dans ce second domaine!]. La solution sera dans l'hybridation entre l'IA et nous. Certains n'y voient qu'un accroissement de notre logique ce à quoi l'intelligence humaine ne saurait se réduire. Nos peurs, imaginaires, dons artistiques et humour continueront de nous différencier des ordinateurs [ça reste à prouver], et des autres humains [ça aussi]. Des milliards de variables difficilement assimilables par des machines. [encore une fois l'auteur fait preuve d'anthropolatrie en considérant le modèle ''humain'' comme le meilleur].

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:01

They Drive By Night – Raoul Walsh – 1940 – 93'

Joe et Paul Fabrini sont frères et routiers, à moins que ce ne soit l'inverse. Ils sont à leur compte et travaillent à San Francisco. Mais les temps sont durs, l'argent rentre difficilement alors que leurs créanciers sont toujours là. Qu'importe, Joe veut continuer alors que son frère aimerait une situation plus confortable lui permettant de passer davantage de temps avec son épouse. Malgré cela il suit son frère quand celui-ci refuse l'offre d'Ed Carlsen de les engager dans sa compagnie.

Leur situation est sur le point de s'arranger, les crédits arrivent à leur fin. C'est sans compter avec le destin malicieux qui pousse Paul à s'endormir alors qu'il conduit avec pour résultat la destruction du véhicule et la perte d'un bras.

Conduire va être problématique !

Ed Carlsen a une épouse, personne n'est parfait, celle-ci est amoureuse de Joe et convainc son mari de l'embaucher dans les bureau, ainsi, proche d'elle, tout deviendra facile.

 

Mais non, même pas, Joe est amoureux d'une autre, Cassie Hartley, de plus il ne voudrait pas trahir Ed.

La situation semble sans issue. Un soir, alors que le couple Carlsen rentre et qu'elle conduit parce que Ed est saoul, elle décide de le laisser sur place, moteur tournant.

Devenue veuve après un triste ''accident'' elle peut offrir à Joe de s'associer à leur affaire pour se rapprocher de lui, mais quand elle apprend que celui-ci va épouser Cassie elle le met en cause dans la mort de son mari, affirmant qu'il avait tout organisé.

La police arrête Joe pour complicité de meurtre, il est emprisonné et attend le procès.

Quand celui-ci arrive Lana ne peut maîtriser sa culpabilité et finit par avouer qu'elle est seule responsable.

Intéressant de retrouver George Raft et Humphrey Bogart, deux grands gangsters du cinéma, ensemble et dans des rôles très différent. Walsh profite de son film pour montrer les difficultés de ''ceux qui conduisent la nuit'', l'obligation d'être loin de sa famille pour la faire vivre, les moments de camaraderie autour d'un café avant de reprendre la route. Une chronique sociale finissant en drame avec une Ida Lupino extraordinaire pour la scène finale.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 07:33

01net N°845 – (Fabrice Brochain, Jean-Philippe Pisanias, Jean-Marie Portal et Daniel Rosemont)

 

Dans un siècle cerveau et technologie seront intégrés et notre vie sera différente. Sera-t-elle meilleure ?

 

Le réveil du lundi est le plus difficile. Vous arrivez au travail avec la sensation d'avoir oublié quelque chose. Et cela vous revient brusquement : la réunion avait lieu à 8h30, il est 9h15. Bernard vous le fait remarquer ! C'est bien de lui ça.

Dommage de ne pas avoir une barrette de mémoire en plus.

Aujourd'hui c'est impossible, demain... Des scientifique de Californie du Sud cherchent à implanter des réseaux d'électrodes dans le cerveau pour apprendre plus vite et mieux mémoriser. Il sera possible de se brancher sur le Web, de piloter sa machine par la pensée. Chouette !

Mais comment utiliser un cerveau si performant dans un corps abimé par l'âge. La solution est simple, le laboratoire United Therapeutics y travaille : implanter un clone numérique du cerveau dans un corps artificiel, ou un ordinateur. Serait-ce encore vivre, ça...

 

Stimuler les cellules souches et régénérer les neurones c'est déjà possible (entretien avec Thierry Hoquet)

 

Aujourd'hui pour doper le cerveau nous utilisons repos, sucre et café, demain, porter un casque connecté pourrait être plus efficace, ou, mieux, implanter une puce dans la matière grise.

François Berger est neurocancérologue au CHU de Grenoble et Thierry Hoquet est philosophe, ils nous demandent d'y réfléchir à deux fois. [chose facile quand ce n'est encore qu'hypothétique]. Le premier est opposé au transhumanisme [comme il y a quelques siècles il était interdit de toucher aux cadavres], le second est spécialiste de Darwin et des cyborgs. Ils s'accordent sur un point [un dogme], un cerveau humain est toujours un trésor immémorial à préserver des utopies technologiques.

Hoquet doute de l'intérêt de s'assurer d'un bétail humain plus efficace et rentable, son partenaire veut poser un interdit, craignant les effets secondaires de manipulations pouvant aboutir à modifier la pensée humaine [pourquoi ne pas interdire alors idéologies politiques et théismes de tous ordres?].

Pas question pourtant de se reconnaître bioconservateurs. Berger évoque son travail sur une interface cerveau-machine pouvant donner une parole synthétique à un muet. Un implant profond vient de permettre à un handicapé d'activer ses bras. Pour Hoquet, la mémoire est un enjeu face aux maladies dégénératives. Un capital qui s'use quand on ne s'en sert pas. La nanoélectronique pourrait être la solution. Il sera possible, bientôt, de régénérer le cerveau en utilisant les cellules souches pour créer plus de neurones, ou, à l'inverse, en empêchant le développement de cellules tumorales.

Pourquoi infliger un implant à son cerveau ? Pour apprendre une langue, par exemple, il suffit d'utiliser une interface externe de traduction [en cours de mise au point]. Le philosophe le souligne en évoquant Gunnm et Ghost in the Shell, êtres qui n'ont de biologique que leur matière grise et de la moelle épinière. Le cerveau est une frontière [aujourd'hui], dans l'imaginaire il représente l'intouchable. FB affirme que les transhumanistes veulent fabriquer des humains hypermnésiques et immortels. Du charlatanisme hérité d'une vision obsolète du cerveau. Aucun signe d'humanité là-dedans. Notre capacité à inventer, aimer, pleurer est unique et résulte d'une complexité symbiotique inouïe [l'homo sapiens prend ses capacités pour des qualités].

Il existe aujourd'hui des appareils de SETD (stimulation électrique transcrânienne directe) proposant des exercices de neuroamélioration. Des promesses faites par des industriels qui veulent gagner de l'argent même si les perspectives de ces machines sont intéressantes par des exercices de neurofeedback. La plasticité cérébrale est magique. TH souligne la beauté de l'apprentissage, servitude rendant capable de choses inédites et admirables.

Les techniques utilisées pour traiter les cas de dépressions extrêmes pourrait ''traiter'' les déviants agressifs ou sexuels. La lobotomie fonctionnait dans des cas rarissimes de syndromes obsessionnels gravissimes. En dehors de ce cadre ses effets étaient dévastateurs [mais peut-être voulus].

TH le soutient, les humains se méfient des prothèses, voient d'un mauvais œil la chirurgie esthétique, dénoncent le dopage, condamnent les personnes ''trafiquées''. Ils préfèrent valoriser les ''bien nés''.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 08:31

En 1969 les éditions de L'Herne publient un cahier LOVECRAFT sous la direction de François Truchaud qui en rédige la préface : The dream-quest of Howard Phillips Lovecraft.

Subtile présentation, la confrontation en même temps que l'intrication d'un homme et de son œuvre, les deux faces d'une seule pièce. Un homme qui rêve son univers sans que sa vie soit beaucoup plus réelle, sinon en de rares occasions qui ne lui donnèrent pas envie de quitter la première pour la seconde. Tant mieux, elle lui permit, et lui permet encore, d'exister. Preuve que ce verbe n'est pas le synonyme de vivre. Regardez autour de vous et voyez combien de personnes vivent sans exister.

À moins que ce ne soit le contraire !

Truchaud fait un parallèle entre Arkham et Providence, évoque l'enfance de l'auteur, sans savoir ce que l'on en connaît maintenant, note la rareté de l'alimentation, normale, dans ses récits, comme de celle des femmes, il doit y en avoir deux qui aient un véritable rôle.

Pierre Versins évoque la rencontre entre Lovecraft et son public à travers Weird Tales. Aurait-elle eu lieu sinon ? Un auteur existe-t-il sans être lu ? Probablement pas, encore que Howard n'en aurait peut-être pas été perturbé davantage tant l'ambition n'était pas le trait dominant de sa personnalité. Il suffit de lire le courrier qu'adressa Lovecraft à Edwin Beard, premier rédacteur en chef de la revue, comment il se présente, pour le comprendre. En outre Versins scanne littéralement le corpus lovecraftien, dressant la liste des dieux, des lieux...

Gérard Klein situe HPL au point de rencontre entre le fantastique et la science-fiction même si la forme littéraire de l'auteur s'inspire du fantastique, les contes débutent dans la normalité, c'est ensuite que les choses s'altèrent ou que reviennent des souvenirs qu'il eut mieux valu oublier. Pour autant il n'y a pas de surnature chez lui, ses thèmes relèvent davantage de la S-F tout en étant un critique de l'humain, de ses faiblesses et illusions. Visions pessimistes diront ceux qui croient en l'Homme, lucide diront ceux, avec Howard, et, modestement, moi, qui le voit comme un maillon perdu le long d'une chaîne dont il ne peut rien comprendre, qui l'effraie au point qu'il veuille lui, et se, trouver une raison d'être.

Hannes Bok

Comment ne pas évoquer la remarquable analyse par Claude Ertal de Démons et Merveilles, rapproché du rêve et de l’écriture, formant ainsi les points cardinaux d'un monde où se perd qui s'y trouve, se trouve qui le cherche.

Tous les articles seraient à évoquer, tous les auteurs à citer, chacun ajoutant un trait au portrait du pseudo reclus de Providence.

Virgil Finlay 

S'y ajoutent des textes inédits, à l'époque, et, pour la réédition en 1984, une postface, toujours de François Truchaud qui constate le chemin parcouru, la meilleure compréhension de l’œuvre et la place prise par l'auteur, et l'opportunité de découvrir d'autres auteurs, ignorés en 1969.

De l'eau a coulé sous les ponts d'Arkham depuis 1984. Le portrait

d'Howard est de plus en plus précis, entre obscurité et zones plus sombres encore. Le mythe de Cthulhu a grandi pour autant qu'il ne soit pas devenu un culte. Qui sait si ce n'est pas ce que l'habitant de R'leyh voulait, ne plus être craint mais espéré, pour se réveiller et revenir.

Si même la mort peut mourir, alors que va-t-il advenir des vivants ?

S'il en reste !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 07:03
Vues du dôme de Saint Pierre de Rome
Vues du dôme de Saint Pierre de Rome
Vues du dôme de Saint Pierre de Rome
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:47

01Net n°845 (Gabriel Simeon)

 

Mark Bertolini, patron étasunien d'un assureur, vient d'offrir à ses employés un bracelet connecté en les incitant à le porter la nuit pour les motiver à dormir le temps nécessaire à une meilleure efficacité le lendemain au travail.

Chaque semaine sort un objet connecté proposant d'analyser notre sommeil, de prodiguer les conseils nécessaires à son amélioration, ou capable de nous endormir mieux et plus vite.

Le sommeil est le reflet de notre santé résume Pierre-Hervé Luppi, chef de l'équipe Sleep au sein du Centre de recherche en neurosciences de Lyon. Or nombre de personnes ont des difficultés dans ce domaine.

Un tiers des Français souffrirait de troubles du sommeil, un problème motivant les marchands à chercher les technologies pouvant guérir ces mots. Certains proposent des bruits d'ambiance, d'autres analysent la qualité de nos nuits, évaluant durée et profondeur du sommeil. Deux critères important confirme Pierre-Hervé Luppi. Des applis prétendent distinguer nos stades de sommeil, mouvements, respiration et ronflements, le logiciel étudiant notre activité nocturne suggérerait des astuces pour l'améliorer ou saurait quel est le bon moment pour déclencher un réveil en douceur.

Certains veulent nous endormir en favorisant la production de mélatonine. D'aucuns en régulant la température du dormeur, d'autres avec la luminothérapie, produisant une lumière rouge quand le rayonnement bleu de nos écrans entrave la production de mélatonine.

Un bandeau permettrait de prolonger les phases de sommeil profond en diffusant des sons au cerveau. Une méthode dont rien ne montre l'efficacité. Distinguer les étapes du sommeil est difficile en laboratoire avec des électrodes, avec un bandeau c'est improbable.

De l'arnaque affirme Sylvie Royant-Parola, du marketing. La collaboration avec les scientifiques se fait lors de la conception du projets, ils ne sont plus intégrés à la suite des travaux, finalisation et tests. Aucune étude indépendante ne prouve que ces dispositifs influent sur notre sommeil. La seule utilité des instruments qui enregistrent les tendances du sommeil plusieurs nuits d'affilée est leur évolution.

 

Il existe sûrement des moyens d'améliorer le sommeil, en changeant d'habitudes ou d'alimentation, inutile de dépenser son argent en gadgets ! 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00

해어화Park Heung-sik – 2016 – 120'

So-yool se souvient de son enfance, de son éducation, et de Yoon-hee. Malgré la colonisation japonaise sa famille ne perçoit pas de changement dans sa façon de vivre. Les gisaengs sont encore nécessaires pour se ''distraire''. Devenir une véritable gisaeng est long et difficile, il faut débuter dès l'enfance, apprendre le chant et les arts, les maîtriser, savoir rester digne en toutes circonstances. Elle doivent être intelligentes, sans le montrer et ne jamais oublier qu'elles sont des artistes et pas seulement de belles jeunes filles.

Ce jour là un livreur, pour s'acquitter d'une dette, vend sa fille, Seo Yoon-hee, pour 5 wons. Elle fait rapidement la connaissance de Jeong So-yool, la vedette de l'école qui lui propose de rejoindre la classe, après tout le Gwonbeon, l'école, appartient à sa mère.

Vient le dernier jour de l'école. Les jeunes filles ayant reçu une ombrelle rouge, ou rose, sont admises, celles qui en ont un bleu auront un destin différent. À cette époque les chanteuses sont très populaires, surtout Lee Nan-yeong. Les deux amies rêvent d'un jour pouvoir chanter elles aussi et connaître le succès de Lee.

So-yool a un ami, un amoureux peut-être, mais lui ne connaît pas les chanteuses. En rentrant à l'école, où elles habitent encore, elle le présente à Kim Yoon-woo. Un jour celui-ci vient chercher So-yool, en voiture, et l'emmène voir une dame sans dire à le jeune fille qu'il s'agit de Lee Nan-yeong, la vedette qu'elle admire tant. M. Kim est un grand compositeur, donc celui de la chanson préférée de So-yool. La journée avance, So-yool devait participer à un spectacle, elle est remplacée par Yoon-hee chez M. Kim.

Lors d'une soirée dont So-yool est la vedette elle est invitée à chanter, et rencontre un grand succès. Kim Yoon-woo promet de lui écrire une chanson, pour elle c'est une porte qui s'ouvre vers un avenir différent de celui qu'elle attendait. M. Kim pourtant change d'avis et pense que Yeon-hee sera une meilleure interprète de sa dernière œuvre. Il écrira d'autres chansons pour elle, après. La jeune gisaeng n'a pas renoncé pour autant à son avenir dans la chanson. Peut-être existe-t-il un autre moyen...

Vu de loin un rêve paraît beau, s'en rapprocher peut le montrer sous un aspect plus proche du cauchemar, à fortiori dans une époque troublée.

La vie des gisaeng est rarement portée à l'écran, ici leur vie est idéalisée, facile, pour celles qui réussissent leur examen final. La réalité devait être différente dans ce qui ressemble à une école privée où les élèves sont prises en charge très jeunes sans que le remboursement des frais engagés soit évoqué.

Des années d'efforts pour être la femme parfaite, celle qui n'existe que dans l'illusion d'un instant, celle que l'on montre, que l'on exhibe, dans une soirée, en se croyant digne d'elle, si différente de celle, si banale, mais supportable, qui est à la maison.

Payer est souvent le moyen d'obtenir ce que l'on ne mérite pas.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 07:17

J'ai arraché les clous de mes mains tant de fois

En espérant que jamais ils n'y reviendraient,

Que mes plaies cesseraient de me montrer pourquoi

C'est au cœur de l'obscur que je vais m'enfoncer.

 

Mon dos aura plié sous le faix de la croix,

Tel celui du destin en chemin implacable.

Sans que je sache voir comment poser un choix,

Ma volonté ressemble à de l'eau sur du sable.

 

Prisonnier d'aujourd'hui, des hallucinations

Qui dansent autour de moi en geôlières ironiques.

Demain s'est refermé tel une autre Passion

Faisant de chaque jour un étrange portique,

 

Ouvert sur l'infini désert de solitude.

Chaque grain de sable y est un pleur ou un cri,

Un rêve desséché par trop de lassitude.

N'y coule aucun espoir, n'y reste aucun abri.

 

Mais pourquoi regretter ses erreurs et ses crimes,

Espérer un pardon qui ne changera rien ?

L'enfer est un destin dont le prix est infime

Face au plaisir connu à ignorer le bien.   

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:11

The Return of Doctor X – Vincent Sherman – 1939 – 62'

Le fait est trop extraordinaire pour ne pas attirer l'attention de la presse, en général, et du journaliste Walter Garrett en particulier. Celui-ci commence donc son enquête sur Angela Merrova qui après avoir été assassinée réapparait bien vivante. Pour tenter de comprendre ce qui arriva Garrett demande l'aide de son ami le docteur Rhodes. Ensemble ils cherchent des indices expliquant cet improbable retour. Ils aboutissent au docteur Flegg, savant reconnu qui travaille sur un sang artificiel avec l'aide d'un collègue mystérieux.

Disons-le franchement, nous ne sommes pas là devant un chef d’œuvre de l'épouvante, loin de là. D'abord le Docteur X ici présent est un rappel du film de Michael Curtiz alors que le personnage n'a pas grand rapport avec le premier, mais c'est une façon d'utiliser un succès passé pour en fabriquer un nouveau. Les personnages sont caricaturaux, la mise en scène est propre mais annonce déjà les films noirs que la Warner produira pendant les années 40 avec plus de sérieux et qui donnera quelques chefs d’œuvres du 7ème art, avec, et c'est l'élément qui vaut, le seul, dans ce film : Humphrey Bogart. Celui-ci était son contrat et fait ce qu'il peut, arborant une mèche blanche ressemblant à celle de Boris Karloff dans The Walking Dead.

Il n'a plus longtemps à attendre pour que son talent soit reconnu et soit en mesure de choisir ses rôles. En attendant ce Docteur X ne vaut d'échapper à l'anonymat que par sa présence.

C'est déjà pas mal. Et il ne dure qu'un peu plus d'une heure.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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