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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:18

 暗いところで待ち合わせ(Kurai Tokoro de machiawase) – Tengan Daisuke - d'après le roman de Otsuichi – 2006 - 130'

Une jeune femme ouvre sa fenêtre, en face, sur le quai de la gare, un jeune homme la regarde. Dans la maison un homme s'installe, c'est l'heure du repas. La jeune femme, Honma Michiru, mange en même temps que lui. Quand il s'en va elle lui dit au revoir, puis passe l'aspirateur, arrose les plantes, boit un thé...

Petite fille elle demandait à son père : A quoi ressemblait maman ?

 

 

Plus tard Michiru se retrouve au bar avec Kazue, une amie, elles discutent, de la vie, de leurs avenirs. Le soir elle dîne avec son père avant d'aller se coucher. Une journée normale pour une jeune femme qui le serait si elle n'était aveugle.

Néanmoins la vie s'écoule tranquillement, elle se débrouille et commence même à maîtriser le braille.

Tout aurait pu durer ainsi si le père de Michiru n'était décédé brusquement.

Elle se retrouve seule, qui dans la famille qui lui reste voudrait avoir la charge d'une aveugle ? Ne pourrait-elle rejoindre ce nouveau complexe pour handicapés ? Mais financièrement elle peut s'assumer grâce à l’assurance de son père, elle connaît parfaitement sa maison. Et s'assumer seule ne la changerait guère.

Un jour Kozue vient la chercher, il faut qu'elle prenne le soleil. Elles partent en train, le jeune homme du début est là qui les voit s'en aller.

Le temps passe, elle se souvient de l'accident, de sa vue qui baisse inéluctablement.

Un matin on sonne à la porte, il est 9 h 05. Elle va ouvrir mais le jeune homme ne dit rien, il rentre dans la maison silencieusement, ses chaussures à la main, s'assied, reste immobile pour ne pas être surpris. Quand la sonnette retentit à nouveau en début d'après-midi il en profite pour trouver une autre cachette. Cette fois il s'agit d'un policier qui l'interroge pour savoir si elle n'a rien remarqué.

Mais non...

Il va rester là, observant la voie ferrée et les policiers. Le soir Michiru apprend aux information qu'un homme est tombé sur la voie ferré juste en face de chez elle. Un jeune homme remarqué sur les lieux a disparu.

L'étrange cohabitation continue, lui reste immobile, elle, continue sa vie. Il vole du pain et du lait puis profite que Michiru ait regagné sa chambre à l'étage pour s'installer dans la chambre du père.

 

Akihiro Oishi est métis, sino-japonais, ses collègues l'apprécient peu, il vit dans un petit appartement et travaille dans une imprimerie où il se fait exploiter par ses ''collègues''. Il n'en dit rien à sa famille, assure que tout va bien, que l'ambiance au boulot est sympa... Quand les choses se passent mal c'est toujours sur lui que ça tombe. N'est-il pas chinois ?

Un jour il croise un autre employé sur le quai de la gare, s'approche... Bien vite sa disparition, en tant que collègue de la victime, se remarque. Il en devient suspect. S'il n'avait rien à se reprocher pourquoi disparaître ?

 

Michiru sent qu'il y a quelque chose de différent chez elle, quand elle parle à Kozue elle avoue qu'elle imagine que c'est un fantôme. Il ne lui faudra pas longtemps pour comprendre que cette présence qu'elle devine n'est pas spectrale, et qu'elle a faim. Le repas qu'elle préparait pour son père, elle peut le faire pour quelqu'un d'autre.

Et ce quelqu'un d'autre pourrait l'accompagner dehors, dans cet univers qu'elle craint et où elle n'ose pas s'aventurer seule.

Mais Oishi n'est pas le meurtrier, une femme a surgi pour s’enfuir aussitôt son geste commis laissant le jeune homme stupéfait être remarqué par le chef de gare alors que la criminelle a déjà disparue. Il avouera tout à Michiru, y compris qu'il s'était caché en espérant que la tueuse reviendrait. Elle ne le fit pas mais il l'a reconnu sur une photo que Kozue prit au restaurant d'une voisine, Harumi.

Reste à faire reconnaître la vérité.

 

Un film tout en lenteur et sobriété. Agréable à suivre malgré le manque d'action, ou peut-être à cause de cela. Presque reposant, et puis Tanaka Rena est une aveugle chez qui j'irais volontiers me cacher. À condition qu'elle me trouve !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 07:55

The Man from UNCLE - Guy Ritchie – 2015 – 116'

Nous somme au début des années 1960. Napoleon Solo est devenu, après la guerre, un voleur très performant, malheureusement, pour lui, il se fait attraper par la CIA qui plutôt que de le conduire en prison lui propose de mettre ses talents à leur service et de remplir quelques missions.

Difficile pour Solo de refuser une proposition ainsi proposée.

C'est pour cette raison qu'il se trouve à Berlin-Est dont il doit exfiltrer la fille d'un savant allemand disparu dont les travaux pourraient favoriser la prolifération d'armes atomiques alors fort à la mode.

Ainsi qu'à son habitude il réussit sa mission non sans avoir affaire à forte partie en la personne d'un agent soviétique qui manquera l'attraper avant qu'il n'ait, avec sa protégée, réussi à traverser le mur dans le ''bon''sens.

Les circonstances donnant aux ennemis un adversaire commun, la CIA et le KGB se retrouvent à devoir collaborer et Napoleon Solo va découvrir que son partenaire désigné n'est autre que celui qui faillit le capturer à Berlin, un certain Illya Kuryakine !

L'équipe est en place, deux hommes que tout semble opposer mais qui vont se découvrir moins différents qu'ils le pensaient, entre le représentant du capitalisme, jouisseur et vaniteux, et celui d'une classe ouvrière qui ne doit sa réussite qu'au travail, au mérite, à la volonté de bien faire.

Une piste existe pour retrouver le savant : un riche italien fan de Formule 1, Solo et Kuryakine vont donc entrer en contact avec lui, accompagnée de la fille dudit chercheur. Laquelle prouvera qu'elle n'a rien à envier à ses chevaliers servants.

Encore un film adaptant une série à succès des années 60 et conservant l'époque, son style et sa musique. Tout était en place pour une réalisation convenue, accumulant les effets de style pour un résultat médiocre. Il n'en est rien, Guy Ritchie à su trouver le ton juste, associant humour et action, confrontant ses héros en soulignant les différences apparentes pour accentuer leurs ressemblances, courage, amitié, sens du devoir... Si la série n'expliquait pas la réunion de ces personnalités contrastées, le film s'en charge.

Un petit voyage dans le temps ne se refuse pas, dommage qu'il faille revenir à notre époque ensuite.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 07:21

아랑 - (A-rang) Ahn Sang-hoon2006 – 97'

Il pleut, il fait nuit, deux jeunes lycéennes rentrent chez elles. Elles n'en mènent pas large. Elles aperçoivent une petite fille debout devant un hangar, l'une des deux élèves s'approche, demande à l'enfant ce qui ne va pas, celle-ci ouvre une main contenant des jackstones. Levant les yeux elle présente des orbites sanglantes, comme l'apparition d'adulte qui l'accompagne.

L'adolescente s'évanouit.

 

Un homme en imperméable rentre chez lui, jette quelque chose dans sa cheminée, prend une bière coréenne dans son réfrigérateur. Dehors l'orage ne ralentit pas. Il allume son ordinateur, y trouve un nouveau message, une invitation au Salt Village de Minjung. L'homme se retourne, aperçoit une ombre qui s'approche, il hurle...

 

 

 

 

 

So-young ouvre les yeux une minute avant que son réveille ne sonne. 6 h ! le moment de sortir faire son jogging, avant de s'entraîner aux art martiaux, de s'asseoir devant son ordinateur. Elle s'ennuie quand c'est au tour du téléphone de sonner. Un incendie criminel vient d'être commis, So-young est détective, elle se rend sur les lieux, retrouve son chef, lequel lui présente son nouveau partenaire Hyun-ki. Les experts sont déjà là pour les constatations d'usage. La victime est morte de suffocation, en attendant l'autopsie. Dehors des policiers enterrent un chien retrouvé décédé.

La maison était resté longtemps vide avant que le nouveau locataire s'y installe. Une voisine se souvient qu'il avait vu un psy. Il apparaîtra qu'il avait fait huit ans de prison pour meurtre alors qu'avec des copains il s'était trouvé mêlé à une rixe s'étant mal terminée. Il pourrait s'agir d'une revanche. Chez le psy So-young et son nouvel ami apprennent qu'il souffrait de cauchemars, elle leur montre les dessins qu'il avait réalisé sous hypnose.

 

En mangeant le nouveau duo fait connaissance, lui,explique qu'il en avait marre du labo, des cadavres, il voulait agir,attraper les criminels. Elle, le fit pour retrouver quelqu'un, quelqu'un qu'elle voulait tuer elle n'en dira pas plus et ils se séparent après avoir pas mal bu. Elle ne lui explique pas pourquoi elle avait été suspendu. En fait elle avait agressé un homme soupçonné de viol, après avoir observé son poignet. La personne qu'elle cherche y a une cicatrice.

Dans son studio un caméraman regarde les images prises lors d'un mariage, au cours de celui-ci un événement l'avait effrayé, des perturbations de l'image, une ombre, un œil qui le regardait alors qu'il n'y avait personne devant son objectif. Il reçoit un nouveau message, une invitation... un bruit vient de la fenêtre, du sang commence à en couler, sa caméra se déclenche seule...

La police trouve son corps, assis, mort d'une attaque cardiaque. Les policiers découvrent une photo dans une autre pièce, quatre hommes y figurent. En fait l'autopsie prouvera qu'il est mort comme la première victime des suite d'une intoxication au gaz. Mais un gaz qui ne fut pas inhalé, il dut apparaître à l'intérieur des victimes. Chose qui ne s'était jamais vue. Il finira par comprendre ce qui s'est passé, presque trop tard.

Un homme est chez lui, consultant ses mails sur son agenda électronique il en découvre un nouveau... simultanément la lumière s'allume chez lui, alors qu'il est seul. Mais pas tant que ça puisqu'il croit voir une personne, une femme avec des cheveux longs. Cela ne l'empêchera pas de prendre une douche. Il voudrait crier quand le gaz commence à agir mais en est incapable.

Même mode opératoire que les deux précédents, suffocation et marque d'étranglement. La police découvre le mail, il rappelle un site web trouvé dans les liens des ordinateurs des premiers tués. On y voit au premier plan une maison de sel, des photos d'une jeune femme, des dessins, un hangar, une peinture.

La nuit suivante So-young fait un cauchemar, un homme la suit, s'approche, elle ne peut pas se défendre... et se réveille.

Visiblement ce n'est pas la première fois. Elle commence son enquête en cherchant la propriétaire du site mais apprend que Kim Minjung a disparu depuis 9 ans. Le policier chargé de l'enquête à l'époque a peu de souvenirs, elle vivait seule avec sa grand-mère. So-young profite de sa présence pour visiter la maison de Minjung. Grande, vide depuis la mort de la grand-mère. Enfin, vide est une façon de parler, il y a quelqu'un qu'elle finit par remarquer, et se présente comme une amie de Kim. Elle lui raconte ce qu'elle sait, le talent de dessinatrice de la jeune femme, son amour pour Juno. Le drame quand celui-ci se fit assassiner. Il s'est retrouvé mêlé à une bagarre avec des hommes de Séoul. Après cela Minjung devant étrange, solitaire, puis elle disparue. Des rumeurs coururent qu'elle s’était suicidée mais, catholique fervente, cela ne semble pas crédible.

Il reste à la détective à retrouver la maison de sel.

 

Des collégiennes lui apprennent que ce lieu est hanté, une jeune fille y a vu un fantôme une nuit. Cela ne retiendra pas So-young, bien qu'elle n'y aperçoive rien d'intéressant.

Retour à Séoul, visite aux amis de la première victime. Ceux là même qui lui donnèrent de l'argent pour reprendre sa vie. Après tout ils étaient avec lui quand il devint un criminel. Quand au fait que l'un d'entre eux écrivit sa thèse de doctorat en médecine sur les poisons ce n'est qu'un hasard ! Cet homme chez qui la lumière s'allume, et s'éteint, seule.

 

So-young est certaine que la clé est dans le crime d'il y a dix ans. Elle a une idée, retour sur le site du premier meurtre, elle déterre le cadavre du chien, l'ouvre avec un couteau, entre sa main dans la charogne, et la ressort en tenant une cassette 6 mm. Elle contient des images tournées dix ans plus tôt pendant une expédition de quelques hommes dans un village de la campagne, et leur viol d'une jeune femme.

 

Un viol... elle se souvient... mais son passé n'affecte pas sa compétence, elle va comprendre.

Les fantômes en Asie ont souvent les cheveux long, les ongles cassés et les yeux sanglants. Ceux de ce film ont le masque de la culpabilité, un spectre bien plus dévorant ! Un film qui joue plus sur la psychologie que le gore, tant mieux.

 

Arang fait partie du folklore coréen, nous la retrouverons bientôt...

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:48

Saul fia - László Nemes – 2015 – 97'

Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer doit d'y avoir vécu plus longtemps que bien d'autres à sa participation aux Sonderkommandos, groupes de prisonniers juifs qui assistent les nazis dans leur extermination en nettoyant les fausses douches, mais vraies chambres à gaz, en transportant les corps jusqu'aux incinérateurs puis en dispersant les cendres. Tâches particulièrement difficiles mais qui leur assure une plus longue survie, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés par d'autres. Pas question qu'ils échappent au destin commun !

Saul comme les autres se tait, accepte, obéi, un geste de rébellion serait sa condamnation, alors il baisse les yeux, salue en tenant sa casquette à la main. Cela n'empêche pas les manœuvres pour mener la révolte, des nouvelles arrivent prévenant que les troupes soviétiques ne sont pas loin, il faut tenir encore quelque temps.

 

Un jour alors qu'il déplace les corps de la dernière exécution collective il remarque le cadavre d'un enfant et le reconnaît pour le sien. Dès lors il n'aura plus qu'une ambition : lui donner une inhumation digne, dans la tradition juive, et lui éviter la gueule infernale du crématorium. Pour cela il lui faut un rabbin, qui accepte la mission, il lui faut cacher le corps, il lui faut le sortir du camp et l'enterrer. L'entreprise est on ne peut plus difficile. Qu'importe, Saul est volontaire, tenace, inventif. Là où il se trouve que lui reste-t-il pour vouloir, pour espérer, et cet enfant, est-ce vraiment le sien où le moyen de garder un lien avec la vie, même à travers la mort ?

Il faut aller vite, le corps ne résistera pas longtemps, le complot pour fuir avance et l'heure de remplacer les Sonderkommando est proche. Tout s'accélère donc, pourquoi ne pas profiter de l'évasion pour emmener le corps de l'enfant ? Saul n'a plus rien à perdre, le plus important est le but qu'il s'est fixé.

Le film est brutal, le jeu de sa vedette, intense et habité, les images sont glaçantes mais l'horreur est montrée, pas exhibée. Chacun sait que la mort l'emportera finalement, ce n'est pas une raison pour trouver, au cœur même des ténèbres, une raison de (sur)vivre.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 08:00

블랙스톤 -  Roh Gyeong-Tae – 2015 – 92'

Shon Sun est métis, sa mère vient de Chine, son père d'un pays d'Asie du Sud-est. Lui est né en Corée mais est-il coréen pour autant, aux yeux de ses ''compatriotes'' ? Pas sûr.

Pour lui le milieu militaire est difficile, hostile, c'est presque un étranger, à chaque occasion on le lui fait ressentir.

Ses parents adoptifs ressentent la même exclusion, travaillant dans une entreprise alimentaire, après avoir quitté leur village dans une campagne reculée, de la banlieue de Séoul. Ils sont exploités, pour le père la situation devient insupportable, il veut rentrer chez lui où la vie serait plus simple, sans être plus facile, la mère veut croire qu'elle n'a pas fait ce chemin pour arriver nulle part, qu'espoir est un mot qui a encore un sens.

L'avenir va lui prouver qu'elle a tort !

Shon Sun se fait violer dans la caserne par Ko Ah-shen, son lieutenant. Sa contamination par le SIDA sera découverte au hasard d'une visite médicale. Il garde le secret mais son comportement change au point qu'il est sur le point d'être exclu. Une situation insupportable. Il commence par étrangler l'officier responsable de son état, après quoi il déserte.

Arrivé à Séoul il hésite à retourner chez ses parents, s'y décide finalement mais trouve un appartement vide et en désordre. Se rendant à l'usine il insiste, lourdement, pour que le directeur lui dise ce que sont devenus ses parents. Il apprend que sa mère est morte, en mangeant des produits qu'elle fabriquait, que son père a disparu, et qu'il doit récupérer les cendres de la défunte.

L'univers de Shon Sun devient incompréhensible. Pour se venger il s'entaille une main et disperse son sang. Inutile de rester dans la capitale, reste le village paternel, un endroit loin de la modernité, près d'une plage couverte des déchets d'une civilisation qui n'arrive que sous cette forme, accompagnée d'une marée noire causée par un pétrolier coréen.

Le jeune homme peut-il trouver sa place ici après ce qu'il a fait, dans ce qui semble une île hors du temps, en compagnie de Ching Tuan, son père, et de sa grand-mère, Pung Tai ? Celle-ci connaît les secrets du passé, de la nature, ses mensonges et ses illusions, ses vices et ses perversions. Il voudrait mourir, s'éloigner pour toujours d'un monde hostile, mais il échoue, les forces de la forêt ne veulent pas qu'il meurt ainsi.

Il lui reste à faire comme ses ''parents'', ramasser des pierres, les nettoyer et les remettre à leur place. Serait-il possible de laver le monde de la pollution qui l'étouffe ?

 

Si vous attendez un film violent et rythmé à la Coréenne, vous serez déçu. Black Stone est le constat d'une société qui se ment à elle même, préfère le plus au mieux, d'un progrès implacable pour les faibles, destructeur de la nature et qui ne peut que s'effondrer sur lui-même. Après, peut-être, les survivants retrouveront-ils le sens de la vie.

S'il y en a un, j'espère que non !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 07:00

Clint Eastwood – 2014 – 134'

Chris Kyle revendique 255 tirs mortels durant la guerre en

Irak, l'armée US en reconnaît 160. Il était devenu la cible

prioritaire des opposants. Mais tuer dans le feu de le feu de

l'action est une chose, vivre avec ces actions par la suite en est

une autre et le retour auprès de sa femme, Taya, et de ses

enfants, est difficile.

Son enfance fut stricte, c'est un euphémisme, sous la

férule intransigeante et primaire d'un père divisant l'humanité

en trois catégories : les loups, les brebis et les chiens de berger.

Il explique à son fils que lui se doit d'entrer dans cette dernière

catégorie.

Après quelques interrogations sur son devenir et essais de divers métiers il choisit l'armée et intègre le groupe des tireurs d'élites.

Très vite il va montrer des qualités hors du commun, sur des cibles, en attendant de se retrouver sur le terrain. En attendant il va rencontrer Taya pour l'épouser.

Bref, il mène une vie normale.

Cela va changer quand il sera en Irak. Pour sa première mission

il protège un convoi et dans son viseur aperçoit une femme et un

enfant, la première passe une grenade au second. Chris doit agir

vite, d'abord descendre la femme, puis viser le gosse. Il hésite,

la grenade est-elle active ?

Kyle fera 4 séjours en Irak au cours desquels son efficacité ne se démentira pas, néanmoins chaque retour le verra affronter des difficultés de plus en plus grande, pris entre son devoir, son envie de protéger les siens, d'être un bon ''chien de berger'' et ce qu'il doit faire pour cela. Non qu'il le regrette, au contraire, il voudrait faire mieux, faire plus, ne jamais arriver trop tard. Il garde pourtant le contact avec sa famille, parle avec sa femme alors qu'il est posté sur un toit, observant, jugeant de ce qui se passe, prêt à faire feu sitôt qu'il le pensera justifié. La technologie lui permet d'être à deux endroits à la fois et, sans doute, d'être réellement ni dans l'un ni dans l'autre. Couplé au fait qu'il voit ses adversaires au travers d'une lunette, il y a quelque chose de désincarné dans ses actions avec parfois une vraie difficulté à s'intégrer au monde autour de lui, hors le verre de son viseur.

Apologie du meurtre ''justifié'', de la guerre, de la mort ? Ce film peut aussi être vu comme cela au travers d'un destin si particulier. Glorification du drapeau, américanisme primaire et incapacité à s'interroger sur la valadité d'une mission, de remettre en cause les ordres donnés. Mais n'est-ce pas le rôle d'un militaire ?

Kyle est-il un tueur qui a trouvé le moyen de s'exprimer ? Un homme programmé par son père pour être un ''protecteur'' sans pitié pour ceux qui peuvent se voir dans un rôle identique.

 

Une guerre n'est jamais propre, elle détruit et corrompt ceux qui la font plus que ceux qui en profitent, malheureusement.

 

J'avoue avoir eu un sentiment contradictoire après ce film et mis du temps avant de rédiger cet article. Peut-être parce que ce ''tueur'' est aussi réel que banal. L'Histoire nous a souvent montré que n'importe qui, ou presque, était capable de n'importe quoi pour peu qu'il puisse en faire porter la responsabilité à d'autres.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 07:09

George Andrew Romero – 1978 - 139'

Ce film n'est pas vraiment la suite de La Nuit des morts-vivants, il en reprend pourtant le principe et le prolonge.

Les morts-vivants sont de plus en plus nombreux, logique puisqu'ils sont difficiles à tuer, il faut leur tirer dans la tête, et que leurs victimes rejoignent leurs rangs. Les sociétés vacillent, l'apocalypse est à nos portes.

Disons le tout net, ce film n'a rien à voir avec celui présenté dimanche dernier. Autant la réalisation de Tourneur était sobre et jouait sur le non-dit, autant celle de Romero est à l'inverse. Le sang coule, abondamment, les têtes explosent et les cervelles se dispersent alors que les boyaux ont tendance à se trouver sur le sol plutôt qu'à leur place habituelle.

In gore we trust allez vous penser. Et vous aurez raison, avec pour argument, officiel de dénoncer la société de consommation symbolisé par ce centre commercial !

Tout va mal dans ce studio de télévision, les relais ne fonctionnent plus et les techniciens devant les réparer ne répondent pas davantage. Une émission se prépare avec pour invité un représentant du gouvernement venu annoncer la prise des mesures nécessaires contre les zombies. Mais la situation part en vrille, il faut s'en aller, vite. Heureusement Steve est pilote de l'hélicoptère, il propose à sa fiancée, Fran, de profiter de ce moyen de transport.

D'un autre côté les forces spéciales investissent un squat abritant Afro-Américains et portoricains qui, refusant de bruler les cadavres de leurs proches, les garde dans la cave, où ils sont devenus des morts-vivants.

Les choses se passent mal. Heureusement, encore, Roger, un des policiers est un ami de Steve dont il connaît le projet. Il propose à son meilleur, Peter, ami de se joindre à eux.

Voici notre bande des quatre réunis. Du ciel ils observent les affrontements et finissent par se poser sur le toit d'un hypermarché où rodent encore quelques zombies semblables à des spectres rejouant des scènes de leurs vies passées. Mais le danger est toujours là, aux portes de nombreux morts-vivants s'entassent, forcent, Roger se fait mordre... pas de chance.

Sous l'effet de l'angoisse la tension monte entre les survivants, mais un gang de motards investi le centre commercial, défonçant les portes, les laissant ouvertes aux zombies qui se précipitent. Les combats s'engagent, Steve se fait descendre et va se transformer. Fran et Peter s'échappent en hélicoptère que la jeune femme a appris à piloter.

Ils décollent, laissant derrière eux une grande surface livré aux morts-vivants, mais... 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 08:00

Javor gardev – 2008 - 92'

Quoi de mieux pour se venger de l'amant de sa femme que de vider chez celui-ci le contenu d'une citerne d'excréments ? Une vengeance odorante s'il en est qui se termine par un procès, presque, banal. L'amant est convoqué, son avocat veut plaider le choc moral d'avoir découvert cette matière chez lui. L'interpelé, pâtissier de profession, rétorque que un ou deux kilos de merde l'eussent choqué, mais deux tonnes et demie, non.

Moralité : trop de m... tue l'effet de la m...

 

La mite est en prison depuis longtemps, depuis avant la guerre, la seconde guerre mondiale, pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Bien sûr ce nom n'est pas le sien, du moins pas d'origine, mais ce surnom est devenu un patronyme qui le défini parfaitement.

Aujourd'hui il doit sortir, retrouver un monde qu'il a perdu de vue depuis longtemps, de s'être fait l'écho des idées communistes lui permit de bénéficier d'une libération sur parole, la quelle ? ça... mais avant de partir il ne peut s'empêcher de dire ce qu'il pense à un gardien, en réponse le coup de tête de ce dernier l’assommera assez longtemps pour qu'il ne retrouve ses esprits qu'à l'extérieur où l'attend une voiture militaire conduite par un simple soldat accompagné d'un gardé improbable.

Direction... un établissement étrange où on lui demande de se déshabiller, intégralement, il se souvient de son séjour en prison, de son amitié avec un autre détenu, des moqueries qu'il subit, des combats avec la complicité des gardiens. Bref ce qui fait le quotidien d'un bagne. Et comment d'un coup de point il fit voler l’œil de verre d'un compagnon de misère !

Un ami pourtant, dans la limite du possible dans un tel cadre.

Il se souvient aussi de sa ''fiancée'' Ada,à qui il avait offert une mante religieuse dans un bocal. La mite et la mante, couple improbable s'il en est. Ils font des projets d'avenir, pour cela il faut de l'argent, assez pour avoir une maison. Justement Ada travaille chez un bourgeois qui ne demande, façon de parler qu'à être cambriolé. D'autant qu'un diamant est là, attendant la main qui s'en emparera. C'est le plan de la mite, et de la mante, mais les choses ne vont pas se passer comme prévu, le cambriolage aura lieu, le diamant sera volé, jamais retrouvé, même quand la mite sera attrapé par la police, emprisonné. Bien des appétits seront aiguisés par la perspective de cette pierre précieuse, même dans un pays où l'idéal communiste est le nouveau dogme censé diriger les cœurs et mener les esprits.

La mite réussit à échapper aux militaires qui le gardait, il se perd dans un monde qu'il ne connait pas. La vie avant la guerre était tellement différente ! Jusqu'à ce que dans un bar triste il retrouve la mante, devenue chanteuse. Il faut bien vivre n'est-ce pas ? L'amusant est qu'elle vit dans la maison du cambriolage, et du meurtre ; elle y reçoit ''la limace'' un homme qui voudrait bien mettre la main sur le caillou.

 

La mite sait-il où est le diamant, reste à le récupérer...

 

Une curiosité que ce film de Javor Ggardev, en noir et blanc, sur le trajet d'un homme qui crut en la vie, en l'amour, en l'espoir, avant de découvrir que ce n'étaient que mensonges.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 07:44

I Walked with a zombie - Jacques Tourneur - 1943 - 69'

Betsy Connell (Frances Dee) se souvient...

Canadienne et infirmière, elle est embauchée par Paul Holland pour soigner l'épouse de celui-ci, Jessica. Elle débarque donc, après un long voyage, sur l'île de Saint-sébastien pour exercer sa profession. Tout de suite elle est surprise par le mal dont souffre Jessica, celle-ci est plongé dans un état étrange dont rien ne semble pouvoir la sortir, elle respire, marche, mais ne parle pas et son regard est perdu, comme regardant un ailleurs qu'elle seule discerne.

Mais Betsy est volontaire, de plus elle est attirée par Paul, ce qui ne fait que la motiver pour cela alors que nous aurions pu attendre l'inverse. Elle va donc mener son enquête et pour cela devoir regarder, elle aussi, derrière les apparences. Certes la nature est belle, luxuriante, grouillante, mais ainsi que le dit un des protagonistes à Betsy ''Tout semble beau parce que vous ne comprenez pas. Rien n'est beau ici, tout n'est que mort et putréfaction !''

La jeune infirmière va comprendre de quoi il est question, de quel mal souffre sa patiente, elle va aussi découvrir de sombres secrets. Ce n'est pas pour rien que le scénario s'inspire de Jane Eyre.

Jacques Tourneur est derrière la caméra et cela explique la grande qualité de ce film. Ici pas d'effets percutants, pas d'images faciles de créatures étranges. Rien, ou presque, n'est montré mais tout est suggéré, le noir et blanc s'y prête idéalement. Jessica ne suit pas ses désirs, mais les autres sont-ils plus autonomes, empêtres dans les rets d'un destin qui se joue d'eux. Il faudra pourtant affronter la réalité, que Jessica est un zombie, possédée par des forces incompréhensible, frappée par une malédiction alors qu'elle se préparait à s'enfuir avec un autre homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas d'horreur ici mais un climat angoissant. Un film fantastique par son argument mais la réalisation de Tourneur annonce ses futurs, et excellents, films noirs.

 

Si le destin ne vous pousse pas à regarder ce film qui sait quelle malédiction pourrait s'abattre sur vous.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:51

7 Man Army

(Ba dao lou zi) Chang Cheh – 1976 – 112' (Taiwan)

Le 18 septembre 1931 le Japon attaque la Chine et occupa trois provinces du nord-est. Sept divisions sa massèrent près de la Grande Muraille pour préparer une attaque massive du reste du pays. Le 1 janvier 1933 elles se mirent en marche. De violents combats eurent lieu, de jeunes chinois ''au moral d'acier'' vinrent grossir les rangs de l'armée pour empêcher l'invasion nipponne.

 

Qu'importe la disparité des forces, les soldats chinois ne sont pas du genre à baisser les bras. Les balles sifflent, les chars roulent, qu'importe ! Et toujours avec le sourire et un bel uniforme.

Ils l'emportent, mais du bataillon ne restent que 6 hommes. Leur mission sera de garder le poste avancé, il gouverne une passe par laquelle l'armée japonaise devra passer pour continuer.

 

 

Il y a des cadavres partout. Wu chanzheng est le seul officier vivant, c'est à lui que revient l'honneur de diriger ce groupe, c'est aussi l'occasion de se souvenir de son instruction. À l'école militaire, déjà il montrait son envie d'en découdre, d'affronter l'ennemi et de l'abattre.

Guerre et ... Guerre !

Il faut se préparer, tout est calme, mais l’ennemi va revenir, sans moyen de communication les chinois doivent attendre. Et se souvenir, de l'avant guerre et des exactions commises par les forces d'occupation qui incitèrent tant de jeunes à rejoindre les rangs des troupes révolutionnaires. Un nouveau soldat rescapé rejoint le fort de Badao Louzi. Ils sont 7. Le compte est bon.

 

L'armée japonaise approche, investit les lieux, donne l'assaut... mais se fait surprendre par les chinois qui les attendaient et les mettent en déroute, faisant des dizaines de victimes.

 

Le gros des troupes, pas le général, est là. Impossible que l'armée impériale soit défaite par des rigolos. Les morts s'entassent. Des dizaines de japonais meurent, pour un chinois.

Il faut tenir !

 

L'ennemi utilise les grands moyens, les chars préparent le terrain avant un nouvel assaut. Un autre vaillant soldat de la république meurt, avec des dizaines d'ennemis. 

Guerre et ... Guerre !

Puis les avions entrent en scène. C'est un déluge de feu, des centaines de soldats chargent en une vague semble sans fin.

 

 

Tout le charme d'un film à la gloire de l'armée de la République Chinoise. Inutile de chercher le réalisme, la crédibilité, c'est un document sur un style qui n'a disparu que sur la forme. Il n'est pas question de super héros, ce sont de simples soldats, mais puisqu'ils se battent pour le pays alors la défaite est impossible.

Guerre et ... Guerre !

CITY of LIFE and DEATH

 

南京!南京!(Nanjing, Nanjing) - Lu Chuan - 2009 – 130' – NB

Guerre et ... Guerre !

Les cartes postales évoquent cette époque où tout allait bien, c'était avant... avant que le soldat ne regarde le soleil au dessus de lui, témoin indifférent des errances humaines. Il se relève, avance dans la tranchée, d'autres soldats passent, des tanks, il s'arrête avec des amis, regarde par dessus le remblai. Il voit le ville en flammes, des avions qui larguent des bombes, des chars qui tirent, encore et encore.

Les rues sont jonchées de débris entre des bâtiments arborant les stigmates des combats.

Les forces japonaises exultent, c'est une victoire totale.

Des civiles avancent, à contresens d'enfants qui s'en vont alors que les occupants fouillent les immeubles. L'ordre est clair : arrêter tous les soldats chinois encore présents.

Un représentant allemand arrivent, manque de se faire tirer dessus, il veut parler au général. Impossible ! Dans une église les militaires découvrent une population de réfugiés. Un lève la main, puis un autre, puis tous. ''Va chercher des renforts'' murmure le sergent.

 

La ville n'est pas sûre, des tirs résonnent, une mitrailleuse fauche les rangs nippons mais la disproportion des forces assure leur victoire. Les hommes sont exécutés, les femmes, emmenées... des têtes sont accrochés, se balançant au rythme du vent.

Guerre et ... Guerre !

500 soldats chinois sont fait prisonniers. Emmenés hors de la ville. Face à la mitrailleuse qui les observe ils crient ''longue vie à la Chine !''. La terre disparaît sous le nombre de cadavres, une mer semblant rejoindre l'horizon. N'en émergent qu'un homme et un petit garçon que les balles ont épargnés.

Les vainqueurs fêtent leur triomphe, s'amusent, certaines rendent visite aux filles, d'autres préfèrent le viol.

Tous les japonais ne sont pas des assassins, il faut toujours une exception pour confirmer une règle.

 

Le représentant du Reich doit repartir, ordre de son gouvernement qui craint qu'il ne soit trop ''gentil'' pour les rescapés et ne gène les relations entre les deux pays. La zone de sécurité internationale qui était protectrice pour de nombreux survivants ne l'est plus. Les envahisseurs demandent 100 femmes ''de réconforts'' pour des ''séjours'' de 3 semaines, en échange de vivres, vêtements et charbon. Ils auront leurs ''volontaires''.

Des représentants internationaux arrivent pour tenter de faire valoir un droit international mis à mal depuis le début de l'assaut sur Nankin. Cette ville qui était la capitale de la Chine quand l'Armée impériale l'envahit et se livre à toutes les exactions possible sur les militaires et les civils. Ce film s'attache à quelques personnages emblématiques : un jeune soldat, (l'exception), John Rabe, le représentant du Reich qui essaie de protéger la population, une institutrice chinoise et le secrétaire chinois de Rabe, traître pour protéger sa famille, puis se sacrifiant pour elle.

Guerre et ... Guerre !

 

Le réalisateur voulait ici sortir de la représentation habituelle des combattants des guerres sinon-japonaises, les braves Chinois, les terrifiants Japonais. Il montre comment les circonstances permettent le pire quand l'individu n'est qu'un uniforme parmi d'autres. Nous le savons mais une piqure de rappel n'est jamais superflue. Merci à Lu Chuan pour celle-ci. L'avoir faite en noir et blanc laisse au spectateur la distance nécessaire avec les images qu'il regarde.

Guerre et ... Guerre !
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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