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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VOYAGES INTERSTELLAIRES

Pourra-t-on un jour aller sur une exoplanète (Alexandra Pihen)

La lune c'était hier, Mars c'est pour demain, ou après-demain, mais ensuite ? Comment dépasser le cadre étriqué de notre système solaire et prendre la direction de planètes lointaines pourtant à des distances les rendant, presque, inaccessibles. Ce qui n'empêche pas d'imaginer, qui sait de quoi l'avenir sera fait.

Si avenir il y a.

Pourquoi ne pas imaginer un jour que nos vacances pourraient se passer sur des plages extraordinaires d'une planète dans une autre galaxie, en rencontrant des êtres fascinants, et accueillants.

Dans la réalité c'est loin d'être possible. Il a fallu 40 ans à une sonde, Voyager 1, pour atteindre la frontière de notre système solaire. Cela n'empêche pas des scientifiques de s'attaquer au projet Breakthrough Starshot porté depuis le 12 avril 2016 par le multimilliardaire russe Yuri Milner qui a investis cent millions d'euros pour esquisser cette ambitions. De gigantesques voiles solaires, illuminées par un champ de rayons laser, serait propulsé à une vitesse de 60 000km/s. À cette vitesse le système stellaire le plus proche, Alpha du Centaure, 4,4 années-lumière, serait atteint en 20 ans, seulement.

L'idée de propulser une voile avec un laser solaire remonte à 1962 et naquit dans l'esprit de Robert L. Forward. Le principe n'est pas insensé, reste à viser la voile à une distance considérable, et, à ne pas perforer la voile avec le laser. De plus il ne s'agit là que de micro-sondes, de la taille d'un timbre poste, pour un vaisseau habité les contraintes seraient multipliées.

Reste à démontrer la faisabilité du projet, et à affronter les problèmes qui apparaîtront, rapidement. Sa qualité première est sa légèreté, les fusées que nous connaissons sont lourdes et demandent une énorme quantité d'énergie. L'énergie chimique pour rejoindre Proxima du Centaure demanderait une quantité de carburant supérieure au nombre d'atomes de l'univers.

La fusion thermonucléaire serait une solution, mais la meilleure serait l'antimatière. Combiner ces deux forces serait encore mieux. Mais ce n'est pas pour après-demain, il faudrait 1 milliard d'années à l'accélérateur du CERN pour en produire 1 gramme.

Non, la ''vraie'' solution c'est les ''trous de ver'', des tunnels spatio-temporels reliant 2 points de l'espace en le transperçant ou déformer localement l'espace-temps avec une bulle temporelle pouvant se déplacer plus vite que la lumière.

Outre la difficulté de la propulsion il y a celui de l'habitation, et des moyens de la supporter pour les voyageurs. Les astronautes subissent de nombreuses transformations physiologiques sous l'effet de l'impesanteur. Comme l'épaississement des artères équivalant en six mois d'un vieillissement de trente ans. Sans oublier les atrophies musculaires, les pertes visuelles dues à une hypertension intracrânienne ou encore la perte de densité minérale osseuse. Pour éviter ces désagrément il faudrait recréer une gravité artificielle au sein des habitacles.

N'oublions pas les contraintes psychologiques !

Supposons que l'on ait résolu ces problèmes, le décollage est impossible avant le XXIIè siècle, et encore.

Rêvons un peu, embarquons sur un vaisseau monde de 20 km de diamètre, 200 km long, et qu'importe si la puissance nécessaire à la propulsion de ce géant serait des centaines de milliers de fois supérieure à la puissance totale de notre civilisation.

 

Qui sait si une solution inédite ne va pas sortir d'un esprit ignorant la notion d'impossibilité. Ce qui est inaccessible aujourd'hui pourrait ne plus l'être... bientôt.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Science
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE TERRESTRE

Est-elle d'origine cosmique ?

 

La théorie de la panspermie veut que la Terre aurait été colonisée par des micro-organismes venus de l'espace. De récents travaux évoquent plutôt des molécules extraterrestres ayant atterri dans les océans de la Terre primitive, y déclenchant des réactions chimique propices à l'émergence du vivant.

En février 2015 Milton Wainwright affirme avoir trouvé dans un échantillon de poussières une bille en titane du diamètre d'un cheveu humain contenant une substance biologique proche d'un champignon. Pour le ''chercheur'' cela prouve l’envoi par les extraterrestres de micro-organismes pour ensemencer notre planète.

Un hurluberlu ? Non, un défenseur de la théorie de la panspermie reprise et popularisée en 1908 par le chimiste suédois Svante Arrhenius, laquelle postule que la vie sur Terre vient de l'espace. Nous serions des aliens qui s'ignorent. Certains n'hésitent pas à affirmer qu'il s'agit de l’œuvre d'une intelligence extraterrestre. D'autres évoquent seulement des spores transportées par des météorites. Une hypothèse parmi d'autres que rien ne démontre réellement. Autre inconvénient : elle ne dit pas d'où vient cette première forme de vie, ''repoussant simplement le problème de son origine sans répondre à une question'' souligne Nicolas Mangold.

L'origine extraterrestre de la vie Terrestre est-elle à éliminer ? Non, des spores, enfermées dans des météorites, pourraient venir jusqu'à nous et survivre à leur entrée dans notre atmosphère. Les exobiologistes sont certains que des molécules organiques ont atterri dans les océans de la Terre primitive il y a 4 milliards d'années pour être intégrées dans un ensemble de réactions chimiques menant à la naissance du vivant. 3 à 4 % des fragments de comètes, astéroïdes ou planètes recensées contiennent des molécules organiques. Parmi elles, des acides aminés, (constituants des protéines), des bases nucléiques (constituants de l'ADN) et des lipides (constituants des membranes cellulaires). La météorite de Murchison, tombée en 1969 en Australie s'est révélée porteuse de 70 acides aminés, dont 8 faisant partie des 20 entrant dans la composition des protéines du vivant ! Au total c'est plus de 14 000 molécules organiques qui ont été détectées dans la météorite. Elles contiennent du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote, du soufre et du phosphore, six éléments associés à la vie sur Terre. Des recherches ont été conduite sur des comètes et ont découvert des éléments nécessaires à la vie.

Après la formation de la Terre celle-ci subit un intense bombardement de comètes et d'astéroïdes qui importa beaucoup de matière extraterrestre. Dix millions de milliards de tonnes de matière carbonée complexe seraient arrivées sur Terre, formant une couche de 30 mètres. Les océans primitifs auraient fonctionné comme des microréacteurs chimiques. Donnant, in fine, naissance à la vie sur Terre.

Celle-ci serait donc la combinaison d’éléments nés, et d'autres arrivés, sur Terre. Rien ne permet de choisir une hypothèse. Le décor et les personnages sont connus, il reste à écrire le scénario des origines de la vie. 

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE EXTRATERRESTRE

Mais à quoi pourrait-elle ressembler (Olivier Lapirot)

 

Plus personne, ou presque, ne pense que les extraterrestres ressembleraient à de petits hommes verts. En partant de la vie sur notre planète et des conditions possibles sur d'autres planètes les exobiologistes se font une idée de leur possible apparence.

La science-fiction a souvent imaginée l'aspect des aliens, les scientifiques l'ont rarement tentés tant l'équation comporte d'inconnues. La vie dépend de la température, de la lumière, de la composition de l'atmosphère, de la pression, de la gravité...

Avec un seul exemple connu, la Terre, il est difficile pour la science de décrire une forme de vie hors d'elle tant les environnements planétaires sont différents.

Reste à exploiter la logique. Elle aurait dû d'abord prendre une forme microscopique pour donner naissance à des êtres complexes, multicellulaires, comparable à la faune et à la flore terrestres, et, pourquoi pas, à des être aussi ''évolués'' que nous.

Si cette vie s'était développée hors la chimie du carbone nous ne pourrions ni la concevoir ni l'imaginer, il est probable que nous ne la verrions même pas. Sommes nous donc voués à chercher une vie semblable à la nôtre ? Pas sûr, des spéculations restent possibles qui dégagent des principes généraux aboutissant les contours d'éventuels E.T. La gravité est présente sur toutes les planètes et dépend de leur masse. Elle limite lat aille des êtres vivants qui risqueraient de s'écrouler sous leur propre poids. Les êtres microscopiques devrait ressembler à une sphère. Constitués d'eau ils sont forcément sensibles au phénomène de tension superficielle : la surface de contact du liquide avec l'extérieur doit être minimale. Pourtant comme le fait remarquer Michel Viso, exobiologiste au CNES ''il n'y a pas d'adaptation macroscopique à une planète. On ne peut pas dire parce qu'une planète a une forte gravité que ses habitants ont de grandes jambes. Prenez les animaux des steppes africains. Vous trouvez des lions, des antilopes, des girafes, des éléphants : certains ont de petites pattes, courent vite, d'autres ont des pieds massifs. Et pourtant, ils habitent au même endroit. L'évolution d'une espèce dépend de phénomènes locaux, de son environnement et des autres espèces qui vivent autour d'elles''.

L'évolution semble être une loi applicable partout dans l'Univers. ''la caractéristique du vivant tel que nous la connaissons, c'est l'hérédité : la capacité d'une molécule à stocker de l'information, comme l'ADN, associée à un système de lecture et de réplication, rappelle Pierre-Henri Gouyon, biologiste au Muséum national d'histoire naturelle. Cela permet l'évolution et la sélection naturelle.'' Si des bactéries apparaissent sur une planète similaire à la Terre, rien ne s'oppose à ce que l'évolution se mette en place.

Parmi les adaptations susceptibles de réapparaître à chaque fois qu'une nouvelle forme de vie émerge, on trouve d'abord les systèmes sensoriels, qui permettent aux espèces de survivre. Le développement du système nerveux rend probable l'apparition d'un cerveau qui permettra de traiter l'information provenant des organes des sens de manière sophistiquée, avec des aires spécialisées. La logique voudrait que les organes sensoriels soient à proximité de l'organe qui les traite. Comme est plausible la présence d'un tuyau, avec une entrée et une sortie, pour absorber la nourriture et rejeter les déchets. La capacité de voler semble inévitable bien que les besoins énergétiques pour rester en l'air imposent de sévères contraintes sur la taille des animaux. Le vol offre un énorme avantage pour échapper aux prédateurs ou chercher sa nourriture. Paradoxalement le vol serait plus facile sur une planète avec une plus forte gravité que la Terre.

La vie marine devrait elle aussi répondre à des impératifs biophysiques, comme la symétrie bilatérale. Les amphibiens extraterrestres pourraient en revanche se différencier de nos poisons, se passer d'écailles, pour peu que l'évolution ait pris un autre chemin.

Reste la capacité à manipuler des objets, à construire des outils, conditions à l'émergence d'une civilisation. Bras, mains, pattes, tentacules, antennes... la science se perd en conjecture.

Ainsi en prenant la vie terrestre comme exemple, la science parvient à dessiner les contours d'une vie située ailleurs.

Reste à trouver un spécimen pour juger des ressemblances et des différences.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 08:55

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

La TERRE est-elle le seul modèle ? (Martin Koppe)

 

La recherche de planète où la vie serait apparu s'est fondé sur le modèle terrestre. La découverte de vies dans des environnements extrêmes élargit le champ des possibles.

Notre planète est-elle la seule, tel un oasis cosmique, où la vie aurait pu apparaître ? L'observation des autres planètes de notre système incite à répondre négativement tant elles semblent inhospitalières. Trop chaudes, comme Mercure, pour abriter de l'eau liquide, trop froides, comme Neptune, la géante de glace. Saturées en CO2, ou en acides délétères, comme Vénus...

 

Comment penser que la vie puisse naître sur un de ces mondes, ou sur un des autres observables. La Terre semble donc une exception, c'est pourquoi les astronomes explorent l'immensité galactique en cherchent des exoplanètes lui ressemblant.

Pourtant les environnements semblant impropres à la vie doivent-ils être exclus a priori ? Observons notre planète et nous verrons que la vie put s'installer dans des contextes longtemps considérés comme hostile. De la bactérie aux tardigrades, une foule d'organismes, dits extrêmophiles, défilent les limites de la vie que nous considérions comme définitives. Des formes de vie inattendues ont été observées adaptées aux pressions abyssales des fonds océaniques, d'autres survivent à la dessiccation dans les déserts les plus arides, ou fourmillent dans des milieux glacés.

La vie ne se cantonne donc pas aux conditions que nous jugeons indispensables sur Terre, de là à imaginer qu'il en aille de même sur d'autres planètes il n'y a qu'un pas, théorique pour l'instant, mais qui sait ce que nous réserve l'avenir. Se borner à des notions habituelles limiterait nos découvertes, il convient donc d'élargir notre regard, qui sait quelles formes de vies nous découvrirons.

Quelques notions à réviser :

La zone d'habitabilité. Notion délimitant la zone ayant les critères supposés nécessaires à l'apparition de la vie. Basée sur la masse, deux fois celle de la Terre), rocheuse, disposant d'une atmosphère convenable, située sur une orbite ni trop éloignée ni trop proche de l'étoile pour permettre la présence d'eau liquide. Cette notion est sujette à caution puisqu'en l'appliquant à la Terre, celle-ci se trouve à la limite de la zone convenable de notre système.

L'eau. Sa présence semble indispensable, mais sa qualité importe également. Sa capacité ''d'activité'', la part d'eau libre disponible pour participer à des réactions chimiques. La quantité est relative puisque des bactéries furent observées dans des gouttelettes enfermées dans des hydrocarbures. Or il en existe(rait) sur Titan. Reste à s'approcher assez près pour la voir.

Le carbone. Le couple eau-carbone qui a engendré la vie que nous connaissons. Le silicium fut imaginé capable de le remplacer puisqu'il est lui aussi capable de nouer 4 liaisons chimiques (tétravalence) permettant l'édification de molécules complexes. Ces liaisons, rigides, ne semblent pas présenter la souplesse indispensables aux réactions chimiques caractéristiques du vivant. Il en va de même pour le plomb, l'étain et le germanium, eux aussi tétravalents. Pour Michel Viso, exobiologiste au CNES ''Pour obtenir des réactions chimiques nombreuses, rapides et similaires, le carbone, l'hydrogène, l'azote, le souffre et le phosphore restent la meilleure option''.

Les milieux extrêmes. Lichens, champignons et bactéries ont, sur la Station spatiale internationale, été soumis à une grande variété d'environnements extraterrestres. La plupart ont été détruites mais des échantillons de lichen Xanthoria elegans ont survécu dans les conditions de l'orbite terrestre basse. Dans une simulation de l'atmosphère martienne ce sont des échantillons de Cryomyces antarcticus et de Cryomyces minteri qui restèrent intacts. Des échantillons de Bacillus subtilis et de Bacilus pumilus soumis aux conditions de la surface de Mars purent les supporter. Le Bacilius safensis se développe 60 % mieux à bord de l'ISS que sur la terre ferme. Des animaux arrivent aussi à résister à des conditions extraterrestres. Dans ce domaine les tardigrades sont les meilleurs.

Ces invertébrés de moins de 1 millimètre de long ont colonisé les endroits les plus improbables de la Terre. Ils supportent des température de -272 à 150° C, les UV, les radiations gamma... Ils disposent d'une faculté extraordinaire : l'anhydrobiose, la capacité de supporter le manque d'eau, pendant 20 ans. Ils survivent aussi à la congélation ! Des formes de vie animale pourraient-elles apparaître sur des planètes très chaudes ou très froides ? Pas sûr, les conditions pour qu'une forme de vie apparaissent peuvent différer de celles dans lesquelles elle peut survivre. Pour autant la preuve est faite qu'il n'est pas impossible de retrouver une forme vivante dans un environnement hostile. Les chances d'en retrouver une augmentent donc.

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 08:27

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

Le Geipan

La vérité est ici (Muriel Valin)

Les témoignages sur les phénomènes extraterrestres sont analysés par le Geipan, un groupe d'études basé à Toulouse dans les locaux du CNES.

Le CNES de Toulouse étudie les véhicules ou les systèmes orbitaux, le Geipan (Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés) lui, s'il occupe le même bâtiment, se penche sur les ovnis. Il a été créé en 1977 et occupe aujourd'hi deux personnes à plein temps plus une vingtaine de bénévoles et quelques contractants qui receuillent les phénomènes inexpliqués survenus dans le ciel français, les étudie puis communique avec le grand public via un site internet. C'est la seule structure de ce genre en Europe, dans le monde il faut aller au Chili pour trouver son pendant.

''Notre objectif est de ne pas laisser les témoins de quelque chose de bizarre seuls face à l'insolite, l'inexpliqué et l'étrange'' précise Jean-Paul Aguttes. ''Quand une personne se retrouve isolée avec son observation, cela peut déclencher de grosses émotions chez elle. Elle risque de chercher des explications par elle-même par des sources pas toujours sérieuses... D'où l'importance de notre démarche de communication et d'enquête''.

Des centaines d'associations d'ufologie sont prêtes dans le monde à recueillir les témoignages de ceux qui ont observé des phénomènes sans les comprendre. Ces associations défendent souvent un postulat tranché : soit pour soutenir que notre planète est souvent visitée par des êtres venus d'ailleurs, soit pour certifier que c'est impossible. Le Geipan se veut neutre et propose à qui s'adresse à lui un protocole bien établi : d'abord vérifier si son observation ne correspond pas à une confusion classique, puis, si c'est négatif, elle peut envoyer un témoignage écrit qui sera étudié par les experts.

Chaque année le Geipan reçoit environ 500 messages dont une moitié est rapidement explicitée. La seconde demande une étude approfondie. Des enquêteurs peuvent être dépêchés sur place pour mener leur enquête et recueillir d'autres témoignages. Ce sont souvent des bénévoles précise Jean-Paul Aguttes. ''Je rencontre tous les candidats, ai un entretien avec chacun, les teste avec des exercices d'analyse de cas et vérifient s'ils ont une démarche rationnelle et méthodique. Leur conviction ne doit pas influencer l'enquête''.

En outre une quinzaine de scientifiques sont invités à se pencher sur des cas complexes et à donner leur avis. Chaque cas est ensuite classé dans une catégorie de PAN (phénomène aérospatial non-identifiés) : le PAN A compile les phénomènes identifiés, le PAN B, ceux qui le sont probablement, le PAN C, les non identifiables, et le PAN D, les non-identifiés. Un tiers des cas étudiés par le Geipan sont dus aux lanternes thaïlandaises, ces lampions lancés en grappe vers le ciel prolifèrent en France depuis 2007. Hors ces cas 10% restent inexplicables. Surtout aujourd’hui avec la prolifération des drones.

Comment progresser dans l'avenir ? Les demandes augmentent, de quels nouveaux moyens se doter ? Deux projets pourraient l'aider. D’abord un réseau de 100 caméras pointées vers le ciel, baptisé Fripon cet outil est en voie de déploiement, et fut conçu pour traquer les météores et leur trajectoire. Ensuite la mise en place d'un groupe de travail consacré à l'étude des cas inexpliqués en France, mais aussi dans le monde.

Jean-Paul Aguttes ajoute ''Si nous voulons faire avancer la science autour des phénomènes inexpliqués, nous avons intérêt à creuser dans différentes directions et à étoffer les partenariats.'' Outre l'accroissement des moyens l'idéal serait une collaboration scientifique à l'échelle internationale.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 07:45

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

OVNIS

Il est humain d'y croire (Valérie Devillaine)

Qui prétend avoir vu une soucoupe volante est rarement un farceur, notre cerveau a bien des raisons, sociologiques et neurologiques de ''voir'' des extraterrestres. À l'origine d'un témoignage il y a l'observation d'un phénomène céleste inconnu. Peu d'entre nous ont l'habitude de le regarder et on s'étonne vite de ce qui, pour un spécialiste, est aisément explicable. Il ne s'agit pas d'ignorance mais il y a loin entre la photo d'un livre scolaire ou d'un site internet et la réalité. L'observateur face à un spectacle insolite a besoin de le classifier pour se rassurer, ou de modifier son système de valeur ''maintenant j'y crois !'' expliquent Françoise Levallois-Perret et François Cavé dans une étude de 1981.

Des mécanismes neurologiques peuvent amener à prendre une lumière pour un vaisseau extraterrestre. Comme l'autocinétique : l'illusion d'optique par laquelle un point lumineux fixe semble se déplacer, celle-ci serait due à une mauvaise interprétation de mouvements involontaires du globe oculaire.

Autre explication : le conformisme, si la couverture médiatique d’observations d'ovnis pousse à croire qu'il y en a dans une région, la population sera portée à interpréter toute vision inhabituelle comme un ovni. Il est probable que des observations relèvent d'autres processus neurologiques : les hallucinations, ces perceptions sensorielles réelles, mais sans stimulus extérieur. 5 à 10 % d'entre nous en feraient l'expérience au moins une fois dans leur vie. Elles peuvent aussi être causées par une fièvre élevée, la prise de drogues ou médicaments, la maladie de Parkinson, la schizophrénie, une intoxication...

Quelle que soit l'origine de ces observations (illusion, méprise, hallucination) pourquoi leur attribuer une origine extraterrestre ? Pour le psychologue social Pascal Morchain personne ne voit le monde tel qu'il est : ''Notre œil n'est pas une caméra, notre cerveau interprète ce qu'il voit en fonction de ce qu'il a appris à voir et de ce qu'il est porté à croire. Une personne religieuse labellisera vite un événement extraordinaire comme un miracle''.

Carl G. Jung a fait de ce phénomène l'objet d'un ouvrage : Un mythe moderne. Sans se prononcer quand à l'existence matérielle des soucoupes volantes il en étudie la ''composante psychique d'un poids essentiel''. ''Un tel objet – par son imprécision et son évanescence même – peut provoquer mieux que tout autre des imaginations conscientes ou des phantasmes inconscients. Il se crée autour des soucoupes une légende tellement impressionnante qu'on est tenté de l'interpréter comme étant à 99% une édification psychique.'' les témoignages sont le support d'un phénomène psychologique reflétant l'inadéquation de l'homme moderne à lui-même et au monde, et la détresse qui en résulte. Pour le psychologue Jean-Michel Abrassart il s'agit là du fruit ''de la culture américaine, imprégnée de science-fiction et de guerre froide, qui s'est répandue à l'ensemble du monde occidental. L'interprétation extraterrestre 'naturalise' ce qui était autrefois interprété comme un phénomène surnaturel : fées, elfes, anges, démons...''

L'examen de centaines de témoignes montre des points communs : indications de temps et de lieu, éléments de contexte, souvent une activité banale, l'intervention de l'événement, une description de la chose vue, des comparaisons, des évaluations négatives, une présentation du témoin visant à crédibiliser ses propos, la sollicitation d'une enquête. S'ajoutent une dimension mystérieuse : le phénomène observé s'est finalement soustrait à la vue du témoin. Ces textes sont à rapprocher des récits fantastiques non-littéraires et rappelleraient, selon le sociologue Arnaud Esquerre, des récits antérieurs : ceux mettant en scène des fantômes.

D'autres les rapprochent des mythes et légendes anciennes. Wiktor Stoczkowski, anthropologue au Collège de France, s'est intéressé à la croyance selon laquelle la vie sur Terre serait d'origine extraterrestre, à travers la théorie des anciens astronautes. Une théorie qui s'inspirerait de la littérature fantastique, elle-même héritière de l'occultisme et même du gnosticisme des débuts de l'ère chrétienne.

La croyance dans les engins volants extraterrestres succéderait à d'autres : mythologie, religions, fantômes, avec pour avantage sa modernité et son caractère technoscientifique n'impliquant aucun phénomène surnaturel ou paranormal. Restent les tenants de la théorie du complot pour qui ces explications sont des mensonges propagés par ceux qui nous cachent la vérité.

En 1956 Leon Festinger publiait, avec Henry Riecken et Stanley Schachter, L'Échec d'une prophétie sur une secte prédisant la fin du monde, celle-ci n'ayant pas eu lieu la croyance a persisté, au contraire, les prières des adeptes avaient réussi à l'empêcher. Il mettait ainsi à l'épreuve sa théorie de la dissonance cognitive : Quand les faits contredisent les cognitions, nos neurones cherchent à ces contradictions une explication ''rationnelle''.

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 07:23

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

MARS

Les prodiges de l'imagination (Mathilde Fontez)

Nombreux sont ceux qui, en scrutant les photographies de Mars, découvrent des indices témoignant d'une présence sur la planète rouge. Pourtant il ne s'agit que d'illusions propices à la paréidolie, la tendance qu'à notre cerveau à reconnaître à tout prix des formes.

L'association d'une forme connue à un stimulus visuel informe est la base du fameux test de Rorschach. La paréidolie touche les humains, les grands singes, et peut-être d'autres animaux. Cette tendance est donc une spécificité du vivant, ou plutôt, du cerveau ! Car cette illusion d'optique trouve sa source, non dans l'oeil mais dans le cortex. C'est lui qui s'empresse d'associer une perception nouvelle à d'autres, déjà répertoriées.

Que voyez-vous ?

Concernant la planète rouge, le phénomène remonte à la fin du XIXe siècle. Des astronomes pendent distinguer dans leur tlescope de gigantesques canaux, signe d'une civilisation plus évoluée que la nôtre. En fait, des traces aléatoires du relief martien.

Le 25 juillet 1976 la sonde Viking 1 prend un cliché sur lequel paraît une forme évoquant un visage humain de plus de 3 kilomètres de long... il fallut attendre Mars Global Surveyor le 5 avril 1998 pour avoir un cliché plus net montrant un simple monticule de terre aux ombres malicieuses, une mesa, une butte au sommet plat appelé Cydonia.

Bien sûr tous ne pas convaincus, la vérité ne s'impose jamais à tous.

D'autres détails troublèrent les esprits avides de découvrir une preuve de vie martienne. Il suffit d'une forme, d'un détail, d'une ombre... le rasoir d'Ockham est toujours utile, l'explication la plus simple est la bonne.

L'abominable homme de mars !

La petite sirène de Mars

 

La cuillère et le rat

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 08:00

Science & vie – HS spécial Extra Terrestres 2016

Extraterrestres (ou presque)  Simon Devos

Des textes antiques évoquent, déjà, la ''pluralité'' des mondes''. E.T est donc presque aussi vieux que nous. À la fin du XIXe siècle, l'observation de la planète rouge fit croire à l'existence de Martiens et le vingtième siècle vit naître un véritable phénomène.

De Roswell aux Crop Circles. Les canulars alimentent le mythe.

Le 25 juin 1947 Kenneth Arnold frappe à la porte de l'East Oregonian. Il veut raconter son histoire. La veille, à bord de son avion, il aperçut 9 objets étranges dans le ciel, ils étaient plats, arrondis à l'avant et triangulaire à l'arrière et se déplaçaient à grande vitesse. La rumeur court que les Soviétiques disposeraient de missiles allemands, le jeune homme est donc inquiet qu'il s'agisse de cela. Les journalistes écoutent son histoire et en font un article, sans évoquer une quelconque arme soviétique. Dans tout le pays cette information sera reprise, les mystérieux objets sont définis sous l'appellation plus évocatrice de flying saucers (soucoupes volantes). Les jours suivants de nouveaux témoins se manifestent, tous déclarant avoir observé d'étranges choses dans le ciel.

Ce n'est pas la première fois que de tels témoignages sont rapportés mais jusqu'alors ils passèrent inaperçus. Cette fois il va en aller autrement, les ovnis vont prendre leur envol médiatique, aidé par l'US Air Force qui commence une enquête sur le sujet, lui donnant poids et crédibilité. Elle recueille des témoignages de pilotes ou même de vétérans. En décembre 1947, l'Air Force crée le projet Sign qui a pour missions d'enquêter scientifiquement sur les ovnis. Il sera dissous fin 1948, remplacé par le projet Grudge, puis, en 1953, par le Blue Book, qui cessera en 1969.

Le but de l'armée est d'évaluer la ''menace'' extraterrestre et de rassurer les populations. Pourtant certains s'imaginent qu'elle cache quelque chose, de petits groupes d'amateurs, les ufologues, s'organisent pour enquêter de manière indépendante puisque les scientifiques ne s'y intéressent pas et que l'armée paraît ne pas vouloir communiquer ce qu'elle sait sur le sujet. Ces ufologues écrivent des livres qui amplifient le phénomène. En 1948 est émis pour la première fois l'hypothèse qu'il s'agisse de manifestations extraterrestres. Les amateurs d'ovnis, férus de science-fiction popularise cette interprétation qui se fraye un chemin dans la culture populaire alors que le gouvernement américain enchaîne les bévues de communications avant de stopper les enquêtes en 1969. Dans les années 1980 la CIA rend accessible une partie de ses archives sur le sujet. Et continue en 2013, révélant que des avions de surveillances de haute altitude U-2 Lockheed Martin puis le A-12 Oxcart seraient à l'origine de plus de la moitié des 12 618 cas de vision d'ovni recensés par le projet Blue Book.

Le président Reagan lance son projet de guerre des étoiles et X-Files triomphe à la télé en affirmant que ''la vérité est ailleurs''. Le marché est important, il favorise la naissance de nouvelles croyances et religions s'appuyant sur des interprétations de mythes religieux. Robert Charroux, Jean Sendy et Erich von Däniken raniment la théorie des anciens astronautes, ces visiteurs venus apporter leur aide à nos ancêtres, pour les géoglyphes de Nazca, les statues de l'île de Pâques, Stonehenge ou les pyramides Égyptiennes et qui auraient parfois été divinisés ou pris pour des anges par les populations.

Sans parler des abductions, enlèvements par les extraterrestres. Trop nuls pour ne pas le faire discrètement !

Plus grave, la théorie du contrôle mental impliquant pour l'éviter de mourir, mais au moment du passage de la comète Hale-Bopp censée abriter un vaisseau spatial permettant le ''transit'' des âmes. Elle entraîna la mort de 39 personnes.

Et tout cela naquit d'un simple article dans un journal régional. La vérité est ailleurs, mais où ? Si vous le savez ne me le dites pas.

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 08:00

Science & vie – HS spécial Extra Terrestres 2016

 

La course aux autres mondes est lancée

Alexandra Pihen

 

Yuri Milner, ancien chercheur en physique reconverti dans l'Internet et devenu milliardaire, met 100 millions de dollars sur la table pour financer la recherche de vie extraterrestre principalement en achetant du temps d'écoute sur des instruments pouvant détecter les signaux trahissant la présence d'une autre civilisation évoluée.

Il n'est pas le seul, la Chine devrait mettre en service le Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope. Ayant coûté lui aussi cent millions de dollars et permettant une couverture inégalée du ciel.

Mais quel intérêt de financer de tels projets quand les recherches menées jusqu'à présent sont restées vaines ? D'abord parce que ceux-ci sont plus performants et parce que l'humanité se sent proche d'aboutir dans sa quête visant à briser sa solitude sidérale.

La méthode des transits, consistant à observer l'infime fluctuation de luminosité lors du passage de la planète devant son étoile pour enregistrer la variation du spectre reste la plus fructueuse. Le télescope spatial Corot a observé plus de 160 000 courbes de lumière, détectant 600 candidates dont 34, à ce jour, ont été confirmées. Kepler de son côté, depuis 2009, en avait découvert 2325, en mai 2016. le Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite) qui entrera en service en 2018, pour un coût de 200 millions de dollars. En 2024 c'est Plato (Planetary Transits and Oscillations of Stars) pour observer la luminosité d'un million d'étoiles.

Il s'agit d'aller chercher la vie où elle a le plus de chance de se trouver. Les zones habitables des naines rouges de type M constituent la piste privilégiée. Elles représentent 80 % des étoiles de notre galaxie. On trouve des planètes telluriques avec une masse entre 1 et 10 fois celle de la Terre dans la zone habitable de 41 % de ces étoiles. Pour dénicher ces petites étoiles la mesure des fluctuations périodiques de l'étoile hôte sous l'effet de la masse de la planète semble la plus appropriée. Le spectrographe Spirou remplira cette mission grâce à une optimisation dans le rouge et l'infrarouge.

Viser de grandes quantités d'étoiles est une chose mais se contenter d'observer les plus proches de nous une par une, est une autre solution. Ainsi Michaël Gillon, astrophysicien à l'université de Liège put-il présenté en mai 2016 la découverte de son équipe : trois petites planètes, dont une pourrait se trouver à la limite de la zone habitable, autour d'une naine rouge de type M, Trappist-1, petite et ''froide'', à 40 années-lumières de la Terre.

Reste à déterminer la nature de leurs atmosphères, leur composition, la température à la surface... avant de pouvoir conclure sur l présence de vie potentielle. L'observation des spectres des atmosphères des exoplanètes a ouvert un nouveau champ de l'exobiologie, basé sur la thermodynamique des environnements. Détecter les constituants de l'atmosphère reviendra au E-ELT, lequel entrera en service en 2024.

La première vie extraterrestre détectée par ces techniques sera probablement microbienne, mais la recherche d'une vie intelligente est aussi active. Initialement la recherche de signaux extraterrestres passait par la quête de ''bruits civilisés'' (radio, TV...) postulant qu'une civilisation est forcément bruyante, elle se concentre maintenant sur la détection de signaux artificiels produits volontairement par d’éventuelles populations désireuses de communiquer.

Le Seti effectue chaque année plusieurs centaines d'heures d'observation par l’interféromètre radio Allen Telescope Array, en attendant que son successeur soit mis en service en 2020.

Autres signes possibles, détecter les signatures laissées par des apocalypses passés, comme les rayons gamma engendrés par une destruction nucléaire ou des chlorofluorocarbures marqueurs une pollution dévastatrice.

La recherche dispose donc d'importants moyens technologiques et financiers, encore faudra-t-il ne pas prendre ses rêves pour la réalité pour les rentabiliser à tout prix. Il ne s'agit pas de ''croire'' à une intelligence extraterrestre mais de la chercher. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 08:00

Science & vie – HS spécial Extra Terrestres 2016

 

Pourquoi ne nous ont-ils pas encore contactés ?

Pierre-Yves Bocquet et Mathilde Fontez

 

Du paradoxe de Fermi à l'équation de Drake, la question reste : pourquoi n'avons-nous trouvé aucune preuve d'une civilisation intelligente ?

''Vu le nombre d'étoiles et de planètes composant notre galaxie, il est probable qu'existent ailleurs des civilisations intelligentes mais alors pourquoi ne les avons-nous jamais trouvées ?'' Ainsi s'exprimait Enrico Fermi lors d'une discussion à la cafétéria du Laboratoire national de Los Alamos. Bizarrerie logique peut-être, le fait pourtant est qu'aucune trace avérée de vie n'est encore, officiellement, découverte. Vu son jeune âge,4,5 milliards d'années comparé à celui de l'Univers, le triple, une multitude de planètes pourraient avoir été le berceau de civilisation plus anciennes, et, donc, plus évoluées que la nôtre. En 1961, le jeune radioastronome Frank Drake formule le problème sous la forme d'une équation ainsi formulée : le nombre de civilisations capables de communiquer par radio est égal au nombre d'étoiles formées par unité de temps, multiplié par la fraction d'étoiles dotées de planètes, multiplié par le nombre moyen de planètes autour de chaque étoile, multiplié par la fraction de planètes où la vie se développe, multiplié par la fraction de plantes où la vie intelligente se développe, multiplié par la durée moyenne durant laquelle une telle civilisation est capable de communiquer.

Soit N=R* x fp x ne x fl x fi x ft x L.

''Cette équation n'a pas vocation à donner un résultat fiable. Elle a le mérite de synthétiser le problème et d'aider à la réflexion'', résume Florence Raulin Cerceau, du Muséum national d'histoire naturelle, chercheuse en histoire de l'exobiologie au Centre Alexandre-Koyré. En effet, les termes de l'équation ne sont pas tous connus.

En 2002 Stephen Webb lista les réponses possibles, il en dénombra 50. La première étant qu'ils n'avaient jamais existé. Parmi les autres il y a qu'ils l'ont fait mais que nous n'avons pas détecté leur message ; qu'ils attendent que nous soyons prêts, que nous ayons résolu les plus gros conflits de l'humanité (le risque d'apocalypse nucléaire ou environnementale) ; qu'ils n'ont pas encore réussi à venir jusqu'à nous, la distance et le danger d'un voyage aussi long l'expliquant, à moins qu'ils n'arrivent bientôt ; qu'ils sont morts avant de pouvoir le faire, par suite d'un conflit, d'épidémies ou autres incidents fatals ; qu'ils sont vivants, mais pas intelligents [au sens ou nous l'entendons!] ou bien encore, et c'est la plus plausible : ils n'en ont pas envie.

Ainsi que le fait remarquer Franck Selsis : ''On peut se demander s'il n'y aurait pas finalement plus à apprendre de l'exploration des univers virtuels que de la conquête spatiale''.

 

Tentons-nous de communiquer avec de vulgaires vers de terre ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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