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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 08:09

Sønnen - Gallimard Série noire - traduit du norvégien par Hélène Hervieu

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.

La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...
La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 08:03

Sam Sheridan, Christ Pine... – TNT – 2019 – 6 épisodes

1965. Sparks dans le Nevada. Il est l'heure d'aller à l'école, et la tenue de Pat doit être impeccable. La jeune fille n'écoute pas sa mère qui lui affirme qu'elle est exceptionnelle, elle ne veut pas l'être et ne rêve que d'une vie banale.

Les cours commencent invariablement par le salut au drapeau et la référence à Dieu. La leçon du jour porte sur la révolution industrielle, un sujet qui ne passionne pas l'auditoire.

À midi Mary-lou voudrait s'asseoir à sa table, elle est nouvelle, mais ses ''copines'' lui font remarquer que c'est la table des nègres et qu'elle doit s'installer ailleurs, même si Pat a les yeux verts. Elle en a l'habitude, comme des conflits avec ses copines, pour un garçon, comme de voir cet homme qui l'observe de sa voiture.

Jay Singletary est journaliste, mais L'Examiner n'est pas une grosse publication comme celle qui l'employait autrefois, loin de là. Il fait dans les scandales en tous genres et demande à son employeur un sujet d'article, n'importe quoi. Pourquoi pas cette histoire de meurtre, une femme, Janice Brewter, mise en morceaux par son meurtrier.

Pat rentre un peu tard, mais ce n'est pas la première fois et sa mère se doute qu'elle a trainé avec ce Lewis Ferguson qui prétend l'aimer, comme le ferait n'importe quel garçon. Elle en profite pour parler de cet homme blanc qui l'observe sans jamais s'approcher. La nuit venue la jeune femme s'introduit dans la chambre maternelle et fouille dans une boite, elle y trouve des articles de journaux et un certificat de naissance.

Le sien mais avec un nom qu'elle ne connaît pas : Fauna Hodel, née à San Francisco le 1er Août 1949 d'une mère blanche et d'un père noir et pas l'inverse comme elle le croyait jusqu'alors.

Le lendemain matin elle interroge sa ''mère'' sur cette Fauna. En colère contre cette intrusion Jimmie Lee fini par lui raconter les circonstances de sa naissance, de son adoption. Ce ne seront pas des raisons pour être en retard à l'école.

Jay ne peut pas entrer dans l'Hôpital des sœurs de la Miséricorde, son accréditation est insuffisante, il doit biaiser, se déguiser en brancardier pour entrer dans l'établissement, le hasard étant malicieux c'est celui où travaille Fauna, elle y fait le ménage. Celle-ci se dit que dans les dossiers de l'établissement, quelque part, il doit y avoir quelque chose sur elle, il lui suffit de le chercher, et de le trouver.

Jay lui est en quête du cadavre de Janice, du puzzle faudrait-il dire. Même pour lui cette vision est un choc. Et quand quelqu'un approche il ne trouve rien de mieux que se cacher dans un tiroir de la morgue. Il est au bon endroit pour entendre ce qui se dit. Jusqu'à ce qu'il se fasse surprendre, et tabasser par un policier coutumier du fait.

Pat/Fauna a trouvé le numéro de son grand-père dans le dossier conservé à l'hôpital, elle l'appelle. Celui-ci n'est pas étonné, au contraire. Sitôt a-t-elle raccroché qu'elle voit arrivé une nonne et craint de se faire engueuler, mais non, la sœur est triste, dit-elle, de devoir lui annoncer que sa mère, Jimmie Lee a été rappelée, bref, elle est morte.

Mais c'était une fausse nouvelle, pour la faire revenir à la maison. Plus d'hésitation pour Fauna, elle veut partir pour Los Angeles, rencontrer sa ''vraie'' famille, en savoir plus. Mais cette connaissance risque de n'apporter que des regrets. Une fois que l'on sait il est trop tard pour faire comme si l'on ignorait et retrouver une espèce d'ignorance originelle et rassurante.

En 1949 Jay écrivit un article sur George Hodel et Jimmie Lee l'appelle pour lui conseiller de reprendre son enquête. Fauna elle est arrivé à Los Angeles mais elle ne parvient plus à joindre son grand-père, ses messages ne semblent pas transmis, en désespoir elle appelle celle qui pourrait être l'épouse de son aïeul et est fort surprise quand sa correspondante lui affirme que cet homme est très très dangereux.

Jay voudrait reprendre son enquête mais le docteur a déjà été acquitté, sans élément nouveau c'est aller à la catastrophe et le journal qui le soutiendrait n'en sortirait pas intact.

L'affaire du Dahlia Noir fit beaucoup parler d'elle dans les années 50, Elizabeth Short fut en effet tuée et démembrée sans que son meurtrier fusse jamais retrouvé. Le docteur Hodel fut soupçonné, en 2009 son propre fils, enquêteur, le dénonça non seulement comme le tueur d’Elizabeth mais aussi comme un tueur en série ayant commis nombre de crime au fil des années sans jamais être inquiété. Le docteur Hodel, dans la réalité, mourut en1999 sans avoir connu la prison. Il fut par ailleurs un ami du photographe Man Ray qui l'immortalisa pour la postérité. Certaines œuvres de l'artiste pourraient faire penser à des actes du tueur...

Le spécialiste français des tueurs en série Christophe Bourgoin propose un autre nom...

Cette série reprend cette histoire à travers le prisme de l'histoire, vraie, de Fauna Hodel, en ce sens elle est intéressante bien que présentant, à mon sens, quelques défauts de constructions et interprétations. Mais sur 6 épisodes cela importe peu.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 08:00

Guillaume Musso - 2016 – XO EDITIONS

Raphaël Barthélemy est écrivain, son succès est suffisant pour lui permettre d'en vivre, et c'est une rareté dans ce métier. Peut-être est-ce pour cela qu'il est si curieux et veut absolument savoir ce que lui cache sa fiancée, celle avec laquelle il va se marier et dont il a appris si peu de choses depuis qu'il l'a rencontré à l'hôpital alors qu'il y conduisait son fils et qu'elle y était interne.

Anna était réticente mais finalement s'était rendue aux raisons de son futur époux, n'était-il pas l'homme avec lequel elle allait passer le rester de sa vie ? Comment faire pour cacher un si gros secret, surtout que celui-ci pouvait à tout moment ressurgir.

'' M'aimerais-tu même si javais commis le pire ? '' lui demande-t-elle avant de lui montrer une photo en continuant '' C'est moi qui ai fait ça ! ''Raphaël voulait savoir mais dès qu'il découvre ce qu'il y a sur le cliché il prend peur et s'enfuit, laissant sa future femme seule et désespérée, elle qui espérait avoir trouvé l'homme qui lui fallait, qui pourrait la comprendre le découvre craintif et timoré.

Mais l'écrivain après quelques temps de réflexion revient sur ses pas, pour découvrir que Anna a disparu. Heureusement Raphaël ne va pas céder à la facilité en appelant la police, l'image est assez horrible pour qu'il veuille préserver sa fiancée, d'autant qu'il a parmi ses voisins un policier, ancien de la BRB, récemment retraité mais ayant toujours des amis dans la police et l'envie d'aider ce voisin qu'il apprécie beaucoup. Pas de problème pour donner un coup de main à cet écrivain qu'il connaît bien et qu'il a aidé plusieurs fois en relisant ses polars (mais pas celui-ci visiblement).

Rapidement Raphaël va apprendre qui était véritablement sa future épouse et qui étaient les personnes sur la photo. Une ancienne histoire de rapts qui s'était très mal terminée. Mais pas pour tout ses protagonistes contrairement à ce que les apparences pouvaient laisser penser.

Barthélemy est intelligent, il va rapidement trouver une piste, puis profiter des circonstances pour découvrir des images prises, opportunément, par le téléphone portable du gardien d'un entrepôt où Anna était retenue, puis découvrir l'origine de ce nom avant de trouver le véritable puis de penser que la piste ne peut se limiter à la France. Autant se partager le travail avec Marc.

Ce n'est pas pour rien que ce roman évoque Brooklyn, Anna en vient, en passant par Harlem, bien que portant alors un autre prénom, c'est là que se trouve la solution.

Faudra-t-il longtemps pour que notre écrivain comprenne les raisons de ce qui s'est passé, quelles autres morts sont en lien avec le retour de la jeune fille officiellement dans le monde des vivants.

Quand à la fin je ne vous en dis rien, ce serait gâcher votre plaisir bien qu'il ne faille pas longtemps pour y arriver tant l'action est simple, les raccourcis nombreux et le style linéaire malgré la volonté de ''faire vrai'' en donnant quelques détails de ci, de là. Vous avez compris que j'ai trouvé moyen ce roman alors que d'autres du même auteur m'avaient paru meilleurs.

Faites-vous votre idée.

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 08:00

Skuggasund (2013) - Arnaldur Indridason – Éditions Métaillié (2018) – Traduction par Éric Boury

Après les deux premiers volets de la Trilogie des Ombres, voici un bref aperçu du dernier.

C'est une bonne chose d'avoir des voisines attentives, ainsi celle de Stephan Thordarson qui s'inquiète de ne pas l'avoir vu depuis plusieurs jours. Ayant fait appel à la police celle-ci envoie des hommes qui doivent faire appel à un serrurier, tout ça pour découvrir le vieil homme dans son lit, mort, apparemment dans son sommeil. L'autopsie prouvera le contraire, sinon comment des fibres d'un coussin auraient elles abouties dans la gorge du vieillard ?

L'ancien inspecteur Konrad s'ennuie depuis qu'il est à la retraite, il accepte donc avec plaisir la proposition du commissaire d'aller faire un tour sur les lieux. Faisant le tour des lieux, la routine, il découvre dans un tiroir des coupures de presses relatives à la découverte d'une couturière en 1944 sous un tas de cartons dans un quartier mal famé de l'époque, le Passage des Ombres, une ruelle à proximité du Théâtre National. Le pays à l'époque des occupé par des troupes étrangères, étasuniennes, anglaises, canadiennes dont les soldats fréquentaient les bars du coin en quête d'alcool et de rencontres tarifées dans ces lieux où aboutissaient ceux qui ne savaient plus où aller.

Konrad connait bien le quartier des Ombres pour y avoir grandi sous la férule d'un père brutal et gagnant sa vie en se faisant passer pour un spirite pouvant mettre en relation des vivants éplorés et leurs défunts.

L'enquête avait été conduite par un duo, les inspecteurs Flovent et Thorson, le premier était islandais, l'autre, un canadien fils d'émigrés, un ''islandais de l'Ouest'' comme on disait en ce temps là. Ces deux hommes sont plus différents qu'il y paraît, celui qui vient d'ailleurs peut montrer à l'autre les changements à venir comme son partenaire peut lui expliquer d'où il vient. Le passé n'est pas à rejeter mais tenter de s'y enfermer revient à nier le temps, autant dire que c'est impossible, le présent va s'imposer, transformer et détruire.

Konrad enquête et se souvient, il incarne tout à fait ce conflit temporel, en 1944 ses confrères n'avaient pu trouver l'assassin de la jeune femme, ils manquaient trop de moyens pour cela. Le quartier des Ombres portait bien son nom mais celles-ci semblaient n'attendre que d'être révélées pour disparaître, ombres dont personne n'est exempt.

Indridason tricote les époques pour dessiner des motifs qui bien que venant de temps différents se superposent trop bien. Les apparences changent, pas le fond des choses ni des âmes. L'auteur regarde son pays, dessine avec quelques détails l'environnement, les circonstances, les caractères, alternant sans le préciser le passé et le présent, prouvant, une fois de plus, sa maîtrise dans l'art de construire une histoire, de nous y attirer en nous ôtant sans que nous nous en rendions compte l'envie d'en sortir avant d'avoir lu la dernière page, le dernier mot.

Une trilogie qui se conclut en beauté, façon de parler bien sûr !

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 08:00

2017 – Éditions métailié – traduit par Éric Boury

Bien que constituant le second tome de la Trilogie des ombres, ce roman peut être lu par qui ne connaît pas le premier, même si nous retrouvons les mêmes personnages dans le cadre de l'occupation étasunienne en Islande au cours du second conflit mondial et une population soumise aux mêmes impératifs, spectatrice souvent d'un affrontement qui ne dit pas son nom.

Elle est jeune, jolie, et elle attend son fiancé dans une petite fille du nord de la Finlande avant de rentrer en Islande sur un paquebot avant de fuir la guerre. Le fiancé n'arrive pas, de là à imaginer qu'un sort funeste lui est promis il n'y a qu'un pas, qu'il ait été enlevé par les nazis est l'explication la plus probable, et qu'il ait été dénoncé la raison pour cela la plus logique.

Un homme est retrouvé mort, noyé, un autre est tué près d'un bar que les militaires fréquentent alors qu'une jeune femme qui y passait du temps, appréciant la compagnie des soldats, a disparu. Flovent et Thorson sont fidèles au poste, le premier est islandais, le second, aussi, mais canadien de nationalité après l'immigation, j'ai failli dire : la fuite, de ses géniteurs. L'un s'occupe du noyé, l'autre de la victime du bar. Depuis l'affaire précédente ils se complètent davantage et ensemble vont mener l'enquête dans un Reykjavik représentatif de l'obscurité qui recouvre le monde, ambiance parfaite pour que s'expriment les désirs et bassesses humaines. Il n'en manque pas !

Les troupes américaines se présentent comme protectrices mais se soucient peu des gens au point que certains, voyant la réalité qu'ils présentent, se disent que celles des autres, des ennemis, des nazis, pourraient ne pas être pire. Les soldats ne sont pas des héros mais des hommes profitant de la situation. Indridasson a fouillé son sujet, étudié l'histoire de son pays et révèle que si les hommes sont parfois pires il en est peu de bons.

Karolina peut-être, la femme de l'ombre, celle qui attend, tragique et sublime puisque sachant que ce sera en vain.

Indridasson raconte, présente, dissèque devrais-je dire mais impossible de se boucher le nez, au contraire, il faut avancer, regarder, en voir plus, en savoir trop, et n'être, au final, pas si étonné que ça de l'image de l'humain qu'il nous présente.

Froidement !

Islande oblige.

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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 11:00

Þýska húsið 2015 - Éditions Metaillié 2017 – traduit de l'islandais par Éric Boury

Le Sudin contourna frégates et torpilleurs avant d'accoster au port de Reykjavik. Eyvindur avait bien écoulé cirage et vernis dont il était commercial, cette fois déçu du peu de commandes enregistrées. Pour l'instant c'était son épouse qu'il voulait retrouver : Vera. Mais elle est absente, il devra attendre pour s'excuser des mots qu'il lui lança avant de partir. Attendre longtemps puisqu'elle était partie avec ses affaires.

Le cadavre est sur le sol, une balle dans la tête laisse peu de chance. Flovent examine les lieux mais il semble qu'il s'agisse d'une exécution, le tueur attendait sa victime, a tiré par derrière, la balle est ressortie par l’œil. L'inspecteur avait peu d'expérience des assassinats malgré un stage fait à Scotland Yard. Ce qui l'étonna le plus était que le tueur ait dessiné quelque chose sur le front de sa victime avec son sang.

Quand au mort il s'appelait Felix Lunden et c'est Olafia, sa logeuse, qui avait trouvé sa dépouille en venant réclamer le loyer. Elle avait l'habitude de toucher son argent à date fixe et s'était étonnée, avant de comprendre que Felix avait une bonne raison d'avoir manqué son versement. Il était représentant quand à savoir s'il fréquentait les soldats d'occupation c'était impossible à dire pour les voisins. Flovent reconnaissait la balle, elle venait d'un Colt 45, l'arme des soldats étasuniens, de là à penser qu'un militaire l'avait tué... il faut dire qu'en cette année 1941 les militaires envoyés par Washington sont nombreux pour empêcher que s'approchent trop les nazis, et occuper le pays par la même occasion.

Au moins la cause de la mort est-elle facile à préciser, une balle dans la tête ne passe pas inaperçue. Peut-être est-il le fils de Rudolf Lunden un médecin qui frayait avec les sympathisants nazis avant la guerre. D'après le légiste le gribouillis sur le font est une tentative de dessin au moment ou débarque Thorson, un islandais d’Amérique venu aider pour l'enquête. Pour Baldur, le légiste, pas de doute, le dessin est une croix gammée. Ce qui pouvait coller avec la découverte d'une capsule de cyanure trouvée dans une valise de Lunden.

Un problème se présente pourtant, Olafia, la logeuse qui a trouvé le corps ne reconnaît pas son locataire ! Conclusion, Felix pourrait être l’assassin. Au moins les parents de Felix seront-ils rassurés d'apprendre que leur fils n'est pas la victime. Quoi qu'il en soit le père n'est pas coopératif et ne semble pas porter les islandais dans son cœur. Une piste à creuser !

Les services de contre-espionnages us et britannique se partageaient une ancienne léproserie, histoire de faire semblant de s'entendre tout en s'observant sans discrétion.

Thorson et Flovent enquêtent, réinterrogent le père, puis le beau-frère, directeur d'école, Ébeneser, qui affirme ne rien savoir, ne plus avoir de lien avec l'ancien parti nationaliste ni n'avoir revu son parent depuis un bon mois. Dont doute les policiers, mais autant laisser passer, pour le moment, ils savent que leur deuxième visite sera plus profitable, le temps qu'Ébeneser mijote.

La rumeur est venu aux oreilles de l'américain qu'une importante réunion pourrait se tenir en Islande, avec Winston Churchill, le pays étant la plus importante base américaine en Europe, bien qu'un peu loin du terrain. Y aurait-il un lien entre la disparition de l'un, la venue, supposée, de l'autre ?

Entre temps le mort est identifié, il s'agit de Eyvindur Ragnarsson, un représentant rentré avec le Sudin et que son employeur soupçonnait d'avoir détourné sa recette. Preuve était faite qu'il n'en était rien. Flovent peut perquisitionner la résidence du mort, réaliser qu'il n'y reste plus trace de sa compagne. D'intéressant il n'y trouva qu'une enveloppe portant l'inscription Industrial Chemical Prophylactic Product et la confirmation que Vera appréciait beaucoup la compagnie des militaires et était parti discrètement, une nuit, avec un soldat. Aurait-elle demandé à un de ses ''amis'' d'éliminer son ex ?

Indridasson place son enquête dans l'Islande de 1941, période sombre et lieu de rencontres et de confrontations secrètes, chaque camp essaie d'y placer ses pions. Premier volet d'une trilogie des ombres dont les suivants ne devraient pas tarder. L'auteur utilise l'époque pour démontrer que l'esprit humain ne s'est pas amélioré depuis. Loin de là !

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 08:00

Michel Bussi – Pocket 15758 – 2013  

La Réunion.

15 h 01 Liane Bellion rejoint leur chambre d'hôtel, elle en informe simplement son mari et leur fille. Le barman la regarde, il faut dire qu'elle est la plus belle fille de l’hôtel Alamanda.

15 h 04 Elle entre dans la chambre non sans avoir marché sur le sol tout juste lavé du couloir.

16h 02 Martial, l'époux de Liane va voir ce qu'elle fait. À 16 h 06 il se fait ouvrir la porte, c'est son épouse qui a la clé et elle ne répond pas. Or la chambre est vide mais des vêtements sont dispersés, un vase est renversé, un décor pouvant laisser penser à une scène de ménage. Surtout les taches rouge sur le drap !

Aja Purvi est capitaine, c'est elle qui se rend à l’hôtel Alamanda, c'est Martial qui a insisté pour que l'on prévienne la gendarmerie. Pour elle la belle touriste est partie s'amuser, elle changera d'avis quand son collègue lui parlera du sang. Et puis en interrogeant la femme de ménage elle apprendra qu'il rejoignit sa chambre plus tôt qu'il l'avait dit, et qu'il avait emprunté un grand chariot à linge, le genre pouvant contenir un corps, surtout petit comme celui de Liane.

Les Jourdain sont un couple que les Bellion ont rencontré sur place comme cela arrive souvent. Sofa, diminutif de Josapha, s'étonne que sa maman ne soit pas là, que leur chambre soit inaccessible, mais son père ne peut pas lui dire que c'est à cause des empreintes.

Aja convoque Martial, le met au courant de ce qu'elle a appris à propos du chariot, plusieurs témoins l'ont vu, mais Martial nie, ou ne se rappelle plus. La policière peut être sûre d'elle, tout montre que c'est le touriste qui ment. Finalement il reconnaît les faits, et donne son ADN, en révélant en ôtant son t-shirt une estafilade sur son torse.

Pour les gendarmes l'affaire est simple, Martial et son épouse se sont disputés, il la tue, par accident.

Sofa est petite mais sait voir, entendre, comprendre, elle sait que son père peut être bizarre, surtout depuis que maman est partie.

Et un autre corps, celui de Rodin, un pauvre du coin, est découvert, peut-être quelqu'un qui en aurait trop vu. Aja peut constater que le sang est bien celui de la disparue, il y en avait aussi sur le couteau retrouvé planté dans le corps de Rodin.

Martial n'a plus qu'une solution, il sait que l'étau se resserre alors il fuit avec Sofa dans sa voiture de location, et, contrairement aux attentes et espérances policiers, il parvient à déjouer la traque dont il sait être l'objet. Il gare la voiture à sa place, chez le loueur, c'est tellement évident que personne la trouvera, ensuite il cherche une maison vide, genre RBNB, et la trouve. Par chance il n'y a personne, ça leur permet de pouvoir se reposer.

Ils regardent la télé, doucement pour passer inaperçus, et Sofa apprend les nouvelles, son père a-t-il tué sa maman ?

L'enquête se poursuit pour retracer le parcours du couple, la capitaine Purvi apprend que Liane était allé se plaindre à la police.

Mais la protection de la maison est temporaire, il faut partir, et au passage Sofa trouve le corps de la propriétaire. Penser que son père est l'assassin est logique. Mais Martial a-t-il le choix ?

En fouillant la vie du métropolitain la gendarmerie découvre qu'il eut un autre enfant, qui mourut noyé, sur une plage de la Réunion.

Le fuyard est imaginatif, il coupe les cheveux de sa fille pour qu'elle passe pour un garçon, ainsi elle peut aller faire les courses.

Les grands moyens sont utilisés, les hélicoptères sillonnent le ciel, observent, cherchent, et la première épouse de Bellion affirme qu'il est incapable de faire du mal à une mouche. Pour un homme soupçonné de trois meurtres ça surprend.

Mais Purvi s'interroge, et si elle avait prit le problème à l'envers ?

La gendarmerie se rapproche, Martial est à portée de fusil, il porte Sofa pour aller plus vite mais les gendarmes se rapprochent. Il doit escalader le volcan et redescendre de l'autre côté.

Liane... Allons, vous me connaissez, je ne vais pas vous révéler la fin, ce serait inutilement cruel. Michel Bussi sait tisser son piège, y faire promener ses personnages et balader ses lecteurs. Un voyage dépaysant sur l'île de la Réunion, j'ai presque l'impression d'y avoir fait un tour. Presque !

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 08:00

The Lucifer Principle (1995) – Howard Bloom – 2001 – Le Jardin des Livres – Traduit de l'américain par Aude Flouriot

Dans ce livre Bloom présente l'ensemble des règles naturelles tissant une toile aussi effrayante qu'épouvantable, l'ensemble des pulsions dont la Nature nous a doté. Ce que nous appelons le mal, pour pousser le monde humain vers des niveaux d'organisation supérieurs. La Nature est sans pitié pour ses pions, seuls ses projets importent, nos qualités produisent le pire. Notre dévotion pour le bien produit les plus infâmes atrocités, nos idéaux sont des excuses pour haïr. Le mal porte un masque d'altruisme.

Dans l'antiquité romaine Marcion affirma que le mal était la volonté divine mais qu'il était une conséquence, une composante de la création. La haine, la violence, l'agression et la guerre sont les éléments d'un plan évolutionniste.

Le mal est partie intégrante de notre structure biologique, c'est le péché originel proposé par saint Paul. La culture, la civilisation et les émotions animant la bête sociale génèrent une sociologie dépassant les limites des concepts déjà en place. La Nature ne veut pas nous sauvez de nous même et l'ennemi est en nous parce qu'elle l'y a placé pour une raison que nous devons comprendre pour la déjouer.

De fait Lucifer est l'alter ego de Mère Nature. L'évolution concerne les individus mais aussi les groupes, et plus encore, les superorganismes, entités rassemblant nombre d'individus autour d'un attracteur central. Bloom est un défenseur de la mémétique, comme Richard Dawkins. Le mème étant un élément socio-culturel mais à l'instar d'un être vivant cherchant à se multiplier, à envahir de nouveaux esprits, il se transmettrait par l'imitation. C'est un noyau d'idées autoréplicant devenant un ciment civilisationnel donnent à une culture sa forme distinctive, générant des êtres intolérants ou ouverts à la diversité.

Alors que le gène fut longtemps le réplicateur dominant, le mème est son successeur, plus efficace, plus rapide, n'étant pas limité par des contraintes biologiques mais transcendant les limites cultuelles. Les superorganismes sont capables des pires atrocités pour préserver leur place dans la hiérarchie, et surtout à massacrer les autres groupes pour éprouver leur domination. Le groupe se structure pour assurer sa survie, celle de ses représentants, tant que ceux-ci obéissent aux loi, qu'il y en ait dix ou davantage.

Pourtant l'individu lui-même n'est pas important, loin de là, il peut être remplacé par un autre, presque identique, il ne manque pas d'éléments utilisables. Les mâles étant bien moins nécessaires que les femelles, pour assurer la reproduction du groupe celles-ci sont plus importantes sans qu

L'histoire regorge d'exemples où la cruauté fut utilisée pour assurer la suprématie d'un superorganisme face aux éléments d'un autre, car eux aussi s'affrontent, sont en compétition, pour survivre, pour évoluer, pour obéir à la règle de la vie de toujours avancer. Quelques millions de morts n'ont pas d'importance. La guerre semble partie intégrante de la vie, depuis les fourmis jusqu'à l'homo sapiens. Que celui-ci soit plus complexe ne veut pas dire qu'il est plus intelligent, la preuve ! Tuer fait partie de nous, une pulsion présente dans les formes archaïques de notre cerveau.

Depuis le big bang puis l'apparition la plus primitive de la vie celle-ci n'a pas cessé de progresser, jusqu'à nous créer comme un emballage pour la transporter et la transmettre. Les gènes construisaient un organisme, les mèmes façonnent une culture, une forme de vie plus complexe.

Dans son livre Bloom essaie de voir les agissements de la Nature mais en gardant un regard ''humain'' séparant le bien du mal, comme si pour Elle cela signifiait quelque chose. Même Lucifer sous entend l'existence d'un dieu qui serait bon. Bloom lui-même semble le héraut d'un mème, mais qui ne l'est pas.

Il survole l'histoire humaine, dénonce les atrocités commises sur tous les continents par notre espèce comme si la destruction n'était qu'un moyen pour la vie de mélanger ses cartes pour les redistribuer. Inutile de nous demander pourquoi, dans quel but, les réponses que nous apporterions seraient fantasmées.

Dans des textes postérieurs Howard Bloom poursuit son questionnement, peut-être aurais-je l'occasion de les lire et de vous en parler.


 

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 08:00

Bernard Minier – 2017 – XO

Norvège. Le train traverse la nuit et le froid norvégien, il s'arrête à chaque gare entre Oslo et Bergen. Kirsten Nigaard est tranquille, jusqu'à ce qu'une femme vienne s'asseoir en face d'elle et entame la conversation avant de se montrer indiscrète puis envahissante, apprendre que la jeune femme est policière excite sa curiosité, pas question pour Kirsten de lui dire qu'elle se rend à Bergen pour enquêter sur un meurtre commis dans une église.

Un collègue vient l'attendre, pas question de perdre du temps aussi demande-t-elle à se rendre immédiatement sur les lieux bien que le corps soit à la morgue. Par un film elle sait que la femme était couchée sur l'autel, arc boutée, la tête pendante, la langue tirée, une tête aux os fracturés, comme la cage thoracique, le crane avait subi le même sort, avec un encensoir. Elle s'appelait Inger Paulser et travaillait sur une plateforme pétrolière. En soi le crime pourrait n'être qu'une affaire de plus, aussi sordide que beaucoup d'autres s'il n'y avait eu dans la poche de la victime un papier sur lequel était écrit : Kirsten Nigaard.

Pour se rendre sur une plateforme l'hélicoptère est le meilleur moyen, malgré le vent et les risques il faut aller vite. Malgré l'hostilité du capitaine Nigaard commence son enquête par la visite des chambres des hommes absents au moment du crime. Dans l'une les enquêteurs découvrent un slip taché de sang, une bonne raison pour interroger le locataire de la chambre, lequel ne semble pas vouloir être coopératif. Finalement arrêté il prétend s'être enfui parce qu'il trafiquait du shit et que la culotte était un ''souvenir'' de sa petite amie. Cette arrestation n'empêche pas de poursuivre les inspections, pour découvrir dans une autre cabine une enveloppe recelant des photographies, sur la première on voyait un enfant blond sur fond de montagnes, d'un lac, d'un village... sur les autres c'était un homme, sur un tirage il entrait dans un bâtiment sur lequel était écrit, en gros ''Hôtel de Police''. Au dos de la première photo un prénom était écrit Gustav, visiblement c'était l'écriture qui avait rédigé son nom à elle.

En France, à Toulouse, Martin Servaz enquête sur des agressions de femmes, un homme est suspect et avec son partenaire il se rend chez lui pour l'interroger. Un détail le fait tiquer, pour une autre affaire qui amène l'homme à s'échapper pour après une course poursuite celui-ci se retrouve sur un wagon alors qu'il pleut, la caténaire est proche, Servaz plus encore, il se retourne, tire, et alors qu'un arc électrique le foudroie la balle atteint le policer en plein cœur.

Et pourtant ni l'un ni l'autre ne vont mourir. Le criminel va se retrouver en centre de grands brûlés et le policier dans le coma, s'en sortant de justesse. Ce qui est normal, c'est le héros ! De son voyage il va revenir différent, ayant vu, ayant aperçu, ayant, pense-t-il, compris...

Deux mois vont se passer avant que la policière norvégienne arrive, qu'ils se retrouvent à enquêter sur ce Gustav puis sur un vieil ennemi de Servaz : Julian Hirtmann, tueur en série aussi intelligent que machiavélique qui passait pour mort. Mais non, il était sur la plateforme pétrolière, dans l'entourage de Martin pour le photographier, toujours là, proche, tissant sa toile avec un but unique.

Que veut-il, qui est réellement Gustav ? Servaz va connaître les pires tourments, affronter doutes et trahisons, faire face à la mort, à la vie, à...

Bernard Minier nous entraîne sur les sentiers glacés de la perversion mais comment ne pas mettre nos pas dans ceux de ses héros pour savoir ce qu'ils cachent, quelles ombres les manipulent. Le pire n'est jamais loin, mais tant qu'il suffit de fermer un livre pour le repousser il n'est pas à craindre.

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 14:49

Scénario : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau - Dessin : Stevan Subic

Couleur : Scarlett Smulkowski - Couverture : Nicolas Siner

DELCOURT

Londres septembre 1899.

Un homme se présente dans une fumerie, ''il faut qu'il fume, vite !'' dit-il, mais c'est trop tard, Jekyll est réveillé, et il n'est pas content.

Pour l'arrêter la police ne suffira pas, l'armée est nécessaire.

Au même moment dans un casino du quartier de Mayfair. Gibbs vient de gagner une forte somme au poker à Salisbury. Autour de la table les gens regardent alors qu'à côté deux hommes attendent la venue de Holmes. À son arrivée il veut bien prendre la place de Lord Salisbury. Autour de la table il reconnaît Spencer Churchill, Lord Grey, défenseur du tabac et souhaitant faire interdire la cocaïne qu'il prétend plus nocive. Holmes n'est pas de cet avis.

Jekyll a fracassé la paroi, il débouche dans la rue où l'attend l'armée qui ouvre le feu.

Holmes relance de 500 livres, l'honorable Gibbs, par la voie de la jeune femme qui l'accompagne, suit, puis le premier joue son tapis, Gibbs en fait autant. Holmes abat un carré de rois ! À la surprise de tous Gibbs s'abat sur la table, révélant sa nature d'automate alors que sa ''nurse'' prend le large, sort une arme, va pour tirer pour s'échapper quand une balle l'arrête.

Le plus intéressant est d'examiner la machine, Holmes s'interroge.

Le chirurgien fait tomber une septième balle dans un bac, la dernière de celles qui aient frappée Jekyll. Qu'il ne soit pas mort est déjà extraordinaire, mais malgré son état il convient de l'installer dans une cellule pour forcené, on ne sait jamais.

La preuve !

Holmes et Watson se rendent Pall Mall Street, au club Diogène, crée par Mycroft à l'intention des misanthropes. Le frère de Holmes pourrait apporter des preuves aux déductions du détective. S'est joint à eux Mr Churchill. Des discussions il apparaît que les pièces de l'automate viennent des usines Nobel.

C'était pour surveiller la veuve de l'inventeur de la dynamite que Mycroft assistait à une représentation de Don Giovanni. Mme Nobel, une jeune chinoise, est l'héritière de l'empire de son mari, y compris son entreprise d'armement, elle est de passage à Londres pour y rencontrer des investisseurs. Holmes pense que l'industriel suédois a été assassiné en 1896 en Italie bien que la police transalpine n'ait rien découvert.

Le lendemain Un notaire se présente Baker Street. Maître Utterson est inquiet à propos d'un de ses clients, le docteur Jekyll qu'il pense victime d'un chantage et porté disparu depuis deux jours.

coïncidence, ou non, mais le docteur a, lui aussi, décidé de changer le contenu de son testament. Il précise qu'en cas d'absence dépassant les trois mois ses biens deviendraient ceux de Henry Jekyll.

Par curiosité, et soucieux de la santé de son ami, Utterson en surveilla la maison et nota un fait étrange.

Le rencontrant finalement le lendemain Jekyll lui confia avoir passé la nuit avec Hyde puis le pria de quitter sa demeure.

Il ne devait plus le revoir.

L'évidence s'impose pour Holmes qu'il doit visiter la demeure de Jekyll.

Ce qu'ils font, jusqu'à ce que trois malandrins les assaille violemment afin de s'emparer de quelque chose, qu'ils savaient où chercher.

Puis s'échappent en grimpant à bord d'un ballon dirigeable avec le coffre qu'ils viennent de voler.

Holmes fait mine de retourner dans le laboratoire, il s'arrête, saisi par une évidence qui l'amène à se retourner pour partir, laissant derrière lui ses compagnons auxquels ils ne donnent pas d'explication.

Rendez-vous est pris pour le soir même à la taverne de Steam, 22 h.

Puisque de Steam il est question il convient de préciser que le steampunk est un genre à la frontière du fantastique, de la fantasy et de la science fiction qui voit une fin du 19ème siècle mécanisé, on le voit dans cette histoire avec la rencontre de Holmes et des robots, qu'il y ait en plus l'irruption du docteur Jekyll et de son alter ego est un plus, s'y adjoint un personnage qui n'est pas apparu au moment où j'interromps ma relation de cette bédé mais le titre est assez explicite pour que je ne vous en dise pas davantage. Il faudrait un article spécifique pour définir ce genre, inutile pour vous pourrez satisfaire votre curiosité ici.

J'ai beaucoup cette histoire, ses personnages, son graphisme, son scénario... bref, tout. Ce qui est assez rare et explique le peu de bédés qui apparaissent dans ce blog. Probablement par manque de curiosité, et de temps.

Peut-être vous parlerais-je de la suite, d'ici-là il importe que vous lisiez celle-ci.

Vous ne serez pas déçu, et si vous l'êtes allez vous plaindre à Mr Hyde !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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