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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 08:01

Michael Curtiz – 1958 – 115'

 

La Nouvelle Orléans, Danny Fisher est contraint de quitter l'école pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille, son père en étant incapable. Malheureusement les difficultés lui tournent autour, et il ne fait pas ce qu'il faut pour les éviter, loin de là et a des fréquentations qui l'amènent à prendre des risques, à commencer par celui de voir l'ombre de la prison s'approcher. Elle se serait refermée sur lui si un propriétaire de boite, Charlie LeGrand, ne lui avait proposé un emploi comme chanteur.

Le jeune homme va rencontrer le succès, au point qu'un concurrent de LeGrand, Maxie Fields, voudrait qu'il change d'employeur et de scène, insistant en lui rappelant quel est son passé et que celui-ci pourrait refaire surface. Une des séquences importantes du film est quand Fields demande à Fisher de chanter pour lui, celui-ci va donc interpréter Trouble ''Si tu cherches la bagarre...''

 

Danny est attiré par ce monde de la nuit, de l'argent, de femmes si différentes de celles qu'il fréquente habituellement. Ronnie ne le laisse pas indifférent alors que son cœur le pousse vers Nellie, jeune femme aux antipodes de la précédente. Le choix n'est difficile qu'en apparence.

 

Danny Fisher présente quelques affinités avec Vince Everett que nous avons vu dimanche dernier, et les deux ont quelque chose à voir avec leur interprète. Cette fois Elvis profite de la direction de Michael Curtiz et de la présence de Walther Mathau ou Carolyn Jones. Sans oublier la française Liliane Montevecchi et Dolores Hart, qui avait déjà tournée avec Elvis dans Loving You. Celle-ci en 1963 rentrera dans un couvent bénédictin, laissant derrière elle une carrière prometteuse.

 

 

Autre personnage, important : La Nouvelle Orléans, magnifiée par la photographie de Russel Harlan. Tout était réuni pour faire de cette réalisation une réussite, en concurrence avec Jailhouse Rock pour être le meilleur de Presley. Je ne choisirai pas.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:32

On a tous un rêve de gosse - Lucien Jean-Baptiste – 2016 -

Dieumerci est noir, il a 44 ans et se trouve en prison où il participe à la création d'une pièce. Le théâtre pour faire oublier les murs ! Mais pour lui c'est différent, il ne s'agit pas de seulement passer le temps mais de retrouver une ambition enfantine, un rêve qu'il avait oublié, pris par la vie, la famille, la réussite. Jusqu'à ce qu'un drame le frappe, qu'il rencontre des difficultés qui l'ont conduit en cellule.

Une fois dehors il décide de s'inscrire à un important concours, pour cela il lui faut être inscrit à une école de théâtre. Il s'adresse donc à l'école Ventura, un parent du célèbre acteur paraît-il. Seul problème, bien que le concours ait lieu dans un mois il doit s'inscrire pour un trimestre entier, pour une somme très importante pour lui. Pas question pourtant de renoncer ! Il rejoint donc un cours où il se retrouve à préparer une scène de Roméo et Juliette avec un autre étudiant acteur, Clément, qui n'est en fait pas plus l'un que l'autre, juste un jeune qui rêve d'une future carrière sans avoir la volonté de réussir, et encore moins le talent pour ça.

Couple improbable s'il en est pour des rôles bien éloignés d'eux. Il vont devoir s'entendre, se connaître, avec d'autant plus de difficultés que le plus jeune se retrouve mis à la porte par sa copine et condamné à squatter la chambre de Dieumerci dans un hôtel minable de la Goutte d'Or.

Le théâtre c'est bien, le boulot c'est mieux, Dieumerci avait déjà du mal à trouver quelque chose pour lui, accompagné de Clément cela va être encore plus difficile car le jeune homme n'a aucune connaissance du monde du travail, pire, ayant fait deux ans de droit il se plait à jouer l'avocat quand un employeur ne respecte pas ce qu'il estime être ses droits.

Rien ne va être facile mais quand chacun y met du sien, tout devient possible. Il n'est jamais trop tard pour réaliser son rêve, même si celui-ci semble une inaccessible étoile. Le film se démarque pourtant des comédies habituelles pour se rapprocher des personnages, montrer quel chemin fit Dieumerci, quel chemin attend Clément, faire face à la réalité c'est aussi se regarder dans un miroir et devoir cesser de jouer, la vie n'est pas toujours une scène. La gravité donne une vraie profondeur à cette histoire qui pour être humaine n'en est pas moins attachante.

 

Un peu d'optimisme fait du bien, l'espoir fait vivre et, parfois, il peut vaincre l'adversité.

Distribution très cohérente, à noter la secrétaire de M. Ventura, incarnée par Delphine Théodore, qui dépasse son rôle pour aider Dieumerci à aller au bout de son rêve.

Évidemment il faut ensuite sortir de la salle...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 08:26

Jailhouse Rock – Richard Thorpe – 1957 – 95'

 

Vince Everett est ouvrier dans le bâtiment, un soir dans un bar il tue accidentellement un homme ivre et menaçant. La justice est impitoyable et l'envoie en prison. Dans sa cellule le jeune homme rencontre Hank Houghton, ancien chanteur de country qui eut son heure de gloire. Voyant l'intérêt pour la guitare de son colocataire Hank lui en enseigne les rudiments avant de comprendre que le principal talent de son élève est vocal. Hank ne s'y trompe pas et fait rapidement signer à son partenaire un contrat dans lequel il s'assurer un fort pourcentage de ses revenus futurs.

Fort opportunément la chaine NBC doit présenter les activités offertes aux détenus, et particulièrement ce jeune chanteur, qui semble doué. Et il l'est ! Le moment phare du film est cette interprétation de la chanson donnant son titre original au film et mettant en scène, sur une scénographie d'Elvis, le quotidien des bagnards. La scène remporte un vif succès. Hunk avait misé sur le bon cheval. Le nouveau chanteur va bientôt être libéré, il fait la connaissance de Peggy van Alden, une jeune femme qui entend le guider, et l'accompagner, sur le chemin de la réussite. Tout se passe pour le mieux et l'apprenti vedette grimpe quatre à quatre les marches du succès. Jusqu'à ce que Hank soit à son tour libéré et se rappelle à son bon souvenir avec le contrat qu'ils ont tous les deux signés, et qu'un bon avocat pourrait fort bien dénoncer compte tenu des circonstances dans lequel il fut établi et l'ignorance de Vince des méthodes du show business. Celui-ci engage donc son ex-mentor mais se sert de lui comme d'un homme à tout faire, des activités bien loin des espérances de l'ancien chanteur qui se voyait refaire un disque, reprendre sa carrière, en utilisant Vince pour se relancer. Mais Everett lui dit qu'il ne peut en être question, la roue a tournée et Hungton représente une époque révolue, alors que lui incarne le présent et l'avenir. Vince laisse la réussite lui monter à la tête, puisqu'on lui passe tout pourquoi se priver ? Jusqu'à ce que Hank ne puisse plus le supporter et le frappe violemment, à la gorge, risquant de mettre fin à une carrière qui commençait.

 

Ce serait trop triste, chacun se doute que les choses tourneront bien, malgré son angoisse de chanter Vince va retrouver ses sensations, sa voix et le sens de la réalité.

 

Happy End !

 

Il ne pouvait en aller autrement avec cette réalisation d'un honnête réalisateur du Hollywood de cette époque, qui colle à la peau d'Elvis, jeune homme emporté par une gloire inattendue, si ce n'est qu'elle n'eut pas eu le même effet sur lui. On peut y voir une approche, gentille, du monde du spectacle. Il n'est pas vraiment question de dénoncer le contrat qui liait Presley et son impresario, le (pseudo) colonel Parker. C'est une mise en abyme d'une histoire voyant un chanteur jouant un rôle qui lui ressemble. Intéressant également, la séquence tournée en studio qui voit Elvis recommencer une chanson en compagnie de ses vrais musiciens : Scotty Moore, Bill Black et D. J. Fontana.

La filmographie du King est très inégale, quelques réalisations méritent pourtant d'être sauvées, celle-ci par exemple. Elvis y est naturel, libre de s'exprimer, et comme Vince le dit à Peggy qui lui demande pourquoi il chante comme ça :

J'y peux rien, c'est la bête qui est en moi !

 

Je n'oublie pas Judy Tyler, jeune actrice prometteuse qui trouva la mort dans un accident de la route le 03 juillet 1957 avec son mari et les animaux de la famille. Elvis ne revit jamais ce film par la suite. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:12

Dan Trachtenberg – 2015 – 103'

Michelle a l'habitude de partir dès que les choses tournent mal et qu'elle ne sait plus que faire. Ce soir là elle a donc pris sa voiture et disparaît dans la nuit sans répondre aux appels qu'elle reçoit. Elle aurait peut-être dû le faire à la première sonnerie car la deuxième fois elle perd la route de vue une seconde.

Une de trop, et se retrouve à valdinguer dans un champ.

Elle se réveille quelques heures plus tard et se découvre dans une étrange situation. Elle est attachée par une chaîne à un mur, une blessure à la jambe a été bandée et une perfusion lui a été faite. La surprise passée elle tire sur sa laisse, impossible de la briser, essaie de récupérer son téléphone, ses affaires sont posées à proximité avec le support de la perfusion. Pas de réseau ! Quelqu'un vient, elle fait semblant de dormir mais ça ne marche pas et elle se retrouve face à Howard, un homme d'une cinquantaine d'années et d'une cinquantaine de kilos en excédent. Elle supplie son geôlier de la laisser partir, mais elle ne peut aller nulle part, le monde qu'elle connaît a disparu à la suite d'une attaque atomique ou/et chimique, il ne sait pas au juste.

Par précaution il avait fait construire cet abri, y avait entassé de quoi vivre plusieurs années. C'est alors qu'il se trouvait hors de la ville qu'il apprit qu'une agression était détectée, rentrant rapidement il vit l'accident de la jeune femme et la sauva.

Du moins est-ce qu'il affirme.

Michelle est dubitative, aussi tentera-t-elle d'agresser Howard, en vain, celui-ci, pour la convaincre la conduira vers la sortie, un sas censé les protéger de l'extérieur, l'air étant filtré par un système de survie efficace. Elle verra un couple de cochon en mauvais état, qui pourrait avoir été tué par une arme chimique. Elle fait la connaissance de Emmett, un autre ''pensionnaire'', volontaire celui-ci, un ancien ouvrier ayant participé à la construction de l'abri et, voyant les explosions, venu s'y réfugier. Elle n'est pas convaincue, pas encore, elle le sera quand une femme viendra frapper à la porte, affirmant qu'elle n'est pas contaminée quand son physique montre le contraire.

La cohabitation s'installe donc tant bien que mal, jusqu'à ce que la jeune femme se pose d'autres question sur Howard, et puis, où est sa fille, qui est cette jeune fille qu'il lui a montré en lui affirmant que c'était elle alors qu'Emmett affirme le contraire ? L'enfermement laisse place à beaucoup d'imagination malgré les nombreux vidéos et disques disponibles. L'angoisse progresse, le doute, et, finalement, l'envie de s'échapper malgré les risques.

Entreprise périlleuse, si Howard est ce que craint Michelle, stupide s'il est innocent et si dehors...

 

Mais, qu'y a-t-il dehors ? Est-ce une attaque des Russes, des Chinois, d'Aliens inconnus ? Si vous sortez de chez vous pour acheter ce film vous en saurez davantage, et en courant moins de dangers. Sauf si d'ici là...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:07

 

Agassi – Park Chan-wook – 2016 – 145'

Partie 1

Les soldats japonais passent sous la pluie, indifférents aux regards des autochtones qui leur laisse le passage pour ne pas être bousculé violemment. Nam Soo-kee pleure en affirmant que c'était à elle d'aller dans cette maison japonaise, mais non, c'est sa sœur qui a le droit de partir, de prendre la jolie voiture avec ses affaires. La propriété est immense, c'est Sasaki qui l'accueille et lui présente la propriété.et sa construction mélangeant deux styles, l'un anglais, l'autre japonais, les deux admirations du maître. Elle est mise au courant des rites de la maison, comme son droit de manger les restes des repas de Madame. Désormais elle s'appellera Tamako. Il lui faudra également faire attention à Mademoiselle Izumi Hideko, très sensible nerveusement, et qui dort juste en face de sa chambre.

Tamako va s'en rendre compte la première nuit en entendant hurler mademoiselle à cause du fantôme de sa tante qui s'est pendu à un arbre du jardin.

THE HANDMAIDEN

Nam Soo-Kee, pardon, Tamako, a appris jeune à se débrouiller pour survivre, à aider un pickpocket, à récupérer les enfants abandonnés pour les vendre aux Japonais. Fujiwara, Son patron est un expert en escroquerie en tout genre, il a pour but de séduire la nièce d'un coréen naturalisé, amateurs de livres dont il veut des faux pour les vendre sans s'en séparer. Et pour cela il a fait engager Soo-Kee-Tamako afin qu'elle lui prépare le terrain quand il arrivera en se faisant passer pour un comte. Pour la jeune fille c'est la perspective de toucher une part suffisante pour lui permettre de quitter son pays de pecnots.

THE HANDMAIDEN

La lettre de recommandation est aussi fausse que le reste. Qu'importe, Hideko et Tamako font connaissance. Mais la bonne doit vite admettre qu'elle ne sait pas lire. Qu'importe, Mademoiselle semble agréable, et donne à sa servante une paire de chaussures. Restée seule Tamako explore le domaine de sa maîtresse, regarde ses vêtements, essaie ses chapeaux.

Lorsqu'elle lui donnera un bain ce sera prétexte à une proximité troublante pour les deux jeunes filles...

THE HANDMAIDEN

Le ''Comte'' Fujiwara ne tarde pas, il n'est pas du genre à perdre son temps avant de conclure une affaire, surtout quand celle-ci est aussi jolie que Hideko.

Les deux jeunes femmes s'entendent de mieux en mieux, portent les mêmes vêtements, se faisant des confidences. Fujiwara essaie ses techniques de séduction, sûr d'un succès facile.

Tamako est jalouse et sa mauvaise humeur ne passe pas inaperçue de Hideko. Alors qu'elle a convié sa servante dans son lit elle l'interroge sur ce que veulent les hommes, la nuit, après s'être mariés. Tamako le sait bien et va lui donner quelques notions sur ce qu'est un baiser. Ce que sa maîtresse apprécie.

THE HANDMAIDEN

Avant de s'opposer aux desseins du comte. Qui malgré tout semblent se réaliser. Hideko accepte le mariage, de partir au Japon, à condition que sa servante demeure avec eux.

 

Le mariage a lieu dans un petit temple au sommet d'un immense escalier. Vient la nuit de noces. Maintenant ne reste au comte qu'à certifier le mariage avant de faire interner son épouse.

Mais...

 

Partie 2

L'enfance, tourmentée, d'Hideko.

THE HANDMAIDEN

Si vous aimez les films d'ambiance, lent comme une araignée tissant sa toile, alors ce film est pour vous, si, en plus, vous appréciez une touche d'érotisme, une pointe de perversité, le tout dans une mise en scène soignée, où chaque détail est à sa place, alors ce film est pour vous.

THE HANDMAIDEN

J'allais oublié une ambiance empoisonnée pour donner cet arrière goût si subtil qu'il peut échapper à qui préfère les produits manufacturés où la violence s'exhibe plus qu'elle ne se montre pour tenter de palier les faiblesses du scénario.

 

L'asile ou la corde ? Choisissez, et savourez !

THE HANDMAIDEN

Merci à PatiVore pour son challenge qui m'a motivé pour vous faire partager  mon goût pour la Corée et ses productions artistiques.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:36

The Night Before Christmas – Henry Selick – 1993 – 76'

Jack Skellington est un épouvantail squelettique surnommé ''le Roi des citrouilles'', il vit dans la ville de Halloween et son passe-temps consiste à préparer la prochaine fête d'Halloween. Mais Jack se lasse de cette vie dans laquelle il tourne en rond. Il veut trouver une autre occupation. Et justement, alors que la fête vient d'avoir lieu et qu'il pense à la suivante en se promenant dans la forêt ou le cimetière avec son chien, Zéro, il pénètre sans le vouloir dans la ville de Noël. Une cité à l'inverse de celle qu'il connaît, lumineuse, colorée où les enfants sont sages et bienveillants.

Il est sous le charme, et l'idée s'impose à lui, il faut absolument que le prochain Halloween se déroule à Noël ! Il en propose l'idée aux habitants de sa ville puis envoie un commando de trois personnes enlever le ''Perce-Oreilles'' qu'il remplacera.

Mais Jack n'est pas seul, il a une amoureuse, Sally, ''fille'' du docteur Finkenstein, elle craint que quelque chose n'arrive à Jack. Peu importe pour celui-ci qui bénéficie du traineau et des rennes conçus par Finkenstein.

Il doit tenir le rôle du ''Perce-Oreilles'', se déguiser pour être le nouveau Père Noël, et remplir chaque paire de chaussures des habitants de Noël des cadeaux fabriqués les habitants de sa ville. C'est là que les choses ne vont plus aller, car les goûts des habitants des deux villes sont on ne peut plus différents, et ceux de la seconde sont horrifiés par les réalisations de ceux de la première.

Tout va de mal en pis, la police et prévenue et fait tirer sur le traîneau de Jack. Il comprend juste à temps que l'ordre des choses ne peut être modifié, que chaque chose doit être à sa place, etc.

Heureusement il va bénéficier de l'aide de Sally.

 

Un conte de Noël inspiré de Tim Burton, autant dire qu'il diffère quelque peu de ce à quoi on s'attend.

Et c'est tant mieux. Sally, finalement, n'est pas si mal que ça !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 08:58

Zootopia - Byron Howard / Rich Moore – 2016 – 108'

Judy Hopps a 9 ans quand elle joue sur scène pour le spectacle de son école, à la fin chacun des acteurs évoque son ambition pour l'avenir, le métier qu'il souhaite faire. Pour Judy il 'y a pas

de doute, elle veut être policière. Grande et belle ambition, mais Judy est une lapine et aucun membre de son espèce n'a jamais fait partie des forces de l'ordre. Mais peu importe, elle sait ce qu'elle veut, et est prête à être la première à occuper ce poste. Elle sait déjà où elle veut aller, dans la ville de Zootopie, là où tout est possible, où gibiers et prédateurs vivent ensemble, contre l'avis de ses parents qui voient d'un mauvais œil ce projet.

15 ans vont se passer, la jeune lapine se retrouve à l'école de police, et les débuts sont difficiles, peu importe, elle a de la volonté, pas question de lâcher, elle va s'entraîner plus que les autres, faire tant et si bien qu'elle sortira major de sa promotion, un véritable exploit alors qu'elle était en concurrence avec des élèves bien plus costauds qu'elle.

Le grand jour arrive, Miss Hopps dit au revoir à ses parents, et ses nombreux frères et sœurs, écoute les avertissements parentaux contre les prédateurs qu'elle devra fréquenter, tous sont dangereux, mais surtout les renards, de ceux-là il faut se méfier, n'a-t-elle pas eu des démêlés avec l'un d'entre après le spectacle qu'elle avait présenté ? Il lui offre tout un arsenal contre eux, elle n'accepte qu'un répulsif, on ne sait jamais.

Elle débarque à Zootopie, trouve un petit logement dans un immeuble bruyant, et, recommandé par le maire Leodore Lionheart et sa secrétaire Miss Bellwether, intègre le commissariat central de la ville. Bogo, le chef du commissariat, lui accorde peu d'importance, quel rôle peut avoir une lapine quand il a à sa disposition des éléphants, rhinocéros et autres ours ? Il l'affecte donc à la circulation, soulignant qu'avec ses compétences elle devrait facilement faire ses 100 pvs par jours. Judy relève le défi et vise 200, avant midi.

Elle arrivera à 201.

cette même journée elle fait la connaissance de Nick Wilde, un renard, justement, qu'elle croit vouloir offrir une glace pour éléphant à son fils, mais il ne s'agit que d'une escroquerie, bien qu'il sache présenter les choses à son avantage et la démoraliser en lui affirmant que sa nature lui interdira toujours de monter dans la hiérarchie policière, sinon celle de la circulation !

Le lendemain elle demande au chef Bogo de lui confier une véritable enquête, n'y a-t-il pas une affaire de disparitions de mammifères ? C'est le moment que choisit Mrs Otterton, épouse d'un disparu, pour demander où en est l'enquête. Judy profite de cette opportunité et affirme qu'elle retrouvera son mari. Bogo est mis devant le fait accompli mais passe un marché avec sa subordonnée, si elle ne trouve rien en 48 h elle devra démissionner. Judy accepte, comment faire autrement.

Le dossier est mince, pas de preuve, pas de témoin, pas d'indice, rien, seulement une photo d'une caméra de surveillance. Judy va l'observer, et remarquer une silhouette qu'elle reconnaît. Celle de Nick Wilde. Elle va donc aller le voir et le convaincre de se joindre à elle pour mener l'enquête. Il faut faire vite, deux jours c'est peu.

La suite, découvrirez-la vous-même. Un des meilleur Disney de ces dernières années, la petite Judy est un bel exemple de ce que permet la volonté, la remise en cause de ses certitudes, elle prouve qu'un personnage d'animation peut être plus que ce qu'il paraît, La Fontaine n'aurait pas dit le contraire, et derrière un pur divertissement défendre quelques idées qui en ont besoin. À se demander si les ''vraies'' actrices ont encore un avenir.

Idéal pour ce soir !

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:00

소녀 (Sonyeo) / Girl - Choi Jin-seong – 2013 – 109'

STEEL COLD WINTER

Frapper sur quelqu'un défoule, mais est quelque peu salissant...

STEEL COLD WINTER

Suh Yoon-su regarde le paysage de neige et de glace devant lui. Il regarde la jeune fille qui patine sur le lac gelé, semblant seule au monde. Un texto de son père le rappelle à l'ordre mais dans la voiture de ses parents ses acouphènes reviennent hurler dans ses oreilles alors que la jeune fille a disparu. Le jeune homme et ses parents viennent s'installer dans le village de Suji, le père ira travailler à Séoul, laissant sa famille seule face à l'ennui. Yoon-su fréquentera le lycée du coin, dans sa classe il retrouve la patineuse. Parfait !

STEEL COLD WINTER

Si celle-ci fait mine de ne pas l'avoir remarqué il n'en est pas de même de Yo Ji-yun qui aime se retourner et lui parler.

Dès qu'il le peut il observe la patineuse, il a enfin appris son prénom : Hye-won. Il apprend aussi qu'elle est déconnectée, certains la disent possédée parce qu'elle raconte des trucs bizarres. À l'heure du repas elle aime monter sur le toit, se percher sur le rebord, regarder le vide comme un miroir.

STEEL COLD WINTER

C'est un souvenir pour Yoon-su, celui d'un ami d'école qui se suicida ainsi. La raison pour laquelle ses parents sont venus s'installer loin de la capitale, pour qu'il surmonte cette épreuve. Telle n'est pas l'intention de Hye-won. En revanche elle a remarqué une trace autour du cou du nouveau venu.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est rejetée par les autres, comme son père, un peu trop simple d'esprit pour se défendre. Yoon-su ne peut contenir son attirance pour elle, il n'écoute pas les rumeurs, et offre à la jeune fille des patins à sa taille, ceux dont elle se sert d'habitude son un cadeau de son père pour ses dix ans et lui blessent les pieds depuis longtemps.

STEEL COLD WINTER

Un jour Eun, le père de Hye-won, est retrouvé mort, une main manquante. Il semble qu'il se soit suicidé de cette façon et ait jeté sa main dans les toilettes. La jeune fille est maintenant seule au monde, face à l'incompréhension, pour ne pas dire l'hostilité, des autres habitants du village.

STEEL COLD WINTER

Peut-être est-il temps pour Hye-won d'apprendre à Yoon-su à patiner, les patins de son père ne serviront plus à leur propriétaire. En regardant les lames sur la glace il est envahi par l'image du couteau que Hye-won tenait alors qu'elle entrait dans la chambre de Eun. Il était là, l'espionnait. Et si elle avait tué son père ? Il est prêt à la dénoncer.

STEEL COLD WINTER

De cette déclaration une rumeur va naître, une de plus sur une jeune fille qui n'aime pas faire semblant, qui n'aime pas se mêler aux autres, qui n’aime pas... ce qu'elle n'aime pas. Ce n'est pas ce que voulait Yoon-su, comme cette rumeur qui courrait sur son ami que l'on accusait d'être un menteur, de vivre dans le luxe. Yoon-su n'avait jamais dit cela, ou pas exactement, ou sans penser que ça prendrait de telles proportions. La populace aime parler, médire, dénoncer, c'est rassurant de montrer celui qui est mauvais, quel meilleur moyen de se croire bon.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est soupçonné de meurtre désormais mais libérée,faute de preuve, comme si le(s) véritable(s) coupable(s) n'étai(en)t pas ailleurs !

Les porcs sont bien enterrés vivants !

STEEL COLD WINTER

Le silence est pensant de bruisser de tant de murmures, la violence est encore plus grande de n'être pas montrée directement. Pas de musique dans ce film, seulement le poids des images, l'intensité des regards, le contraste de la nuit et de la neige pour un monde où la grisaille de la médiocrité s'impose.

Le rouge sur la neige n'enlaidit pas celle-ci, au contraire.

 

Il est encore temps d'apprendre à patiner.

STEEL COLD WINTER
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 08:52

Doctor Ehrlich's Magic Bullet – William Dieterle – 1940 – 103'

Chercheur à berlin, Paul Ehrlich a une telle approche de son travail, qu'il passe pour un excentrique. Cependant Emil von behring, un assitant de Robert Koch, prend connaissance de son travail dans le domaine de la chimiothérapie, sa carrière de chercheur va alors évoluer positivement. Grace à la méthode d'Ehrlich, la coloration, le diagnostique de la tuberculose va être facilité.

Il est donc un savant reconnu quand il tente une nouvelle approche du traitement de la syphillis. Depuis 1495 celle-ci est traité avec du mercure, un remède presque pire que le mal. Il va s'attacher à découvrir le produit capable de cibler le tréponème, la bactérie responsable de cette MST. Ce qu'il appelait ses ''balles magiques'' qui atteindraient leur cible épargnant les cellules saines du malade.

De nombreux essais vont être nécessaires, jusqu'à ce qu'un de ses assistants, le bactériologique japonais, Sahachiro Hata, spécialiste de la syphilis du lapin, remarque l'efficacité du composé 606.

En 1910 Ehrlich put annoncer la mise au point du Salvarsan, un nom plus convenable pour un médicament que 606. un traitement qui fut mal vu par certains représentants religieux qui voyaient dans la syphilis une juste, et divine, punition infligée aux pécheurs, le film fut également critiqué pour mettre en valeur ce chercheur, pour cette même raison.

 

William Dieterle continue sa série de biographies, partielles, filmées de grands noms, après Pasteur et Zola il s'attaque à Paul Ehrlich, savant oublié de nos jours, injustement, puisqu'il est considéré comme le père de la chimiothérapie et reçut le prix Nobel de Physiologie ou médecine en 1908. il est probable que la volonté des nazis d'effacer le maximum des travaux effectués par des savants juifs fut préjudiciable à sa postérité. Edward G. Robinson saisit l'opportunité de sortir de ses rôles de gangsters pour incarner, avec sa force habituelle, un personnage plus sympathique. Il est l'argument principal de cette réalisation, moins réussie, vue d'aujourd'hui, de ce réalisateur. Le film donne envie de redécouvrir le savant, c'est déjà pas mal.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 08:43

有客到 (Yau hak dou) - Carrie Ng – 2015 - 88'

Se tenir à l'angle du toit d'un immeuble est périlleux mais volontaire pour cette jeune femme qui fait face au vide. Elle hésite alors qu'en dessous personne ne l'a vue...

 

Une cérémonie commence en attendant un invité, dans une morgue un spécialiste s'occupe du cadavre d'une jeune femme...

 
KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

C'est l'heure de l'union entre Isabella et Harry, une belle fête qui se conclut par un toast au champagne et une pièce montée. Aucun rapport avec le camion jaune dont le chauffeur aime rouler en musique. Le mariage fini, les invités se dispersent, les époux ne voient pas qu'ils sont suivi par une voiture de photographes prêt à tout pour prendre un cliché du fils d'un milliardaire qui va tout faire pour les semer, au point que la jeune mariée a envie de vomir, elle passe la tête par la portière, au moment où le camion jaune passe.

Plus loin, voyant qu'il perd son chargement, des sacs poubelles, le routier s'arrêtera. Il descend de sa cabine, pestant de devoir tout ramasser. Sa plus grande surprise sera de remarquer que dans sa benne il y a une jeune femme à la recherche de sa tête.

KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

Roy s'interroge sur la disparition d'un être cher, il vient de perdre une amie dans un accident de voiture après son mariage. Le plus étonnant est que la tête d'isabella reste introuvable. Difficile de préparer les funérailles sans elle. La sœur de la morte voudrait que ce soit lui qui s'en occupe, en souvenir de l'époque où ils formaient un couple d'étudiants, à Londres, et parlaient mariage.

 

La morgue est grande, le fantôme d'Isabella se cache, il ne veut pas être emmené, pas encore, et une jeune femme se perd dans les couloirs, jusqu'à rencontrer des fantômes. Dans ce lieu ça ne peut étonner personne, tant pis pour les joueurs de Mah-jong et la jeune thanatopractrice qui aime travailler en musique.

L'intérêt d'être un spectre c'est voir sans être vu, son enterrement, les regrets de Roy de n'avoir pu épouser celle qu'il aimait. Et pourtant, il lui avait promis le mariage, même si elle était un fantôme. Sans croire à ce qu'il disait probablement. Isabella était partie, demandant à Carmen, sa sœur, de donner un message au jeune homme. Celle-ci ne l'avait pas fait ; ne lui avait-il pas volé Isabella ? Chacun avait cru être abandonné par l'autre ! Elle avait rencontré quelqu'un d'autre, lui était rentré travailler dans la morgue familiale.

 

Et si ce décès leur permettait de se retrouver ?

 

C'est mal d'enfermer un chat dans un cercueil pour s'en débarrasser, la preuve ! L'avantage d'embaumer des vivants ? Ils bruleront mieux. Et attention si vous invitez un fantôme chez vous pour qu'il se réchauffe, il viendra et vous demandera un service, l'aider à s'en aller par exemple. Lui et les autres victimes d'un tueur en série attendant d'être retrouvées, reconnues, libérées.

 

Et la jeune femme au bord du toit ? Vous le saurez en voyant ce film, ou en me le demandant gentiment.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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