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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:21

Historia Spécial – Janvier-Février 2016

Catherine Salles

Dans l'Antiquité à la question : Que se passe-t-il après le trépas ? L'homme répond qu'un mort ne l'est jamais vraiment. Il est là, aux côtés des vivants.

Un Grec ou un Romain aurait difficilement su définir un mort. C'est un fantôme impalpable ressemblant au vivant mais sans consistance ni conscience. Il n'est qu'une ombre.

Mourir c'est perdre la clarté du soleil, vivre dans les ténèbres où joie et lumière ne pénètrent pas. L'âme quitte le corps pour descendre dans le monde souterrain des Enfers, obscur et froid dont les fleuves sont de grandes zones marécageuses et puantes où règnent Hadès et Perséphone, où se promènent Cerbère, où attend Charon, où sièges les trois juges, Éaques, Minos et Rhadamanthe et où guettent les Érinyes, Alecto, Tisiphone et Mégère.

Le Tartare est une forteresse d'airain où sont ceux qui furent irrespectueux envers les dieux. Tantale, et son supplice, Ixion, et sa roue enflammée tournant sans fin, Sisyphe, les 50 Danaïdes... Les champs-Élysées sont pour les ''bienheureux'' mais son aspect paradisiaque est un leurre. Dans le monde des morts tout est désolation et faux-semblants sans une trace de plaisir où les âmes attendent de se venger des vivants.

Grecs et Romains témoignent leur respect à leurs défunts pour qu'ils ne reviennent pas les ennuyer. La paix entre les mondes est préservée par des fêtes notées dans les calendriers religieux.

En Grèce et à Rome les âmes peuvent, un jour, revenir dans le monde des vivants, à la fin de février pour les Athéniens, les 24 août, 5 octobre et 8 novembre. Les vivants espèrent ainsi que les morts ne seront plus, hors de ces dates, revenir voir les vivants.

Ces deux peuples avaient un moyen de communiquer avec les morts et d'en faire des intermédiaires avec les divinités, ce sont des tablettes magiques tabellae defixiorum (tablettes de défixion), en plomb, enroulées et percées par un clou. Elles étaient déposées dans un lieu où se trouvent des morts, charge à ceux-ci de les transmettre à la déité concernée. Les demandeurs peuvent être mus par la peur de perdre un procès mais aussi pour qu'une certaine personne tombe amoureuses d'eux. Elles étaient rédigées par des professionnels et contenaient, outre le texte, des formules magiques, des lettres sacrées, des dessins expliquant le vœu... le tout sur des feuilles de plomb de moins de dix centimètres.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 09:00

Historia Spécial – Janvier-Février 2016

 

La mort hante les champs de bataille, rôde dans les hôpitaux, laboure les cimetière. Un instant suffit pour que la Faucheuse s'empare de nous. Elle a toujours été là, programmée dans nos gènes, gravée dans nos cellules... Terrifiante compagne dont l'étreinte glacée fait frissonner de peur. Et après ? Les Revenants supposent l'existence d'une alternative au vide. Pour les Anciens les âmes descendant aux Enfers. Frustrées et envieuse des vivants, ne pensant qu'à revenir se venger. Dans le Moyen Âge chrétien elles perturbent les rêves et la vie de leurs familiers. Une erreur doit être réparée pour que l'âme en peine rejoigne l'au-delà.

 

Des disparus si présents

Robert Muchembled

Qui aura vu Spectre, la dernière, en date, aventure de James Bond, se souviendront que la première scène se passe durant la fête des morts au Mexique, ensemble de rites étalées du 31 octobre au 2 novembre hérités des Aztèques et perdurant sous le manteau du christianisme. Ces cérémonies pourtant perdirent leur côté joyeux, comme en Europe, avec l'offense obscuranto catholique de la fin du XVI siècle. En Flandre on ''croquait'' la tête du mort lors de banquets funéraires. Les jeunes hommes célibataires conduisaient un rituel censé empêcher les les défunts de revenir. Offrandes de nourritures mexicaines ou repas européens ont le même but d'unir les morts aux vivants malgré l'insistance de l'Église pour que les premiers disparaissent. Celle-ci avaient opportunément inventé le purgatoire pour que les âmes ''sauvables'' puissent être rachetées, financièrement, par leurs descendants sous forme de dons aux moines. La Réforme catholique née du concile de Trente fait bien la séparation entre le bien et le mal et donne une vision tragique de l'existence. Dieu punit sévèrement les péchés des hommes en laissent le Diable les tenter afin de les inciter à tout faire pour sauver une âme constamment en danger. La crainte des revenants pénètre au cœur du monde et du corps humain que le démon peut posséder au moindre péché mortel. L'Église cherche à imposer sa conception de la mort mais malgré ses efforts les croyances aux retours de trépassés malveillants perdurent. Après le renouveau de la foi et le goût pour l'ésotérisme, le XIXe siècle gothique voit la naissance(?) de Dracula. Le XXIè n'a pas vu disparaitre ces croyances, elles ont seulement migré du ''réel'' au monde cathodique, il n'est que de voir les séries mettant en scène les vampires ou les zombies. ''On ne peut pas négocier avec la mort, mais on peut faire des affaires avec elle'' dit un proverbe mexicain.

Si une chose est sûre c'est celle-là !

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:44

Enrique Santos Marinas

 

Entre la Baltique et le Dniepr s'étaient établies des tribus slaves autour des guerriers Varègues et de marchands d'origine viking. C'est là qu'au début du IXe siècle naquit le tout premier État du monde slave oriental : la Rous de Kiev.

 

En 882 Oleg s'empara de Kiev, ses descendants étendirent leur domination jusqu'à entrer en concurrence avec l'Empire byzantin. Vladimir Ier assura la pérennité de la Rous de Kiev et pour cela se convertit au christianisme. Troisième fils de Sviatoslav, sa mère, Maloucha, avait été la servante de sa grand mère, Olga. Cette origine lui interdisait l'accès au pouvoir mais le jeune homme réunit autour de lui une armée suffisante pour s'emparer du pouvoir, d'abord en s'emparant de Polotsk, puis de Kiev, après la mort de Iaropolk, son frère ainé.

Histoire de profiter de sa situation Vladimir viola la veuve de son frère qui donna naissance à Sviatopolk. Celui-ci, influencé par sa naissance sans doute tua deux de ses demi-frères après la mort de son géniteur en 1015.

Vladimir est donc au pouvoir en 980, il consolide sa position en remportant de nombreuses victoires, contre les Polonais, les Bulgares et diverses tribus des environs, sans oublier de massacrer les peuples menaçant de se rebeller.

Partagé entre le christianisme de sa grand-mère et le paganisme de son père. En 988 il s'empara de Chréronèse en Crimée mais offrit de la rendre aux coempereurs de Constantinople, Basile II et Constantatin VIII, s'il lui accordaient la main de leur sœur Anne. Ceux-ci acceptèrent à condition qu'il se convertisse. Il accepta, détruisit les idoles des dieux païens à Kiev et ordonna le baptême de la population.

Cette conversion ne modifia en rien son comportement, polygame invétéré il eut des enfants de 5 femmes différentes. Qu'importe pour l'Église, le pardon lui fut accordé en regard de son baptême et de la christianisation de son royaume. Il accédé même, quelques siècles plus tard, au statut de saint !

Mort le 15 juillet 1015 il fut enterré suivant un rite païen, après quoi commença une lutte de succession qui opposa Sviatopolk à Boris et Gleb, le premier fit, nous l'avons vu plus haut, exécuter ses frères. Manque de chance, pour lui, la fratrie ne s'arrêtait pas là mais incluait Iaroslav, celui-ci sut défaire Sviatopolk et le fit mettre à mort, c'était plus sûr. Après quoi, enfin roi, il sut assurer à son pays une période de prospérité et d'essor culturel au point d'être surnommé ''le Sage''.

Politique et religion ont toujours fait ''bon''ménage !

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:28

Aurélie Damet

Pythagore est un nom que chacun a rencontré à un moment de sa scolarité, pourtant sa vie superpose Histoire et légendes, rapportée ou élaborées par ses biographes romains, Jamblique, Porphyre et Diogène Laërce. Née vers 580 avant notre ère sur l'île de Samos il descendrait d'Ancée, fils de Poséidon. Il aurait connu plusieurs réincarnations, passant d'un fils du dieu Hermès à celui d'Euphorbe le Troyen, puis renaissant Hermotime le devin, Pyrrhos le pauvre pécheur et enfin Pythagore. Il conserva la mémoire de ces vies, ceci expliquant la place de la réincarnation et de l'immortalité de l'ame dans les doctrines pythagoriciennes.

Il suit l'enseignements de maîtres prestigieux, Thalès de Milet ou Phérécyde de Syros, devenu précepteur du fils de Polycrate, le tyran de Samos il conteste la vie luxueuse de la cour et part s'installer à Sybaris, en Italie, puis à Crotone, entre 536 et 512 avant notre ère. Ses discours attirent une foule nombreuse, il vante la tempérance, les exercices physiques et l'étude, il prône l'obéissance aux enfants, le respect de la procréation aux maris, la fidélité, aux femmes.

 

Il est accueilli par Milon, champion aux jeux Olympiques, qui épousera plus tard sa fille, dont la demeure devient le centre d'une communauté entre regroupement politique et ordre religieux à la structure hiérarchique forte et au recrutement élitiste. Les conditions pour être acceptées sont nombreuses. Une fois accepté le candidat doit faire preuve de patience, pendant huit ans ils doivent garder le silence, écouter, ne jamais prononcer le nom de Pythagore qui ne parle que derrière un rideau. Cette durée écoulée l'étudiant peut passer de l'autre côté de la tenture.

 

La journée est organisée, levé avec le soleil l'adepte enchaîne promenades, leçons, exercices, il déjeûne de pain et de miel. Le dîner est organisé entre tablées de dix convives puis chacun rentre chez soi pour méditer sur la journée passée et les enseignements reçus. Une longue liste de prescriptions a été recensée : ne pas brûler les morts, entrer par la droite, sortir par la gauche... rapidement ils deviennent source d'inspiration pour les auteurs comiques de l'époque qui moquent leur piété ou leur alimentation. Le végétarisme est en effet de mise, pythagore considérant que les animaux possédaient une âme comme les hommes, cette ressemblance interdisant de les consommer.

Les pythagoriciens ont d'autres qualités, ce sont des hommes de savoir. Qui ignore le fameux théorème ? Certains de ses disciples s'illustèrent en mathématique, mais aussi en astronomie, Philolaos de Crotone démontre que la Terre n'est pas immobile mais tourne auteur d'un feu central. Travail salué beaucoup plus tard par Copernic ; Archytas de Tarente devint le disciple ou le professeur de Platon, selon les sources. Celui-ci aurait récupéré au passage les idées de Pythagore sur l'immortalité de l'âme.

 

Le philosophe passait pour disposer de dons extraordinaire, comme celui d'ubiquité. Il comprenait le langage des animaux et partageait leurs facultés. Il était capable de guérir l'âme et le corps avec des remèdes simples, de la poésie et de la musique et possédait la connaissance secrète de la mort qu'il considérait comme un état dont il ne fallait pas avoir peur, qui était différent de la vie comme le sommeil de l'état de veille.

La communauté semble avoir également joué un rôle politique jusqu'à créer un mouvement de rejet qui aurait été jusqu'à la mise à mort du savant pour certains ou son exil pour d'autres.

Malgré son élitisme le groupe accueillait les femmes, il intégra à sa doctrine les enseignements de la prêtresse de Delphes, Thémistocléa, les étrangers et croyait en l'unité du genre humain.

Preuve que même les plus grands esprits s'illusionnent.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 08:52

Yann Le Bohec

 

Nul n'ignore que Jules César fut un des meilleurs stratèges de l'Histoire et qu'il soumit de nombreux peuples, dont les Gaulois, nos ancêtres, dit-on. Raison de plus pour se pencher sur les qualités qui assurèrent son succès.

Né à Rome en 100 avant notre ère dans une famille modeste, mais illustre puisque censée descendre de Vénus. Il suit de bonnes études, parle latin et grec, ainsi il accède à une vaste littérature militaire. Il dut pourtant faire preuve de patience avant de recevoir un commandement qui satisfasse ses ambitions et mette en valeur ses qualités. Parmi celles-ci la pertinence du choix de ses aides, basée sur la compétence, pas sur les affinités politiques. D'abord Brutus, mais aussi Cicéron (frère) ou Labienus. Ses armées se partageaient en deux groupes, les légionnaires et les alliés. Les premiers étaient des professionnels, fantassins, utilisant casque et armure, glaive, bouclier et javelot. Répartis en légion de 5000 hommes subdivisées en 10 cohortes, 30 manipules et 60 centuries, les ''alliés'' étaient constitués de cavaliers, frondeurs et archers. La plupart des uns et des autres venaient de Gaule.

Au total, en comptant les troupes qui s'agrégèrent au fil du temps, César dispose d'environ 100000 hommes, combattants et personnels de services : artillerie, génie,r enseignement, logistique, transmissions et le train. JC connaissait l'importance du renseignement, il faisait interroger voyageurs et prisonniers, son armée était toujours précédée d'éclaireurs. Chaque soir ses hommes construisaient un camp en respectant la ''trilogie défensive''. Un fossé, un bourrelet de terre, puis une palissade. Une protection très efficace. La logistique n'était pas oubliée. Une armée aussi importante a des besoins variés, en matériaux, équipements, eau et vivres. César achetait du blé sur place pour éviter toute rupture de stocks, des marchants marseillais fournissaient ce qu'il fallait au fur et à mesure. Les transports ainsi sollicités mobilisaient 4000 bêtes parfaitement nourries et soignées. Celles-ci transportaient également les armes, les balistes par exemple, mues par des nerfs de bœuf et lançant pierres brutes, boulets, flèches ou javelots. Très précises elle pouvaient décapiter trois hommes alignés.

Le déplacement des troupes était parfait, la tactique en cohortes leur donnait une grande souplesse, elles se séparaient ou se regroupaient suivant les besoins. Le déroulement de la bataille était simple : enfoncer un coin entre une aile et le centre du dispositif ennemi ou envelopper une aile. Les romains maîtrisaient en outre l'art du siège comme tous les types de combats connus à leur époque. En ville, en montagne, de nuit...

 

Face aux légions romaines les Gaulois présentaient trop de mésententes pour résister. Combattants reconnus les celtes fournissaient des mercenaires aux Carthaginois et aux Grecs. De même les Belges qui avaient l'habitude des affrontements avec les germains. Malheureusement leur infanterie disposait d'un équipement médiocre. Sur mer en revanche les Vénètes du Morbihan avaient l'avantage grâce à leurs navires plats laissant passer sous leur coque les éperons des galères. Les Romains bénéficièrent d'un concours de circonstances, les bateaux furent encalminés pour cause de manque de vent et un centurion mit au point un fléau permettant de couper les cordages des navires assaillis.

Leurs fortifications en revanche, le murus gallicus, étaient admirées par César. Au combat pourtant ils manquaient de la cohésion des légionnaires ce qui donnait l'avantage à ceux-ci.

La stratégie de César est divisée en cinq phases :

En 58 il cherche un prétexte pour entamer les guerre et attaque les Helvètes puis les Germains. En 57-56 il attaque les Belges puis les peuples de l'Océan. En 55-53 il se rend dans l'île de Bretagne et en Germanie, réprime la révolte des Trévires puis celles des Éburons. Face à la guérilla que mène ces peuples les légionnaires tuent tout ce qui bouge et incendient ce qui ne bouge pas.

La quatrième phase commence en 52, cette fois les Gaulois ont un chef : Vercingétorix qui mène une guerre selon la stratégie de la terre brûlée, César doit reculer, mais le chef Gaulois change sa stratégie il veut coincer l'armée romaine entre un marteau et une enclume. Alésia doit jouer ce dernier rôle, l'armée attendue pour faire office de marteau ne viendra jamais. Il ne peut briser le siège romain et doit se rendre.

En 51 c'est l'ultime phase, la victoire est promise au général romain, les gaulois restant peuvent reprendre leurs combats fratricides, quelques-uns se replient dans Uxellodunum, ce sera leur dernier échec.

La romanité s'imposa aux traditions celtiques, notre langue est latine, notre droit est romain, notre littérature et nos art ont été formés à la renaissance, de Rome.

800 agglomérations furent détruits, il y eut entre 400 000 et 1 millions de morts, sans compter quelques centaines de milliers d'esclaves.

 

La gloire assise sur un monceau de cadavres défie le temps !

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:56

Pour la Science N°90

Les premières mentions de comètes datent de l'Antiquité. On en connaît aujourd'hui près de 3900, plus de 50 ont été découvertes en 2015. Petit florilège :

La comète de Halley

La comète 1P/HALLEY (1066) : La plus connue. D'une période orbitale de 76 ans, observée par les Chinois dès le VIIè Siècle avant notre ère. Elle doit son nom à Edmond Halley qui annonça en 1705 que les comètes de 1531, de 1607 et 1682 étaient une.

La grande comète de 1402

La comète Notée C/1402 D1 est attestée par de nombreuses sources. Visible de jour pendant plusieurs semaines à travers l'Europe, jusqu'au Japon. Le peinte italien Giovanni de Modena (1379-1455) la représenta dans une de ses fresques, L'Apparition de l'étoile, dans la Basilique San Petronio, à Bologne.

La comète McNaught

La comète C/2006 P1 a été découverte par l'astronome Robert McNaught. La plus brillante de ces 40 dernières années, visible à l’œil nu dans l'hémisphère Sud de janvier à février 2007. la sonde Ulysses passa à travers sa queue et y révéla la présence d'ion O3+.

 

 

La grande comète de septembre 1882

La comète C/1882 R1 fut visible à l’œil nu en septembre 1882 depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'au golfe de Guinée. Elle est probablement issue de la fragmentation de la comète X/1106 C1 observée en 1106. Son noyau s'est fracturé en cinq morceaux près du périhélie.

 

Grande comète de mars

La comète C/1843D1 fut observée de février à avril 1843. sa queue bifide s'étendait sur plus de 300 millions de kilomètres. Ce record ne fut battu qu'en 1996 par celle, deux fois plus longue de la comète Hyakutake (notée C/1996 B2).

 

 

 

 

La comète de Chéseaux

La comète C/1743 X1 fut observée entre 1743 et 1744. spectaculaire et particulièrement brillante elle est célèbre pour l'éventail de six queues dont elle s'orna après avoir atteint son périhélie. Des observations associent la comète à des sons qui résulteraient d'interactions de particules dans la magnétosphère terrestre.

La comète de Kirch

La comète C/1680 V1 fut la première découverte par télescope. Elle fut utilisée par Isaac Newton pour tester et vérifier les lois de Kepler. Elle est peut-être un fragment de la comète C/2012 S1 (ISON), repérée en 2012, avec qui elle partage des paramètres orbitaux.

Grande comète de 1577

La comète C/1577 V1 fut observée par l'astronome danois Tycho Brahe qui en déduit que les comètes et objets similaires voyageaient au-dessus de l'atmosphère terrestre. Il remarqua que les queues des comètes étaient systématiquement orientées à l'opposé du Soleil.

La grande comète de 1264

La comète C/1264 N1 a été l'une des plus brillantes jamais observées. Les chroniqueurs de l'époque la relient à divers événements remarquables. Le pare Urbain IV serait tombé malade le jour où la comète a été vue, en juillet 1264 et serait mort quand elle a disparu, le 3 octobre 1264.

La grande comète de 1861

La comète C/1861 J1 fut visible pendant trois mois. Elle fut si brillante qu'elle projetait des ombres pendant la nuit. Pendant deux jours, la Terre a été à l'intérieur de la queue : de cette position, on pouvait voir les jets de matière cométaire converger vers le noyau.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 08:48

Pour la Science N°90

Le Faucon et sa proie

Harald KRÜGER

Un faucon peut-il se poser sur un astéroïde ? Oui s'il porte le nom du faucon pèlerin japonais : Hayabusa et qu'il s'agit d'une sonde spatiale, la première à réussir cet exploit en atterrissant sur le planétoïde Itokawa, également nommé 25143.

Le 13 juin 2010 dans le désert australien retombe à la vitesse de 40 000 km/h la capsule de la sonde Hayabusa, envoyé 7 ans plus tôt, par l'agence spatiale japonaise (Jaxa) à la rencontre de l'astéroïde géocroiseur Itokawa dans le but d'en ramener des échantillon. Mission périlleuse, mais pas impossible, la preuve. Au point que jusqu'au dernier moment le doute plana sur sa finalité. L'analyse pourtant confirma que les 1500 grains rapportés étaient extraterrestres.

Itokawa est un des nombreux planétoïde gravitant autour du soleil entre Mars et Jupiter.

Partie en mai 2003 la sonde arriva à proximité de son objectif en septembre 2005 mais resta en orbite pour le photographier, le cartographier pour trouver l'endroit le plus adapté à un atterrissage puis à un prélèvement. Le corps céleste présente la forme d'un haltère, pauvre en cratère mais montrant deux régions différentes : aux extrémités de nombreux blocs de roche, au milieu une couche de plusieurs mètres de particules d'un millimètre à un centimètre.

Le site idéal fut trouvé, la sonde s'y prit à deux reprises pour se poser avant de libérer un tuyau de récupération en forme d'entonnoir devant tirer un projectile pour soulever des poussières qui auraient été aspirées.

Malheureusement son fonctionnement fut défectueux et la récolte faible. Le retour connu également des problèmes à cause de pannes des systèmes informatiques et de propulsion.

On imagine donc l'impatience des planétologues attendant de voir le résultat d'un voyage si périlleux. Les éléments rapportés n'étaient pas ceux espérés néanmoins ils permirent d'en prouver l'origine, la ressemblance avec les autres météorites de la même région cosmique, qu'ils contiennent des silicates, du sulfure de fer, des oxydes de fer et de chrome, et d'autres.

Ainsi s'établit l'histoire géologique d'Itokawa dont la matière se trouvait dans un corps céleste de 20 km de diamètre qui se fragmenta en une multitude de fragments. Quelques-uns s'assemblèrent pour former un planétoïde qui semble perdre plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur par million d'années. Son espérance de ''vie'' ne devrait donc pas excéder un milliard d'années, ce qui n'est pas si mal. Mais l'étude de sa trajectoire prouve qu'il se rapproche parfois des planètes telluriques du Système solaire, il est probable qu'il devrait entrer en collision avec la Terre, Mars ou Vénus.

L'expérience fut difficile mais fructueuse, Hayabusa 2 fut donc lancée en direction de l'astéroïde Ryugu, avec la collaboration des agences spatiales allemande et française. Ryugu est une microplanète de type C, corps célestes qui renferment de la matière organique et font partie des matériaux les plus primitifs connus.

Hayabusa 2 est partie le 3 décembre 2014 et devrait atteindre Ryugu en 2018. Si tout se passe bien nous en apprendrons davantage sur la naissance de notre système solaire.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:10

Pour la Science N°90

Dévier un astéroïde en 2022 !

Patrick MICHEL

 

Des rumeurs courent pendant l'été 2015 qu'un astéroïde pouvait heurter la Terre entre le 15 et le 28 septembre, au Mexique ou en Amérique du Sud. Visiblement, et heureusement, il ne s'est rien passé mais la Nasa dut publier un communiqué pour démentir cette prédiction, précisant que la probabilité que notre planète connaisse un tel incident au cours du prochain siècle était inférieure à 0,01 %.

 

Néanmoins le risque existe et chaque année la Terre reçoit plusieurs dizaines de milliers de tonnes de matière venue des confins du Système solaire. Pourtant une catastrophe comme celle du 30 juin 1908 survenue près de la rivière Toungouska en Sibérie reste possible. Ce jour là une déflagration détruisit la forêt sur plus de 20 kms et le souffle causa des dégâts sur plus de 100 kms, le bruit fut entendu jusqu'à 1500 kms.

 

Que pourrions-nous faire maintenant si un tel risque se présentait ? Y répondre est un des objectifs de la mission AIDA (Asteroid impact & deflection assessment), conduite en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et la Nasa.

Première obligation : connaître l'ennemi. Les astéroïdes sont les restes des briques qui formèrent les planètes sans pouvoir s'agglomérer pour en engendrer une. La plupart n'ont pas été altéré par des processus thermiques extrêmes, gardant leur composition primordiale, formant ainsi une source d'information précieuse pour comprendre l'histoire du Système solaire et de notre planète. Certains évoluent sur des trajectoires croisant celle de la Terre et présentant un risque de heurter celle-ci.

 

Les météorites présentent une grande diversité, Mathilde est une petite montagne noire comme du charbon ; Kleopatra est le vestige d'un cœur métallique ; Cérès et Vesta sont les deux plus gros connus. Certains reçurent la visite de missions spatiales : Éros et Itokawa, sans que leurs caractéristiques observées soient comprises. Certaines de ces objets sont des systèmes binaires, un gros objet en conserve un plus petit en guise de satellite. Ainsi leur diversité peut aider à comprendre les étapes de formations des planètes de notre Système.

La mission AIM, composante européenne de la mission AIDA, a pour objectif de rendre visite et de caractériser la surface, la sous-surface et la structure interne d'un petit astéroïde. La cible choisie est Didymos, et son ''satellite'' Didymoon, dont la trajectoire croise celle de la Terre. Son diamètre est de 775 mètres. Cette expédition devrait accroître notre connaissance des propriétés physiques d'un astéroïde.

 

Reste à modéliser les méthodes et moyens de déviation d'un tel corps. La mission AIDA est donc d'observer les effets du projectif artificiel américain DART, de 300 kgs, avec la surface de Didymoon, de mesurer les effets de l'impact puis la déviation produite. Les lancements sont prévus pour 2020, la rencontre pour l'automne 2022. Pourquoi viser Didymoon ? Parce que sa vitesse est faible ce qui facilitera la mesure des effets du choc.

 

Autre utilité de cette collision : en connaître les effets pourrait aider à comprendre la formation des planètes, la plupart auraient été façonnées ainsi. Leur modélisation mathématique ne permet pas d'en connaître toutes les conséquences. AIM recueillera les conditions initiales de l'impact, ses résultats, la taille du cratère, la morphologie de celui-ci ainsi que la production d'éjecta et ses propriétés. Ces connaissances sont indispensables pour concevoir le moyen efficace de dévier un astéroïde si le besoin se présentait.

Cette expérience permettra de vérifier nos modèles à plus grande échelle que celle du laboratoire mais bien inférieure à celle des impacts réels qui eurent lieu durant l'histoire du Système solaire. Le but étant d'éviter un scénario catastrophe sans avoir à envoyer qui que ce soit, avec la certitude de ne pas en revenir !

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Un cataclysme à la française

Martin SCHMIEDER

 

Penser météorites amène à l'esprit celle qui, il y a 66 millions d'années entraîna l'extinction des dinosaures, ou les milliers que des amateurs cherchent pour leur plaisir ou pour de l'argent.

Il ne fait aucun doute que depuis qu'elle existe la Terre fut frappé par des milliers d'objets venus du cosmos. Et pourtant, à la différence de la Lune, elle n'est pas constellée de cratères. La plupart des impacts ont été effacés par l'érosion, la tectonique ou divers dépôts. Seuls 184 traces sont connues, la plus importante étant à Chicxulub, au Yucatán, large de 180 km, elle est la conséquence de l'arrivée d'une météorite de 10 km de diamètres et aurait 66 038 000 ans ! Il y en a d'autres en Europe, à Nördlingen, 24 km de diamètre, Steinheim, 3,8 km de diamètre. Ils ont 14 et 15 millions d'années.

La France n'a pas été épargnée. À 40 km à l'ouest de Limoges, en Haute-Vienne, on trouve les traces d'une catastrophe cosmique considérable : celle de Rochechouart. Ce cratère a été considérablement érodé et fait partie du paysage et du sol. La découverte d'une suévite (roche formée par l'impact d'une météorite) atteste de ce choc, l'étude des roches du cratère atteste de pressions de l'ordre d'1 million de bars et de température de plusieurs milliers de degrés. Le cratère devait faire environ 50 km de diamètre pour un objet d'1 km de diamètre pour une masse de plusieurs milliards de tonnes arrivé à une vitesse de 20km/s. Il dut causer une des plus importantes catastrophes naturelles qu'ait jamais connue l'Europe.

Cette chute date d'environ 200 millions d'années, elle coincide avec la fin de l'ère triasique et aurait pu jouer un rôle dans l'extinction massive qui eut lieu à cette époque (celle des dinosaures surviendra à la fin du Crétacé). 20 % des espèces marines et la plupart des gros amphibiens disparurent.

À cette époque le Laurentia venait tout juste de se séparer du Gondwana (deux paléocontinents) qui réunis formaient Pangée. Ce supercontinent connaissait une intense activité volcanique. La mer principale en Europe était la Thétys, ancêtre de la Méditerranée. Le Massif central était une île de la Thétys occidentale. L'impact dut avoir lieu dans la mer, détruisant toute vie dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. La roche pulvérisée retomba en nuage brulant formant une couverture de plusieurs mètres d’épaisseur. Le séisme dut avoir une magnitude de 11 sur l'échelle de Richter, dépassant le plus important jamais enregistré, au Chili, en 1965, 9,5 ''seulement''.

Un tsunami gigantesque fut engendré en direction des îles Britanniques, éloignées de 1000km.

La structure de l'impact de Rochechouart est désormais un parc géologique national, permettant d'étudier les forces cosmiques qui ébranlent et transforment notre planète.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 10:17

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

Et la Terre devint bleue

David JEWITT/Edward YOUNG

 

Les mers sont-elles éternelles ? Nos ancêtres le pensaient probablement. De nombreux mythes font allusion à un abîme océanique préexistant la création de la Terre. Il n'en est rien et mers et océans sont bien postérieurs à la naissance de celle-ci. Où qu'elle soit, dans une tasse, au fond des abysses ou notre organisme, l'eau est venue d'ailleurs. Non seulement celle de notre planète mais également celle du système solaire.

Revenons au nuage primordial, fait de gaz et de poussière, qui s'effondra pour former notre système solaire. Celui-ci était porteur d'hydrogène et oxygène, premier et troisième éléments les plus fréquents dans l'Univers (le deuxième étant l'hélium). Une partie de l'oxygène non absorbée par le Soleil et les planètes gazeuses s'associa à d'autres atomes, le carbone, le magnésium, et le reste à l'hydrogène pour produire de l'eau.

Le Système solaire se constituant l'eau trouva le froid nécessaire à sa survie, sous forme de glace loin du Soleil, dans la région de l'actuelle ceinture d'astéroïdes et de Jupiter. L'essentiel de l'eau de la Terre viendrait donc de cette région, apportée lors de bombardements successifs par les astéroïdes et les comètes, catapultés vers l'intérieur du Système solaire à la fin de la formation planétaire.

Vue de l'extérieur la Terre semble une planète bleue, celle-ci recouvre plus des deux tiers de sa surface mais elle ne représente que 0,02 % de la masse de la Terre. Il s'en trouverait dans le manteau rocheux de la planète, sous la croûte, celle-ci viendrait de le partie de l'humidité de la proto-Terre qui ne se serait pas perdue dans l'espace sous forme de gaz ionisé et de vapeur. Encore plus profondément, le noyau planétaire composé de fer et de nickel représentant 30 % de la masse de la Terre. Il contiendrait plus d'eau que le manteau, sous forme d'hydrogène qui se lierait avec de l'oxigène si la chaleur et la pression n'étaient pas aussi importantes. Le pourcentage de l'eau atteindrait donc 0,04 %.

Il semblerait que la Terre soit entrée en collision avec un objet de la taille de Mars il y a environ 4,5 milliards d'années, éjectant de la matière qui s'agglomérait aurait formée la Lune. Ce choc aurait vaporisé les océans d'eau, s'il y en avait eu, et produit un océan de magma. Reste, nous l'avons vu la solution des comètes. Idée dominante jusque dans les années 1980 quand l'analyse du rapport deutérieur sur hydrogène (D/H) démontra que l'eau de l'océan terreste ne pouvait provenir, du moins majoritairement, des comètes du nuages d'Oort. Les astéroides vinrent au secours des comètes. Après la formation du Soleil beaucoup auraient contenu, profondément enfouie, de l'eau liquide. S'écrasant sur la Terre ils auraient apportés l'eau manquante mais aussi divers élements qui se seraient agrégé pour former le noyau de notre planète.

La vraie question n'est pas de savoir pourquoi la Terre a autant d'eau, mais pourquoi elle en a si peu !

 

Astéroides et comètes ont dus ''collaborés'' pour apporter l'eau terrestre. D'autres scénarii existent. Il aurait pu exister des espèces de planète naine riche en eau, tel Cérès, qui se seraient écrasés sur Terre. Rendant inutile l'intervention des autres corps célestres. Reste à le démontrer !

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