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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:02

Science & Santé 1112

 

Intestins et cerveau semblent de plus en plus avoir partie liée et, ainsi, influencer nos vies dans bien des domaines. Une nouvelle science, la psychomicrobiotique, explore les effets de nos bactéries intestinales dans l'émergence de troubles psychiatriques et a déjà à son actif quelques découvertes surprenantes.

La flore de notre microbiote intestinal est composé de 800 à 1000 espèces de bactéries, celles-ci ne pouvant être cultivées en laboratoire leur existence fut longtemps ignorées. La métagénomique, qui permet une analyse globale des génomes des bactéries intestinales à grand échelle a tout changé, ainsi que nous le rappelle Pierre-Marie Lledo. De mieux en mieux caractérisés, les micro-organismes de l'intestin suscitent un intérêt grandissant. En plus des fonctions de maturation du système immunitaire ou des liens établis avec diverses maladies associées (allergie, obésité, diabète...) il apparaît que le microbiote agit également sur le cerveau en ''piratant'' le dialogue entre l'intestin et le système nerveux central. Jusqu'à favoriser certaines troubles psychiques.

 

Des travaux menés au Japon en 2004 montraient que des souris axéniques, dépourvues de microbiote intestinal, présentaient une hypersensibilité au stress. Tendance à l'anxiété et à la dépression également observée dans le laboratoire de Pierre-Marie Lledo, mais que des germes soient réintroduits dans leur système digestif et elles s'activent à nouveau et adoptent un comportement normal. Pour vérifier si l'inverse était vrai les chercheurs de l'institut Pasteur ont induit un état de stress chronique chez des rongeurs provoquant une modification de la population de certaines bactéries. Un transfert de microbiote des souris stressées aux souris saines a démontré qu'il influençait l'état de ces dernières. Une nouvelle hypothèse est apparue : certains troubles psychiques seraient transmissibles d'un individu à l'autre, par voie orale. À l'inverse la flore intestinale pourrait aider à atténuer les troubles. Un traitement psychiatrique conventionnel pourrait être amélioré d'être combiné avec des probiotiques, avance PML, et même espérer pouvoir se libérer des anxiolytiques, en agissant sur le microbiote.

Il reste à déterminer comment agissent les bactéries. En plus de la voie nerveuse, via le nerf vague, la circulation sanguine est présentée comme une des principales voies d'activation. Certaines molécules libérées par les bactéries passeraient par le sang pour atteindre le cerveau. Autre voie d'exploration : le système immunitaire. Cette dernière hypothèse a la faveur de l'équipe du professeur Lledo.

Outre les troubles anxieux ou bipolaires d'autres affections psychiatriques sont ciblées par la psychomicrobiotique. Guillaume Fond, psychiatre à l'hôpital Henri-Mondor et chercheur à l'Inserm, envisage d'analyser la flore intestinale de patients autistes et schizophrènes. Il espère mettre en évidence des marqueurs biologiques qui confirmeraient une anomalie du microbiote et une prédisposition à des troubles psychiques.

 

Les bactéries intestinales nous réservent bien des surprises.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:38

Michael Connelly – Points P2798 – Une enquête de Harry Bosch – 2011

Bosch est un peu remonté contre Ignacio Ferras, son partenaire qu'il trouve moins motivé qu'auparavant, toujours fatigué et à la traîne. Celui-ci explique qu'il ne peut plus dormir avec les jumeaux nés un an plus tôt, il fait ce qu'il peut mais assurer est difficile d'autant qu'il relève d'une grave blessure par balle. L'entente entre les deux policiers n'est donc pas au beau fixe. Il n'empêche qu'ils doivent continuer à travailler ensemble. Justement ce soir-là, alors que le partenaire allait partir, en avance comme toujours, le commissariat reçoit un appel au sujet d'un meurtre. Bosch est en manque d'enquête, de quelque chose à se mettre sous la dent pour l'occuper, il saute sur l'occasion.

 

La victime est un vieux chinois propriétaire d'un magasin d'alimentation dans le sur de Los Angeles. Il a été abattu de trois balles dans la poitrine tirées à bout portant, l'argent de la caisse ayant disparu il semble qu'il s'agisse d'un braquage ayant mal tourné, bien que la victime n'ait pas paru vouloir se saisir du pistolet caché à portée de main. Bosch est un ancien, il a sa routine et ne veut rien laisser au hasard, il examine les lieux, le cadavre, et trouve dans la bouche de celui-ci une douille. Celle-ci s'avérera déterminante pour la conclusion de l'enquête.

 

Les investigations se poursuivent, si la sauvegarde de la caméra de surveillance du jour de l'agression a disparu il reste d'anciens DVD dont les images pourraient être riches d'enseignements.

Ce sera le cas, d'abord en montrant un coupable possible, puis en révélant un comportement étrange. Pour rendre la monnaie d'un client le patron donne beaucoup plus d'argent qu'il n'en a reçut. Compte tenu de l'origine de celui-ci la conclusion est vite tirée qu'il s'agit d'un tribut donné à une Triade.

Le premier suspect écarté il en reste un second, justement membre d'un gang chinois, celui-ci sera arrêté alors qu'il tentait de prendre l'avion pour le Canada pour, de là, s'envoler pour la Chine. Mais l'intéressant est que Harry connaissait la victime, pour avoir trouvé refuge chez elle lors d'émeutes survenues de nombreuses années plus tôt alors qu'il était un jeune policier. Pour lui ce n'est donc pas une affaire comme les autres.

Affaire banale, en apparence, rapidement résolue. Si ce n'est que Bosch reçoit une vidéo lui montrant sa fille retenue en otage et un message lui ordonnant de libérer l'homme en question s'il veut la retrouver vivante. En effet Madline vit avec sa mère à Hong Kong, cette dernière travaillant dans un grand casino et étant une vedette puisque la seule blanche dans ce cas.

 

Bosch n'est pas content, mais alors là pas du tout. Il sait que le temps lui est compté s'il veut intervenir personnellement. Compte tenu du temps de l'aller-retour, il lui restera une fois sur place que 36 heures pour y parvenir. Une longe journée.

Ce n'est pas grave, nous savons qu'il est le héros du roman !

 

Bosch débarque donc à Hong-Kong, retrouve son ex, avec un homme qu'elle présente comme son garde du corps avant d'avouer qu'il est plus que cela. Comme indice le policier dispose des images de la vidéo reçue, les kidnappeurs étant peu futés ont laissés passer des éléments importants quand Madline donna un coup de pied dans la caméra, ainsi l'étasunien part-il avec une piste sur le lieu probable de la détention de sa fille.

 

À partir de là les choses vont s'accélérer, et tout le roman mène à ces scènes qui voient Bosch tout risquer pour délivrer son enfant, prendre un maximum de risques, en faire courir à d'autres...

 

Jusqu'à... mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Le roman est un peu inégal, construit avec les ficelles que maîtrise Connelly. Pas de surprise bien sûr, un héros ne peut échouer, ne peut mourir. On ne peut en dire autant des seconds rôles ! Mais l'auteur sait mener son histoire, le résultat n'est pas transcendant mais permet quelques heures de détente.

Avec le doigt dessus.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 08:09

H. BLET, Professeur Agrégé d'Histoire au Lycée Champollion

E. ESMONIN, Professeur à la Faculté des Lettres de Grenoble

G. LETONNELIER, Archiviste départemental de l'Isère.

B. ARTHAUD ÉDITEUR – GRENOBLE 1938

 

Il est souvent intéressant de se pencher sur l'Histoire, les racines d'une région, ce qui en fait l'unité par ce qui en est rapporté et que la plupart des habitants connaissent. Grande et petite histoire se superpose et parfois la seconde est plus importante que la première, c'est elle qui implique les individus.

 

À tout seigneur (de guerre), tout honneur, le premier sujet nous rappelle que Hannibal traversa les Alpes pour envahir l'Italie par le nord, chose que les romains n'attendaient pas. Son itinéraire réel est sujet à controverse depuis des siècles mais qu'il soit passé par le Dauphiné n'est pas remis en cause.

Le Dauphiné

133 entrées couvrent la vie du Dauphiné de l'Antiquité, nous venons de le voir, au XIXème siècle, des premières routes romaines au peuples résidant de la région, fondateurs de Cularo, futur Grenoble en passant par Vienne, colonie romaine riche d'un important patrimoine aujourd'hui. Suivent tous les sujets possibles et imaginables, les débuts de l'ordre des Chartreux, la vie religieuse et le pouvoir des évêques, les malversations et affaires diverses opposants les uns et les autres.

Vous y trouverez aussi des comptes-rendus de batailles, la fondation de l'université de Valence, la première ascension du Mont Aiguille en 1492, les ravages des troupes pendant les guerres de religion, la vie chère à la fin du XVIème siècle, déjà ! N'oublions pas les célébrités, Bayard, Lesdiguières, les loups, l'organisation des divers parlements, les effets de la Révocation de l'Édit de Nantes, les fortifications de Grenoble, d'après Vauban.

 

Le livre s'intéresse aux statistiques économiques, au déboisement, à l'interdiction des chèvres. Inondations et disettes ne sont pas oubliées. Il serait difficile de trouver un sujet oublié sur ce qui fut la vie des dauphinois pendant des siècles jusqu'au XIXème qui voit l'économie prendre une importance plus grande, le développement des moyens de transports et la situation des salaires. Le dernier sujet est celui de la houille blanche, expression apparue dans une notice rédigée par Aristide Bergès à l'occasion de l'exposition universelle de 1889. Il y explique le choix de ce terme par analogie avec le charbon dans le but de produire une force motrice pouvant devenir une source de richesses pour les régions et l'état.

 

Autre article qui retint mon attention, le procès qui eut lieu en 1855, impliquant Mlle de la Merlière, laquelle s'était fait passer pour la Vierge auprès de jeunes bergers qui croyant en une apparition divine la rapportèrent avec pour effet l'édification d'une basilique et d'un hospice sur le site de La Salette. Lesquels sont toujours là, un pèlerinage a lieu chaque 15 août. Qu'importe pour les croyants venant en ce lieu qu'il fut bâtie sur un mensonge. Ce n'est pas la première fois et je craindrais plus encore qu'il y en eut une édifiée sur une vérité !

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 07:40

David Gemmell – Milady – 2002 – traduit par Karim Chergui

 

Jadis plusieurs peuples cohabitaient sur Terre. De ceux-là ne subsistent que les humains. Les Oltors étaient amicaux, confiants, incapable de vouloir du mal à quiconque et plutôt prompts à aider autrui. Ainsi découvrirent-ils dans une autre dimension les Daroths, ceux-ci connaissaient de grandes difficultés sur leur planète, pour l'avoir exploitée à outrance. Qu'importe, les Oltors leur ouvre un chemin vers leur monde et leur en octroi une parcelle. Jusqu'à ce que les Darots, qui se reproduisent bien qu'étant quasi immortels demandent une place plus importante. En fait ils l'exigent, et ce n'est que le début puisqu'il avouent qu'ils vont tout prendre.

Eux sont belliqueux, les autres peuples sont là pour les servir, de nourriture pour les jeunes, de victimes pour les autres.

Au moins c'est clair.

Les Oltors pour se défendre, puisqu'ils ne peuvent tuer, emprisonnent les Daroths dans une perle. Ainsi ils ne pourront plus nuire.

C'était sans compter avec le duc Sirano dont la soif de pouvoir le pousse à explorer la magie jusqu'en des profondeurs qu'il aurait dû laisser hors de sa portée. Il entend parler de la perle, la suppose détentrice d'une puissance hors du commun, ce qui n'est pas faux sans qu'elle fut en rapport avec ce qu'il attend. Il est prêt à tout pour en pénétrer le secret, à prendre la vie de sa favorite, à causer crimes et catastrophes, jusqu'à ce qu'enfin il parvienne à son but.

Ainsi les Darots sont-ils libérés de leur prison, prêt à arpenter la Terre pour assumer ce qu'ils voient comme leur destin : tuer tous les autres êtres vivants pour s'en nourrir !

Pour donner une idée de ces créatures, elles sont humanoïdes avec des caractéristiques particulières. Leur taille dépasse largement celle des humains, leur force est en proportion et leur peau, blanche comme des os, est si dure que lances et flèches rebondissent dessus, de plus, s'ils sont malgré tout tués, ils peuvent renaître dans des espèces d’œufs contenant leur essence.

Autre avantage, la télépathie. Bref, ce sont des adversaires difficiles et les affronter n'est pas le meilleur moyen d'atteindre une retraite bien méritée.

Principaux protagonistes de ce roman : Duvodas, guérisseur, dernier dépositaire, bien qu'humain, du savoir des Eldarins, dont le jeu de harpe apporte bonheur et soin à qui l'entend ; Karis, guerrière émérite, stratège surdouée, collectionneuses d'amants pour autant qu'elle ne soit pas amoureuse de ceux-ci.

Dernier(s) héros, Tarentio, combattant pour qui le paye. Il vit en symbiose avec Dace, tuer féroce qui est son alter ego, le plus féroce guerrier ''humain'' vivant.

Vous avez dit schizophrénie ? Mais l'esprit doit se dédouble s'il veut survivre.

Les Daroths menacent tout le monde, les combattre est périlleux, les vaincre semble impossible. Heureusement dans ces mondes où la magie est au coin de la rue et l'héroïsme toujours possible les miracles arrivent, dans le dernier chapitre.

La douceur peut cacher une rage meurtrière ravageuse, heureusement, la rédemption est permise. Du moins en littérature, dans la réalité j'en suis moins sûr.

 

C'était le premier roman de David Gemmell que je lisais, de l'héroic fantasy digne de ce nom, violence et magie, sexe et destructions. Le danger attend au détour de chaque page, avec, parfois, l'impression que l'amour existe.

Quelques heures de dépaysement, une écriture rapide, des rebondissements donnant envie de tourner la page. Pas de prise de tête et, à la fin, l'envie de retrouver l'univers de cet auteur. Il nous a quitté il y aura dix ans l'an prochain, son œuvre lui survit, elle le mérite.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 07:38

Deep Fathom - James Rollins – Pocket 16094 – 2012 – traduit par Leslie Boitelle.

Nous sommes le 24 juillet, à 16 h 44 une éclipse va avoir lieu et nous suivons plusieurs personnes, chacune dans un quotidien qu'il apprécie ou supporte, mais il faut bien vivre. La journée s'annonce comme beaucoup d'autres...

jusqu'à ce que le sol se mette à vibrer, à trembler, de plus en plus fort, jusqu'à secouer les rives du Pacifique, causant d'immenses dégâts et faisant de nombreuses victimes.

Le président des états-unis est à Guam, une île en danger, il n'est pas question qu'il court le moindre risque aussi la décision est prise qu'il prenne l'avion présidentiel pour être mis à l'abri.

Mauvaise idée, Air Force One va être pris dans un orage magnétique qui va le précipiter dans l'océan. Incident qui risque fort d'être mis à profit par quelques personnes, le vice-président par exemple, appelé à grimper d'un cran dans la hiérarchie. Celui-ci aimerait impliquer la Chine dans le but de provoquer une guerre en paraissant être en droit de le faire.

Néanmoins il importe de retrouver les boîtes noires, et le corps du président, pour cela Jack Kirkland va être rappelé. Disposant d'un sous-marin capable d'atteindre de grandes profondeurs. Kirkland n'est pas heureux de devoir accepter cette mission, il a quitté l'armée depuis des années et passe son temps sur un bateau, avec un équipage de chasseurs de trésors. Il était sur la piste d'un sous-marin chargé d'or quand il a vu celui-ci s'engloutir dans une faille lors du cataclysme qui se déchaîna. Il ne put récupérer au passage qu'une paire de lingot avant de voir l'épave disparaître là où elle sera inaccessible.

Difficile pourtant de refuser la mission que lui propose l'amiral Mark Houston, qu'il connaît bien.

Il l'aurait peut-être pourtant fait s'il avait su qu'il retrouverait ainsi le frère de la femme qu'il aimait, laquelle trouva la mort lors de l'accident d'une navette spatiale à laquelle Jack participait avec elle. Il s’apprêtait justement à la demander en mariage avec la Terre en toile de fond.

Raté.

Bien que Kirkland n'ait aucune responsabilité dans l'accident son frère lui en veux à mort de n'avoir pu sauver sa sœur.

 

Ailleurs, sur l'île d'Okinawa, Karen Grace, anthro­po­logue et canadienne, ce qui n'est pas incompatible, et sa partenaire, Miyuki Nakano, géniale informaticienne, gagnante du Prix Turing, sont en route pour explorer les Dragons, une paire de pyramides qui étaient sous-marines avant qu'un séisme ne les fasse ressortir de l'eau, accompagnées d'un ensemble architectural inconnu.

 

Lors de sa première plongée, Kirkland remarque d'abord un pilier de cristal étrange en même temps que des phénomènes inattendus se passent dans son engin. La communication fut interrompu pendant un long moment alors que pour lui ce ne fut que pendant quelques minutes. Qu'importe, ce n'est qu'une bizarrerie parmi d'autres. Sur le pilier il remarquera une étrange écriture dont certains éléments sont déjà connus, dispersés sur des monuments anciens. Personne encore ne put déchiffrer ces signes ni découvrir d'où ils venaient ni quelle civilisation les avait créés.

Opportunément Karen et Miyuki détiennent d'autres éléments de cette écriture, elles disposent, en plus, de l'aide de Gabriel, une intelligence artificielle capable, avec quelques indications en guise de point de départ, d'en lire une partie. D'un autre côté les deux jeunes femmes furent agressées et manquèrent être abattues par des inconnus en explorant les ruines émergées.

 

Que s'est-il vraiment passé, quelle est la nature de ce pilier découvert par Kirkland, d'où vient l'écriture mystérieuse, qui veut en protéger les secrets ? Pour construire son récit l'auteur s'appuie sur des énigmes déjà posées : Le Triange du Dragon, équivalent dans le Pacifique de celui des Bermudes, il récupère les œuvres de James Churchward, que j'ai lu dans mon adolescence, puise dans l'histoire quand le niveau des mers était inférieur de cent mètres

il met en scène une galerie complète de personnages, la haine de l'un, les ambitions de quelques autres, l'amour possible... bref, tous les ingré­dients d'un roman qui tient en haleine son lecteur sans que celui-ci puisse être jamais surpris sauf à n'avoir jamais parcouru un texte de ce genre. Il peut pourtant être déçu par un final trop facile.

C'est un point de vue personnel que vous pourrez ne pas partager quand vous aurez lu ce roman plutôt bien construit à part ça. Tentant de se laisser prendre au jeu d'énigmes bien réelles et qui ont excitées beaucoup d'imagination avant celle de James Rollins.

 

En plus Jack a un chien qui s'appelle Elvis !

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:04

La Recherche Hors-Série 14

 

(Ève Eleinein)

La foudre rétablit l'équilibre électrostatique entre le sol et un nuage d'orage. Les paratonnerres protègent les bâtiments en évacuant l'énergie dans le sol mais ils ne peuvent rien contre les dommages sur les installations électriques environnantes. L'idéal serait de déclencher la foudre avec un laser pour la guider loin des installations sensibles. Le laser Téramobile utilisé par l’équipe de Jérôme Kasparian remplit ce rôle au moyen d'impulsions de l'ordre de la femtoseconde. La faisceau de forte intensité modifie l'indice de réfraction du milieu qu'il traverse avec un effet de lentille qui focalise la lumière vers le centre du faisceau formant un plasma composé d'ions et d'électrons libres susceptibles de générer des filaments électriquement chargés pouvant conduire la foudre sur plus d'un kilomètres.

Une technologie à finaliser, aucune raison pour que que cela ne se fasse pas très bientôt.

Le laser est une arme que la fiction apprécie, la réalité, jalouse, veut la rattraper. Les USA et la Chine travaillent dans ce but, les premiers ayant, pour le moment, une longueur d'avance. L'air force avec le programme Airborne Laser disposait d'un avion équipé d'un laser capable de détruire un missile en phase de propulsion, le projet, trop ambitieux et trop couteux, fut revu à la baisse avec des lasers moins puissants, plus adaptés aux champs de bataille. La Navy développe un Laser Weapon System, capable de détruire des drones ou des embarcations légères. Celui-ci est en phase de test dans le Golfe Persique.

Arme présentant de nombreux avantages, utilisable à volonté pour un coût marginal ; réactif puisque se déplaçant à la vitesse de la lumière, discret, et d'une intensité modulable. Mauvais point : un laser capable de transpercer la tôle d'un avion est inefficace face à un tank, il est aussi sensible aux conditions météorologiques, les nuages, diffusant la lumière, rendent le faisceau inefficace. Sans oublier la réflexion susceptible de causer des dégâts collatéraux.

Faisons confiance à l'inventivité des chercheurs !

Un domaine plus pacifique : la chirurgie. Le laser est utilisé depuis les années 1980 en ophtalmologie, pour corriger la myopie ou l'hypermétropie. À cette époque la découpe préalable de la surface de la cornée nécessitait le geste du chirurgien. Le laser femtoseconde a ouvert de nouvelles perspectives. Sa puissance suffit à couper le tissu, la brièveté de son impulsion, évitant tout échauffement, pallie le risque d'endommager les zones alentour. Depuis quelques années le laser est utiliser pour soigner la cataracte, il détruit la partie intérieure, opacifiée, en laissant intacte la capsule intérieur. Il pourrait régler les problèmes de presbytie qui touche les personnes de plus de 45 ans.

La lumière permet d'observer les confins de l'Univers, elle permet aussi de rendre visible l'infiniment petit. La microscopie délivre des images exceptionnelle.

Le modèle originel de microscope optique, inventée à la fin du XVIIe contenant deux systèmes de lentilles disposés le long d'un tube vertical. Un rayon lumineux éclaire l'échantillon puis frappe l'objectif qui grossit l'image et l'inverse. Un microscope en champ sombre, qui laisse l'arrière-fond sombre, permet des images claires et contrastées. Il existe des microscopes à contraste interférentiel ; cofocaux, pour observer un organisme dans son épaisseur ; en fluorescence, etc

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 07:21

La Recherche Hors-Série 14

(Lise Barnéoud)

Les travaux d'arasement ont débuté sur le mont Cerro Armazones. D'ici dix ans les astronomes du monde entier seront concernés par E-ELT, le Télescope géant européen, dont la construction, après dix-huit ans de tergiversation, vient d'être décidé. Avec son miroir de 39,3 mètres de diamètre, celui-ci capturera quinze fois plus de lumière que les plus grands télescopes actuels. Une surface qui nécessitera des systèmes complexes et inédits de correction de turbulences de l'atmosphère. S'il fallut autant d'année pour en arriver à cette décision c'est que d'autres projets furent prioritaires et que celui-ci avait un prix de départ dépassant le milliard d'euros prévu. Parti sur un miroir de cent mètres de circonférence, celui-ci fut grignoté pour en rester à 39,3. Il sera composé de 798 éléments hexagonaux, chacun posé sur un mécanisme de soutien permettant de contrôler sa courbure et sa position. Les photos reçus par ce miroir primaire seront concentrés vers un miroir secondaire de 4 mètres de diamètres qui la renverra vers un troisième miroir de 3,7 mètres de diamètre qui en fera de même vers un quatrième.

Ouf !

Le faisceau sortant sera dirigé vers les spectrographes et analyseurs. Les observations seront menées sur une gamme de longueur d'onde de l'ultraviolet jusqu'à l'infrarouge moyen.

Boucler le budget fut si difficile que cela reste à faire. Ce n'était pas une raison pour ne pas lancer le projet. Sa première phase est réalisable avec le budget actuel, la deuxième finalisera le télescope conformément au projet initial.

Rendez-vous en 2024, ou 2026. ça tombe bien, j'ai le temps.

 

Opérationnel, l'E-ELT permettra d'observer les galaxies lointaines, donc de remonter le temps pour étudier les étoiles les composant et comment elles enrichirent l'Univers en éléments lourds. Il aidera à mieux comprendre les trous noirs, la répartition et la nature de la matière noire, qui constitue 23% de l'univers mais n'est détectable que par son influence gravitationnelle sur la matière ordinaire. Sans oublier l'exploration de nouvelles exoplanètes, plus près de leurs étoiles, dans la zone ''habitable'', afin d'y chercher des signes de vie.

Quels détecteurs infrarouges pour l'astronomie ?

(Pierre Kern, Pierre-Olivier Lagage, Olivier Gravrand, Johan Rothman)

Les moyens d'observation étaient jusqu'à présent majoritairement consacrés à la détection dans la lumière visible, situation en train de s'inverser. Dans l'espace, le télescope spatial James Webb, qui sera lancé en 2018, scrutera l'Univers dans l'infrarouge, de son côté la mission Euclid de l'Agence spatiale européenne, tentera de percer le mystère de l'énergie noire en observant le ciel dans le visible et l'infrarouge.

Quel est l'intérêt de cette recherche ? Notre Univers est en expansion, par conséquent au fil du temps la lumière émise par les objets cosmiques se décale vers l'infrarouge : plus ils sont lointains, donc anciens, plus il sont observable dans cette longueur d'onde, laquelle traverse les nuages de poussières parsemant le milieu interstellaire. Ainsi le centre de la Voie lactée apparaît noir alors qu'il est rempli d'étoiles. De plus en étudiant leurs trajectoires les astronomes ont-ils détecté au centre de notre galaxie un trou noir supermassif. En outre, la spectroscopie infrarouge, décomposant le rayonnement en fonction de l'énergie des photos qui le constitue, permet de déterminer la nature des molécules présentes dans l'atmosphère des exoplanètes observées.

L'infrarouge, on le voit, présente bien des avantages, mais aussi un inconvénient de taille : ce rayonnement est difficileme à capturer. L'énergie transportée par un photon de lumière infrarouge est plus faible que celle d'un photon de lumière visible, par conséquent il n'arrive pas à libérer les électrons des atomes de silicium, matériau dont sont faits les détecteurs visibles. C'est pourquoi le tellure de mercure cadmium est utilisé.

 

La France est bien placée pour l'exploration et l'exploitation de l'infrarouge, avec Focus, consortium de 9 laboratoires universitaires, du CNRS, du CEA, et de l'Onéra, qui réunit chercheurs et ingénieurs. Focus travaille à l'optimisation d'un détecteur de nouvelle génération capable de déceler des sources astronomiques émettant peu de lumière.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 07:18

La Recherche Hors-Série 14

 

La fibre optique (Camille-Sophie Brès)

Dans les années 1970 la capacité de la fibre optique semblait infinie, un demi-siècle plus tard pourtant ses limites sont proches et les chercheurs cherchent des alternatives.

Le verre permet des vitesses fulgurantes d'un continent à l'autre, ses avantages sont nombreux : faible perte de données, immunité au bruit électromagnétique, absence de rayonnement vers l'extérieur, isolation électrique, poids et dimensions réduits. Les masses de données générées par Internet croissent et la limite de cette technologie devient prévisible. Il importe de trouver le moyen de la repousser, en attendant que la suivante soit atteinte à son tour.

Pour éviter que l'information soit brouillée pendant son voyage les impulsions la transportant sont espacées, laissant un espace vide, et perdu. La question était donc de trouver les impulsions adéquates pour transporter nos messages en autorisant un trafic plus important. Ces impulsions dites de ''Nyquist'' existent, elles s'encastrent les unes dans les autres, sans brouiller l'information, il n'y a donc plus d'espace perdu.

Jusqu'à récemment, produire ces impulsions était impossible. Des travaux conduit à l'EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) ont permis une production stable à 99%. Cette technique permet de multiplier le débit par 10 et devrait suffire pour un moment. En attendant qu'une nouvelle évolution permette de dépasser cette limite, jusqu'à ce qu'elle-même...

 

La diode (Riad Haider, Jean-Luc Pelouard, Émilie Steveler)

La diode à semi-conducteur a été consacrée par le prix Nobel de physique 2014 comme la source d'éclairage la plus performante. Dans les années 30, Russell Ohl, électrochimiste chez Bell, étudie différents semi-conducteurs pour des dispositifs radars. En 1940, éclairant un échantillon de silicium présentant une fissure, Ohl découvre que l'effet photoélectrique est amplifié au voisinage de cette discontinuité, d'un côté il note un excès d'électrons (Négatif), de l'autre un défaut, (Positif). Il donne le nom de ''jonction PN'' à la barrière entre ces régions : la diode à semi-conducteur est née. Il comprend que la jonction PN peut servir à l'effet photovoltaïque et dépose l'année suivante le premier brevet décrivant une cellule photovoltaïque constituée d'une jonction PN en silicium.

La théorie des jonctions PN sera élaborée par William Shockley en 1948 puis utilisée dans des dispositifs absorbant ou émettant de la lumière : les photo-détecteurs, les Lasers à semi-conducteurs, les LED et les cellules solaires les plus performantes.

Les LED sont principalement utilisées pour l'affichage et l'éclairage. La très forte amélioration du rendement énergétique apportée par ces LED par rapport aux lampes à incandescence est capitale pour la transition énergétique, l'éclairage représentant un tiers de la consommation énergétique mondiale.

La détection de lumière par des jonction PN trouve de nombreuses applications, l'imagerie dans les caméras et les appareils photonumériques, leurs variantes dans l'infrarouge sont en plein essor pour la vision nocturne, la sécurité et la défense, la recherche de fuite thermique et la médecine.

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

(いばらの王Ibara no Ō)  IWAHARA Yūji – 2002-2005 – six volumes

Prépublié dans magazine Monthly Comic Beam 

Publié en France par Soleil

 

Une adaptation en film d'animation a été produite par le studio Sunrise et réalisée par Kazuyoshi Katayama en 2010.

 

Le Roi des ronces

Afin d'échapper à une maladie incurable, une sclérose cellulaire non-héréditaire, appelée ''médusa'', 160 personnes ont été sélectionnées par une compagnie privée ''Véga'' au moyen d'une loterie pour participer à un programme de cryoconservation puis placées dans des capsules en attendant un vaccin efficace. Parmi elles se trouve Kasumi, adolescente dont la jumelle, Shizuka, malade elle aussi, n'a pas été tirée au sort. ''Dieu est cruel pense la jeune fille, il n'a porté son choix que sur moi''. La maladie se développe rapidement, six semaines après la contraction du virus la malade est pris de convulsions puis six heures plus tard surviennent des spasmes, les cellules se fossilisent provoquant une mort rapide.

Kasumi arrive donc dans le centre fondé par Henry Abstein, milliardaire dont le fils décéda à cause de médusa, sis dans son château du 13ème siècle transformé en centre médical. Elle rejoint le CCC avec le numéro 79/160 avec pour compagnon le bracelet signalant l'évolution de sa maladie. Elle s'allonge, s’endort !

Le réveil est différent de ce qu'elle attendait. La capot de sa capsule se soulève, elle ouvre les yeux, regarde autour d'elle, se dresse dans son lit et découvre autour d'elle un enchevêtrement de ronces qui semble courir partout. Sortant de son nid elle rejoint ceux qui l'ont précédé au centre de la salle. Tous s'interrogent jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par des espèces de dragons volants puis une autre, sans aile mais plus grosse, et affamée! Les survivants s'abritent puis s'interrogent. L'évolution ou la mutation des espèces demandent du temps, combien d'années ont-ils passés endormis, sont-ils guéris ?

Des tensions se font jour, comment vivre dans un environnement incompréhensible ?

Kasumi reste dans son coin, regrettant que sa sœur ait réussie à la convaincre d'accepter cet essai. Elle se souvient de leur passé, du collège, et toujours Shizuka lui répète qu'elle ne doit pas mourir.

Le Roi des ronces

Ils trouvent une sortie, atteignent une plage, mais l'infection n'est pas vaincue et s'ils trouvent un abri celle-ci les tue l'un après l'autre. La jeune fille part en exploration du bâtiment, histoire de s'occuper. L'animosité augmente entre certains survivants, surtout quand il apparaît que l'un d'eux est un pirate informatique qui n'est même pas malade mais qui aura la mauvaise idée d'ouvrir une trappe pourtant scellée...

 

Les 7 survivants se retrouvent donc sur une île, pris entre la maladie qui continue de les ronger et des monstres qui ambitionne de les dévorer. Qui sont-ils ? D'où vient médusa ? Kasumi doit-elle sa présence au seul fait du hasard ?

 

Questions terminant le premier volume, pour avoir les réponses je vous conseille de vous procurer les cinq suivants ! Moi je vais de ce pas les lire !

Le Roi des ronces
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:10

La Recherche Hors-Série 14

Chimie et laser (Gabriel Turinici)

Les chimistes disposaient de tubes à essai, de chauffe-ballons, de colonnes de distillation et de beaucoup d'autres instruments. Depuis l'invention du Laser, celui-ci a rejoint leur trousse à outils. Les chimistes se demandèrent s'il pourrait briser ou créer des liaisons chimiques. Chacune de celle-ci ayant une fréquence d'oscillation propre, une impulsion laser de fréquence égale pourrait-elle interagir avec elle ?

Il fallut attendre les années 1990 pour que la réponse soit positive. Ainsi une impulsion peut casser deux liaisons entre des atomes de carbone et faire en sorte que les fragments résultants se regroupent pour créer une liaison absente de la molécule initiale. La démonstration fut faite que le laser pouvait transformer les molécules mais qu'il faut choisir la bonne impulsion, une molécule contenant souvent plusieurs liaisons du même type, qui ont toutes la même fréquence de résonance mais que l'on ne veut pas toutes détruire. La précision requise impliquait de se situer au niveau quantique et donc de s'en remettre à l'équation de Schrödinger, qui décrit les propriétés d'un système moléculaire.

Dès 1929, Paul Dirac formulait le constat suivant : ''Les lois physiques sous-jacentes nécessaires à une théorie mathématique […] de la chimie sont ainsi complètement connues et la seule difficulté est que l’application exacte de ces lois conduit à des équations trop compliquées pour être résolues.'' La révolution informatique n'a pas permis d'invalider ce propos : il demeure impossible d'aborder la résolution numérique de l'équation de Schrödinger.

Certains scientifiques eurent l'idée de développer des approches originales pour résoudre numériquement des approximations de cette équation. Travaillant d'abord sur des molécules contenant peu d'atomes les chimistes purent s'attaquer à des systèmes chimiques de plusieurs dizaines d'atomes.

La lumière est devenue pour les chimistes un ingrédient comme un autre, les chercheurs sont capables de contrôler les réactions chimiques à l'aide du laser. Le but désormais est de trouver une liste d'impulsions universelles qui, pour une classe large de molécules, fonctionnerait aussi bien que le meilleur laser trouvé par une recherche numérique et expérimentale.

Le contrôle des phénomènes quantique se lance à la poursuite d'applications non académiques. Les réactions chimiques n'étant qu'une de ces applications., par exemple, la conception de portes logiques définies par les états de molécules pour les futurs ordinateurs quantiques ou l'étude de la dynamique des protéines ou l'orientation et l'alignement de molécules.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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