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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE TERRESTRE

Est-elle d'origine cosmique ?

 

La théorie de la panspermie veut que la Terre aurait été colonisée par des micro-organismes venus de l'espace. De récents travaux évoquent plutôt des molécules extraterrestres ayant atterri dans les océans de la Terre primitive, y déclenchant des réactions chimique propices à l'émergence du vivant.

En février 2015 Milton Wainwright affirme avoir trouvé dans un échantillon de poussières une bille en titane du diamètre d'un cheveu humain contenant une substance biologique proche d'un champignon. Pour le ''chercheur'' cela prouve l’envoi par les extraterrestres de micro-organismes pour ensemencer notre planète.

Un hurluberlu ? Non, un défenseur de la théorie de la panspermie reprise et popularisée en 1908 par le chimiste suédois Svante Arrhenius, laquelle postule que la vie sur Terre vient de l'espace. Nous serions des aliens qui s'ignorent. Certains n'hésitent pas à affirmer qu'il s'agit de l’œuvre d'une intelligence extraterrestre. D'autres évoquent seulement des spores transportées par des météorites. Une hypothèse parmi d'autres que rien ne démontre réellement. Autre inconvénient : elle ne dit pas d'où vient cette première forme de vie, ''repoussant simplement le problème de son origine sans répondre à une question'' souligne Nicolas Mangold.

L'origine extraterrestre de la vie Terrestre est-elle à éliminer ? Non, des spores, enfermées dans des météorites, pourraient venir jusqu'à nous et survivre à leur entrée dans notre atmosphère. Les exobiologistes sont certains que des molécules organiques ont atterri dans les océans de la Terre primitive il y a 4 milliards d'années pour être intégrées dans un ensemble de réactions chimiques menant à la naissance du vivant. 3 à 4 % des fragments de comètes, astéroïdes ou planètes recensées contiennent des molécules organiques. Parmi elles, des acides aminés, (constituants des protéines), des bases nucléiques (constituants de l'ADN) et des lipides (constituants des membranes cellulaires). La météorite de Murchison, tombée en 1969 en Australie s'est révélée porteuse de 70 acides aminés, dont 8 faisant partie des 20 entrant dans la composition des protéines du vivant ! Au total c'est plus de 14 000 molécules organiques qui ont été détectées dans la météorite. Elles contiennent du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote, du soufre et du phosphore, six éléments associés à la vie sur Terre. Des recherches ont été conduite sur des comètes et ont découvert des éléments nécessaires à la vie.

Après la formation de la Terre celle-ci subit un intense bombardement de comètes et d'astéroïdes qui importa beaucoup de matière extraterrestre. Dix millions de milliards de tonnes de matière carbonée complexe seraient arrivées sur Terre, formant une couche de 30 mètres. Les océans primitifs auraient fonctionné comme des microréacteurs chimiques. Donnant, in fine, naissance à la vie sur Terre.

Celle-ci serait donc la combinaison d’éléments nés, et d'autres arrivés, sur Terre. Rien ne permet de choisir une hypothèse. Le décor et les personnages sont connus, il reste à écrire le scénario des origines de la vie. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE EXTRATERRESTRE

Mais à quoi pourrait-elle ressembler (Olivier Lapirot)

 

Plus personne, ou presque, ne pense que les extraterrestres ressembleraient à de petits hommes verts. En partant de la vie sur notre planète et des conditions possibles sur d'autres planètes les exobiologistes se font une idée de leur possible apparence.

La science-fiction a souvent imaginée l'aspect des aliens, les scientifiques l'ont rarement tentés tant l'équation comporte d'inconnues. La vie dépend de la température, de la lumière, de la composition de l'atmosphère, de la pression, de la gravité...

Avec un seul exemple connu, la Terre, il est difficile pour la science de décrire une forme de vie hors d'elle tant les environnements planétaires sont différents.

Reste à exploiter la logique. Elle aurait dû d'abord prendre une forme microscopique pour donner naissance à des êtres complexes, multicellulaires, comparable à la faune et à la flore terrestres, et, pourquoi pas, à des être aussi ''évolués'' que nous.

Si cette vie s'était développée hors la chimie du carbone nous ne pourrions ni la concevoir ni l'imaginer, il est probable que nous ne la verrions même pas. Sommes nous donc voués à chercher une vie semblable à la nôtre ? Pas sûr, des spéculations restent possibles qui dégagent des principes généraux aboutissant les contours d'éventuels E.T. La gravité est présente sur toutes les planètes et dépend de leur masse. Elle limite lat aille des êtres vivants qui risqueraient de s'écrouler sous leur propre poids. Les êtres microscopiques devrait ressembler à une sphère. Constitués d'eau ils sont forcément sensibles au phénomène de tension superficielle : la surface de contact du liquide avec l'extérieur doit être minimale. Pourtant comme le fait remarquer Michel Viso, exobiologiste au CNES ''il n'y a pas d'adaptation macroscopique à une planète. On ne peut pas dire parce qu'une planète a une forte gravité que ses habitants ont de grandes jambes. Prenez les animaux des steppes africains. Vous trouvez des lions, des antilopes, des girafes, des éléphants : certains ont de petites pattes, courent vite, d'autres ont des pieds massifs. Et pourtant, ils habitent au même endroit. L'évolution d'une espèce dépend de phénomènes locaux, de son environnement et des autres espèces qui vivent autour d'elles''.

L'évolution semble être une loi applicable partout dans l'Univers. ''la caractéristique du vivant tel que nous la connaissons, c'est l'hérédité : la capacité d'une molécule à stocker de l'information, comme l'ADN, associée à un système de lecture et de réplication, rappelle Pierre-Henri Gouyon, biologiste au Muséum national d'histoire naturelle. Cela permet l'évolution et la sélection naturelle.'' Si des bactéries apparaissent sur une planète similaire à la Terre, rien ne s'oppose à ce que l'évolution se mette en place.

Parmi les adaptations susceptibles de réapparaître à chaque fois qu'une nouvelle forme de vie émerge, on trouve d'abord les systèmes sensoriels, qui permettent aux espèces de survivre. Le développement du système nerveux rend probable l'apparition d'un cerveau qui permettra de traiter l'information provenant des organes des sens de manière sophistiquée, avec des aires spécialisées. La logique voudrait que les organes sensoriels soient à proximité de l'organe qui les traite. Comme est plausible la présence d'un tuyau, avec une entrée et une sortie, pour absorber la nourriture et rejeter les déchets. La capacité de voler semble inévitable bien que les besoins énergétiques pour rester en l'air imposent de sévères contraintes sur la taille des animaux. Le vol offre un énorme avantage pour échapper aux prédateurs ou chercher sa nourriture. Paradoxalement le vol serait plus facile sur une planète avec une plus forte gravité que la Terre.

La vie marine devrait elle aussi répondre à des impératifs biophysiques, comme la symétrie bilatérale. Les amphibiens extraterrestres pourraient en revanche se différencier de nos poisons, se passer d'écailles, pour peu que l'évolution ait pris un autre chemin.

Reste la capacité à manipuler des objets, à construire des outils, conditions à l'émergence d'une civilisation. Bras, mains, pattes, tentacules, antennes... la science se perd en conjecture.

Ainsi en prenant la vie terrestre comme exemple, la science parvient à dessiner les contours d'une vie située ailleurs.

Reste à trouver un spécimen pour juger des ressemblances et des différences.

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 09:00
La couronne de Golconde

Henri VernesGérald Forton – 1965 - Michel Deligne

 

Le paquebot ''Gange'' fend les eaux claires et bleues de l'Océan Indien de toute la puissance de ses diesels. Dans le salon des secondes une partie de poker acharnée a lieu. Hubert Jason gagne, normal pour un professionnel. Se trouvant sans adversaire il provoque Bob Morane qui passait par là et décide de lui donner une leçon. Un moment plus tard Morane a lessivé son adversaire, mais, trop beau joueur il lui propose un quitte ou double et fait semblant d'avoir perdu. Une jeune femme pourtant l'a remarqué et vient en faire compliment à Bob.

La couronne de Golconde

Un peu plus tard c'est lui qui surprend une conversation étrange entre Jason et un inconnu, il y est question de Miss Savadra Diamond, la jeune femme qui vint le voir sur le pont, dont il faudra ''tirer les vers du nez'', et du magot de Savadra Khan : la couronne de Golconde. Et d'un certain Monsieur Ming !

Chevaleresque il averti la jeune femme. Celle-ci décide alors de lui faire confiance et lui parle de son père, Savadra Khan, l'ancien Rajah de Phâli, de la mort de celui-ci dans des conditions étranges, de l'héritage qu'elle doit retrouver, les fameux trésors de Golconde dont la couronne est l'élément le plus important. Jason commandait la garde personnelle de Savadra avant d'être renvoyé, lui aussi connaissait l'existence du trésor et semble désirer s'en emparer.

Comment Bob pourrait-il laisser la jeune femme seule face à ses ennemis ! Seul problème, elle ne connait pas de Ming.

La couronne de Golconde

Pour assurer sa mission Morane joue les poivrots et espionne Jason, ainsi peut-il apercevoir M. Ming, vision impressionnante, même pour un aventurier comme lui. Savadra ne renonce pas pour autant et nos amis repartent pour le nord de l'Inde où les attend Dhumpa Raï dans son monastère.

La couronne de Golconde

Les difficultés commencent rapidement, le nouveau Rajah Singh les fait arrêter, qu'il soit le cousin de Savadra ne change rien. Ce dernier leur met le marché en main, leur liberté contre le secret du trésor. Devant leur refus il les fait jeter au cachot, pensant qu'un peu de fraîcheur sera favorable à leur réflexion. Pour être plus convaincant il leur montre une ouverture dans le mur par où passeraient des crocodiles si certaines vannes étaient ouvertes.

De l'eau commence à couler...

La couronne de Golconde

Quelques minutes plus tard ce sont les sauriens qui apparaissent, Morane doit avertir Singh qu'il est prêt à parler quand un homme ouvre discrètement la grille de leur cellule, Bob jurerait qu'il s'agissait de Ming.

La couronne de Golconde

Libres Bob et Savadra remontent, trouvent le corps d'un garde, poignardé, quand un cri retentit, une longe plainte modulée, déchirante et lugubre. Ils trouvent d'autres cadavres, dont celui du Rajah. Dehors ils trouvent une voiture dont le moteur tourne. Il ne leur reste qu'à prendre la direction du monastère. Ils y trouvent Dhumpa Raï. La discussion commence quand résonne à nouveau le terrifiant cri. Dhumpa Raï les informe qu'il s'agit de l'appel des Dacoïts, secte qui sema la terreur dans le pays ; il connaît aussi Ming, Satan personnifié dont on dit qu'il aurait le moyen de prolonger son existence et ne serait autre que le Ming qui régna sur la Chine de 1368 à 1644.

La couronne de Golconde

Maintenant qu'il connaît le chemin Morane se propose d'aller seul, inutile de risquer la vie de la jeune femme. Il retrouve les reste de Savadra Khan et ainsi le secret de l'ouverture de la salle au trésor mais au moment où il y pénètre Ming surgit dans son dos en compagnie de Jason et de Dacoïts.

La couronne de Golconde

Ming ne compte pas lui laisser la vie sauve mais Bob parvient à s'échapper et à se perdre dans la jungle. Caché il voit passer Ming, seul, portant la couronne. Il le suit, le voit entrer dans un temple, s'approche encore mais heurte une statue qui en tombant attire l'attention de Ming qui vient vers lui, non pas pour l'attaquer mais pour le paralyser en l'hypnotisant.

Bob ne peut plus bouger, tout juste peut-il voir son ennemi s'approcher d'une statue de Civa, l'escalader, quand un bras de pierre armé d'un sabre s'abat et tranche la main de l'imprudent qui bascule au pied de Morane qui ne peut pas bouger alors que Ming se vide de son sang. Il force sa volonté et parvient à briser le joug hypnotique. Après quoi il fait un garrot pour arrêter l'hémorragie, puis utilise un tige d'acier rougie pour cautériser la plaie. Ming ne poussera pas le moindre gémissement pendant cette action.

La couronne de Golconde

Ming pour le remercier consent à ce qu'il reparte avec Savadra, et la couronne, sans risque d'être inquiété, pour cela il lui confie un pendentif lui assurant de passer devant ses Dacoïts. Quand il croise Jason celui-ci admet qu'il a, une fois encore, tirée la bonne carte.

 

Une aventure particulière pour Morane, il y fait la rencontre de celui qui sera son meilleure ennemi : Monsieur Ming, également connu sous le surnom de … mais nous en reparlerons bientôt !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 08:51

Impossible de laisser passer cette date sans rendre homme à René Goscinny. Non seulement son oeuvre est immense,  ses personnages aussi nombreux que ceux de Balzac mais son importance fut capitale également pour la reconnaissance du métier de scénariste. Alors que sans histoire il n'y aurait rien à dessiner.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 08:55

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

La TERRE est-elle le seul modèle ? (Martin Koppe)

 

La recherche de planète où la vie serait apparu s'est fondé sur le modèle terrestre. La découverte de vies dans des environnements extrêmes élargit le champ des possibles.

Notre planète est-elle la seule, tel un oasis cosmique, où la vie aurait pu apparaître ? L'observation des autres planètes de notre système incite à répondre négativement tant elles semblent inhospitalières. Trop chaudes, comme Mercure, pour abriter de l'eau liquide, trop froides, comme Neptune, la géante de glace. Saturées en CO2, ou en acides délétères, comme Vénus...

 

Comment penser que la vie puisse naître sur un de ces mondes, ou sur un des autres observables. La Terre semble donc une exception, c'est pourquoi les astronomes explorent l'immensité galactique en cherchent des exoplanètes lui ressemblant.

Pourtant les environnements semblant impropres à la vie doivent-ils être exclus a priori ? Observons notre planète et nous verrons que la vie put s'installer dans des contextes longtemps considérés comme hostile. De la bactérie aux tardigrades, une foule d'organismes, dits extrêmophiles, défilent les limites de la vie que nous considérions comme définitives. Des formes de vie inattendues ont été observées adaptées aux pressions abyssales des fonds océaniques, d'autres survivent à la dessiccation dans les déserts les plus arides, ou fourmillent dans des milieux glacés.

La vie ne se cantonne donc pas aux conditions que nous jugeons indispensables sur Terre, de là à imaginer qu'il en aille de même sur d'autres planètes il n'y a qu'un pas, théorique pour l'instant, mais qui sait ce que nous réserve l'avenir. Se borner à des notions habituelles limiterait nos découvertes, il convient donc d'élargir notre regard, qui sait quelles formes de vies nous découvrirons.

Quelques notions à réviser :

La zone d'habitabilité. Notion délimitant la zone ayant les critères supposés nécessaires à l'apparition de la vie. Basée sur la masse, deux fois celle de la Terre), rocheuse, disposant d'une atmosphère convenable, située sur une orbite ni trop éloignée ni trop proche de l'étoile pour permettre la présence d'eau liquide. Cette notion est sujette à caution puisqu'en l'appliquant à la Terre, celle-ci se trouve à la limite de la zone convenable de notre système.

L'eau. Sa présence semble indispensable, mais sa qualité importe également. Sa capacité ''d'activité'', la part d'eau libre disponible pour participer à des réactions chimiques. La quantité est relative puisque des bactéries furent observées dans des gouttelettes enfermées dans des hydrocarbures. Or il en existe(rait) sur Titan. Reste à s'approcher assez près pour la voir.

Le carbone. Le couple eau-carbone qui a engendré la vie que nous connaissons. Le silicium fut imaginé capable de le remplacer puisqu'il est lui aussi capable de nouer 4 liaisons chimiques (tétravalence) permettant l'édification de molécules complexes. Ces liaisons, rigides, ne semblent pas présenter la souplesse indispensables aux réactions chimiques caractéristiques du vivant. Il en va de même pour le plomb, l'étain et le germanium, eux aussi tétravalents. Pour Michel Viso, exobiologiste au CNES ''Pour obtenir des réactions chimiques nombreuses, rapides et similaires, le carbone, l'hydrogène, l'azote, le souffre et le phosphore restent la meilleure option''.

Les milieux extrêmes. Lichens, champignons et bactéries ont, sur la Station spatiale internationale, été soumis à une grande variété d'environnements extraterrestres. La plupart ont été détruites mais des échantillons de lichen Xanthoria elegans ont survécu dans les conditions de l'orbite terrestre basse. Dans une simulation de l'atmosphère martienne ce sont des échantillons de Cryomyces antarcticus et de Cryomyces minteri qui restèrent intacts. Des échantillons de Bacillus subtilis et de Bacilus pumilus soumis aux conditions de la surface de Mars purent les supporter. Le Bacilius safensis se développe 60 % mieux à bord de l'ISS que sur la terre ferme. Des animaux arrivent aussi à résister à des conditions extraterrestres. Dans ce domaine les tardigrades sont les meilleurs.

Ces invertébrés de moins de 1 millimètre de long ont colonisé les endroits les plus improbables de la Terre. Ils supportent des température de -272 à 150° C, les UV, les radiations gamma... Ils disposent d'une faculté extraordinaire : l'anhydrobiose, la capacité de supporter le manque d'eau, pendant 20 ans. Ils survivent aussi à la congélation ! Des formes de vie animale pourraient-elles apparaître sur des planètes très chaudes ou très froides ? Pas sûr, les conditions pour qu'une forme de vie apparaissent peuvent différer de celles dans lesquelles elle peut survivre. Pour autant la preuve est faite qu'il n'est pas impossible de retrouver une forme vivante dans un environnement hostile. Les chances d'en retrouver une augmentent donc.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:21

Pet Sematary - Stephen King – 1983 – Albin Michel

Louis Creed venait s'installer à Ludlow avec sa femme, Rachel, Eileen sa fille, et le chat de celle-ci, Winston Churchill, et Gage, le petit dernier. Le voyage de Chicago jusqu'à cette bourgade perdue du Maine avait duré 3 jours et la maison qui leur était promise était une bâtisse de style colonial avec 3 grandes pièces au rez-de-chaussée, 4 chambres à l'étage et une remise, le tout entouré d'une étendue de gazon. L'ensemble à la limites de terres appartenant à l'état du Maine.

Rachel et Eileen parurent ravie, Louis en soupira de joie. Après quoi elle joua à la balançoire, tomba et se mit à saigner. Gage suivit en se mettant à hurler, heureusement Louis était médecin, et pouvait affronter les risques encourus par un nourrisson. Il examina son fils et découvrit une protubérance au-dessus de sa nuque, ainsi qu'une petite créature velue que Eileen aperçut aussi, ce qu'elle crut l'autoriser à crier ''Une abeille !''

Venant de derrière lui Louis entendit une voie affirmer ''Y'a qu'à retirer le dard et frotter avec un peu de bicarbonate, et hop ! L'enflure s'en va''. Ces mots prononcés avec un telle accent qu'ils parurent une bouillie sonore pour le nouveau venu.

Louis Creed fit ainsi la connaissance de Judson Crandall. Rencontre opportune, le vieil homme était sympa et avait un jeu de clés laissé par les anciens propriétaires. Au passage Eileen l'interroge sur un chemin aperçu à la limite de la propriété.

L'installation se fait sans autres incidents. Le soir venu Louis laisse sa famille se coucher alors qu'il va voir son voisin, rien de mieux pour connaître les lieux. Judson sait tout sur tout et une seule chose lui déplait, la route qu'emprunte de nombreux camions de jour comme de nuit. Pour Louis, habitué au vacarme de Chicago le calme paraît extraordinaire.

Au passage Jud lui parla du sentier observé par la fille de Louis, il expliqua à ce dernier qu'il conduisait à un cimetière d'animaux. La route est impitoyable !

Une paire de bière ingérées Louis rentra chez lui, au moment de

se coucher il aperçut par la fenêtre la cigarette de son voisin. On dirait qu'il monte la garde, qu'il guette quelque chose.

Les semaines suivantes Louis fit connaissance avec l'université où il allait travailler, ce qui ne l'empêchait pas d'aller retrouver Jud presque chaque soir.

C'est la rentrée, chez les grands, pour Eileen. Ses parents étaient plus angoissés qu'elle mais elle rentra ravie.

Plus tard Louis s'en fut mettre le bébé au lit, le soleil de la fin d'après-midi éclairait l'escalier, parvenu au palier il ressentit d'un coup un pressentiment horrible et ténébreux et la chair de poule envahir ses bras et son dos. L'impression se dissipa et il sourit, conscient d'être tombé dans une espèce de trou psychologique, une perte de conscience brève dont les épileptiques ne sont pas seuls à souffrir. 

Bizarrement il lui revint une vision du ''hall d'exposition'' de son oncle Carl, l'entrepreneur de pompes funèbres.

Bientôt c'était Louis qui allait faire sa rentrée. Une après-midi Jud vint les voir et proposa à la petite fille de lui montrer le chemin qu'elle avait remarqué le jour de son arrivée. Un copain d'école, George Buck lui avait expliqué où il conduisait. Finalement toute la famille Creed suivit le vieil homme.

Le chemin leur permit de découvrir des paysages magnifiques, nimbés d'une impalpable brume d'or estivale. Trajet long, fatigant pour Louis qui portait Gage sur son dos, arrivés ils passèrent sous une espèce d'arcade constituée de vieilles planches abîmées au centre de laquelle une main malhabile avait écrit SIMETIERRE. L'inscrit était en partie effacée mais toujours lisible.

Ils découvrirent une clairière d'une quinzaine de mètres de diamètre, un périmètre de gazon couvert de petits monuments funéraires édifiés par des enfants. Les tombes formaient des cercles concentriques. Jud leur montra la tombe qu'adolescent il avait creusé pour son premier chien, Spot, décédé en 1914.

C'est Eileen la plus marquée par ce cimetière qui l'amène à s'interroger sur la mort en général et sur celle de Church en particulier, avec l'affirmation que ce chat est à elle, il n'est pas question qu'il disparaisse ! Rachel l'a remarqué et refuse qu'elle y retourne, elle aussi a mal supporté la visite et s'emporte à propos du malaise de sa fille pour dissimuler le sien !

La nuit suivante, incapable de trouver le sommeil, il ne put retenir ses souvenirs de défunts familiaux.

Enfin Louis peut prendre son poste de médecin chef de du centre de médecine de l'université d'Orono, la vie continuait, normale. Jusqu'à ce qu'un jeune homme soit amené à l'infirmerie avec un trou dans le crâne augurant mal de son avenir à court terme.

Pour comble de malchance l'ambulance était en panne !

Le blessé eut pourtant la force de murmurer quelques mots : Le Simetierre des animaux ! Louis est tétanisé par ces mots mais l'homme poursuit : Un cœur d'homme a un sol plus rocailleux encore, Louis. On y fait pousser ce qu'on peut... et on le soigne.

Le médecin est choqué cette fois que le mourant l'appelle par son prénom. Mais il était seul pour accompagner la victime, personne n'avait entendu ses ultimes paroles. Victor Pascow est mort, une jeune fille avec laquelle il faisait du jogging put donner son nom.

L'enquête conclut que Pascow avait franchi un carrefour protégé, une voiture l'avait heurté et projeté contre un arbre.

L'année commençait mal !

Au moins Rachel s'évertua-t-elle à lui faire passer un bon moment pour oublier l'incident. Louis s'endormit rapidement mais un bruit violent l'arracha au sommeil, il ouvrit les yeux et grâce à la lune aperçut dans l'encadrement de la porte Victor Pascow qui l'invita à faire un petit tour.

Bien sûr qu'il rêvait, alors autant jouer le jeu, et suivre le défunt. Jusqu'au Simetierre !

Victor y affirme à Louis qu'il est son ami et lui conseille de ne jamais passer le portail et que sa destruction ainsi que celle de ceux qu'il aimait était proche.

Quand il s'éveilla, réellement, Louis n'avait rien oublié.

Et ses pieds étaient couverts d'une croûte de boue séchée mêlée d'aiguilles de pin que Rachel ne doit pas voir.

SK prend son temps pour présenter personnages et environnements, histoire que nous nous familiarisons avec eux, ainsi pouvons-nous suivre les événements, dramatiques, qui vont se succéder et partager sentiments et effrois vécus par les uns et les autres.

Laissez-vous prendre par la main, le sentier est long mais vous verrez de beaux paysages, arrivé, observez les tombes, les noms, les dates, ensuite vous pourrez, ou non, continuer.

Qu'aurais-je fait si j'avais eu cette possibilité ? Je ne le saurais jamais, heureusement.

 

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 08:27

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

Le Geipan

La vérité est ici (Muriel Valin)

Les témoignages sur les phénomènes extraterrestres sont analysés par le Geipan, un groupe d'études basé à Toulouse dans les locaux du CNES.

Le CNES de Toulouse étudie les véhicules ou les systèmes orbitaux, le Geipan (Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés) lui, s'il occupe le même bâtiment, se penche sur les ovnis. Il a été créé en 1977 et occupe aujourd'hi deux personnes à plein temps plus une vingtaine de bénévoles et quelques contractants qui receuillent les phénomènes inexpliqués survenus dans le ciel français, les étudie puis communique avec le grand public via un site internet. C'est la seule structure de ce genre en Europe, dans le monde il faut aller au Chili pour trouver son pendant.

''Notre objectif est de ne pas laisser les témoins de quelque chose de bizarre seuls face à l'insolite, l'inexpliqué et l'étrange'' précise Jean-Paul Aguttes. ''Quand une personne se retrouve isolée avec son observation, cela peut déclencher de grosses émotions chez elle. Elle risque de chercher des explications par elle-même par des sources pas toujours sérieuses... D'où l'importance de notre démarche de communication et d'enquête''.

Des centaines d'associations d'ufologie sont prêtes dans le monde à recueillir les témoignages de ceux qui ont observé des phénomènes sans les comprendre. Ces associations défendent souvent un postulat tranché : soit pour soutenir que notre planète est souvent visitée par des êtres venus d'ailleurs, soit pour certifier que c'est impossible. Le Geipan se veut neutre et propose à qui s'adresse à lui un protocole bien établi : d'abord vérifier si son observation ne correspond pas à une confusion classique, puis, si c'est négatif, elle peut envoyer un témoignage écrit qui sera étudié par les experts.

Chaque année le Geipan reçoit environ 500 messages dont une moitié est rapidement explicitée. La seconde demande une étude approfondie. Des enquêteurs peuvent être dépêchés sur place pour mener leur enquête et recueillir d'autres témoignages. Ce sont souvent des bénévoles précise Jean-Paul Aguttes. ''Je rencontre tous les candidats, ai un entretien avec chacun, les teste avec des exercices d'analyse de cas et vérifient s'ils ont une démarche rationnelle et méthodique. Leur conviction ne doit pas influencer l'enquête''.

En outre une quinzaine de scientifiques sont invités à se pencher sur des cas complexes et à donner leur avis. Chaque cas est ensuite classé dans une catégorie de PAN (phénomène aérospatial non-identifiés) : le PAN A compile les phénomènes identifiés, le PAN B, ceux qui le sont probablement, le PAN C, les non identifiables, et le PAN D, les non-identifiés. Un tiers des cas étudiés par le Geipan sont dus aux lanternes thaïlandaises, ces lampions lancés en grappe vers le ciel prolifèrent en France depuis 2007. Hors ces cas 10% restent inexplicables. Surtout aujourd’hui avec la prolifération des drones.

Comment progresser dans l'avenir ? Les demandes augmentent, de quels nouveaux moyens se doter ? Deux projets pourraient l'aider. D’abord un réseau de 100 caméras pointées vers le ciel, baptisé Fripon cet outil est en voie de déploiement, et fut conçu pour traquer les météores et leur trajectoire. Ensuite la mise en place d'un groupe de travail consacré à l'étude des cas inexpliqués en France, mais aussi dans le monde.

Jean-Paul Aguttes ajoute ''Si nous voulons faire avancer la science autour des phénomènes inexpliqués, nous avons intérêt à creuser dans différentes directions et à étoffer les partenariats.'' Outre l'accroissement des moyens l'idéal serait une collaboration scientifique à l'échelle internationale.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 07:45

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

OVNIS

Il est humain d'y croire (Valérie Devillaine)

Qui prétend avoir vu une soucoupe volante est rarement un farceur, notre cerveau a bien des raisons, sociologiques et neurologiques de ''voir'' des extraterrestres. À l'origine d'un témoignage il y a l'observation d'un phénomène céleste inconnu. Peu d'entre nous ont l'habitude de le regarder et on s'étonne vite de ce qui, pour un spécialiste, est aisément explicable. Il ne s'agit pas d'ignorance mais il y a loin entre la photo d'un livre scolaire ou d'un site internet et la réalité. L'observateur face à un spectacle insolite a besoin de le classifier pour se rassurer, ou de modifier son système de valeur ''maintenant j'y crois !'' expliquent Françoise Levallois-Perret et François Cavé dans une étude de 1981.

Des mécanismes neurologiques peuvent amener à prendre une lumière pour un vaisseau extraterrestre. Comme l'autocinétique : l'illusion d'optique par laquelle un point lumineux fixe semble se déplacer, celle-ci serait due à une mauvaise interprétation de mouvements involontaires du globe oculaire.

Autre explication : le conformisme, si la couverture médiatique d’observations d'ovnis pousse à croire qu'il y en a dans une région, la population sera portée à interpréter toute vision inhabituelle comme un ovni. Il est probable que des observations relèvent d'autres processus neurologiques : les hallucinations, ces perceptions sensorielles réelles, mais sans stimulus extérieur. 5 à 10 % d'entre nous en feraient l'expérience au moins une fois dans leur vie. Elles peuvent aussi être causées par une fièvre élevée, la prise de drogues ou médicaments, la maladie de Parkinson, la schizophrénie, une intoxication...

Quelle que soit l'origine de ces observations (illusion, méprise, hallucination) pourquoi leur attribuer une origine extraterrestre ? Pour le psychologue social Pascal Morchain personne ne voit le monde tel qu'il est : ''Notre œil n'est pas une caméra, notre cerveau interprète ce qu'il voit en fonction de ce qu'il a appris à voir et de ce qu'il est porté à croire. Une personne religieuse labellisera vite un événement extraordinaire comme un miracle''.

Carl G. Jung a fait de ce phénomène l'objet d'un ouvrage : Un mythe moderne. Sans se prononcer quand à l'existence matérielle des soucoupes volantes il en étudie la ''composante psychique d'un poids essentiel''. ''Un tel objet – par son imprécision et son évanescence même – peut provoquer mieux que tout autre des imaginations conscientes ou des phantasmes inconscients. Il se crée autour des soucoupes une légende tellement impressionnante qu'on est tenté de l'interpréter comme étant à 99% une édification psychique.'' les témoignages sont le support d'un phénomène psychologique reflétant l'inadéquation de l'homme moderne à lui-même et au monde, et la détresse qui en résulte. Pour le psychologue Jean-Michel Abrassart il s'agit là du fruit ''de la culture américaine, imprégnée de science-fiction et de guerre froide, qui s'est répandue à l'ensemble du monde occidental. L'interprétation extraterrestre 'naturalise' ce qui était autrefois interprété comme un phénomène surnaturel : fées, elfes, anges, démons...''

L'examen de centaines de témoignes montre des points communs : indications de temps et de lieu, éléments de contexte, souvent une activité banale, l'intervention de l'événement, une description de la chose vue, des comparaisons, des évaluations négatives, une présentation du témoin visant à crédibiliser ses propos, la sollicitation d'une enquête. S'ajoutent une dimension mystérieuse : le phénomène observé s'est finalement soustrait à la vue du témoin. Ces textes sont à rapprocher des récits fantastiques non-littéraires et rappelleraient, selon le sociologue Arnaud Esquerre, des récits antérieurs : ceux mettant en scène des fantômes.

D'autres les rapprochent des mythes et légendes anciennes. Wiktor Stoczkowski, anthropologue au Collège de France, s'est intéressé à la croyance selon laquelle la vie sur Terre serait d'origine extraterrestre, à travers la théorie des anciens astronautes. Une théorie qui s'inspirerait de la littérature fantastique, elle-même héritière de l'occultisme et même du gnosticisme des débuts de l'ère chrétienne.

La croyance dans les engins volants extraterrestres succéderait à d'autres : mythologie, religions, fantômes, avec pour avantage sa modernité et son caractère technoscientifique n'impliquant aucun phénomène surnaturel ou paranormal. Restent les tenants de la théorie du complot pour qui ces explications sont des mensonges propagés par ceux qui nous cachent la vérité.

En 1956 Leon Festinger publiait, avec Henry Riecken et Stanley Schachter, L'Échec d'une prophétie sur une secte prédisant la fin du monde, celle-ci n'ayant pas eu lieu la croyance a persisté, au contraire, les prières des adeptes avaient réussi à l'empêcher. Il mettait ainsi à l'épreuve sa théorie de la dissonance cognitive : Quand les faits contredisent les cognitions, nos neurones cherchent à ces contradictions une explication ''rationnelle''.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 08:00

Vous connaissez la Fantasy, genre littéraire que certains font remonter à l'antiquité avec l'Épopée de Gilgamesh, l’Iliade et l'Odyssée en passant par les textes arthuriens, les Mille et Une Nuits... au moins en ayant entendu parler de Conan, le héros cimmérien de Robert E. Howard et surtout Le Seigneur des Anneaux de Tolkien porté au grand écran avec un immense succès par Peter Jackson.

En revanche je soupçonne que vous ne connaissez pas Lord Dunsany. Et pourtant, au vingtième siècle, avant Howard et Tolkien, c'est lui qui sut, après George Macdonald ou William Morris, écrire des romans relevant de ce style et qui connurent un grand succès.

Ce jour étant le soixantième anniversaire de sa disparition c'était l'occasion de revenir sur cet écrivain qui fut un des inspirateurs de Lovecraft et dont l’œuvre est injustement méconnue.

Edward John Moreton Drax Plunkett (ouf!) naquit le 24 juillet 1878 au 15 Park Square à Londres. En 1899 il hérita du titre de baron de Dunsany et des propriétés afférentes. Son premier recueil de nouvelles paraît en 1905, une soixantaine suivront jusqu'à sa disparition en 1957 des suites d'une appendicite.

Pour retenir deux ouvrages je citerai celui de 1905, Les Dieux de Pegana, recueil de nouvelles décrivant la légende de la création du monde et des dieux. Textes venus de ses rêves, comme HPL. Dans ces mondes extraordinaires les dieux sont versatiles, les humains subissent leur ire ou moquerie quand leurs rois sentent le passage du temps les réduire en poussière sans qu'ils puissent rien y faire. Quand aux esprits du mal ils voient l'homme dans le singe, un regret pour le premier, une honte pour l'autre !

Autre lecture indispensable, La fille du roi des elfes. Dans ce roman le Parlement des Aulnes demande au roi que le prince qui doit lui succéder soit enchanté. Une demande que le monarque entend, lui qui aime son peuple envoie donc son fils, Alvéric, vers le pays enchanté. Armé d'une épée par la sorcière sur la colline avec des flèches de foudre le jeune homme traverse la frontière et pénètre dans le pays enchanté. Après avoir franchi, non sans difficultés, la forêt envoûtée, il séduit Lirazel, la fille du roi des Elfes et la ramène avec lui au royaume d' Erl.

Tout se présente pour le mieux, le couple princier est populaire, Alvéric succède à son père et la venue prochaine d'un hériter qui devrait combiner les talents de ses parents est la promesse d'un futur idéal.

Bien sûr les choses ne peuvent pas être aussi simple. Le père de la princesse est mécontent du départ de sa fille, il envoie vers elle un troll porteur d'un message magique qui va la ramener dans son royaume.

Alvéric est affligé, il veut retrouver son épouse mais la magie du roi des elfes l'en empêche. Peu importe, il cherche ! De son côté Orion grandit et découvre les merveilles de la forêt enchantée.

Dunsany sait présenter de mondes semblant merveilleux quand on les approche et qui le sont moins sitôt qu'on y pénètre avec une langue fluide associant variété des termes et humour, dessinant décors et personnages en quelques lignes, montrant que les légendes anciennes n'ont pas disparues, et, même, n'était-ce que des légendes ? Ne serait-ce pas un sort lancé par le roi des elfes pour se protéger d'une curiosité qui troublerait leur quiétude ?

Attention, il ne s'agit pas, loin de là, de contes pour enfants, pour autant que ceux-ci soient toujours aussi simplistes qu'ils le paraissent, mais d'histoires où la violence et les passions humaines s'arment autant de fer que de magie.

Si ce billet donne à une seule personne l'envie de découvrir cet auteur alors il n'aura, pour une fois, pas été inutile.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 07:23

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

MARS

Les prodiges de l'imagination (Mathilde Fontez)

Nombreux sont ceux qui, en scrutant les photographies de Mars, découvrent des indices témoignant d'une présence sur la planète rouge. Pourtant il ne s'agit que d'illusions propices à la paréidolie, la tendance qu'à notre cerveau à reconnaître à tout prix des formes.

L'association d'une forme connue à un stimulus visuel informe est la base du fameux test de Rorschach. La paréidolie touche les humains, les grands singes, et peut-être d'autres animaux. Cette tendance est donc une spécificité du vivant, ou plutôt, du cerveau ! Car cette illusion d'optique trouve sa source, non dans l'oeil mais dans le cortex. C'est lui qui s'empresse d'associer une perception nouvelle à d'autres, déjà répertoriées.

Que voyez-vous ?

Concernant la planète rouge, le phénomène remonte à la fin du XIXe siècle. Des astronomes pendent distinguer dans leur tlescope de gigantesques canaux, signe d'une civilisation plus évoluée que la nôtre. En fait, des traces aléatoires du relief martien.

Le 25 juillet 1976 la sonde Viking 1 prend un cliché sur lequel paraît une forme évoquant un visage humain de plus de 3 kilomètres de long... il fallut attendre Mars Global Surveyor le 5 avril 1998 pour avoir un cliché plus net montrant un simple monticule de terre aux ombres malicieuses, une mesa, une butte au sommet plat appelé Cydonia.

Bien sûr tous ne pas convaincus, la vérité ne s'impose jamais à tous.

D'autres détails troublèrent les esprits avides de découvrir une preuve de vie martienne. Il suffit d'une forme, d'un détail, d'une ombre... le rasoir d'Ockham est toujours utile, l'explication la plus simple est la bonne.

L'abominable homme de mars !

La petite sirène de Mars

 

La cuillère et le rat

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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