Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 08:00

Henry Joost et Ariel Schulman – 2016 – 96'

Sydney et Vee sont les meilleures amies du monde alors

qu'elles sont on ne peut plus différentes. Autant la première est extravertie, prête à tous, à trop, autant l'autre fait preuve d'un sérieux de tous les instants. Elle est par ailleurs attirée par un autre étudiant, membres de l'équipe de football de leur université sans avoir osé seulement lui adresser la parole.

Alors qu'elles discutent Sydney lui parle d'un jeu sur le net : Nerve, où les participants se divisent, officiellement, en deux catégories, les voyeurs ou les joueurs. Sydney, faut-il le préciser, fait partie des seconds. La règle est simple, les voyeurs proposent des défis aux joueurs, ceux-ci gagnent de l'argent en fonction de la difficulté. Et celle-ci est parfois élevée. D'autres sont plus simples comme quand Sydney, dans sa tenue de pom pom girl doit montrer ses fesses.

Sollicitée par ses amis Vee se décide à s'inscrire, comme joueuse. Son premier défi consiste à se rendre dans un restaurant pour y embrasser un inconnu. Avec son meilleur ami, Tommy, qui la filme, tout est en direct, elle se rend sur les lieux du challenge. Elle met un certain temps à se décider, mais un jeune homme est en train de lire, comme par hasard, son livre préféré... c'est lui qu'elle embrasse. Défi relevé, mais quand Ian, le lecteur en question, se met à chanter dans la salle elle comprend que lui aussi avait une épreuve.

Le jeu va leur demander de partir ensemble. C'est le début d'une folle équipée qui va les voir participer à des challenges de plus en plus difficiles alors que les voyeurs sont de plus en plus nombreux à les observer.

 

L'importance des réseaux sociaux, le développement du débit et la nature humaine, tout cela fait que ce genre de jeu peut exister. Démonstration supplémentaire qu'être caché derrière un pseudo, se croire anonyme, permet de se laisser aller à ses plus bas instincts. Le masque change, pas celui qui le porte.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:47

सलाम बॉम्बे ! - Mira Nair – 1988 - 113 '

Krishna n'est qu'un enfant, comme tel il aime faire des bêtises dont il ne mesure pas les conséquences. Ainsi met-il le feu à la moto que son frère répare. Il mérite donc une punition exemplaire. Sa mère le bannit de la famille et le confie à un directeur de cirque pour lequel il devra travailler jusqu'à ce qu'il économise l'argent pour rembourser la moto : 500 roupies.

Les choses deviendront encore plus difficiles quand le directeur du cirque l'abandonnera dans un village. Krishna se retrouve livré à lui même. D'abord rejoindre Bombay, dans une grande ville il pense avoir plus de chance de se débrouiller. Il a toujours le même but, revenir dans son village avec l'argent de sa dette !

À Bombay il trouve un petit boulot : vendeur de thé ambulant, puis se fait sa place dans la société des enfants jusqu'à devenir l'ami de Chilium, dealer et bras droit de Baba, le proxénète du coin. Il rencontre Manju dont la mère se prostitue pour Baba mais aussi Solasaal dont la virginité alors qu'elle a 16 ans vaut cher sur le marché. Assez pour qu'elle soit enlevé puis conduite au Népal où elle sera vendu aux enchères.

Krishna participe à quelques trafics, se fait de l'argent comme il peut tout en faisant des cadeaux à Solasaal.

Une fois encore le sort lui est contraire, son chef le renvoie sans lui donner la somme qu'il lui doit, son ami Chilium meurt d'abus de haschisch, après avoir volé le peu d'argent économisé par Krishna. La drogue passe toujours avant tout le reste !

Il a une nouvelle idée, se faire passer pour des serveurs pour s'introduire dans une noce et ''récupérer'' ce qu'il pourra avec ses amis. Rien ne pouvant bien se passer ils se font arrêter par des policiers qui commencent par récupérer leur butin avant de les envoyer en prison.

Krishna n'entend pas y rester, le contexte de violence l'incite à prendre tous les risques pour s'évader. Il veut retourner à Bombay, se venger de la vente de Solasaal et aider la mère de celle-ci, il veut...

Espoir est un mot que les enfants de Bombay connaissent peut-être, parce qu'ils en ont entendus la définition, sûrement pas parce qu'ils en connaissent le sens.

 

Le regard de Mira Nair est lucide, implacable, ne cache rien de la camaraderie comme des trahisons, des rires comme des pleurs.

Heureusement c'est une fiction, la réalité est pire.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 07:42

Sleeping with Other People - Leslye Headland – 2015 - 101'

Jake et Lainey font connaissance dans le dortoir de l'université de Columbia. Elle frappe à la porte d'un étudiant, qui n'est pas là où le fait croire, en hurlant qu'elle veut entrer et coucher avec lui. Alors qu'elle va se faire jeter, Jake intervient pour la présenter comme son invitée. C'est l'occasion pour les jeunes gens de se rencontrer. À mesure que la discussion avance chacun va reconnaître n'avoir aucune expérience sexuelle. Qu'à cela ne tienne, c'est l'occasion pour eux de mettre en commun cette ignorance pour la transformer en connaissance, bref pour coucher ensemble.

 

12 ans se sont passés. Jake est pris sur le fait par sa copine du moment alors qu'il couchait avec sa sœur, ce que la première prend mal. Elle le largue donc, prétexte à une remise en cause. Il va donc se rendre à des réunions de sex-addicts, sur le même modèle que les alcooliques anonymes, là il va retrouver Lainey. Le monde est petit ! Ils se retrouvent, se rappellent le passé, le bon moment qu'ils passèrent ensemble, puisqu'ils ne se sont pas revus depuis, et qui semble avoir orienté leur vie et leur incapacité à établir une relation de couple normale, c'est à dire banale, routinière et médiocre. Jake passe d'une conquête à l'autre sans ressentir d'attachement réel pour l'une, tandis que Lainey est amoureuse d'Andrew, celui-là même qu'elle voulait voir à Columbia, lequel est devenu gynécologue et s'apprête à se marier, avec une autre. Elle s'en veut de ces sentiments, s'apprête à rompre, une fois de plus, mais pour autant résiste difficilement à un homme qui lui plait.

La soirée se passe bien, Jake et Lainey vont boire un verre, tout semble parti pour qu'ils finissent la nuit ensemble. Mais non, ils décident de ne pas entretenir ce genre de relation, visiblement vouée à l'échec rapidement, pour rester amis. Chacun pourra alors parler à l'autre, de sa vie, de ses ambitions, espoirs, échecs, rencontres... sitôt qu'ils sentent qu'ils pourraient basculer vers plus d'intimité ils ont convenus d'un mot avertissement pour en revenir à une amitié sans arrière-pensée.

Bien sûr chaque spectateur aura compris que s'ils ne peuvent construire de couple de leur côté c'est qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Comédie oblige, je ne dévoile pas grand chose en divulguant que tout se passera pour le mieux, non sans quelques cahots en cours de route.

 

À noter qu'une séquence aurait fait un petit scandale dans le monde coincé anglosaxon. Jake montre à Lainey, avec un bocal pour illustrer son propos, comment se masturber, activité qu'elle ne pratique pas. Il fallait y penser !

Leslye Headland est une jeune réalisatrice qui parvient à maintenir son film dans le registre de l'humour, avec d'excellents dialogues, sans tomber dans une vulgarité que l'on pouvait craindre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 07:37

भारत माता Mehboob Khan – 1957 - 172'

 

Rhada élève seule ses deux fils, affrontant pour eux les difficultés de la vie incarnés par l'usurier du village. Elle se souvient de son enfance et surtout de son mariage. Pour respecter la coutume et avoir une cérémonie somptueuse sa mère avait hypothéqué la ferme familiale. Depuis cette époque, régulièrement, l'usurier venait prélever sa part sans que jamais la dette paraisse pouvoir disparaître. Comble de malchance, son époux est victime d'un accident du travail dans lequel il perd ses deux bras. À la suite de quoi il la quitte pour éviter d'être un fardeau supplémentaire pour sa femme.

Il semble qu'il y ait sur la famille une étrange malédiction, mais Rhada est prête à tout pour ses enfants et pour qu'enfin le sort ne leur soit plus contraire.

Mother India est souvent comparé à Autant en emporte le vent, et son héroïne, à Scarlett O'Hara. Dès sa sortie le film connut un succès immense, parfait exemple du cinéma de Bollywood mais incarnant également l'esprit d'un pays qui n'est indépendant que depuis 1947. Rhada incarne l'Inde, se libérant, enfin, des ''maîtres'' qui l'opprime. Fière, elle refuse de se vendre comme de se soumettre. Qu'importe l'adversité, elle peut l'affronter.

Mehboob Khan connaissait le monde rural, lui même y grandit jusqu'à trouver sa place dans le ''Bollywood'' de l'époque pour devenir un des réalisateurs ayant le plus de succès. Mother India étant le sommet de son œuvre. Son interprète principale : Nargis, était une enfant star dans les années 30 avant de réussir le passage à l'âge adulte dès 1943, déjà avec Khan. Dans Mother of India elle rencontrera Sunil Dutt (qui joue son fils ainé alors qu'il n'a qu'un an de moins qu'elle) et se convertit à l'Hindouisme pour pouvoir l'épouser. Aucun mystère n'est fait autour de la véritable chanteuse qui la double :  Lata Mangeshkar.

Si vous ne connaissez rien du cinéma Indien, commencez par ce film, vous ferez connaissance avec un univers aux codes extrêmement marqués. Laissez-vous porter par l'histoire et la musique, les 3 heures passeront plus vite que vous le pensez. 

भारत माता
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 08:00

Wash Westmoreland & Richard Glatzer – 2014 – 99' D'après le roman de Lisa Genova

Alice Howland a tout pour être heureuse. C'est une linguiste reconnue dans le monde entier et a écrit un livre qui fait référence dans son domaine, elle est également professeur dans une université importante où les élèves apprécient son travail. Elle est belle et entourée par un mari aimant, lui-même scientifique, d'un garçon et de deux filles. La première essaie de se reproduire par des méthodes modernes puisque la nature le lui interdit, l'autre refuse la voie universitaire pour tenter de devenir actrice, pour ce faire elle s'est même éloignée de la ville de son enfance.

Bref la vie s'annonce bien et sa cinquantaine ne la trouble pas, elle fait attention à elle et court aussi souvent que possible. Du reste un jour elle oublie un rendez-vous avec son époux pour faire du sport, lors d'un cours quelques mots disparaissent de son esprit, dans un repas de famille elle pose deux fois la même question à la nouvelle petite amie de son fils. Des signes qui finissent par attirer son attention et la faire s'interroger.

Le neurologue qu'elle consulte lui fait passer quelques examens, retenir quelques mots, lui demande de revenir avec quelqu'un qui la connait bien. Ce qu'elle ne fera pas. Néanmoins elle devra s'y résoudre et sera au rendez-vous suivant avec son mari. Ensemble ils entendront le diagnostic, sans en être réellement surpris : Alzheimer. Une maladie d'autant plus effrayante pour une intellectuelle qui a basé sa vie sur le savoir, donc sa mémoire, comment transmettre le premier si la seconde la trahit ? Mais le pire n'est pas là, la forme de sa maladie est particulièrement agressive et héréditaire ! Son métier et la forte utilisation de son cerveau repoussa les signes visibles de la maladie, une fois celle-ci déclarée il n'existe aucun moyen de la ralentir.

Reste à ''faire avec'' puisqu'il n'existe aucun autre moyen. Elle place dans son téléphone une liste de question auxquelles elle devra répondre chaque jour pour juger de son évolution et dans son ordinateur un petit fichier vidéo lui indiquant où se trouvent le tube de cachets qui pourrait lui permettre de stopper, définitivement, sa dégénérescence cérébrale. Elle devra renoncer à son poste, malgré son impression d'avoir conservé la maîtrise de ses cours il apparaît qu'il n'en est rien, ils sont incohérents, décousus, et ses élèves en font la remarque au directeur.

Le plus difficile sera peut-être d'expliquer à ses enfants sa maladie mais aussi qu'ils risquent d'en être porteur. Rien n'obligeant à ce que tous en soit atteint, un reste leur permettra de le savoir, avec des résultats différents...

Une nouvelle vie s'organise, aide à domicile, présence constante de quelqu'un, et cette certitude obsédante que le combat est perdu d'avance. Que les retours au présent s'espacent et s'écourtent.

 

Toutes les règles du mélodrame sont présentes, aucune surprise dans le scénario, pas d'innovation dans la mise en scène mais le sujet ne demandait ni l'un ni l'autre, il nous montre une conscience qui s'éteint et qui le sait. Fort heureusement Alice est incarnée par Julianne Moore, qui donne à son personnage force et dignité jusqu'au dernier moment. Qu'elle ait obtenu l'Oscar pour ce rôle n'est pas volé !

 

Impossible de sortir de ce film sans se poser la question : Et si cela m'arrivait ? Saurais-je m'en rendre compte et l'accepter ? Le dire et le partager, avant de l'imposer ? Aurais-je envie de préférer la mort plutôt qu'une lente agonie pour finir en zombie ?

 

Je répondrais bien à ces questions mais le moment venu je les aurais oubliées !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 07:59

Denis Villeneuve – 2015 - 121'

Kate Macy et son équipe d'intervention du FBI pénétrent, violemment, dans une maison située quelque part en Arizona. Ils sont là pour délivrer des otages et progressent aussi vite que possible sans rencontrer beaucoup de résistance. Dans une pièce pourtant un homme leur tire dessus, inutilement, c'est lui qui sera abattu par les forces de l'ordre. S'interrogeant sur l'utilité de cette résistance les policiers regardent autour d'eux. Opportunément la décharge du criminel a fait un tour dans une cloison. Y jetant un œil machinalement une partie de visage, dans un sac plastique, apparaît. Les intervenants élargissent l'orifice et découvrent d'abord un cadavre, puis un autre...

Au dehors, pendant leurs recherches, des agents font exploser une bombe protégeant une cave.

Continuant leurs investigations les policiers fdécouvrent plusieurs dizaines de corps dissimulés dans les murs.

 

Kate est toujours là, assise avec son coéqupier devant une salle vitrée où discutent des hommes qu'elle ne connaît pas. Ceux-ci l'invite à les rejoindre. Ils lui posent diverses questions dont elle ignore pour la plupart les réponses. Elle apprend finalement à un boss du trafic de drogue, Manuel Diaz, représentant du cartel mexiquain aux états-unis et que les hommes réunis là forment une équipe pour contrer l'influence de celui-ci. L'opération montée consiste à pousser Diaz à retourner au Mexique pour le suivre jusqu'au grand patron du cartel.

Kate est donc conviée à se joindre à l'équipe, son expérience pouvant être utile à la suite des opérations. Première étape : El Paso. La jeune femme, sans son coéquipier qui n'a pas eu les autorisations nécessaires, rejoint une équipe d'intervention pour extraire du Mexique un haut responsable du cartel qui vient d'être capturé et dont l'interrogatoire pourrait founir d'intéressants renseignements. L'action va être rapidement menée mais violemment, les narcotrafiquants essayant de délivrer le numéro 3 de leur organisation.

La représentante du FBI va pourtant s'interroger tant le comportement de ses partenaires déroge aux lois, elle va se demander ce qu'elle fait là et vouloir rester jusqu'au bout pour en savoir davantage.

 

Elle aurait due s'abstenir ! Comment combattre les cartels de la drogue quand la demande ne cesse pas, quand des millions de toxicomanes sont prêts à payer pour ''planer'' en affectant de ne pas voir qu'ils finiront par s'écraser. Impossible de respecter la loi quand les criminels savent l'utiliser, la retourner en leur faveur, à se demander si elle n'est pas faite sur mesure pour eux. Le jeu est difficile. Quand il est impossible de contrer un phénomène dû à un tel comportement, autant essayer de le surveilleur autant que faire se peut et d'en limiter les dommages collatéraux.

 

Ajouter à cela l'envie de vengeance qui est une puissante motivation pour justifier n'importe quel acte du moment qu'il aide à atteindre le but.

Kate est pleine d'illusion, mais comme elle va l'apprendre, le monde est fait pour les loups et elle n'en est pas un.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:00

Block-Heads - John G Blystone – 1938 – 55'

Nous sommes en pleine Grande Guerre, un assaut est donné et ordre est donné au soldat Laurel de garder la tranchée. ''Nous reviendrons bientôt'' affirme son ami Oliver alors que Stan fait des va et vient. Les combats continuent, les années passent, enfin vient l'armistice. Le monde est en liesse, partout les troupes défilent, comme les années.

Vingt se sont écoulées, Stan continuent son rituel, joue du clairon le matin, passe ses journées, attend ! vieil ami, Hardy bien sûr, décide de le retrouver. Il remonte la piste jusqu'à la fameuse tranchée où Laurel est fidèle au poste, n'ayant pour seule compagnie qu'un imposant tas de boites de conserve. Soudain un avion traverse le ciel, il ne fait ni une ni deux, il se saisit d'une mitrailleuse et tire malgré les gestes du pilote. L'avion se pose, le pilote en descend, constate les dégâts, puis cherche l'origine des tirs. Là il tombe sur notre soldat oublié qui se saisit d'un fusil. C'est alors qu'il le traite de tête de pioche, la guerre est finie depuis longtemps ! Comme le temps passe, constate Stan.

Il n'a pas tort.

 

Oliver est mariée mais son épouse lui fait la tête, c'est leur anniversaire de mariage et il semble l'avoir oublié.

 

C'est bien un homme.

Ils vont donner une soirée pour fêter l'événement. Elle veut bien lui donner 50 francs pour qu'il achète un cadeau.

Pour elle.

En sortant il croise la voisine, qui ce jour attend le retour de son mari après un long séjour à l'étranger. En partant il aperçoit sur un journal la photo du type oublié pendant 20 ans dans sa tranchée. Il en voit la photo, et reconnaît son vieil ami recevant enfin les honneurs qui lui sont dus.

 

Il faut fêter ça. Hardy lui rend visite et l'invite à diner chez lui, dans son magnifique appartement. Bien vite il constatera que son ami est resté égal à lui même malgré les années et la solitude, il sème toujours autant de catastrophes autour de lui. Et il a des années à récupérer !

Ce n'est un problème qu'en apparence pour Oliver, d'abord parce qu'il connaît son ami, qu'ils fonctionnent ainsi depuis longtemps et se complètent, ensuite parce qu'ainsi il trouvera un prétexte pour quitter sa femme, matrone dominatrice, on ne disait pas castratrice à l'époque. Situation partagée par sa jeune voisine qui, cachée dans une malle, en apprend de belle sur son époux.

 

Celui-ci, furieux, se saisit d'un fusil et prend nos héros en chasse, gageons qu'il ne les a toujours pas rattrapés.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:00

 

ハーモニ ー (Hāmonī) - Michael Arias / Takashi Nakamura – 2015 – 119'

Un cercle lumineux tourne sur le totem blanc ! En dessous, des mots apparaissent, furtifs.

''Pardonne moi Miach'' murmure Tuan Kirie alors qu'elle attend dans le désert avec des militaires alors que s'approchent des Touaregs venus récupérer des produits médicaux en échange de vin et de cigarettes. ''Si je suis ici c'est que je suis une lâche !'' murmure Tuan en se souvenant de son amie qu'elle laissa mourir seule.

HARMONY

Les événements se précipitent, l'armée nigérienne prépare une attaque aérienne. Il faut fuir, les soldats d'un côté, à travers un champ de tournesols, les touaregs d'un autre, côté sable.

Le drone se rapproche et Tuan attend le dernier moment pour l'abattre. Ouf ! 

HARMONY

Elle se souvient de son enfance avec Miach, leur jeu dans la piscine, avant que WatchMe, implanté dans leurs corps, ne soit activé. Tuan semblait s'y faire, Miach, non. Mais la première est mal à l'aise, consciente de feindre une acceptation qui lui pèse.

À son retour au centre elle fait la connaissance d'une inspectrice de l'Helix, venue vérifier si tout se passe bien, et constater que ce n'est pas le cas. La contrebande est interdite et elle sait que Tuan a contourné son programme. 

HARMONY

Elle va devoir repartir au Japon. Le lieu de son échec à suivre son amie. Miach Mihie, une personnalité hors norme qui ne s'était liée qu'avec elle, et Cian. Elle aimait les livres, en papier, Les souffrances du jeune Werther en particulier, et parlait de détruire le monde comme si ce n'était qu'un jeu, de corrompre le système medicare qui assurait la santé de chacun.

Le Japon est un pays si calme, si bienveillant, le bonheur de chacun est assuré, surveillé, imposé ! Chacun doit coexister avec les autres pour leur satisfaction mutuelle.

Elle retrouve Reikado Cian, autre membre du trio qui devait mourir, 13 ans plus tôt. Son amie veut la présenter à ses amis, ses voisins, c'est qu'elle a vécu tant d'aventures, au Sahara, en Colombie... Elle s'est intégré à WatchMe autant que l'inverse.

 

Mais dans le métro une violente céphalée la pousse à s'éloigner de ce monde qui n'est pas le sien. Cian lui parle de Miach, de leur rencontre, d'un passé lointain pour elle qui eut peur de prendre la pilule mortelle avec ses amies et prévint les parents de celles-ci. Trop tard pour Miach.

 

Cian vécut depuis ce jour avec la certitude d'avoir trahi ses amies. Retrouver Tuan est ce qu'elle attendait pour se trancher la gorge avec un scalpel.

HARMONY

Elle ne fut pas seule ce jour là, 6582 personnes en firent autant, 2796 moururent. Une enquête est diligentée, elle doit être menée par les inspecteur de l'Helix. Tuan insiste pour participer.

Cet incident est-il en rapport avec ce que disait Miach sur les vies qu'il est facile de prendre ? 50 000 par exemple.

Pour l'instant Tuan rend visite aux parents de Miach, logique de relier un suicide à beaucoup d'autres. Elle apprend que son amie avait été adoptée et qu'elle venait de Tchétchénie, en guerre à l'époque, et encore aujourd'hui. Pour elle le Japon n'était qu'un faux paradis.

Pour continuer son enquête elle rend visite au concepteur de WatchMe, lui qui demanda le corps de Miach Mihie, lequel fut récupéré par le père de Tuan, à l'époque assistant du professeur et tenant de l'idée de contrôler les volontés. Des renseignements utiles mais insuffisants, elle doit partir pour Bagdad en quête du corps de son amie, et peut-être, pour retrouver son père.

Tuan fait alors la connaissance de l'agent Elijah Vashlov, d'Interpol, qui lui propose de l'accompagner à Bagdad et demande à l'assister dans son enquête. Juste au moment ou un groupe revendique la responsabilité de la vague de suicide et demande à ce que chacun tue au moins une personne pour faire la démonstration de son autonomie. 

HARMONY

Pour assurer sa démonstration le groupe provoque le suicide en direct du présentateur télé.

 

L'enquête sera bouleversante pour Tuan, Miach est-elle vraiment morte, quel rôle joue son père, ne sont-ils pas tous des pions manipulée par des forces qu'ils ne comprennent pas, par des êtres qu'ils ne voient pas, par des instincts qu'ils redoutent ?

À juste titre.

HARMONY

 

Le contrôle global des volonté serait être une solution aux conflits naissant des interactions humaines. Le ''Programme Harmony'' semble une noble ambition. Mais, on le sait, l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Il pourrait être efficace mais priverait les individus de leur conscience, ce qui pourrait être la meilleure solution.

HARMONY

Comme The Empire of Corpses, Harmony reprend l’œuvre de Project Itoh, auteur du roman original mais décédé avant d'avoir vu cette réalisation. La trilogie sera complète avec Genocidal Organ dont je parlerai dès que possible.

HARMONY
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 08:03

터널 3D - Park Gyu-Taek – 2014 - 90'

La mine vient de s'effondrer ! Les mineurs pris au piège sont dans une situation périlleuse, bien qu'ils tentent de se rassurer en affirmant que les secours ne vont pas tarder. Un des mineurs se souvient de la réputation de cet endroit, ceux qui vont venir les chercher ne seront pas des sauveteurs.

The Tunnel (3D)

Loin de là !

Eun-joo vient d'arriver, elle attend des amis qui viennent la chercher en voiture. Tous sont là pour s'amuser et la boite de nuit du coin est sûre de faire le plein. Ce qui n'empêche pas un ingénieur de faire le tour des tunnels encore accessibles afin de vérifier leur état. Quel idée d'avoir prévu une fête dans un endroit pareil. Mais quand le patron commande, les subalternes doivent s'exécuter. Qu'importe le nombre d'accidents, et même que tous les corps n'aient pas été retrouvés. Le fils du boss est satisfait ? C'est ce qui compte.

The Tunnel (3D)

Au hasard d'une balade Eun-joo va apercevoir une étrange jeune fille en blanc qui va disparaître dans un tunnel. Elle voudrait la suivre mais ses amis l'appellent. Ce sera pour autre fois.

La fête battait son plein quand un homme étrange intervient, l'air halluciné, affirmant que tous doivent partir, cet endroit est maudit ! Pour le prouver il s'entaille, et le sang qui coule de son corps est noir. Mais l'ingénieur arrive, affirme que M. Kim est un peu bizarre mais pas méchant.

 
The Tunnel (3D)

Tant pis pour la fête, Eun-joo et ses amis se retrouvent pour s'amuser entre eux, il y a une piscine, de l'alcool, des maillots de bains. Tout ce qu'il faut pour s'amuser.

M. Kim est revenu, il veut se faire comprendre et doit penser qu'agresser les jeunes gens est la meilleure solution. Tout ce qu'il sait dire c'est ''vous n'auriez pas dû le réveiller !'' mais dans ce cas il n'y aurait pas de film ! Les jeunes en se défendant finissent par le tuer ! Pas question d'appeler la police, ce serait une course de complications et de désagréments, non, le mieux c'est encore de cacher le corps dans le tunnel.

Voila une idée qu'elle est mauvaise. C'est pour cela qu'elle est acceptée. Il faudra seulement que tous gardent le secret. Ce qu'ils ont oubliés c'est que les tunnels disposent d'un système de caméras et qu'ils sont observés. Mais peu importe, il faut un endroit sans travaux où le corps ne sera pas retrouvé.

The Tunnel (3D)

Et quand Eun-joo reverra la jeune fille en blanc elle le gardera pour elle.

Mais M. Kim n'était pas mort, du moins pas avant d'être jeté dans un puits. Une bonne chose de faite, ou plutôt, une mauvaise !

Dans les bureau la DJ tente de se rapprocher du bel ingénieur, elle voudrait tant qu'il joue avec elle, alors qu'il a peut-être d'autres idées. 

The Tunnel (3D)

Alors que dans la mine la situation se complique, la porte de sortie est bloquée, la serrure électrique a été démolie. Et ce n'est qu'un début, Yoo Kyung est retrouvée morte.

Et si M. Kim avait survécu ?

Rien de tout cela ne serait arrivé si des secours suffisant avaient été envoyés quand il le fallait. Plus que d'une malédiction c'est de vengeance dont il est question.

The Tunnel (3D)

Qui sera étonné que le corps de Eun-joo ne soit pas retrouvé dans la mine ?

Une bande de jeune allant à l'abattoir est un thème vu et revu au cinéma, aucune surprise ici sinon le cadre, et, vous me connaissez, le charme de quelques actrices que j'aimerai rencontrer ailleurs que dans un tunnel.

Encore que...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:00

屍者の帝国 (Shisa noTeikoku) -  Ryoutarou Makihara – 2015 – 120'

Londres 1878 – on sait aujourd'hui que le corps, mort, pèse 21 g de moins que vivant, le poids de l'esprit, de l'âme ! La technologie permet d'introduire dans les cadavres des esprits factices puis de les ramener à la vie. Ce ne sont que des simulacres, mais le premier nécromate, le nom de ces ''êtres'' a été ranimé par le docteur Victor von Frankenstein : ''la créature''. Certains disent qu'il parlait, recherchait l'amour et était doué d'empathie. Il a disparu en emportant le journal de son créateur et les secrets de ses origines. restent des pantins incapables de s'exprimer.

Sera-t-il possible de remettre une âme dans un corps ? C'est le sens des recherches de John Watson.

Son essai semble concluant. Il a les yeux ouverts, marche, est capable de se déplacer, de saisir des objets, un stylo. ''content de te revoir Vendredi !''

L'avenir du monde repose sur le nécromate, cent ans plus tôt, quand le Dr Frankenstein ranima un mort le peuple eut peur et s'opposa à cette pratique. Les expériences se poursuivirent, et les femmes acceptèrent cela quand elles virent que ces créatures servaient de soldats et qu'elles n'avaient plus à sacrifier fils ou mari. Les recherches en nécromatique redoublèrent. La société civile s'empara des nécrogiciels pour produire une main d’œuvre abondante et servile.

Aujourd'hui la terre est peuplée de nécromates, ils sont le pilier de l'économie. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'analyse éthérique est top secret, pourtant Watson persiste sur cette voie. Ses recherches sont illégales mais M est là pour lui faire une proposition. L'Empire britannique a besoin de lui, il peut entrer au service de celui-ci. La concurrence est violente. Aidé du capitaine Barnabé Watson et Vendredi échappent à un attentat Russe et partent pour l'Afghanistan où se trouve le docteur Paramaribo, un descendant, affirmé, de Frankenstein, qui veut dans ce pays, avec les nécromates, édifier un empire. Il serait en possession des travaux de Victor et des secrets de ''la créature''.

À l'arrivée ils rencontrent Nicolaï, russe travaillant avec l'angleterre. Lui veut retrouver Karamazov, il ne s’intéresse pas au journal qu'il peut abandonner aux britanniques. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Dans les montagnes les combats continuent, des cadavres affrontent des cadavres ! Watson et ses amis vont échapper à des attaques, aidés en particulier par une femme qui semble venir de nulle part et qui disparaît aussitôt après les avoir sauvés.

Le soir même, après que Watson ait tenté une expérience sur un nécromate ennemi capturé il fait la connaissance de sa belle sauveuse : Hadari Lilith, assistante personnelle du président Grant, venu l'aider dans sa quête de l'âme des nécromates.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'expédition continue à travers les hauts sommets de l'Afghanistan. Finalement ils arrivent à destination, Alexei Karamazov les attendait et les accueille ! Il raconte comment il trouva le journal sur une île du cercle Arctique. Watson et Karamazov discutent, sur leurs motivations, leurs buts. Watson veut reproduire la Créature, il est prêt à se salir les mains. Mais Karamazov lui demande, quand il aura le journal, de le détruire tout en ayant compris que c'est pour Vendredi qu'il mène ses recherches. Lui-même n'est-il pas capable d'utiliser Nicolaï, son frère aîné, pour ses recherches ?

Celui-ci se vengera en tuant son tortionnaire qui n'a que le temps de confier à Watson le lieu où se trouve le journal, en lui demandant à nouveau de le détruire.

Direction le Japon.

Une fois arrivé ils font la connaissance d'un envoyé du gouvernement nippon qui lui avoue avoir perdu la trace du journal qui avait été confié à l'ambassadeur du Japon en Russie, celui-ci le ramena dans son pays puis le livra aux laboratoires Osato, spécialisés dans la nécromatique qui seraient proche de produire des nécromates capables de renverser le gouvernement.

Pourquoi ne pas visiter ces laboratoires ? Ce qu'ils vont faire, non sans difficulté. Jusqu'à ce que Watson trouve le journal et demande à Vendredi de l'analyser. Le secret de l'âme est-il là, dans ces pages, dans ce savoir interdit ? Le danger grandit, cette fois la mort semble devoir gagner.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Watson rouvre les yeux et se découvre sur le navire du Président Grant, Miss Hadari l'accueille, lui raconte ce qui s'est passé.

Les vivants désormais utilisent même les morts pour satisfaire leurs intérêts, ceux-ci vont-ils se laisser faire ? Être mort est-ce devoir tout accepter malgré tout, surtout si La Créature est là pour les aider, pour les guider, pour mener la révolte.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Certaines forces sont trop grandes pour être maîtrisées. Comme si c'était une raison pour ne pas essayer ! La mort est un adversaire difficile, la contourner n'est pas la vaincre, au contraire. Chacun sait que vouloir le ''bien'' de l'humanité aboutit toujours à l'inverse. Qu'ils soient morts ou vivants les humains ne valent décidément pas grand chose.

C'est interdit ? Alors c'est encore plus tentant !

Keikaku (projet) Itoh naquit en 1974 à Tokyo, il débute en 2007 avec le roman Genocidal Organ. Son second roman, Harmony, lui vaudra d'autres prix et la reconnaissance internationale. Malheureusement le cancer est un adversaire trop difficile et il laisse sa dernière œuvre : The Empire of corpses, inachevée. Il n'avait écrit que trente pages mais son travail fut continué par Toh Enjoe. Project Itoh est la transposition en films d'animation de ces trois romans.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages