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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE EXTRATERRESTRE

Mais à quoi pourrait-elle ressembler (Olivier Lapirot)

 

Plus personne, ou presque, ne pense que les extraterrestres ressembleraient à de petits hommes verts. En partant de la vie sur notre planète et des conditions possibles sur d'autres planètes les exobiologistes se font une idée de leur possible apparence.

La science-fiction a souvent imaginée l'aspect des aliens, les scientifiques l'ont rarement tentés tant l'équation comporte d'inconnues. La vie dépend de la température, de la lumière, de la composition de l'atmosphère, de la pression, de la gravité...

Avec un seul exemple connu, la Terre, il est difficile pour la science de décrire une forme de vie hors d'elle tant les environnements planétaires sont différents.

Reste à exploiter la logique. Elle aurait dû d'abord prendre une forme microscopique pour donner naissance à des êtres complexes, multicellulaires, comparable à la faune et à la flore terrestres, et, pourquoi pas, à des être aussi ''évolués'' que nous.

Si cette vie s'était développée hors la chimie du carbone nous ne pourrions ni la concevoir ni l'imaginer, il est probable que nous ne la verrions même pas. Sommes nous donc voués à chercher une vie semblable à la nôtre ? Pas sûr, des spéculations restent possibles qui dégagent des principes généraux aboutissant les contours d'éventuels E.T. La gravité est présente sur toutes les planètes et dépend de leur masse. Elle limite lat aille des êtres vivants qui risqueraient de s'écrouler sous leur propre poids. Les êtres microscopiques devrait ressembler à une sphère. Constitués d'eau ils sont forcément sensibles au phénomène de tension superficielle : la surface de contact du liquide avec l'extérieur doit être minimale. Pourtant comme le fait remarquer Michel Viso, exobiologiste au CNES ''il n'y a pas d'adaptation macroscopique à une planète. On ne peut pas dire parce qu'une planète a une forte gravité que ses habitants ont de grandes jambes. Prenez les animaux des steppes africains. Vous trouvez des lions, des antilopes, des girafes, des éléphants : certains ont de petites pattes, courent vite, d'autres ont des pieds massifs. Et pourtant, ils habitent au même endroit. L'évolution d'une espèce dépend de phénomènes locaux, de son environnement et des autres espèces qui vivent autour d'elles''.

L'évolution semble être une loi applicable partout dans l'Univers. ''la caractéristique du vivant tel que nous la connaissons, c'est l'hérédité : la capacité d'une molécule à stocker de l'information, comme l'ADN, associée à un système de lecture et de réplication, rappelle Pierre-Henri Gouyon, biologiste au Muséum national d'histoire naturelle. Cela permet l'évolution et la sélection naturelle.'' Si des bactéries apparaissent sur une planète similaire à la Terre, rien ne s'oppose à ce que l'évolution se mette en place.

Parmi les adaptations susceptibles de réapparaître à chaque fois qu'une nouvelle forme de vie émerge, on trouve d'abord les systèmes sensoriels, qui permettent aux espèces de survivre. Le développement du système nerveux rend probable l'apparition d'un cerveau qui permettra de traiter l'information provenant des organes des sens de manière sophistiquée, avec des aires spécialisées. La logique voudrait que les organes sensoriels soient à proximité de l'organe qui les traite. Comme est plausible la présence d'un tuyau, avec une entrée et une sortie, pour absorber la nourriture et rejeter les déchets. La capacité de voler semble inévitable bien que les besoins énergétiques pour rester en l'air imposent de sévères contraintes sur la taille des animaux. Le vol offre un énorme avantage pour échapper aux prédateurs ou chercher sa nourriture. Paradoxalement le vol serait plus facile sur une planète avec une plus forte gravité que la Terre.

La vie marine devrait elle aussi répondre à des impératifs biophysiques, comme la symétrie bilatérale. Les amphibiens extraterrestres pourraient en revanche se différencier de nos poisons, se passer d'écailles, pour peu que l'évolution ait pris un autre chemin.

Reste la capacité à manipuler des objets, à construire des outils, conditions à l'émergence d'une civilisation. Bras, mains, pattes, tentacules, antennes... la science se perd en conjecture.

Ainsi en prenant la vie terrestre comme exemple, la science parvient à dessiner les contours d'une vie située ailleurs.

Reste à trouver un spécimen pour juger des ressemblances et des différences.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 09:00
La couronne de Golconde

Henri VernesGérald Forton – 1965 - Michel Deligne

 

Le paquebot ''Gange'' fend les eaux claires et bleues de l'Océan Indien de toute la puissance de ses diesels. Dans le salon des secondes une partie de poker acharnée a lieu. Hubert Jason gagne, normal pour un professionnel. Se trouvant sans adversaire il provoque Bob Morane qui passait par là et décide de lui donner une leçon. Un moment plus tard Morane a lessivé son adversaire, mais, trop beau joueur il lui propose un quitte ou double et fait semblant d'avoir perdu. Une jeune femme pourtant l'a remarqué et vient en faire compliment à Bob.

La couronne de Golconde

Un peu plus tard c'est lui qui surprend une conversation étrange entre Jason et un inconnu, il y est question de Miss Savadra Diamond, la jeune femme qui vint le voir sur le pont, dont il faudra ''tirer les vers du nez'', et du magot de Savadra Khan : la couronne de Golconde. Et d'un certain Monsieur Ming !

Chevaleresque il averti la jeune femme. Celle-ci décide alors de lui faire confiance et lui parle de son père, Savadra Khan, l'ancien Rajah de Phâli, de la mort de celui-ci dans des conditions étranges, de l'héritage qu'elle doit retrouver, les fameux trésors de Golconde dont la couronne est l'élément le plus important. Jason commandait la garde personnelle de Savadra avant d'être renvoyé, lui aussi connaissait l'existence du trésor et semble désirer s'en emparer.

Comment Bob pourrait-il laisser la jeune femme seule face à ses ennemis ! Seul problème, elle ne connait pas de Ming.

La couronne de Golconde

Pour assurer sa mission Morane joue les poivrots et espionne Jason, ainsi peut-il apercevoir M. Ming, vision impressionnante, même pour un aventurier comme lui. Savadra ne renonce pas pour autant et nos amis repartent pour le nord de l'Inde où les attend Dhumpa Raï dans son monastère.

La couronne de Golconde

Les difficultés commencent rapidement, le nouveau Rajah Singh les fait arrêter, qu'il soit le cousin de Savadra ne change rien. Ce dernier leur met le marché en main, leur liberté contre le secret du trésor. Devant leur refus il les fait jeter au cachot, pensant qu'un peu de fraîcheur sera favorable à leur réflexion. Pour être plus convaincant il leur montre une ouverture dans le mur par où passeraient des crocodiles si certaines vannes étaient ouvertes.

De l'eau commence à couler...

La couronne de Golconde

Quelques minutes plus tard ce sont les sauriens qui apparaissent, Morane doit avertir Singh qu'il est prêt à parler quand un homme ouvre discrètement la grille de leur cellule, Bob jurerait qu'il s'agissait de Ming.

La couronne de Golconde

Libres Bob et Savadra remontent, trouvent le corps d'un garde, poignardé, quand un cri retentit, une longe plainte modulée, déchirante et lugubre. Ils trouvent d'autres cadavres, dont celui du Rajah. Dehors ils trouvent une voiture dont le moteur tourne. Il ne leur reste qu'à prendre la direction du monastère. Ils y trouvent Dhumpa Raï. La discussion commence quand résonne à nouveau le terrifiant cri. Dhumpa Raï les informe qu'il s'agit de l'appel des Dacoïts, secte qui sema la terreur dans le pays ; il connaît aussi Ming, Satan personnifié dont on dit qu'il aurait le moyen de prolonger son existence et ne serait autre que le Ming qui régna sur la Chine de 1368 à 1644.

La couronne de Golconde

Maintenant qu'il connaît le chemin Morane se propose d'aller seul, inutile de risquer la vie de la jeune femme. Il retrouve les reste de Savadra Khan et ainsi le secret de l'ouverture de la salle au trésor mais au moment où il y pénètre Ming surgit dans son dos en compagnie de Jason et de Dacoïts.

La couronne de Golconde

Ming ne compte pas lui laisser la vie sauve mais Bob parvient à s'échapper et à se perdre dans la jungle. Caché il voit passer Ming, seul, portant la couronne. Il le suit, le voit entrer dans un temple, s'approche encore mais heurte une statue qui en tombant attire l'attention de Ming qui vient vers lui, non pas pour l'attaquer mais pour le paralyser en l'hypnotisant.

Bob ne peut plus bouger, tout juste peut-il voir son ennemi s'approcher d'une statue de Civa, l'escalader, quand un bras de pierre armé d'un sabre s'abat et tranche la main de l'imprudent qui bascule au pied de Morane qui ne peut pas bouger alors que Ming se vide de son sang. Il force sa volonté et parvient à briser le joug hypnotique. Après quoi il fait un garrot pour arrêter l'hémorragie, puis utilise un tige d'acier rougie pour cautériser la plaie. Ming ne poussera pas le moindre gémissement pendant cette action.

La couronne de Golconde

Ming pour le remercier consent à ce qu'il reparte avec Savadra, et la couronne, sans risque d'être inquiété, pour cela il lui confie un pendentif lui assurant de passer devant ses Dacoïts. Quand il croise Jason celui-ci admet qu'il a, une fois encore, tirée la bonne carte.

 

Une aventure particulière pour Morane, il y fait la rencontre de celui qui sera son meilleure ennemi : Monsieur Ming, également connu sous le surnom de … mais nous en reparlerons bientôt !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 08:45
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 09:00

The Gangsters – Henry Lehrman – 1913 – 1 bobine

 

Roscoe est un Keystone cop, il est maladroit et stupide, une condition pour faire partie de cette unité, et affecté à un quartier où sévissent Spike (Fred Mace) et sa bande. Des petits criminels prêt à tout pour un mauvais coup. Roscoe pourtant veut bien faire, son métier est important pour lui, et l'uniforme à un prestige dont il entend se montrer à la hauteur.

Ce qui ne sera pas facile.

Après s'être battu avec Spike il connait une insupportable humiliation, en effet il se fait voler son pantalon, et, comble de la honte, doit rentrer en caleçon à la brigade.

Ils vont devoir prendre leur revanche, et Roscoe retrouver son pantalon, mais cela promet d'être difficile. Peu importe, l’honneur des Keystone Cops est en jeu et pour eux c'est le plus important.

Un muet bien sûr, et court, comme il s'en fabriquait beaucoup à l'époque, il vaut parce qu'il voit la première apparition de Roscoe Arbuckle, et accessoirement, de son neveu Al St. John, dans un film de la Keystone. Il n'y tient qu'un petit rôle, autant dire qu'il ne faut pas le rater, et à l'époque ne portait pas encore son surnom de Fatty.

 

Roscoe Arbuckle fut une des plus grandes vedettes de son époque et ''The Gangsters'' le premier qu'il fit alors qu'il venait d'entrer dans l'écurie de Mack Sennett. Très rapidement il prend du galon, gagne son surnom, lequel figurera dans les titres de ses films, et connaîtra un succès grandissant. En moins d'un an il tourne 45 films. Sa position confortée il demande la maîtrise de ses productions, limite ses prestations, en acceptant pourtant de tourner trois réalisations de Charlie Chaplin. Keystone va disparaître, être remplacé par la société Triangle, à laquelle succédera la Comique Corporation. Arbuckle obtient un salaire important, une part des bénéfices et le contrôle de ses films. Le premier sera Fatty boucher (à découvrir dimanche prochain). Par hasard il rencontre Buster Keaton qu’il connaît pour l'avoir vu au théâtre et lui propose de venir sur le tournage, et même de participer au film. Keaton considérera toujours Arbuckle comme son mentor. Pour la Comique, il tournera 22 films, avant de passer à la Paramount où il aura l'occasion de tourner des longs métrages.

Tout fonctionne à merveille, jusqu'à l'incident qui portera un coup, presque, fatal, à sa carrière.

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Publié par Lee Rony - dans Cinéma
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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 08:51

Impossible de laisser passer cette date sans rendre homme à René Goscinny. Non seulement son oeuvre est immense,  ses personnages aussi nombreux que ceux de Balzac mais son importance fut capitale également pour la reconnaissance du métier de scénariste. Alors que sans histoire il n'y aurait rien à dessiner.

Résultat de recherche d'images pour "goscinny"

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 08:55

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

La TERRE est-elle le seul modèle ? (Martin Koppe)

 

La recherche de planète où la vie serait apparu s'est fondé sur le modèle terrestre. La découverte de vies dans des environnements extrêmes élargit le champ des possibles.

Notre planète est-elle la seule, tel un oasis cosmique, où la vie aurait pu apparaître ? L'observation des autres planètes de notre système incite à répondre négativement tant elles semblent inhospitalières. Trop chaudes, comme Mercure, pour abriter de l'eau liquide, trop froides, comme Neptune, la géante de glace. Saturées en CO2, ou en acides délétères, comme Vénus...

 

Comment penser que la vie puisse naître sur un de ces mondes, ou sur un des autres observables. La Terre semble donc une exception, c'est pourquoi les astronomes explorent l'immensité galactique en cherchent des exoplanètes lui ressemblant.

Pourtant les environnements semblant impropres à la vie doivent-ils être exclus a priori ? Observons notre planète et nous verrons que la vie put s'installer dans des contextes longtemps considérés comme hostile. De la bactérie aux tardigrades, une foule d'organismes, dits extrêmophiles, défilent les limites de la vie que nous considérions comme définitives. Des formes de vie inattendues ont été observées adaptées aux pressions abyssales des fonds océaniques, d'autres survivent à la dessiccation dans les déserts les plus arides, ou fourmillent dans des milieux glacés.

La vie ne se cantonne donc pas aux conditions que nous jugeons indispensables sur Terre, de là à imaginer qu'il en aille de même sur d'autres planètes il n'y a qu'un pas, théorique pour l'instant, mais qui sait ce que nous réserve l'avenir. Se borner à des notions habituelles limiterait nos découvertes, il convient donc d'élargir notre regard, qui sait quelles formes de vies nous découvrirons.

Quelques notions à réviser :

La zone d'habitabilité. Notion délimitant la zone ayant les critères supposés nécessaires à l'apparition de la vie. Basée sur la masse, deux fois celle de la Terre), rocheuse, disposant d'une atmosphère convenable, située sur une orbite ni trop éloignée ni trop proche de l'étoile pour permettre la présence d'eau liquide. Cette notion est sujette à caution puisqu'en l'appliquant à la Terre, celle-ci se trouve à la limite de la zone convenable de notre système.

L'eau. Sa présence semble indispensable, mais sa qualité importe également. Sa capacité ''d'activité'', la part d'eau libre disponible pour participer à des réactions chimiques. La quantité est relative puisque des bactéries furent observées dans des gouttelettes enfermées dans des hydrocarbures. Or il en existe(rait) sur Titan. Reste à s'approcher assez près pour la voir.

Le carbone. Le couple eau-carbone qui a engendré la vie que nous connaissons. Le silicium fut imaginé capable de le remplacer puisqu'il est lui aussi capable de nouer 4 liaisons chimiques (tétravalence) permettant l'édification de molécules complexes. Ces liaisons, rigides, ne semblent pas présenter la souplesse indispensables aux réactions chimiques caractéristiques du vivant. Il en va de même pour le plomb, l'étain et le germanium, eux aussi tétravalents. Pour Michel Viso, exobiologiste au CNES ''Pour obtenir des réactions chimiques nombreuses, rapides et similaires, le carbone, l'hydrogène, l'azote, le souffre et le phosphore restent la meilleure option''.

Les milieux extrêmes. Lichens, champignons et bactéries ont, sur la Station spatiale internationale, été soumis à une grande variété d'environnements extraterrestres. La plupart ont été détruites mais des échantillons de lichen Xanthoria elegans ont survécu dans les conditions de l'orbite terrestre basse. Dans une simulation de l'atmosphère martienne ce sont des échantillons de Cryomyces antarcticus et de Cryomyces minteri qui restèrent intacts. Des échantillons de Bacillus subtilis et de Bacilus pumilus soumis aux conditions de la surface de Mars purent les supporter. Le Bacilius safensis se développe 60 % mieux à bord de l'ISS que sur la terre ferme. Des animaux arrivent aussi à résister à des conditions extraterrestres. Dans ce domaine les tardigrades sont les meilleurs.

Ces invertébrés de moins de 1 millimètre de long ont colonisé les endroits les plus improbables de la Terre. Ils supportent des température de -272 à 150° C, les UV, les radiations gamma... Ils disposent d'une faculté extraordinaire : l'anhydrobiose, la capacité de supporter le manque d'eau, pendant 20 ans. Ils survivent aussi à la congélation ! Des formes de vie animale pourraient-elles apparaître sur des planètes très chaudes ou très froides ? Pas sûr, les conditions pour qu'une forme de vie apparaissent peuvent différer de celles dans lesquelles elle peut survivre. Pour autant la preuve est faite qu'il n'est pas impossible de retrouver une forme vivante dans un environnement hostile. Les chances d'en retrouver une augmentent donc.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 08:21

Le carillon déversa sa mélodie fine

Dans le silence ambiant, alors devant nos yeux,

Charlie Chaplin, le sang gorgé d'héroïne

Cherchait par la chimie un ailleurs plus heureux.

 

Par quel autre moyen effleurer son passé,

Revivre les instants emportés par le temps ?

Cette moderne magie dans la poudre enfermée

Demande un fort péage pour retrouver l'avant.

 

C'est ma spécialité de conter des histoires

Habitées par des elfes et des cacatoès,

Oiseaux miraculeux qui lorsque vient le soir

Peignent à coups d'illusions les remparts mort d’Éphèse.

 

Les mots sont le terrain du paradigmatique,

Où même l'impossible devient réalisable,

Avant que le charisme des sphinx énigmatiques

Réduisent vos espoirs en monticules de sable.

 

Regardez ce château, osselets d'ambitions,

Bâti sur l'horizon à chaque pas il s'enfuit,

En un bouquet de leurres aux épines d'illusions,

Il vous laisse avancer, dans le brouillard, vers lui.

 

Si vous croyez vraiment, mourra le désespoir,

Votre esprit foulera le sol marmoréen,

Entre les murs glacés vous apprendrez à voir.

Mirages et fantasmes seront cyclopéens !

 

L'ultime instant venu, la clé de l'agonie

Clôturera pour vous une durée trop brève,

Vous oublierez vos rêves, vos cauchemars aussi

Déclareront la trêve. Pour d'autres la relève.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 09:00

J'ai laissé le poison m'envahir peu à peu,

Paralyser mon bras, passant de la morsure

que m'avais infligé ce reptile de verre bleu

qui me tomba dessus du haut de ce vieux mur,

 

Ruine oubliée des hommes et encore plus du temps,

Où il s'engourdissait craignant que plus jamais

Ne vienne un visiteur pour lui offrir ce sang

Qui lui rendrait la vie jusqu'à l'éternité.

 

Connaissant sa présence, et ce qui m'attendait,

Je ne m'écartais pas du chemin m'amenant

Juste au-dessous de lui pour qu'il puisse tomber

Sur mon dos, me mordre et contaminer mon sang.

 

Les crochets se plantèrent en moi profondément

Et le froid m'envahit porté par le venin.

Je tombais sur le sol alors que le serpent

M'observais, si curieux du choix de mon destin.

 

J'étais là pour cela, connaissant la légende.

Que ces lieux oubliés avaient un habitant,

Un être prodigieux échappé de la lande,

Abrité par ces murs de granit et d'argent.

 

Combien d'autres avant moi firent le même pari,

Venant en espérant être mordue, survivre.

Car qui y parvenaient, à ce que l'on a dit,

Défiaient l'éternité à en devenir ivre.

 

Je vais bientôt savoir si mon corps va pourrir,

Rejoindre la poussière dont s'abreuve ce temple.

J'ai espéré, vécu, alors pourquoi mourir,

Et si vous qui m'entendez suiviez mon exemple ?

 

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 08:29

Toshio Tsuboi – 2013 – TBS – 10 épisodes

A.I. knows LOVE ?

21 heures plus tôt. Reiji Matsushima est un chercheur de renommé internationale, un physicien travaillant sur les ''trou de vers'' et un futur prix Nobel aux yeux de tous, il est aussi professeur et fait son cours devant un public peu attentif à ce qu'il dit, à ses équations, et même à ses blagues.

Homme d'habitudes il aime le pain offert par sa fiancée, Asahi, avec du lait, ainsi est-il sûr d'avoir une alimentation équilibrée. Il en profite pour suivre l'actualité sur son ordinateur et voit qu'un professeur a été assassiné, il affirme à Nanase, sa sœur, qui travaille avec lui qu'il est le suivant sur une liste qu'il lui montre. Son nom est le suivant, avec l'heure prévue de son décès.

A.I. knows LOVE ?

C'est la raison pour laquelle il appelle, et c'est la première fois, sa future épouse sur son lieu de travail. Puisqu'il doit mourir, dans 2 h 13, autant la prévenir, ce sera moins difficile. D'autant qu'elle devra y passer peu après. Asahi est dubitative mais il est affirmatif. Ce qui ne l'empêchera pas de la protéger.

Une blague de plus sûrement.

La preuve, il rappelle, sur son portable cette fois, évoque l'appel précédent, souhaite inviter sa fiancée à dîner dehors le soir même. Asahi ne se laisse pas prendre. Reiji ne connaît pas son numéro de portable, ensuite il ne mange jamais dehors.

Tout cela est bien étrange.

Dans son bureau du quartier général de la police de Tokyo, Isahi reçoit une liste d'assassinats qui circule sur le Net. Deux sont imminent. Mais il est policier, alors protéger Matsushima Reiji est une obligation.

Comme passe-temps Reiji met au point des programmes de shôgi, c'est ainsi qu'il fit connaissance de la championne, Ando Asahi, avec laquelle il se fiancera. Quand à la noce elle semble compromise.

Venue au bureau de Reiji Asahi n'y rencontre que Nanase, qui est inquiète à cause de la liste. Le savant lui est à l'aéroport où il a doit prendre un vol pour l'Inde. Il fait face à celle qui doit le tuer, sans paraître avoir peur, bien qu'il lui reste à peine 45' à vivre. Il espérait déjouer le futur mais son adversaire est futée. Et armée ! Elle tire et crible le chercheur de balles sans qu'autour d'eux quiconque semble remarquer quelque chose.

 

A.I. knows LOVE ?

Nanase et Asahi croient encore à une blague, jusqu'à ce qu'elles voient à la télévision l'annonce qu'un avion pour l'Inde s'est écrasé et qu'il n'y a aucun survivant. Quand le corps de Reiji est récupéré, son ADN analysé, le doute n'est plus permis. Asahi est sous le choc.

L'inspecteur Isaku Ashimo trouve cela bizarre, pourquoi Matsushima a-t-il prit l'avion à Narita sans avoir prévenu quiconque. Asahi pense pourtant qu'il n'est pas mort, elle sent sa présence, se souvient que Reiji n'abandonne jamais. Il va revenir. C'est sûr !

 

La maison est vide sans lui, elle se souvient de leur vie ensemble, du laboratoire qu'il y avait installé pour passer davantage de temps avec elle, et pouvoir la protéger. Épuisée elle s’endort et ne voit pas l'ordinateur s'allumer, installer puis lancer un programme. Une impression en 5D ! le résultat est une forme, un être, qui ressemble à Matsushima. Et sa première mission est de protéger Asahi.

A.I. knows LOVE ?
A.I. knows LOVE ?
A.I. knows LOVE ?
A.I. knows LOVE ?

Laquelle se promène, perdue dans ses pensées, sans voir Isaku qui la suit. Elle est la prochaine sur la liste et n'a plus que quelques minutes à vivre. Dans le métro elle s'approche du quai, elle regarde l'horloge, sait à quelle heure sa mort est prévue mais une force inconnue l'attire brusquement, elle semble passer sous la rame, et se retrouve face au ''nouveau'' Matsushima, en réalité l’Androïde ARXll – 13, surnommé Lloyd, qui lui explique qu'il a été commandé pour la sauver, ce qu'il vient de faire. Il lui explique que Reiji a été tué par un(e) autre androïde : Laplace, puis lui montre les images de l'exécution. Laplace n'a pas renoncé et Lloyd doit se battre pour remplir sa mission, bien qu'il soit un modèle dépassé. Le combat est violent, il passe au travers d'un toit, tombe sur un matelas, et des plumes pleuvent sur lui.

Les dégâts qu'il a subi semblent irréparables. Laplace revient finir son travail. Mais est interrompue par une autre intervenante.

Lloyd reprend du poil de la bête et peut revenir à son rôle de protecteur, tant pis si Laplace était là pour remettre le temps dans le droit chemin après que Matsushima l'ait modifié.

Pour Ando Asahi tout cela est incompréhensible. Son fiancé asbattu, des androïdes luttant, l'un pour la tuer, l'autre pour la sauver. La vie est trop difficile sans Reiji et avec tant d'interrogations. Comment Lloyd a-t-il pu arriver, du futur semble-t-il, qu'avait découvert Reiji qui lui ait permis d'interférer avec l'ordre des événements ? Le fiancé d'Asahi est mort mais son ''clone'' est-il voué à rester un androïde sans âme où pourrait-il évoluer, se rapprocher de son modèle ?

 

A.I. knows LOVE ?

À votre avis ! Mais je ne vous dis rien de plus. D'autant que je n'ai vu que le premier des dix épisodes. Un scénario un peu compliqué, mais ça change de ceux qui ne le sont pas assez et un duo d'acteurs charismatiques, surtout Shibasaki Kou.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:21

Pet Sematary - Stephen King – 1983 – Albin Michel

Louis Creed venait s'installer à Ludlow avec sa femme, Rachel, Eileen sa fille, et le chat de celle-ci, Winston Churchill, et Gage, le petit dernier. Le voyage de Chicago jusqu'à cette bourgade perdue du Maine avait duré 3 jours et la maison qui leur était promise était une bâtisse de style colonial avec 3 grandes pièces au rez-de-chaussée, 4 chambres à l'étage et une remise, le tout entouré d'une étendue de gazon. L'ensemble à la limites de terres appartenant à l'état du Maine.

Rachel et Eileen parurent ravie, Louis en soupira de joie. Après quoi elle joua à la balançoire, tomba et se mit à saigner. Gage suivit en se mettant à hurler, heureusement Louis était médecin, et pouvait affronter les risques encourus par un nourrisson. Il examina son fils et découvrit une protubérance au-dessus de sa nuque, ainsi qu'une petite créature velue que Eileen aperçut aussi, ce qu'elle crut l'autoriser à crier ''Une abeille !''

Venant de derrière lui Louis entendit une voie affirmer ''Y'a qu'à retirer le dard et frotter avec un peu de bicarbonate, et hop ! L'enflure s'en va''. Ces mots prononcés avec un telle accent qu'ils parurent une bouillie sonore pour le nouveau venu.

Louis Creed fit ainsi la connaissance de Judson Crandall. Rencontre opportune, le vieil homme était sympa et avait un jeu de clés laissé par les anciens propriétaires. Au passage Eileen l'interroge sur un chemin aperçu à la limite de la propriété.

L'installation se fait sans autres incidents. Le soir venu Louis laisse sa famille se coucher alors qu'il va voir son voisin, rien de mieux pour connaître les lieux. Judson sait tout sur tout et une seule chose lui déplait, la route qu'emprunte de nombreux camions de jour comme de nuit. Pour Louis, habitué au vacarme de Chicago le calme paraît extraordinaire.

Au passage Jud lui parla du sentier observé par la fille de Louis, il expliqua à ce dernier qu'il conduisait à un cimetière d'animaux. La route est impitoyable !

Une paire de bière ingérées Louis rentra chez lui, au moment de

se coucher il aperçut par la fenêtre la cigarette de son voisin. On dirait qu'il monte la garde, qu'il guette quelque chose.

Les semaines suivantes Louis fit connaissance avec l'université où il allait travailler, ce qui ne l'empêchait pas d'aller retrouver Jud presque chaque soir.

C'est la rentrée, chez les grands, pour Eileen. Ses parents étaient plus angoissés qu'elle mais elle rentra ravie.

Plus tard Louis s'en fut mettre le bébé au lit, le soleil de la fin d'après-midi éclairait l'escalier, parvenu au palier il ressentit d'un coup un pressentiment horrible et ténébreux et la chair de poule envahir ses bras et son dos. L'impression se dissipa et il sourit, conscient d'être tombé dans une espèce de trou psychologique, une perte de conscience brève dont les épileptiques ne sont pas seuls à souffrir. 

Bizarrement il lui revint une vision du ''hall d'exposition'' de son oncle Carl, l'entrepreneur de pompes funèbres.

Bientôt c'était Louis qui allait faire sa rentrée. Une après-midi Jud vint les voir et proposa à la petite fille de lui montrer le chemin qu'elle avait remarqué le jour de son arrivée. Un copain d'école, George Buck lui avait expliqué où il conduisait. Finalement toute la famille Creed suivit le vieil homme.

Le chemin leur permit de découvrir des paysages magnifiques, nimbés d'une impalpable brume d'or estivale. Trajet long, fatigant pour Louis qui portait Gage sur son dos, arrivés ils passèrent sous une espèce d'arcade constituée de vieilles planches abîmées au centre de laquelle une main malhabile avait écrit SIMETIERRE. L'inscrit était en partie effacée mais toujours lisible.

Ils découvrirent une clairière d'une quinzaine de mètres de diamètre, un périmètre de gazon couvert de petits monuments funéraires édifiés par des enfants. Les tombes formaient des cercles concentriques. Jud leur montra la tombe qu'adolescent il avait creusé pour son premier chien, Spot, décédé en 1914.

C'est Eileen la plus marquée par ce cimetière qui l'amène à s'interroger sur la mort en général et sur celle de Church en particulier, avec l'affirmation que ce chat est à elle, il n'est pas question qu'il disparaisse ! Rachel l'a remarqué et refuse qu'elle y retourne, elle aussi a mal supporté la visite et s'emporte à propos du malaise de sa fille pour dissimuler le sien !

La nuit suivante, incapable de trouver le sommeil, il ne put retenir ses souvenirs de défunts familiaux.

Enfin Louis peut prendre son poste de médecin chef de du centre de médecine de l'université d'Orono, la vie continuait, normale. Jusqu'à ce qu'un jeune homme soit amené à l'infirmerie avec un trou dans le crâne augurant mal de son avenir à court terme.

Pour comble de malchance l'ambulance était en panne !

Le blessé eut pourtant la force de murmurer quelques mots : Le Simetierre des animaux ! Louis est tétanisé par ces mots mais l'homme poursuit : Un cœur d'homme a un sol plus rocailleux encore, Louis. On y fait pousser ce qu'on peut... et on le soigne.

Le médecin est choqué cette fois que le mourant l'appelle par son prénom. Mais il était seul pour accompagner la victime, personne n'avait entendu ses ultimes paroles. Victor Pascow est mort, une jeune fille avec laquelle il faisait du jogging put donner son nom.

L'enquête conclut que Pascow avait franchi un carrefour protégé, une voiture l'avait heurté et projeté contre un arbre.

L'année commençait mal !

Au moins Rachel s'évertua-t-elle à lui faire passer un bon moment pour oublier l'incident. Louis s'endormit rapidement mais un bruit violent l'arracha au sommeil, il ouvrit les yeux et grâce à la lune aperçut dans l'encadrement de la porte Victor Pascow qui l'invita à faire un petit tour.

Bien sûr qu'il rêvait, alors autant jouer le jeu, et suivre le défunt. Jusqu'au Simetierre !

Victor y affirme à Louis qu'il est son ami et lui conseille de ne jamais passer le portail et que sa destruction ainsi que celle de ceux qu'il aimait était proche.

Quand il s'éveilla, réellement, Louis n'avait rien oublié.

Et ses pieds étaient couverts d'une croûte de boue séchée mêlée d'aiguilles de pin que Rachel ne doit pas voir.

SK prend son temps pour présenter personnages et environnements, histoire que nous nous familiarisons avec eux, ainsi pouvons-nous suivre les événements, dramatiques, qui vont se succéder et partager sentiments et effrois vécus par les uns et les autres.

Laissez-vous prendre par la main, le sentier est long mais vous verrez de beaux paysages, arrivé, observez les tombes, les noms, les dates, ensuite vous pourrez, ou non, continuer.

Qu'aurais-je fait si j'avais eu cette possibilité ? Je ne le saurais jamais, heureusement.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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