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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Douglas FOX)

Les lois de la physique empêcheraient notre cerveau d'évoluer en une machine à penser plus efficace, figeant sa taille et les performances de nos neurones.

Le biologiste Espagnol Santiago Ramón y Cajal comparait les circuits du système visuel des insectes aux mécanismes d'une montre suisse. Il admirait moins les mammifères qu'il comparait à une grosse horloge franc-comtoise pleine de vide ! De fat, une abeille avec son cerveau de 1 milligramme peut effectuer des tâches aussi complexes qu'un mammifère.

L'abeille étonne par ce qu'elle peut faire, de l'autre côté, un éléphant avec son cerveau 5 millions de fois plus volumineux ressemble à un empire mésopotamien miné par son organisation tentaculaire. L'influx nerveux traverse son cerveau 100 fois moins vite que chez l'insecte. Il est lent et gaspille ses ressources à chaque pas. L'humain est entre les deux ce qui n'empêche pas les lois de la physique d'imposer ses contraintes sur nos capacités mentales.

L'évolution aurait pu prendre d'autres chemins menant à l'augmentation de neurones ou l'accélération des échanges d'informations entre eux. Notre intelligence en eut été augmentée mais diverses études indiquent qu'ils n'auraient été que des impasses en se heurtant à des limites physiques.

L'intelligence est difficile à définir, divers tests indiquent pourtant que l'humain est l'animal le plus intelligent [des auto-tests pour une auto-évaluation!]. En évoluant notre cerveau s'est-il approché d'une barrière infranchissable dans la façon de traiter les informations, et, y a-t-il une limite physique à l'évolution d'une intelligence neuronale ?

L'idée que l'intelligence est relative à la taille du cerveau est fausse. Ce dernier augmente en ratio avec le corps pour assurer les fonctions de celui-ci. Le Néerlandais Eugène Dubois élabora une relation mathématique entre la taille du cerveau et celle du corps en supposant que leur disproportion indiquerait une intelligence plus grande. Il recensa les poids des corps et des organes de 3690 animaux. Ses successeurs conçurent l'outil dont il rêvait : le quotient d'encéphalisation, le rapport entre le poids réel d'un cerveau et celui prédit par la relation allométrique (le poids du cerveau croît proportionnellement avec celui du corps élevé à la puissance ¾). Chez l'homme ce quotient est de 7,5, pour les dauphins il est de 5,3, chez les chimpanzés, de 0,4.

Pour un cerveau, la taille a de inconvénients, d'abord la consommation d'énergie. Chez l'homme, pour 2% du poids il consomme 20 % des calories, chez les bébés c'est 65% !

Quand un cerveau grossit les neurones en font autant, en nombre et en taille mais leur densité diminue avec pour effet des distances entre neurones pus grandes et des axones plus longs, mais plus épais pour une vitesse d'influx supérieure. D'autre part il se subdivise en aires affectées à des fonctions spécifiques. Une spécialisation compensant les problèmes de connectivité liés aux grands cerveaux. De même pour la spécialisation des hémisphères visant à réduire la quantité d'informations qui passe de l'un à l'autre. La complexification d'un cerveau volumineux n'est peut-être qu'une série d'artifices pour résoudre un problème de connectivité.

La matière blanche (axones) augmente plus vite que la grise. Le câblage croit au détriment du volume dédié au traitement des informations. Un grossissement sans fin n'est donc pas soutenable pour l'évolution. Observant la taille des neurones chez 41 espèces de mammifère Suzanna Herculano-Houzel découvrit que les neurones du cortex des primates diffèrent de ceux des autres mammifères. Seuls quelques-uns des neurones corticaux grossissent permettant au cerveau de rester dense. Un cerveau humain fait 1,4 kg, si un rongeur avait suivi la même la loi pour obtenir le même nombre de neurones il aurait un cerveau de 45 kg. L'important tient dans la vitesse de transmission de l'influx nerveux, les individus ayant les voies de communication les plus rapides au sein de leurs aires cérébrales semblent être aussi les plus brillants. Plus les chemins entre deux aires sont courts et plus le réseau de communication dans le cerveau est efficace, plus l'individu à un QI élevé.

Un cerveau qui grossit limite le nombre de connexions directes entre les aires, le cerveau humain possède peu de ces communications longues distances mais elles ont une influence disproportionnée sur l'intelligence. Les cerveaux limitants ces voies perdent en performance. On ne simplifier à outrance le câblage : c'est le prix de l'intelligence. L'évolution devrait aller vers des neurones plus petits pour une élévation de l'intelligence et des axones transmettant les signaux sans s'épaissir. Une barrière pourtant se dresse, cachée dans les canaux ioniques des protéines permettant la création et la transmission des influx nerveux. Ces canaux s'ouvrent et se ferment selon leur environnement en changeant de configuration.

Le cerveau d'une abeille, d'une pieuvre, d'une vache, sont différents mais ont la même organisation. Une convergence évolutive montrant qu'une solution anatomique ou physiologique est à maturité et laisse peu de place à l'amélioration.

Les grands singes ont des cerveaux entre 20 et 40 milliards de neurones qui consomment 9 % des calories consommées, obligeant les individus à rechercher de la nourriture jusqu'à 8 heures par jour. Les humains ont un cerveau de 86 milliards de neurones qui consomme 20 % des calories. Mais ils ont trouvé une solution : le feu. Une innovation qui rend digeste les végétaux, permet d'extraire les riches graisses des carcasses animales. Ainsi nos cerveaux passèrent de 40 (Homo abilis) à 60 milliards de neurones (Homo erectus).

L'esprit humain peut croître sans évolution biologique.à travers des interactions sociales ou la mise en commun de notre intelligence. À quoi s'ajoute la technologie. Internet pourrait être l'extension ultime de l'intelligence hors de nos corps. La collectivisation de l'intelligence humaine (via la culture et les ordinateurs) a peut-être freiné l'élan d'une évolution biologique vers plus d'intelligence.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:00

Le Double lovecraftien – William SchnabelLa Clef d'Argent

2002

 

Les qualificatifs associés à Lovecraft sont nombreux, solitaire, asexué, pathologique, raciste, fasciste, névrosé, étrange... certains évoquèrent son homosexualité latente. Ceux qui le connaissaient le décrivent comme un ''gentleman'', un ''ami fascinant'', non pas bizarre mais ''différent''. Ambiguïté pimentant la lecture de Lovecraft et invitant le lecteur à éclaircir certains aspects de ses récits.

Impossible d'évoquer Lovecraft sans parler de sa ville natale ''Je suis Providence'' aimait-il à répéter. Sa famille eut une grosse influence sur lui, son père d'abord, mort des suites de la syphilis dans l'hôpital psychiatrique où il résidait depuis plusieurs années. Une source de honte pour la famille Phillips, de vieille souche du Rhode Island dont certains membres semblent s'être mariés entre eux. Évoquant ses recherches généalogiques Howard parle souvent de pureté raciale. Un motif qui reviendra dans ses contes, associé à celui de la dégénérescence héréditaire et de l'inceste.

Lovecraft préférait son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips. Inutile de résumer ici la biographie de Howard, l'auteur ne peut y renoncer puisque justement c'est cette vie qui l'amène à imaginer le besoin de l'auteur d'avancer masqué, aussi bien dans son œuvre que dans sa vie. Chez un auteur la création s'appuie, plus ou moins, sur sa vie, celle-ci pouvant expliquer ses choix, ses orientations, les chemins suivis. Il est patent que les personnages de Lovecraft sont ses incarnations, ceux qui sont confrontés à une pénible réalité, chez eux ce sont des créatures cosmiques et implacables, chez HPL c'était... autre chose, mais déjà, encore, toujours, une menace. Comment ne pas voir dans ses contes l'expression d'angoisses, de fantasmes, de frustrations, comme chez la plupart, sinon tous, les écrivains. Pour autant ceux-ci ne suffisent pas à expliquer une énergie créatrice si puissante bien que cette dernière s'en nourrît.

Oscar Wilde, Stevenson, et combien d'autres, exploitèrent ce thème en rédigeant des textes remarquables par le fond comme par la forme. N'est-il pas possible de regarder plus loin que ses géniteurs pour trouver dans un passé plus ancien des visages, des ombres, des formes fascinantes et inquiétantes dont il peut être dangereux de s'approcher mais plus encore de les reconnaître.

Pourquoi ne pas souligner ce que recherche de lui-même le lecteur de Lovecraft, ce que l'un et l'autre partagent d'expériences communes faisant que le premier se retrouve dans les expressions du second, qu'il cherche également à distinguer une forme dans un miroir ? Mais la première reste flou alors que le second demeure obscur. L'homme-œuvre est un Janus dont il est impossible d'arracher un visage sans le décapiter.

Si je vous parlais de moi, de ce que je peux comprendre au travers des personnages de Lovecraft... le problème, mais en est-ce vraiment un, étant que je me sens plus proche de Nyarlatothep, et autres, que des pauvres sapiens cherchant à intégrer une réalité qui les dépasse.

Si je... mais ce n'est pas le sujet. Lisez donc ce livre, qui sait si au travers des pages vous ne distinguerait pas quelqu'un, ou quelque chose, qui vous ressemble.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Michel HABIB)

Les surdoués pensent-ils différemment ? Leur cerveau serait plus fortement connecté et suivrait une maturation accélérée pendant enfance et adolescence.

En 2013 Maximilian a dix ans, il est suisse et vient de passer son baccalauréat de mathématiques et va entrer à l'université. Son père est professeur de maths comme le père de Mozart était musicien. Pour autant les enfants dans ce genre d'environnement qui deviennent des prodiges relèvent de l'exception, moins de 1 sur 10 000.

Le génie est l'exemple d'une faculté issue de la rencontre d'un milieu et d'un 'don'. Les neurosciences s'intéressent aux cerveaux de ces êtres. Fonctionnement différent, agencement particulier des neurones ou des aires cérébrales ?

Le Centre américain de la santé mentale du Maryland, conduite par Jay Giedd, a examiné le cerveau de 307 individus à divers moments de leur vie. S'intéressant à l'épaisseur du cortex, la partie externe du cerveau où sont traitées les informations sensorielles et motrices, et où elles sont combinées pour donner lieu à des raisonnements et des intentions. Au fil des ans il vit se dégager trois tendances. Les personnes d'intelligence normale (QI entre 83 et 108) voient leur cortex s'amincir entre 7 et 19 ans. Les personnes d'intelligence élevée (entre 109 et 120) voient leur cortex s'amincir également mais d'une épaisseur plus grande au départ. Enfin, les personnes d'intelligence supérieur (121 à 149, en grande partie des surdoués) présentent un profil différent. À 7 ans leur cortex est plus mince. De 7 à 11 ans il s'épaissit rapidement pour ensuite s'amincir comme les autres, mais plus vite.

L'épaisseur du cortex dépend du nombre de neurones et de la quantité de connexions les reliant. Il atteint son maximum entre 1 et 2 ans pour les neurones, et 2 à 3 ans pour les synapses. D'autres facteurs modulent l'épaisseur du cortex, par exemple la quantité de cellules gliales et la gaine isolante à base de lipides entourant les prolongements (axones) des neurones. Une fois le maximum atteint, le nombre global de neurones tend à diminuer, comme celui des synapses.on pense que l'élimination de certaines synapses permet l'apprentissage en créant des voies privilégiées de traitement de l'information. Normal donc que le cortex s'amincisse chez les personnes d'intelligence moyenne ou élevée.

Les mécanismes à l’œuvre dans le cerveau en phase de construction sont multiples et étroitement imbriqués. Une certitude demeure : le cortex des surdoués semble plus changeant et plastique que celui des personnes d'intelligence normale. Des facteurs génétiques expliqueraient cette différence biologique mais trouver les bases génétiques de l'intelligence est difficile. L'environnement de l'enfant est important. L'épaisseur du cortex n'est pas la seule différence notable chez les surdoués, les voies de communication entre les parties du cerveau joue un rôle important. Connexions formées de faisceaux de fibres ressemblant à des câbles optiques visible grâce à l'imagerie par tenseur de diffusion.

Le développement de ces fibres de substance blanche semble lié à l'intelligence : plus le QI est élevé plus ces structures semblent développées, principalement du faisceau arqué et surtout de sa partie moyenne nomme territoire de Geschwind, plaque tournante des informations sensorielles, dont les neurones se projettent sur les aires impliquées dans la motricité. La substance blanche véhicule l’information sur de grandes distances au sein du cerveau, faisant travailler ensemble des territoires distants. La communication renforcée entre les parties frontales et pariétales du cerveau semble constituer une composante clé du très haut potentiel intellectuel. Les réseaux fronto-pariétaux sont actifs particulièrement lors de tâches faisant intervenir l'intelligence ''fluide'' (qui permet des réponses multiples à un problème) par opposition à une forme d'intelligence ''cristallisée'' qui suppose de trouver la solution unique à un problème.

Pourquoi le développement particulier de telles connexions entre l'avant et l'arrière du cerveau procure-t-il des capacités mentales hors du commun ? Être surdoué c’est avoir un cerveau où certaines connexions seraient peut-être plus robustes ou efficaces se traduisant par un fonctionnement cérébral particulier dans certaines tâches.

Au repos aussi leur cerveau fonctionne autrement. L'approche dite de ''connectivité au repos'' montre une plus forte connectivité dans le lobe frontal et entre les lobes frontaux et pariétaux, y compris lorsque ces sujets ne font rien de particulier. ''La vertu ne s'apprend pas plus que le génie'' disait Schopenhauer, l'innéité de ces hauts potentiels pose encore question. La génétique n'indique pas de gènes sous-tendant ces particularité.

Heureusement génétique et neuroscience ne nous ont pas encore livré le code du génie.

L'hérédité biologique du génie peutt avoir des inconvénients. Dean Keith Simonton passa en revue plusieurs études et mis au jour un lien entre génie et maladie mentale. Des écrivains auraient leur place dans la catégorie ''psychopathologique''. Les artistes très créatifs apparaissent égocentriques, froids, impulsifs, agressifs et obstinés. Les scientifiques les plus éminents sont réservés, solennels, intrinsèquement inquiets, précis et critiques. Les génies ne constituent donc pas un groupe ''normal''. En 2009 Szabolcs Kéri constata que ces individus portaient une version atypique du gène de la neuréguline 1. variant génétique associé à un risque élevé de développer une maladie mentale.

S'aventurer dans des territoires inconnus et revenir souvent sur ses pas est un trait commun aux génies créatifs. Ils consacrent un temps considérable à maîtriser leur technique mais poursuivent aussi d'autres intérêts. Leur ouverture aux idées nouvelles et l'éventail de leurs centres d'intérêts les stimulent et peuvent enrichier les variations aveugles.

Schopenhauer disait ''Le talent atteint une cible que personne ne peut atteindre ; le génie atteint une cible que personne d'autre ne peut voir.'' Les grands esprits utilisent les mêmes flèches que tout le monde, mais les leurs atteignent des mondes inconnus.

 

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(James FLYNN)

Plusieurs études montrent que le QI humain a crût pendant le XXe siècle. Quelle est la part des gènes, de l'environnement, de l'évolution de la société dans ces résultats ? Quelles facettes de l'intelligence sont-elles concernées par cette augmentation ?

 

Les études menées depuis plusieurs décennies montrent l'augmentation du QI de la population. L'intelligence humaine progresse, et, surtout, cela se poursuivra-t-il dans l'avenir ?

Les enfants d'aujourd'hui sont-ils nettement plus intelligents que leurs parents ? Les tests de QI sont-ils de bonnes mesures de l'intelligence ? Nombres de paradoxes naquirent de ces interrogations, aujourd'hui nous sommes capables de les résoudre, de mieux apprécier la nature de l'intelligence autant que le gouffre qui sépare notre esprit de celui de nos ancêtres.

Comprendre l'intelligence c'est comme comprendre l'atome, il faut déterminer ce qui en réunit les composantes comme ce qui les sépare. Le premier facteur est celui de ''l'intelligence générale'' noté G. le second, concerne les ''compétences cognitives''. Le meilleur test d'évaluation de ces facteurs est le test de Wechsler pour enfants, ou WISC, utilisé depuis 1947, du nom du psychologue David Wechsler.

Pourtant si entre 1971 et 2002 les élèves de CM et de 4e ont progressé en lecture de 4 points de QI, en terminale on n'enregistre quasiment aucune progression. Preuve que les enfants peuvent lire plus jeunes la littérature préadulte mais qu'ils ne sont pas mieux préparés à la littérature adulte. Entre 1973 et 2000 les progrès en mathématiques correspondent à 7 points de QI. En terminale le gain s'annule. Les enfants maitrisent les compétences calculatoires plus jeune mais n'ont pas progressé dans le raisonnement mathématique.

Portant ces résultats vers le passé nous aurions un individu en 1900 ayant un QI moyen compris entre 50 et 70, quand à Aristote il serait à – 1000 ! bien sûr il n'en est rien dans les deux cas. Nos ancêtres n'étaient pas moins intelligents que nous, leur intelligence était ancrée dans leur quotidien.

L'intelligence est en partie génétique et pourtant l'intelligence globale dans les test semble déterminée par des changements sociaux. Le progrès économique a créé une classe moyenne avec de nouvelles attentes relatives à la stimulation intellectuelle des enfants ; à l'accession à des métiers bien payés où ils doivent faire preuve d'inventivité » ; à des loisirs plus exigeants sur le plan cognitif. Tout le monde souhaite améliorer ses performances, ce qui rehausse la moyenne ; tout le monde cherche à se hisser au-dessus de cette nouvelle moyenne, ce qui la remonte. Il en résulte une élévation spectaculaire des compétences cognitives en une seule génération.

En fait il est difficile de parler d'intelligence, et plus encore de sa mesure. Les données doivent être interprétées avec une connaissance avisée des changements sociaux qui mettent l'accent sur l'une ou l'autre composante de l'intelligence. Il est probable que l'intelligence générale, capacité mentale située au carrefour des composantes de l'intelligence, est restée à peu près identique depuis des siècles.

Quand à la progression du QI certaines prétendent qu'elle s'est arrêtée dans les années 1990, du moins dans les pays industrialisés.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:00

Fantastique, mythe et modernitéColloque de Cerisy

Éditions Dervy 2002

Ce colloque qui a lieu chaque année à Cerisy-la-Salle réunit pendant l'été, artistes, chercheurs (en quoi?) étudiants... dans le but de confronter idées et points de vues sur des sujets culturels et scientifiques. En 1995 Lovecraft était le principal sujet d'intérêt des intervenants avec pour ambition de faire le point sur cet auteur, 30 ans après la parution du Cahier de l'Herne qui lui fut consacré, à la lumière des travaux les plus récents. Étudiant les divers aspects d'une œuvre située à la confluence de traditions diverses, d'époques en mutations, d'idées nouvelles devant s'imposer au début du vingtième siècle.

HPL se revendiquait l'héritier de divers auteurs, Poe, Machen, Lord Dunsany... s'opposait à la littérature réaliste de son temps et cherchait à retrouver le style du XVIII ème siècle.

L'intérêt de ce volume est de regrouper des points de vue divers sur Lovecraft, ses relations avec la mythologie comme avec une science ouvrant de nouvelles voies.

Cinq parties peuvent regrouper les angles d'approches, d'abord le texte, inaugural, de Maurice Lévy, qui ne craint pas d'en évoquer les limites et défauts, d'y trouver dérives et délires, tout en en soulignant l'importance et l'originalité ; Donald Burleson en rappelle les thématiques principales et comment elles peuvent être placées dans la mouvance de Jacques Derrida et de la théorie de la déconstruction (!). Gilles Menegaldo met en lumière la figure tutélaire de Poe sans que Howard en soit l'héritier ou le continuateur.

Alain Chareyre-Méjan est philosophe et spécialiste d'esthétique, il montre l'importance du son, du cri, dans la fiction de Lovecraft. Roger Bezzoto postule que le monstrueux, non seulement renvoie à l’effroi, mais fonctionne comme discours articulé à une rhétorique. Le montre lovecraftien induit une originalité dans sa prolifération même.

Denis Mellier remet en cause les reproches d'excès souvent fait au natif de Providence, lesquels ont pour but de provoquer une véritable peur cosmique chez le lecteur. Excès et visibilité étant les signes d'une poétique.

Max Duperray met ses pas dans ceux de Randolph Carter, héros du cycle de Kadath, observe l'esthétique et le sublime du texte, plaçant en évidence le motif du visage, et du masque, comme but ultime de la quête. Pour Michel Graux la plupart des textes de HPL ne sont que des récits de meurtres déguisés en récits fantastiques. Le ''monstre'' justifiant la mort du narrateur.

Michel Meurger analyse un corpus de nouvelles et propose un renversement de perspective en regardant non vers le futur mais vers le passé lointain de notre planète. Il repère des motifs récurrents : civilisations anciennes, architecture gigantesque, immensité du savoir, régression et décadence. William Schnabel examine différentes modalité du double en se fondant sur l'analyse de plusieurs textes, ''L'Affaire Charles Dexter Ward'' ou ''L'Abomination de Dunwich'', éclairant la hantise de l'écrivain comme si le double répondait à un besoin inconscient.

La quatrième partie est centré sur le rapport entre ésotérisme et fiction, étudiant d'autres écrivains, tels C. A. Smith ou R. E. Howard prouvant que dans les années 1920 et 1930 un contexte favorisant l'exploitation littéraire d'un savoir ésotérique. De multiples intervenant explorent cette voie, quand à la cinquième et dernière partie elle est consacrée à la relation entre les contes de Lovecraft et le cinéma

21 spécialistes éclairent d'un nouveau jour les créations du Maître de Providence au fil d'interventions passionnantes réunies dans ce livre dont la couverture est due à Philippe Druillet.

Rien n'étant parfait, dans le monde de l'édition comme dans tous les autres, il est amusant de noter la faute, grossière, commise sur la tranche.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Olivier HOUDÉ)

Nos capacités cognitives sont quantifiées, examinées, testées. Les neurobiologistes nous trouvent 8 intelligences et nous serions de plus en plus intelligents au fil des générations. On commence à percer les secrets du génie. Où s'arrêtera le cerveau humain ?

 

Du psychologue suisse Jean Piaget, qui affirma le premier que l'intelligence humaine représente l'optimum de l'adaptation biologique et qu'elle atteint son point d'excellence dans le développement de l'enfant, par la logique et les mathématiques, nous avons une conception monolithique de l'intelligence : les capacités logiques et mathématiques seraient le miroir général du potentiel intellectuel de chacun.

Une vision qui évolue. D'autres psychologues et spécialistes de l'éducation défendent une conception moins unilatérale et plus ouverte de l'intelligence tout en soulignant qu'elle constitue une propriété biologique de notre cerveau. Notre intelligence s'exprime sous des formes multiples et relativement autonomes, l'intelligence logico-mathématique, mais aussi visuelle-spatiale, interpersonnelle, corpotelle-kinesthésique, verbo-linguistique, interpersonnelle, musicale rythmique et naturaliste-écologiste. Ainsi se présente la théorie de Howard Gardner. Ces intelligences sont-elles à l’œuvre dans notre tête ? Peut-on les voir fonctionner ?

Gardner et Piaget s'accordent sur un point : l'intelligence, unique ou multiple, est une fonction du cerveau. Les progrès de l'informatique, des sciences cognitives et de l'imagerie cérébrale montrent en images numériques tridimensionnelles des réseaux cérébraux de l'adulte ou de l'enfant. On voit qu'à chaque bloc correspond une intelligence, la multiplicité des intelligence est donc, dans notre cerveau, une réalité. Quand à savoir ce qui détermine le talent de tel ou tel individu pour une forme d'intelligence, mystère ! Il est clair que l'environnement précoce renforce et développe fortement l'affinité d'un enfant, puis d'un ado, pour l'une ou l'autre faculté. La plasticité neuronale, stimulée dans la famille et à l’école, rendra chaque cerveau unique. Il devient possible de promouvoir une conception dynamique de l'éducation des facettes du potentiel humain.

L'imagerie cérébrale nous apprend qu'une partie de notre cerveau, le cortex préfrontal, est impliquée dans de nombreuses formes d'intelligence. De nouvelles pédagogies permettraient d'exercer cette zone de convergence afin de renforcer les passerelles entre les multiples potentiels du cerveau. Bref, d'apprendre à jongler avec ses intelligences. Il en manque une dans la théorie de Gardner, celle qui permettrait de choisir celle qui est adaptée à chaque situation. Une capacité au-dessus des autres, une méta-intelligence, de sélection. Acceptant que coexistent diverses intelligences il faut une fonction biologique d'arbitrage. Pour moi, le ressort de cette intelligence est la résistance cognitive, la capacité d'arbitrage de notre méta-intelligence.

Le développement des cortex frontaux est donc un enjeu social et civilisationnel. Et il ne coule pas de source !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:00

TEXTE : HENRI VERNES – DESSINS : GERALD FORTON – DARGAUD S.A. ÉDITEUR – 1967

Il pleut sur la Dordogne et sur le vieux monastère appartenant à Bob Morane. Bill Ballantine ronchonne, heureusement il a du whisky pour s'occuper. Alors qu'ils se préparent à aller se coucher on sonne à la porte. Le professeur Hunter demande à voir le commandant. C'est un vieil ami, un scientifique qui mit au point une machine à explorer le temps basée sur les vibrations de la lumière avec laquelle nos amis vécurent une étonnante aventure [mais non réalisée en bédé avant celle-ci]. Le savant améliora son engin et vient demander à B&B de la tester pour lui, il vient en effet d'avoir un accident qui l'en rend incapable.

Morane accepte, évidemment !

L'appareil est apporté en pièces détachées, monté, prêt à l'action.

Un essai est prévu pour le lendemain mais la nuit même un homme s'introduit dans l'espèce de soucoupe, tente de l'activer, mais il ignore qu'une pièce manque sans laquelle il ne fonctionne plus. Pour en savoir plus il se cache dans l'engin.

L'heure est venue du test, Morane fait décoller l'engin au-dessus du monastère, active le système de déplacement temporel... et se retrouve au Moyen-âge. Les aventuriers atterrissent puis partent en exploration de la région, suivi de peu par l'intrus qui a compris qu'une pièce manquait.

C'est l'hiver, la neige recouvre la région, les loups sont en manque de proie et portent leur curiosité vers nos amis qui luttent tant qu'ils peuvent. Le combat tourne à leur désavantage mais une troupe de cavaliers menés par une belle jeune fille vêtue de noir et au visage triste survient et font déguerpir les canidés.

Ils se présentent comme des seigneurs étrangers ayant fait vœu de se rendre en Terre Sainte en voyageant tels des troubadours. La cavalière se présente : Comtesse Yolande de Mauregard, puis les invite à égayer les soirées tristes et froides de son château. Alors qu'ils s'y rendent ils notent que les manants croisés semblent craindre la jeune femme. Le soir c'est l'heure du spectacle mais les invités s'amusent peu. Yolande demande alors s'ils savent chanter. Morane s'exécute, avec des chansons de son époque, forcément inconnues de tous.

L'épée du Paladin

L'ambiance se réchauffe, finalement la belle comtesse raconte son histoire et pourquoi on l'appelle la Princesse Maudite. Cela remonte au temps de Charlemagne quand celui-ci fut trahit par Ganelon, lequel par la suite aurait épousé une Mauregard dont Yolande serait la descendante, comme celle du traître.

De son côté le clandestin s'ennuie et décide de se rendre au village. Dans l'auberge il surprend une conversation où il est question de deux hommes accueillis par la Comtesse. Pour notre homme c'est l'occasion qu'il guettait. Il se fait passer auprès d'ennemis de Yolande, les seigneurs de la Hénaurmerie, de son état de chasseur de sorciers, une opportunité que ne vont pas laisser passer Norbert, Sigbert et Ostrebert !

La rumeur commence à courir puis une troupe menée par les Hénaurmes s'approche. L'assaut est donné, violent, mais les agresseurs sont forcés de reculer.

L'épée du Paladin

Mais ce n'est que partie remise. La seule solution est de prouver que Yolande n'est pas la descendante de Ganelon, et la machine à voyager dans le temps va les aider. Bob et Bill sortent discrètement du château et se mettent en route. Ils assistent au piège tendu par les sarrasins qui tuent Roland et sa troupe. Les troupes de Charlemagne arrivent trop tard mais se lancent en chasse des assassins, laissant l'épée de Roland dont Morane entend s'emparer. De leur position Morane et Ballantine voient s'approcher les envahisseurs et vont avertir les Francs, assurant ainsi leur victoire. Pour prix de leur aide ils ne demandent qu'un acte signé de l'Empereur certifiant que l'épouse du traître était une Beauregard et non une Mauregard.

L'épée du Paladin

Retour vers Yolande, avec le précieux manuscrit qu'ils transmettent au roi Charles V qui s'ennuyant après avoir mis les anglais en déroute décide de venir en aide à la Comtesse. Les frères de la Hénaurmerie doutent et Morane leur montre l'épée de Roland comme preuve. Sans se démonter les triplés demandent une preuve, cette épée fracassa un rocher, elle peut le refaire. Le roi accepte l'épreuve et Morane s'approche du bloc, lève sa lame, craignant pour son avenir. Et l'incroyable se produit, la bloc est vendu. Mais ça ne suffit pas à nos trois forbans qui demandent le jugement de dieu.

Pas de suspens, une fois encore Bob et Bill seront vainqueurs !

 

Mais l'heure du départ approche, impossible pour nos voyageurs du temps de rester. Sur le chemin de retour ils sont agressés, assommés, la pièce de la machine est ainsi récupérée par leur passager. Quand ils reprennent conscience c'est pour constater que la machine a disparu. La nuit tombe, impossible de repartir chez Yolande. Ils s'endorment.

 

L'épée du Paladin

Morane se réveille dans son lit avec l'impression d'avoir rêvé et la bouche sèche. Il se lève, se fait mal en marchant sur quelque chose dans le noir puis se rend dans la salle de bains où il trouve qu'il a une sale tête.

C'est à cet instant que l'on sonne à la grille. Le professeur Hunter voudrait voir le commandant Morane. Ballantine se réveille, après avoir fait le même songe que son ami, de plus il est vêtu de la tenue qu'il avait dans ce rêve.

 

Le plus incroyable est encore qu'en rentrant dans sa chambre Morane voit l'objet sur lequel il a marché : l'épée de Roland ! L'épée du Paladin !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Dietrich STOUT)

Le cerveau humain est l'organe le plus complexe de la Terre. Peut-être grâce à la taille des pierres en outils... Cette activité aurait favorisé le développement de capacités mentales particulières. Pour le vérifier il ''suffit'' de reproduire les activités de fabrication des outils et d'observer l'activité cérébrale qu'elle suscite. ''Après 300 heures d'entrainement au taillage du silex, je peux me targuer d'approcher les compétences des tailleurs de l'Acheuléen''.

En 1990 Nicholas Toth et Kathy Schick proposèrent d'observer ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'on fabrique un objet de pierre taillée. Dans la laboratoire de Dietrich STOUT, Nada Khreisheh consacre 20h par semaine à entraîner 20 étudiants dont chacun recevra 100 h d'instruction à l'art ancestral de la fabrication des haches. Chaque session est filmée pour analyser les meilleures techniques d'apprentissage. Les objets sont rassemblés pour mesurer l'amélioration des compétences. L'IRM est là pour examiner les changements dans la structure et le fonctionnement de leur cerveau.

Le premier point acquit fut la difficulté de fabriquer un outil de qualité. Tailler une hache requiert la maîtrise d'une technique de percussion impliquant de manier un ''marteau'' de pierre, d'os ou de bois. Il faut frapper fort, précisément pour obtenir une forme particulière. La moindre erreur met en péril tout l'ouvrage. Une pratique aussi assidue que rébarbative est indispensable. L'IRM montre, par exemple, qu'une compétence dans le contrôle de la force, se traduit par une augmentation d'activité du gyrus supramarginal dans le lobe pariétal.

Pour améliorer l'étude il fallait une autre technique, l'imagerie par tenseur de diffusion, forme d'IRM mettant en évidence les fibres de matière blanche qui font office de câblage entre les différentes aires du cerveau. En 2004 l'équipe de Bogdan Draganski utilisa cette méthode pour caractériser les changements structuraux dans les cerveaux de volontaires apprenant à jongler. Résultats qui remirent en cause l'idée selon laquelle la structure du cerveau adulte est fixée une fois pour toute. Fabriquer des outils pouvait-il entraîner le même type de changements anatomiques ?

Indiscutablement, bien qu'il soit impossible d'accéder au cerveau de nos ancêtres. Étudiant nos cousins chimpanzés, nous avons établi des cartes cérébrales de la matière blanche contenue dans nos cerveaux humains et les leurs. Les circuits neuronaux identifiés comptaient parmi ceux dont le développement était le plus clairement supérieur chez l'humain par rapport au chimpanzé. Constat soutenant l'idée que la fabrication d'outils au paléolithique aida à façonner l'esprit des hommes modernes.

Pourtant les outils n'offrent qu'un maigre aperçu de la vie de nos ancêtres, pourtant les qualités nécessaires pour les tailler pouvaient s'exprimer ailleurs. L'aptitude au contrôle de soi est au cœur de nombreuses facultés cognitives. L'imitation était la base de l'enseignement, l'apport du langage fut également capital pour la transmission du savoir.

Aujourd'hui les neuroscientifiques considèrent que la plupart des régions du cerveau réalisent un traitement de l'information qui sous-tend une série de comportements. L'aire de Broca, située dans le gyrus inférieur gauche, ne participe pas seulement au langage mais aussi à la musique, aux mathématiques et à la compréhension d'actions manuelles complexes. La fabrication d'outils, associé à la production de gestes communicatifs, pourrait avoir servi de socle évolutif à l'apparition du langage.

L'hypothèse est au banc d'essai. Un peu de patience.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 07:31

Texte de Vernes – Dessins de Forton – 1969 – Dargaud S.A. Éditeur

Bob Morane et Bill Ballantine traversent le désert du nouveau Mexique quand leur voiture les lâche. D'une colline ils découvrent une vallée verdoyante et un ranch. Ils s'approchent et son surpris par une jeune femme qui leur demande de lever les mains, elle les prend pour des espions et les fait raccompagner jusqu'à Palo Verde.. ils s'installent dans un hôtel. Le lendemain ils retrouvent leur véhicule accompagné d'une lettre signée Ish Kay Nay, la jeune femme de la veille, qui reconnaît ses tort.

Leur véhicule réparé ils repartent mais en chemin aperçoivent une voiture effrayant un cheval jusqu'à le faire tomber. Impossible pour nos amis de rester sans rien faire. Une fois les agresseurs rossés ils retrouvent Ish Kay Nay qui les convie dans son ranch. Elles leur parlent de Stanley Barbary, son voisin, avec qui elle est en conflit. Celui-ci convoite ses terre et doit recouvrer une dette paternelle dans quelques semaines. Si elle ne peut pas payer, il pourra mettre la main sur le ranch et les territoires qui l'entourent.

La motivation de Barbary pourrait être la vallée des crotales, lieu où les apaches auraient entassés leurs richesse lors de l'avance des conquistadores espagnols.

La retrouver serait une solution, en attendant ils vont donner un coup de main à la belle princesse apache en détruisant le barrage détournant la rivière. Cela fait ils peuvent se consacrer à la recherche de la vallée. Avec ses jumelles Morane aperçoit un vieil indien qui disparaît soudainement. Il s'approche mais se fait assommer.

Sur les lieux, avec Bob et Ish Kay Nay Morane a une idée, la rivière disparaît dans une falaise, pourquoi ne pas aller voir. Sans matériel de plongée il ne peut aller loin. Il faudra aller à la ville le commander. Alors qu'ils rentrent ils voient le ranch attaqué et incendié. Ils mettent en fuite les assaillants mais il ne reste que ruines fumantes de la maison.

Pour la jeune femme c'est une vrai déclaration de guerre !

Bill et Bob doivent agir, mais en ville ils sont arrêtés par le shérif, à la solde de Barnaby. Le lendemain ils sont expulsés, ce qui ne les fera pas changer d'avis. Dans une autre ville, Flat Waters, ils trouvent des tenues de plongées, il ne leur este qu'à aller voir. Un fort courant les attire et ils débouchent dans une grand salle, et, finalement, découvrent la vallée des crotales.

Mais le vieil indien les surprend, gardien de la vallée il veille sur son secret et veut exécuter nos si indiscrets amis. Il se met à jouer de la flûte, ce qui attire les vrais crotales ayant élu domicile dans la caverne.

Heureusement Ballantine a une arme secrète...

Une nouvelle aventure du commandant Morane et de son fidèle ami, comme d'habitude le suspens est faible mais l'histoire se laisse lire agréablement. Chaque album est un regard que je jette sur le passé, vous pourriez avoir envie d'en faire autant.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:00

Le 01 septembre 1978 la revue Métal Hurlant édita un numéro 33 bis Spécial Lovecraft sous la direction de Philippe Manœuvre qui signe un édito triste et un édito gai. Le premier reprenant une improbable rencontre entre Abdul Alhazred et l'éditorialiste qui finit par se sentir minable (qui en doutait?) et n'ose plus signer de son nom un texte auquel il contribua si peu et se contente d'écrire : ABDUL FERNAND ALHAZRED arabe fou ; le second narrant la genèse de ce numéro, né du désir commun de Manœuvre et de Jean-Pierre Dionnet d'éditer des numéros de Métal Hurlant pleins de récits complets axés autour d'un thème central et unique.

Lovecraft était tout indiqué, l'homme qui marqua de son sceau les normes de l'épouvante en leur donnant une dimension cosmique tout en ramenant l'Homme à sa taille véritable par rapport à elle.

Suivent donc des récits complets illustrant l'univers du Maître de Providence, des témoignages d'une terreur que les mots ne peuvent décrire, que les images sont incapables, heureusement, de montrer. Sont présentées, comme je le fis précédemment, le recueil des lettres de Lovecraft, une bibliographie, choix de lectures indispensables, mais toutes le sont bien sûr, y compris d'autres auteurs qui déjà s'inspirèrent des contes de HPL. Vous y découvrirez des cartes de la Recherche de Kadath (réalisées sous la direction de François Truchaud par M Perron) et même une biographie illustrée par George Kucher.

Je n'oublie pas les pages du Nécronomicon retrouvées par Philippe Druillet ainsi que divers articles, tous nécessaires (ou presque).

Ont participé à ce numéro Souchu, Voss, Truchaud, Martens, Goimard, Breccia, Clerc, Bonux, Mendez, Ceppi, Margerin, Setbon, Vepy, Caro, Chaland, Cornillon, Perron, Kucher, Dank, Druillet, , Claveloux, Nicollet, Moebius, Cornillon, Ninon. Détail amusant, le sommaire présente en page 130 une bibliographie qui se trouve par 40, il s'agit en réalité d'une filmographie !

La couverture est de H.R. Giger.

Tout admirateur de Lovecraft se doit de posséder un exemplaire de cette revue, de même que le numéro 12 des Cahiers de l'Herne ou une édition originale des Fungi de Yuggoth. Je peux d'autant plus l'affirmer que c'est mon cas.

On ne sait jamais...

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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