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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 08:00

L'or, trop frimeur, se croyait le soleil,

N'était-il pas sur Terre, tel le sang de l'étoile ?

Générant la ferveur, diluant le sommeil

Pour lui qui n'était pas prêt à mettre les voiles.
 

''Qu'es-tu simple nickel ?'' Dit-il en se moquant,

''Tout moche et blanc de peau quand moi je resplendis ?''

''Tu brilles mais tu es mou, il faut un adjuvant

Pour te solidifier, des diamants, des rubis.
 

Ne suis-je pas synonyme de ce qui est parfait,

Réussi, terminé, pour tout dire : impeccable ?

Pour moi nul sang jamais n'aura souillé le sable,

je suis un protecteur prêt pour l'éternité.''
 

''Et moi'' s'écria l'or, ''je suis inaltérable

Transmetteur d'émotions, créateur de sourires,

Bien des cœurs furent séduit, chemin pour le plaisir.

Tu es dans la cuisine, bien pratique mais minable.''
 

Mais la nature s'amuse de par ses créations

Voyant dans les contraires ou les oppositions,

Complémentarité, nouvelles associations,

Or et nickel unis : dureté et passion !

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 18:00

Un tiroir tout penaud sur le sol oublié

S'interrogeait sur lui et sur son avenir.

Allait-il rester là dans ce sombre grenier

S'endormant dans la nuit pour finalement moisir ?

 

L'arachnée justement se cherchait un abri,

Chassée par ses enfants de son ancien logis.

 

Errant sur le parquet elle aperçut l'intrus,

Inquiète elle s'arrêta, se posant la question,

Qu'elle était la nature de ce nouveau venu ?

Mais la curiosité vainquit ses précautions.

 

Viens à moi animal, oubli ton inquiétude,

Vois ! Je suis immobile et rongé par l'ennui,

Nous sommes des réprouvés perclus de solitude

Mais nous triompheront en étant réunis.

 

Le couple se forma apparemment bancal,

Mais faisons attention à qui se montre ami :

Ce qui semble opposé se révèle amical

Quand le frère affiché est celui qui trahi.

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 09:00

Le coq chanta sur son tas de fumier,

Résonnèrent les notes en des échos multiples.

Des sixties par l'ardeur réveillées.

Jadis transi de foi par un passé peignible.

Retrouvèrent des studios le chemin musical,

Déblayant vieux pétards et bourbon colonial,

Craquèrent allumettes et articulations

Quand revint le rythme des pendiculations.

La mort seule un jour arrêtera

Des cadets, des aînés, de tous les rastas

Farisme et mouvements, 1, 2, 3 4 temps,

Un tempo nécessaire, vachement !

 

Pour oublier, bouger, danser, feignons d'être dévots,

Dance floor de feu, où s'achèvent bien les chevaux.

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 08:00

La grenouille et le clapot,

Face aux nuages devisaient.

Un chasseur sans son chapeau

Fusil en main se promenait.

Déjà midi, murmura-t-il,

Les lièvres ont dû rentrer chez eux,

Ma maison est un asile

Puisqu'apostat je suis sans dieu !

Tel Homère contant les mythes

Dans la solitude du poète

Qui sait tirer, le vieil ermite

de son pyxide bague ou barrette.

Face à la soupe dans son assiette,

Tranches de croupion baignant dans l'eau,

Pour dessert, fromage de tête,

Un hémisphère de son cerveau.

Est-il coupable qui a mangé

Le fruit de l'arbre du savoir ?

Pour les crétins être étranger,

cacher ces vers dans un tiroir.

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 08:00

Dans sa mare, à bout, la grenouille s'agitait,

Regardant autour d'elle les cloques faites par les gouttes,

Aucune ne donnant l'heure savait-elle qu'il était

Temps d'aller rechercher le colis de la redoute ?

 

Le batracien la veille apprenant que s'écoule

Le flux intemporel des lendemains dicibles

Avait commandé sur le net un gnomon en boule

Pour oublier qu'ça pique l'avenir impossible.

 

Futés, vous lui direz : ''Quand le temps est pourri

Aucun cadran solaire n'aura d'utilité !''

Ce à quoi l'animal, quoique pas rat sourit,

Avant de rétorquer, saisi d'hilarité :

 

''N'avez-vous pas vous-même dans la tête un cerveau,

Conglomérat humide de cellules et d'axones,

De dendrites épuisées à patauger dans l'eau

De vos pensées qui lentement asphyxient vos neurones ?

 

Vous rationalisez, vos besoins, vos désirs,

Voulez tout définir par des mots, des formules ;

Comme à Gravelotte vont tomber et puis mourir,

Espoirs et illusions, vos parures ridicules.''

 

La grenouille est ainsi, d'une franchise qui

Vaut que écoutiez et suiviez son avis.

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 08:00

Neige Herrie sur ses talons perchés

Rêvait de reinitude jusqu'à l'exaltation.

La fée Trèfle en son champ parla au nautonier :

''Manant, peux-tu prendre mon trèfle et moi sur ton embarcation ?''

 

Bucéphale hésita, redoutant l'allergie

Qui parfois le prenait et le clouait au lit.

 

''Veux-tu, dit un requin, à l'ambitieuse Herrie,

User de ton fessier pour, vers le firmament,

En gravir la paroi, en devenir chérie,

Par la gloire dilatée jusqu'à l'éclatement ?''

 

Découvrant en ses herbes qu'à 4 feuilles

Tout ses trèfles étaient, la fée choisit une autre voie,

Soldier s'en irait heurter d'autres écueils,

Chercher à ses bœufs pitance dans les bois.

 

Le destin fit donc que sur la 5ème avenue,

Quand passa la fée trèfle, Neige avait fondu.

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 08:00

Neige Herrie sur ses talons perchés

Rêvait de reinitude jusqu'à l'exaltation.

La Fée Trèfle en son champ parla au nautonier :

''Manant, peux-tu prendre mon trèfle et moi sur ton embarcation ?''

 

Bucéphale hésita, redoutant l'allergie

Qui parfois le prenait et le clouait au lit.

 

''Veux-tu, dit un requin, à l'ambitieuse Herrie,

User de ton fessier pour, vers le firmament,

En gravir la paroi, en devenir chérie,

Par la gloire dilatée jusqu'à l'éclatement ?''

 

Découvrant en ses herbes qu'à 4 feuilles

Tout ses trèfles étaient, la Fée choisit une autre voie,

Soldier s'en irait heurter d'autres écueils,

Chercher à ses bœufs pitance dans les bois.

 

Le destin fit donc que sur la 5ème avenue,

Quand passa la Fée trèfle, Neige avait fondue.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 09:00

Le gerfaut planait, penaud,

En cherchant sa nourriture,

Pas question qu'un escargot

Fut suffisant pour sa pâture.

 

Il ne pouvait rentrer au nid

édifié sur une vieille patère,

Sa femelle lui aurait dit :

''Ce n'est point là ce que j'espère !''

 

En survolant un caniveau

Dans lequel dormait une bouilloire

Il lui vint au cerveau

Que le futur est illusoire.

 

Aussi haut qu'on puisse aller,

Vient toujours l'heure ou les ailes,

Au poids des ans devront céder,

Que l'on fut rapace ou hirondelle.

 

Si de la pluie de souvenirs,

Ne survivent que des moments,

Un scarabée pourrait lui dire :

« Vous voliez... Et bien marchez maintenant !''

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 08:00

Un corps est étendu depuis bien trop longtemps,

Lui-même a oublié la date de sa chute ;

Il croyait au bonheur, se ressentait vivant

Avant d'avoir compris contre quoi il lutte.

 

Les sensations en lui semblent contradictoires,

Entre envie de bouger et celle de dormir,

Une essayant encore de faire et de vouloir,

L'autre estimant venue le moment de mourir.

 

De partout accouraient, par l'odeur attirés

Insectes archaïques et vers débilophages

Soucieux de s'installer dans ce corps putréfié

Pour y proliférer, affamés et sauvages.

 

La vie est faite ainsi que la mort la nourrit,

Les parties nécrosées vont être digérées,

Puis être recyclées, transformées elles aussi

Rejoignant le présent pour feindre d'espérer.

 

La charogne pourtant redoute l'invasion,

Ne se comprenant plus, redoutant l'avenir,

Tout paraît effrayant, riche en désillusion,

Sans qu'elle sache apprécier le meilleur ou le pire.

 

Les choses sont ainsi, les contraires se complètent

Sans que pions et sujets aient besoin de comprendre.

Ils agissent et subissent, de victoires en défaites,

Ignorant l'avenir qui pourrait les surprendre.

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:12

Une fourmi bleue s'en allait par les sentiers

Regardant alentour, paysages et passants,

Préférant aux seconds admirer les premiers,

Ainsi pourrait-on dire qu'elle se méfiait des gens.

 

Pour elle une fourmi se devait d'être bleue,

D'une jolie couleur, unie et sans nuance ;

Pas question d'accepter des tons moins harmonieux,

Trop ternes ou trop brillants, le banal, pas l'outrance.

 

Elle se satisfaisait de quelques amitiés,

Fourmis à son image, affichant l'élégance

D'un passé poussiéreux qu'elle aurait oublié

Si le présent avait de plus douces fragrances.

 

Un jour pourtant survint une arrivante étrange,

Identique à elle-même et pourtant différente.

Affichant sans vergogne la preuve d'un mélange,

Une verte couleur qui évoquait la menthe.

 

''Qui es-tu, que veux tu ?'' demanda la première,

''Toi qui n'est pas d'ici, tu n'y a pas ta place.

Où est ton intérêt de passer la frontière,

Nous n'avons pas besoin des êtres de ta race''.

 

L'autre la regarda en gardant le silence,

Ses yeux étaient brillants, entre rage et mépris,

Affichant sans trembler une froide arrogance,

Et la curiosité de qui n'a rien compris.

 

La fourmi bleue se tut, et puis elle approcha

Jusqu'à réaliser qu'elle était abusée

Par un miroir moqueur simplement posé là,

Une couche de spore alterant son reflet.

 

La différence alors peut naître de l'erreur,

D'une interprétation faussée par un mensonge,

Une hallucination, la croyance ou la peur.

La vérité est un toxique qui nous ronge.

 

Est-ce autrui que je crains où moi-même que je fuis,

Me cachant sous la peur car c'est moi l'étranger.

Se connaît-on soi-même, puis-je voir qui je suis ?

Se fait accusateur qui veut s'innocenter.

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Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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