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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:38

La Recherche Hors-Série 14

Interview avec Claude Cohen-Tannoudji : ''La lumière s'étudie par son interaction avec la matière, étude qui commença avec Descartes et Newton qui furent les premiers à développer des modèles satisfaisants. Corpusculaires, Newton voyait la lumière comme un jet de corpuscules différents selon la couleur de celle-ci. Cette conception fut remise en cause à la suite des travaux de Huygens, Fresnel et Young qui mirent en évidence ses propriétés ondulatoire. Maxwell conçu un schéma intégrant l'électricité, le magnétisme et la propagation des ondes électromagnétiques. Hertz ensuite montra que les ondes électromagnétiques lumineuses et radio ne différaient que par leur fréquence. Les théories corpusculaire et ondulatoire s'affrontèrent, la seconde parut l'emporter par son apport de plus d'explication des phénomènes lumineux. Celle-ci pourtant ne résolvait pas tous les problèmes et les résultats apportés par certaines expériences. Pour apporter une correction Max Planck conçut une nouvelle théorie permettant d'obtenir le bon spectre en modélisant les atomes émetteurs comme un ensemble d'oscillateurs matériels interagissant avec le rayonnement. Bien qu'il ne soit pas totalement satisfait du résultat il introduit la constante qui porte son nom : h, du mot allemand Hilfsgrösse, voulant dire ''grandeur auxiliaire''.

Ne sont pourtant quantifiés que les échanges d'énergie entre la matière et le rayonnement. Le concept de photon apparut plus tard, imaginé par Einstein qui formula l'idée d'un quantum lumineux, idée qui fut admise après une dizaine d'années d'expériences mais qui ne proposait pas de théorie précise. C'est Louis de Broglie qui étendit à la matière la notion de dualité onde-corpuscule, ouvrant la voie à de nouveaux développements : l'équation de Schrödinger, la mécanique quantique, la liaison chimique, la théorie des solides... le cadre pour une théorie quantique de l'interaction entre matière et rayonnement se met en place. À la fin des années 1920, Enrico Fermi et Paul Dirac proposent une théorie englobant les aspects corpusculaire et ondulatoire qui ouvrait la voie à l'élaboration de l'électrodynamique quantique.

Le laser naquit des recherches sur les micro-ondes et le radar.la connaissances des niveaux atomiques et moléculaires avait progressé, le physicien américain Charles Townes eut l'idée d'amplifier un rayonnement, obtenant la première preuve d'oscillation maser (microwave amplification by stimulated emission of radiation). Theodore Maiman eut l'idée de remplacer les micro-ondes par un cristal de rubis, obtenant une amplification cohérente. Le L de light remplaça donc le M de micro-ondes. Le laser était né.

En 1963 au congrès d'électronique quantique de Paris le laser passait pour une curiosité de laboratoire, une source de lumière différente, bref, une découverte attendant des applications. Chers et complexes, les lasers évoluent, s'industrialisent, pour devenir fréquents dans les années 1970. il permit d'étendre dans le domaine optique une série de concepts développés dans l'étude de la ''résonance magnétique''. Au début des années 80 le laser fut utilisé pour refroidir des atomes permettant d'obtenir des mesures beaucoup plus précises de ceux-ci. La recherche sur les atomes froids permit ainsi des progrès spectaculaires en métrologie. Le laser permet aussi des avancées dans l'information quantique, sa transmission, son traitement ; la cryptographie quantique, et bien d'autres domaines. Il permit de mieux comprendre les interactions de la lumière et de la matière, d'avoir accès à la dynamique des noyaux avec la réalisation d'impulsions laser femtoseconde (10-15 secondes), avec l'accession à l'attoseconde, mille fois plus petite, c'est la dynamique des électrons qui devient accessible. Parallèlement la puissance des lasers atteint le petawatt, posant de nouvelles interrogations sur le comportement de la matière dans des champs aussi élevés.

Et le Prix Nobel 1997 conclut : Le monde quantique est bien mystérieux et nous réserve sans doute encore bien des surprises.''

 

Raison de plus pour s'y intéresser.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 07:21

Les Dossiers de La Recherche N 2

 

Thomas Carrere et Laurent Giordano

Depuis décembre 2012 60 médecins, technologues et biologistes se retrouvent à Clinatec, à Grenoble, dans le cadre de Minatec, avec pour mission d'élaborer des traitements contres maladies cérébrales, pathologies neurodégénératives ou cancers avec pour ambition la mise au point de micro et de nanodispositifs qui seront implantés pour être moins invasifs et atténuer les effets d'une maladie. Ce projet a pour but de rapprocher ingénieurs et médecins pour mettre en place plus rapidement l'innovation technologique au service des patients.

Ce centre est né d'un partenariat entre le laboratoire d'électronique et de technologies de l’information du CEA, le centre hospitalo-universitaire de Grenoble, l'INSERM et l'université Joseph-Fourier. Sur 6000 M2 il abrite plusieurs laboratoires technologiques et médicaux.

Les premières recherches cliniques portent sur les neuroprothèses destinées aux tétraplégiques, l'implantation dans le cerveau de dispositifs pour traiter l'épilepsie, les troubles mentaux, les TOC, voire la boulimie, l'anorexie, et, pourquoi pas, dans l'avenir, les comportements dépressifs et suicidaires.

Il va sans dire que ces projets sont inquiétants pour les humanitégristes qui voient une menace pour l’individu et sa réduction à son comportement, à son utilité.

Est-il autre chose, hors les mythes qu'il a généré pour détourner le regard ?

[L'Histoire montre que sans nanopuce, biomachine et microbidules l'individu en question est impossible à enrégimenter !]

Il n'est question que de réparer l'homme malade et pas d'augmenter l'homme sain, répond François Berger, nos recherches sont transparentes et surveillés.

 

[Soyons sûrs que les recherches effectuées dans ce dernier but ne seront pas médiatisées.]

Des entrepreneurs ont développé le potentiel des nanotechnologies dans le secteur de la santé mais leurs avancées sont surveillées pour concilier progrès et sécurité sanitaire. Médicaments ''intelligents'', implants révolutionnaires, tests de diagnostic ultrasensibles... les innovations à venir sont nombreuses et prometteuses autant pour la médecine que pour l'industrie et les emplois qu'elle créera. S'ils ne le sont pas en France ils le seront ailleurs, et dans des zones à la surveillance moindre.

La médecine profitera de cette nouvelle voie de recherches, et des erreurs seront commises, mais, sauf à ne jamais rien faire comment ne pas se tromper ?

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:36

Les Dossiers de La Recherche N 2

 

                               (Laurent Giordano)

 

Nous prenons tous un médicament quand nous en avons besoin, le problème est qu'une petite partie seulement de leurs principes actifs sont efficaces, le reste est dégradé puis évacué. Il semble logique de produire des médicaments capables de cibler les cellules malades.

La nanomédecine est l'utilisation de nanoparticules synthétiques transportant des principes actifs mais aussi pour des implants osseux ou des régulateurs cardiaques. L'organisation internationale de normalisation définit les nanomatériaux comme compris entre 1 et 100 nanomètres pourvus de propriétés spécifiques à cette échelle.

Certaines industriels préfèrent pourtant éviter la qualification de ''nanos'' pour éviter des réglementations trop contraignantes. La limite des 100 nanomètres n'a pourtant aucun fondement scientifique, certaines propriétés peuvent apparaître à 10 comme à 500 nanomètres. La limite, supérieure, du micromètres semble la plus valide.

 

Les nanomédicaments associent deux composantes : le principe actif et la nanoparticule qui la transporte vers les cellules malades. Cette méthode est appelé vectorisation par nanoparticule, elle permet d'envoyer vers les cellules des agents chimiothérapeuthiques, diagnostiques ou d'autres accroissant les effets des radiothérapies. Ces vectorisations sont associés pour une plus grande efficacité. Les nanovecteurs protègent la molécule active des enzymes de l'organisme et visent le cellule cible pour le libérer. Ils permettent d'atteindre de très petites zones lésées et de détecter les maladies, en particulier les cancers, à un stade précoce.

 

Son domaine le plus abouti est celui du remplacement et de la régénération des tissus et organes lésés, en particulier les dents et les os. Pour qu'un implant s'intègre bien il doit stimuler la synthèse des tissus dans lesquels il est introduit en favorisant la multiplication des cellules qui l'entourent. Des implants nanoporeux offrent une surface de contact 100 fois supérieure aux implants classiques et peuvent être améliorés par l'insertion de nanoréservoirs contenant des substances thérapeutiques ou des facteurs favorisant la croissance cellulaire. D'autres domaines profitent de la nanomédecine : pansements, masques chirurgicaux, stimulateurs cardiaques, prothèses auditives... tant que certains semblent appartenir à la science-fiction. Des artères artificielles pourraient simuler les vaisseaux sanguins naturels, des nanotubes de carbone pourraient surveiller la quantité de glucose dans le sang. Mieux : des nanorobots pourraient sonder l'organisme et les cellules à la recherches d'éventuelles maladies, éliminer ou réparer directement les cellules malades en préservant les saines.

Les premiers nanomédicaments ont 15 ans et leur progression devraient être largement supérieure à celle du secteur pharmaceutique. Plus efficaces, générant moins d'effets secondaires, ils réduisent les frais de santé publique.

 

Toute nouveauté générant la peur des individus les plus obtus, il en est de même de celui-ci chez ceux qui guettent l'occasion de se mettre en avant pour protéger des certitudes aussi étroites que leurs capacités intellectuelles sont limitées. Pour eux le monde doit se figer, et s'il régressait ce serait encore mieux. Dans ce domaine comme dans les autres les nanotechnologies ne sont qu'un moyen. En médecine elles doivent respecter les mêmes obligations que n'importe quel médicament même si leurs spécificités rendent difficiles l'examen de leur usage au fil des années. Le goût des autorités pour toujours plus de réglementation ne peut que aller dans le sens de la sécurité.

 

Du moins, en principe ! 

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:36

Les Dossiers de La Recherche N° 2

Lise Barnéoud- Sandrine Etien

Pasquale Stano & Pier Luigi Luisi

 

L'heure est encore aux hypothèses concernant l'assemblage des briques élémentaires du vivant afin de donner naissance aux premiers organismes.

En 1953 Stanley Miller fait sensation en obtenant des acides aminés à partir d'un mélange de gaz censé être semblable à l'atmosphère originelle de la Terre. Vingt ans plus tard ces démentis pour cause d'inexactitude, avant d'être repris en compte récemment. En effet Miller avait laissé 200 échantillons d'expérimentations différentes. De fait l'atmosphère terrestre était propice à l'apparition des acides aminés indispensables. Quand à comprendre comment ceux-ci s'assemblèrent pour former les premières protéines c'est une autre affaire.

Une autre question se pose : est-ce la molécule d'ADN, nécessaire à la synthèse des protéines, qui apparu en premier, ou ces mêmes protéines pour favoriser la réplication de l'ADN ?

Comment souvent, quand une réponse est introuvable c'est qu'il n'y a pas de question. En mai 2009 Matthew Powner, Béatrice Gerland et John Sutherland, et leur équipe, démontrent que les constituants de base de l'acide ribonucléique, ARN, l'autre molécule porteuse de l'information génétique, peuvent être synthétisés en l'absence de protéines.

La preuve semble faite que la vie a commencé avec l'ARN. Les ultraviolets apportaient l'énergie indispensable aux réactions chimiques, tout était en place pour que l'acide ribonucléique se réplique et évolue, grâce à des erreurs de transcriptions, comme le fait l'ADN aujourd'hui. L'ARN porte non seulement l'information génétique mais permet de synthétiser les protéines tout en pouvant s'autorépliquer. Il se suffit à lui même, contrairement à l'ADN qui se contente de stocker l'information.

Reste ''simplement'' à synthétiser un brin d'ARN comportant les quatre bases à partir de précurseurs simples, de catalyseurs et de stabilisants pour que le ''monde à ARN'' gagne encore en crédibilité.

Autre interrogation : quel est le plus petit nombre de gènes suffisant pour rendre viable une cellule ? 400 paraît la réponse plausible. Celle-ci apportée, les recherches peuvent continuer pour créer en laboratoire des cellules possédant les propriétés minimales de la vie. Encore faut-il réduire celle-ci en propriétés nécessaires et suffisantes.

Pour construire une cellule synthétique le chemin le plus évident semble celui, postulé, qu'aurait suivi la vie elle-même. À partir d'acides aminés, de sucres, de lipides et de bases azotées donnant naissance à des macromolécules suivies de ''protocellules''. Voie trop complexe pour être suivie, celle qui fut choisie consiste à utiliser des enzymes, des gènes et les ribosomes nécessaires à la construction des cellules minimales. Pour cela il faut reproduire les membranes lipidiques des véritables cellules afin de produire des vésicules propre à abriter la cellule et son matériel génétique.

Sera-t-il possible de concevoir et construire des cellules synthétiques capables d'autoreproduction de son cœur comme de son enveloppe ? Probablement, la route devra se poursuivre encore.

Où nous ménera-t-elle, si l'on considère que la biologie de synthèse ne méritera ce nom que quand les chercheurs concevront des gènes n'existant pas dans la nature nous pouvons notre mal en patience.

À moins que ce ne soit notre bien...

 

Mais j'en doute !

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 08:00

Les Dossiers de La Recherche N° 2

La vie sur Mars

Jean-François Haït

 

La vie, dans les premiers temps de Mars, aurait-elle pu apparaître sur cette planète ? Planétologues, biologistes et chimistes répondent positivement, réponse encore spéculative.

Quel était l'aspect de Mars durant sa jeunesse (son premier millénaire) ? Difficile de le savoir avec précision, comme le principe consistant à chercher des formes de vies semblables à celles que nous connaissons. Basée sur des extrapolations l'enquête exploite les indices dont elle dispose.

Première condition indispensable : la présence d'eau. Elle joue le rôle de solvant et concentre les molécules disponibles, augmentant la probabilité de réactions chimiques. Si sur Terre elle fut toujours abondante, ce n'est pas la cas sur la planète rouge même si la découverte de phyllosilicates prouve une présence ancienne. Plusieurs sites recelant cet argile ont été repérés se trouvant sur des terrains dont l'âge avoisine les 3,8 M d'années.

On ne connaît ni l'importance ni la durée des épisodes d'eau liquide sur Mars précise Nicolas Mangold. Peu importe puisque la vie a pu apparaître cent millions d'années après la formation de la Terre. Quelques millions d'années suffirent. Sur Terre les traces les plus anciennes de bactéries fossiles ont été trouvées en Australie, incluse dans des roches vieilles d'environ 3,5 milliards d'années.

Deuxième condition : la présence d'une atmosphère. Elle exista forcément puisque l'eau qui a coulé à la surface de Mars ne s'y maintint que grâce à une pression atmosphérique suffisante.

De celle-ci aujourd'hui ne reste qu'un vestige. Quand et pourquoi disparut-elle... La planète se refroidissant vit son champ magnétique disparaître, or celui-ci la protégeait des vents solaires, ceux-ci purent ensuite ronger l'atmosphère jusqu'à la faire quasi disparaître. Sa pression aujourd'hui est à 6 millibars. L'effet de serre disparu Mars se refroidit et est bombardée de particules cosmiques et par le rayonnement ultraviolet du Soleil.

La surface devenue inhospitalière, la vie, pour perdurer, due se réfugier dans les profondeurs.

 

Troisième condition : un climat suffisamment clément pour qu’une vie puisse se développer. Quelle était la température de l'atmosphère ? En aucune façon elle n'atteignit celle de la Terre, pour autant la vie, une fois née, aurait pu s'adapter et évoluer.

Ces conditions réunies, comment les composants de base du vivant terrestre seraient-ils apparus ? En provenant de l'espace par exemple. Mars, comme notre planète connu un abondant bombardement de météorites dont certaines, les chondrites carbonées, sont riches en molécules organiques de toutes sortes. Un scénario simple mais dont la plausibilité est remise en question.

Ces mêmes molécules organiques auraient-elles pu se former directement sur Mars ? Azote, dioxyde de carbone, méthane, sulfure d'hydrogène ou ammoniac, entre autre mais principalement, auraient pu exister puis se combiner pour former des molécules organiques dans une ''soupe prébiotique martienne''.

Ceci admis, la vie nécessite d'autres conditions, et premièrement la faculté de se reproduire. Il lui faut un apport d'énergie suffisant et permanent. Le Soleil pouvait remplir ce rôle.

Les questions restent posées, des réponses sont apportées mais aucune démonstration encore. L'avenir nous en apprendre, peut-être, davantage.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 08:00

Les dossiers de La Recherche N° 2

 

Définir la vie !

Juli Peretó – Jesús CataláÁlvaro Moreno

 

En 1790, Emmanuel Kant propose : ''Il s'agit, par essence, d'une forme spéciale d'organisation dotée de sa propre finalité''. Pourtant ce n'est que depuis quelques dizaines d'années que les scientifiques tentent de définir scientifiquement la vie alors que cette question était jugée sans intérêt, portés par l'évolution des sciences donne une nouvelle importance à cette interrogation. Les études sur les origines de la vie sur Terre et de traces de vie sur d'autres planètes, l'ambition de créer une vie artificielle et l'appréhension des organismes vivants en tant que systèmes globaux.

Deux difficultés principales se présentent. D'abord la diversité des formes d'organisation du vivant, la seconde du fait qu'il est permis de penser qu'il en existe d'autres, ailleurs.

Considérant qu'elle naquit à partir de matière inerte nous pouvons déduire quelques principes généraux applicables à toutes. Définir la vie, outre l'effort intellectuel, est devenu un programme de recherche expérimentale : révéler la nature essentielle de la vie grâce à sa production en laboratoire.

 

Deux tendances se présentent. D'abord considérer les organismes individuels comme l'expression fondamentale de la vie. Ses partisans imaginent un réseau de réactions récursives. La théorie de l'autopoïèse illustre ce concept, il est basé sur l'existence d'un réseau de processus de production de composants régénérant constamment le réseau qui les a produits et constituant le système en tant qu'unité distincte dotée d'une limite physique. La seconde met l'accent sur l'historicité de la vie, la connexion temporelle entre les populations successives, et en constante évolution, formées par ces individus. Les organismes individuels ne sont dont qu'une partie d'un processus collectif historique qu'ils contribuent à perpétuer et dont ils sont également le résultat. La capacité d'évoluer étant la caractéristique essentielle des êtres vivants.

L'évolutionniste britannique Richard Dawkins considère la vie comme la simple sélection naturelle de gènes ou de réplicateurs (entité recopiée à l'identique de génération en génération) alors que la NASA la voit comme un système chimique autonome capable de suivre une évolution darwinienne. Un facteur commun résume la définition génétique de la vie : un système capable d'évoluer à travers la sélection naturelle.

Pour autant la vie ne se limite pas à de la matière auto-organisée, une tornade ou la flamme d'une bougie présentant cette caractéristique.

 

La vie n'est pas une substance mais un processus autonome et complexe. Un processus où la structure de chaque organisme est causalement liée aux structures qui l'ont précédée. L'historicité est présente dans l'étude de la vie depuis Charles Darwin. Les êtres vivants sont ce qu'ils sont pour des raisons historiques. La comparaison entre tous les êtres vivants montre que les similarités biochimiques sont plus frappantes que les dissemblances, ce qui témoigne de legs au fil du temps. La dynamique et les contingences de l'évolution façonnent la biodiversité tout au long des temps géologiques.

La vie terrestre prend la forme d'un réseau planétaire d’entités reliées dans l'espace par leurs activités métaboliques, et dans le temps, par leur descendance. La matière vivante est radicalement différente de la matière inerte, la biologie est une science essentiellement différente d'autres sciences telles que la physique.

 

L'évolution seule permet la complexité, l'intégration d'une série de contraintes héritées, élaborées au cours du processus évolutif. La vie est donc de la matière dotée d'une histoire individuelle, ontogénétique, et collective, phylogénétique.

 

L'origine de la vie serait le moment du découplage entre le génotype et le phénotype, le moment où les instructions génétiques et leur exécution se sont séparées en différentes familles chimiques-acides nucléiques et protéines. C'est-à-dire après l'invention du code génétique et de la synthèse protéique.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 08:00

Les dossiers de La Recherche N° 2

 

Un robot sur Mars cherche les traces du climat passé de celle-ci et si celui-ci put permettre que la vie y naisse ; des chimistes tentent la synthétisation des molécules fondamentales du vivant alors que des paléontologues, dans les roches, cherchent les plus anciens traces d'organismes.

Ces efforts confluent pour mieux comprendre les origines de la vie.

Il y a 4 milliards d'années les volcans, y compris ceux situés sur les dorsales océaniques, rejetèrent, entre autre, du sulfure d'hydrogène et du dioxyde de carbone, molécules qui auraient pu participer à l'élaboration des premières molécules du vivant, aidés par des éclairs qui, fournissant l'énergie nécessaire aux réactions chimiques.

Dans la formation géologique de Tumbiana (Ouest de l'Australie), furent découvrent les plus anciennes traces de vie, daté, à quelques mois près, à 2,7 M d'années. Les analyses y révélèrent la présence de carbone et d'azote, typiques d'un métabolisme microbien.

 

 

C'est dans l'eau qu'apparurent les premières formes de vie. 90 % de l'histoire du vivant se déroulèrent dans cet élément. Pour cette raison les recherches sur les formes de vie extraterrestres se focalisent sur la présence, présente ou passée, d'eau. Pour autant des micro-organismes existent dans des conditions extrêmes d'acidité, de température ou de pression.

Il fallut ensuite que se constituent les protéines indispensables aux réactions métaboliques et les acides nucléiques porteurs de l'information génétique.

Autre cause possible de l'apparition de la vie sur Terre, que celle-ci, s'étant formée dans l'espèce, fut apportée sur Terre par des météorites ou autres objets spatiaux. Hypothèse s'appuyant sur l'étude de la météorite de Murchison, tombée en Australie en 1969 et âgée de 4,6 milliards d'années. Elle abritait des acides aminées, des bases azotées, et d'autres molécules telles que l'urée. Éléments qui, se retrouvant dans les océans primitifs, auraient pu former une ''soupe prébiotique''.

À confirmer !

Aujourd'hui il est admis que la Terre s'est formée il y a 4,6 M d'années ; 800 millions d'années plus tard les conditions étaient réunies pour que l'ARN soit la première macromolécule à se former et s'autorépliquer. Les premières cellules suivirent 400 millions d'années après, il fallut patienter jusqu'à il y a 2,1 M d'années pour qu'apparaissent les premiers organismes multicellulaires.

Les premiers eucaryotes auraient vu le jour il y a 1,6 M d'années. L'hypothèse serait qu’une bactérie en aurait ingérée une autre, celle-ci devenant le noyau de la première.

Un milliard d'années fut encore nécessaire avant qu'apparaissent les premiers organismes pluricellulaires. Les cellules eucaryotes se seraient regroupées pour former des colonies. Communiquant, coopérant, elles se seraient organisées pour former des structures plus complexes.

Homo habilis ne vit le jour qu'il y a 2,4 millions d'années.

 

Une trinité (encore ou déjà ?) est indispensable à la vie :

Le métabolisme. L'ensemble des réactions chimique fournissant à l'organisme ses constituants et son énergie.

Le matériel génétique. Le support des données sur la structure et le fonctionnement de l'organisme. Le matériel génétique lui permet de se reproduire et d'évoluer pour s'adapter à son environnement.

La membrane. Elle protège l'organisme de son environnement en restant suffisamment perméable pour permettre aux différents compartiments de la cellule de communiquer entre eux et avec l'extérieur.

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 07:16

Les Cahiers de Science & Vie 152

 

Inconnu de son vivant Giambattista Vico fut un des premiers à développer, dès 1730, une argumentation cohérente contre les idéaux des Lumière, principalement contre la primauté de la raison. Il visait principalement Descartes qui entendait démontrer l'existence de dieu, considérant cette idée comme ''condamnable pour curiosité impie''. Cette attaque aura des écho en France au sein du courant des antiphilosophes. Magistrats, ecclésiastiques ou gens de lettres ont en commun de vouloir défendre le catholicisme contre les attaques des penseurs des Lumières. Leurs arguments discutent de ces préjugés qu'entendent combattre les philosophes les considérant comme l'opinion d'autrui et s'étonnant, ou le feignant, que leurs adversaires qui vantent les vertus de la tolérance ne les respectent pas.

La Révolution donne un nouvel élan à ces courants critiques. Les antiphilosophes laissent place aux anti-Lumières dont les écrits étendent la défense de la religion à celle de la monarchie. En 1790, le parlementaire irlandais Edmund Burke dénonce la violence des événements survenus l'année précédente à Paris. Contre l'égalité proclamée par les révolutionnaires il défend l'évidence et la nécessité, selon lui, d'une hiérarchie entre les hommes. Joseph de Maistre et Louis de Bonald, aristocrates contraints à l'exil par la Révolution, développent une théorie politique opposée à celle du contrat social de Rousseau ils défendent l'idée que la communauté importe plus que l'individu, que la tradition l'emporte sur le libre arbitre de chacun. L'homme n'existe que pour la société et la société e le forme que pour elle, affirme Bonald. Ils soutiennent que l'homme est un être fondamentalement religieux [grégaire] et non rationnel, refusant l'idée de valeurs universelles. Idées dont l'audience progressera après la défaite de 1871 face à la Prusse.

La IIIe république se présente comme héritier des Lumières, multipliant la pugnacité de leurs adversaire. Le nationalisme est de plus en plus populaire et les anti-Lumières en proposent une conception cohérente, alternative à celle des Lumières, non plus fondée sur l'appartenance choisie à une nation mais sur l'exaltation de l'Histoire et des traditions devant s'imposer à chacun. Pour Charles Maurras ''la nation est le plus vaste des cercles communautaires qui soit solide et complet. Brisez-le et vous dénudez l'individu''. Maurice Barrès reprochait aux penseurs des Lumières, de n'avoir ''écouté que leur raison... Ils refusaient de s'incliner devant les enseignements de la raison collective''.

Les morts et destructions de la Première Guerre mondiale vont favoriser l'émergence d'une autre idée chère aux lumières : la possibilité d'un progrès humain. Le sort de l'humanité s'améliorer en fonction de la progression de la raison. Idée combattue par le philosophe allemand Oswald Spengler dans Le déclin de l'Occident (1918), livre synthétisant les réflexions anti-Lumières en rejetant égalité, démocratie et rationalité. Son compatriote Martin Heidegger s’en prendra à un autre pilier de la pensée des Lumières : la confiance dans les vertus des sciences et des techniques. Pour lui ''la science ne pense pas'' et la technique n'est qu'un élément d'aliénation de l'homme. [L'époque moderne et ses multiples écrans semble lui donner raison, mais c'est une aliénation volontaire, un esclavage souhaité et rassurant.]

Suite à la Seconde Guerre mondiale, ces courants anti-Lumières attaqués pour avoir armé idéologiquement le nazisme vont perdre de leur influence. La critique va pourtant resurgir sous la plume d'auteurs voyant dans les idéaux des Lumières la matrice intellectuelle du stalinisme.

Dès 1815 il est devenu commun d'accuser les idéaux des Lumières, son projet, supposé, de créer un homme nouveau, d'être à l'origine de la Terreur. Être les précurseurs du goulag en est la continuation logique. Le même courant anti-Lumières apparu avec Vico se poursuit avec les néoconservateurs américains et les extrémistes religieux d’aujourd’hui en passant par le nationalisme et le nazisme.

 

Chacun peut (ré)interpréter les Lumières à sa convenance, pour les utiliser en les critiquant ou s'en inspirant. Une pensée est toujours à replacer dans le contexte qui la vit naître, quand à l'esprit qui la fit éclore, il peut la renier, l'oublier, lui tourner le dos.

Reste que les questions posées il y a deux siècles par les philosophes des Lumières et leurs opposants restent d'actualité.

[Peut-être parce qu'elles étaient mal posées, mais dans un environnement qui ne permettait pas qu'il en fut autrement. Celui-ci s'est-il modifié suffisemment pour qu'elles trouvent une nouvelle formulation dans un nouvel esprit ayant un vision différente ? Ça reste à prouver.]

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 07:49

Les Cahiers de Science & Vie 152

Hélène Staes

En même temps qu'émerge un courant anti-esclavagiste la traite des esclaves n'est jamais aussi florissante.

En 1786, La Confiance, navire négrier, embarque 439 africains au départ du golfe de Guinée pour rejoindre la partie française de l'île de Saint-Domingue, premier producteur de sucre au monde. À l'arrivée le capitaine note la mort de 14 captifs, soit 4 % du chargement... la traversée est une réussite. Le commerce continue alors que le débat sur l'esclavage est entamé depuis que Montesquieu écrivit dans De l'esprit des Lois, que l'esclavage ''n'est utile ni au maître ni à l'esclave''. Pourtant le XVIIIe verra passer 60 % des 13 millions d'Africains embarqués entre le XVIe et le XIXe vers les colonies des empires européens (France, Angleterre, Espagne, Provinces-Unies, Portugal). L'économie de plantation, combinant production, transformation et commercialisation du sucre, du cacao, du café et du coton, est une des sources de la prospérité européenne. 95 % des expéditions négrières sont organisées dans un triangle réunissant Liverpool, Bordeaux et Amsterdam. Beaucoup de gens sont intéressés par la traite : de l'armateur au négociant en passant par l'artisan qui finance les expéditions par l'achat d'actions dont il espère un bénéfice.

Résultat de recherche d'images pour "esclave"

L'esclavage n'existe pas sur le sol métropolitain, traite et esclavage sont légaux et codifiés dans les colonies depuis le XVIIe siècle : L'Édit du Roy touchant à la Police des Isles d'Amérique française, rédigé sous la direction de Colbert et connu sous le nom de Code noir (1685). ce texte désigne l'esclave comme un ''bien meuble'' appartenant à son maître mais essaie de le protéger en lui évitant les châtiments les plus durs et la mort sans jugement. Pour ces affaires les maîtres doivent s'en remettre à la juridiction royale. Principes qui ne sont pas respectés dans la réalité !

Au début du XVIIIe l'esclave est ''naturel'' et avait existé dans toutes les civilisations et à toutes les époques. Aristote écrivait au IVe av. J.C. que chaque individu a une place définie dans un monde harmonieux et hiérarchisé, les esclaves compris ! Dans la Bible, Noé condamnait le fils de Cham à devenir l'esclave de ses frères ! Une conception de l'esclavage allant de pair avec l'idée de hiérarchie des ''races'' humaines. L'administration inquiète de l'augmentation des gens de couleur libres vivant en France oblige le maître à déclarer l'entrée de l'esclave affranchi en métropole. Le marquis de Boynes, secrétaire d'état à la marine chargé des colonies, écrit en 1772 ''Il ne faut pas se dissimuler que les gens de couleur seront toujours les ennemis des Blancs''. La crainte du mélange des sangs dans des unions mixtes légitime l'esclavage dans le discours des élites politiques.

Résultat de recherche d'images pour "esclave" Les philosophes des Lumières portent un autre regard sur cette activité. Montesquieu, Raynal, Diderot ou Voltaire condamnent l'idée que l'esclavage relève de la nature, répétant que les hommes sont égaux à la naissance et qu'aucun homme ne peut appartenir à un autre. Attitude controversée depuis les années 1980, certains dénonçant les tergiversations des philosophes des Lumières, leur manque de courage et le caractère raciste de leurs écrits. Montesquieu, par exemple, appelle à l'amélioration du sort des esclaves mais pas à l'abolition. D'autres jugent ce regard anachronique, considérant qu'il est nécessaire de distinguer les réalités du temps et un courant de pensée en construction. Kant, interrogé en 1784 sur son siècle répond qu'il n'est pas encore éclairé mais en est au stade de la diffusion des Lumières.

Le mouvement abolitionniste animé par la Société des Amis des Noirs créée en 1788, dont sont membres Brissot, Condorcet, Mirabeau, La Fayette et l'abbé Grégoire, multiplie les publications et les interventions auprès du gouvernement. Ce n'est pas la Déclaration des droits de l'homme, ni les théories des physiocrates voyant dans l'esclavage un frein au progrès économique et technique, mais l'action des esclaves eux-même lors de la révolte de Saint-Domingue (1791-1793) coïncidant avec le début de la guerre contre l’Angleterre et l'Espagne qui convoitent la ''Perle des Antilles''.

Face aux circonstances le Commissaire de la République Sonthonax décide d'abolir l'esclavage à Saint-Domingue le 29 aoüt 1793. la Convention entérine cette décision en abolissant l'esclavage dans les autres colonies françaises le 16 pluviöse an II (4 févier 1794). il sera rétabli sous le Consulat en 1802, et définitivement aboli en 1848.

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Voltaire, Kant, Montesquieu reconnaissent l'existence de groupes humains différents mais ne les hiérarchisent pas, contrairement au courant esclavagiste qui les classifie. Le préjugé de couleur est une conséquence de l'esclavage, pas une cause. C'est par conséquent un phénomène tardif, précise Marcel Dorigny. Un discours qui se transformera au XIXe en théorie raciste à prétention scientifique sous la plus d'idéologues comme Arthur de Gobineau dans son Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855).

Comme l'écrivit Voltaire :

   Les mortels sont égaux, ce n'est pas la naissance, 

C'est la seule vertu qui fait la différence.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:00

Les Cahiers de Science & Vie 152

Sophie Crépon

 

Nombre de thérapies pratiquées au milieu du XVIIIe semblent aujourd'hui irrationnelles et indignes du siècle des Lumières. Ainsi l'électrothérapie exploitant l'électrostatique. En 1747 le médecin suisse jean Jallabert démontre qu'un membre paralysé peut être mu par l'électricité. Ne serait-ce pas le moyen de remédier à toutes sortes de maux, des névralgies à la cécité, en passant par l'insensibilité cutanée ? Certains ''physiciens électrisants'' vont jusqu'à prétendre faire revenir les menstruations chez les femmes ! N'importe qui peut prétendre n'importe quoi ! La réglementation est quasi absente de l'exercice de la médecine, lacune comblée avec jean-Nicolas Corvisart. Jusqu'à l'invention de la pile par Volta en 1800, le corps médical sera scindé en deux camps, les sceptiques s'opposant l'électrothérapie, et les empiristes, prêt à toutes les expérimentations sans préjuger des résultats.

Une partie du corps médical, héritière de la pensée rationaliste développée au XVIIe va tenter de dépasser ses propres systèmes de références pour mettre au point, par l'analyse et l'application, de nouvelles thérapeutiques et construire une connaissance scientifique de l'homme sain et malade. L'étiologie sera au cœur de leur interrogations et le débat sera vif de savoir si les pathologies sont physiques ou moral. On constate une vraie difficulté des médecins à édifier des explications complexes de la pathologie et de la thérapeutique.

Pourquoi les médecins ne parvenaient-ils pas à exploiter les connaissances acquises par l'expérimentation ? Gilles Barroux avance deux explications : ''Au XVIIIe, les médecins restent des hommes de lettres, ils empruntent encore la plupart de leurs concepts à la philosophie, même si, de plus en pus, on va s'inspirer des découvertes en chimie pour la composition des remèdes, ou récupérer les méthodes de la botanique pour élaborer une classification des maladies. Par ailleurs, la médecine expérimentale n'obéit pas encore à des protocoles maîtrisés en amont, ce qui gêne l'élaboration de liens cohérents et systématiques entre découvertes et pratiques.

Sur le long cheminement vers plus de rationalité en médecine quelques médecins du siècle des Lumières, tels Bichat, Corvisart ou Baudelocque, vont s'illustrer, il faudra attendra le XIXe et Claude Bernard pour franchir une nouvelle étape.

François-Xavier Bichat (1771-1802) révolutionné le regard porté sur l'anatomie et la physiologie cellulaire, il inventa la notion de tissu et avança l'idée qu'il en existe de natures différentes. Il affirma également que le corps fonctionne comme un tout, pointant l'influence que les organes exercent les uns sur les autres. Il fut le premier à théoriser les différentes fonctions de la vie organique : digestion, respiration...

 

 

 

Jean-louis Baudelocque (1745-1810) fit de l'obstétrique une discipline scientifique. Créateur de la maternité et de l'école de sages-femmes de Port-Royal il popularisa l'utilisation des forceps, encouragea la pratique de la césarienne et montra les relations entre infection et stérilité après l'accouchement.

 

 

 

 

 

Jean-Nicolas Corvisart (1755-1821) suivi par René Laennec (1781-1826) développa une observation et une description rigoureuse des symptômes, ouvrant la voie à la médecine et à la recherche clinique. Il a réformé l'exercice de la médecine et de la pharmacie. Après lui il ne fut plus possible de se prétendre médecin sans diplôme ou de vendre des médicaments sans contrôle.

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