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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:00

Sébastien Marnier – 2016 - 103'

 

Constance squatte un appartement en attente d'être vendu mais se fait surprendre par l'agent immobilier qui vient le faire visiter à de futurs acheteurs. Elle fait vite ses valises, s'en va, ce n'est pas si grave...

Quoi que...

Agent immobilier était une opportunité de garder des clés pour se loger en attendant de trouver quelque chose d'autre. C'est que Constance a perdu son travail depuis quelques temps, pour avoir, affirme-t-elle refusée les avances de son patron.

Elle doit quitter Paris, retrouver sa ville natale, la maison de sa mère, hospitalisée depuis quelques temps, et qui, ainsi, lui donne une bonne raison d'être de retour. Pourtant le RSA est insuffisant pour elle, et ce n'est pas un amant rencontré dans un train qui peut la sortir de là. Non, la solution elle la connait, il lui suffit de retrouver le poste qu'elle occupait six ans plus tôt, avant qu'elle ne parte brusquement, pour un poste dans la capitale.

Elle rencontre Alain, son ancien chef, essaie de se présenter sous son meilleur jour, de rappeler ses qualités, ses compétences, sa motivation. Le marché reprend, il va avoir besoin de quelqu'un.

Mais justement, pour le poste qu'elle convoite il y a une jeune, et jolie concurrente. Constance pour mettre tous les atouts de son côté retrouvé Philippe, un ancien amant, lui rappelle combien ils s'entendaient bien, lui avoue qu'elle a besoin d'un travail, lui demande finalement d'intervenir pour soutenir sa candidature.

Ce qu'il veut bien faire, mais finalement le poste n'est pas proposé à Constance, Audrey, sa concurrente ayant acceptée de n'être payée qu'avec ses commissions, ce qui serait insuffisant pour elle.

 

Constance est curieuse, elle veut savoir qui est cette gamine qui ose lui voler son fauteuil, elle va pénétrer chez elle, fouiller sa maison, l'observer, la suivre, finalement entrer en contact, d'abord en se faisant passer pour une acheteuse potentielle, puis en la retrouvant dans un club de gym. Elles vont sympathiser, petit à petit Constance va pénétrer l'intimité de la jeune femme, lui parler de son petit ami, parti en Russie pour préparer l'ouverture de supermarchés. Elle insiste sur l'importance d'un premier amour, qu'elle devrait le rejoindre, elle ne va pas rester toute sa vie dans cette ville de province sans perspective.

 

Audrey hésite, doute, n'hésite pas à coucher avec Philippe. Ce qui blesse profondément Constance bien qu'elle n'en laisse rien paraître, plus encore quand sa nouvelle ''amie'' lui avoue que Philippe lui a proposé un CDI.

Tant pis pour son fiancé, et pour Constance qui va devoir être plus active si elle veut changer sa situation !

Portrait sobre et convaincant d'une femme qui n'a pas perdu qu'un travail à Paris mais aussi sa lucidité, qui voit le réel au travers de ce qu'elle veut être la réalité jusqu'à ne plus percevoir de celle-ci que son désir obsessionnel de retrouver ''sa'' place.

Marina Foïs sait ne pas en faire trop, un regard, une attitude, elle transmet son état d'esprit sans effet, presque sympathique par sa peur d'un avenir qui ne tient que par cet emploi. Une mention pour la jeune, et jolie, Joséphine Japy. Un premier film réussi.

 

Faites attention à qui voudrait votre place. Heureusement, personne ne peut vouloir la mienne.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 07:47
Piazza Navona (Rome)
Piazza Navona (Rome)
Piazza Navona (Rome)

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:45

DOSSIER pour la SCIENCE 92

 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Dans la tête de Néandertal

(Kate WONG)

 

L'homme moderne est-il en droit de se croire plus intelligent que celui de Néandertal. Anatomie, gènes et vestiges culturels apportent des éléments de réponse en éclairant la vie mentale de nos cousins européens disparus.

Entrons dans la grotte de Gorham, à Gibraltar, dont le climat et la situation unique ont toujours attiré des humains. Les chasseurs cueilleurs habitèrent là pendant des dizaines de milliers d'années. L'environnement leur fournissait les ressources alimentaires et il pouvaient consacrer leur temps libre à abattre corbeaux et aigles pour confectionner des coiffes avec leurs plumes. Parfois ils gravaient sur le sol des motifs géométriques dont le sens nous est encore inconnu. Ces groupes se comportaient comme des chasseurs cueilleurs homo-sapiens, en étant néandertaliens.

Ce comportement prouve-t-il que leur niveau intellectuel était au niveau des sapiens qui allaient les remplacer ? Anatomie et génétique indiquent que Néandertal avait des capacités cognitives inférieurs à sapiens, les indices archéologiques attestent d'un niveau culturel proche de l'homme moderne. À Bruniquel de mystérieuses structures composées de fragments de stalagmites agencés par des Néandertaliens, il y a 180 000 ans ont été découvertes.

L'imagerie populaire fait de Néandertal une brute, la paléogénétique nous a appris en 2010 qu'il partage des gènes avec nous ! Un avantage puisqu'il survécu à trois glaciations au cours desquelles la vie due être difficile.

Depuis sa découverte au début du XXème siècle, les paléoanthropologues sont divisés, certains le jugent inférieur cognitivement, d'autres l'estiment du même niveau. Ces opinions influent sur l'explication donnée à l'extinction de Néandertal alors qu'il vécu des centaines de milliers d'années. La comprendre éclairement ce qui distingua notre espèce des autres membres de la famille humaine et expliquerait son succès.

L'examen des empreintes à l'intérieur d'un crâne des circonvolutions du cortex permettent d'en déduire la forme de certaines aires cérébrales. Celui-ci ne démontra aucune différence majeure entre les cerveaux néandertaliens et sapiens. Le premier était un peu plus allongé vers l'arrière mais son volume était comparable au nôtre. Il était parfois plus gros, rappelle Ralph Holloway, de Columbia, il insiste sur le fait que les lobes frontaux, déterminants dans la résolution de problèmes, semblent avoir été identiques chez Néandertaliens et hommes modernes. Les moulages réalisés ne donnent néanmoins pas d'indication sur la structure interne des lobes.

D'autres études sur les fossiles montra des asymétries entre les membres ou des marques d'usure des dents suggérant qu'il existait autant de droitiers chez les Néandertaliens que chez les hommes modernes. Or la latéralisation est une caractéristique séparant sapiens et chimpanzés, elle implique une asymétrie cérébrale associés au langage, un trait essentiel de sapiens.

Des travaux sur la forme des crânes néandertaliens indiquent que son cerveau se développait différemment de celui de sapiens après la naissance. Est-ce la preuve de l'emprunt d'une autre voie évolutive ? Les capacités crâniennes d'ancêtres des néandertaliens, Homo heidelbergensis, âgés de 400 000 ans, étaient moindres que celles de leurs descendants. Il est plausible que le grand volume des cerveaux de Néandertal et de sapiens soit le résultat d'évolutions parallèles. Ainsi, de taille similaires, ceux-ci pourraient avoir été différents, par exemple au niveau de la connectivité des neurones.

 

L'analyse de certains gènes donne un aperçu de ces différences. La publication en 2010 du génome néandertalien permit aux péléogénéticiens de faire des comparaisons. Les gènes n'expliquent pas tout ! Il y a une différence entre le gène et son expression qui peut varier en fonction du contexte et se traduire par des différences cognitives. Des recherches sont conduites sur les porteurs actuels d'un petit pourcentage d'ADN néandertaliens.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:31

Bill Condon – 2015 – 105'

Tout commence dans un train, Mr Holmes qui revient du Japon et rentre chez lui, conseille à un enfant de ne pas tapoter la vitre, avant même que celui-ci passe à l'action. On ne se refait pas. Arrivé à la gare une voiture l'emmène vers sa destination, une grande maison dans laquelle il s'est installé pour sa retraite loin de l'agitation et des tentations londonienne. Il y entre en s'aidant de sa canne. Nous sommes en 1947, Mr Holmes n'est plus un jeune homme.

Sa première visite est pour les ruches, et pour constater que la population est en baisse pour cause de surabondance de décès. Dans l'escalier menant à son bureau il constate de la poussière de plâtre, signe que quelqu'un a visité son antre, sinon comment celui-ci aurait-il pu tomber ?

Il sort d'une boîte, rapportée de son voyage en Asie, un bonsaï, qu'il pose près de la fenêtre, puis ouvre un dossier en se souvenant du Dr Watson, parti trente ans plus tôt pour se marier.

Plus tard un médecin vient le visiter, lui poser quelques questions, s’intéresser à sa mémoire, qui ne semble plus aussi performante qu'elle le fut jadis.

Mr Holmes aime à s'occuper du fils de sa gouvernante, Roger, qui semble intelligent et tout disposé à prendre des leçons venant du détective. Il passe son temps à lire, se souvenir, faire quelques pas. Ses plus belles années sont derrière lui mais la proximité de la mort ne le trouble pas. N'a-t-il pas visité Hiroshima lors de son voyage ? Une expérience marquante pour lui qui vient d'un monde où l'électricité n'existait même pas. Maintenant il lui faut écrire un nom sur sa manche pour s'en souvenir.

Son frère est mort récemment, il dut retrouver la capitale anglaise pour récupérer ses affaires. L'opportunité pour lui de voir un film le montrant menant l'enquête, la dernière qu'il conduisit. Rencontre rare s'il en est.

Roger et sa maman allaient s'en aller, cette dernière ayant reçu une proposition d'hébergement par sa sœur, mais, fort opportunément, Sherlock fait un malaise, réduisant à néant cette opportunité. Temporairement, miss Munroe acceptant l'offre que sa sœur lui présenta. Qu'importe, Mr Holmes continue la rédaction de ses mémoires, particulièrement cette dernière affaire, et cette femme qu'il rencontra alors et la conclusion qui suivit le décès de celle-ci après qu'il lui eut trop clairement exprimé ce qu'il voyait d'elle : il était seul, et destiné à le rester.

Après cela Holmes s'installa dans cette petite maison et s'occupa de ses abeilles pour ne plus blesser quiconque.

Il n'est jamais trop tard pour faire la paix avec soi.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:42

싸우자 귀신아Park Joon-hwa – 2016 – tvN – 16 épisodes

Sympa de se promener dans la rue, cela permet d'assister à une course poursuite entre un voleur et des policiers, et de s'en mêler. C'est l'impression que cela peut donner mais Park Bong-pal ne courait pas après le voleur mais après le fantôme qu'il avait aperçu. Il dispose en effet du don de voir les spectres, et de les frapper, au moins les plus faibles. Pour chaque fantôme vaincu il empoche un million de wons.

Son objectif étant d'un milliard il n'est pas au bout de ses peines. Outre cette activité il est junior en économie et fait de son mieux pour rester à l'écart. Une habitude contractée enfant après qu'il ait assisté à la mort de sa mère poussée par une forme obscure sous les roues d'une voiture. Voir les fantômes pour un si jeune enfant est difficile, le cacher aux autres également !

Myung Chul est moine et pratique des cérémonies traditionnelles d'accompagnements des défunts, il exorcisait même les fantômes. Mais ses jours de gloire sont derrière lui, aujourd'hui il vivote et semble peu soucieux de l'image qu'il renvoie.

Dans l'université de Park existe un club de chasseurs de fantômes au succès si relatif qu'il est sur le point d'être expulsé de son local. Deux membres c'est peu. Pour attirer du monde Ils ont besoin de se médiatiser, pourquoi pas en chassant les fantômes du lycée pour filles Seoyi. Il y aurait eu six victimes. Ils filment leur expédition en direct, sous les yeux de Bong-pal qui les observe jusqu'à ce qu'il reçoive la visite de Myung Chul, la seule personne qui vienne le voir, qui connaisse son secret et vienne squatter chez lui. Pendant leur repas il reçoit un SMS lui demandant s'il est vraiment exorciste et s'il peut venir sur le champ au lycée Seoyi. Pour dix millions de wons il est rapidement sur place, lui qui n'en demandait que deux. Sur place il rencontre une jolie fantôme. Mais le physique ne l'arrête pas, il ne frappe pas sur une femme mais sur un spectre.

Mais celle-ci a du répondant et lui flanque une bonne rouste.

Kim Hyun-ji est morte depuis cinq ans sans savoir comment. Elle ne sait son nom que parce qu'il est sur l'uniforme de lycéenne qu'elle porte. Elle se demande aussi pourquoi elle est encore sur Terre.

Déçu de sa défaite Bong-pal interroge son ami moine sur les fantômes féminin. Il doit s'améliorer jusqu'à pouvoir affronter à nouveau son adversaire et pense en être capable.

Il se trompe.

Au cours du combat, alors que leurs lèvres s'effleurent, par hasard, la jeune fantôme voit un souvenir resurgir, sa mort, sur un passage pour piétons. Mais les chasseurs de fantômes sont là aussi et retrouvent Bong-pal qu'ils avaient essayé de recruter, en vain. Ils n'ont pas dit leur dernier mots, aucun doute pour eux, ce jeune homme leur est indispensable, il voit ce que les autres ne voient pas. Bong-pal et Hyun-ji vont associer leurs forces et vaincre le spectre du lycée. La jeune femme est sûr que Park peut l'aider à comprendre d'où elle vient aussi ne va-t-elle plus le lâcher et tenter de l'embrasser à nouveau. D'autres images de son passé pourraient lui revenir.

Ils vont s'entendre, se comprendre, s'apprécier, chacun a quelque chose à gagner dans cette association. Les personnages sont en place, avec la meilleure amie de Hyun-ji, la belle étudiante que Bong-pal regarde sans oser lui parler, et le vétérinaire trop cool pour être honnête. Pas le drama de l'année mais Kim So-hyun est une fantôme qui donnerait presque envie de mourir.

Presque !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:45

Horse Feathers – Norman Z McLeod – 1932 – 68'

 

Un Marx peut en cacher un autre, et même plusieurs. Si le premier laissa une œuvre à la postérité toxique, les seconds, à l'inverse, s'illustrèrent par des gags et des chansons, qui, certes, ont vieillis, mais qui permettent de retrouver l'état d'esprit de l'entre deux guerres ! Autant rire tant que c'était possible !

Cette fois les Marx se retrouvent en compétition pour épouser la même femme, à savoir Thelma Todd, ils auraient pu trouver pire. Tous sont très attirés par elle et manifestent les effets de leur libido de toutes les façons que la morale, de l'époque, permettait.

Le film oscille donc entre le vaudeville et le burlesque, le comique et le mauvais goût, le romantisme, suggéré, et la misogynie, assumée.

 

L'action se passe dans le Huxley college, laquelle accueille son nouveau président : Quincy Adams Wagstaff. L'ambition de celui-ci n'est pas d'améliorer le niveau de ses étudiants mais bien de mettre sur pied une équipe de football américain capable de battre celle de l'université rivale de Darwin. Pour cela son fils Frank veut engager deux champions. Nul ne s'étonne qu'à la suite d'un quiproquo l'équipe reçoivent le renfort de Harpo et Chico. Mais le meilleur moyen de triompher ne serait-il pas d'enlever les champions de l'équipe adverse ?

Qui l'emportera ? Heureusement ce ne sont pas toujours les meilleurs !

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:00

The Burning Court – John Dickson CARR – 1937

 

'' Il était une fois un homme habitant près d'un cimetière...'' et en effet, Edward Stevens habitait près d'un minuscule cimetière, à Despard Park.

 

Edward, à 32 ans, occupait un poste important chez Hérald et fils, éditeurs bien connu. Il louait un appartement en ville et possédait une villa à Crispen, aux portes de Philadelphie, où il allait le weekend. C'est justement là qu'il se rend, ce vendrdi soir, emportant dans sa serviette de cuir le manuscrit du nouveau recueil de Gaudan Cross consacré aux procès criminels célèbres.

Crispen était une communauté minuscule d'une demi-douzaine de maisons mais accueillait un bureau de postes, un droguiste, un salon de thé-patisserie.

Et un magasin de pompes funèbres !

L'unique raison justifiant l'existence de Crispen était Despard Park, propriété de la famille du même nom. Or, justement, le vieux Miles Despard, doyen de la famille était mort deux semaines plus tôt. Justement le neveu de celui-ci, Mark, était son patron.

Pour Edward les jours à venir devaient être consacrés à la lecture du manuscrit de Cross, ouvrage sur les empoisonneuses célèbres. Un auteur mystérieux qui pourtant exigeait qu'il y ait une photo de lui au dos de ses livres sans nul autre détail biographique.

Edward voudrait lire dans le train mais son esprit est attiré par Miles Despard, décédé à 56 ans alors qu'il en paraissait beaucoup plus. Il repensait à un détail, au moment de sa mort Miles tenait un morceau de ficelle comportant neuf petits nœuds à égale distance. Autre information surprenante, Mrs Henderson, cuisinière de son état affirmait avoir vue une femme ''en costume'' la nuit de la mort du vieux Miles. Pourtant depuis le début de sa maladie, une gastro-entérite, celui-ci avait manifesté le désir de rester seul, et fermait les trois portes de sa chambre pour n'être point dérangé.

Stevens a toujours aimé les mystères aussi est-il intéressé par cette mort et cette apparition improbable. Mais peu importe, il doit travailler, le manuscrit de Cross l'attend. Et en le lisant il commence par le proès de Marie d'Aubray, en 1681, qui fut jugée, et condamnée à mort, par la Chambre ardente ! Il découvre, glissée dans le manuscrit, la reproduction d'un portrait de la coupable.

Ce pourrait être celui de son épouse, qui porte le même nom !

 

Peu importe lui affirme son épouse quand il lui en parle. Edward est pourtant troublé. Alors qu'il revient de se laver les mains il constate que la photo a disparu ! Mais il n'a pas le temps de s'interroger, Mark sonne, accompagné du docteur Partington, et affirme à son employé, et ami, qu'il est convaincu que son oncle a été empoisonné. N'a-t-il pas découvert la veille, dans la chambre fatale, un chat empoisonné à l'arsenic ? Il veut que Edward et Partington l'aident à récupérer le corps en vue d'autopsie.

Aidés de Joe Henderson, l'homme à tout faire de Miles, ils pénètrent donc dans la crypte où se trouve le cercueil.

 

Ils s'en saisissent, l'ouvrent... et ne trouvent rien !

 

Nouveau mystère, la crypte était close, sans fenêtre, une lourde dalle fermant l'entrée qu'il était impossible de déplacer sans laisser de traces.

 

C'est Partington qui fait remarquer qu'ils se trouvent là devant une double énigme de chambre close. Tous cherchent la solution, et qui était cette femme costumée ? Et pourquoi pas Lucy, l'épouse de Mark, qui ce jour là participait à une soirée costumée ?

Le hasard faisant bien les choses, c'est à cet instant de leurs réflexions, que celle-ci arrive, avertie par un télégramme de l'ouverture de la crypte. Elle sera suivie d'Edith, la sœur de Mark, qui reçut le même courrier.

 

Le soir Edward constate que son épouse est partie, laissant un message lui disant qu'il ne doit pas s'inquiéter, et qu'il manque au livre de Cross le dernier chapitre, consacré à une Marie d'Aubray, celle-ci guillotinée en 1861...

 

D'autres personnages vont faire leur apparition, Ogden, le frère de Mark et Edith, le capitaine Franck Brennant de la police de Philadelphie. Celle-ci a reçu une lettre anonyme signalant que Despart a été assassiné, par une femme.

 

 

Cette fois la vraie police mène l'enquête. Que donnera cette dernière, c'est à vous de le lire. Je vous signale toutefois que ce roman est surtout connu pour son dénouement, ou, devrais-je dire : ses dénouements...

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 08:00

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Entretien avec Joël Fagot par Loïc Mangin)

L'intelligence est le fruit de multiples fonctions cognitives. Les différences entre l'homme et les autres primates peuvent refléter des variations subtiles au sein de ces briques élémentaires, sans rupture phylogénétique marquée.

Primates et intelligence. En cognition comparée on utilise le terme de cognition car ''l'intelligence'' est un terme souvent associé à la cognition humaine. S'il fallait définir l'intelligence, citons Alfred Binet : ''l'intelligence ? C’est ce que mesurent mes tests.'' ceux-ci sont spécifiquement conçus pour évaluer l'intelligence [la conne-ition] humaine.

Chez l'animal on a tendance à séparer perception, attention, raisonnement, mémoire... en sous-processus testés isolément, même s'ils sont liés, comme des ''briques'' cognitives. Subdiviser n'est pas renoncer à une vision globale. Le langage par exemple, souvent défini comme typiquement humain n'est possible que par des capacités particulières, perceptives, de mémorisation, articulation. Sous-mécanisme que l'on étudie isolément, en les comparant, chez les singes non anthropoïdes, les grands singes, et les humains.

Stratégie ayant permis l'émergence d'idées nouvelles sur l'évolution et les capacités afférentes au langage humain.

Ces études montrent que des compétences que l'on imaginait inaccessibles à certaines espèces ne le sont pas. Les singes non anthropoïdes, par exemple, ont des capacités de raisonnement par analogie alors que seuls les grands singes paraissaient en être dotés.

Prenons l'exemple du test de la reconnaissance dans un miroir que seuls les grands singes réussissent. Y échouer n'est pas la preuve de l'absence de conscience de soi.

Il semble que l'évolution cognitive serait linéaire. Les humains ont une culture cumulative, ils apprennent de leurs parents, de leurs enseignants... et ils manipulent les informations pour les utiliser différemment. Petit à petit nous avons amélioré nos savoirs et techniques avant de les transmettre à la génération suivante. Il existe peu de démonstrations de ce comportement chez les animaux. Il leur manque probablement un processus de structuration tel qu'on l'observe dans le langage humain. Grammaires et organisation syntaxique ont rendu la communication plus efficiente au fil des générations.

Des paléontologues découvrirent des pierres que des chimpanzés utilisaient comme marteaux pour casser des noix il y a des milliers d'années. Leurs descendants les emploient de la même façon, cette technique n'a donc pas évolué.

De nombreuses recherches furent menées pour trouver le facteur différenciant humain et animal : le propre de l'homme ! Furent proposés, le langage, la bipédie, l'emploi d'outils, latéralisation, grammaire... éléments tombés l'un après l'autre.

La différence entre primates et humains tient en quelques particularités. Ces derniers ont une pensée tournée vers l'avenir. Les chimpanzés pourtant adaptent leur comportement en fonction du temps, mais sur des échelles de temps courtes, ils ne semblent pas capables d'anticiper à long terme. [mais en ont-ils besoin?]

Selon Joël Fagot l'intelligence est une fonction adaptative s’accommodant du contexte. Captivité et vie sauvage comptent moins pour expliquer les performances d'un animal que la richesse du milieu. Un lieu de captivité stimulant peut être aussi propice à l'expression de capacités cognitives élaborées qu'un milieu naturel. ''… il existe de nombreuses façons de stimuler intellectuellement des animaux captifs, ce que nous tentons de faire dans mon laboratoire en leur donnant un libre accès à des tests cognitifs informatisés.

L'idée qu'il existe un facteur séparant les humains des autres primates est à abandonner. Les briques élémentaires formant les fonctions cognitives complexes peuvent varier, de façon minime ou importante, une par une, chez les primates et les humains... C'est cette somme de différences qui ferait... la différence !''

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:00
San Girolamo (Saint  Jérôme) Léonardo da Vinci

L'incrédulità di S. Tommaso - Il Guercino

L'incrédulité de Saint Thomas

San Girolamo (Saint  Jérôme) Léonardo da Vinci

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:00

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Guy THÉRAULAZ & Jacques GAUTRAIS)

(Stéphane BLANCO & Richard FOURNIER)

(Jean-Louis DENEUBOURG)

Des réseaux complexes d'interactions permettent de coordonner les activités des individus et de résoudre collectivement de multiples problème chez les animaux sociaux.

Fourmilières, termitières et ruches sont des chefs-d’œuvre d'architectures, il en va de même pour leur organisation sociale. C'est collectivement que sont résolus choix et problèmes. Le travail est réparti, preuve de l'ordonnancement régissant les activités de ses membres. L'observation de la fourmilière montre des comportements individuels aléatoires, parfois conflictuels ou incompatibles avec des performances collectives. Il arrive qu'une fourmi détruise le travail d'une autre, l'individu peut-être désordonné mais l'ensemble reste cohérent.

Comment l'ordre peut-il naître du désordre ? Question qui intéresse savants et naturalistes. Depuis 30 ans de nouveaux outils conceptuels développés en éthologie et en physique statistique révèlent les mécanismes de coordination chez les insectes sociaux. Parmi ceux-ci ce sont les processus d'auto-organisation qui retiennent l'attention. En physique et en chimie, les phénomènes au cours desquels les éléments d'un système s'organisent ''spontanément'' portent le nom de ''structures dissipatives''. Elles furent découvrent par Ilya Prigogine.

Les méthodes d'études des structures spatiotemporelles apparaissant dans des systèmes physiques ou chimiques permettent de mieux comprendre l'émergence de la complexité dans les sociétés d'insectes. Prenons, pour illustration, un comportement noté chez de nombreuses espèces de fourmis : l'agrégation des cadavres.

Les fourmis les rassemblent pour réduire les risques d'infections dans la colonie. Une fourmi morte libère, entre autre, de l'acide oléique, qui incite les ouvrières à s'en emparer pour les rejeter à l'extérieur du nid. Les cadavres forment des tas, des ''cimetières''.

Ces tas sont régulièrement détruits, les cadavres déplacés, un processus qui laisse quelques amoncellements seulement qui forme un motif spatial régulier. Les fourmis obéissent aux lois reliant la nature et l'intensité des signaux environnementaux perçus par un individu et la probabilité qu'un comportement régulier apparaisse chez cet individu. Ces lois permettent d'élaborer un modèle de comportement individuel avec lequel est étudié le rôle des interactions des individus dans l'émergence du comportement collectif. Outre les lois de prise et de dépôt d'un cadavre, sont identifiées les caractéristiques du déplacement des fourmis.

Chez les insectes sociaux les processus d'auto-organisation conduisent à l'émergence de structures collectives à partir des interactions individuelles.

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