Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:47

vit le jour le 10 juillet (belle date!) 1910 dans la province de Bình Định alors en Indochine Française dans une fratrie de 13 enfants et reçut une éducation secondaire à Saigon, ou Hanoï, les sources divergent sur ce point, pourquoi pas dans les deux ? Très tôt il se mit à écrire de la poésie et reçoit pour cela le Premier prix de Poésie aux Jeux Floraux d'Indochine en 1936 pour une série de textes, écrit en Français ''Une voie sur la voie'' montrant qu'il a subi à la fois l'influence du symbolisme de Mallarmé que celle des surréalistes, artistes souvent ignoré des poètes Vietnamiens de l'époque.

Il écrivit aussi une introduction à l’œuvre de Hàn Mc Tứ : Gái quê (1936) puis devint journaliste dans plusieurs quotidiens français à Bình Định, Huế et Saigon comme l'Impartial et la Gazette de Hue avant de partir pour la métropole en 1938 où il s'inscrivit à la Sorbonne sans pouvoir terminer son doctorat pour cause de Seconde 

Guerre Mondiale, ce qui est bonne excuse, et la mort de son directeur de thèse.

Par la suite il épousa une actrice allemande, dont il divorça, écrivit poèmes, romans et pièces jusqu'aux années 1970 où, alors que la guerre faisait rage dans son pays natal, il y retourna pour la première fois depuis son départ. Sur le conseil de son ami, le premier ministre Nord-Vietnamien Phạm Văn Đồng il finit par rentrer en France où il mourut le 27 avril 1992 à Créteil.

En 1961 il obtint le Grand prix du roman de l'Académie Française pour Perdre la demeure, roman sur la société japonaise, du Moyen-Âge à l'époque contemporaine, mais son œuvre majeure reste Des Femmes assises çà et làparu chez Gallimard, Collection Blanche le 21 08 1964 dans laquelle le narrateur, sans nom, est déchiré entre deux cultures ; deux mondes coexistent dans son esprit, le premier illustré par trois femmes françaises, l'autre par sa mère et ses devoirs envers celle-ci qui vient de lui envoyer du Vietnam un télégramme où elle écrivit ces simples mots : J'attends pour mourir.''

Un roman sur une déchirure impossible à gommer, sur un amour insaisissable et des réponses introuvables. Les certitudes rassurent ceux qui ignorent la vie.

Vous pouvez lire aussi : Frères de sang. Éditions du seuil, 1947 ; Les Yeux courroucés. Gallimard, 1958 ; Les contemporains. Gallimard, 1959.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:26

L'univers invisible (Hélène Perrin et Michal Rowan-Robinson)

Nos yeux ne voient pas tout, loin de là, aussi lorsque nous observons le ciel la nuit ne voyons nous qu'une infime partie de ce que contient l'Univers, principalement les étoiles de notre galaxies émettant la lumière visible entre 390 et 750 nanomètres. Les télescopes optiques nous permettent de voir plus loin mais ce sont les instruments explorant la partie invisible du spectre : les rayonnements infrarouges découverts en 1800 par l'astronome William Herschel mais accessibles seulement depuis les années 1960. Depuis la mise en orbite du télescope IRAS nous découvrons les petits corps en orbite autour de certaines étoiles, première étape pour la découverte d'exoplanètes. L'exploration infrarouge permet de débusquer les planètes massives à proximité de leurs étoiles, elle permet aussi d'observer la naissance et la mort des étoiles, elle nous permet de retracer la genèse de la formation des étoiles et des galaxies. L'expansion de l'Univers fait que la lumière émise par les galaxies s'éloignant subit un phénomène de rougissement, le redshift. La lumière émise il y a des milliards d'années nous apparaît décalée vers le rouge ou l'infrarouge.

Autre moyen d'explorer le cosmos, les télescopes radio et micro-ondes observant des rayonnements provenant des objets les plus froids comme le fond diffus cosmologique à 2,7 K (rayonnement fossile découvert par hasard en 1965 par Penzias et Wilson - Nobel de physique en 1978 – en cherchant à étalonner le bruit de fond généré par l'antenne et par l'atmosphère terrestre, empreinte de l'époque chaude et dense de l'Univers 380 000 ans après le Big Bang).

Mais la majorité des ondes est émise par rayonnement synchrotron, par de la matière accélérée, dans les quasars (trous noir supermassifs situés au centre des galaxies, les ondes étant produites par les électrons du gaz) et les pulsars (étoiles à neutrons dont la rotation module le rayonnement). Au Nouveau Mexique a été construit le Very Large Array comptant 27 antennes paraboliques orientables de 25 m de diamètre chacun disposées selon un Y avec deux branches de 21 km et un pied de 19 km. Les signaux sont combinés pour obtenir une image haute résolution.

D'autres ''yeux'' sont tournés vers l'Univers, le télescope Fermi par exemple. Lancé en juin 2008 traquant les rayons gamma émis par les objets célestes. Il étudie les trous noirs supermassifs mais aussi les pulsars, les éruptions solaires, les restes de supernovæ.

L'avenir promet d'être intéressant et riche de découvertes astronomiques. Hubble sera opérationnel jusqu'à 2018 puis être remplacé par le James Webb Space Telescope (JWST) produit de la collaboration entre la NASA et l'ESA. Ce dernier explorera le ciel dans l'infrarouge, étudiant la lumière des premières étoiles et galaxies ainsi que les systèmes exoplanétaire. Autre projet, toujours dans l'infrarouge, le SPICA, fils de l'union de l'Agence spatiale japonaise JAXA et de l'ESA sans oublier le radiotélescope terrestre ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimiter Array) installé dans le désert d'Atacama au Chili et composé de 60 antennes permettant de réaliser des observations dans les domaines millimétrique et sub-millimétrique, longueurs d'onde fournissant des informations sur les conditions chimiques et physiques régnant dans les nuages moléculaires, ces régions denses de gaz et de poussières où naissent les étoiles.

Et je n'oublie pas l'ATHENA, l'Advanced Telescope for High Energy Astrophysic possiblement mis en orbite en 2028... Autant dire que ce n'est pas encore fait. Tous ces projets se réaliseront-ils ? J'en doute un peu mais autant voir grand quand on veut explorer l'espace.

Le monde des sciences - les cahiers 2 (3/4)
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:08

L'intelligence (Clémence Gueidan et Linda Gottfredson)

Vous avez entendu parler de l'intelligence je suppose, que vous lisiez ce billet semble indiquer que vous n'en manquez pas... mais peut-être pas de la ''théorie des trois strates'' qui reconnaît une capacité générale unique G agrégeant un éventail d'aptitudes et de capacités spécifiques. Les grandes compétences sont l'intelligence fluide, l'intelligence cristallisée, la vitesse de traitement, les capacités de récupération en mémoire, la rapidité cognitive, la perception visuelle ou auditive générale, la mémoire et l'apprentissage ; les secondes sont au nombre de 64 et découlent en les spécialisant des précédentes.

Deux définitions de l'intelligence s'opposèrent au début du vingtième siècle : celle de Charles Spearman défendant l'idée d'un facteur général, G ; et celle de Louis Thurstone défendant sept ''aptitudes primaires'' incluant la compréhension verbale et la visualisation spatiale, celui-ci finit par concéder que ces aptitudes fondamentales émanaient de G alors que Spearman admit des aptitudes subsidiaires diverses complémentaires à G. Ainsi une solution mixte apparu qui s'imposa en 1993 lorsque John B. Carroll publia sa ''théorie des trois strates'' dominée par une aptitude unique et universelle, G surmontant huit aptitudes se subdivisant en 64 capacités spécifiques.

G

Facteur général

de l'intelligence

8 Grandes compétences

Intelligence fluide,

Intelligence cristallisée, vitesse

de traitement, capacités de

récupération en mémoire, rapidité

cognitive, perception visuelle générale,

perception auditive générale,

mémoire et apprentissage.

 

Compétences spécifiques

64 aptitudes compétences spécialisées,

chacune reliée à une grande compétence en particulier.

 

Mesurer ou quantifier l'intelligence est une ambition ancienne, en 1904 le psychologue Alfred Binet fut chargé par le ministre de l'éducation d'identifier les enfants susceptibles de rencontrer des difficultés afin de leur apporter le soutien nécessaire. 30 questions permettaient de comparer les performances d'un enfant en regard de celles de sa classe d'âge. Ces tests de QI connurent un grand succès au niveau scolaire, à l'armée ou dans le monde de l'entreprise.

Reste que l'intelligence ne peut être dissociée de son support : le cerveau, ainsi l'aptitude à apprendre et à raisonner augmente rapidement durant la jeunesse, atteint son apogée chez le jeune adulte puis décline lentement avant de chuter peu avant la mort. Certaines aptitudes résistant mieux que d'autres à cette diminution.

Les moyens les plus efficaces pour lutter contre le déclin cognitif restant de ne pas fumer, de boire peu, de faire du sport et d'éviter, autant que possible, les blessures à la tête. N'importe qui d'intelligent suivant ces préceptes naturellement.

Saviez-vous que la taille globale du cerveau par rapport au corps est corrélée avec le QI, que l'intelligence implique l'intégration de sensations et d'informations, que l'expérience et l'apprentissage augmentent la taille d'une aire cérébrale spécifique, un QI élevé est associé à une grande vitesse de traitement mentale de même que le volume du cortex, la matière grise du cerveau et le volume des fibres reliant les deux hémisphères.

Mais allez-vous me demandez : Qu'est-ce que l'intelligence ? Question difficile dans une société qui prônant l'égalité, un des mythes fondateurs de celle-ci, l'idée que certains soient plus intelligents que d'autres est difficile à supporter, par ceux qui le sont moins, les tenants de l'égalité en question, l'immense majorité donc !

Autre question, les différences de G sont-elles présentes dès la naissance ou pouvons nous augmenter l'intelligence d'un individu dans un environnement favorable ? Le moyen de déterminer l'influence du contexte est d'étudier de vrais jumeaux élevés par des familles différentes. Nombre d'études montrent que l'influence de la génétique augmente avec l'âge, elle est inférieure à 30% avant l'âge scolaire mais atteint 80% chez les adultes occidentaux. Le QI d'un adulte sera le même peu importe l'endroit où il aura grandi à moins que ce milieu n'ait été particulièrement hostile. Les capacités cognitives influencent le choix de tâches exigeantes lui permettant de renforcer ses capacités. Rien ne permet, semble-t-il, d'augmenter G mais une éducation attentive pour aider tous les enfants à optimiser leurs compétences.

La caféine et la nicotine augmentent la concentration sur de courtes périodes ainsi que certains médicaments conçus pour compenser certains troubles, il n'existe pas de remède qui augmenteraient nos capacités. De même il n'existe pas d'aliments qui auraient cet effet sinon indirectement dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

Trop tard !

Le monde des sciences - les cahiers 2 (2/4)
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 07:51

L'énergie réinventée (Anil Ananthaswamy et Michael Le Page)

Chacun sait que l'énergie est le principal problème qui se pose en ce vingt-et-unième siècle commençant. Les vertes sont à la mode, au moins médiatiquement, comme leur nom l'indique, elles ne sont pas mures ! En réalité la difficulté principale, avant la production, est l'utilisation de l'énergie dont une faible partie seulement est employée pour son usage prévu, le reste étant une perte sous forme de chaleur participant au réchauffement climatique. Ce gaspillage pourrait d'ici à 2300 provoquer une augmentation de la température de 3°C mais de 0,4 à 0;9°C vers 2100.

Le seul moyen de ne pas accroître ce réchauffement c'est d'utiliser l'énergie solaire, tout celle restant produite sur Terre ira dans le mauvais sens.

Les éoliennes paraissent une bonne solution mais affectent aussi le climat local en augmentant la température la nuit alors qu'elles l'abaissent le jour.

Autre effet de l'activité humaine : la vitesse du vent sur les océans est en augmentation alors que celle sur l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord s'est réduite. Une part importante de cette modification viendrait de l'utilisation des terres, la végétation et les bâtiments rendant le terrain plus rugueux. L'utilisation des éoliennes pourrait modifier le climat à partir d'une certaine quantité d'énergie. Si toute l'énergie de ce type était utilisée les effets pourraient être comparable à ceux du CO2. Il semble donc que la captation de l'énergie solaire soit la solution, il n'en est rien, des panneaux solaires sombres sur une surface claire comme un désert de sable réchaufferait l'air en affectant les courants dans un rayon de 300 kilomètres.

Le comble est que lutter contre une pollution en engendre d'autres, espérons que l'inventivité humaine permette de contenir ces dernières.

La meilleure solution est donc de récupérer le maximum d'énergie gaspillée dans l'air par l'édification de pompes à chaleur où leur forme plus élaborée : les réfrigérateurs à absorptions. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche pour les neurones de beaucoup d'ingénieurs.

Saviez-vous que la capitale la plus froide du monde est celle de la Mongolie : Oulan-Bator. -2,4°C de moyenne ! ce qui ne l'empêche pas de connaître des étés caniculaires que la pollution aggrave encore. La solution trouvée, et devant être vérifiée, est de forer des trous sur 30 hectares au nord de la ville qui se rempliraient d'eau laquelle gèlerait en hier pour fondre lentement et approvisionner les rivières locales, irriguer les sols et refroidir le vent soufflant sur la ville.

Un projet qui demande à être mené à son terme pour juger de son efficacité. Il souligne aussi la toxicité des villes due aux matériaux de constructions comme la brique ou l'ardoise qui absorbent la chaleur du soleil le jour et la relâchent la nuit sans omettre l'air climatisé et l'utilisation abusive de l'automobile laquelle aurait une influence sur les précipitations, les particules fines rejetées par les véhicules altérant la formation de la pluie dans les nuages.

Si vous voulez en savoir plus plongez-vous la lecture de cette revue, je n'ai pas l'énergie nécessaire pour vous en dire plus sur ce sujet, en particulier les risques de mortalité, l'emploi de l'énergie des volcans ou les véhicules électriques...

Le monde des sciences - les cahiers 2 (1/4)
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:58

Après de nombreux incidents aux conséquences dévastatrices un projet de loi visant à recenser tous les super humains va être présenté au Congrès. Ceux-ci une fois enregistré seront enrôlés par le SHIELD et soumis à l'autorité de l'état américain qui créer une brigade de super héros dans chacun des cinquante états dont il pourra disposer à sa guise.

Tony Stark (Iron Man) est averti de ce projet et demande à ses amis de le soutenir. Il est soutenu principalement par Mr Fantastique et Spider Man qui le considère comme son mentor depuis certains événements qu'il est inutile de rappeler ici, l'autre camp étant dirigé par Captain America.

Pour une émission de télévision de jeunes héros, les New Warriors se retrouvent confronté à Nitro, un méchant de chez méchant, doté d'un pouvoir explosif comme l'indique son pseudo.

Le résultat fera des centaines de victimes de la ville de Stamford dont soixante enfants, un seul des New Warriors survivra : Speedball. L'événement monté en épingle fera pencher la balance du peuple en faveur du recensement.

Une opposition en 7 volumes plus des dizaines d’interactions mettant en scène des personnages différents éclairant la situation sous divers angles et produisant une des sagas les plus ambitieuses de l'histoire de la bédé mettant en scène la manipulation médiatique, le courage des uns, la lâcheté des autres, le goût du pouvoir de certains, la marche implacable d'un impérialisme capable de tout pour s'imposer. Bref, rien de bien nouveau sous le soleil, la nature est toujours en marche.

Les amis vont se dresser les uns contre les autres, opposer leur conviction, leur certitude, douter d'eux-mêmes, des autres, changer de camp quand ils se rendront compte de leur erreur. Que les ''gentils'' engagent des méchants, et que les ''méchants'' se retrouvent enfermés dans une prison en plein cœur de la zone négative.

Certains refuseront de choisir, la Chose qui part pour la France, le Dr Strange qui jeune pour trouver la meilleure solution. D'autres se disent qu'ils pourraient profiter de la situation.

Finalement Captain America conscient de la situation et de la catastrophe qui s'annonce décidera de se rendre...

Un projet sponsorisé par la NSA.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 06:31

Gunnm (manga) connut une fin soudaine, Yukito Kishiro fut contraint de suspendre son travail, plus tard pourtant il décida de reprendre son œuvre, et son héroïne, Gally, dans une série qui n'est pas une suite, ni un remake, mais une espèce de continuité dans un cadre différent.

L'espèce humaine faillit ne pas survivre quand un météore frappa la Terre, l'unique chemin pour s'en sortir était d'envahir le cosmos !

Pour les habitants de notre planète d'origine la vie a changé, une couche nuageuse retient les rayons du soleil au point que beaucoup d'humains retrouvent leur animalité pour survivre. Quelques-uns pourtant se ressaisissent, s'organisent et retrouvent le savoir d'antan grâce à un ordinateur quantique nommé Merlin qui annonce la dissipation proche des nuages et l'accession des étoiles par l'espèce humaine. Grâce à lui ils y parviennent et créent mathusalyze, méthode à base de nanomachines permettant d'effacer le vieillissement. La mort est repoussée, les naissances sont superflues. L'espace devient accessible et la colonisation du système solaire est entamée avec la construction de l'échelle de Jacob, l'anneau orbital.

Le professeur Desty tendit à piège à Gally qui ne peut en réchapper, prétexte pour la reconstruire, en lui donnant un corps plus puissant que celui qu'elle possédait auparavant, l'Imaginos, construit à partir de sa lame de Damas.

L'avenir différera de ce qu'il avait imaginé...

Le premier souvenir de Gally est ce désert de rouille mêlé de sang alors que ses neurones commencent leur nouvelle danse du feu, neurones différent des autres par la présence d'une résine polymère qui en remplace la partie aqueuse dans les échanges osmotiques, constituant ainsi un antichoc cellulaire.

Après avoir attendu des siècles sur son tas d'ordures le mystère de ses origines persiste.

D'autres souvenirs reviennent, ces hommes dans le désert, son incapacité à marcher, et Erika qui vient l'aider alors qu'incapable de marcher elle allait se faire tirer dessus par un mercenaire. Elle s'appelait encore Yoko à l'époque. Elle veut retrouver sa maison, sa... mais où se trouve-t-elle désormais ?

GUNNM

C'est ainsi que commence le premier tome de Gunnm Last Order, l'histoire de Gally ressuscitée en quête de son histoire. Sa reconstruction cérébrale est complète, y compris les zones qui demeuraient inaccessibles. Elle est libre et va découvrir ce que cela veut dire.

 

18 tomes sont disponibles pour partager les aventures de Gally, mieux vaut que ce ne soit que sur le papier.

 

C'est ainsi que commence le premier tome de Gunnm Last Order, l'histoire de Gally ressuscitée en quête de son histoire. Sa reconstruction cérébrale est complète, y compris les zones qui demeuraient inaccessibles. Elle est libre et va découvrir ce que cela veut dire.

18 tomes sont disponibles pour partager les aventures de Gally, mieux vaut que ce ne soit que sur le papier.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:13

De 1909 à 1923 Franz Kafka tint un journal dans lequel il se livre comme il ne put le faire dans aucune autre œuvre trop préparée, pensée, écrite, alors que dans ces pages le fond s'impose hors des contraintes formelles de la littérature. Il y évoque ses découvertes, ses passions, ses rencontres aussi bien réelles qu'artistiques ; Goethe, Kleist, Dostoïevski, le théâtre yiddish méprisé par les juifs pragois ''assimilés'', ses correspondances, ses amours, le judaïsme et Prague qui était comme sa terre nourricière.

 

C'est dans ces pages qu'il explore, cherche, s'interroge et esquisse les textes à venir, il jette des idées dont certaines resteront infertiles alors que d'autres donneront naissance à une nouvelle, un roman, la plupart de ces productions ne trouvant jamais de point final. Une forme faussement cahotique et grouillant de tentatives, d'espoirs et de fausses pistes, une forêt dont seulement quelques arbres accéderont à la lumière de la postérité.

Il y cherche le sens de la vie, son utilité, tout en comprenant bien le premier et l'illusion de la seconde. La maladie qui se déclare comme l'amante qu'il attendait, la seule qui puisse le comprendre. Ces pages sont le miroir dans lequel il se cherche, et, souvent, se devine tout en redoutant ce qu'il entrevoit. J'ai à peine quelque chose de commun avec moi-même ! ''Je est un autre'' avait écrit Rimbaud, les grands esprits se retrouvent sur l'essentiel. Une main pour écarter le désespoir causé par sa lucidité, l'autre pour raconter ce qu'il voit. (Avec un clavier ce serait plus difficile !) le désespoir n'est pas l'ennemi qu'il semble être, c'est l'ombre indissociable de qui se sentant mortel peut se deviner vivant, c'est l'encrier dans lequel la plume plonge pour en extraire cette noirceur sans laquelle l'existence semblerait celle d'un fantôme heureux, animal bêlant promis au neant, le sort commun des mortels.

Il parle de ses amis, de ses expériences, de ses émotions, de son quotidien, toutes choses tellement simples mais qui sont la réalité de chaque vie. Il imbrique l'art et l'ar(t)éalité, se laissant aller, libre comme il ne pouvait l'être ailleurs, il parle de son corps, des efforts que demande l'écriture et que le non pratiquant ignore. C'est une religion au vrai sens du mot, qui nous relie les uns aux autres, mais pas à tous.

Alors tentez l'expérience, lisez une page, une autre, c'est l'oeuvre découverte par dessus l'épaule de son auteur que vous découvrez en même temps que sa vie et les relations entre l'une et l'autre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:33

Yves Coppens nous parle de paléontologie depuis longtemps,il a su nous la rendre accessible et nous donner l'impression que nous pouvions la comprendre simplement, ce n'est évidemment pas le cas tant elle est vaste, complexe et se présente sous de nombreux aspects faisant même appel à diverses sciences pour nous donner une image de plus en plus précise, ou de moins en moins floue, de nos ancêtres, en lignes directes ou par les branches collatérales qui donnent ce que nous appelons un arbre généalogique.

De fait, pour être précis, si nous regardons clairement derrière nous c'est une cohorte de squelettes, d'ombres et de fantômes que nous découvrons, nous sommes la continuité d'une pyramide de cadavres et ne tarderons pas à la rejoindre non sans, pour beaucoup d'entre-nous, avoir participé à sa continuation.

Mais la question n'est pas là et Coppens évoque ses débuts scolaires puis scientifiques, son goût pour l'écriture et son envie de faire partager son savoir à travers des livres et des pré, et post, faces que l'auteur nous présente ici, histoire de survoler son œuvre.

Qui est-on ? D'où vient-on ? Où va-t-on ? La science répond que l'homme fait partie de l'histoire de la vie, que l'histoire de la vie fait partie de l'histoire de la Terre, que l'histoire de la Terre fait partie de l'histoire de l'univers. Tant de mythes d'origines tentent de répondre à ces questions fondamentales que la science essaient de traduire en lui utilisant pour remonter jusqu'à la vérité.

Celle-ci est-elle difficile à trouver ou à accepter, le carcan mythologique semble d'autant plus lourd qu'il semble possible de l'alléger.

Impossible de faire l'impasse sur l'évolution de la vie, ses multiples formes et le chemin qu'elle a suivi pour arriver jusqu'à nous depuis qu'un de nos ancêtres eut l'idée saugrenue, ou l'obligation vitale, de sortir de l'eau. Regardons-nous dans une glace et demandons-nous si cela en valait la peine. Impossible d'éviter de narrer les principes du métier, les fouilles, les enquêtes, et, parfois, la joie d'une découverte rajoutant une pièce à un puzzle dont la taille reste à définir.

La paléontologie et la préhistoire retracent l'histoire de l'homme, elles ont donc le devoir scientifique et philosophie grave (pourquoi?) de démontrer ses racines animales, de prouver son cousinage avec les grands singes, de démontrer son origine unique, tropicale et africaine, de montrer la logique de son déploiement progressif à travers le monde et d'expliquer comment conscience et connaissance ont peu à peu donné à ce drôle de petit mammifère des traits comportementaux que l'on n'avait pas encore vu poindre le long des 4 milliards d'années d'histoire de la vie, et qui sont le livre arbitre et la liberté, la responsabilité et la dignité. Où comment l'auteur se croyant dégagé de croyances obsolètes les remplace par des mythes qui ne vaudront un jour pas mieux.

Parler du passé est une chose mais cela ne peut empêcher de regarder l'avenir et Coppens s'interroge sur l'homme posthistorique. Comme si ce mot voulait dire quelque chose. La fin de l'homme sera celle de son histoire pas celle de l'Histoire. En attendant l'auteur fait le lien, pour présenter un livre de Patrick Baudry, entre la conquête spatiale, balbutiante, et celle de la savane quand un des premiers hommes eut l'idée d'aller voir là-bas, plus loin, ailleurs.

Si l'on rapporte le temps mis à celui-ci pour, avec ses descendants, coloniser notre planète on peut penser qu'il est inutile d'être pressé, il faudra des siècles, et plus, à vos enfants pour envahir l'univers.

 

Autant dire que je ne le verrai pas, c'est triste !

Enfin, pas tant que ça !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:22

Traduit du vietnamien par Phan Huy Duong 

Hoài est une enfant, du moins elle l'était mais elle n'entend pas grandir alors que la puberté modifie son corps et envahie son esprit. Depuis sa naissance elle vit avec ses parents dans la demeure familiale où la vie se passe entre les cris, l'angoisse et deux frères qui vont prendre des directions divergentes, l'un se détournera de la loi, l'autre choisira le respect obsessionnelle des rites et habitudes, démarches pas si opposées qu'il y paraît. D'autres règles pour trouver une autre vie.

Où l'espérer en fermant les yeux assez fort pour ne pas voir qu'il n'en sera rien.

Elle regarde, observe et comprend quel chemin sa vie devra prendre si elle suit son cours normal ; des contraintes qui lui déplaise, des rails sur lesquels elle ne veut pas voyager voyant déjà les étapes qui l'attendent, que sa vie à peine commencée serait déjà terminée.

Elle a une sœur également, jumelle, dont la réaction sera différente, comme pour l'autoriser, elle, à refuser, non pas de vivre, mais d'avancer sur le chemin de la normalité. La vie s'écoule avec ses moments de calme et de désespoir, d'ambition et de refus, jusqu'à la naissance d'une nouvelle petite sœur qui vient bouleverser l'ordre des choses et apporter une sérénité nécessaire à la nouvelle venue.

Mais la Messagère de cristal n'était pas destinée à rester auprès de sa famille...

La vie doit-elle forcément se vivre, n'a-t-elle pas plus de saveur d'être regardée comme un spectacle, le rêve a-t-il moins de valeur que la banalité d'une existence prisonnière de rites immuables ? Elle observe les autres sans avoir envie de les rejoindre.

Pham Thi Hoai a commencé tôt mais dû attendre la tentative de démocratisation culturelle de mai 1988 pour être éditée. Elle est également traductrice.

 

Interview
« La guerre était là quand je suis né. Pendant 15 ans, je l’ai vue chaque jour. Pourtant, je n’étais pas une enfant malheureuse. Au Nord Vietnam, dans les années 60-70, je pensais que la guerre durerait toujours, comme les nuages dans le ciel. Mais en 1975, nous avons vu l’avancée des drapeaux rouges sur nos cartes d’école. Chaque jour, un élève plaçait un drapeau rouge sur une nouvelle ville prise au Sud Vietnam. Quand la reconquête fut finie, je pleurai, comme les autres mais pour moi c’était de peur : qu’allait-il se passer maintenant que la guerre était finie ? 

La première décennie après la guerre, on vit une poursuite du système de réglementation qui existait pendant, fondée sur la même rigueur idéologique. Dans le Sud, les gens étaient emprisonnés, les propriétés saisies et on assistait à des purges d’intellectuels. Une guerre éclata avec le Cambodge, puis la Chine et l’unification provoqua l’isolement international, la pauvreté et la répression. La politique d’ouverture n’arriva que plus tard et, en 1994, l’embargo américain fut levé. Aujourd’hui, pour beaucoup d’Américains, la guerre appartient au passé et on n’en parle plus que comme élément de comparaison avec d’autres conflits. Pourtant, au Vietnam, il n’est pas possible d’oublier cette guerre qui a tué quatre millions de personnes et répandu des quantités de produits chimiques. Elle a été une victoire totale pour le communisme, qui continue à utiliser cet argument pour rester au pouvoir 30 ans plus tard. Nos valeurs traditionnelles ont disparu et les plus nobles des aspirations du communisme ont été remplacées par la corruption, les conflits ethniques larvés, les atteintes aux Droits de l’homme et des inégalités sociales. Tout cela perdure et restera aussi évident que les nuages dans le ciel jusqu’à ce que les choses changent » (Sources Los Angeles Times).

La Messagère de cristal
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:02

Difficile d'échapper au poids de la tradition !

Miên habite le hameau de la montagne, au retour d'une journée en forêt elle remarque un attroupement. Elle s'approche et reconnaît Bôn, l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans plus tôt et censé être mort en héros de la libération communiste. Elle s'est remariée depuis avec Hoan un riche propriétaire, ensemble ils ont eu un enfant Bôn. Sa vie semblait avoir pris le chemin du bonheur...

Bôn va vouloir récupérer celle qui fut sa veuve, et qui aurait bien voulu le rester, laquelle est amoureuse de Hoan qui le lui rend bien. Mais lui aussi est amoureux, n'a-t-il pas survécu pour elle, en pensant à elle et au jour où il la retrouvait, ne fut-elle pas ce but qui toujours nourrit son 

désir de vivre, lui permettant de supporter les tourments

d'un raz-de-marée ?

Rien d'un vaudeville ici malgré ce qui pourrait ressembler à un ménage à trois, rien de drôle pour Miên déchirée entre son amour pour son nouvel époux et son devoir qui la ramène vers l'ancien, revenu d'entre les morts pour elle.

Un livre tout en finesse donc, s'arrêtant sur les caractères des personnages principaux définis par leurs interractions avec les autres mais aussi avec un environnement omniprésent par ses bruits, ses odeurs, ses saveurs. Un drame inévitable dans un environnement incontournable. 

Écrit comme coule un fleuve épousant les formes des natures humaines et géographiques mais que les volontés ne peuvent entraver pour s'imposer, porteur d'un passé dont nul ne peut se défaire.

Dans une traduction de Phan Huy Duong

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages