Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:00

Monkey Business – Norman Z. McLeod – 1931 – 77'

 

Les quatre frères Stonawaye embarquent, clandestinement sur un luxueux bateau de croisière dissimulés dans des tonneaux. Malheureusement ils ne passent pas inaperçus, normal, ils aiment chanter, faire du bruit, attirer l'attention, pas de surprise donc s'ils finissent par être signalés au capitaine qui donne l'ordre de les trouver, de les attraper, de les capturer pour les débarquer lors de la prochaine escale.

Ce projet est ambitieux et n'a aucune chance d'aboutir bien sûr. Groucho et Chico ne trouvent rien de mieux que de s'installer dans la cabine du capitaine, normal, c'est la meilleure. Ce qui n'empêchera pas le premier de tenter de séduire la petite amie d'un dangereux gangster, Briggs, au service duquel il se met, pour se sortir d'une situation périlleuse. De leur côté Chico et Harpo se voient recrutés par un rival de Briggs.

Les quiproquos vont se succéder sous les yeux des passagers qui se demandent ce qui se passent, et des spectateurs qui essaient de suivre l'enchaînement de gags, sketchs et autres imitations, par exemple celle de Maurice Chevalier par un quatuor qui associe accent français et canotier.

 

Ce film, comme les autres des Marx Brothers, est court à résumer parce que l'important est sur l'écran plus que dans le scénario qui n'est qu'un prétexte, qu'une piste sur laquelle il faut entrer pour chanter et danser avec Groucho et les autres.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:35

Duck Soup - Leo McCarey – 1933 – 70'

Madame Teasdale est riche, très riche, et use du pouvoir que lui donne son argent pour que son amie Rufus T. Firefly devienne le dirigeant de Freedonia, petit pays dont les dettes sont immenses et qui est menacé par son voisin, le Sylvania qui guette l'opportunité de l'envahir et de l'annexer. D'ailleurs son ambassadeur, Trentino, fait ce qu'il peut pour séduire Madame Teasdale et la faire changer d'avis, en même temps qu'il fomente un coup d'état en cherchant à compromettre Firefly avec l'aide de ses espions, Chicolini et Pinky.

Ceux-ci malgré leurs efforts ne trouvent rien sur leur cible, aussi décident-ils d'intégrer le gouvernement. Le premier devient donc ministre de la guerre, Firefly l'ayant vu vendre des cacahuètes par la fenêtre fut convaincu de ses compétences. Ce qui n'empêche pas le secrétaire du nouveau président, bob Roland, de soupçonner Trentino et de suggérer à son employeur de l'éloigner. Il lui suggère l'insulte pour que Trentino perde son calme et fasse l'erreur qui justifiera son éviction.

C’est l’inverse qui arrive. Firefly gifle le représentant du Sylvania, provoquant ainsi un incident diplomatique qui va amener les deux pays à deux doigts d'un conflit armé.

Pour assurer le succès de son pays Trentino veut s'emparer des plans de bataille de Freedonia, il confie cette délicate mission à Chicolini et Pinky. Encore une fois rien ne va se passer comme prévu et le premier va se faire surprendre par Firefly.

Enfin la guerre est déclarée, tout le monde se met à chanter, à danser, et à se bombarder de fruits. Jusqu'à ce que Madame Teasdale entonne l'hymne de Freedonia, ce qui lui vaudra de subir le même sort.

Se sentant, à juste titre, caricaturé, Mussolini interdira la projection du film en Italie.

Le titre vient d'une expression qui signifie que quelque chose est aisé. Elle est illustrée par une séquence où l'on voit des canards dans une marmite. Elle aurait été réalisée sans trucage.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:00

Sébastien Marnier – 2016 - 103'

 

Constance squatte un appartement en attente d'être vendu mais se fait surprendre par l'agent immobilier qui vient le faire visiter à de futurs acheteurs. Elle fait vite ses valises, s'en va, ce n'est pas si grave...

Quoi que...

Agent immobilier était une opportunité de garder des clés pour se loger en attendant de trouver quelque chose d'autre. C'est que Constance a perdu son travail depuis quelques temps, pour avoir, affirme-t-elle refusée les avances de son patron.

Elle doit quitter Paris, retrouver sa ville natale, la maison de sa mère, hospitalisée depuis quelques temps, et qui, ainsi, lui donne une bonne raison d'être de retour. Pourtant le RSA est insuffisant pour elle, et ce n'est pas un amant rencontré dans un train qui peut la sortir de là. Non, la solution elle la connait, il lui suffit de retrouver le poste qu'elle occupait six ans plus tôt, avant qu'elle ne parte brusquement, pour un poste dans la capitale.

Elle rencontre Alain, son ancien chef, essaie de se présenter sous son meilleur jour, de rappeler ses qualités, ses compétences, sa motivation. Le marché reprend, il va avoir besoin de quelqu'un.

Mais justement, pour le poste qu'elle convoite il y a une jeune, et jolie concurrente. Constance pour mettre tous les atouts de son côté retrouvé Philippe, un ancien amant, lui rappelle combien ils s'entendaient bien, lui avoue qu'elle a besoin d'un travail, lui demande finalement d'intervenir pour soutenir sa candidature.

Ce qu'il veut bien faire, mais finalement le poste n'est pas proposé à Constance, Audrey, sa concurrente ayant acceptée de n'être payée qu'avec ses commissions, ce qui serait insuffisant pour elle.

 

Constance est curieuse, elle veut savoir qui est cette gamine qui ose lui voler son fauteuil, elle va pénétrer chez elle, fouiller sa maison, l'observer, la suivre, finalement entrer en contact, d'abord en se faisant passer pour une acheteuse potentielle, puis en la retrouvant dans un club de gym. Elles vont sympathiser, petit à petit Constance va pénétrer l'intimité de la jeune femme, lui parler de son petit ami, parti en Russie pour préparer l'ouverture de supermarchés. Elle insiste sur l'importance d'un premier amour, qu'elle devrait le rejoindre, elle ne va pas rester toute sa vie dans cette ville de province sans perspective.

 

Audrey hésite, doute, n'hésite pas à coucher avec Philippe. Ce qui blesse profondément Constance bien qu'elle n'en laisse rien paraître, plus encore quand sa nouvelle ''amie'' lui avoue que Philippe lui a proposé un CDI.

Tant pis pour son fiancé, et pour Constance qui va devoir être plus active si elle veut changer sa situation !

Portrait sobre et convaincant d'une femme qui n'a pas perdu qu'un travail à Paris mais aussi sa lucidité, qui voit le réel au travers de ce qu'elle veut être la réalité jusqu'à ne plus percevoir de celle-ci que son désir obsessionnel de retrouver ''sa'' place.

Marina Foïs sait ne pas en faire trop, un regard, une attitude, elle transmet son état d'esprit sans effet, presque sympathique par sa peur d'un avenir qui ne tient que par cet emploi. Une mention pour la jeune, et jolie, Joséphine Japy. Un premier film réussi.

 

Faites attention à qui voudrait votre place. Heureusement, personne ne peut vouloir la mienne.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:31

Bill Condon – 2015 – 105'

Tout commence dans un train, Mr Holmes qui revient du Japon et rentre chez lui, conseille à un enfant de ne pas tapoter la vitre, avant même que celui-ci passe à l'action. On ne se refait pas. Arrivé à la gare une voiture l'emmène vers sa destination, une grande maison dans laquelle il s'est installé pour sa retraite loin de l'agitation et des tentations londonienne. Il y entre en s'aidant de sa canne. Nous sommes en 1947, Mr Holmes n'est plus un jeune homme.

Sa première visite est pour les ruches, et pour constater que la population est en baisse pour cause de surabondance de décès. Dans l'escalier menant à son bureau il constate de la poussière de plâtre, signe que quelqu'un a visité son antre, sinon comment celui-ci aurait-il pu tomber ?

Il sort d'une boîte, rapportée de son voyage en Asie, un bonsaï, qu'il pose près de la fenêtre, puis ouvre un dossier en se souvenant du Dr Watson, parti trente ans plus tôt pour se marier.

Plus tard un médecin vient le visiter, lui poser quelques questions, s’intéresser à sa mémoire, qui ne semble plus aussi performante qu'elle le fut jadis.

Mr Holmes aime à s'occuper du fils de sa gouvernante, Roger, qui semble intelligent et tout disposé à prendre des leçons venant du détective. Il passe son temps à lire, se souvenir, faire quelques pas. Ses plus belles années sont derrière lui mais la proximité de la mort ne le trouble pas. N'a-t-il pas visité Hiroshima lors de son voyage ? Une expérience marquante pour lui qui vient d'un monde où l'électricité n'existait même pas. Maintenant il lui faut écrire un nom sur sa manche pour s'en souvenir.

Son frère est mort récemment, il dut retrouver la capitale anglaise pour récupérer ses affaires. L'opportunité pour lui de voir un film le montrant menant l'enquête, la dernière qu'il conduisit. Rencontre rare s'il en est.

Roger et sa maman allaient s'en aller, cette dernière ayant reçu une proposition d'hébergement par sa sœur, mais, fort opportunément, Sherlock fait un malaise, réduisant à néant cette opportunité. Temporairement, miss Munroe acceptant l'offre que sa sœur lui présenta. Qu'importe, Mr Holmes continue la rédaction de ses mémoires, particulièrement cette dernière affaire, et cette femme qu'il rencontra alors et la conclusion qui suivit le décès de celle-ci après qu'il lui eut trop clairement exprimé ce qu'il voyait d'elle : il était seul, et destiné à le rester.

Après cela Holmes s'installa dans cette petite maison et s'occupa de ses abeilles pour ne plus blesser quiconque.

Il n'est jamais trop tard pour faire la paix avec soi.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:45

Horse Feathers – Norman Z McLeod – 1932 – 68'

 

Un Marx peut en cacher un autre, et même plusieurs. Si le premier laissa une œuvre à la postérité toxique, les seconds, à l'inverse, s'illustrèrent par des gags et des chansons, qui, certes, ont vieillis, mais qui permettent de retrouver l'état d'esprit de l'entre deux guerres ! Autant rire tant que c'était possible !

Cette fois les Marx se retrouvent en compétition pour épouser la même femme, à savoir Thelma Todd, ils auraient pu trouver pire. Tous sont très attirés par elle et manifestent les effets de leur libido de toutes les façons que la morale, de l'époque, permettait.

Le film oscille donc entre le vaudeville et le burlesque, le comique et le mauvais goût, le romantisme, suggéré, et la misogynie, assumée.

 

L'action se passe dans le Huxley college, laquelle accueille son nouveau président : Quincy Adams Wagstaff. L'ambition de celui-ci n'est pas d'améliorer le niveau de ses étudiants mais bien de mettre sur pied une équipe de football américain capable de battre celle de l'université rivale de Darwin. Pour cela son fils Frank veut engager deux champions. Nul ne s'étonne qu'à la suite d'un quiproquo l'équipe reçoivent le renfort de Harpo et Chico. Mais le meilleur moyen de triompher ne serait-il pas d'enlever les champions de l'équipe adverse ?

Qui l'emportera ? Heureusement ce ne sont pas toujours les meilleurs !

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:08

John Huston – 1948 – 100'

Jerry Wald était producteur, c'est lui qui eut l'idée de porter à l'écran la pièce éponyme à succès de Maxwell Anderson et de le proposer à John Huston, lequel avoua détester ce genre d’œuvre en général, et celle-ci en particulier. Ce qui ne l'empêcha pas de réaliser un excellent film.

L'argument est simple : des gangsters se retrouvent coincés avec des gens ''normaux''. Écrite en 1930 la pièce portait les espoirs nés de l'élection de Roosvelt, en 1946 les choses ont changées, le crime organisé retrouvait son ancienne puissance, il est ici incarné, parfaitement, par Edward G. Robinson, bien que lui aussi appréciât peu son personnage, Johnny Rocco, inspiré de Lucky Luciano. Un criminel qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins, que seul l'ouragan peut tenir enfermé.

La guerre est, enfin, terminée. Frank McCloud se rend chez Nora Temple, veuve d'un compagnon d'armes. Celle-ci tient un hôtel à Key Largo, en Floride. Tout ce que désire Franck après ces années de combats, d'atrocités vues et commises, c'est le calme. À son arrivée l'établissement abrite déjà Johnny Rocco et sa bande. Les deux hommes se détestent immédiatement. Franck sait à qui il a affaire mais ne veut pas se mêler de ce qui se passe, de son côté, le gangster le considère comme un lâche qui ne s'interposera jamais.

L'ouragan approche, la tension monte entre les dix personnages qui se retrouvent enfermés. Rocco aime le pouvoir, aime la force, la sienne, en abuser, et McCloud ne dit rien, encaisse, baisse les yeux, se tait...

 

Le spectateur sait déjà que la situation va dégénérer, Bogart ne peut être un paillasson jusqu'au bout.

Non mais ! Certes le film a vieilli, l'histoire a perdu de sa force, reste le jeu des acteurs, l'affrontement entre Edward G. Robinson et Humphrey Bogart sous les yeux de Lauren Bacall alors que l'ouragan hurle au dehors.

Voir les commentaires

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:00

Seth MacFarlane – 2015 - 115'

 

J'avoue n'avoir pas vu Ted, tout court, ce n'était pas une raison pour ne pas me risquer à voir la suite, ne serait-ce que parce que j'aime les ours en peluche et apprécie Amanda Seyfrid. Sans une belle actrice j'ai du mal à trouver une raison de sortir de chez moi !

Tout commence par le mariage de Ted et de Tami-Lynn, mis à part la nature du premier cela ne présente rien d'extraordinaire, le meilleur ami de la peluche, John, est toujours là pour être son témoin. Ted ne lui fut-il pas offert alors qu'il était enfant et n'est-il pas, par son souhait, responsable de la vie de Ted ? Les mois vont passer et le couple va connaître les difficultés du quotidien et se disputer. Comme quoi être une peluche n'arrange pas tout. Pour sauver son couple Ted va demander un conseil, et recevoir celui d'avoir un enfant. Difficile puisque Ted,de par sa nature, est asexué. Solution : la fécondation in vitro, impossible pourtant, Tami-lynn ayant abusé de substances diverses et prohibées se révèle stérile.

Reste l'adoption, et c'est là que les choses vont déraper. Ted va attirer l'attention de l'administration sur lui et inciter celle-ci à définir sa nature : est-il un bien ou une personne ? La seule solution, nous sommes aux états-unis, est de passer par la justice. Mais ce serait trop simple, à cela s'ajoute Hasbro, la marque commercialisant le nounours parlant, dont le directeur se verrait bien utiliser notre héros pour trouver son secret et produire à grande échelle des peluches vivantes.

Le procès va être médiatisé, Ted et ses amis ont affaire à forte partie, ils vont donc, et sans surprise, il faut que le film continue, perdre. Tout n'est pas dit, ouf ! il est possible de faire appel, et pour plaider celui-ci pourquoi ne pas faire appel au meilleur avocat pour la défense des droits civils ?

 

Le suspens n'est pas immense, le but de ce film n'est pas là mais de nous présenter une série de gags oscillant entre la vulgarité et le mauvais goût, mais réussissant souvent à joindre les deux. Le résultat est parfois drôle, mais je suis mauvais juge.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 07:14

The Big Sleep – Howard Hawks – 1946 – 114'

Philip Marlowe pénètre dans la serre tropicale où l'attend le général Sternwood qui y cultive des orchidées, le lieu préféré de celui-ci qui y trouve matière à se souvenir de sa grande époque. Il explique à son invité qu'il est depuis quelque temps victime d'un chantage impliquant ses deux filles, lesquelles ont des personnalités promptes à attirer les difficultés comme à en causer, et qu'il voudrait y mettre un terme. Son chauffeur, et homme à tout faire, ayant disparu il fait appel au détective pour éliminer un certain Geiger, individu louche qui détient des photos de sa fille ainée, Carmen. Joueuse et nymphomane, l'idéal pour attirer l'attention, et les ennuis. En plus elle a recourt à la drogue, bref, elle fait le désespoir de son père !

 

Marlowe accepte la mission, c'est son métier, et commence par le plus simple, suivre Carmen, ce qu'il fait, jusqu'à une maison isolée où il découvre à la fois le cadavre de Geiger et le corps, seulement inanimé, de Carmen. Entre temps le détective a fait la connaissance de l'autre sœur, au charme de laquelle il ne résiste pas.

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas l'intrigue qui prime ici mais la mise en scène, les dialogues, et la représentation du couple que formait à la ville Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Les personnages du roman de Raymond Chandler sont retaillés aux mesures de leurs interprètes par un trio de scénaristes menés par William Faulkner. On a vu pire ! Le jeu semble avoir été de contourner la censure en faisant assaut de sous-entendus lors des dialogues entre Bogart et Bacall. Certains thèmes du roman, la pornographie ou l'homosexualité, furent toutefois gommés dans cette réalisation. Cela aurait trop pour l'époque ! Tout ici est fait pour les mettre en valeur, but atteint, dans le cadre d'un film plus noir que noir, où les victimes ont bien cherchés ce qui leur arrive ! Je serais injuste si j'oubliais Martha Vickers, superbe Carmen, qui suce son pouce comme personne... 

Qui a tué Geiger ? Vous le saurez en visionnant le film, mais là n'est pas le plus important.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 07:00

바운티 헌터스 - Shin Tae-ra – 2016 - 105'

Une motarde s'arrête devant un grand hôtel, elle vient livrer un gâteau. Une pâtisserie spéciale, avec une bombe à l'intérieur.

Dans un palace de Hong Kong un champion est présenté à un parterre de journalistes. Quand une question l'irrite il est prêt à s'en prendre physiquement à l'impudente, heureusement Lee San intervient et l'assomme. Il se présente comme garde du corps de la jeune femme, alors qu'il est celui du champion, tout le monde peut se tromper. Pour Lee c'est une habitude et avec son frère ils ont des difficultés à faire bouillir la marmite. Une nouvelle chance leur tombe dessus, départ pour Incheon pour protéger la ''source'' de Sam un journaliste. Rendez-vous chambre 2003.

La suite est vide, il y a seulement une carte posée sur un paquet.

Ils tentent de quitter l’hôtel mais ne peuvent empêcher Sam d'être enlevé. La mission part bien ! S'en suit une course poursuite dans les rues de Séoul alors que derrière eux le bâtiment est en feu sans se rendre compte qu'ils sont eux aussi suivis par un gros 4X4 rouge conduit par deux femmes. Lequel les dépasse avant de rejoindre la première voiture et de la forcer à s'arrêter. Cette fois Lee San fait face à une jeune femme qui le traite de bleu. Pendant qu'ils se battent le premier véhicule s'échappe, avant d'exploser.

Nos frères sont aux mains de l'équipe adverse, soupçonnés de terrorisme. Finalement les malentendus vont se dissiper et les deux équipes se rejoindre dans un but commun. Ils vont apprendre que l'équipe féminine est menée par Cat, chasseur de primes de son métier, avec ses deux partenaires. Affaire est faite et le champagne vient fêter l'association.

Nos cinq amis partent pour Bangkok. Cat, la chef, Swan, sa partenaire, spécialiste des ordinateurs, Bobo, leur homme à tout faire, vraiment tout, San et A-Yo. Leur objectif, capturer Dhupam, le spécialiste des bombes. Encore un hôtel, un homme à capturer, et dans sa chambre de nombreux ''gâteaux''. Mais l'homme sur lequel ils tombent est la ''source'' de Sam. Porteur d'une bombe il n'a que le temps de dire que la responsable de tout se nomme May, c'est une ancienne agent du SSG. Pour fuir San et Cat doivent sauter par la fenêtre. Droit dans la piscine, ouf !

L'enquête continue, désormais la cible a un nom, reste à la trouver. Simple dans le principe mais compliqué dans la réalité. Nos amis sont heureusement pleins de ressources, le couteau suisse des chasseurs de primes. Les rebondissements vont être nombreux, les adversaires imaginatifs et cruels, mais comment douter du succès final des gentils contre les méchants ?

Le film oscille entre comédie et action, soulignant la seconde plus souvent que la première. Coproduction entre la Corée, la Chine et Hong Kong il associe vedettes coréennes, chinoises et hongkongaises, ce qui nous permet de voyager à travers l'Asie au fil des investigations. Le résultat est un peu bancal mais ne manque pas de bonne humeur, idéal pour une soirée tranquille.

BOUNTY HUNTERS
BOUNTY HUNTERS
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 07:33

To Have and Have Not –  Howard Hawks - 1944 – 100' 

Nous sommes en 1942, Harry Morgan est propriétaire d'un Yacht à la Martinique où il emmène des touristes fortunés faire un tour en mer pour pécher l'espadon. Le patron de l'hôtel lui servant de résidence est patriote et gaulliste, à l'époque les deux se confondent, et demande à Harry de convoyer un chef de la résistance venue de métropole pour le faire entrer discrétement. Il a plus confiance en lui qu'en ses amis.

Morgan n'est pas motivé, la guerre ne l'intéresse pas, il s'occupe de sa vie, de son bateau, de l'argent... qu'il n'a pas, d'autant qu'il vient de rencontrer une jeune femme, Marie. Ensemble ils forment le projet de quitter l'île et pour cela ils faut des moyens. Une motivation qui en vaut une autre.

Notre ami Harry, et sa nouvelle compagne, vont donc se retrouver à participer à la résistance française en lutte contre les envoyés de vichy qui veulent éliminer une importante personnalité.

Rien de crédible là dedans, c'est vrai, d'autant que dans le roman original, de Ernest Hemingway, son plus mauvais, d'après lui-même, l'action se passait à Cuba et il s'agissait de trafic de rhum entre l'île et la Floride. Mieux valait déplacer l'histoire et donner à Bogart un rôle qui lui allait comme un gant, celui d'un type normal qui ne veut surtout pas se mêler des affaires des autres et qui y est contraint par les circonstances, et la volonté du réalisateur.

Hawks est un monument du 7e art, excellant dans tous les domaines, livrant ici un classique de plus, sachant coller ses acteurs sur ses personnages, à moins que ce ne soit le contraire. Il n'est que de les regarder pour avoir l'impression qu'ils sont plus qu'ils ne jouent. Inutile d'évoquer sa mise en scène, la qualité de l'image, du cadrage, du noir et blanc... et la musique.

Pourtant si ce film est passé à la postérité c'est aussi, peut-être, surtout, parce qu'il montre la rencontre entre Humphrey Bogart et Betty Perske, devenue, à l'écran, Lauren Bacall. En une scène, une allumette et un regard, aura suffit à ravir le cœur de Bogey pour, avec lui, créer un des couples mythiques du cinéma. L'histoire d'amour entre les acteurs servira celle entre les personnages. Rien que pour cela ce film vaut d'être vu, et même revu, qu'importe si le scénario est tortueux. La vérité n'est pas ailleurs, elle est là, sur l'écran.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages