Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 08:10

Franck Thilliez – 2005 – Pocket 12985

Août 1987 – Nord de la France

 

Elle met son tee-shirt sur le nez pour lutter contre l'odeur et les insectes qui envahissaient la pièce. Pour boire il lui faudrait quitter le lit, sortir de la chambre, aller jusqu'à la salle de bains. Elle a besoin de s'hydrater, d'uriner dans le lavabo, pas question de descendre. Elle serre contre elle sa peluche, un petit singe. Normal pour une fillette de 9 ans.

Des craquements indiquant que quelqu'un approche résonnent, elle se fait toute petite mais ne peut plus retenir sa vessie.

2001

Sylvain et Vigo s'introduisent chez Vignys Industries, entreprise dans laquelle Sylvain travaillait comme informaticien. Avec leurs bombes de peintures ils vont écrire ce qu'ils pensent. Pris par l'émotion alors qu'ils s'éloignent de la zone industrielle de Dunkerque à bord de leur 306 ils roulent de plus en plus vite.

Le choc est inévitable.

 

Mélodie a froid, faim, au fond de l'obscurité en compagnie de la Bête qui rode autour d'elle et parfois s'approche, un peu trop.

Pourquoi son père ne vient-il pas la chercher, elle veut lui dire, lui raconter tout ce qu'elle a subit. Du bruit, une voiture, papa ?

Résultat de recherche d'images pour "éoliennes"

La 306 s'arrête, il fait nuit, les éoliennes tournent, indifférentes aux minables affaires humaines. Vigo et Sylvain savent qu'ils ont heurté... quelque chose, quelqu'un ?

Un homme ! Ils cherchent le pouls, la respiration, rien. En revanche le sac de toile contient 2 millions d'€.

Et une espèce de poignard !

L'opportunité est trop belle, il suffit de faire disparaître le cadavre dans les marais de Saint-Omer. Ce n'est pas du bruit venant d'un hangar désaffecté qui va les contrarier. Quand à l'argent il suffit de prendre quelques précautions, et de faire confiance à l'autre.

Sylvain est mariée, un risque supplémentaire, une angoisse qui lui étreint les tripes. Mentir sera difficile, Nathalie croit qu'il jouait aux échecs avec son ami.

Résultat de recherche d'images pour "la chambre des morts film"

Lucie Henebelle est brigadier au commissariat central de Dunkerque, la journée est d'autant plus difficile que ses nuits sont blanchies par des jumelles dont elle est seule à s'occuper. Pour tuer le temps elle lit un livre de Pierre Leclair, Cinq profils. La psychologie criminelle l'a toujours intéressée. Le lieutenant Pierre Norman vient l'avertir qu'une sale affaire leur est tombé dessus. La fille du professeur Cunar, chirurgien traumatologiste, a été enlevée il y a 4 jours. Les parents ont essayé de payer la rançon, 2 millions d'Euros, le père est parti avec, et a disparu. Le corps de la fillette a été retrouvée à proximité du champ d'éoliennes de Grande-Synthe, dans un entrepôt. Une équipe va être constituée, Lucie y a sa place. Il faut aussi tenir compte de la plainte d'une entreprise dont les murs ont été tagués.

Difficile de passer des graffitis au crime d'une enfant, il le faut pourtant, Lucie est plus motivée par la seconde affaire, c'est l'occasion de montrer ce qu'elle vaut. Les techniciens de la ''scientifique'' ont fait quelques découvertes, des morceaux de phare, une paire de lunettes identifiée par l'épouse comme celles de Cunar. Pas de doute, celui-ci a été renversé, puis embarqué, les traces de sang le montrent !

 

L'enquête s'annonce difficile, une veille de Noël en plus ! Les empreintes relevées ne révèlent aucune crête papillaire, comme si le bout des doigts avait été brulés, de plus la victime avait été disposée de façon à paraître vivante, souriant à ceux qui arriveraient, trop tard. Lucie devine ce qui s'est passé, Cunar approche, le kidnappeur sent l'odeur de l'argent, et l'impensable survient, l'accident, Cunar se fait renverser, le chauffard s'arrête, descend, hésite peut-être à appeler les secours mais trouve l'argent, et l'emporte. Le ravisseur se venge sur une enfant qui n'aurait jamais pu le reconnaître à cause d'une maladie des yeux.

 

Les lectures de Lucie lui serviront quand elle affirmera qu'il fallut au tueur rester en compagnie de Mélodie pour lui maintenir la bouche dans la bonne position. Elle sera en revanche étonnée quand un poil de loup sera découvert dans la gorge de la fillette. C'est elle qui fera le rapprochement entre la tenue de la victime et une poupée de collection.

Le réveillon approche, juste avant qu'ils ne se séparent les policiers apprennent qu'une autre petite fille a disparu.

Lucie est intelligente et douée, ce rôle de profileur lui va si bien.

 

Rien ne va s'arranger, mais le lecteur s'en doute aussi n'est-il pas surpris quand...

Entrouvrir la porte de son âme à la Bête est risqué, imaginer pouvoir la refermer est illusoire.

 

Je découvre cet auteur né en Haute-Savoie (un signe!). L'intrigue ne se perd pas en circonvolutions trop improbables, les personnages sont assez pour être satisfait qu'ils appartiennent à la littérature, encore que le réel aime s'inspirer de la fiction qui sait s'il n'a pas déjà produit pire sans que nous le sachions. Le rythme est rapide, l'action prenante et le pire semble attendre à la page suivante.

Raison de plus pour la tourner.

 

J'ai moins aimé le passage sur les loups, dommage.

Photos tirés du film de Alfred Lot.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:26

Jung Kyung-a – Au diable vauvert - Traduit par Youn-Sill Kim et Stéphane Couralet – 2007 – 268 p

Femmes de réconfort

Après avoir ''utilisé'' des prostituées japonaises pour satisfaire les militaires nippons en poste en Corée les dirigeants de l'armée constatèrent que celles-ci s'usaient rapidement. Pour les remplacer ils choisirent donc des natives de ce pays mais aussi des victimes ''recrutées'' dans ceux qu'ils occupaient.

Au total ce sont environ 200 000 femmes qui subirent ce sort entre 1894 et 1945, même si le gouvernement de Tokyo préfère éviter le sujet, fuir sa culpabilité. Peu survécurent au traitement qui leur était infligé, et celles qui en revinrent étaient encore plus traumatisées que blessées, au point d'en avoir honte, de se cacher, jusqu'à ce qu'elles décident, au début des années 1990, suite à un premier témoignage publique, que la honte ne devait pas être de leur côté et manifestent régulièrement devant l'ambassade japonaise de Séoul. Elles devinrent les Halmuny.

 
Femmes de réconfort

Jung Kyung-a, décide pour sortir cette partie de l'Histoire de son pays du domaine des chercheurs et autres spécialistes de réaliser ce manhwa. Pour incarner cette réalité elle présente deux victimes, réelles ; la fille de colons hollandais née à Java et kidnappée là-bas (combien d'autres vinrent de Taïwan, des Philippines et d'ailleurs), une jeune Coréenne et un médecin chargé de surveiller l'état de santé de ces jeunes femmes. Pour les Japonais les autres peuples étaient inférieurs, dès lors les utiliser ne posait pas de problème, même s'il fallait changer régulièrement les éléments usagés. La rencontre de l'éducation très stricte des militaires et de la déshumanisation des esclaves sexuelles ne pouvait que déboucher sur les pires traitements infligés aux secondes par les premiers qui ainsi pouvaient se ''soulager'' de leurs angoisses et tensions. Ces femmes ne sont que des produits de consommation, interchangeables et remplaçables suivant les besoins, la demande précédait l'offre.

Un marché comme un autre, ou presque !

Femmes de réconfort

Les armées nippones se sont toujours illustrées par leurs exactions et leur brutalité envers les populations civiles au point que leurs supérieurs durent créer des lieux destinés au ''repos du soldat'', ceux-ci, nous l'avons vu, furent à l'origine de ces ''femmes de réconfort'', si mal nommées !

 

Vous l'avez deviné, le sujet de cette bédé ne prête pas à sourire mais évite, grâce à son graphisme non réaliste qui différencie bien victimes et bourreaux, et son scénario, le piège du spectaculaire racoleur, gagnant ainsi en force. Entre les chapitres l'auteur évoque les commentaires des amies à qui elle montrait son travail et ajoute photos et articles pour étayer son travail et l'ancrer dans la réalité.

 

En 2014 une exposition d'auteurs coréens au Festival international de la BD d’Angoulême sur la prostitution forcées de Coréennes pendant la seconde guerre mondiale suscita de vives réactions de l'ambassadeur du japon, Yoichi Suzuki. Preuve qu'il est difficile d'affronter son propre passé. Peut-être les nouvelles générations oseront-elles porter un autre regard sur leurs aïeux.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD Corée
commenter cet article
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 08:52

Yann Le Bohec

 

Nul n'ignore que Jules César fut un des meilleurs stratèges de l'Histoire et qu'il soumit de nombreux peuples, dont les Gaulois, nos ancêtres, dit-on. Raison de plus pour se pencher sur les qualités qui assurèrent son succès.

Né à Rome en 100 avant notre ère dans une famille modeste, mais illustre puisque censée descendre de Vénus. Il suit de bonnes études, parle latin et grec, ainsi il accède à une vaste littérature militaire. Il dut pourtant faire preuve de patience avant de recevoir un commandement qui satisfasse ses ambitions et mette en valeur ses qualités. Parmi celles-ci la pertinence du choix de ses aides, basée sur la compétence, pas sur les affinités politiques. D'abord Brutus, mais aussi Cicéron (frère) ou Labienus. Ses armées se partageaient en deux groupes, les légionnaires et les alliés. Les premiers étaient des professionnels, fantassins, utilisant casque et armure, glaive, bouclier et javelot. Répartis en légion de 5000 hommes subdivisées en 10 cohortes, 30 manipules et 60 centuries, les ''alliés'' étaient constitués de cavaliers, frondeurs et archers. La plupart des uns et des autres venaient de Gaule.

Au total, en comptant les troupes qui s'agrégèrent au fil du temps, César dispose d'environ 100000 hommes, combattants et personnels de services : artillerie, génie,r enseignement, logistique, transmissions et le train. JC connaissait l'importance du renseignement, il faisait interroger voyageurs et prisonniers, son armée était toujours précédée d'éclaireurs. Chaque soir ses hommes construisaient un camp en respectant la ''trilogie défensive''. Un fossé, un bourrelet de terre, puis une palissade. Une protection très efficace. La logistique n'était pas oubliée. Une armée aussi importante a des besoins variés, en matériaux, équipements, eau et vivres. César achetait du blé sur place pour éviter toute rupture de stocks, des marchants marseillais fournissaient ce qu'il fallait au fur et à mesure. Les transports ainsi sollicités mobilisaient 4000 bêtes parfaitement nourries et soignées. Celles-ci transportaient également les armes, les balistes par exemple, mues par des nerfs de bœuf et lançant pierres brutes, boulets, flèches ou javelots. Très précises elle pouvaient décapiter trois hommes alignés.

Le déplacement des troupes était parfait, la tactique en cohortes leur donnait une grande souplesse, elles se séparaient ou se regroupaient suivant les besoins. Le déroulement de la bataille était simple : enfoncer un coin entre une aile et le centre du dispositif ennemi ou envelopper une aile. Les romains maîtrisaient en outre l'art du siège comme tous les types de combats connus à leur époque. En ville, en montagne, de nuit...

 

Face aux légions romaines les Gaulois présentaient trop de mésententes pour résister. Combattants reconnus les celtes fournissaient des mercenaires aux Carthaginois et aux Grecs. De même les Belges qui avaient l'habitude des affrontements avec les germains. Malheureusement leur infanterie disposait d'un équipement médiocre. Sur mer en revanche les Vénètes du Morbihan avaient l'avantage grâce à leurs navires plats laissant passer sous leur coque les éperons des galères. Les Romains bénéficièrent d'un concours de circonstances, les bateaux furent encalminés pour cause de manque de vent et un centurion mit au point un fléau permettant de couper les cordages des navires assaillis.

Leurs fortifications en revanche, le murus gallicus, étaient admirées par César. Au combat pourtant ils manquaient de la cohésion des légionnaires ce qui donnait l'avantage à ceux-ci.

La stratégie de César est divisée en cinq phases :

En 58 il cherche un prétexte pour entamer les guerre et attaque les Helvètes puis les Germains. En 57-56 il attaque les Belges puis les peuples de l'Océan. En 55-53 il se rend dans l'île de Bretagne et en Germanie, réprime la révolte des Trévires puis celles des Éburons. Face à la guérilla que mène ces peuples les légionnaires tuent tout ce qui bouge et incendient ce qui ne bouge pas.

La quatrième phase commence en 52, cette fois les Gaulois ont un chef : Vercingétorix qui mène une guerre selon la stratégie de la terre brûlée, César doit reculer, mais le chef Gaulois change sa stratégie il veut coincer l'armée romaine entre un marteau et une enclume. Alésia doit jouer ce dernier rôle, l'armée attendue pour faire office de marteau ne viendra jamais. Il ne peut briser le siège romain et doit se rendre.

En 51 c'est l'ultime phase, la victoire est promise au général romain, les gaulois restant peuvent reprendre leurs combats fratricides, quelques-uns se replient dans Uxellodunum, ce sera leur dernier échec.

La romanité s'imposa aux traditions celtiques, notre langue est latine, notre droit est romain, notre littérature et nos art ont été formés à la renaissance, de Rome.

800 agglomérations furent détruits, il y eut entre 400 000 et 1 millions de morts, sans compter quelques centaines de milliers d'esclaves.

 

La gloire assise sur un monceau de cadavres défie le temps !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 08:16

Henri Vernes – Dino attanasio – 1963

 
Bob Morane contre la terreur verte

Le porte de la moustache est mal vu. Il faut dire que c'est le signe de ralliement des partisans de Gonzeles Gonzales, l'opposant principal au pouvoir du président Porfirio. Morane et ses amis, Clairembard et Ballantine, étant intervenus pour défendre un moustachu aux prises avec la police locale se retrouvent emmenés au poste où le commissaire, mécontent, les avertis qu'il ne leur donnera pas l'autorisation de partir en forêt en quête d'une mystérieuse cité Inca. Peu importe, se disent-ils, louons un avion. Dont acte ! Ils s'envolent donc, sans remarquer cet homme confiant un message à un pigeon voyageur... mais l'avion fait des siennes et les contraint à atterrir avant la destination prévue. Là ils font connaissance des Santikoimi, indiens amicaux avec lesquels ils s'entendent rapidement et qui acceptent de les guider jusqu'aux Montagnes d'Émeraude.

Tout se passait bien, trop, voilà qu'une autre tribu indienne les attaque, ils se replient, font face. Les indiens sont menaçants, jusqu'à ce qu'une sonnerie de clairon les fasse repartir. Le voyage peut continuer, du moins jusqu'à ce que les indiens faisant office de porteurs s'arrêtent devant une statue. Ils veulent bien attendre mais pas continuer.

Enfin nos trois aventuriers atteignent leur but, le temple est là, semblant n'attendre qu'eux.

 

Illusion, ils vont découvrir qu'ils ne sont pas seuls et que l'antique construction sert d'abri aux rebelles menés par le général Gonzalez Gonzalez. Celui qui fit sonner le clairon pour les aider lors de l'attaque indienne, qui les laissa venir pour leur demander de l'aider à mener sa révolution contre Porfirio. Difficile de refuser !

 

 

Il va être temps de mener une grande offensive, maintenant que Morane est le chef de l'aviation, naissante, des insurgés, ceux-ci ont une chance de renverser le pouvoir. L'assaut a lieu, les combats font rages, sur terre et dans les airs, l'avion de Morane est touché, Bob doit s'éjecter. Il se retrouve dans la forêt, personne ne viendra à son secours mais il sait se débrouiller seul. Il avance comme il sait le faire mais se retrouve confronté à une végétation qu'il ne connaît pas, c'est d'abord une orchidée géante qui manque lui tomber dessus, puis des bambous d'une taille inédite, une savane dont les herbes atteignent plusieurs mètres puis des dionées, de simple plantes carnivores mais assez grandes et voraces pour l'attaquer. Il sera encore plus étonné quand il découvrira une jeep accrochée dans un arbre.

Morane s'étonne, la région devrait être dépourvue d'arbres, n'a-t-elle pas été débroussaillée au moyen de bombes atomiques et la capitale construite quand les radiations s'estompèrent ? C'est que, pour une fois, la nature s'est mise du bon côté et a connu un développement prodigieux en quelques heures seulement qui contribua à effrayer les troupes légalistes tout en détruisant une partie de leurs matériels.

Mais la terreur verte ne dure pas longtemps, les végétaux ne trouvant pas dans le sol de quoi survivre dépérirent rapidement et les choses revinrent rapidement dans l'ordre. Bob et ses amis peuvent retourner au temple, ils n'y seront pourtant pas à l'abri d'une nouvelle découverte !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
commenter cet article
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:56

Pour la Science N°90

Les premières mentions de comètes datent de l'Antiquité. On en connaît aujourd'hui près de 3900, plus de 50 ont été découvertes en 2015. Petit florilège :

La comète de Halley

La comète 1P/HALLEY (1066) : La plus connue. D'une période orbitale de 76 ans, observée par les Chinois dès le VIIè Siècle avant notre ère. Elle doit son nom à Edmond Halley qui annonça en 1705 que les comètes de 1531, de 1607 et 1682 étaient une.

La grande comète de 1402

La comète Notée C/1402 D1 est attestée par de nombreuses sources. Visible de jour pendant plusieurs semaines à travers l'Europe, jusqu'au Japon. Le peinte italien Giovanni de Modena (1379-1455) la représenta dans une de ses fresques, L'Apparition de l'étoile, dans la Basilique San Petronio, à Bologne.

La comète McNaught

La comète C/2006 P1 a été découverte par l'astronome Robert McNaught. La plus brillante de ces 40 dernières années, visible à l’œil nu dans l'hémisphère Sud de janvier à février 2007. la sonde Ulysses passa à travers sa queue et y révéla la présence d'ion O3+.

 

 

La grande comète de septembre 1882

La comète C/1882 R1 fut visible à l’œil nu en septembre 1882 depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'au golfe de Guinée. Elle est probablement issue de la fragmentation de la comète X/1106 C1 observée en 1106. Son noyau s'est fracturé en cinq morceaux près du périhélie.

 

Grande comète de mars

La comète C/1843D1 fut observée de février à avril 1843. sa queue bifide s'étendait sur plus de 300 millions de kilomètres. Ce record ne fut battu qu'en 1996 par celle, deux fois plus longue de la comète Hyakutake (notée C/1996 B2).

 

 

 

 

La comète de Chéseaux

La comète C/1743 X1 fut observée entre 1743 et 1744. spectaculaire et particulièrement brillante elle est célèbre pour l'éventail de six queues dont elle s'orna après avoir atteint son périhélie. Des observations associent la comète à des sons qui résulteraient d'interactions de particules dans la magnétosphère terrestre.

La comète de Kirch

La comète C/1680 V1 fut la première découverte par télescope. Elle fut utilisée par Isaac Newton pour tester et vérifier les lois de Kepler. Elle est peut-être un fragment de la comète C/2012 S1 (ISON), repérée en 2012, avec qui elle partage des paramètres orbitaux.

Grande comète de 1577

La comète C/1577 V1 fut observée par l'astronome danois Tycho Brahe qui en déduit que les comètes et objets similaires voyageaient au-dessus de l'atmosphère terrestre. Il remarqua que les queues des comètes étaient systématiquement orientées à l'opposé du Soleil.

La grande comète de 1264

La comète C/1264 N1 a été l'une des plus brillantes jamais observées. Les chroniqueurs de l'époque la relient à divers événements remarquables. Le pare Urbain IV serait tombé malade le jour où la comète a été vue, en juillet 1264 et serait mort quand elle a disparu, le 3 octobre 1264.

La grande comète de 1861

La comète C/1861 J1 fut visible pendant trois mois. Elle fut si brillante qu'elle projetait des ombres pendant la nuit. Pendant deux jours, la Terre a été à l'intérieur de la queue : de cette position, on pouvait voir les jets de matière cométaire converger vers le noyau.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:21

Scénario : ONE, Dessins : Yūsuke Murata – 2012 – 10 volumes

Résultat de recherche d'images pour "one punch man"

Une explosion secoue la ville creusant un trou immense, un être étrange apparaît, oreilles en pointes, des antennes sur la tête, bref, le méchant typique, ou presque.

Chez lui, face à son écran, un adolescent regarde ce qui se passe et se dit qu'il est temps qu'il fasse quelque chose. Il arrive juste à temps pour enlever une enfant qui allait se faire attraper par le type à antennes qui lui réservait un mauvais sort.

T'es qui toi ? demande le premier. Lui même se présentant comme le produit de la pollution causée par les humains. Il est la colère de Mère Nature incarnée pour anéantir la civilisation diabolique de la surface du monde. La preuve, plus il s'énerve plus il grandit, ses crocs s'allongent, ses mains deviennent des serres aux griffes aigües.

L'autre ne dit rien, il se concentre, et frappe.

Un seul coup suffira pour assommer son adversaire.

ONE PUNCH MAN

Trois ans plus tôt, déjà, une créature bizarre nommée Le Grand Crabdante se promène, mutant suite à l'absorption de trop de crabes, et regarde Saitama, un homme banal en costume d'employé de bureau lui faire face, sans peur. Et pour cause, il est chômeur, qu'à-t-il à craindre ? Mais Crabdante n'en a pas après lui, il vise un gamin avec le menton fendu. Lequel est la cible du monstre pour lui avoir dessiné des tétons alors qu'il dormait dans un parc.

Ce qui semble être une bonne raison !

Justement le gamin est là, le monstre aussi qui va pour l'écraser quand le chômeur sauve la vie du premier. D'ailleurs cette rencontre lui rappelle qu'étant gosse il rêvait de devenir un super héros pour balayer les méchants. Une situation plus excitante qu'employé de bureau, on en conviendra.

Rôle qu'il pourrait tenir, avec sa cravate, chacun son truc, il arrache un œil du crabe géant avant de l'écraser.

ONE PUNCH MAN

En 36 mois il est devenu un vrai héros, s'entraînant au point d'en perdre ses cheveux. Ayant acquis un pouvoir invincible il est celui dont il a toujours rêvé.

Déjà un autre super méchant s'annonce, un duo en fait, le savant fou et sa créature, son frère dont il a modifié le métabolisme au point d'en faire un géant capable de détruire une ville entière du revers de la main.

Vous devinez ce qui va lui arriver !

Les adversaires suivant seront plus coriaces, et plus nombreux. Créatures souterraines venues revendiquer la surface et décidé à éliminer la totalité des humains. 

Mais la victoire laisse un goût amer à notre héros qui ressent de moins en moins d'émotions, d'excitation ou de colère. Pour lui battre un super vilain revient à écraser un moustique puisqu'un seul coup suffit. 

ONE PUNCH MAN

Et puisqu'il est question de moustiques en voilà qui arrivent, un nuage immense et mortifère pour les animaux qu'il croise. Une nuée menée par une créature, féminine, utilisant les moustiques pour se repaître de sang, ceux-ci venant lui réinjecter ce qu'ils ont pris ailleurs. Cette fois ils ne seront pas trop de deux pour affronter cette créature plus intelligente que celles que nous avons déjà croisées. Son partenaire s'appelle Genos, c'est un cyborg, il aurait néanmoins été battue sans l'intervention de Saitama. Du coup Genos veut devenir le disciple de son nouvel ami, s'étonnant qu'il n'ait rien d'artificiel, alors que lui peut être réparé facilement.

Mais la Reine n'était elle-même qu'une création de scientifiques qui ont observés ce qui s'est passé et souhaitent ''inviter'' cet homme chauve si fort à les rejoindre. Alors que Saitama accepte d'entraîner Genos celui-ci sent quelque chose se rapprocher à grande vitesse. Cette fois...

 

One Punch Man est le nouveau phénomène dans le monde du manga, non seulement au Japon où plusieurs millions d'exemplaires se sont déjà vendus, mais aussi en France où il connaît un grand succès.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga
commenter cet article
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 09:05

직지 – Abréviation de ''Baegun hwasang chorok buljo jikji simche yojeol'' ( 백운화상초록불조직지심체요절) ''Anthologie des enseignements zen des grands prêtres bouddhistes'' – rédigé par le moine Seon Baegun (1298 Gobu – 1374).

 

Si la Chine connaissait l'imprimerie en utilisant des plaques gravées, c'est en Corée que naquirent les caractères mobiles permettant de les réutiliser, progrès sur la méthode précédente. L'Europe connaît Guthenberg et le considère comme l'inventeur de l'imprimerie, il n'en est donc rien. Le premier livre utilisant ces caractères, dont l'existence est avérée, est donc le Jikji, ouvrage traitant des principes du bouddhisme coréen. Il vit le jour en 1377, 78 ans avant la Bible de Gutenberg, utilisant alors des caractères métalliques, l'année suivant une nouvelle édition eut lieu, employant des caractères en bois.

À l'époque il était constitué de deux volumes, seul le second a été retrouvé. Exemplaire acquis, légalement, par Victor Collin de Plancy, diplomate en Corée, qui le ramena en France au début du vingtième siècle, pour être finalement légué par Henri Vever en 1950 à la Bibliothèque Nationale de France. Son pays d'origine le réclame sans que suite ait été donnée à son désir. Cet ouvrage n'est pas inclut dans les textes qui furent ramenés lors de l'expédition de 1866. C'est une pièce unique, une date dans l'histoire de l'édition, et de ce fait, de la diffusion de la culture.

 

Il compile les enseignements, chants, louanges, épitaphes, textes en proses et poésie de 7 Bouddhas, 28 patriarches Indiens, 110 moines Chinois Zen et un moine Coréen de l'époque Silla. Ses principes fondamentaux sont la non dualité de l'esprit, la quête du soi véritable et la distance prise avec les mots.

 

L'illumination apporte la compréhension de la véritable, et unique, nature de l'existence, mais elle n'est qu'une première étape, une pratique continuelle est indispensable pour libérer son esprit de ses illusions afin que s'unissent en une seule voie pensées et actions. Ce n'est qu'ainsi que l'éveil complet est accessible et permet de devenir un bouddha.

Le Jikji était, au début, réservé aux moines avant que son impression n'en permette une diffusion plus étendue. À noter qu'il prend quelques distances avec les préceptes fondamentaux du bouddhisme en permettant l'usage de vin et de viande lors de l'exécution des rites sacrificiels.

 

Il est important de rendre à César ce qui appartient à César, et à la Corée la paternité de l'invention des caractères mobiles en imprimerie, pour ce qui est de leur restituer ce livre...

 

L'UNESCO a intégré ce texte à sa Mémoire du monde, et établi un prix commémorant cette inscription. Si vous voulez le lire, si vous le pouvez, il est disponible ici.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Corée
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 08:48

Pour la Science N°90

Le Faucon et sa proie

Harald KRÜGER

Un faucon peut-il se poser sur un astéroïde ? Oui s'il porte le nom du faucon pèlerin japonais : Hayabusa et qu'il s'agit d'une sonde spatiale, la première à réussir cet exploit en atterrissant sur le planétoïde Itokawa, également nommé 25143.

Le 13 juin 2010 dans le désert australien retombe à la vitesse de 40 000 km/h la capsule de la sonde Hayabusa, envoyé 7 ans plus tôt, par l'agence spatiale japonaise (Jaxa) à la rencontre de l'astéroïde géocroiseur Itokawa dans le but d'en ramener des échantillon. Mission périlleuse, mais pas impossible, la preuve. Au point que jusqu'au dernier moment le doute plana sur sa finalité. L'analyse pourtant confirma que les 1500 grains rapportés étaient extraterrestres.

Itokawa est un des nombreux planétoïde gravitant autour du soleil entre Mars et Jupiter.

Partie en mai 2003 la sonde arriva à proximité de son objectif en septembre 2005 mais resta en orbite pour le photographier, le cartographier pour trouver l'endroit le plus adapté à un atterrissage puis à un prélèvement. Le corps céleste présente la forme d'un haltère, pauvre en cratère mais montrant deux régions différentes : aux extrémités de nombreux blocs de roche, au milieu une couche de plusieurs mètres de particules d'un millimètre à un centimètre.

Le site idéal fut trouvé, la sonde s'y prit à deux reprises pour se poser avant de libérer un tuyau de récupération en forme d'entonnoir devant tirer un projectile pour soulever des poussières qui auraient été aspirées.

Malheureusement son fonctionnement fut défectueux et la récolte faible. Le retour connu également des problèmes à cause de pannes des systèmes informatiques et de propulsion.

On imagine donc l'impatience des planétologues attendant de voir le résultat d'un voyage si périlleux. Les éléments rapportés n'étaient pas ceux espérés néanmoins ils permirent d'en prouver l'origine, la ressemblance avec les autres météorites de la même région cosmique, qu'ils contiennent des silicates, du sulfure de fer, des oxydes de fer et de chrome, et d'autres.

Ainsi s'établit l'histoire géologique d'Itokawa dont la matière se trouvait dans un corps céleste de 20 km de diamètre qui se fragmenta en une multitude de fragments. Quelques-uns s'assemblèrent pour former un planétoïde qui semble perdre plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur par million d'années. Son espérance de ''vie'' ne devrait donc pas excéder un milliard d'années, ce qui n'est pas si mal. Mais l'étude de sa trajectoire prouve qu'il se rapproche parfois des planètes telluriques du Système solaire, il est probable qu'il devrait entrer en collision avec la Terre, Mars ou Vénus.

L'expérience fut difficile mais fructueuse, Hayabusa 2 fut donc lancée en direction de l'astéroïde Ryugu, avec la collaboration des agences spatiales allemande et française. Ryugu est une microplanète de type C, corps célestes qui renferment de la matière organique et font partie des matériaux les plus primitifs connus.

Hayabusa 2 est partie le 3 décembre 2014 et devrait atteindre Ryugu en 2018. Si tout se passe bien nous en apprendrons davantage sur la naissance de notre système solaire.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:10

Pour la Science N°90

Dévier un astéroïde en 2022 !

Patrick MICHEL

 

Des rumeurs courent pendant l'été 2015 qu'un astéroïde pouvait heurter la Terre entre le 15 et le 28 septembre, au Mexique ou en Amérique du Sud. Visiblement, et heureusement, il ne s'est rien passé mais la Nasa dut publier un communiqué pour démentir cette prédiction, précisant que la probabilité que notre planète connaisse un tel incident au cours du prochain siècle était inférieure à 0,01 %.

 

Néanmoins le risque existe et chaque année la Terre reçoit plusieurs dizaines de milliers de tonnes de matière venue des confins du Système solaire. Pourtant une catastrophe comme celle du 30 juin 1908 survenue près de la rivière Toungouska en Sibérie reste possible. Ce jour là une déflagration détruisit la forêt sur plus de 20 kms et le souffle causa des dégâts sur plus de 100 kms, le bruit fut entendu jusqu'à 1500 kms.

 

Que pourrions-nous faire maintenant si un tel risque se présentait ? Y répondre est un des objectifs de la mission AIDA (Asteroid impact & deflection assessment), conduite en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et la Nasa.

Première obligation : connaître l'ennemi. Les astéroïdes sont les restes des briques qui formèrent les planètes sans pouvoir s'agglomérer pour en engendrer une. La plupart n'ont pas été altéré par des processus thermiques extrêmes, gardant leur composition primordiale, formant ainsi une source d'information précieuse pour comprendre l'histoire du Système solaire et de notre planète. Certains évoluent sur des trajectoires croisant celle de la Terre et présentant un risque de heurter celle-ci.

 

Les météorites présentent une grande diversité, Mathilde est une petite montagne noire comme du charbon ; Kleopatra est le vestige d'un cœur métallique ; Cérès et Vesta sont les deux plus gros connus. Certains reçurent la visite de missions spatiales : Éros et Itokawa, sans que leurs caractéristiques observées soient comprises. Certaines de ces objets sont des systèmes binaires, un gros objet en conserve un plus petit en guise de satellite. Ainsi leur diversité peut aider à comprendre les étapes de formations des planètes de notre Système.

La mission AIM, composante européenne de la mission AIDA, a pour objectif de rendre visite et de caractériser la surface, la sous-surface et la structure interne d'un petit astéroïde. La cible choisie est Didymos, et son ''satellite'' Didymoon, dont la trajectoire croise celle de la Terre. Son diamètre est de 775 mètres. Cette expédition devrait accroître notre connaissance des propriétés physiques d'un astéroïde.

 

Reste à modéliser les méthodes et moyens de déviation d'un tel corps. La mission AIDA est donc d'observer les effets du projectif artificiel américain DART, de 300 kgs, avec la surface de Didymoon, de mesurer les effets de l'impact puis la déviation produite. Les lancements sont prévus pour 2020, la rencontre pour l'automne 2022. Pourquoi viser Didymoon ? Parce que sa vitesse est faible ce qui facilitera la mesure des effets du choc.

 

Autre utilité de cette collision : en connaître les effets pourrait aider à comprendre la formation des planètes, la plupart auraient été façonnées ainsi. Leur modélisation mathématique ne permet pas d'en connaître toutes les conséquences. AIM recueillera les conditions initiales de l'impact, ses résultats, la taille du cratère, la morphologie de celui-ci ainsi que la production d'éjecta et ses propriétés. Ces connaissances sont indispensables pour concevoir le moyen efficace de dévier un astéroïde si le besoin se présentait.

Cette expérience permettra de vérifier nos modèles à plus grande échelle que celle du laboratoire mais bien inférieure à celle des impacts réels qui eurent lieu durant l'histoire du Système solaire. Le but étant d'éviter un scénario catastrophe sans avoir à envoyer qui que ce soit, avec la certitude de ne pas en revenir !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Un cataclysme à la française

Martin SCHMIEDER

 

Penser météorites amène à l'esprit celle qui, il y a 66 millions d'années entraîna l'extinction des dinosaures, ou les milliers que des amateurs cherchent pour leur plaisir ou pour de l'argent.

Il ne fait aucun doute que depuis qu'elle existe la Terre fut frappé par des milliers d'objets venus du cosmos. Et pourtant, à la différence de la Lune, elle n'est pas constellée de cratères. La plupart des impacts ont été effacés par l'érosion, la tectonique ou divers dépôts. Seuls 184 traces sont connues, la plus importante étant à Chicxulub, au Yucatán, large de 180 km, elle est la conséquence de l'arrivée d'une météorite de 10 km de diamètres et aurait 66 038 000 ans ! Il y en a d'autres en Europe, à Nördlingen, 24 km de diamètre, Steinheim, 3,8 km de diamètre. Ils ont 14 et 15 millions d'années.

La France n'a pas été épargnée. À 40 km à l'ouest de Limoges, en Haute-Vienne, on trouve les traces d'une catastrophe cosmique considérable : celle de Rochechouart. Ce cratère a été considérablement érodé et fait partie du paysage et du sol. La découverte d'une suévite (roche formée par l'impact d'une météorite) atteste de ce choc, l'étude des roches du cratère atteste de pressions de l'ordre d'1 million de bars et de température de plusieurs milliers de degrés. Le cratère devait faire environ 50 km de diamètre pour un objet d'1 km de diamètre pour une masse de plusieurs milliards de tonnes arrivé à une vitesse de 20km/s. Il dut causer une des plus importantes catastrophes naturelles qu'ait jamais connue l'Europe.

Cette chute date d'environ 200 millions d'années, elle coincide avec la fin de l'ère triasique et aurait pu jouer un rôle dans l'extinction massive qui eut lieu à cette époque (celle des dinosaures surviendra à la fin du Crétacé). 20 % des espèces marines et la plupart des gros amphibiens disparurent.

À cette époque le Laurentia venait tout juste de se séparer du Gondwana (deux paléocontinents) qui réunis formaient Pangée. Ce supercontinent connaissait une intense activité volcanique. La mer principale en Europe était la Thétys, ancêtre de la Méditerranée. Le Massif central était une île de la Thétys occidentale. L'impact dut avoir lieu dans la mer, détruisant toute vie dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. La roche pulvérisée retomba en nuage brulant formant une couverture de plusieurs mètres d’épaisseur. Le séisme dut avoir une magnitude de 11 sur l'échelle de Richter, dépassant le plus important jamais enregistré, au Chili, en 1965, 9,5 ''seulement''.

Un tsunami gigantesque fut engendré en direction des îles Britanniques, éloignées de 1000km.

La structure de l'impact de Rochechouart est désormais un parc géologique national, permettant d'étudier les forces cosmiques qui ébranlent et transforment notre planète.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages