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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:00

屍者の帝国 (Shisa noTeikoku) -  Ryoutarou Makihara – 2015 – 120'

Londres 1878 – on sait aujourd'hui que le corps, mort, pèse 21 g de moins que vivant, le poids de l'esprit, de l'âme ! La technologie permet d'introduire dans les cadavres des esprits factices puis de les ramener à la vie. Ce ne sont que des simulacres, mais le premier nécromate, le nom de ces ''êtres'' a été ranimé par le docteur Victor von Frankenstein : ''la créature''. Certains disent qu'il parlait, recherchait l'amour et était doué d'empathie. Il a disparu en emportant le journal de son créateur et les secrets de ses origines. restent des pantins incapables de s'exprimer.

Sera-t-il possible de remettre une âme dans un corps ? C'est le sens des recherches de John Watson.

Son essai semble concluant. Il a les yeux ouverts, marche, est capable de se déplacer, de saisir des objets, un stylo. ''content de te revoir Vendredi !''

L'avenir du monde repose sur le nécromate, cent ans plus tôt, quand le Dr Frankenstein ranima un mort le peuple eut peur et s'opposa à cette pratique. Les expériences se poursuivirent, et les femmes acceptèrent cela quand elles virent que ces créatures servaient de soldats et qu'elles n'avaient plus à sacrifier fils ou mari. Les recherches en nécromatique redoublèrent. La société civile s'empara des nécrogiciels pour produire une main d’œuvre abondante et servile.

Aujourd'hui la terre est peuplée de nécromates, ils sont le pilier de l'économie. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'analyse éthérique est top secret, pourtant Watson persiste sur cette voie. Ses recherches sont illégales mais M est là pour lui faire une proposition. L'Empire britannique a besoin de lui, il peut entrer au service de celui-ci. La concurrence est violente. Aidé du capitaine Barnabé Watson et Vendredi échappent à un attentat Russe et partent pour l'Afghanistan où se trouve le docteur Paramaribo, un descendant, affirmé, de Frankenstein, qui veut dans ce pays, avec les nécromates, édifier un empire. Il serait en possession des travaux de Victor et des secrets de ''la créature''.

À l'arrivée ils rencontrent Nicolaï, russe travaillant avec l'angleterre. Lui veut retrouver Karamazov, il ne s’intéresse pas au journal qu'il peut abandonner aux britanniques. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Dans les montagnes les combats continuent, des cadavres affrontent des cadavres ! Watson et ses amis vont échapper à des attaques, aidés en particulier par une femme qui semble venir de nulle part et qui disparaît aussitôt après les avoir sauvés.

Le soir même, après que Watson ait tenté une expérience sur un nécromate ennemi capturé il fait la connaissance de sa belle sauveuse : Hadari Lilith, assistante personnelle du président Grant, venu l'aider dans sa quête de l'âme des nécromates.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'expédition continue à travers les hauts sommets de l'Afghanistan. Finalement ils arrivent à destination, Alexei Karamazov les attendait et les accueille ! Il raconte comment il trouva le journal sur une île du cercle Arctique. Watson et Karamazov discutent, sur leurs motivations, leurs buts. Watson veut reproduire la Créature, il est prêt à se salir les mains. Mais Karamazov lui demande, quand il aura le journal, de le détruire tout en ayant compris que c'est pour Vendredi qu'il mène ses recherches. Lui-même n'est-il pas capable d'utiliser Nicolaï, son frère aîné, pour ses recherches ?

Celui-ci se vengera en tuant son tortionnaire qui n'a que le temps de confier à Watson le lieu où se trouve le journal, en lui demandant à nouveau de le détruire.

Direction le Japon.

Une fois arrivé ils font la connaissance d'un envoyé du gouvernement nippon qui lui avoue avoir perdu la trace du journal qui avait été confié à l'ambassadeur du Japon en Russie, celui-ci le ramena dans son pays puis le livra aux laboratoires Osato, spécialisés dans la nécromatique qui seraient proche de produire des nécromates capables de renverser le gouvernement.

Pourquoi ne pas visiter ces laboratoires ? Ce qu'ils vont faire, non sans difficulté. Jusqu'à ce que Watson trouve le journal et demande à Vendredi de l'analyser. Le secret de l'âme est-il là, dans ces pages, dans ce savoir interdit ? Le danger grandit, cette fois la mort semble devoir gagner.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Watson rouvre les yeux et se découvre sur le navire du Président Grant, Miss Hadari l'accueille, lui raconte ce qui s'est passé.

Les vivants désormais utilisent même les morts pour satisfaire leurs intérêts, ceux-ci vont-ils se laisser faire ? Être mort est-ce devoir tout accepter malgré tout, surtout si La Créature est là pour les aider, pour les guider, pour mener la révolte.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Certaines forces sont trop grandes pour être maîtrisées. Comme si c'était une raison pour ne pas essayer ! La mort est un adversaire difficile, la contourner n'est pas la vaincre, au contraire. Chacun sait que vouloir le ''bien'' de l'humanité aboutit toujours à l'inverse. Qu'ils soient morts ou vivants les humains ne valent décidément pas grand chose.

C'est interdit ? Alors c'est encore plus tentant !

Keikaku (projet) Itoh naquit en 1974 à Tokyo, il débute en 2007 avec le roman Genocidal Organ. Son second roman, Harmony, lui vaudra d'autres prix et la reconnaissance internationale. Malheureusement le cancer est un adversaire trop difficile et il laisse sa dernière œuvre : The Empire of corpses, inachevée. Il n'avait écrit que trente pages mais son travail fut continué par Toh Enjoe. Project Itoh est la transposition en films d'animation de ces trois romans.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:00

 A Chump at Oxford – Alfred J Goulding – 1940 – 63'

Stan Laurel et Oliver Hardy essaient de s'en sortir mais constatent leurs difficultés à conserver un emploi. L'évidence leur saute aux yeux : c'est parce qu'ils n'ont pas fait suffisamment d'études.

 

Ils se font embaucher comme domestiques en se faisant passer pour un couple, Laurel se travestissant en femme. Une fois encore leur incompétence et leur maladresse vont provoquer tant de catastrophes qu'ils se font encore une fois mettre à la porte.

Ils deviennent donc balayeurs, assis sur le perron d'une banque, ils contribuent, sans le vouloir, à l'arrestation d'un voleur. Le directeur reconnaissant en guise de récompense leur paie les meilleures études qui soient : Oxford…

Arrivés à Oxford, ils sont la risée des autres étudiants qui, en guise de bizutage, les égarent une nuit entière dans un labyrinthe végétal avant de les conduire à leur chambre, qui est en fait le logement du doyen de l’université, qui n'est pas un comique. Laurel est reconnu par un ancien serviteur qui nous apprend qu’il fut par le passé Lord Paddington, le meilleur élément qu’Oxford ait jamais connu, rendu amnésique à la suite d'un coup sur la tête et disparu depuis des années ! Le Doyen confond Laurel avec le Lord et lui propose un rendez-vous avec Einstein, illustre professeur à Princeton. Mais Hardy qui veille au grain se méfie il craint que son ami ne confonde Einstein, et Frankenstein !!!

 

Par chance un nouveau coup sur la tête redonne à Stan son identité, et son intelligence, passée. Hardy se rend à l’évidence, admet son infériorité devant un homme qu'il croyait connaître et dont il se pensait l'égal. Au moins n'aura-t-il plus à chercher d'emploi, en devenant majordome de Lord Paddington.

Curiosités du film, le début est un court métrage autonome qui fut rallongé avec une suite qui s'y raccroche tant bien que mal ; et la fin voit Laurel et Hardy intervertir leurs rôle, il n'est plus le lunatique ne comprenant rien à ce qui se passe, mais un homme méprisant et désagréable, transformant son ''ami'' en souffre douleur.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:00

The Flying Deuces – A. Edward Sutherland – 1939 – 69'

 

Laurel et Hardy sont en vacances, en France, à Paris. Ils sont installés dans un hôtel où Oliver fait la connaissance de Georgette, la fille du patron. Il tombe sous le charme de celle-ci, imagine l'avenir, rêve de... rien, puisqu'il apprend que celle-ci est fiancée, à François. Sous le coup de la déception Hardy veut se suicider, en se jetant dans la Seine, lesté d'une lourde pierre, mais François lui propose plutôt de s'engager dans la Légion étrangère, lui-même étant déjà officier dans cet unité.

Ce qu'il fait, en compagnie de son inséparable ami.

 

Autant dire que la situation va les surprendre et qu'ils auront du mal à se faire à la discipline militaire, horaires, manœuvres, exercices... À tel point qu'ils seront condamnés à mort. Ils échappent, de peu, au peloton, en avion mais, le destin est cruel, celui-ci a un accident et s'écrase. Hardy voulait mourir, son vœu va être réalisé.

 

Heureusement, nous sommes dans une comédie. Quand il rentre chez lui, seul, suivant un interminable chemin de terre, Stan retrouve son ami, réincarné en cheval. Impossible de ne pas le reconnaître, celui-ci porte un chapeau melon et une moustache.

Un film du duo ne pouvant se terminer autrement. Laurel aura toujours été le porteur d'émotion du binôme, celui par qui la poésie pouvait passer sur l'écran, entre deux gags, subis plus que joués, par son complice. Le moyen surtout de souligner le talent de Laurel. Plutôt que suivre l'action, observer son jeu suffit souvent à rendre intéressant un film qui ne serait qu'un parmi la centaine tournée par nos compères.

Pas un chef d’œuvre, réussir le passage du muet au parlant avait déjà été réussi, au fil des années pourtant les gags finissent par se ressembler, se caricaturer. La mort de Oliver, permet de changer le point de vue sur cette réalisation. Le spectateur s'attend à voir sortir nos héros, titubant, noir de suie, les vêtements en lambeaux. Et non !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:09

Way Out West - James W. Horne – 1937 – 66'

Stan et Oliver vivent en ville quand un de leurs vieux amis sur le point de mourir leur demande de retrouver sa fille qui est serveuse dans un saloon d'une petite ville du Far West. C'est important puisqu'il s'agit de l'héritage de celle-ci, à savoir le titre de propriété d'une mine d'or.

Impossible de refuser cette mission. Les voici donc en route pour un monde qui leur est étranger.

Ils arrivent, après moult pérégrinations, à destination, accompagnés d'une mule (!), et se rendent directement dans le saloon et, toujours directs et croyant en la bonne fois des gens, ils exposent le motif de leur venue et demandent à voir Mary Roberts.

Mickey Finn, le patron voit tout de suite quel bénéfice il pourrait tirer de la situation et au lieu d'aller chercher la personne désirée il fait venir son épouse qu'il présente comme l'héritière.

Nos amis ne doutent pas de rencontrer la bonne personne et lui confient le précieux papier.

 

C'est le point de départ d'une suite de gags sur fond de musique country, qui vont voir Laurel et Hardy mettre la pagaille partout pour finalement rendre à Mary ce qui revenait à Mary.

 

Le burlesque ne se limite pas à un scénario mais surtout à le mise en scène, rythmée, et à l'abattage de ses vedettes. Ici le duo est au mieux de sa forme, parfaitement servi et mis en valeur par la mise en scène. Ça ne sera pas toujours le cas au long de leur carrière. Et je ne suis pas spécialement fan des comiques de cette époque. Pour la petite histoire, si Laurel et Hardy ont toujours un accent en français c'est qu'ils, au début de leur carrière du moins, se doublaient eux-même dans plusieurs langues étrangères. Leurs voix, avec accent, sont indissociables de leurs personnages, et rajoutent beaucoup à ceux-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:00

Caradog W. james – 2013 – 91'

Le soldat ne se souvient plus du prénom de sa mère, ni même à quoi elle ressemble. Il a été blessé à la tête, une balle lui a arraché une partie du cerveau, pour le moment il subit des tests pour vérifier ses capacités avec la puce qui lui a été implanté. Mais Paul ne l'entend pas de cette oreille, il n'a pas envie d'être un sujet d'expérience. Il se saisit d'un stylo en acier et s'en sert comme d'une arme. Le temps d'en trouver une vraie, et de se faire tuer.

Le professeur Vincent McCarty a survécu à l'attaque, il peut poursuivre ses recherches sur l'intelligence artificielle, la meilleure chance possible pour l'humanité. Au moins une partie d'entre elle, il travaille pour le ministère de la défense. Son travail est difficile, les moyens illimités dont il dispose ne peuvent pas tout. Il vient d'engager Ava, une jeune scientifique très douée. Il lui fait visiter ses installations, souterraines en majorité.

Mais elle ne voit pas tout ! Ava découvre le laboratoire de Vincent, et son élément principal, un ordinateur quantique. Elle découvre les autres membres de l'équipe, le supérieurss du professeur qui l'interroge sur son passé. Elle découvre le but des recherches, la création de soldats robots s'adaptant à toutes les situations. Elle rencontre James, un ''prototype'', qui lui prend la main, la fait danser, lui demande de le retrouver dans la zone 6. mais Ava est aussi là pour être synthétisée par l'ordinateur. Elle demande à ce que son visage ne soit pas utilisé. Elle est curieuse, méfiante vis à vis de l'autorité, elle veut savoir ce qui se passe dans la zone 6.

Vincent l'avertit de s'occuper de ce qui la regarde.

Ce qu'elle ne fera pas !

Vincent aussi a un secret, il veut ''réparer'' le cerveau de sa fille, avec celui d'Ava.

En attendant la guerre avec la Chine se prépare, et Machine leur suggère d'éliminer les caciques du pouvoir. En attendant des espions Chinois interviennent pour tuer Ava, McCarty s'en sort, encore une fois.

The Machine

Ava est morte, mais pas vraiment, son esprit est dans Machine, il suffit de lui donner son apparence, son corps, son visage. Maintenant Machine a des souvenirs, une personnalité. Il faut la tester, par l'arachnophobie par exemple. Elle va devoir apprendre, par exemple qu'un clown et un humain c'est la même chose.

C'est presque toujours la même chose.

Ava Machine connait un problème, elle cesse de fonctionner.

En apparence ! Elle était seulement triste.

The Machine

Est-elle vivante, une imitation de la vie, les deux sont-ils incompatibles ? Mais elle est le résultat d'un projet militaire dont les chefs entendent qu'il soit efficace, performant.

Rentable.

Humain !

Être une machine est-ce être moins ? Tu es le futur, dit-il. Il aura du mal à être pire que le passé ou le présent.

L'intelligence artificielle est un sujet régulièrement porté à l'écran, ici il l'est avec de petits moyens, ce qui donne plus d'importance à l'humain, usant des références du genre. Le scénario est prévisible mais Ava est agréable à regarder. C'est déjà ça !

The Machine
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 07:21

The Big Store - Charles Reisner – 1941 – 83'

Martha Phelps est riche, elle est aussi propriétaire du grand magasin qui porte son nom. Elle souhaite que la propriété en revienne à son neveu, Tommy Rogers, crooner de profession. Quelqu'un voit d'un mauvais œil cette transmission, c’est le directeur du magasin, M. Grover, lequel a profité de sa situation pour plonger les mains dans la caisse et se remplir les poches avec ce qu'il y trouvait. Si jamais sa patronne mettait son projet à exécution il verrait sa situation grandement compromise et son avenir ressemblerait à une cellule.

Pour éviter ce risque il pense qu'éliminer le neveu est la meilleure solution. Martha constate que Tommy rencontre des difficultés, qu'il a échappé à plusieurs périls. Pour le protéger elle décide de faire appel à un détective privé.

Elle a choisit l'agence de Wolf J. Flywheel pour cela. Avec le détective, et ses deux aides, Wacky et Ravelli, deux frères à la compétence relative. elle revient au magasin, tous sont bien décidés à mettre des bâtons dans les roues de l’infâme Grover.

Madame Phelps a-t-elle fait le bon choix en matière de gardes du corps ? Ceux-ci vont accumuler bourdes, gaffes et erreurs. Au point que c'est la survie de leur client qui est compromise.

 

Heureusement nous sommes dans un film des Marx Brothers, quoi qu'il arrive ce sera toujours dans le but de faire rire le spectateur. Cet objectif est-il atteint à chaque fois, pas sûr. Mais l'énergie et le rythmes des frères sont communicatifs. Ouf !

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 08:00

Room Service – William A. Seiter – 1938 – 78'

Gordon Miller est producteur de théâtre, comme tel il a toujours besoin d'argent pour monter ses spectacles et faire vivre sa troupe. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir logée celle-ci dans un luxueux hôtel, le White Way. Il doit beaucoup d'argent à pas mal de personnes, lesquelles essaient de le retrouver pour tenter de rentrer dans leurs fonds.

Miller pourtant vit dans l'espoir de sortir de sa situation, il parie sur le succès de son prochain spectacle !

En attendant le directeur du White Way qui réalise la situation voudrait que ses clients partent, et le plus tôt sera le mieux.

En face de lui pourtant il a une bande de zigotos qui font preuve d'une imagination illimitée pour rester sur place. Jusqu'à l'arrivée d'un mécène inattendu.

Autant le dire franchement, ce film n'est pas le meilleur des MB, adapté d'une pièce de théâtre il se passe principalement dans une seule pièce. Pour les amateurs, ou les curieux.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:21

Flaskepost fra P - Hans Petter Moland – 2016 – 112'

DÉLIVRANCE

Écrire est difficile à la seule lueur d'une lampe de poche. La main roule la feuille de papier, la glisse dans une bouteille, rebouche celle-ci aussi bien que possible avant de la mettre à l'eau.

Rose a envie de boxer, elle invite Assad à venir l'aider, celui-ci est réticent mais fini par accepter, jamais elle ne lui laissera la paix sinon. Après quoi il peut téléphoner, pour tomber sur le répondeur. Justement une affaire arrive, du genre que seul le département V peut résoudre, une affaire de bouteille à la mer. Retrouvée par un ancien militaire sur une plage. Ça tombe bien, Carl Mørck, le chef de l'équipe, revient le lendemain. En attendant Rose et Assad regardent le manuscrit. Avant toute chose il faut l'envoyer au département de microbiologie pour en savoir plus.

À vrai dire Carl n'est pas au mieux de sa forme aussi n'est-il pas venu reprendre du service. Assad doit donc se déplacer, aller le chercher, chez lui. 

DÉLIVRANCE

C'est l'heure de la prière pour les deux enfants de la famille. Tout est calme chez eux. Autour de la maison le vent souffle doucement. Les choses pourtant ne sont pas parfaites pour la famille qui due vendre ses terres. Heureusement Elias, le père, trouva un emploi chez un Horticulteur. Ce soir là un prêtre de leur congrégation vient les voir avant de partir pour un an.

Les premières constatations indiquent que la lettre a été écrite six ans plus tôt, peut-être par un enfant, mais il est difficile de la déchiffrer, l'eau et le temps ont fait leur œuvre. C'est une énigme que Rose et Assad tentent de résoudre. Les mots indiquent un enfant et puisqu'il est question de Jéhovah. Elle pourrait Elle pourrait avoir été écrite par un témoin de Jéhovah. Bien qu'aucun enfant de la secte n'ait été signalée disparu. En enquêtant ils découvrent un Paul, prénom correspondant à la signature qui parait être un P.

Les enfants d'Elias rentrent chez eux, seuls, feuilletant un magasine interdit par leur religion. Une voiture s'arrête, c'est le prêtre rencontré la veille, il convainc les enfants de monter, les y contraint, sans remarquer qu'un homme les a vu. Le soir, des pleurs viennent de la maison.

 

Les parents de Paul sont morts, suicides, peut-être le cadet pourra-t-il leur en dire plus, bien qu'il affirme que son frère ainé s'est taillé. Finalement il accepte de parler aux policiers qui lui font lire la lettre. Il avoue alors avoir été enlevé, avec son frère, il décrit le lieu, parle d'un ronronnement, d'un son métallique, d'un homme parlant norvégien. Il confesse également avoir dû assister à l'exécution de son frère, à coups de ciseaux.

 

La police reçoit justement un appel d'un promeneur décrivant un enfant forcé à monter en voiture. Et si c'était important ?

Retrouver le lieu de détention est impossible, trop de terrain à explorer, ça couterait trop cher. Mais le signalement fait par le promener pourrait être utile, il vient d'une région où réside une communauté religieuse. Le chef veut laisser le commissariat local enquêter mais Carl se souvient que des parents à lui sont malades, il doit leur rendre visite, quelques jours de vacances l'aideraient. Par hasard c'est dans la région du signalement.

 

Carl et Assad, accompagnés d'une enquêtrice locale partent en exploration, jusqu'à sonner chez Elias qui affirment que ses enfants sont en Suède. Mais ils sont sûrs qu'il ment. Encore n'entendent-ils pas la mère pleurer. Ils reviennent le lendemain. Elias et son épouse parlent, racontent la disparition de leurs enfants. L'appel du ravisseur, la demande de rançon. Ils ont reconnu la voix de Johannes. Depuis un an il venait dans leur église, se présentant comme missionnaire, captant leur confiance.

La rançon sera remise, la police sera sur place. C'est un kidnappeur, et un tueur. C'est au moins la troisième fois qu'il agit, le perdre c'est courir le risque qu'il tue deux enfants de plus.

 

Elias doit prendre le train avec l'argent, les policiers sont partout, le piège est imparable. Pensent-ils ! Par téléphone Johannes lui donne la marche à suivre. Il va devoir jeter l'argent !

Il préfère sauter. Pour récupérer ses enfants il est prêt à tout.

Mauvaise idée.

 

Carl et son équipe va avoir affaire à forte partie.

Une bonne adaptation du roman de Jussi Adler-Olsen.

La foi ne sauve pas toujours !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 07:32

Robert Eggers – 2015 – 92'

''Que venions-nous chercher dans cette nature sauvage ? Quittant notre pays, la maison de nos pères ?'' L'homme qui parle est pourtant mis en cause, mais il retourne les débats et veut se poser en juge de ceux qui le mettent en cause et, finalement, le rejette, avec sa famille, hors de la communauté. Qu'elle rassemble ses affaires et parte, ailleurs, loin.

Heureusement le Nouveau Monde est accueillant et la famille trouve un vaste terrain où s'installer. Elle est très pieuse, passe son temps, hors les travaux de la ferme, à se confesser, à prier, à trouver des fautes comme pour s'en vanter.

 

Thomasin s'occupe du petit dernier, joue avec lui, se cache les yeux une seconde pour l'amuser. Sauf qu'en retrouvant la vue elle découvre les langes de son frère vides.

Elle regarde autour d'elle, la forêt est loin, elle ne voit personne, comment Samuel put-il disparaître de cette façon ?

Les recherches ne donnent rien, William, le père et Caleb, son ainé font pourtant le maximum sans découvrir de trace. Dans la maison Thomasin vaque aux occupations du ménage. L'esprit ailleurs, coupable autant que responsable, pécheresse et certaine d'être vouée au pire.

Pour le père il n'est question que de s'en remettre à Dieu qui sait, qui voit, qui agit. Il voudrait dire à Caleb que Samuel est au Paradis, mais ne peut pas.

Alors qu'il vise un lapin son fusil fonctionne mal, l'amorce lui explose au visage, sans toutefois le blesser.

La vie continue, pénible, il y a tant à faire, mais pas encore assez.

Caleb et Thomasin trouvent pourtant à sourire, alors Mercy, la petite sœur, joue à être la sorcière des bois, celle qui a enlevé Samuel avec sa cape volante. L'ainée s'amuse à effrayer sa sœur, jouant à la servante du Diable ayant volé un bébé non baptisé pour quelque cérémonie démoniaque.

The VVitch

Katherine, la mère a l'impression qu'il se passe des choses bizarres dans la maison, et sa timbale en argent qui a disparu. Son mari se garde bien de lui dire qu'il l'a vendue. Cacher quelque chose n'est pas forcément grave.

Si ?

Moins en tout cas que le maïs qui est immangeable ! Que vont-ils devenir, d'autant que Thomasin devient une femme. Il faut qu'elle s'en aille dans une autre famille.

Alors que les aînés sont partis seuls dans les bois, avec le cheval, le fusil et le chien ils tombent sur ce lièvre qu'avait visé leur père quand son fusil avait mal fonctionné. Le cheval se cabre, Fowler, le chien, court après le gibier suivi par Caleb qui veut l'avoir.

 

Il va trouver autre chose.

 

Les choses ne s'arrangent pas maintenant qu'un autre enfant à disparu, mais quand il reviendra ça n'ira pas vraiment mieux.

Que dire quand il mourra sous les yeux des siens.

 

À trop croire en dieu on finit par croire encore plus fort au Diable, par le voir partout, sauf là où il est vraiment.

En soi !

 

Psychose collective dirait-on aujourd'hui, elle avait couvé assez longtemps dans une famille autarcique pour exploser et embraser les esprits. 

The VVitch
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:00

Monkey Business – Norman Z. McLeod – 1931 – 77'

 

Les quatre frères Stonawaye embarquent, clandestinement sur un luxueux bateau de croisière dissimulés dans des tonneaux. Malheureusement ils ne passent pas inaperçus, normal, ils aiment chanter, faire du bruit, attirer l'attention, pas de surprise donc s'ils finissent par être signalés au capitaine qui donne l'ordre de les trouver, de les attraper, de les capturer pour les débarquer lors de la prochaine escale.

Ce projet est ambitieux et n'a aucune chance d'aboutir bien sûr. Groucho et Chico ne trouvent rien de mieux que de s'installer dans la cabine du capitaine, normal, c'est la meilleure. Ce qui n'empêchera pas le premier de tenter de séduire la petite amie d'un dangereux gangster, Briggs, au service duquel il se met, pour se sortir d'une situation périlleuse. De leur côté Chico et Harpo se voient recrutés par un rival de Briggs.

Les quiproquos vont se succéder sous les yeux des passagers qui se demandent ce qui se passent, et des spectateurs qui essaient de suivre l'enchaînement de gags, sketchs et autres imitations, par exemple celle de Maurice Chevalier par un quatuor qui associe accent français et canotier.

 

Ce film, comme les autres des Marx Brothers, est court à résumer parce que l'important est sur l'écran plus que dans le scénario qui n'est qu'un prétexte, qu'une piste sur laquelle il faut entrer pour chanter et danser avec Groucho et les autres.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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