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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:30

두근두근 내 인생 (Doogeundoogeun Nae Insaeng) - E J-Yong - 2014 – 117'

Han A-Reum a 16 ans, il n'a jamais été à l'école et passe son temps avec son ordinateur. Depuis peu il a commencé à écrire sur ses parents. Il est né alors que ses parents n'avaient que 17 ans, comme Roméo et Juliette. Han Dae-soo aurait voulu que sa Choi Mi-ra ne garde pas l'enfant, anticipant les conséquences de cette naissance, le regard des autres, les contraintes sociales, l'obligation de quitter le lycée. La jeune fille ne l'entend pas de cette oreille, bien que tous les deux doivent faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, de leurs famille. Il faut dire que Dae-soo était connu pour avoir frappé l'arbitre de Taek won do. Les remontrances paternelles l'avait convaincu de quitter le domicile.

Il n'y retourna jamais.

Alors qu'il écrit, sa mère entre, vient voir si tout va bien, vérifier qu'il a pris ses médicaments, fait une prise de sang... le train train quotidien. Ensemble ils aiment regarder la télévision, justement il y a une émission sur eux, le fait qu'ils devinrent parents à 17 ans, et que leur fils doivent précocement quitter ce monde. En effet A-Reum souffre de Progéria, une maladie le faisant vieillir rapidement, à 16 ans son corps est celui d'un homme de 80.

A-Reum parle de sa maladie, se montre quand subit les traitements nécessaire à son état, quand il monte dans le taxi de son père. L'émission montre ses parents, sa mère, ouvrière, dont les collègues de travail ignoraient que la vie était aussi difficile.

Le show est produit par un ami des parents pour les aider financièrement. Quand il est dans le taxi les réactions sont très différentes, pour l'une c'est insupportable, pour d'autre c'est l'occasion de faire un selfie. Leur vie est faite de bons moments, manger ensemble dehors, boire une bière, rigoler, rien qui diffère des activités d'une famille normale mais quand un lycéen traite son fils de gollum, Dae-soo ne peut pas laisser passer. Sa maîtrise du Taek won do n'est plus ce qu'elle était et, maladroit, assomme le policier qui venait voir ce qui se passer.

A-Reum est partagé entre son âge véritable, ses pulsions et désirs, et son âge physiologique qui lui donne l'impression qu'il a autant vécu qu'il en a l'apparence.

Il continue à écrire l'histoire de ses parents, la grossesse de sa mère, l'attention de son père, alors que la maladie se rappelle à lui trop souvent. Un jour il reçoit un mail d'une jeune fille de son âge, Lee Seo-ha qui obtint son adresse par la chaîne télé, probablement, dit-elle, ont-ils eu pitié de moi pour être malade elle aussi. Le jeune homme se met à penser à Seo-ha comme l'ado qu'il est malgré tout, il en parle à M. Jang, un voisin à qui il se confie. Il ne sait pas quoi faire, répondre ou pas ? En attendant il doit retourner à l'hôpital. C'est sur son lit qu'il répond à Seo-ha.

Leur relation épistolaire, s'engage. Dae-soo fait des heures sup comme vigile, le weekend qui arrive on lui propose d'être un des gardes du corps des Girl's Génération, son groupe préféré. Impossible de refuser. En attendant A-Reum veut bien participer à une nouvelle émission, il sait qu'ainsi il facilite la vie de ses parents.

A-Reum est curieux de sa nouvelle amie, il voudrait en savoir plus sur elle, d'où elle vient, ce qu'elle veut. Être écrivain est son ambition, comme lui. C'est enfin le jour de ''Stardate'' l'émission avec les Girls Générations ! Manque de chance pour Dae-soo, son épouse et son fils peuvent l'apercevoir à lé télé. Et puisqu'il est question de télé, vient le jour du tournage, le réalisateur a l'idée de présenter l'amitié de Seo-ha et A-reum...

Le temps passe, lui n'est pas l'ami de A-Reum. À part ses parents, en a-t-il un(e) ? Comment peut-il profiter des semaines, des jours, des heures qui lui restent ?

 

La qualité d'une vie ne se résume pas à sa longueur ! Telle pourrait être la leçon de ce film. A-Reum, sait que la mort s'approche, il veut profiter de chaque instant, du ciel, des étoiles filantes, de ses parents, d'une illusion même. Il distingue la limite mais ceux qui ne la voient pas ignorent qu'elle pourrait être juste en face d'eux. Les acteurs sont sobres, malgré le soju, la réalisation évite la lourdeur et l'ensemble, malgré l'ombre qui plane, est plein de vie.

La cloche du nouvel an peut sonner.

D'après le roman de Kim Ae-ran

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 08:34

Warlock – Edward Dmytryk – 1959 – 122'

Un clan de cow-boys à la solde d'un riche propriétaire, Abe Mc Quown, terrorise la ville minière de Warlock. Devant l'échec de la force publique à rétablir l'ordre, des citoyens se réunissent en comité pour trouver une solution. La seule consiste à engager un tueur professionnel : Clay Blaisdell, l'homme aux colts d'or pour des armes aux crosses de ce métal qui lui furent offertes par des admirateurs. Celui-ci est secondé par Tom Morgan, dont le passe temps principal, à part tuer, est le jeu. ils feront preuve de leur efficacité et redonnent à Warlock un semblant d'ordre.

 

Avec pour conséquence d'inquiéter ceux-là même qui les mandatèrent. D'autant que la ville a un nouveau sherif, Johnny Gannon, ex-bandit reconverti dans la défense de la loi. Celui-ci se retrouve entre les exactions des hommes de Mc Quown et l'ordre imposé par Blaisdell et son acolyte.

Le scénario démarre avec une situation déjà vue, une ville veut se protéger et engage un ''spécialiste'' avec les risques que cela lui fait courir. Qui est mieux placé pour affronter des tueurs qu'un autre tueur, pire ? Blaisdell comprend la situation, ne fait-il pas remarquer à ses ''employeurs'' que ceux-ci l'ont vu arriver avec espoir mais le voit rester avec crainte. Malgré son métier il présente de bons côtés, sait faire preuve de mansuétude, et quel acteur aurait pu mieux l'incarner que Henry Fonda dont le regard glacé peut se réchauffer le temps de le dire ?

 

Pour le seconder Anthony Quinn est parfait, primaire au premier abord il va se révéler à mesure que le film avance plus complexe et si sa relation avec Blaisdell est ambiguë rien n'est exprimé. Les deux hommes se complètent et se ressemblent, derniers survivants d'une époque agonisante face au modernisme qui avance et va s'imposer.

Je n'oublie pas Doroty Malone (Lily) qui suivait l'homme aux colts d'or pour se venger en le tuant de la mort de son fiancé, tué par Blaisdell alors qu'elle semble avoir intimement connu Morgan.

 

Impossible d'oublier Richard Widmark, Johnny Gannon, repenti de la bande de Mc Quown qui semble vouloir expier les crimes qu'il commit pour celui-ci.

Contrairement à la majorité des westerns, ici l'opposition entre les bons et les méchants n'est pas flagrante tant les personnages oscillent entre des désirs contradictoires. Les citoyens pensent à leurs intérêts, prêt à tout pour se protéger ils sont vite capable de se retourner contre leur protecteur.

 

C'est presque une tragédie shakespearienne qui se déroule devant nous, Morgan ne murmure-t-il pas à l'image de Lily des vers de Macbeth ? Warlock ne veut pas dire sorcier pour rien et la fin a des relents apocalyptiques. les éléments se déchaînent, les flammes menacent...

Un film mésestimé à (re)découvrir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 08:21

Doron Paz & Yoav Paz – 2015 - 94'

Les gens ne réalisent pas quand les dieux se font la guerre.

On dit que l'Enfer comporte 3 portes, une dans le désert, une dans l'océan, une à Jérusalem !

Rachel Klein et Sarah Pullmann sont folles de joie, elles partent pour la première fois pour Israël fêter le Yom Kippour. Leur avion pour Tel Aviv est sur le point de partir alors pas question de perdre du temps.dans l'avion elles font la connaissanc e d'un jeune homme, anthropologue, Kevin, qui se surnomme Indiana Jones, qui leur propose de changer leurs plans et de partir pour Jérusalem, Tel Aviv peut attendre quelques jours. Elles arrivent dans un hôtel, s'installent, tout se présente pour le mieux. C'est la pleine saison aussi devront-elles s'installer à l'étage. La chambre n'est pas immense, lits jumeaux, mais elles sont fatiguées après le vol et vont s'endormir rapidement.

Quand Sarah se réveille elle est seule, l’hôtel est désert, un homme qu'elle croise lui dit qu'elle est stupide de ne pas tenir compte des superstitions. Quand une femme en burka apparaît et lui demande de la suivre elle ne peut pas refuser, et ne reconnaît pas sa copine qui s'en amuse. Elle retrouve alors leur copain et un employé de l’hôtel avec lequel elles ont sympathisé. La soirée s'annonçait bien jusqu'à ce que Sarah se fasse voler son sac par un enfant qu'elle ne peut suivre dans les petites rues de la vieille ville. Il n'y avait rien d'important à l'intérieur, à part ses lunettes de vue, la voilà condamnée à porter les googleglass, et ainsi à continuer de filmer tout ce qu'elle voit. Comme ce reportage à la télévision locale qui parle d'un crime venant d'être commis. Ce qui ne doit pas perturber la soirée prévue.

Musique et alcool sont au rendez-vous, mais quelque chose casse l'ambiance pour Sarah qui retourne à l'hôtel. Ses lunettes ne vont pas l'aider aussi s'égare-t-elle, jusqu'à ce que ''Indiana'' la retrouve et la ramène, et qu'ils passent la nuit ensemble.

Pendant la nuit, pour s'occuper, Kevin va parler à Sarah de ses recherches, sur les croyances, les zombies, les néphélines, la faculté de revenir d'entre les morts. Une forme de résurrection !

Le lendemain la visite prévue est celle de la vieille ville, du marché. Kevin s'arrête devant une maison qu'il semble connaître, une maison de fou, où se retrouvent les personnes atteintes du ''syndrome de Jérusalem''. La visite continue, jusqu'au mur des lamentations. Histoire de glisser un vœu Sarah fait celui de voir revenir son frère, mort depuis six mois !

Sarah est mal à l'aise, elle veut partir pour Tel Aviv, comme prévu, mais il faut attendre la fin de Yom Kippour. Mais Kevin arrive en courant, affolé, affirmant qu'il faut partir, maintenant, quelque chose de grave va se passer... apparemment lui aussi est frappé par le fameux syndrome.

 

C'est le Jour du Jugement, Rachel reconnaît qu'elle a des choses à se faire pardonner !

La nuit venue une explosion fait trembler la ville, une attaque terroriste dans la vieille ville. Des militaires déboulent dans l'hôtel, cherchant à entrer en communication avec d'autres militaires. L'annonce est faite que les portes de la vieille ville vont être fermées, il faut partir. Mais pas question de laisser Kevin.

Sarah va être seule pour tenter de le faire sortir de l'asile où il se trouve. Elle trouve les clés, parvient à ouvrir la porte de la cellule du jeune homme, tout autour la folie règne, des êtres bizarres circulent. Mais ce n'est pas le moment d'attendre, il faut sortir du bâtiment et aller... et aller où au fait ? Heureusement ils vont retrouver Rachel et leurs amis à une des portes. Sortir est impossible.

Pourquoi ne pas trouver refuge dans une église ?

Mais que se passe-t-il  ? Est-ce le Jugement Dernier ?

 

Et s'il était possible de quitter la vieille ville en passant par les grottes ? Le voyage sera périlleux... d'autant que Rachel a été griffée !

 

Sûrement pas le film d'horreur du siècle, ni de la décennie, ni même de la semaine. Attendons le vrai Jugement Dernier pour faire la comparaison.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:15

Julien Rappeneau – 2015 – 95'

Vincent Machot mène une vie ennuyeuse entre son métier de coiffeur, hérité de son père, et sa mère, qui habite au-dessus de chez lui et le vampirise, le manipule, le culpabilise, le tient pour qu'il ne veuille rien changer à sa routine, sans oublier son chat.

Pourtant un jour quelque chose se passe. Alors que pour le repas dominical, avec sa mère, il oublie crabe et citron et se retrouve à enfourcher son vélo et chercher dans la banlieue de Nevers les produits manquant, tous les commerces étant fermés autour de chez lui. Il déniche enfin une épicerie dans une bourgade qu'il n'avait jamais visité. Alors qu'il hésite sur la boite à acheter l'épicière lui demande ce qu'il veut.

Du crabe dit-il alors qu'il lève les yeux sur la commerçante il reste stupéfait. Ce visage lui dit quelque chose mais l'épicière est sûre qu'il ne se sont jamais rencontrés.

Vincent repart, il a oublié le citron ! Ce dont sa mère lui fera la remarque. Mais cette rencontre le trouble sans qu'il sache pourquoi. Pour en savoir plus et n'a d'autre idée que de suivre l'épicière. Ainsi découvre-t-il son adresse, son nom : Rosalie Blum, qui ne lui dit rien. Il la suit lorsqu'elle va à la chorale, boire un coup, faire ses courses, ouvrir son magasin, le fermer... une activité qui le change, l'occupe, sans qu'il en apprenne davantage sur l'origine de son obsession.

Rosalie pourtant s'est rendue compte de l'intérêt qu'elle suscite, pour en savoir davantage elle fait appel à sa nièce, Aude, jeune femme dont la flemme est l'occupation principale. Elle ne parvient pas à s'intéresser à quoi que ce soit, ni sa famille qu'elle a rejetée, ni la photographie qu'elle a laissé tomber par manque d'ambition. Elle survit et sous-loue une chambre avec un pseudo artiste qui parle plus de ses projets qu'il n'en réalise. Mais ça lui convient très bien ! Aude va donc, avec deux amies, suivre le suiveur, découvrir sa vie, son métier, son adresse, sa mère, qu'ils pensent un moment être morte, soupçonnant Vincent d'être un émule de Norman Bates. Ce qui s'avérera faux lorsque, pour vérifier, elles entreront chez elle.

 

Les souris jouent à être le chat et mènent Vincent en bateau, jusqu'à ce que celui-ci précipite les choses en abordant Rosalie qui lui avoue qu'il ne sut pas être discret, à la différence d'Aude.

Une rencontre peut avoir des conséquences inattendues, surtout quand les personnes concernées subissent une vie qui ne leur convient pas. Chacune va voir ses habitudes remises en cause et un nouvel avenir s'ouvrir en devant affronter son passé.

Résultat de recherche d'images pour "rosalie blum"

Jusqu'à ce que nous comprenions que Vincent avait bien aperçu Rosalie.

 

Un film tiré d'une série dessinée dont je n'avais jamais entendu parler, je le reconnais, qui nous dit qu'il est toujours possible de regarder sa vie, d'assumer son passé, et les éventuelles erreurs commises, pour sortir d'une cage aussi confortable, et étroite, qu'elle soit. Les actions les plus simples sont, parfois, les plus pénibles et la solitude une cangue difficile à briser.

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:54

Pickup on South Street – Samuel Fuller – 1953 – 80'

La rame de métro arrive à pleine vitesse, prête, semble-t-il, à traverser l'écran. À l'intérieur, debout dans une tenue légère, Candy ne fait pas attention aux agents du FBI qui la suivent. Ils sont pourtant aisément identifiables à leurs costumes sombres. Les passages sont nombreux et nul ne fait attention à Skip McCoy qui s'approche. Le journal qu'il tient à la main dissimule ses actions, en l’occurrence plonger une main dans le sac de la jeune femme pour en voler le portefeuille.

Skip descend à la première station et disparaît dans la foule, ce qu'il ne sait pas c'est qu'avec le portefeuille il a volé un microfilm contenant la formule d'une arme chimique.

Sitôt le larcin découvert la chasse va être ouverte, le gibier ignorant qu'il est l'objet de tant de convoitise. Les chasseurs sont aussi bien le FBI, que les communistes et Candy.

McCoy est plus un médiocre qu'un héros, condamné plusieurs fois, vivant dans une cabane en bois vers les quais où il subsiste comme il peut, ce qui ne l'empêche pas de se la jouer.

Prétexte pour Fuller de visiter, et montrer, les bas-fond new-yorkais qu'il connait pour les avoir parcourus dans tous les sens quand, journaliste, il s'occupait des rubriques nécrologiques et des meurtres. Les deux vont bien ensemble.

Un monde où la violence règle la vie de chacun, la preuve, quand Candy retrouvera Skip celui-ci n'hésitera pas à la frapper. Sa première réaction, le premier geste dont il est capable.

Malgré ces débuts brutaux ils se comprendront. N'exerce-t-elle pas le plus vieux métier du monde ? Elle n'est pas étrangère au royaume de Skip. Une fois les présentations faites tout va bien.

Mais ils ne sont pas seuls au monde !

La petite histoire du cinéma retient que ce film, montrant les communistes sous un jour peu flatteur, mais bien en deçà de la vérité, et ceux-ci ayant encore de l'influence en France à l'époque, le film mit du temps à sortir, en 1961, et fut distribué sous un titre loin de son script original, le doublage se chargeant de transformer l'arme bactériologique en formule de drogue et les communistes en méchants trafiquants. Aux états-unis, au contraire, il passa pour trop peu patriote. Ceux deux réactions opposées signent une qualité que le temps lui reconnu. Il reçu pourtant un Lion de bronze à Venise en 1953. maintenant qu'il a retrouvé son sens il vaut d'être vu. Fuller n'avait rien d'un idéologue, ne défendait aucune thèse, mais savait montrer des situations fortes, construire des histoires denses, violentes mais non dénuées d'un humour grinçant, et diriger ses acteurs.

Vous n'allez pas faire les difficiles !

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:00

Kiss of Death – Henry Hathaway – 1947 – 98'

Noël est pour demain, histoire de préparer le réveillon familial, Nick Bianco, qui connait des difficultés pour trouver un travail depuis sa sortie de prison, attaque une bijouterie avec deux complices. Non qu'il le souhaite mais comment faire autrement.

Malheureusement, pour eux, les choses se passent mal, le hold-up échoue, Nick est blessé et arrêté. Son réveillon est foutu.

Malgré les demandes de la police et les avantages qu'il en retirerait, il refuse de vendre ses complices. Il est condamné à la peine maximale : 20 ans !

Il maintient sa décision, jusqu'à ce qu'il apprenne le suicide de son épouse. Craignant pour ses filles qui se retrouvent dans un pensionnat alors que l'avocat, véreux, Howser, commanditaire du cambriolage, avait juré qu'il s'occuperait d'elles, promesse visiblement oubliée. Il se résout à parler à D'Angelo, l'assistant, ambitieux, du District Attorney, prêt à tout pour grimper d'un cran dans la hiérarchie.

Libéré il se retrouve dans une situation difficile, entre la pègre et la police qui ne cesse de le ''motiver'' au risque de le rendre suspect auprès de ses camarades. Pour tenir sa part du contrat il dénonce Tommy Udo, tueur au service du milieu qui vient d'assassiner une invalide en la jetant dans un escalier pour n'avoir pas pu trouver, et abattre, son fils.

Udo va être libéré en raison d'un manque, officiel, de preuve, revanchard il se lance sur la piste de Nick, l'affrontement est inévitable. Un duel digne d'un western entre le blond et le brun, le premier aime tuer, est violent dans sa vie quotidienne, dénué d'empathie ; l'autre, malgré son passé, est dévoué à sa famille, honteux de ce qu'il fait pour aider ses enfants.

Richard Widmark débutait, un coup d'essai qui est un coup de maître, son sourire seul définit son personnage, et la scène de l'escalier est mémorable. Victor Mature joue admirablement la dualité de son personnage, le côté tendre avec les siens, le côté brutal avec ses partenaires, il faut bien de se faire respecter.

 

Distribution solide, réalisation maîtrisée, Henry Hathaway oblige. Les scènes de prison furent tournées en milieu naturel. Un classique du genre.

Si vous êtes en fauteuil faites attention à qui se propose de vous pousser.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:00

Alejandro Amenábar – 2015 – 106'

Il pleut quand John Gray, mécanicien de métier, arrive au commissariat où il est convoqué. Le chef le fait entrer dans son bureau pour lui faire part du passage du révérend Beaumont venu dire que sa fille, Angela, 17 ans, vit dans son église depuis mardi suite aux agressions de son père.

L'inspecteur Bruce Kenner vient l'interroger John, qui avoue, bien qu'il ne se souvienne pas, l'avoir fait. Après quoi il va interroger Rose, la mère de John, au courant après que le révérend l'ait appelé, le policier enquête, commence par la chambre de la jeune fille. Bruce ne trouve rien d'intéressant.

L'étrange est que Mr Gray ne se souvienne de rien, le psy pense que son esprit put effacer des actes interdits par sa croyance.

L'hypnose régressive paraît une solution. Mais John a du mal à se détendre alors que Bruce lit la déclaration de la victime. Petit à petit l'accusé voit quelque chose : la maison, la porte de la chambre de sa fille, il entre, elle s'assied sur le lit, il s'approche, l'attache avec une corde noire. Mais il décrit la situation comme s'il n'était que spectateur, n'agissait pas. L'image se précise, il reconnaît l'homme agressant Angela : George Nesbitt, le partenaire de Kenner, qui nie mais se retrouve en garde à vue.

Il est temps d'interroger Angela, pour cela le policier et le Dr Raines se rendent à l'église où elle reconnaît Nesbitt.

Gray et son complice auraient suivi un rite satanique. C'est pain béni (si l'on peut dire) pour les média, qui ont tant de choses à dire, de témoins à interroger, de livres à évoquer. Il faut bien remplir les heures de programmes.

Une nuit pourtant, dans sa cellule, Gray se met à hurler...

Le binôme policier/psy enquête jusqu'à Pittsburgh où il retrouve Roy, le frère d'Angela pour le faire parler de son enfance, du comportement de son père, surtout quand il avait bu. lentement émerge un véritable culte, les témoignages sont nombreux, pas les preuves. Angela craint même de se laisser ausculter pour ne pas montrer une marque sur son ventre ; une croix inversée, faite par une pointe de couteau. Maintenant, dit-elle, ils vont vous tuer, et moi aussi. Elle raconte ce qu'elle a vécu, les messes noires, la participation de sa grand-mère, le bébé qu'ils ont amené...

Kenner est bouleversé, mais le temps presse, il veut en savoir plus. Il gagne la confiance d'Angela qui se confie à lui. Pour le policier désormais tout ce qu'il voit semble sous influence sataniste, il fait des cauchemars de plus en plus terrifiants, il se sent seul contre tous. Contre lui-même peut-être.

 

Où est la vérité, la raison ? Qui est coupable, qui est victime ? Le diable ne se promène pas toujours avec des cornes et des sabots fourchus, il peut prendre une apparence tout autre.

Emma Watson a grandi depuis sa rencontre avec Harry, elle passe de la magie à la sorcellerie. Y a-t-elle gagnée au change, à vous d'en décider.

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:19

Viva Las Vegas – George Sidney – 1964 – 85'

Lucky Jackson est pilote, il arrive à Las Vegas pour courir le grand prix de la ville. Pour cela il a besoin de gagner l'argent de l'inscription et, surtout, pour changer le moteur de son bolide qui montre quelque signe de faiblesse. Dans cette course son principal adversaire est le conte Elmo Mancini.

 

 

Tout commence bien, Lucky qui porte bien son nom gagne la somme nécessaire, mais comme ce serait trop simple, il la perd, et se retrouve contraint de travailler pour le casino dans lequel il est descendu sans avoir les moyens d'en acquitter la note.

 

Dans cet hôtel il fait la connaissance de Rusty Martin, qui, malgré son prénom, est une femme, et, incarné par Ann Margret il est impossible de ne pas s'en rendre compte. Surtout que celle-ci est prof de natation et se retrouve en vêtement de travail. Outre cette occupation lucrative elle est showgirl et sûrement promise à un bel avenir sur scène.

Forcément Lucky remarque Rusty mais celle-ci ne semble pas intéressé par ce charmeur qui, quand il chante, séduit n'importe quelle femme. À se demander pourquoi il n'en fait pas son métier pour gagner plus vite l'argent dont il a besoin.

Astuce de scénariste sans doute.

Elle est également convoité par le conte Mancini. La compétition se tient autant sur la piste, du circuit, et sur la piste de danse.

 

Je ne vous dis pas qui va gagner, la fille et la course !

La meilleure comédie d'Elvis, un de ses plus gros succès cinématographique. les films déjà évoqués dans ce blog ne relevaient pas de ce genre. Une chanson titre souvent utilisée pour illustrer les reportages sur la ville du jeu. L'intrigue est mince mais l'entente entre ses deux vedettes, qui se seraient prolongée hors des studios... fait que le résultat est très agréable à suivre.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:34

Batman v Superman : Dawn of Justice - Zack Snyder – 2015 – 150'

Souvenez-vous de l'affrontement entre Superman et le Général Zod, c'était il y a pas si longtemps et si le premier fut vainqueur ce ne fut pas sans dégats collatéraux. Dans Metropolis alors que se battent les kryptoniens Bruce Wayne roule vers le building de son entreprise, jusqu'à ce qu'il soit obligé de continuer à pied. Au passage il sauve un homme dont les jambes sont broyées par une poutrelle et une enfant qu'un mur menace d'écraser.

Lois Lane est en Afrique pour interroger le chef d'un groupe révolutionnaire. Elle est accompagné d'un photographe, agent de la CIA sous couverture, celle-ci est pourtant trop petite puisqu'il va être découvert et sera tué pour cela. La vie de Loïs est en jeu.

Mais celle-ci est la copine de Superman, celui-ci déboule et la libère. Par la suite, à l'abri, examinant les affaires ramenées elle découvre une balle prise dans son carnet de notes, un projectile comme elle n'en a jamais vu. Analysée elle s'avérera d'un modèle inconnu. Pourquoi ne pas demander au ministre, d'abord niant l'évidence celui-ci finira par lui en avouer l'origine.

La sénatrice Finch veut se faire un nom et mène une commission d'enquête sur Superman et les destructions dont il fut l'auteur. Si celui-ci se retournait contre les terriens qui pourrait l'arrêter ? Batman est de cet avis, Superman est trop dangereux. Il sait pourtant qu'il ne fait pas le poids, sa première rencontre avec le kryptonien le lui a démontré, lui n'a aucun pouvoir. Il lui faut chercher comment faire pencher la balance de son côté, il n'en existe qu'un !

Alexandre Luthor est milliardaire, psychopathe et génial, l'ensemble donne un personnage animé de mauvaises intentions envers Superman qu'il souhaite voir tomber de son piédestal. Il a l'argent et les ressources nécessaires pour obtenir ce qu'il veut, accéder au vaisseau venu de Krypton.

 

Finch va demander à Superman d'apporter son témoignage sur les événements dramatiques subis par la ville. Alors que dehors défilent des manifestants anti-aliens, le héros s'avance, comme indifférent aux regards posés sur lui, admirateurs et craintifs. Il s'approche de la barre des témoins. La sénatrice remarque alors un bocal posée à sa droite. celui-ci lui remet en mémoire une discussion qu'elle eut avec Luthor. Elle est distraite, cherche ses mots, quelque chose la trouble sans qu'elle comprenne quoi. Tous la regarde avec curiosité.

Une seconde après une bombe explose et détruit le bâtiment, tuant ses occupants, sauf Superman bien sûr. Le doute alors s'installe sur sa responsabilité. Pour Batman c'est la preuve qu'il doit intervenir.

Il vient d'obtenir un bloc de kryptonite, ce qu'il voulait, le moyen de fabriquer les armes qui abattront son ennemi.

Tout est prêt, après les deux tiers du film, pour que nos héros s'affrontent, d'autant que Luthor a enlevé Martha Kent pour que son fils, adoptif, tue Batman, se montrant ainsi à tous comme un assassin.

Le suspens est mince pour le spectateur qui voit la cape rouge affronter la cape noire, comment imaginer un vainqueur ?

Ce film était attendu depuis longtemps, Snyder fait encore une fois la preuve de sa maestria, le problème est qu'il veut mettre beaucoup, trop, de choses en 150'. Il fait intervenir Wonder Woman lors de l'affrontement final contre Doomsday, présente d'autres héros de DC Comics, bref, prépare la suite. DC doit rattraper son retard sur Marvel et en voulant mettre les grands plats dans les petits nous offre un spectacle qui peut être difficile à suivre pour qui ne connaît pas déjà cet univers. Et d'univers il est vraiment question en regardant les rêves de Batman. L'avenir s'annonce mal mais surtout il s'annonce riche en film. Celui-ci prendra alors sa vraie place.

Si le succès est au rendez-vous... le vrai combat c'est Marvel vs DC Comics.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:49

Flaming Star – Don Siegel – 1960 – 101'

Dans les années qui suivent la fin de la guerre de Sécession, le Texas voit se confronter deux cultures : celles des Blancs et celles des Indiens. Pacer Burton est le fils d'un fermier, Sam, lequel, veuf, épousa une femme Kiowa, Neddy. Sans doute cette double ascendance est-elle l'explication de son caractère. Sam a un autre fils, Clint, né de son union précédente, alors que l'anniversaire de celui-ci vient d'être fêté les voisins qui rentrent chez eux se font massacrer par les indiens dont le nouveau chef n'accepte plus qu'ils soient spoliés de leurs terres et de leurs droits.

Les deux frères n'apprennent la nouvelle qu'en allant en ville le lendemain, tous les regardent avec suspicion et animosité soupçonnant Pacer d'avoir participé à la tuerie.

L'engrenage de la violence est enclenché, rien ne pourra l'arrêter et le prix à payer sera élevé, pour tous, malgré les efforts de Neddy qui intervient auprès de son peuple pour faire cesser les attaques.

Pacer se retrouve pris entre deux feux, quelque effort qu'il fasse aucun des camps ne veut l'accepter. Il vit avec des colons dont il se sent de plus en plus étranger alors que les indiens vers lesquels il est attiré ne parviennent pas à lui faire confiance. Surtout depuis qu'il soit intervenu pour sauver la vie de son frère, un ''vrai'' blanc, lui.

Au départ le scénario était prévu pour réunir Marlon Brando, dans le rôle de Pacer, et Frank Sinatra dans celui de Clint. Ce serait exagéré de dire qu'Elvis Presley et Steve Forrest sont au niveau de ces acteurs bien qu'ils fassent le maximum. Exceptionnellement, et heureusement, Elvis, à sa demande, ne chante qu'une chanson dans le film, pour l'anniversaire de Clint et celle du générique. Laquelle aurait dû s'appeler Black Star, titre modifié pour cause de pessimisme.

Le résultat est un film qui aurait pu être meilleur, mais c'est le cas de beaucoup. Chacun fait ce qu'il peut, étant plus ou moins inspiré. Il est trop souvent mis de côté par les fans d'Elvis parce que celui-ci y chante peu, une qualité supplémentaire.

En ce début des années soixante Elvis imposa de jouer dans des films ''sérieux'' où il chantait un minimum. malheureusement ces réalisations ne connurent pas le succès de G.I. Blues ou Blue Hawaii. Dans le cas contraire la carrière du King aurait pris un tout autre chemin.

La première version de la chanson, jugée trop pessimiste.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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