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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 07:19

वीर-ज़ारा -  Yash Chopra – 204 - 192' 

Le cinéma Indien adore les amours contrariés, mais quelle relation pourrait-elle rencontrer plus d'opposition que celle d'un officier de l'Indian Air Force et d'une Pakistanaise ?

 

Veer Pratap Singh est emprisonné au Pakistan, il a pour avocate Saamiya Siddiqui, fille d'un militant des droits de l'homme qui s'intéresse à lui et veut défendre son dossier. Le pilote est d'abord réticent mais petit à petit il en vient à faire confiance à la jeune femme et lui raconte les événements qui finirent par le mettre dans cette, délicate, situation.

Il parle de Zaara Hayat Khan, une Pakistanaise qu'il secourut alors qu'elle était en situation délicate. Sous le charme il veut bien aider la jeune femme quand il apprend qu'elle est venue en Inde pour respecter la dernière volonté de sa nourrice et disperser les cendres de celle-ci dans son pays natal.

Ce qui se fait donc ! Il en profite pour la présenter ses parents puis la raccompagne au Pakistan. Il est sur le point de lui avouer ses sentiments quand il fait la connaissance de Raza Sharazi, le fiancé de Zaara. Le mariage est proche mais la future épouse se rend compte qu'elle est amoureuse de l'homme qu'elle a rencontré en Inde. Une situation tragique pour elle, les noces sont annoncées, y renoncer serait une humiliation insupportable, pour un étranger en plus !

 

Ils voudraient partir ensemble mais les conséquences seraient trop grandes et ils renoncent à leur projet. Trop tard pourtant, autour d'eux tous se sont rendus compte de la situation, et pour Raza c'est insupportable. Il va tout faire pour que Veer soit accuser d'espionnage, ce qui explique qu'il se retrouve en prison.

Depuis 22 ans !

 

Saamiya Siddiqui veut que la réalité soit exposé, contre le système de son pays, les manœuvres d'un procureur sournois et prêt à tout, et même Veer qui ne veut pas que la réputation de sa belle soit entachée d'une quelconque façon.

À nouveau émotion et chansons s'associent, l'important n'est pas la vraisemblance mais la force des sentiments exposés. En cela ce film est une réussite, sans oublier le charme de ses interprètes. Il est un peu long mais un DVD permet de faire des pauses. Ouf !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:00

Lights Out - David F. Sandberg – 2016 - 81'

 

Paul travaille dans son usine, sa secrétaire s'en va mais croit voir quelqu'un dans l'ombre. Elle l'en averti mais il lui affirme qu'il peut se débrouiller, il fermera.

Lui aussi devine une silhouette dans la pénombre, justement les lumières s'éteignent l'une après l'autre. Sera-t-il à l'abri dans son bureau.

 

Rebecca vit seule dans son appartement, elle a bien un petit copain, depuis 8 mois, mais il n'a pas le droit d'y laisser même une chaussette. Elle est appelée dans l'école de Martin, son petit frère, celui-ci s'est endormi en cours, et c'est la troisième fois cette semaine. Le garçonnet explique qu'il fait de l''insomnie. En effet Sophie, sa mère, veuve depuis la mort de Paul, est étrange, elle passe son temps à discuter avec une amie imaginaire. Martin ne l'a jamais vu mais il a, plusieurs fois, eut la sensation d'une présence.

La jeune femme ramène son frère à la maison, se dispute avec sa mère qui nie qu'il y ait quelqu'un dans la maison, Rebecca se souvient de son enfance, des événements qui l'amenèrent à partir, abandonnant sa mère qui ne cesse de le lui reprocher.

Rebecca voudrait garder son frère avec elle mais ce n'est pas aussi simple, la loi n'est pas de son côté. Sophie n'a-t-elle pas affirmé que tout allait s'arranger, qu'elle allait faire un effort ? Tiens, à commencer par une bonne soirée, popcorn et film. Tout commence bien, et puis Sophie éteint la lumière, ne seraient-ils pas mieux tous les 3 ?

Martin s'enfuit et rejoint sa sœur, le lendemain Rebecca s'introduit chez sa mère, elle veut en savoir plus sur cette mystérieuse amie, et trouve des documents sur l'enfance de Sophie, et même une photo. Les choses ne peuvent pas durer, il faut affronter ce fantôme du passé. Du combat de la lumière contre l'obscurité devinez qui va gagner ?

 

Du classique mais bien réalisé, court et rythmé, juste ce qu'il faut pour passer un bon moment. Dans l'obscurité c'est mieux.

Si vous n'avez pas peur.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:00

 Jean-François Richet 2016 – 88'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lydia Link s'est enfuie de chez elle depuis des années, seul

John, son père, croit qu'il est encore possible de la retrouver mais pour l'instant il est tatouer dans un trou perdu à l'intérieur d'une communauté d'anciens alcooliques. Encore était-ce là son moindre défaut. Heureusement il a arrêté de boire et trouvé une sorte d'équilibre.

Un jour il reçoit un coup de téléphone, en PCV, de sa fille, qui lui demande de l'argent et de venir la chercher. Il est trop heureux pour refuser. Une fois réunis elle lui raconte ce qu'elle fit pour survivre, les gens qu'elle croisa, certains qui l'aidèrent, comme Jonah. Celui-ci l'installa dans une maison, sans l'avertir que celle-ci servait de réserve pour les divers trafics qu'il dirige pour un important cartel.

Un jour il constate qu'il manque certaines choses dans cette maison, il soupçonne Lydia d'avoir mis la main dessus, mais aussi des ''amis'' d'avoir profité qu'il ait le dos tourné. Une expédition est décidé pour récupérer ce qui manque. Lydia doit en faire partie et pour prouver une bonne foi il serait bon qu'elle tue quelqu'un.

Elle essaie, lève l'arme, mais ne parviens pas à tirer. Sous la menace de Jonah et le stress elle finit par appuyer sur la détente. C'est son compagnon qui est atteint ! Pas de chance.

Pour lui.

Elle s'enfuie donc, le plus rapidement possible, et, donc, trouve refuge chez son père.

Mais le téléphone permet d'être repéré aussi les complices de Johan débarquent-ils chez John, qui les reçoit avec ses amis de la communauté, parvient à les mettre en fuite. La police arrive pourtant, avertie par on ne sait qui, les coups de feu peut-être.

Les Link, père et fille, s'enfuient. John sait se défendre et a quelques amis sur lesquels il pense pouvoir compter. L'avenir lui montrera que tous n'étaient pas fiables.

Un scénario sans surprise pour retrouver Mel Gibson en père soucieux de protéger, enfin, sa fille. Un peu d'action, beaucoup d'émotions pour un père soucieux de rédemption, un père qui ressemble beaucoup à Mel Gibson.

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 08:00

कुछ कुछ होता है (Kuch Kuch Hota Hai) – Karan Johar – 1998 - 177'

 

Rahul (Hahrukh Khan), Anjali (Kajol) et Tina (Rani Mukerji) achèvent leurs trajets estudiantins dans un établissement réputé. Les deux premiers se connaissent depuis longtemps et sont inséparables, au point de paraître destinés l'un à l'autre. Anjali attire tous les regards malgré son look de garçon manqué mais elle finit par comprendre qu'elle est amoureuse de Rahul après qu'un professeur leur ait dit que l'amitié peut très déboucher sur un autre sentiment. La logique serait respectée si une nouvelle venue ne se mettait entre eux. Tina, une belle jeune femme au charme de laquelle Rahul ne pourra pas résister.

Les relations à 3 font toujours une victime, ici il s'agira d'Anjali. Voyant que son ami s'éprend de sa rivale sans avoir peut-être deviné ses sentiments, qu'il va l'épouser, elle préfère s'éloigner. Un an plus tard de l'union de Rahul et Tina naîtra une petite fille, elle héritera du prénom d'Anjali.

Mais Tina meurt peu après avoir mis son enfant au monde, laissant à celle-ci des lettres qu'elle découvrira au fil du temps.

La petite Anjali reçoit donc pour ses huit ans la mission de retrouver celle à qui elle doit de se prénommer ainsi afin que le couple qui aurait dû se former puisse enfin exister.

La retrouver va être difficile, mais pas trop. Quand Rahul revoit son ancienne amie il découvre une jeune femme loin du garçon manqué qu'elle était autrement mais qui est sur le point de se marier.

 

Arrivera-t-il à ses fins, vous le découvrirez vous-même en suivant une belle histoire d'amours déçus, où se suivent, sans se ressembler, drames et chansons, dans un style que les amateurs apprécieront, que les autres découvriront. La tristesse passe mieux en chantant, Michel Sardou ne dirait pas le contraire.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 08:00

Henry Joost et Ariel Schulman – 2016 – 96'

Sydney et Vee sont les meilleures amies du monde alors

qu'elles sont on ne peut plus différentes. Autant la première est extravertie, prête à tous, à trop, autant l'autre fait preuve d'un sérieux de tous les instants. Elle est par ailleurs attirée par un autre étudiant, membres de l'équipe de football de leur université sans avoir osé seulement lui adresser la parole.

Alors qu'elles discutent Sydney lui parle d'un jeu sur le net : Nerve, où les participants se divisent, officiellement, en deux catégories, les voyeurs ou les joueurs. Sydney, faut-il le préciser, fait partie des seconds. La règle est simple, les voyeurs proposent des défis aux joueurs, ceux-ci gagnent de l'argent en fonction de la difficulté. Et celle-ci est parfois élevée. D'autres sont plus simples comme quand Sydney, dans sa tenue de pom pom girl doit montrer ses fesses.

Sollicitée par ses amis Vee se décide à s'inscrire, comme joueuse. Son premier défi consiste à se rendre dans un restaurant pour y embrasser un inconnu. Avec son meilleur ami, Tommy, qui la filme, tout est en direct, elle se rend sur les lieux du challenge. Elle met un certain temps à se décider, mais un jeune homme est en train de lire, comme par hasard, son livre préféré... c'est lui qu'elle embrasse. Défi relevé, mais quand Ian, le lecteur en question, se met à chanter dans la salle elle comprend que lui aussi avait une épreuve.

Le jeu va leur demander de partir ensemble. C'est le début d'une folle équipée qui va les voir participer à des challenges de plus en plus difficiles alors que les voyeurs sont de plus en plus nombreux à les observer.

 

L'importance des réseaux sociaux, le développement du débit et la nature humaine, tout cela fait que ce genre de jeu peut exister. Démonstration supplémentaire qu'être caché derrière un pseudo, se croire anonyme, permet de se laisser aller à ses plus bas instincts. Le masque change, pas celui qui le porte.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:47

सलाम बॉम्बे ! - Mira Nair – 1988 - 113 '

Krishna n'est qu'un enfant, comme tel il aime faire des bêtises dont il ne mesure pas les conséquences. Ainsi met-il le feu à la moto que son frère répare. Il mérite donc une punition exemplaire. Sa mère le bannit de la famille et le confie à un directeur de cirque pour lequel il devra travailler jusqu'à ce qu'il économise l'argent pour rembourser la moto : 500 roupies.

Les choses deviendront encore plus difficiles quand le directeur du cirque l'abandonnera dans un village. Krishna se retrouve livré à lui même. D'abord rejoindre Bombay, dans une grande ville il pense avoir plus de chance de se débrouiller. Il a toujours le même but, revenir dans son village avec l'argent de sa dette !

À Bombay il trouve un petit boulot : vendeur de thé ambulant, puis se fait sa place dans la société des enfants jusqu'à devenir l'ami de Chilium, dealer et bras droit de Baba, le proxénète du coin. Il rencontre Manju dont la mère se prostitue pour Baba mais aussi Solasaal dont la virginité alors qu'elle a 16 ans vaut cher sur le marché. Assez pour qu'elle soit enlevé puis conduite au Népal où elle sera vendu aux enchères.

Krishna participe à quelques trafics, se fait de l'argent comme il peut tout en faisant des cadeaux à Solasaal.

Une fois encore le sort lui est contraire, son chef le renvoie sans lui donner la somme qu'il lui doit, son ami Chilium meurt d'abus de haschisch, après avoir volé le peu d'argent économisé par Krishna. La drogue passe toujours avant tout le reste !

Il a une nouvelle idée, se faire passer pour des serveurs pour s'introduire dans une noce et ''récupérer'' ce qu'il pourra avec ses amis. Rien ne pouvant bien se passer ils se font arrêter par des policiers qui commencent par récupérer leur butin avant de les envoyer en prison.

Krishna n'entend pas y rester, le contexte de violence l'incite à prendre tous les risques pour s'évader. Il veut retourner à Bombay, se venger de la vente de Solasaal et aider la mère de celle-ci, il veut...

Espoir est un mot que les enfants de Bombay connaissent peut-être, parce qu'ils en ont entendus la définition, sûrement pas parce qu'ils en connaissent le sens.

 

Le regard de Mira Nair est lucide, implacable, ne cache rien de la camaraderie comme des trahisons, des rires comme des pleurs.

Heureusement c'est une fiction, la réalité est pire.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 07:42

Sleeping with Other People - Leslye Headland – 2015 - 101'

Jake et Lainey font connaissance dans le dortoir de l'université de Columbia. Elle frappe à la porte d'un étudiant, qui n'est pas là où le fait croire, en hurlant qu'elle veut entrer et coucher avec lui. Alors qu'elle va se faire jeter, Jake intervient pour la présenter comme son invitée. C'est l'occasion pour les jeunes gens de se rencontrer. À mesure que la discussion avance chacun va reconnaître n'avoir aucune expérience sexuelle. Qu'à cela ne tienne, c'est l'occasion pour eux de mettre en commun cette ignorance pour la transformer en connaissance, bref pour coucher ensemble.

 

12 ans se sont passés. Jake est pris sur le fait par sa copine du moment alors qu'il couchait avec sa sœur, ce que la première prend mal. Elle le largue donc, prétexte à une remise en cause. Il va donc se rendre à des réunions de sex-addicts, sur le même modèle que les alcooliques anonymes, là il va retrouver Lainey. Le monde est petit ! Ils se retrouvent, se rappellent le passé, le bon moment qu'ils passèrent ensemble, puisqu'ils ne se sont pas revus depuis, et qui semble avoir orienté leur vie et leur incapacité à établir une relation de couple normale, c'est à dire banale, routinière et médiocre. Jake passe d'une conquête à l'autre sans ressentir d'attachement réel pour l'une, tandis que Lainey est amoureuse d'Andrew, celui-là même qu'elle voulait voir à Columbia, lequel est devenu gynécologue et s'apprête à se marier, avec une autre. Elle s'en veut de ces sentiments, s'apprête à rompre, une fois de plus, mais pour autant résiste difficilement à un homme qui lui plait.

La soirée se passe bien, Jake et Lainey vont boire un verre, tout semble parti pour qu'ils finissent la nuit ensemble. Mais non, ils décident de ne pas entretenir ce genre de relation, visiblement vouée à l'échec rapidement, pour rester amis. Chacun pourra alors parler à l'autre, de sa vie, de ses ambitions, espoirs, échecs, rencontres... sitôt qu'ils sentent qu'ils pourraient basculer vers plus d'intimité ils ont convenus d'un mot avertissement pour en revenir à une amitié sans arrière-pensée.

Bien sûr chaque spectateur aura compris que s'ils ne peuvent construire de couple de leur côté c'est qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Comédie oblige, je ne dévoile pas grand chose en divulguant que tout se passera pour le mieux, non sans quelques cahots en cours de route.

 

À noter qu'une séquence aurait fait un petit scandale dans le monde coincé anglosaxon. Jake montre à Lainey, avec un bocal pour illustrer son propos, comment se masturber, activité qu'elle ne pratique pas. Il fallait y penser !

Leslye Headland est une jeune réalisatrice qui parvient à maintenir son film dans le registre de l'humour, avec d'excellents dialogues, sans tomber dans une vulgarité que l'on pouvait craindre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 07:37

भारत माता Mehboob Khan – 1957 - 172'

 

Rhada élève seule ses deux fils, affrontant pour eux les difficultés de la vie incarnés par l'usurier du village. Elle se souvient de son enfance et surtout de son mariage. Pour respecter la coutume et avoir une cérémonie somptueuse sa mère avait hypothéqué la ferme familiale. Depuis cette époque, régulièrement, l'usurier venait prélever sa part sans que jamais la dette paraisse pouvoir disparaître. Comble de malchance, son époux est victime d'un accident du travail dans lequel il perd ses deux bras. À la suite de quoi il la quitte pour éviter d'être un fardeau supplémentaire pour sa femme.

Il semble qu'il y ait sur la famille une étrange malédiction, mais Rhada est prête à tout pour ses enfants et pour qu'enfin le sort ne leur soit plus contraire.

Mother India est souvent comparé à Autant en emporte le vent, et son héroïne, à Scarlett O'Hara. Dès sa sortie le film connut un succès immense, parfait exemple du cinéma de Bollywood mais incarnant également l'esprit d'un pays qui n'est indépendant que depuis 1947. Rhada incarne l'Inde, se libérant, enfin, des ''maîtres'' qui l'opprime. Fière, elle refuse de se vendre comme de se soumettre. Qu'importe l'adversité, elle peut l'affronter.

Mehboob Khan connaissait le monde rural, lui même y grandit jusqu'à trouver sa place dans le ''Bollywood'' de l'époque pour devenir un des réalisateurs ayant le plus de succès. Mother India étant le sommet de son œuvre. Son interprète principale : Nargis, était une enfant star dans les années 30 avant de réussir le passage à l'âge adulte dès 1943, déjà avec Khan. Dans Mother of India elle rencontrera Sunil Dutt (qui joue son fils ainé alors qu'il n'a qu'un an de moins qu'elle) et se convertit à l'Hindouisme pour pouvoir l'épouser. Aucun mystère n'est fait autour de la véritable chanteuse qui la double :  Lata Mangeshkar.

Si vous ne connaissez rien du cinéma Indien, commencez par ce film, vous ferez connaissance avec un univers aux codes extrêmement marqués. Laissez-vous porter par l'histoire et la musique, les 3 heures passeront plus vite que vous le pensez. 

भारत माता
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 08:00

Wash Westmoreland & Richard Glatzer – 2014 – 99' D'après le roman de Lisa Genova

Alice Howland a tout pour être heureuse. C'est une linguiste reconnue dans le monde entier et a écrit un livre qui fait référence dans son domaine, elle est également professeur dans une université importante où les élèves apprécient son travail. Elle est belle et entourée par un mari aimant, lui-même scientifique, d'un garçon et de deux filles. La première essaie de se reproduire par des méthodes modernes puisque la nature le lui interdit, l'autre refuse la voie universitaire pour tenter de devenir actrice, pour ce faire elle s'est même éloignée de la ville de son enfance.

Bref la vie s'annonce bien et sa cinquantaine ne la trouble pas, elle fait attention à elle et court aussi souvent que possible. Du reste un jour elle oublie un rendez-vous avec son époux pour faire du sport, lors d'un cours quelques mots disparaissent de son esprit, dans un repas de famille elle pose deux fois la même question à la nouvelle petite amie de son fils. Des signes qui finissent par attirer son attention et la faire s'interroger.

Le neurologue qu'elle consulte lui fait passer quelques examens, retenir quelques mots, lui demande de revenir avec quelqu'un qui la connait bien. Ce qu'elle ne fera pas. Néanmoins elle devra s'y résoudre et sera au rendez-vous suivant avec son mari. Ensemble ils entendront le diagnostic, sans en être réellement surpris : Alzheimer. Une maladie d'autant plus effrayante pour une intellectuelle qui a basé sa vie sur le savoir, donc sa mémoire, comment transmettre le premier si la seconde la trahit ? Mais le pire n'est pas là, la forme de sa maladie est particulièrement agressive et héréditaire ! Son métier et la forte utilisation de son cerveau repoussa les signes visibles de la maladie, une fois celle-ci déclarée il n'existe aucun moyen de la ralentir.

Reste à ''faire avec'' puisqu'il n'existe aucun autre moyen. Elle place dans son téléphone une liste de question auxquelles elle devra répondre chaque jour pour juger de son évolution et dans son ordinateur un petit fichier vidéo lui indiquant où se trouvent le tube de cachets qui pourrait lui permettre de stopper, définitivement, sa dégénérescence cérébrale. Elle devra renoncer à son poste, malgré son impression d'avoir conservé la maîtrise de ses cours il apparaît qu'il n'en est rien, ils sont incohérents, décousus, et ses élèves en font la remarque au directeur.

Le plus difficile sera peut-être d'expliquer à ses enfants sa maladie mais aussi qu'ils risquent d'en être porteur. Rien n'obligeant à ce que tous en soit atteint, un reste leur permettra de le savoir, avec des résultats différents...

Une nouvelle vie s'organise, aide à domicile, présence constante de quelqu'un, et cette certitude obsédante que le combat est perdu d'avance. Que les retours au présent s'espacent et s'écourtent.

 

Toutes les règles du mélodrame sont présentes, aucune surprise dans le scénario, pas d'innovation dans la mise en scène mais le sujet ne demandait ni l'un ni l'autre, il nous montre une conscience qui s'éteint et qui le sait. Fort heureusement Alice est incarnée par Julianne Moore, qui donne à son personnage force et dignité jusqu'au dernier moment. Qu'elle ait obtenu l'Oscar pour ce rôle n'est pas volé !

 

Impossible de sortir de ce film sans se poser la question : Et si cela m'arrivait ? Saurais-je m'en rendre compte et l'accepter ? Le dire et le partager, avant de l'imposer ? Aurais-je envie de préférer la mort plutôt qu'une lente agonie pour finir en zombie ?

 

Je répondrais bien à ces questions mais le moment venu je les aurais oubliées !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 07:59

Denis Villeneuve – 2015 - 121'

Kate Macy et son équipe d'intervention du FBI pénétrent, violemment, dans une maison située quelque part en Arizona. Ils sont là pour délivrer des otages et progressent aussi vite que possible sans rencontrer beaucoup de résistance. Dans une pièce pourtant un homme leur tire dessus, inutilement, c'est lui qui sera abattu par les forces de l'ordre. S'interrogeant sur l'utilité de cette résistance les policiers regardent autour d'eux. Opportunément la décharge du criminel a fait un tour dans une cloison. Y jetant un œil machinalement une partie de visage, dans un sac plastique, apparaît. Les intervenants élargissent l'orifice et découvrent d'abord un cadavre, puis un autre...

Au dehors, pendant leurs recherches, des agents font exploser une bombe protégeant une cave.

Continuant leurs investigations les policiers fdécouvrent plusieurs dizaines de corps dissimulés dans les murs.

 

Kate est toujours là, assise avec son coéqupier devant une salle vitrée où discutent des hommes qu'elle ne connaît pas. Ceux-ci l'invite à les rejoindre. Ils lui posent diverses questions dont elle ignore pour la plupart les réponses. Elle apprend finalement à un boss du trafic de drogue, Manuel Diaz, représentant du cartel mexiquain aux états-unis et que les hommes réunis là forment une équipe pour contrer l'influence de celui-ci. L'opération montée consiste à pousser Diaz à retourner au Mexique pour le suivre jusqu'au grand patron du cartel.

Kate est donc conviée à se joindre à l'équipe, son expérience pouvant être utile à la suite des opérations. Première étape : El Paso. La jeune femme, sans son coéquipier qui n'a pas eu les autorisations nécessaires, rejoint une équipe d'intervention pour extraire du Mexique un haut responsable du cartel qui vient d'être capturé et dont l'interrogatoire pourrait founir d'intéressants renseignements. L'action va être rapidement menée mais violemment, les narcotrafiquants essayant de délivrer le numéro 3 de leur organisation.

La représentante du FBI va pourtant s'interroger tant le comportement de ses partenaires déroge aux lois, elle va se demander ce qu'elle fait là et vouloir rester jusqu'au bout pour en savoir davantage.

 

Elle aurait due s'abstenir ! Comment combattre les cartels de la drogue quand la demande ne cesse pas, quand des millions de toxicomanes sont prêts à payer pour ''planer'' en affectant de ne pas voir qu'ils finiront par s'écraser. Impossible de respecter la loi quand les criminels savent l'utiliser, la retourner en leur faveur, à se demander si elle n'est pas faite sur mesure pour eux. Le jeu est difficile. Quand il est impossible de contrer un phénomène dû à un tel comportement, autant essayer de le surveilleur autant que faire se peut et d'en limiter les dommages collatéraux.

 

Ajouter à cela l'envie de vengeance qui est une puissante motivation pour justifier n'importe quel acte du moment qu'il aide à atteindre le but.

Kate est pleine d'illusion, mais comme elle va l'apprendre, le monde est fait pour les loups et elle n'en est pas un.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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