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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:43

Henri VERNES / Dino ATTANASIO – Marabout – 1962  Résultat de recherche d'images pour "le secret de l'antarctique bob morane"

Tout le monde dort dans la base américaine de ''Little America'' au Pôle Sud, sauf les responsables de la radio. Ceux-ci suivent l'arrivée de l'avion. À son bord Bob Morane, Bill Ballantine et le professeur Clairembard, tous venus sur les traces d'une mystérieuse cité des glaces.

 

Dans la base ils sont averti que leur mission est compromise, plusieurs hommes partis pour les Montagnes Hurlantes ne sont pas revenus. Pour le commandant White, cette cité est un mirage, un champ de séracs pris pour des ruines. Mais les ordres sont clairs, il doit faciliter l'exploration des trois hommes.

 

Ceux-ci repartent donc pour les Montagnes Hurlantes. Quand ils s'approchent le blizzard se lève, et des avions inconnus s'approchent et attaquent. Morane est doué et parvient à les semer. Mais il s'est perdu et doit atterrir. Ce faisant un des skis se brise. Rien à faire d'autre qu'attendre la fin de la tempête.

L'avarie n'est pas grave, il suffit d'appeler la base pour se faire parachuter le matériel nécessaire. Clairembard n'oublie pas son objectif et entend explorer la région pour découvrir ''sa'' cité.

Résultat de recherche d'images pour "le secret de l'antarctique bob morane" Histoire d'avoir un meilleur point de vue ils grimpent au sommet d'une colline, de là, avec des jumelles ils découvrient un mur de pierre. Quelques heures de marches et le professeur le voit de plus près, il découvre un cercle barré d'un diamètre avec un M à l'intérieur. Le symbole de MU. Clairembard est fou de joie, MU est sa marotte. Alors qu'il saute de joie il disparaît dans un trou. Mais tout va bien, il invite ses amis à le rejoindre.

Ils découvrent un souterrain que leur curiosité les incite à suivre, il mène à une salle aux dimensions d'une cathédrale. Ballantine voudrait repartir rapidement mais le professeur veut faire des photos, ramener la preuve de ce qu'ils ont trouvé. Mais le sol tremble, un éboulement se produit, le chemin qu'ils ont suivis est bouché. Heureusement d'autres se présentent. Prenons celui-ci propose Morane. voyant de la lumière il la prendra pour celle du jour, avant de constater qu'il s'agit de champignons lumineux. Dans une nouvelle salle, immense, éclairée par d'énormes champignons phosphorescents ils découvrent un crâne de tricératops, puis un véritable ossuaire.

La fatigue les gagne, ils s'arrêtent, se restaurent, se reposent. Alors qu'ils dorment un cri leur fait ouvrir les yeux, et découvrir 3 êtres étranges, verdâtres, qui s'enfuient sitôt qu'ils se sentent découverts. Clairembard imagine qu'il s'agit d'anciens muviens dégénérés. Morane et ses compagnons se mettent à courir, jusqu'à ce que cette fois ce soit vraiment la lumière du jour qu'ils découvrent, en même temps qu'une vallée immense, enserrée entre de hautes falaises, de roche et de glace.

Nos aventuriers, sidérés, ne peuvent contenir leur envie d'en savoir davantage. ils descendent et s'enfoncent dans une végétation semblant être celle du Secondaire. Les animaux le confirment : archéoptéryx, ptérodactyles, tyrannosaure... une faune disparue depuis plus de 60 millions d'années.

Ce qui n'est pas le cas des humains en uniformes bleu qui déboulent dans un énorme crabe mécanique dont les pinces servent à ouvrir la route en coupant les arbres. Ainsi arrivent-ils jusqu'à ''Paris'' pour rencontrer le maître des lieux, le professeur Blaise du Pont d'Arc. Il se présente, raconte ses origines, comment son père découvrit le moyen de capter l'énergie solaire à la fin du XIXème siècle. Raillé par ses collègues il fit construire une machine volante pour gagner cette zone inconnue de l'Antarctique dont un explorateur lui avait confié le secret avant de mourir. La population grandit par l'agrégation d'explorateurs égarés sur les glaces, de marins naufragés qui sans cela seraient morts noyés.

Tout aurait pu durer longtemps mais le colonel Sangart, chef de la petite armée du lieu, émit l'idée qu'il fallait déclarer la guerre au monde pour ne pas finir esclave de celui-ci. Le professeur refusa le colonel fit sécession. Avec les armes dont il dispose il pourrait vaincre toutes les armées du monde. L'idéal serait de convaincre Sangart de son erreur !

Une mission pour Morane et ses amis. Réussirons-ils ? Dévoileront-ils le secret de l'Antarctique ? Le secret de Bob Morane c'est de nous faire voyager et partager ses aventures. Le charme est un peu suranné mais bien réel.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 10:17

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

Et la Terre devint bleue

David JEWITT/Edward YOUNG

 

Les mers sont-elles éternelles ? Nos ancêtres le pensaient probablement. De nombreux mythes font allusion à un abîme océanique préexistant la création de la Terre. Il n'en est rien et mers et océans sont bien postérieurs à la naissance de celle-ci. Où qu'elle soit, dans une tasse, au fond des abysses ou notre organisme, l'eau est venue d'ailleurs. Non seulement celle de notre planète mais également celle du système solaire.

Revenons au nuage primordial, fait de gaz et de poussière, qui s'effondra pour former notre système solaire. Celui-ci était porteur d'hydrogène et oxygène, premier et troisième éléments les plus fréquents dans l'Univers (le deuxième étant l'hélium). Une partie de l'oxygène non absorbée par le Soleil et les planètes gazeuses s'associa à d'autres atomes, le carbone, le magnésium, et le reste à l'hydrogène pour produire de l'eau.

Le Système solaire se constituant l'eau trouva le froid nécessaire à sa survie, sous forme de glace loin du Soleil, dans la région de l'actuelle ceinture d'astéroïdes et de Jupiter. L'essentiel de l'eau de la Terre viendrait donc de cette région, apportée lors de bombardements successifs par les astéroïdes et les comètes, catapultés vers l'intérieur du Système solaire à la fin de la formation planétaire.

Vue de l'extérieur la Terre semble une planète bleue, celle-ci recouvre plus des deux tiers de sa surface mais elle ne représente que 0,02 % de la masse de la Terre. Il s'en trouverait dans le manteau rocheux de la planète, sous la croûte, celle-ci viendrait de le partie de l'humidité de la proto-Terre qui ne se serait pas perdue dans l'espace sous forme de gaz ionisé et de vapeur. Encore plus profondément, le noyau planétaire composé de fer et de nickel représentant 30 % de la masse de la Terre. Il contiendrait plus d'eau que le manteau, sous forme d'hydrogène qui se lierait avec de l'oxigène si la chaleur et la pression n'étaient pas aussi importantes. Le pourcentage de l'eau atteindrait donc 0,04 %.

Il semblerait que la Terre soit entrée en collision avec un objet de la taille de Mars il y a environ 4,5 milliards d'années, éjectant de la matière qui s'agglomérait aurait formée la Lune. Ce choc aurait vaporisé les océans d'eau, s'il y en avait eu, et produit un océan de magma. Reste, nous l'avons vu la solution des comètes. Idée dominante jusque dans les années 1980 quand l'analyse du rapport deutérieur sur hydrogène (D/H) démontra que l'eau de l'océan terreste ne pouvait provenir, du moins majoritairement, des comètes du nuages d'Oort. Les astéroides vinrent au secours des comètes. Après la formation du Soleil beaucoup auraient contenu, profondément enfouie, de l'eau liquide. S'écrasant sur la Terre ils auraient apportés l'eau manquante mais aussi divers élements qui se seraient agrégé pour former le noyau de notre planète.

La vraie question n'est pas de savoir pourquoi la Terre a autant d'eau, mais pourquoi elle en a si peu !

 

Astéroides et comètes ont dus ''collaborés'' pour apporter l'eau terrestre. D'autres scénarii existent. Il aurait pu exister des espèces de planète naine riche en eau, tel Cérès, qui se seraient écrasés sur Terre. Rendant inutile l'intervention des autres corps célestres. Reste à le démontrer !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:47

신분을 숨겨라 (Sinbuneul Sumgyeola) - Kim Jung-min - 2015 – 16 X 60'

Quel meilleur moyen pour des policiers que d'infiltrer la bande sur laquelle ils enquêtent ? C'est le rôle de la division 5. Discrète, ses membres sont absents des rapports, ils agissent et disparaissent jusqu'à la mission suivante.

Cet homme dans le métro ignore qu'il est suivi, le professeur Jung, le chef du réseau, qui arrive à la réception de cet hôtel ne sait pas qu'il donne sa carte à une policière. Tout est affaire d'organisation, approcher le criminel sans qu'il sente le piège afin qu'il y entre de lui-même

Chang-min était en mission de surveillance, rien d'important semblait-il, mais pourquoi faire du zèle, s'approcher des voleurs, vouloir les arrêter ? Jusqu'à ce que le chef lui assène un coup violent avec un club de golf alors que Gun-woo, son partenaire, est allé chercher des cafés. Probablement celui-ci se sent-il coupable d'avoir été absent quand son ami avait besoin de lui, c'est pour cela qu'il va voir le tueur le soir-même. Quelques gardes du corps ne vont pas l'en empêcher.

Et pourquoi celle-ci se crut-elle en sécurité sur le toit ?

Après l'inhumation, avec les honneurs, mais quelle importance, Gun-woo reste seul, et suspendu pour six mois. Avoir sauté dans le vide avec un tueur n'est pas dans le manuel du policier.

Dans l'hôtel la surveillance continue, ce n'est pas le moment de faire une erreur, Le professeur Jung est un poisson trop gros pour qu'il s'échappe. Chaque pièce du puzzle doit être à sa place au bon moment. La discrétion est de mise pour savoir ce que leur objectif veut faire avec l'appareil qui vient de lui être livré et qui peut couper à distance les caméras de surveillance.

L'infiltration est un jeu dangereux, l'erreur est interdite sous peine de mort. Quand un des policiers, celui qui est infiltré, Tae-in, va être démasqué et mis à l'écart, il va falloir le remplacer. Pourquoi pas avec Cha Gun-woo qui, justement, le connaissait bien, trop bien. N'avoir pu en sauver la petite sœur, lors d'une intervention, a produit une dette impossible à rembourser. Gun-woo ne connaissait pas cette unité, il est dubitatif et pense, après le décès de son partenaire, traîner la mort dans son sillage. Mais comment refuser ? Il n'est peut-être pas trop tard pour le lieutenant Min Tae-in.

Mais ça commence mal, il est reconnu par un membre du gang, il nie avec assez de conviction pour être cru et pouvoir s'en aller. Il va devoir jouer serré, ne pas communiquer avec ses partenaires, son téléphone est surveillé. Un jeu du chat et... du chat, avec le risque que le plus fort ne soit pas celui qu'on croit. Sa couverture doit être parfaite, son rôle tenu continuellement, le professeur Jung est efficace, semble ne rien oublier. Pas étonnant que Tae-in ait voulu le coincer depuis huit ans et se soit porté volontaire pour cette mission.

 

Tout se compliquera quand l'équipe perdra la trace de Gun-woo. Et quand ils retrouveront Tae-in...

 

 

 

 

Mais qui est ''le Fantôme'' ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Drama Corée
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Alain DORESSOUNDIRAM

 

Quatre planètes telluriques tournent autour du soleil (Mercure, Vénus, La Terre, Mars) suivi par la ceinture principale, puis viennent les géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Au delà, les objets transneptuniens dans la ceinture de Kuiper, plus loin encore se trouverait le nuage d'Oort.

Deux modèles expliquent l'évolution et la disposition du Système solaire. Le Grand Tack explique ses 50 premiers millions d'années alors que les planètes se forment, le Nice, à partir de 500 millions d'années s'applique aux planètes alors formées et le gaz dispersé.

Revenons au Grand Tack. Les embryons de planètes, gazeuses, se condensent dans la nébuleuse protoplanétaire. Jupiter se forme rapidement alors que des corps commencent à se solidifier pour atteindre un millier de kilomètres de diamètre. Elle se déplace, se rapprochant du soleil, entraînant avec elle des astéroïdes riches en eau et en matière organique, tassant la matière dans un petit espace avant que Saturne ne vienne l'en éloigner, jusqu'à ce que, le gaz se dissipant, elles s'arrêtent. Les astéroïdes apportés par Jupiter ont pu apporter l'eau sur la Terre. Ce modèle explique qu'à cette époque se formèrent les quatre planètes les plus proches de notre étoile. Celui de Nice met en scène le déplacement des quatre planètes géantes alors que les gaz se sont dissipés. Neptune s'enfonce dans la ceinture de Kuiper, repoussant celle-ci encore plus loin. Il explique la présence des satellites ''troyens'' qui suivent Jupiter et apporte une solution à une énigme : le bombardement actif. Celui-ci, intervint 600 millions d'années après la formation de la Terre et l'aurait affecté bien que ses traces aient disparu.

Tous les objets célestes ne se sont pas agrégés pour former des planètes, les comètes et les planètes existent encore, témoins des premiers instants de la formation du Système solaire. Ayant conservé leurs conditions (température, pression, chimie...) qui existaient alors. Les étudier c'est remonter le temps, le nôtre.

Autre avantage de les étudier, apprendre à les dévier pour éviter le sors des dinosaures il y a 66 millions d'années. Le risque pour minimum qu'il soit reste possible.

Pourquoi ne pas utiliser ceux qui tombent sur la Terre direz-vous ? La matière qu'ils contiennent est souvent contaminée, leur taille trop réduite et leur nombre trop bas. C'est pourquoi il est préférable d'aller prélever des échantillons d'astéroïdes.

Les petits corps sont grands par la richesse des phénomènes et des histoires qu'ils nous racontent. Nous sommes, en partie, le fruit de leur diversité !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 08:30

B. R. Bruss – 1956 – Angoisse n° 24

Le narrateur, Jim Hoggins, arrive à Cockshill par une nuit de printemps sans prévoir faire plus qu'y passer. Il ignore qu'il va vivre à cet endroit une expérience dont il se serait bien passé. Et tout ça parce que Davis Pearl, collègue du ''Winnipeg Standard'' s'était saoulé comme un Polonais le 17 mai à l'occasion de son enterrement de vie de garçon.

Il somnolait donc au matin du 18 mai quand le téléphone se mit à sonner. Bret Deltour décrocha. On devait demander Pearl mais celui-ci étant indisponible c'est Higgins qui se retrouva dans le bureau de Jack Cattigshire, le patron, et donc envoyé à Cockshill dans le Saskatchewan, vers le lac Buffalo où quelque chose d'étrange venait de se produire.

Jim est moyennement ravi, il espérait un reportage à sensation, celui-ci en semblait loin, impossible de refuser !

Le voyage ne se passa pas comme prévu, la voiture, de location, se révéla une guimbarde qui l'abandonna en route mais près d'une maison dans laquelle il fut accueilli par John Heckburne. Lequel lui apprend qu'il est arrivé, le bourg est à un mille puis l'invite, à dîner d'abord, puis à rester pour la nuit. Il sera temps le lendemain de trouver une chambre.

Durant le repas la discussion se porte vers la raison de la présence du reporter. Mais que se passe-t-il réellement, si ce n'est que des habitants quittent la ville, trois cent en six mois ! Pourtant la ville est prospère, les terres à blé sont riches, les exploitations forestières rentables, les praires, propices à l'élevage, sans parler de la chasse aux fourrures. Heckbune apprend à Hoggins que la peur est la raison parfois donnée par ceux qui s'en vont. Que se passe-t-il donc, psychose collective, hallucination ? L'eau est saine, pas d'émanation délétère.

La soirée se passe merveilleusement, Jim s’endort ravi d'être là.

Son réveil sera bien différent, arraché au bras de Morphée par un cauchemar qui le fit se lever, tremblant, pour constater que le soleil est déjà levé. Pourtant ce n'est pas son habitude d'avoir de telles peurs nocturnes, au contraire. Il se revoit marcher sur une lande désertique, l'angoisse lui serrant le cœur. Il avance vite sans savoir où il va, le silence est pesant, menaçant. Une voix finit par résonner, rauque, étouffée, dont la source était introuvable et qui répétait ''Aho... Aho... et parfois : Ahom !'' et puis soudain c'est son prénom qu'il entend ''Jimmy ! Jimmy !'' crié par sa mère. Et soudain une bouche immense apparaît, des lèvres épaisses, grasses, visqueuses, répugnantes, des dents pointues, jaunes, des chicots... et cette bouche répétait (Aho... Ahom...''. Mais autour de cette bouche il y a un visage, indistinct, un corps, indiscernable. La voix devient plus claire, elle répète en fait ''Blahom...''. Il discerne maintenant une moustache, un nez épaté et pustuleux, deux yeux petites, jaunes et verts, perçants, chargés d'une expression d'indicible cruauté. Un front étroit et fuyant surmonté d'épais cheveux, l'ensemble formait une tête énorme, le corps semblait monstrueux, bossu, avec des bras énormes pendant presque jusqu'à terre.

La bouche parle plus clairement :

- Blahom ! Je suis Blahom ! Tu vas apprendre à me connaître.

Et puis sa mère apparut, luttant contre une force invisible. Déjà Blahom l'a rattrapée, saisie, il la dévore vivante. Le spectacle le fait hurler de terreur, et s'éveiller.

Pour se rassurer il appelle sa mère, et celle-ci répond. Ouf !

Enfin il découvre Cockshill, des maisons en bois à l'exception de la mairie et du cinéma, un décor accueillant, sympathique. Jim était heureux d'être là. Visite chez le mécano pour réparer sa bagnole, celui-ci est peu communicatif, laisse entendre qu'il pourrait ne pas s'éterniser dans le coin. L’hôtel enfin, tenu par Arthur Bribsdale, Irlandais comme Heckburne, enchanté d'avoir un journaliste de Winnipeg comme client, un peu moins en apprenant la raison de la visite de Jim. Dès sa première sortie Hoggins remarque que les gens le regardent rapidement puis détournent les yeux. La buraliste ne lui répond pas, les visages sont aussi fermés que les maisons. Il ne put discuter qu'avec un homme qui l'interpela, un routier venu chercher du bois qui ne put lui donner aucune explication. Le plus étrange fut quand il vit sortir les enfants de l'école, pas de cri, de course, les gosses étaient silencieux, raides comme de petits somnambules.

Le bar pourrait être un poste d'observation efficace, même les joueurs de cartes paraissaient se forcer à blaguer, jusqu'à ce qu'il soit invité à rejoindre la table. Ce fut l'occasion de faire quelques connaissance, surtout avec un ancien trappeur, Joë Grey qui parut soulagé quand Jim lui avoua qu'il ne faisait que passer et lui confia de lui-même que les gens avaient peur et que cela valait pour lui aussi sans qu'il put expliquer de quoi.

La nuit suivante fut idéale, dix heures de sommeil, le journaliste était en pleine forme et bien décidé à mener sa tâche à bien. Pourquoi ne pas aller interroger le pasteur ? Il fut surpris de la jeunesse de celui-ci, 25 ou 26 ans, respirant la gentillesse et la bonté, son regard bleu était direct, doux et rêver.

Malheureusement il ne put rien dire qui put aider Jim sauf que ses ouailles ayant quitté les lieux ne ressentent plus de peur. L'instituteur ne fut pas d'une grande aide non plus, d'autant qu'il préparait ses bagages quand il reçut le reporter. De toutes façons les élèves ne peuvent rien apprendre, ils sont trop préoccupés.

Reste le médecin. Il ne fut pas étonné de cette visite, c'est lui qui avait alerté le correspondant du journal à Fort Lacorne. Lui aussi a peur, est malade, mais il veut savoir, comprendre, et surtout, trouver une solution.

Le mystère s'épaissit.

Jim, journaliste, doit rédiger son papier, rendre compte de ce qui se passe, et qu'il n'en sache encore rien ne peut l'en empêcher.

L'ambiance n'empêche pas que le couple Moore célèbre ses noces d'or. Le moment devrait être festif, il n'en sera rien. L'épouse, montrant son époux du doigt, l'accuse d'être responsable de tout ce qui arrive aux villageois et demande qu'on le tue avant qu'il soit trop tard.

Le banquet sera un échec, mais est-ce utile de le dire.

Au cœur de l'inquiétude un rayon de lumière peut surgir, et être d'autant plus intense. Pour se distraire Jim s'essaiera au Kayak, occasion d'une rencontre avec une jeune femme, Edith Gibson, son père était le plus important négociant en fourrure de la région. Ayant fait ses études loin de Cockshill elle avait un portait un regard distancié sur ce qui s'y passait.

Le soir suivant Jim s'endormit dans la joie.

Le réveil fut différent, Blahom revint, plus inquiétant, plus terrifiant, plus monstrueux.

Au courrier de midi il aura la réponse de son rédacteur en chef, l'acceptation de son article et la mission de rester sur place le temps nécessaire. Article en question qui attirera l'attention du ''Herald'', Bob Smith, journaliste plus côté que Jim, venu se rendre compte, l'air dubitatif sur ce qui se passait et qu'il prenait pour un épisode de folie collective ''médiévale''. Il découvrira vite que la réalité était plus épouvantable.

Méfiez-vous si vous lisez ce roman, pour en connaître la fin, que Blahom ne vienne vous rendre visite à votre tour.

 

 

 

 

 

Un Angoisse digne de ce nom par un des meilleurs auteur de la collection.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 07:06

Lee Chang-Rae – 2001 - traduction de Jean Pavans – Éditions de l'Olivier

 

Franklin Hata s'occupe depuis trente ans de son magasin de matériel médical dans la ville de Bedley Run et envisage non sans satisfaction la retraite qui vient, une retraite bien méritée dans la belle villa qu'il a acquise après une vie dédiée à son travail.

 

Tout serait parfait si une ombre ne se posait sur ce tableau. Il se souvient de Sunny, la jeune coréenne qu'il a adopté quand elle avait sept ans bien qu'il fut célibataire, se révoltant contre lui elle avait quitté la maison pour rejoindre une bande de voyous, lasse d'un père trop attentionné, étouffant avec ses ''valeurs'' d'un autre temps, d'un autre monde, fatiguée d'être polie, sage et bonne à l'école, comme elle se devait de l'être. L'exemple d'une intégration réussie qui n'était que l'ambition de son père adoptif et qu'elle ne reconnaissait pas pour sienne.

 

Tout avait été remis en cause pour Hata, lui dont la vie semblait posée sur des rails depuis son arrivée aux états-unis, se faisant passer pour un Japonais avant d'être naturalisé. C'était la faille qu'attendait son passé pour lui sauter au visage, pour lui remémorer cette époque où il avait intégré l'armée japonaise comme officier de santé dans la région de Singapour, et ce drame qu'il aurait voulu enfouir à jamais. Cinq jeunes coréennes avaient été amenés pour servir de ''femmes de réconfort'' aux soldats. Leurs conditions de vie étaient lamentables et auraient fait pensé à celles de poulets en batterie ! Elles devaient ''travailler'' sur une espèce de planche dont la forme rappelait celle d'un couvercle de cercueil. Là, chacune recevait entre vingt et trente hommes par jour, les plus gradés commençaient... Certes, les premiers femmes à ainsi servir étaient des prostituées japonaise, mais elles avaient trop servies et avaient dues être remplacées.

(Jiro Kuro)Hata s'était épris de l'une d'elle, la préférée de son supérieur. Or il savait celui-ci, le capitaine Ono, particulièrement violent et prêt à tout pour assouvir ses pulsions. Celle-ci lui avoue qu'elle a deviné qu'il était coréen. Il va tenter de la sauver, mais n'obtiendra que le résultat inverse.

 

Les fantômes n'attendaient que cette opportunité afin de revenir le visiter, lui expliquer que fuir ne pouvait durer toujours et qu'il devait retrouver les ombres de son passé, comprendre que s'il s'était construit une vie de rigueur et de probité cela n'effaçait pas ce qu'il avait fait auparavant.

 

 

Lee Chang-rae, né en 1965, arrive trois ans plus tard aux états-unis avec sa famille. Après de brillantes études à Yale il devient analyste financier. Le décès de sa mère remet tout en cause et il décide de se consacrer à la littérature. Son premier roman, paru en 1995, Langue natale, attire l'attention sur une population qui jusque ici avait peu eu voix au chapitre, celle des émigrés qui ont fait des états-unis leur pays sans pour autant renier leurs origines.

 

Il s'est imposé avec Les sombres feux du passé, nous faisant partager la vie d'un vieil homme qui alors que sa vie touche à sa fin fait le bilan de celle-ci et voit le masque qu'il mit tant de soins à maintenir sur son visage se désagréger et le passé revenir lui faire face.

 

 

Lui reste à l'affronter, espérant sans doute, ainsi, trouver sa rédemption...

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 07:57

Henri Vernes – Dino Attanasio – 1960 – Marabout

Bob Morane et son ami Bill Ballantine ont bien mérité leur croisière après les aventures qu'ils viennent de vivre. Ensemble ils voguent à proximité de la Nouvelle Guinée. Alors qu'ils pêchent une espèce de missile rouge jaillit de l'eau et s'envole. Alors qu'ils ont manqués se faire renverser voilà qu'arrivent des navires militaires qui les encerclent, les arraisonnent et les font monter à bord. Ils sont fouillés et aussitôt considérés comme des espions et non comme des touristes.

Il est question du peloton d'exécution quand ils sont mis en prison. Morane essaie de garder la tête froide mais Ballantine est moins confiant, surtout quand ils sont conduit à l'extérieur... Introduit dans le bureau du major ils ne voient pas le visage de celui-ci et se présentent. Quand le militaire laisse entrer la lumière ils reconnaissent le Major Briggs, un vieil ami, qui s'amuse bien de les avoir inquiétés. Après un séjour à Aden il vient d'être nommé dans cette base secrète que Bob et Bill violèrent sans en avoir conscience. Connaissant les deux aventuriers en qui il a toute confiance il leur fait les honneurs de la base et leur présente l'oiseau de feu, le dernier né de la technique britannique, un engin terre-air-eau ; à la fois avion et sous marin, doté d'une paire de réacteurs et d'un armement atomiques, volant à 4000 km/h. Morale et Ballantine, pilotes eux-mêmes, ne peuvent refuser la proposition de participer à un essai d'une telle merveille. Le vol, et la plongée, se passent pour le mieux, tout est prêt pour l'essai de l'armement le lendemain.

 

Tout commence parfaitement, la cible est détruire, l'oiseau de feu retrouve ensuite les profondeurs. Mais une demie heure plus tard l'engin n'a pas retrouvé l'air libre, il ne répond pas. Quelque chose a dû se passer ! Une exploration sous-marine ne donne rien, l'appareil a disparu.

 

3 semaines se passent, par hasard Ballantine ''tombe'' sur un article relatant un nouveau méfait des ''écumeurs du Pacifique''. Cette fois ils auraient utilisé un engin inconnu, à la fois avion et sous-marin. Pas de doute se disent nos amis, il s'agit de l'Oiseau de Feu ! Ils ne remarquent pas qu'ils sont suivi alors qu'ils se rendent en taxi à l'Hôtel Pacific où les attend leur ami le professeur Clairambard. Mais celui-ci est porté disparu depuis huit jours. Le plus étrange est qu'un homme le lendemain est venu déposer une lettre destiné à un certain Morane. Celle-ci leur donne rendez-vous, s'ils veulent revoir leur ami vivant, au 40 rue du lotus d'argent.

Une invitation qu'ils ne peuvent refuser. Là il rencontre un homme qui leur donne un mot du professeur, histoire de prouver que celui-ci est toujours vivant et de ''convaincre'' les aventuriers de faire ce qu'on leur dit. Ils obtempèrent donc, confiant en ce que l'avenir leur sera favorable. Mais nous n'en doutons pas.

Ils se retrouvent sur une jonque, partis pour un voyage de plusieurs jours qui les conduit jusqu'à une île, puis dans un refuge sous-marin où ils retrouvent l'appareil volé, et volant.

Finalement leur ravisseur se présent : Dimitri Tchou, un tiers Bessarabien, deux tiers chinois, honorablement connu sous ce nom, moins sous celui de ''Requin Chinois'', chef des pirates de la région. Homme bien renseigné qui avait fait la connaissance de Crawford, pilote de l'Oiseau de Feu et joueur invétéré. Activités qui attirèrent l'attention du ''requin chinois'' qui le convainquit de lui livrer le nouvel appareil.

 

Tout se serait bien passé si le malheureux pilote n'avait eu une violence crise d'appendicite qui en finissant en péritonite eut raison de lui. À quoi bon disposer d'un tel appareil si personne ne peut l'utiliser, se dit M. Tchou. Mais il savait que deux personnes avaient profité d'un voyage à bord de l'Oiseau, connaissant ces individus et leurs compétences il les sut capable de remplacer le pilote manquant, d'où le rapt de Clairembart, la lettre, le voyage, et la présence de Bill et Bob en face du pirate. Difficile de refuser l'offre qui leur est faite sans risquer la vie du professeur. Du moins le temps de trouver une moyen de renverser la situation. Histoire de gagner du temps Morane demande un délai pour maîtriser l'appareil.

 

Les jours vont passer, Bob ne rencontre aucune difficulté, même un calmar géant ne fera pas le poids contre lui, et les canons auront raison du céphalopode. Mais voici qu'un autre problème se présente, les réacteurs montrent des signes de faiblesse, il faut atterrir, et vite ! Une île se présente, et tant pis si elle est habité par des papous cannibales. Et justement, ceux-ci vont intervenir, frapper Morane à la tête, si fort qu'il semblera mort...

 

L'est-il ? Le suspens est intenable, je sais, va-t-il se sortir de ce mauvais pas, sauver l'Oiseau de Feu, mettre fin aux activités du ''Requin Chinois'' ?

 

Bob Morane est un héros qui a bercé mon enfance. Cette histoire est à lire en gardant à l'esprit l'époque à laquelle elle a été écrite. Aucun appareil, officiellement, n'est capable de faire ce dont est capable l'Oiseau de Feu. Cela viendra peut-être. L'important est de se laisser prendre par les personnages, l'esprit aventureux de Morane et de son inséparable ami écossais.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 08:00

Science & Santé 1112

 

Même l'analyse d'images obtenues par résonances magnétique évolue. La start-up grenobloise Pixyl, issue de l'Inserm et d'Inria, et fondé par Michel Dojat, Florence Forbes et Senan Doyle, a conçu une solution informatique qui localise, identifie et quantifie, avec rapidité et précision, les lésions cérébrales, signes de maladies telles que sclérose en plaque, tumeurs cancéreuses, traumatismes crâniens et AVC.

Depuis sa création, il y a 40 ans, l'IRM a progressé. À l'époque, seuls des échantillons de petites tailles étaient visibles, aujourd'hui, en cinq minutes, des images du cerveau en 3D sont réalisables sans produit de contraste. Le problème était que les informations contenues dans les clichés n'étaient que partiellement exploités. Pixyl apporte la solution informatique en segmentant automatiquement, et rapidement, une image et en identifiant et étiquetant chaque pixel volumétrique (voxel).

Tout a commencé avec la rencontre de Florence Forbes et Michel Dojat. Ce dernier, ingénieur, travaillait sur l'imagerie médicale. En 2006 il découvre une publication de la première qui avait mis au point les techniques mathématiques pour détecter des objets fins, comme des lignes, dans des images qui n'avaient rien à voir avec le médical. Il prend donc contact avec elle pour les utiliser dans son domaine, notamment pour visualiser les sillons cérébraux dans les IRM. Deux ans plus tard ils sont rejoint par un jeune ingénieur en génie électronique et informatique, Senan Doyle, qui effectue son post-doctorat à Inria en collaboration avec le Grenoble Institut des Neurosciences (GIN). La thématique de ses recherches étant la segmentation des lésions cérébrales à partir des images IRM dans la sclérose en plaque et les AVC.

Résultat de recherche d'images pour "avc"

Une paire d'année passe encore et le trio participe à un essai dans le cadre du Programme hospitalier de recherche clinique Hermès. Cet essai vise à suivre l'évolution des lésions de patients victimes d'AVC. C'est l'opportunité pour eux de tester la première version de leur programme, ils l'amélioreront grâce aux retours des chercheurs.

L'intérêt de leur programme est flagrant aussi pensent-ils à le commercialiser. N'obtenant pas de réponse positives des fournisseurs d'IRM ils décident en 2011 de créer leur entreprise et intègrent l'incubateur Gravit, devenu depuis GIFT (Grenoble alpes Innovation Fast Track).

Leurs travaux avancent grâce aux infrastructures qui les entourent. Ils déposent la première version testée et validée de leur logicien à l'Agence pour la protection des programmes en 2014. en novembre de la même année ils gagnent le prix ''en émergence'' décerné par Bpifrance.

Les trois chercheurs déposent les statuts de Pixyl en mars 2015.

l'activité de la jeune entreprise est importante, son programme tourne dans le cadre d'un autre programme hospitalier de recherche clinique (OxyTC) piloté par Jean-François Payen qui travaille sur les lésions cérébrales suite à un traumatisme crânien. Les résultats permettront de valider le logiciel au niveau national sur ce type de lésion. Mais la jeune spin-off vise une commercialisation internationale et poursuit le développement de son logiciel qu'elle souhaiterait utiliser via le cloud afin de réduire encore le temps de traitement par image. L'objectif de Pixyl est d'améliorer le logiciel jusqu'à ce qu'il puisse effectuer des diagnostics en temps réel.

L'important, bien sûr, étant de n'en avoir jamais besoin !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 07:28

Science & santé 1112 

 

Le nombre de Français concernés par une maladie chronique est d'environ 15 millions, et certains sont concernés par plusieurs. La prise en charge s'avère complexe, additionner les traitements n'étant une solution qu'en apparence.

 

Une affection chronique fragilise un individu et le rend plus apte à en développer une autre. La qualité de vie en souffre par la survenue d'incapacités et de dépendances qui doivent être pris en charge avec les conséquences sociales que l'on connaît.

 

Nous l'avons vu, l'abus de médicaments est une mauvaise solution par le risque d'interactions, de contre-indications et de non-observance. Les généralistes sont en première ligne, fondant leurs prescriptions sur des recommandations édictées par les sociétés savantes ou les tutelles sanitaires comme le dit Pascal Clerc. Mais chacun de ces textes concerne une maladie précise, lorsque le patient est polypathologique les recommandations peuvent devenir difficiles parce que les médicaments préconisés pour chacune sont incompatibles. Optimiser les prescriptions est possible mais demande un travail d'équipe qu'un généraliste ne peut faire. La vision des affections d'un patient doit être globale, holistique et transversale, prenant en charge ses attentes et sa psychologie. Les alternatives non médicamenteuses doivent être mieux intégrées.

 

Il faut prendre en compte les composantes biopsychosociales du patient pour améliorer son pronostic, se pencher sur la multimorbidité plutôt que la polypathologie. Pour aider les praticiens à réaliser la transition, le réseau européen de recherche en médecine générale (EGPRN) a récemment déterminé des axes de travail. Nous avons listé 80 variables pour décrire les patients multimorbides : âge, maladie, niveau de revenu, contexte social... décrit Jean-Yves le Reste. L'idée du EGPRN serait d'intégrer ces paramètres aux logiciels d prescription afin que le médecin soit mis en garde selon le propre niveau de risque du patient. Une façon de faire le lien entre le risque statistique, et le risque individuel, et de permettre au médecin de prendre le recul nécessaire à son patient. 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 08:00

Science & santé 1112 

 

Ne revenons pas dessus, la réchauffement de la planète est une réalité. En 2012 la température globale moyenne était de 0,85° C supérieure à celle de 1880. les conséquences – fonte des glaces, montée des mers et changements climatiques – menacent non seulement la biodiversité mais aussi notre santé avec des effets qui pourraient devenir catastrophiques. L'OMS prévoit pour 2030 250 000 décès par ans dus principalement à la malnutrition, le paludisme, la diarrhée, le stress thermique...

La première certitude est l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur qui sont associés à une augmentation de l'exposition au rayonnement ultraviolet qui accélèrent le vieillissement de la peau, augmentent le risque de cancers de la peau, qui engendrent cataractes corticales et baisse de la vue causée par l'opacification du cristallin.

 

L'augmentation globale des température favorise l'évaporation qui devrait provoquer une augmentation des précipitations dans les régions humides, avec un risque d’inondations et de crus, notamment sur les sols très urbanisés. Elles favoriseraient glissement de terrains, coulées de boues et submersions côtières causées par la conjonction de tempêtes et de grandes marées. Le niveau de la mer est monté de 19 centimètres entre 1901 et 2010, elle pourrait atteindre 90 centimètres à la fin du siècle.

L'humidité résiduelle favorise le développement de moisissures qui peuvent déclencher des allergies respiratoires et exacerber d'autres maladies de l'appareil respiratoire, principalement l'asthme et la bronchopneumopathie. L'air même est affecté par le changement climatique, les températures élevées accroissent l'évaporation dans la basse atmosphère de solvants comme les carburants et d'autres composés organiques volatiles, précurseurs de la pollution à l'ozone et favorisant la formation de particules fines. De nombreuses fonctions chimiques se greffent sur ces composés qui, devenus moins volatils, se condensent en particules. La sécheresse multiplie les feux de forêts qui engendrent nombre d'aérosols dans l'atmosphère. Certains ont un diamètre assez petit pour pénétrer dans nos bronches avec le risque d'aggravation ou de déclenchement de maladies chroniques graves. La pollution dans son ensemble a d'ailleurs été déclarée cancérigène en octobre 2013 par le Centre international de recherche sur le cancer.

Résultat de recherche d'images pour "pollution"

À ce tableau il convient d'ajouter la croissance accrue des plantes et, conséquemment, la production de pollen qui deviennent plus allergisants, modifiés qu'ils sont par leur contact avec les polluants qui amoindrissent leur membrane externe. Certaines plantes profiteront de la température pour proliférer et envahir des territoires qu'elles n'avaient pu contaminer auparavant. Les plantes ne seraient pas seules à profiter de ces changements, les insectes en tireraient bénéfices également, surtout les pires. Le moustique tigre par exemple, vecteur de maladies longtemps limitées aux tropiques qui commencent à trouver un terrain favorable chez nous, avertissement d'une situation qui ne fera que s'aggraver.

Il reste possible d'agir, ou de se nourrir de l'illusion que c'est possible. Le pire n'est jamais sûr, du moins jusqu'à ce qu'il soit là et laisse devenir un avenir tel que ce présent n’apparaît pas si redoutable. Vivre autrement, consommer autrement, produire autrement...

Notre société vaut-elle d'être sauvée ? Notre espèce le mérite-t-elle, le désire-t-elle tout simplement ? La bêtise seule est-elle cause d'un comportement aussi toxique ?

 

Heureusement, je n'ai pas de réponses, si c'est votre cas...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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