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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00

해어화Park Heung-sik – 2016 – 120'

So-yool se souvient de son enfance, de son éducation, et de Yoon-hee. Malgré la colonisation japonaise sa famille ne perçoit pas de changement dans sa façon de vivre. Les gisaengs sont encore nécessaires pour se ''distraire''. Devenir une véritable gisaeng est long et difficile, il faut débuter dès l'enfance, apprendre le chant et les arts, les maîtriser, savoir rester digne en toutes circonstances. Elle doivent être intelligentes, sans le montrer et ne jamais oublier qu'elles sont des artistes et pas seulement de belles jeunes filles.

Ce jour là un livreur, pour s'acquitter d'une dette, vend sa fille, Seo Yoon-hee, pour 5 wons. Elle fait rapidement la connaissance de Jeong So-yool, la vedette de l'école qui lui propose de rejoindre la classe, après tout le Gwonbeon, l'école, appartient à sa mère.

Vient le dernier jour de l'école. Les jeunes filles ayant reçu une ombrelle rouge, ou rose, sont admises, celles qui en ont un bleu auront un destin différent. À cette époque les chanteuses sont très populaires, surtout Lee Nan-yeong. Les deux amies rêvent d'un jour pouvoir chanter elles aussi et connaître le succès de Lee.

So-yool a un ami, un amoureux peut-être, mais lui ne connaît pas les chanteuses. En rentrant à l'école, où elles habitent encore, elle le présente à Kim Yoon-woo. Un jour celui-ci vient chercher So-yool, en voiture, et l'emmène voir une dame sans dire à le jeune fille qu'il s'agit de Lee Nan-yeong, la vedette qu'elle admire tant. M. Kim est un grand compositeur, donc celui de la chanson préférée de So-yool. La journée avance, So-yool devait participer à un spectacle, elle est remplacée par Yoon-hee chez M. Kim.

Lors d'une soirée dont So-yool est la vedette elle est invitée à chanter, et rencontre un grand succès. Kim Yoon-woo promet de lui écrire une chanson, pour elle c'est une porte qui s'ouvre vers un avenir différent de celui qu'elle attendait. M. Kim pourtant change d'avis et pense que Yeon-hee sera une meilleure interprète de sa dernière œuvre. Il écrira d'autres chansons pour elle, après. La jeune gisaeng n'a pas renoncé pour autant à son avenir dans la chanson. Peut-être existe-t-il un autre moyen...

Vu de loin un rêve paraît beau, s'en rapprocher peut le montrer sous un aspect plus proche du cauchemar, à fortiori dans une époque troublée.

La vie des gisaeng est rarement portée à l'écran, ici leur vie est idéalisée, facile, pour celles qui réussissent leur examen final. La réalité devait être différente dans ce qui ressemble à une école privée où les élèves sont prises en charge très jeunes sans que le remboursement des frais engagés soit évoqué.

Des années d'efforts pour être la femme parfaite, celle qui n'existe que dans l'illusion d'un instant, celle que l'on montre, que l'on exhibe, dans une soirée, en se croyant digne d'elle, si différente de celle, si banale, mais supportable, qui est à la maison.

Payer est souvent le moyen d'obtenir ce que l'on ne mérite pas.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:11

The Return of Doctor X – Vincent Sherman – 1939 – 62'

Le fait est trop extraordinaire pour ne pas attirer l'attention de la presse, en général, et du journaliste Walter Garrett en particulier. Celui-ci commence donc son enquête sur Angela Merrova qui après avoir été assassinée réapparait bien vivante. Pour tenter de comprendre ce qui arriva Garrett demande l'aide de son ami le docteur Rhodes. Ensemble ils cherchent des indices expliquant cet improbable retour. Ils aboutissent au docteur Flegg, savant reconnu qui travaille sur un sang artificiel avec l'aide d'un collègue mystérieux.

Disons-le franchement, nous ne sommes pas là devant un chef d’œuvre de l'épouvante, loin de là. D'abord le Docteur X ici présent est un rappel du film de Michael Curtiz alors que le personnage n'a pas grand rapport avec le premier, mais c'est une façon d'utiliser un succès passé pour en fabriquer un nouveau. Les personnages sont caricaturaux, la mise en scène est propre mais annonce déjà les films noirs que la Warner produira pendant les années 40 avec plus de sérieux et qui donnera quelques chefs d’œuvres du 7ème art, avec, et c'est l'élément qui vaut, le seul, dans ce film : Humphrey Bogart. Celui-ci était son contrat et fait ce qu'il peut, arborant une mèche blanche ressemblant à celle de Boris Karloff dans The Walking Dead.

Il n'a plus longtemps à attendre pour que son talent soit reconnu et soit en mesure de choisir ses rôles. En attendant ce Docteur X ne vaut d'échapper à l'anonymat que par sa présence.

C'est déjà pas mal. Et il ne dure qu'un peu plus d'une heure.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 07:15

Safy Nebbou – 2016 – 105'

Teddy est las du monde, du bruit, du temps qui passe si vite qu'il s'en rend à peine compte. Son métier l'étouffe, les autres l'enferment. Pourquoi ne pas tenter une véritable rupture, couper les ponts avec son milieu pour se retrouver dans une ambiance toute autre où il ferait connaissance avec le froid, le silence, la solitude...

Quel meilleur endroit pour trouver tout cela que la Sibérie. Et, mieux ou pire encore, les rives du lac Baïkal ?

L'installation est rapide, un ami l'accompagne en camion avec le matériel nécessaire jusqu'à la maison qu'il comptait louer, or son propriétaire souhaite maintenant la vendre. Teddy hésite, demande le prix, accepte. Désormais il est chez lui, à la frontière de nulle part, espérant sans doute se retrouver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dépaysement est total, le silence est absolu et le froid intense. L'imaginer est une chose, le vivre dans des conditions précaires est différent. Le décor est fascinant, la glace semble s'étendre jusqu'au bout du monde. Bien vite il va comprendre que c'est à lui de faire avec son environnement, que le confort occidental n'existe plus, il n'a même pas l'électricité.

Mais il a un fusil, pour chasser l'ours lui a-t-on dit, ce n'est pas son intention, mais alors qu'il est plongé dans le lac par un trou creusé dans la glace il voit un plantigrade s'approcher. Impossible de rester à sa place, sortir est risqué, heureusement l'animal se détourne et va faire un tour dans la maison, histoire de vérifier qu'il n'y ait pas quelque chose à grignoter.

À nouveau seul Teddy, un prénom prédestiné, constate les dégâts, la porte n'opposa aucune résistance et son logement ressemble à une poubelle. Une pendaison de crémaillère version ours !

Une expérience parmi d'autres, comme cette tempête de neige dans laquelle il s'aventure, c'est le mot, pour récupérer des buches. Sans feu sa survie serait limitée et il n'en avait pas assez chez lui. Le décor est uniformément blanc, le vent hurle dans ses oreilles, il trouve le bois mais plus son chemin. Impossible d'avancer, par réflexe il tire, plusieurs fois, tombe, se couche, ça se présente mal.

De l'univers blanc sort une silhouette qui le prend, le jette sur son dos, le ramène et le pose sur son lit. À son réveil il constate mais n'a personne à remercier. Il lui faudra attendre un entraînement, laborieux, au tir, pour rencontrer le même homme qui va lui donner la bonne position.

 

Se peut-il qu'il s'agisse de cet homme, Aleksei, installé dans les bois il y a dix ans pour fuir la police après avoir tué quelqu'un en attendant que son crime fut prescrit ?

La solitude n'empêche pas les rencontres et celle-ci est loin de celles de son ancienne vie.

Inspiré, librement, de l'essai de Sylvain Tesson, un film qui pourrait donner envie d'une telle expérience, à condition d'être sur qu'elle se finira bien. Un tel endroit n'est pas fait pour les hommes affirme Aleksei qui sait de quoi il parle pour y survivre depuis 12 ans. Qu'en sera-t-il du retour à la ''civilisation'' de Teddy, l'histoire ne le dit pas mais chacun peu l'imaginer.

 

J'hésite à prendre mon billet, allez-y d'abord !

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 07:20

The Petrified Forest – Archie Mayo – 1936 – 83'

 

Alain Squier est aspirant écrivain qui voyage en quête d'inspiration. Autant dire qu'il ne l'a pas encore rencontrée.

Alors qu'il traverse le Parc national de Petrified Forest il s'arrête dans une station service pour se sustenter, l'occasion de faire connaissance avec Gabrielle Maple, la fille du patron, qui lui avoue qu'elle rêve de quitter cet endroit et de partir pour la France où se trouve sa mère, à Bourges, afin de poursuivre des études artistiques difficiles à mener dans cet environnement. Elle en profite pour lui citer son écrivain préféré, François Villon, et de lui montrer ses premières œuvres.

Bref, le courant passe, mais leur ébauche de romance s'achève avec l'arrivé du boy-friend de la jeune fille, encore qu'il semble que l'un soit plus épris que l'autre.

Il faut partir et Squier est pris en stop par un couple, les Chisholm. Le trio ne fera pas beaucoup de route, arrêté par Duke Mantee et sa bande qui leur ''emprunte'' la voiture avec l'ambition affirmée de passer au Mexique.

À pied le jeune homme retourne à la station service pour avertir Gabrielle. Il arrive trop tard, les gangsters sont déjà arrivés !

Le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre, il se passe en majorité dans la station service, la forêt n'apparaît que dans le titre, les décors font un peu cheap et la réalisation est sans imagination, reste le plus important, outre les dialogues, la distribution : Bette Davis dans le rôle de Gabrielle, Leslie Howard dans celui de Squier, et Bogart qui est un gangster dense et inquiétant. Une incarnation qui en annonce d'autres.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 07:37

Black Legion – Archie Mayo – 1937 – 83'

Frank Taylor est ouvrier, rôle que tint rarement Humphrey Bogart. Il est ambitieux et certain d'une promotion à venir, un poste de contremaître est à pourvoir. Celle-ci pourtant lui passe sous le nez pour profiter à un collègue, immigré de fraiche date, ce qui lui déplait, mais à un collègue d'origine étrangère, ce qui lui multiplie sa rancœur.

Sous le coup de celle-ci il décide de rejoindre une organisation militant contre la présence des étrangers, la place de plus en plus grande qu'ils prennent, au détriment des ''vrais'' américains. Celle-ci ne cache pas son idéologie et recourt régulièrement à la violence. Taylor, s'engage avec conviction mais sans voir plus loin que son désir de revanche, pourtant quand, avoir quitté son épouse il en viendra au meurtre de son meilleur ami sa conscience fera un retour inattendu et il dénoncera ses complices.

Le procès sera un soulagement pour lui, l'occasion d'une confession publique et de révélations terribles, et verra de nombreuses condamnation, lui même partira pour le pénitencier avec une condamnation à perpétuité.

 

Ce film est le premier qui voit Bogie avoir le rôle principal, sans qu'il soit un gangster ou un détective privé. Dénonçant des associations comme le Ku-Klux-Klan il connut des difficultés pour sortir aux états-unis, mais aussi en France où l'ouvrier ''usurpateur'' polonais est devenu hongrois.

Bogart affiche déjà son charisme, son talent et sa personnalité, qualités qui seront bien mieux mises en valeur ensuite. Mais cette production vaut aussi pour les faits qu'elle dénonce, démontrant que rien n'a changé depuis 80 ans. Je parie que dans le même nombre d'année un constat identique pourra être dressé. Ni vous ni moi ne serons là pour le voir.

Avec un peu de chance il pourrait ne plus y avoir personne !

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:36

花街柳巷 Hua Jie Liu Xiang – Carrie Ng / Shirle Yung – 2014 – 85'

Il y a tant de jolies filles que le choix est difficile, mais cet homme sait ce qu'il cherche, une locale, et pas trop cher. Autant dire qu'il ne va pas trouver !

Une des prostituées fait un sondage sur les accros aux putes et pose des questions, genre : Chez une prostituée, vous aimez quoi ? Quelle situation va vous donner une réaction physique :

en la voyant ; pendant qu'elle se déshabille ; quand elle est nue ; quand elle vous touche ; si vous prenez un bain avec elle ? La curieuse est une étudiante préparant sa thèse, et payer de sa personne pour rédiger un mémoire digne de ce nom. Rien ne vaux l'expérience du plum terrain.

Lai surveille tout son petit monde, quelques filles partent et paient leur loyer alors qu'elle reçoit un SMS de Ping qui l'averti que son client est encore là et qu'elle ne peut aller chercher Guizi, sa fille. Lai est serviable mais la petite est malade et elle a besoin d'un médecin, quelle tristesse que sa mère s'en occupe si mal.

Mais Hong Kong est en émoi, six prostituées ont été assinées en un mois, probablement par un même tueur.

Angel Whispers

En fin de journée les filles se retrouvent, avec les hommes ''à tout faire'' de la maison. Guizi débarque et demande après sa mère. Mais Ping n'est pas en mesure d'assurer son rôle, et Lai qui fait le tour des studio ne la trouve pas.

Et s'inquiète.

Ping demeure introuvable. En revanche Lai découvre chez Lung, le réparateur de tout dans la maison une collection d'articles sur les murs et des caméras pour espionner toute les filles.

Appeler la police pour signaler une disparition serait vain.

Dommage parce que Ping n'est pas morte et rampe sur le carrelage couvert de sang pour s'éloigner. Les filles ne peuvent compter que sur elle-même. La jeune femme ne semble pas être sortie mais le batiment est immense et le nombre de pièces considérable. L'exploration commence !

Jusqu'à la découverte de trois corps.

Pour commencer.

Angel Whispers

Lung est-il l'assassin ou veut-il seulement protéger la coupable ?

Angel Whispers

a police débarque, ramasse les corps, y compris celui de Lung, tué, semble-t-il en légitime défense par Ching Ching.

 

À force de dire à un(e) enfant qu'il est un monstre engendré par une prostituée et un mac certain(e)s finissent par le croire, par ne plus trouver dans le monde que la violence pour s'exprimer, et se venger de la mère qui l'a abandonné. Et lui laisser un message. Comment put-elle ne pas reconnaître son propre enfant ?

 

Dommage, il est trop tard.

Angel Whispers

Le cinéma hongkongais fait peu dans la dentelle, ce huis clos en est l'illustration. L'enfance formatrice de la monstruosité n'est pas une nouveauté, ni la citation de Nietzsche. Cette réalisation de Carrie Ng se laisse pourtant voir, le criminel présente une nature inhabituelle et Kabby Hui Nga-Ting est ravissante. Elle a l'avenir devant elle.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 07:15

The Shootist – Don Siegel – 1976 – 100'

Nombre d'acteurs se sont illustrés dans des westerns, pourtant s'il fallait en choisir un qui soit emblématique du genre il est probable que John Wayne arriverait en tête de liste. Rarement bien considéré comme acteur il montre dans ce film, aussi, qu'il pouvait être excellent pour peu que le réalisateur le lui demande.

Dans cette réalisation le rôle et l'interprète se confondent. En effet John Bernard Books, le dernier tireurs légendaires de l'Ouest, vient d'apprendre qu'il souffre d'un cancer. Il rentre chez lui, à Carson City, se faire soigner par son vieil ami, le Dr Hostetler.

Il s'installe dans la pension tenue par Bond Rogers, une veuve, et son fils. Books veut affronter sa fin de vie dignement mais l'imaginer est une chose, le réaliser en est une autre. La maladie le ronge, le fait souffrir, le diminue chaque jour un peu plus. Il ne s'agit pas de s'éteindre doucement mais chaque jour est une difficulté supplémentaire.

De plus c'est un nouveau monde qui naît, un monde dans lequel il n'a pas sa place.

Siegel ne fait pas l'apologie de la violence, au contraire, chaque vie prise par Books est comme un fantôme qui l'accompagne, quand bien même auraient-elles mérité d'être supprimées. Il n'était pas un psychopathe heureux de se servir de ses armes, ceux-ci, s'il y en avait, avaient peu de chance de faire de vieux os. Et si le fils de sa logeuse l'admire JBB veut lui montrer que ce n'est pas justifié. Le cancer qui ronge l'ex pistolero est bien l'expression d'une nouvelle société en train de naître où la loi voudrait remplacer le colt.

Nous savons que c'est rarement le cas, mais la question n'est pas là.

Sa présence excite les convoitise de successeurs éventuels qui n'ont rien compris, d'un journaliste qui voit un article intéressant, un livre peut-être. Même le maire qui imagine sa ville pouvant annoncer que Books y mourut, un bonne raison de la visiter. Sans parler d'une prostituée qui se dit qu'épouser une légende, fut-elle moribonde, est un placement dont elle pourrait profiter, après coup ! Les vautours sentent vite l'odeur de la mort et se bousculent pour profiter du festin.

Books sait ce qu'il est, ce qu'il représente, pourquoi ne pas tenter d'être à la hauteur de sa légende. La mort ne lui fait pas peur, la déchéance, si !

Peu d'action, pas d'indien, cette époque est dépassé. C'est à l'agonie de l'Ouest que nous assistons à travers celle de son dernier gunfighter.

 

The Shootist est le dernier film de Wayne, contrairement aux apparences il ne fut pas écrit pour lui, il est l'adaptation d'un roman de Glendon Swarthout, mais les acteurs précédemment sollicités déclinèrent. Au vu du résultat c'est tant mieux. James Stewart, Richard Boone, John Carradine et Lauren Bacall ont une moyenne d'âge respectable, Ron Howard la fait baisser, chacun tenant un rôle classique du western. Les cartes sont distribuées, elles peuvent s'abattre sur la table. La quinte sera-t-elle flush, au spectateur d'en décider. Lors de sa sortie le film n'eut pas grand succès, son sujet peut l'expliquer. Faites-vous votre idée !

À l'époque il n'était plus malade, le cancer appartenait au passé, mais il est difficile de se débarrasser du crabe. Celui-ci revint, plus agressif. De son dernier duel John ne sortit pas vainqueur, personne n'y est parvenu.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:52

The Glenn Miller Story -  Anthony Mann - 1954 – 115'

Glenn Miller a bien du mal à gagner sa vie. Il joue un jour dans un orchestre, quelques jours plus tard dans un autre, entre les deux il met en gage son trombone pour subsister. Pourtant ce n'est pas la carrière d'instrumentiste qu'il vise mais celle de compositeur, de chef d'orchestre ou d'arrangeur. La composition est une activité pratique quand il ne dispose plus de son instrument. Il cherche un nouveau son, une nouvelle forme de musique.

Heureusement il n'est pas seul, la preuve, il épouse Helen, une femme qui sera autant sa muse qu'un soutien dans les périodes difficiles. Il va voir la chance passer, et la saisir, quand on lui propose un travail original, orchestrer une œuvre dont la clarinette aura le premier rôle. Naît ''Moonlight Serenade'', un ''tube'', comme on ne disait pas encore, qui va lui ouvrir les portes du succès et lui permettre de monter un big band dont la célébrité et le succès iront croisant.

Ainsi se suivent ''In the Mood'', ''Tuxedo Junction'', ''Chattanooga Choo Choo''.

La guerre éclate, les états-unis s'engagent dans le conflit après Pearl Harbor, Glenn Miller aussi. Musicien il joue pour les soldats. Alors que la France est libérée à son tour il ambitionne de venir jouer à Paris. Sa série d'enregistrement terminée il veut venir dans la capitale Française pour Noël 1944. Une demie heure, c'est le temps nécessaire pour traverser la Manche. Le 14 décembre il décolle, un peu avant 14 heure. On ne le reverra plus.

 

Si le film connut un grand succès ce n'est sûrement pas à cause de son respect de la réalité, mais quelle importance, mais bien grâce à la mise en scène d'Anthony Mann, à l'interprétation de James Stewart, comme toujours excellent, mais aussi, oserais-je dire, surtout, à celle de June Allyson. Certes c'est le musicien reste le héros mais l'importance de son épouse n'est pas minimisée, son soutien continuel, son sourire, sa bonne humeur constante, sont soulignés par le scénario. Le réalisateur évite le pathos et l'excès de sentimentalisme, en ne la montrant pas apprendre la disparition de son époux.

 

Autre raison du succès, la musique de Miller bien sûr. C'est bien le moins pour le biopic d'un musicien. En France ce film est sous estimé, cet article ne suffira pas à lui rendre l'hommage qu'il mérite mais il a tant de qualités, malgré le passage du temps, que vous auriez tort de vous en priver.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:10

Jacques Audiard – 2015 – 109'

Dheepan était soldant dans l'armée des Tigres Tamouls. La guerre ne tourne pas en faveur de son camp aussi doit-il disparaître, vite. C'est-à-dire quitter le pays sans espoir d'y revenir. Reste à trouver le meilleur moyen ! Heureusement la guerre fit de nombreuses victimes et prendre l'identité de telle ou telle est le meilleur moyen de partir. Tout cela demandant argent et complicité.

Le mieux pour passer inaperçu est encore de se fondre dans une famille, c'est ce que va faire l'ancien soldat en trouvant une femme et une femme dans un camp de réfugiés, elles-même ne se connaissant pas davantage. C'est ce curieux ensemble qui se présente en France avec l'espoir d'y obtenir l'asile politique.

Il faut mentir, mais ce n'est pas un problème quand le risque est si grand, Dheepan aura de la chance que son traducteur le connaisse et sache argumenter pour que son dossier soit retenu.

Finalement ils aboutissent dans une cité de banlieue pour un poste de gardien, mais c'est mieux que rien et la promesse de pouvoir s'installer. Quelques règles à respecter, surtout de ne pas déranger les dealers quand ils ''travaillent'', il suffit de passer après pour tout nettoyer. Rien de plus facile n'est-ce pas.

 

Le couple s'installe et commence à prendre ses marques. Cela vaut aussi pour Illayaal, leur ''fille'' qui doit aller à l'école. Apprendre le français est primordial pour rester dans le pays. Pour cela elle intègre une classe spéciale composées d'immigrants ayant le même besoin qu'elle. C'est difficile pour elle, les différences culturelles sont grandes et elle doit mentir.

Tout semble aller pour le mieux, d'autant que Yalini ''l'épouse'' trouve un travail, elle s'occupe d'une personne handicapée, à domicile, c'est mieux payé qu'elle l'attendait. Une chance pour la famille. Là encore il y a des règles à respecter, quand des hommes se réunissent dans le salon il faudra frapper avant d'entrer.

La routine se met en place, jusqu'à l'arrivée du cousin de l'homme chez lequel elle travaille, visiblement il sort de prison et dirige la bande qui fait ses affaires dans la cité. Peu importe après tout, ce n'est pas son problème.

 

Au début... Les choses ne peuvent pas bien se passer. Après une espèce de reportage sur l'intégration, vue par les yeux des arrivants, le film veut montrer que l'on n'échappe pas à son destin. Dheepan était un soldat, ce qu'il apprit sur le terrain pourrait lui être utile.

Le film joue sur la tension ressentit par les arrivants, leur nécessité de jouer leurs rôles jusqu'à finir par y croire. Ce qui est le meilleur moyen de penser à l'avenir. Était-il nécessaire de construire une fin aussi violente et spectaculaire, comme si une cité de banlieue ne pouvait qu'être un repaire de dealers qu'il convenait de nettoyer.

Qui parlait de Karcher ?

 

La réalisation est parfaite, la construction impeccable et les acteurs aussi vrais qu'il le faut. Une vraie découverte. La majeure partie du film en tamoul donne une plus grande force aux acteurs. Comment ne pas se mettre à leurs places, regardez par leurs yeux, et chercher, comme eux, comment s'échapper.

 

Mais cela est-ce seulement possible. Être ailleurs n'est pas être quelqu'un d'autre, impossible de laisser derrière soi ce que l'on est.

Qu'est-ce qui fait la valeur d'une palme d'or ? Sauf à être présent avec le jury, impossible de le savoir.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:10

The Man Who Shot Liberty Valance – John Ford – 1962 – 123'

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Alice, un couple âgé, arrivent à Shinbone à l'occasion de l'inhumation de Tom Doniphon. Le journaliste local, curieux de cette présence inattendue à l'enterrement d'un inconnu interroge Stoddard. Celui-ci refuse d'abord puis finit par accepter et évoque ses débuts, quand, tout juste diplômé en droit, il rêvait d'être le porte-parole de la loi dans cet Ouest où celui qui tirait le plus vite avait raison.

Pour marquer son arrivée à Shinbone, la diligence dans laquelle il a pris place est attaquée, il est frappé, tant qu'il semble mort. Sauvé par Tom Doniphon ce dernier lui donne le nom de son agresseur : Liberty Valance. Criminel en chef de la région. Stoddard veut faire arrêter Valance mais à Shinbone la loi appartient aux armes et le shérif est bien trop lâche pour tenter quoi que ce fut.

Stoddart ne renonce pas à sa conviction que l'avenir appartient à la loi et à l'éducation, seules garantes de la civilisation. En attendant il s'installe dans le restaurant d'Alice, aussi jeune que lui alors, qu'il aime secrètement et entreprend d'apprendre la lecture et l'écriture aux enfants tout en s'entraînant au maniement du révolver, on ne sait jamais.

Il devient l'ami de Peabody, le journaliste local qui dans ses articles dénonce les manœuvres des propriétaires de bétail qui font tout pour garder leurs avantages et ont engagé Valance pour qu'il ''persuade'' les fermiers d'être accommodant. Un moyen existe pour faire changer les choses, que le Colorado entre dans l'Union, l'élection des représentants pour la Convention approche. Doniphon refuse d'être candidat, Peabody et Stoddard sont élus, Valance est battu. Il commence par frapper violemment Peabody puis demande à Stoddard de quitter la ville, sans quoi il le provoquera en duel, avec un résultat dont personne ne doute.

Le soir arrive, les deux hommes se retrouvent face à face. Valance tire, blesse Stoddard au bras, droit. Heureusement, il en a un autre.

Le face à face est bref, ils tirent en même temps mais c'est Valance qui s'effondre.

Alice soigne Stoddard, tout s'annonce bien pour eux. Doniphon voit la jeune femme lui échapper. Plus tard il avouera pourtant à Stoddard que c'est lui qui a tué Liberty Valance mais qu'il vaut mieux que Stoddard passe pour un héros et soit élu.

Son récit est terminé, les journalistes pourtant décident qu'il est préférable, là encore, que la réalité, et le véritable rôle de Doniphon, soient oubliés.

Quand la réalité est plus belle que la légende c'est celle-ci qui doit être publiée !

 

La civilisation doit l'emporter, la légalité est doit être plus forte que la brutalité. C'est tout une partie de l'Histoire des états-unis que Ford nous montre avec des personnages symboliques et la volonté de montrer que la barbarie ne peut pas l'emporter.

Visiblement, la vérité non plus !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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