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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:56

Pour la Science N°90

Les premières mentions de comètes datent de l'Antiquité. On en connaît aujourd'hui près de 3900, plus de 50 ont été découvertes en 2015. Petit florilège :

La comète de Halley

La comète 1P/HALLEY (1066) : La plus connue. D'une période orbitale de 76 ans, observée par les Chinois dès le VIIè Siècle avant notre ère. Elle doit son nom à Edmond Halley qui annonça en 1705 que les comètes de 1531, de 1607 et 1682 étaient une.

La grande comète de 1402

La comète Notée C/1402 D1 est attestée par de nombreuses sources. Visible de jour pendant plusieurs semaines à travers l'Europe, jusqu'au Japon. Le peinte italien Giovanni de Modena (1379-1455) la représenta dans une de ses fresques, L'Apparition de l'étoile, dans la Basilique San Petronio, à Bologne.

La comète McNaught

La comète C/2006 P1 a été découverte par l'astronome Robert McNaught. La plus brillante de ces 40 dernières années, visible à l’œil nu dans l'hémisphère Sud de janvier à février 2007. la sonde Ulysses passa à travers sa queue et y révéla la présence d'ion O3+.

 

 

La grande comète de septembre 1882

La comète C/1882 R1 fut visible à l’œil nu en septembre 1882 depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'au golfe de Guinée. Elle est probablement issue de la fragmentation de la comète X/1106 C1 observée en 1106. Son noyau s'est fracturé en cinq morceaux près du périhélie.

 

Grande comète de mars

La comète C/1843D1 fut observée de février à avril 1843. sa queue bifide s'étendait sur plus de 300 millions de kilomètres. Ce record ne fut battu qu'en 1996 par celle, deux fois plus longue de la comète Hyakutake (notée C/1996 B2).

 

 

 

 

La comète de Chéseaux

La comète C/1743 X1 fut observée entre 1743 et 1744. spectaculaire et particulièrement brillante elle est célèbre pour l'éventail de six queues dont elle s'orna après avoir atteint son périhélie. Des observations associent la comète à des sons qui résulteraient d'interactions de particules dans la magnétosphère terrestre.

La comète de Kirch

La comète C/1680 V1 fut la première découverte par télescope. Elle fut utilisée par Isaac Newton pour tester et vérifier les lois de Kepler. Elle est peut-être un fragment de la comète C/2012 S1 (ISON), repérée en 2012, avec qui elle partage des paramètres orbitaux.

Grande comète de 1577

La comète C/1577 V1 fut observée par l'astronome danois Tycho Brahe qui en déduit que les comètes et objets similaires voyageaient au-dessus de l'atmosphère terrestre. Il remarqua que les queues des comètes étaient systématiquement orientées à l'opposé du Soleil.

La grande comète de 1264

La comète C/1264 N1 a été l'une des plus brillantes jamais observées. Les chroniqueurs de l'époque la relient à divers événements remarquables. Le pare Urbain IV serait tombé malade le jour où la comète a été vue, en juillet 1264 et serait mort quand elle a disparu, le 3 octobre 1264.

La grande comète de 1861

La comète C/1861 J1 fut visible pendant trois mois. Elle fut si brillante qu'elle projetait des ombres pendant la nuit. Pendant deux jours, la Terre a été à l'intérieur de la queue : de cette position, on pouvait voir les jets de matière cométaire converger vers le noyau.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 08:48

Pour la Science N°90

Le Faucon et sa proie

Harald KRÜGER

Un faucon peut-il se poser sur un astéroïde ? Oui s'il porte le nom du faucon pèlerin japonais : Hayabusa et qu'il s'agit d'une sonde spatiale, la première à réussir cet exploit en atterrissant sur le planétoïde Itokawa, également nommé 25143.

Le 13 juin 2010 dans le désert australien retombe à la vitesse de 40 000 km/h la capsule de la sonde Hayabusa, envoyé 7 ans plus tôt, par l'agence spatiale japonaise (Jaxa) à la rencontre de l'astéroïde géocroiseur Itokawa dans le but d'en ramener des échantillon. Mission périlleuse, mais pas impossible, la preuve. Au point que jusqu'au dernier moment le doute plana sur sa finalité. L'analyse pourtant confirma que les 1500 grains rapportés étaient extraterrestres.

Itokawa est un des nombreux planétoïde gravitant autour du soleil entre Mars et Jupiter.

Partie en mai 2003 la sonde arriva à proximité de son objectif en septembre 2005 mais resta en orbite pour le photographier, le cartographier pour trouver l'endroit le plus adapté à un atterrissage puis à un prélèvement. Le corps céleste présente la forme d'un haltère, pauvre en cratère mais montrant deux régions différentes : aux extrémités de nombreux blocs de roche, au milieu une couche de plusieurs mètres de particules d'un millimètre à un centimètre.

Le site idéal fut trouvé, la sonde s'y prit à deux reprises pour se poser avant de libérer un tuyau de récupération en forme d'entonnoir devant tirer un projectile pour soulever des poussières qui auraient été aspirées.

Malheureusement son fonctionnement fut défectueux et la récolte faible. Le retour connu également des problèmes à cause de pannes des systèmes informatiques et de propulsion.

On imagine donc l'impatience des planétologues attendant de voir le résultat d'un voyage si périlleux. Les éléments rapportés n'étaient pas ceux espérés néanmoins ils permirent d'en prouver l'origine, la ressemblance avec les autres météorites de la même région cosmique, qu'ils contiennent des silicates, du sulfure de fer, des oxydes de fer et de chrome, et d'autres.

Ainsi s'établit l'histoire géologique d'Itokawa dont la matière se trouvait dans un corps céleste de 20 km de diamètre qui se fragmenta en une multitude de fragments. Quelques-uns s'assemblèrent pour former un planétoïde qui semble perdre plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur par million d'années. Son espérance de ''vie'' ne devrait donc pas excéder un milliard d'années, ce qui n'est pas si mal. Mais l'étude de sa trajectoire prouve qu'il se rapproche parfois des planètes telluriques du Système solaire, il est probable qu'il devrait entrer en collision avec la Terre, Mars ou Vénus.

L'expérience fut difficile mais fructueuse, Hayabusa 2 fut donc lancée en direction de l'astéroïde Ryugu, avec la collaboration des agences spatiales allemande et française. Ryugu est une microplanète de type C, corps célestes qui renferment de la matière organique et font partie des matériaux les plus primitifs connus.

Hayabusa 2 est partie le 3 décembre 2014 et devrait atteindre Ryugu en 2018. Si tout se passe bien nous en apprendrons davantage sur la naissance de notre système solaire.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:10

Pour la Science N°90

Dévier un astéroïde en 2022 !

Patrick MICHEL

 

Des rumeurs courent pendant l'été 2015 qu'un astéroïde pouvait heurter la Terre entre le 15 et le 28 septembre, au Mexique ou en Amérique du Sud. Visiblement, et heureusement, il ne s'est rien passé mais la Nasa dut publier un communiqué pour démentir cette prédiction, précisant que la probabilité que notre planète connaisse un tel incident au cours du prochain siècle était inférieure à 0,01 %.

 

Néanmoins le risque existe et chaque année la Terre reçoit plusieurs dizaines de milliers de tonnes de matière venue des confins du Système solaire. Pourtant une catastrophe comme celle du 30 juin 1908 survenue près de la rivière Toungouska en Sibérie reste possible. Ce jour là une déflagration détruisit la forêt sur plus de 20 kms et le souffle causa des dégâts sur plus de 100 kms, le bruit fut entendu jusqu'à 1500 kms.

 

Que pourrions-nous faire maintenant si un tel risque se présentait ? Y répondre est un des objectifs de la mission AIDA (Asteroid impact & deflection assessment), conduite en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et la Nasa.

Première obligation : connaître l'ennemi. Les astéroïdes sont les restes des briques qui formèrent les planètes sans pouvoir s'agglomérer pour en engendrer une. La plupart n'ont pas été altéré par des processus thermiques extrêmes, gardant leur composition primordiale, formant ainsi une source d'information précieuse pour comprendre l'histoire du Système solaire et de notre planète. Certains évoluent sur des trajectoires croisant celle de la Terre et présentant un risque de heurter celle-ci.

 

Les météorites présentent une grande diversité, Mathilde est une petite montagne noire comme du charbon ; Kleopatra est le vestige d'un cœur métallique ; Cérès et Vesta sont les deux plus gros connus. Certains reçurent la visite de missions spatiales : Éros et Itokawa, sans que leurs caractéristiques observées soient comprises. Certaines de ces objets sont des systèmes binaires, un gros objet en conserve un plus petit en guise de satellite. Ainsi leur diversité peut aider à comprendre les étapes de formations des planètes de notre Système.

La mission AIM, composante européenne de la mission AIDA, a pour objectif de rendre visite et de caractériser la surface, la sous-surface et la structure interne d'un petit astéroïde. La cible choisie est Didymos, et son ''satellite'' Didymoon, dont la trajectoire croise celle de la Terre. Son diamètre est de 775 mètres. Cette expédition devrait accroître notre connaissance des propriétés physiques d'un astéroïde.

 

Reste à modéliser les méthodes et moyens de déviation d'un tel corps. La mission AIDA est donc d'observer les effets du projectif artificiel américain DART, de 300 kgs, avec la surface de Didymoon, de mesurer les effets de l'impact puis la déviation produite. Les lancements sont prévus pour 2020, la rencontre pour l'automne 2022. Pourquoi viser Didymoon ? Parce que sa vitesse est faible ce qui facilitera la mesure des effets du choc.

 

Autre utilité de cette collision : en connaître les effets pourrait aider à comprendre la formation des planètes, la plupart auraient été façonnées ainsi. Leur modélisation mathématique ne permet pas d'en connaître toutes les conséquences. AIM recueillera les conditions initiales de l'impact, ses résultats, la taille du cratère, la morphologie de celui-ci ainsi que la production d'éjecta et ses propriétés. Ces connaissances sont indispensables pour concevoir le moyen efficace de dévier un astéroïde si le besoin se présentait.

Cette expérience permettra de vérifier nos modèles à plus grande échelle que celle du laboratoire mais bien inférieure à celle des impacts réels qui eurent lieu durant l'histoire du Système solaire. Le but étant d'éviter un scénario catastrophe sans avoir à envoyer qui que ce soit, avec la certitude de ne pas en revenir !

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Un cataclysme à la française

Martin SCHMIEDER

 

Penser météorites amène à l'esprit celle qui, il y a 66 millions d'années entraîna l'extinction des dinosaures, ou les milliers que des amateurs cherchent pour leur plaisir ou pour de l'argent.

Il ne fait aucun doute que depuis qu'elle existe la Terre fut frappé par des milliers d'objets venus du cosmos. Et pourtant, à la différence de la Lune, elle n'est pas constellée de cratères. La plupart des impacts ont été effacés par l'érosion, la tectonique ou divers dépôts. Seuls 184 traces sont connues, la plus importante étant à Chicxulub, au Yucatán, large de 180 km, elle est la conséquence de l'arrivée d'une météorite de 10 km de diamètres et aurait 66 038 000 ans ! Il y en a d'autres en Europe, à Nördlingen, 24 km de diamètre, Steinheim, 3,8 km de diamètre. Ils ont 14 et 15 millions d'années.

La France n'a pas été épargnée. À 40 km à l'ouest de Limoges, en Haute-Vienne, on trouve les traces d'une catastrophe cosmique considérable : celle de Rochechouart. Ce cratère a été considérablement érodé et fait partie du paysage et du sol. La découverte d'une suévite (roche formée par l'impact d'une météorite) atteste de ce choc, l'étude des roches du cratère atteste de pressions de l'ordre d'1 million de bars et de température de plusieurs milliers de degrés. Le cratère devait faire environ 50 km de diamètre pour un objet d'1 km de diamètre pour une masse de plusieurs milliards de tonnes arrivé à une vitesse de 20km/s. Il dut causer une des plus importantes catastrophes naturelles qu'ait jamais connue l'Europe.

Cette chute date d'environ 200 millions d'années, elle coincide avec la fin de l'ère triasique et aurait pu jouer un rôle dans l'extinction massive qui eut lieu à cette époque (celle des dinosaures surviendra à la fin du Crétacé). 20 % des espèces marines et la plupart des gros amphibiens disparurent.

À cette époque le Laurentia venait tout juste de se séparer du Gondwana (deux paléocontinents) qui réunis formaient Pangée. Ce supercontinent connaissait une intense activité volcanique. La mer principale en Europe était la Thétys, ancêtre de la Méditerranée. Le Massif central était une île de la Thétys occidentale. L'impact dut avoir lieu dans la mer, détruisant toute vie dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. La roche pulvérisée retomba en nuage brulant formant une couverture de plusieurs mètres d’épaisseur. Le séisme dut avoir une magnitude de 11 sur l'échelle de Richter, dépassant le plus important jamais enregistré, au Chili, en 1965, 9,5 ''seulement''.

Un tsunami gigantesque fut engendré en direction des îles Britanniques, éloignées de 1000km.

La structure de l'impact de Rochechouart est désormais un parc géologique national, permettant d'étudier les forces cosmiques qui ébranlent et transforment notre planète.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 10:17

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

Et la Terre devint bleue

David JEWITT/Edward YOUNG

 

Les mers sont-elles éternelles ? Nos ancêtres le pensaient probablement. De nombreux mythes font allusion à un abîme océanique préexistant la création de la Terre. Il n'en est rien et mers et océans sont bien postérieurs à la naissance de celle-ci. Où qu'elle soit, dans une tasse, au fond des abysses ou notre organisme, l'eau est venue d'ailleurs. Non seulement celle de notre planète mais également celle du système solaire.

Revenons au nuage primordial, fait de gaz et de poussière, qui s'effondra pour former notre système solaire. Celui-ci était porteur d'hydrogène et oxygène, premier et troisième éléments les plus fréquents dans l'Univers (le deuxième étant l'hélium). Une partie de l'oxygène non absorbée par le Soleil et les planètes gazeuses s'associa à d'autres atomes, le carbone, le magnésium, et le reste à l'hydrogène pour produire de l'eau.

Le Système solaire se constituant l'eau trouva le froid nécessaire à sa survie, sous forme de glace loin du Soleil, dans la région de l'actuelle ceinture d'astéroïdes et de Jupiter. L'essentiel de l'eau de la Terre viendrait donc de cette région, apportée lors de bombardements successifs par les astéroïdes et les comètes, catapultés vers l'intérieur du Système solaire à la fin de la formation planétaire.

Vue de l'extérieur la Terre semble une planète bleue, celle-ci recouvre plus des deux tiers de sa surface mais elle ne représente que 0,02 % de la masse de la Terre. Il s'en trouverait dans le manteau rocheux de la planète, sous la croûte, celle-ci viendrait de le partie de l'humidité de la proto-Terre qui ne se serait pas perdue dans l'espace sous forme de gaz ionisé et de vapeur. Encore plus profondément, le noyau planétaire composé de fer et de nickel représentant 30 % de la masse de la Terre. Il contiendrait plus d'eau que le manteau, sous forme d'hydrogène qui se lierait avec de l'oxigène si la chaleur et la pression n'étaient pas aussi importantes. Le pourcentage de l'eau atteindrait donc 0,04 %.

Il semblerait que la Terre soit entrée en collision avec un objet de la taille de Mars il y a environ 4,5 milliards d'années, éjectant de la matière qui s'agglomérait aurait formée la Lune. Ce choc aurait vaporisé les océans d'eau, s'il y en avait eu, et produit un océan de magma. Reste, nous l'avons vu la solution des comètes. Idée dominante jusque dans les années 1980 quand l'analyse du rapport deutérieur sur hydrogène (D/H) démontra que l'eau de l'océan terreste ne pouvait provenir, du moins majoritairement, des comètes du nuages d'Oort. Les astéroides vinrent au secours des comètes. Après la formation du Soleil beaucoup auraient contenu, profondément enfouie, de l'eau liquide. S'écrasant sur la Terre ils auraient apportés l'eau manquante mais aussi divers élements qui se seraient agrégé pour former le noyau de notre planète.

La vraie question n'est pas de savoir pourquoi la Terre a autant d'eau, mais pourquoi elle en a si peu !

 

Astéroides et comètes ont dus ''collaborés'' pour apporter l'eau terrestre. D'autres scénarii existent. Il aurait pu exister des espèces de planète naine riche en eau, tel Cérès, qui se seraient écrasés sur Terre. Rendant inutile l'intervention des autres corps célestres. Reste à le démontrer !

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Alain DORESSOUNDIRAM

 

Quatre planètes telluriques tournent autour du soleil (Mercure, Vénus, La Terre, Mars) suivi par la ceinture principale, puis viennent les géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Au delà, les objets transneptuniens dans la ceinture de Kuiper, plus loin encore se trouverait le nuage d'Oort.

Deux modèles expliquent l'évolution et la disposition du Système solaire. Le Grand Tack explique ses 50 premiers millions d'années alors que les planètes se forment, le Nice, à partir de 500 millions d'années s'applique aux planètes alors formées et le gaz dispersé.

Revenons au Grand Tack. Les embryons de planètes, gazeuses, se condensent dans la nébuleuse protoplanétaire. Jupiter se forme rapidement alors que des corps commencent à se solidifier pour atteindre un millier de kilomètres de diamètre. Elle se déplace, se rapprochant du soleil, entraînant avec elle des astéroïdes riches en eau et en matière organique, tassant la matière dans un petit espace avant que Saturne ne vienne l'en éloigner, jusqu'à ce que, le gaz se dissipant, elles s'arrêtent. Les astéroïdes apportés par Jupiter ont pu apporter l'eau sur la Terre. Ce modèle explique qu'à cette époque se formèrent les quatre planètes les plus proches de notre étoile. Celui de Nice met en scène le déplacement des quatre planètes géantes alors que les gaz se sont dissipés. Neptune s'enfonce dans la ceinture de Kuiper, repoussant celle-ci encore plus loin. Il explique la présence des satellites ''troyens'' qui suivent Jupiter et apporte une solution à une énigme : le bombardement actif. Celui-ci, intervint 600 millions d'années après la formation de la Terre et l'aurait affecté bien que ses traces aient disparu.

Tous les objets célestes ne se sont pas agrégés pour former des planètes, les comètes et les planètes existent encore, témoins des premiers instants de la formation du Système solaire. Ayant conservé leurs conditions (température, pression, chimie...) qui existaient alors. Les étudier c'est remonter le temps, le nôtre.

Autre avantage de les étudier, apprendre à les dévier pour éviter le sors des dinosaures il y a 66 millions d'années. Le risque pour minimum qu'il soit reste possible.

Pourquoi ne pas utiliser ceux qui tombent sur la Terre direz-vous ? La matière qu'ils contiennent est souvent contaminée, leur taille trop réduite et leur nombre trop bas. C'est pourquoi il est préférable d'aller prélever des échantillons d'astéroïdes.

Les petits corps sont grands par la richesse des phénomènes et des histoires qu'ils nous racontent. Nous sommes, en partie, le fruit de leur diversité !

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 08:00

Science & Santé 1112

 

Même l'analyse d'images obtenues par résonances magnétique évolue. La start-up grenobloise Pixyl, issue de l'Inserm et d'Inria, et fondé par Michel Dojat, Florence Forbes et Senan Doyle, a conçu une solution informatique qui localise, identifie et quantifie, avec rapidité et précision, les lésions cérébrales, signes de maladies telles que sclérose en plaque, tumeurs cancéreuses, traumatismes crâniens et AVC.

Depuis sa création, il y a 40 ans, l'IRM a progressé. À l'époque, seuls des échantillons de petites tailles étaient visibles, aujourd'hui, en cinq minutes, des images du cerveau en 3D sont réalisables sans produit de contraste. Le problème était que les informations contenues dans les clichés n'étaient que partiellement exploités. Pixyl apporte la solution informatique en segmentant automatiquement, et rapidement, une image et en identifiant et étiquetant chaque pixel volumétrique (voxel).

Tout a commencé avec la rencontre de Florence Forbes et Michel Dojat. Ce dernier, ingénieur, travaillait sur l'imagerie médicale. En 2006 il découvre une publication de la première qui avait mis au point les techniques mathématiques pour détecter des objets fins, comme des lignes, dans des images qui n'avaient rien à voir avec le médical. Il prend donc contact avec elle pour les utiliser dans son domaine, notamment pour visualiser les sillons cérébraux dans les IRM. Deux ans plus tard ils sont rejoint par un jeune ingénieur en génie électronique et informatique, Senan Doyle, qui effectue son post-doctorat à Inria en collaboration avec le Grenoble Institut des Neurosciences (GIN). La thématique de ses recherches étant la segmentation des lésions cérébrales à partir des images IRM dans la sclérose en plaque et les AVC.

Résultat de recherche d'images pour "avc"

Une paire d'année passe encore et le trio participe à un essai dans le cadre du Programme hospitalier de recherche clinique Hermès. Cet essai vise à suivre l'évolution des lésions de patients victimes d'AVC. C'est l'opportunité pour eux de tester la première version de leur programme, ils l'amélioreront grâce aux retours des chercheurs.

L'intérêt de leur programme est flagrant aussi pensent-ils à le commercialiser. N'obtenant pas de réponse positives des fournisseurs d'IRM ils décident en 2011 de créer leur entreprise et intègrent l'incubateur Gravit, devenu depuis GIFT (Grenoble alpes Innovation Fast Track).

Leurs travaux avancent grâce aux infrastructures qui les entourent. Ils déposent la première version testée et validée de leur logicien à l'Agence pour la protection des programmes en 2014. en novembre de la même année ils gagnent le prix ''en émergence'' décerné par Bpifrance.

Les trois chercheurs déposent les statuts de Pixyl en mars 2015.

l'activité de la jeune entreprise est importante, son programme tourne dans le cadre d'un autre programme hospitalier de recherche clinique (OxyTC) piloté par Jean-François Payen qui travaille sur les lésions cérébrales suite à un traumatisme crânien. Les résultats permettront de valider le logiciel au niveau national sur ce type de lésion. Mais la jeune spin-off vise une commercialisation internationale et poursuit le développement de son logiciel qu'elle souhaiterait utiliser via le cloud afin de réduire encore le temps de traitement par image. L'objectif de Pixyl est d'améliorer le logiciel jusqu'à ce qu'il puisse effectuer des diagnostics en temps réel.

L'important, bien sûr, étant de n'en avoir jamais besoin !

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 07:28

Science & santé 1112 

 

Le nombre de Français concernés par une maladie chronique est d'environ 15 millions, et certains sont concernés par plusieurs. La prise en charge s'avère complexe, additionner les traitements n'étant une solution qu'en apparence.

 

Une affection chronique fragilise un individu et le rend plus apte à en développer une autre. La qualité de vie en souffre par la survenue d'incapacités et de dépendances qui doivent être pris en charge avec les conséquences sociales que l'on connaît.

 

Nous l'avons vu, l'abus de médicaments est une mauvaise solution par le risque d'interactions, de contre-indications et de non-observance. Les généralistes sont en première ligne, fondant leurs prescriptions sur des recommandations édictées par les sociétés savantes ou les tutelles sanitaires comme le dit Pascal Clerc. Mais chacun de ces textes concerne une maladie précise, lorsque le patient est polypathologique les recommandations peuvent devenir difficiles parce que les médicaments préconisés pour chacune sont incompatibles. Optimiser les prescriptions est possible mais demande un travail d'équipe qu'un généraliste ne peut faire. La vision des affections d'un patient doit être globale, holistique et transversale, prenant en charge ses attentes et sa psychologie. Les alternatives non médicamenteuses doivent être mieux intégrées.

 

Il faut prendre en compte les composantes biopsychosociales du patient pour améliorer son pronostic, se pencher sur la multimorbidité plutôt que la polypathologie. Pour aider les praticiens à réaliser la transition, le réseau européen de recherche en médecine générale (EGPRN) a récemment déterminé des axes de travail. Nous avons listé 80 variables pour décrire les patients multimorbides : âge, maladie, niveau de revenu, contexte social... décrit Jean-Yves le Reste. L'idée du EGPRN serait d'intégrer ces paramètres aux logiciels d prescription afin que le médecin soit mis en garde selon le propre niveau de risque du patient. Une façon de faire le lien entre le risque statistique, et le risque individuel, et de permettre au médecin de prendre le recul nécessaire à son patient. 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 08:00

Science & santé 1112 

 

Ne revenons pas dessus, la réchauffement de la planète est une réalité. En 2012 la température globale moyenne était de 0,85° C supérieure à celle de 1880. les conséquences – fonte des glaces, montée des mers et changements climatiques – menacent non seulement la biodiversité mais aussi notre santé avec des effets qui pourraient devenir catastrophiques. L'OMS prévoit pour 2030 250 000 décès par ans dus principalement à la malnutrition, le paludisme, la diarrhée, le stress thermique...

La première certitude est l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur qui sont associés à une augmentation de l'exposition au rayonnement ultraviolet qui accélèrent le vieillissement de la peau, augmentent le risque de cancers de la peau, qui engendrent cataractes corticales et baisse de la vue causée par l'opacification du cristallin.

 

L'augmentation globale des température favorise l'évaporation qui devrait provoquer une augmentation des précipitations dans les régions humides, avec un risque d’inondations et de crus, notamment sur les sols très urbanisés. Elles favoriseraient glissement de terrains, coulées de boues et submersions côtières causées par la conjonction de tempêtes et de grandes marées. Le niveau de la mer est monté de 19 centimètres entre 1901 et 2010, elle pourrait atteindre 90 centimètres à la fin du siècle.

L'humidité résiduelle favorise le développement de moisissures qui peuvent déclencher des allergies respiratoires et exacerber d'autres maladies de l'appareil respiratoire, principalement l'asthme et la bronchopneumopathie. L'air même est affecté par le changement climatique, les températures élevées accroissent l'évaporation dans la basse atmosphère de solvants comme les carburants et d'autres composés organiques volatiles, précurseurs de la pollution à l'ozone et favorisant la formation de particules fines. De nombreuses fonctions chimiques se greffent sur ces composés qui, devenus moins volatils, se condensent en particules. La sécheresse multiplie les feux de forêts qui engendrent nombre d'aérosols dans l'atmosphère. Certains ont un diamètre assez petit pour pénétrer dans nos bronches avec le risque d'aggravation ou de déclenchement de maladies chroniques graves. La pollution dans son ensemble a d'ailleurs été déclarée cancérigène en octobre 2013 par le Centre international de recherche sur le cancer.

Résultat de recherche d'images pour "pollution"

À ce tableau il convient d'ajouter la croissance accrue des plantes et, conséquemment, la production de pollen qui deviennent plus allergisants, modifiés qu'ils sont par leur contact avec les polluants qui amoindrissent leur membrane externe. Certaines plantes profiteront de la température pour proliférer et envahir des territoires qu'elles n'avaient pu contaminer auparavant. Les plantes ne seraient pas seules à profiter de ces changements, les insectes en tireraient bénéfices également, surtout les pires. Le moustique tigre par exemple, vecteur de maladies longtemps limitées aux tropiques qui commencent à trouver un terrain favorable chez nous, avertissement d'une situation qui ne fera que s'aggraver.

Il reste possible d'agir, ou de se nourrir de l'illusion que c'est possible. Le pire n'est jamais sûr, du moins jusqu'à ce qu'il soit là et laisse devenir un avenir tel que ce présent n’apparaît pas si redoutable. Vivre autrement, consommer autrement, produire autrement...

Notre société vaut-elle d'être sauvée ? Notre espèce le mérite-t-elle, le désire-t-elle tout simplement ? La bêtise seule est-elle cause d'un comportement aussi toxique ?

 

Heureusement, je n'ai pas de réponses, si c'est votre cas...

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:02

Science & Santé 1112

 

Intestins et cerveau semblent de plus en plus avoir partie liée et, ainsi, influencer nos vies dans bien des domaines. Une nouvelle science, la psychomicrobiotique, explore les effets de nos bactéries intestinales dans l'émergence de troubles psychiatriques et a déjà à son actif quelques découvertes surprenantes.

La flore de notre microbiote intestinal est composé de 800 à 1000 espèces de bactéries, celles-ci ne pouvant être cultivées en laboratoire leur existence fut longtemps ignorées. La métagénomique, qui permet une analyse globale des génomes des bactéries intestinales à grand échelle a tout changé, ainsi que nous le rappelle Pierre-Marie Lledo. De mieux en mieux caractérisés, les micro-organismes de l'intestin suscitent un intérêt grandissant. En plus des fonctions de maturation du système immunitaire ou des liens établis avec diverses maladies associées (allergie, obésité, diabète...) il apparaît que le microbiote agit également sur le cerveau en ''piratant'' le dialogue entre l'intestin et le système nerveux central. Jusqu'à favoriser certaines troubles psychiques.

 

Des travaux menés au Japon en 2004 montraient que des souris axéniques, dépourvues de microbiote intestinal, présentaient une hypersensibilité au stress. Tendance à l'anxiété et à la dépression également observée dans le laboratoire de Pierre-Marie Lledo, mais que des germes soient réintroduits dans leur système digestif et elles s'activent à nouveau et adoptent un comportement normal. Pour vérifier si l'inverse était vrai les chercheurs de l'institut Pasteur ont induit un état de stress chronique chez des rongeurs provoquant une modification de la population de certaines bactéries. Un transfert de microbiote des souris stressées aux souris saines a démontré qu'il influençait l'état de ces dernières. Une nouvelle hypothèse est apparue : certains troubles psychiques seraient transmissibles d'un individu à l'autre, par voie orale. À l'inverse la flore intestinale pourrait aider à atténuer les troubles. Un traitement psychiatrique conventionnel pourrait être amélioré d'être combiné avec des probiotiques, avance PML, et même espérer pouvoir se libérer des anxiolytiques, en agissant sur le microbiote.

Il reste à déterminer comment agissent les bactéries. En plus de la voie nerveuse, via le nerf vague, la circulation sanguine est présentée comme une des principales voies d'activation. Certaines molécules libérées par les bactéries passeraient par le sang pour atteindre le cerveau. Autre voie d'exploration : le système immunitaire. Cette dernière hypothèse a la faveur de l'équipe du professeur Lledo.

Outre les troubles anxieux ou bipolaires d'autres affections psychiatriques sont ciblées par la psychomicrobiotique. Guillaume Fond, psychiatre à l'hôpital Henri-Mondor et chercheur à l'Inserm, envisage d'analyser la flore intestinale de patients autistes et schizophrènes. Il espère mettre en évidence des marqueurs biologiques qui confirmeraient une anomalie du microbiote et une prédisposition à des troubles psychiques.

 

Les bactéries intestinales nous réservent bien des surprises.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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