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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 09:00

Âméléon : Capacité de montrer une personnalité semblable à celle rencontrée alors que la nôtre est une coquille vide.

Analphabète : Je suis un nos mots comme ils disent.

Blasphaimer : Interdit c'est meilleur.

Bouseter : Récupération de sous produits animaux pour produire de l'énergie. Démonstration que n'importe quoi peut servir à quelque chose.

Cageôler : Embrasser pour enfermer, blottir pour retenir, promettre pour que l'autre et soit le gardien de notre obsession.

Cathortionnaire : Bourreau dont la religion assure qu'il détient la vérité et le droit d'arracher mensonges et illusions chez ceux qui ont une autre croyance.

Citoyhaine : Argumentation basée sur l'assurance que nul hors de la cité, ou du pays, ne détient les vraies ''valeurs'', les seules signant l'appartenance à une civilisation digne de ce nom.

Collegirl : Impossible de s'en débarrasser de celle-là, elle est pire que de la glue.

Connegnition : Tendance des cerveaux les moins performants à se satisfaire d'un savoir limité, rassurant, souvent faux.

Contentplatif  : Animal prenant une position de végétal pour retourner au niveau mental du minéral.

Créteenager : Plus un enfant, pas encore un adulte, désirant rester le premier en sachant qu'il ne parviendra pas à être le second.

Deathstiny : Chemin que l'on prend tous. Pour l'un il est court, pour l'autre c'est l'inverse, parfois semé d'embûches, quelquefois amenant à une grande renommé, à de prodigieuses richesses... qui finit toujours de la même façon.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:00

Les Cahiers de Science & Vie N 152 – Avril 2015

                                                                          Anne Debroise

Les Lumières portent en elle tant de mythologie qu'il semble incongru de refuser l'éblouissement pour observer de plus près une époque apparemment dévolue à la raison, l'intelligence et le progrès.

Pourtant comme le souligne Isabelle Bourdial (Rédactrice en chef), le siècle de la raison fut également celui de la superstition et de la crédulité, que celui de la tolérance et des droits de l'homme coïncide avec l'âge d'or de l'esclavage, que la liberté d'expression était relative ou que le mouvement philosophique et humaniste fut, au début, restreinte à une petite élite intellectuelle.

Nulle lumière sans ombre, Voltaire lui-même n'était-il pas misogyne et homophobe ?

 

Le XVIIIe siècle, en occident, vit nombre de mutations, plus ou moins importantes, qui concourent à l'émergence d'un homme nouveau, tourné vers l'avenir, capable de penser par lui-même avec la volonté de prendre son destin en main. Évolution animée et soutenue par une élite de penseurs et de philosophes dont les idées s'infiltreront dans toutes les franges de la société.

 

 

 

Kant, dans son essai de 1784 intitulé Was ist Aufklärung ? Décrit les Lumières comme la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre. Dès le début de XVIIie les philosophes rêvent d'une société plus prospère et plus juste libérés des dictats et dogmes de la société aristocratique et de l'Église. Les intellectuels du siècle précédant idéalisaient le passé, ceux de celui-ci se tournent vers l'avenir et croient au progrès de l'esprit humain.

Chronologiquement ses prémices s'observent vers 1680 avec les écrits de Pierre Bayle évoquant un ''siècle éclairé''. Les transformations intellectuelles s'opèrent à partir du décès de Louis XIV, en 1715. Les nouveaux dirigeants du pays seront plus faibles et plus sensibles aux idées progressistes.

Tout ça pour aboutir à la Révolution française de 1789 !

 

Le mouvement des Lumières visait le progrès de la connaissance et d'utiliser le raisonnement pour réformer la société en luttant contre les préjugés et l'irrationnel. Les savants l'initièrent, à la suite de Galilée, cherchant à découvrir des lois régissant le comportement de la matière usant de l'expérience et de la déduction logique. Les récits des grands voyageurs contribuèrent à élargir les vues de leurs contemporains en leur faisant connaître la grande variété d'organisations politiques existantes. Les philosophes usèrent de ces récits pour montrer qu'il existait plus d'un modèle social à suivre, et plus d'une religion respectable... [pour autant qu'une méritât ce titre]. Montesquieu s'appliqua à démontrer dans De l'esprit des lois, que les systèmes législatifs s'adaptent à la culture et à la géographie des peuples. Voltaire se battit contre le fanatisme religieux, Diderot avec jean d'Alembert, rassembla le savoir humain dans son Encyclopédie, non sans affronter censure et difficultés financières. Il s'agissait de démocratiser un savoir confisqué par quelques érudits.

Sur ce sujet il fut en opposition avec Voltaire, d'Alembert ou D’Holbach qui affichaient un profond mépris pour le peuple auquel ils ne s'adressaient pas. Diderot et Kant, d'origine modeste, pensaient que l'éducation devait s'ouvrir à tous.

La vision même du rôle du roi évolue qui pense de plus en plus au bien-être du peuple. Les conflits sont moins nombreux, moins pesant sur le quotidien des populations. Les gouvernements aménagent le territoire, créent théâtres, écoles et jardin dans les villes tout en éloignant hôpitaux et cimetières des centres urbains. l'État améliore routes et voies navigables, facilitant ainsi le commerce et la circulation de l'information.

Le climat se met de la partie avec la sortie du Petit Âge glaciaire. L'agriculture bénéficie d'améliorations dont certaines découlent de l'esprit rationnel des Lumières. De nouvelles cultures apparaissent, comme la pomme de terre et le maïs ; l'outillage progresse, la charrue est améliorée, la faucille remplace la faux. Rendements et production grimpent... ainsi, mieux nourrie, la population est plus résistantes aux maladies et épidémies. La population de la France qui stagnait aux environs de 20 millions atteint 28 millions vers 1780. la mortalité infantile régresse, l'avenir est donc moins redoutable. Un état d'esprit rejoignant celui des élites intellectuelles.

L'écrit s'est introduit presque partout. L'imprimerie a évoluée, des livres en petits formats, moins chers, sont diffusés. Les villes de province inaugurent des académies.

L'alphabétisation progresse jusqu'à dépasser 70 % dans certaines villes. Dans les campagne, qui abritent 80 % de la population, les Lumières, la connaissance et la raison n'atteignent qu'une minorité des population européennes.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:00

Fasandræberne - Mikkel Nørgaard – 2014 – 119'

Carl Mørck et Assad forment, avec Rose, leur secrétaire, le département V de la police danoise,spécialisé dans les affaires non résolues. Les Cold Case, comme on dit maintenant. Leur service n'est pas le plus respecté, loin de là, ils sont surnommés : l'alcoolique et l'arabe.

Ce soir là ils fêtent les 30 ans de carrière d'un collègue. Carl n'est pas motivé pour participer, il est peu sociable, Assad finit par le convaincre avec pour résultat de longues minutes d'ennui pour Carl qui quand il quitte les locaux est abordé par un homme qui lui demande s'il a lu ses lettres. Le policier élude la question, il a 50 cas attendant leur résolution ? Pourquoi ne pas revenir le lendemain ?

Dans la nuit son téléphone résonne chez lui, il faut pourtant que ce soit son fils qui le tire, non pas du lit, mais du canapé. Carl écoute puis s'en va. Jusque chez l'homme qu'il n'avait pas écouté et qui pour attirer son attention s'est tranché les veines dans sa baignoire en lui laissant un carton plein de documents relatif au meurtre de ses enfants, survenu vingt ans plus tôt. Une affaire qui pourtant se conclut par l'arrestation d'un jeune homme qui reconnu les faits mais ne fut condamné qu'à trois ans pour avoir agit sous l'effet de la drogue, bien aidé par le meilleur avocat, et le plus cher, du pays.

La certitude d'un père ne fait pas une vérité, pourtant Carl devine quelque chose derrière cette affaire. S'il a beaucoup de défauts il fait partie des bons flics, de ceux qui ont du flair et sont capables de s'accrocher pour comprendre, même si au passage il faut déranger quelques personnalités.

 

Petit à petit le département V va progresser, classer les documents, faire des recherches, trouver d'autres histoires, agressions, viols, meurtres, dans les environs du pensionnat de Griffenholm, faire émerger les noms de Pram Ditlev et Ulrik Dybbøl comme suspect, et celui de Kristen Marie Larsen, comme témoin de ce qui s'est passé 20 ans plus tôt. Celle-ci est portée disparue, en fuite pour en avoir trop vu. Heureusement son appel à la police fut enregistré et sera un début de piste, un fil qu'il faudra tirer pour que remontent...

Une affaire longue, difficile et violente, pas innovante sur le principe, quelques riches se croyant au-dessus des lois, mais dans un environnement, le Danemark, et une langue qui sans renouveler le genre lui donne un nouvel éclairage, un autre intérêt.

Les paysages sont beaux mais, là comme ailleurs, comme partout, le pire prédateur, dans les bois ou les rues, marche sur deux jambes.

 

La vengeance est un plat qui se cuit, très cuit, voire carbonisé !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 09:00

Yankee Doodle Dandy – Michael Curtiz – 1942 - 126'

 

Biographie autant qu’hagiographie La Glorieuse Parade  est la biographie, le biopic comme on dit aujourd'hui, de George M. Cohan.

Guerre oblige, encore qu'aux états-unis la glorification du pays et du drapeau soit une constante, comme s'il fallait rappelait ce qui unit les étasuniens, ce film met en scène l'idéal du rêve américain. Rappelant combien chacun peut, avec du travail, s'élever dans la société et réussir au-delà de ses espérances. Ce qui est vrai, quelquefois, et faux dans la majorité des cas. Il suffit de ne remarquer que les exemples allant dans le bon sens.

Ceci mis à part il reste un excellent film, magistralement mis en scène et interprété.

George M. Cohan rencontre le président afin qu'ensemble ils parlent de sa dernière production qui justement met en scène ce dernier. Prétexte parfait pour qu'à l'aide de flash-back nous suivions la vie de M. Cohan, de sa jeunesse à la fin du 19e siècle jusqu'à la façon dont il marqua Broadway avec le succès que l'on sait.

Grand talent que celui de GMC, bien peu connu en dehors de son milieu, personnage fascinant par son ambition et sa capacité de travail pour réussir à atteindre son but. Cagney est parfait comme chanteur et danseur, démontrant qu'il excellait dans d'autres rôles que ceux de gangsters implacables. Le caractère pourtant de George est assez simple à suivre, son talent est grand et les difficultés qu'il rencontre trop petites pour lui sans même que la fin de sa carrière ne montre le moindre risque qu'elle périclite. Il monte 4 à 4 les escaliers de la gloire.

L'important n'est pas là, il fallait cette année là montrer les qualités d'un homme, faire œuvre optimiste, entraînante, riche en musique et drapeau.

L'ensemble est daté, a vieilli, est longuet, il reste visible pourtant, avec nostalgie, une comédie musicale mettant en scène un de ses principaux artisans et si la légende est plus belle que la réalité, qui est-ce que ça dérange ?

 

Cagney gagna l'Oscar pour sa prestation, il méritait amplement cette statuette.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:08

Ófærð - Baltasar Kormákur – 2015 – 2 x 90' et 6 x 52'

Deux jeunes gens roulent à moto sur une route de campagne, le garçon aime la vitesse et sa copine le laisse faire, sans doute sont-il pressé de rejoindre leur nid d'amour pour y passer un moment d'intimité. Ce qu'ils font ! Quoi de mieux qu'un joint pour détendre l'atmosphère, pour se sentir bien ? Il n'empêche que la nature a des contraintes poussant le jeune homme à descendre aux toilettes, c'est là qu'il se rend compte qu'un incendie s'est déclaré dans le bâtiment et s'est déjà propagé...

 

Vendredi 6 février. Andri Olafsson visite le père de son ex-femme avec ses filles, elles ont le droit de voir leur grand-père, ce qu'il ignore c'est que Agnès, va venir, c'était prévu, mais avec son copain, Sigvaldi, ça ne l'était pas ! Impossible de l'éviter alors autant faire contre mauvaise fortune...

Plus tard il reçoit un appel, des pêcheurs viennent de trouver quelque chose dans leur filet qui devrait l'intéresser, après tout il est le chef de la police. Ce qui ne lui épargne pas de se sentir mal en découvrant un buste d'homme ! Il est probable que celui-ci a été jeté du ferry qui approche. André donne donc l'ordre que personne ne débarque. Incroyable qu'un crime de ce genre ait lieu dans endroit d'ordinaire aussi calme, et soumis à un climat si hostile, d'autant qu'une tempête s'annonce. Mauvaise publicité à venir pour l'endroit qui a entamé des pourparlers avec les Chinois qui souhaitent établir un port dans cet endroit. Islande et Chine ne sont pas voisins, loin de là, mais si des navires passaient par la voie polaire l'Islande serait à mi-chemin de l'Empire du Milieu et des USA. Certes il faudra des terrains, beaucoup, lesquels ont des propriétaires, qu'il faudra indemniser, et l'accord de tous, ce qui n'est pas encore fait. Loin de là !

 

La victime reste inconnu, la police doit interroger tous les passagers du Ferry, le plus vite sera le mieux. Pour l'instant ils restent patients mais ça pourrait ne pas durer. André monte à bord, et demande au commandant d'immobiliser son navire, il est possible que les jambes, bras et tête soit à bord. Mais l'embarcation est danoise, il faut un mandat d'un juge de ce pays pour le fouiller. En attendant l'enquête commence.

Andri examine les blessures, causées par un couteau de taille moyenne, 7 plaies, la même arme pourrait avoir servie pour couper les membres et la tête.

La tempête augmente, Agnès et son copain qui viennent en voiture de Reykjavík ont des difficultés ; l'école doit fermer, chacun doit rentrer chez lui avant qu'il soit trop tard. Les flics de la criminelle doivent arriver, du moins, devraient arriver. Impossible, leur avion ne pourrait atterrir... Andri va faire face à une situation qui s’aggrave, le commandant du navire laisse débarquer les voitures, dans l'une d'elle se trouve un membre d'une mafia lituanienne spécialisée dans le trafic d'êtres humains. Celui-ci parvient à prendre la fuite à bord d'un camping-car. Un véhicule non prévu pour affronter un tel climat et qui finit sur le bas-côté. La poursuite continue à pieds. Heureusement elle ne sera pas longue. Dans le feu de l'action les policiers n'ont pas vu que le camping-car n'était pas vide.

Qui est la victime, qui est l'assassin, quel est le mobile du crime, est-ce le seul problème qui soit arrivé avec le Ferry ? Les passagers ont été regroupés mais la cohabitation si elle doit durer posera des problèmes, Andri lui même est dans une situation personnelle complexe et n'a pas l'habitude de ce genre de crime. L'ambiance est glaçante et pas seulement à cause du climat, quand les gens sont nombreux, dans un petit espace et qu'ils peuvent penser qu'un tueur est quelque part, tout peut arriver. Surtout que dans le ferry se trouvait Hjörtur Stephenson, le jeune homme de la première séquence. Alors que son amie, Dani trouva la mort lui s'en sortit, même s'il fut soupçonné d'être responsable de l'incendie, et s'il affirme que quelqu'un l'a sorti des flammes alors qu'il était intoxiqué par la fumée.

Dani, était la sœur d'Agnès et leur père ne parvient pas à faire son deuil.

Le lituanien s'évade.

Un petit garçon, las des moqueries des filles de Andri, part, seul.

Les deux gamines essaient de le retrouver avertirles adultes.

Le buste disparaît après que des photos aient été diffusées sur les réseaux sociaux.

 

Bref, tout part en vrille. Et une avalanche menace.

L'Islande est un beau pays, difficile où l'obscurité prend ses aises, exactement ce qu'il faut pour donner une bonne série, à apprécier, au chaud.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 09:00

Science & Vie HS 270 – Mars 2015

Philippe Testard-Vaillant

 

De nombreux grands singes sont entrés dans la maison et l'homme pour vivre en tout intimité à ses côtés. Parfois pour le meilleur... souvent pour le pire.

 

Éliane et Pierre Thivillon, fondateur de l'Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine, vivent avec Digit, 15 ans, et 130 kilos. Celle-ci dort dans la même pièce qu'eux, boit de la Contrex et quand Pierre se lève elle se précipite pour prendre sa place auprès d'Éliane dans le lit. Il faut dire que le couple adopta Digit en 1999 parce que la mère de celle-ci refusait de la nourrir. La jeune gorille nourrie au biberon fait désormais partie de la famille même si depuis 2014 elle partage son enclos avec Likalé. Le temps vient pour elle de quitter le foyer familial pour ''faire sa vie''.

Expérience fascinante que l'immersion prolongée de primates anthropoïdes dans notre monde tant leur fonctionnement est proche du nôtre. De Jocko, singe femelle de Buffon qui mangeait à table avec fourchette, couteau, serviette et verre, à Bubbles, chimpanzé mâle de Michael Jackson. La liste est longue de singes entrés dans la maison de l'homme jusqu'à s'y intégrer parfaitement. C'est aussi le moyen de leur apprendre un langage en ayant le temps de le faire. Mais la faculté d'intégration des singes en environnement humain sera une surprise. Certains jouant avec des poupées, se coifferont, feront de la peinture, aimeront boire du vin, fumer... Certains apprendront à sourire en découvrant les dents alors que c'est un geste d'ordinaire signe de peur ou d'agressivité ; d'autres se montreront aptes à nager sous l'eau, ce qui n'arrive jamais dans la ''nature''.

L'évidence est là que les grands singes sont éminemment adaptable. Il apprend par imitation et montre une plasticité comportementale tout à fait singulière explique Florence Burgat. Plongé dans un environnement humain, un primate s'engage dans une procédure d'imitation de ses partenaires sociaux et développer une manière d'être au monde très proche des hommes et très éloignée des habitudes de son espèce. Cela va au-delà d'une reproduction servile ou mécanique, précise Chris Herzfeld : un grand singe élevé par des humaine ne se contente pas de singer nos gestes et comportements. Il scrute nos activités qui l'intéressent et tente de se les approprier. Il ne s'agit en aucun cas de dressage mais d'une forme d'échange.*

Et d'attachement, un petit dans une famille humaine va chercher l'être capable de le nourrir, de le protéger, de le rassurer en lui expliquant le reste du monde afin qu'il y soit autonome. Coupé de leur milieu des chimpanzés se classèrent parmi les hommes, rangeant leurs parents biologiques parmi les autres animaux.

Reste, comme le dit le primatologue néerlandais Frans de Waal : Si le singe peut sortir de la jungle, la jungle peut-elle sortir du singe ? Les grands singes ne sont pas nous, et nous ne sommes pas eux, ajoute Chris Herzfeld. L'important est de dépasser l'opposition simple ''humain/non humain''. La possibilité d'interpénétration entre nos sociétés témoigne d'une ouverture commune au monde, d'une sensibilité partagée, d'une proximité essentielle.

 

À lire :

Petite Histoire des grands singes Chris Herzfel, éditons Le Seuil 2012

Au risque d'aimer Claude Béata, éditions Odile Jacob 2013

Une autre existence, la condition animale Florence Burgat, Albin Michel 2012

L'Animal singulier, Dominique Lestel, Le Seuil 2004

 

Dans ce numéro exceptionnel vous pourrez lire bien d'autres articles sur des cousins qui, s'ils savaient quels liens nous unissent, le regretteraient probablement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:00
Scinque Ocellé
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 09:00

B. R. BRUSS – Éditions Fleuve Noir – Collection Angoisse - 1971

Le docteur Blaine est dans son cabinet, son dernier client vient de partir quand le téléphone sonne. Il décroche, s'attendant à un appel de Lucie, sa fiancée.

Mais non, il reconnaît la voix du professeur Robert Scheelring. Conversation laconique, son interlocuteur lui disant qu'il va mettre fin à ses jours dans deux minutes avant de raccrocher. Il rappelle, personne. Que faire ? Aller à la gendarmerie semble la solution.

Le lieutenant Boze auquel il s'adresse est surpris, le matin même il rencontrait le professeur, souriant et affable comme d'ordinaire. Il ne peut rester sans rien faire et propose d'accompagner le docteur chez Scheelring. Ils en auront le cœur net. Au passage ils prennent Léon Nelsy, chirurgien qui pourrait être utile.

Hercenat est une petite ville, bourgeoise, le professeur réside dans la Tour Blanche, dans la périphérie.

Sur le chemin Blaine s'interroge, après tout il connaissait mal le professeur, l'ayant seulement croisé au hasard de réunions plus ou moins formelles. Qui est réellement ''l'ermite de la Tour Blanche'' ? Plus ils approchent plus le docteur est convaincu que Scheelring est bien mort, le malaise s'installe dans le véhicule alors qu'ils traversent un paysage que l'obscurité nimbe d'étrange.

La maison semble déserte. Ils s'interrogent devant la grande porte noire, mais ils ne sont pas venus pour repartir ainsi. Le carillon résonne dans la demeure sans que rien ne se passe. Un deuxième, puis un troisième essai ne donnent rien. Machinalement Blaine pose la main sur la poignée, appuie. La porte s'ouvre, la lumière dans le hall s'allume. Nelsy hésite, les autres se souviennent de l'appel, pas question de rester inactif. Jamais le professeur ne serait parti, avec ses trois serviteurs qui plus est, en laissant sa maison ouverte.

À l'autre bout du hall une porte métallique doit communiquer avec les laboratoires où le professeur conduisait ses recherches. Pas de serrure, aucun moyen visible de l'ouvrir. Pourquoi ne pas visiter les six étages de la tour. La cuisine est bien approvisionnée, personne dans les chambres, une pièce immense avec en son centre un socle métallique surmonté d'une grosse boule de cristal taillée de mille facettes. Ils continuent leur exploration, arrivent dans le cabinet de travail. Blaine trouve l'interrupteur, Nelsy pousse un cri. Le professeur est allongé sur un divan, il semble dormir mais ses yeux ouverts contredisent cette impression.

Aucun doute, il est mort. Une perte immense pour la science !

Tous pensaient que Scheelring était un génie, mais aussi un franc-tireur. Né à Hercenat cinquante ans plus tôt, il y avait vécu jusqu'à 11 ans. Prodige intellectuel il avait fait ses études dans les meilleures universités d'Europe et d'Amérique, se spécialisant en physique nucléaire et faisant faire des pas de géants à cette science, sans pour autant ignorer la chimie, l'informatique, la biologie...

Ignorant médailles et récompenses il avait fait savoir qu'il refuserait le Nobel avant que celui-ci ne lui soit attribué.

À 45 ans il avait quitté ses fonctions pour revenir à Hercenat, fait construire la Tour Blanche sur le plateau des Vorgnes, y vivant depuis en ermite.

Les trois hommes se décident à rendre officielle ce décès, mais au moment de prendre le téléphone ils découvrent une enveloppe posée sur le bureau sur laquelle était écrit : Pour ceux qui entreront les premiers ici. Deux feuilles à l'intérieur, l'une couverte de signes incompréhensibles, entre hiéroglyphes, figures géométriques et séries de points assemblés. L'autre portait la fine écriture du professeur portant les dernières volonté du mort. Il souhaitait être inhumé dans le tombeau proche de sa maison, dans le cercueil de verre qui s'y trouve, pas de cérémonie, pas de nom sur le caveau.

Rien de plus.

En attendant l'ambulance et les autorités Blaine demanda s'il pouvait faire une copie de la première feuille, le décrypter était un défi qu'il souhaitait relever.

 

Après enquête, tests et autres investigations le professeur fut porté dans sa dernière demeure comme il le souhaitait. Bien des questions subsistaient mais aucune réponse n'était accessible. Quand au personnel de Scheelring, aucun ne fut retrouvé.

 

Petit à petit la curiosité s'estompa, la Tour Blanche fut promise à des chercheurs, aucune cause au suicide du professeur n'avait été découverte, pas plus que le moyen qu'il avait utilisé. L'actualité joua son rôle, il disparut des gazettes et les journalistes quittèrent la région. L'automne finit, vint l'hiver, en décembre Blaine épousa Lucie Bersang. Tout s'annonçait parfait pour le jeune couple. Nelsy lui-même préparait son mariage, la mort du professeur n'était plus qu'un curieux souvenir.

 

Mais cela n'était qu'un prélude à ce qui allait arriver !

 

Tout commença par la visite d'une mère et de son fils, la première inquiète qu'un index de son rejeton fut plus court que l'autre. Rien de rare lui dit Blaine. Mais l'enfant ne l'entendait pas ainsi, il se mit à pleurer, affirmant que son doigt diminuait régulièrement. Aucune raison de s'inquiéter affirme le médecin. Il en est persuadé.

À quelques jours de là ce sont deux fermiers qui viennent en visite, cette fois c'est de nez dont il est question, celui du fils, Firmin, change, raccourcit...

Blaine est intrigué, doute, s'interroge, et reste sans réponse. Le soir même il est invité chez Nelsy, alors qu'il s'apprête à lui parler du dernier cas en date celui-ci le précède pour évoquer une visite récente, celle d'un mécanicien se plaignant qu'un gros orteil ait si grandi qu'il en devient gênant.

Malformation affirme Nelsy, pas du tout répond le patient, cela ne fait qu'un mois qu'il est embêté par son pied.

Et puis c'est M. Huglan qui lui demande de passer chez lui. Dont acte. Ce monsieur lui explique qu'il s'est mit à boiter sans raison, avant d'en comprendre la cause, une de ses jambes est plus longue que l'autre. Cinq centimètres en un mois c'est beaucoup.

D'autres cas se présentent, neuf en quelques jours ! La chose se sut et la peur d'une épidémie apparut. Ce qui n'était pas une raison pour que Léon Nelsy retarde son mariage avec Clara, celui-ci fut célébré le 2 août. Le soir même ils partaient en voyage de noces.

Un soir Blain a un accident de voiture, sous une pluie torrentielle il se retrouve prisonnier éjecté de sa voiture. L'étrange cette fois était que l'orage n'avait eu lieu que sur une vingtaine de mètre, au-delà la route était sèche et le ciel radieux.

Quelques jours se passent, avant qu'il ne remarque cette fois sur sa fiancée que celle-ci a des lobes très court.

Une étape va être franchie avec le premier mort, Pierre est fermier, il s'occupait de ses vaches quand il tomba foudroyé pendant un orage qui n'eut lieu que sur quelques mètres carrés.

Les médias s'en mêlent, Hercenat refait la une de l'actualité. Des questions, pas de réponse.

 

Il est temps d'agir, en pratiquant l'exérèse d'une excroissance que Mme Dorne présentait sur le cou depuis quelques temps. Opération brève, sans difficulté. L'analyse de la chair donnera peut-être une explication de tout ces phénomènes inhabituels.

Mais avant celle-ci Mme Dorne, meurt, d'une crise cardiaque apparemment, encore que rien ne prouve celle-ci. La peur commence à s'imposer chez tout ceux qui sont atteint de ce mal étrange, croissance ou diminution, en attendant que tous soient frappés.

Cela va continuer par un homme ayant cherché à s'opérer lui-même d'excroissances qu'il avait dans la main.

 

La foudre continue de frapper, provoquant plusieurs morts simultanément ; les dérèglements cellulaires se multiplient, les spécialistes s'arrachent les cheveux. Les décès se succèdent sans qu'aucune explication ne soit trouvées, y compris par les scientifiques installées à la Tour Blanche.

Un événement différent va avoir lieu ; le maire, alors qu'il regardait la télévision voit à la place des variétés un homme masqué le regardant et affirmant ''Vous vous appelez Léonard Grel, vous êtes maire de Hercenat. Vous mourrez subitement cette nuit, à minuit précis''. après quoi l'émission repris comme si de rien n'était.

Il n'y croit pas, Blaine non plus.

Ils ont tort !

 

Que se passe-t-il à Hercenat, et dans sa région, ces événement ont-ils un rapport avec le professeur Scheelring et la Tour Blanche. Quels secrets avaient découvert ce scientifique, et quelles conséquences avaient-ils sur l'environnement du caveau du savant ?

Si vous voulez en savoir davantage vous pouvez, et devez, lire ce roman de B.R.BRUSS. L'histoire aujourd'hui serait traitée tout autrement, progrès oblige. Sa lecture est une agréable façon de retrouver un imaginaire toujours d'actualité.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:00

Science &Vie – HS 270 – Mars 2015

 

                                Les mêmes microbes

 

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest amène la question de la responsailité des singes. En 1967 le virus de Marburg, proche d'Ebola, découvert en Allemagne sur des singes verts avait tuée 7 laborantins. En réalité Ebola viendrait des chauves-souris. Reste le risque que des maladies simiesques soient transmissibles à l'homo sapiens comme le furent le sida, passé chez l'homme au début du XXe et le paludisme, transmis par l'intermédiaire des moustiques.

Une nouvelle forme de cette maladie vient d'être mise en évidence en Asie. Cette fois des macaques sont impliqués, à la faveur de la déforestation les cas humains se font de plus en plus nombreux. Le plus inquiétant étant que le pathogène pourrait avoir évolué pour se reproduire chez l'homme, celui-ci devenant vecteur de contagion.

Les exemples sont pourtant rares de passages d'un virus du singe à l'homme tant les pathogènes doivent surmonter d'obstacles adaptatifs avant de s'établir dans une population humaine. L'inverse est bien plus facile. Des virus respiratoires bénins chez l'homme font des ravages chez les grands singes.

Il est plus judicieux de considérer les grands singes comme des sentinelles nous signalant les pathogènes des forêts tropicales qui pourraient s'approcher de nous. Q'ils infectent les grands singes montrent la menace qu'ils représentent pour nous. Le décès de nombreux gorilles par l'Ebola était indicatif que celui-ci se modifiait pour s'adapter à l'homme. Si un vaccin contre Ebola était mis au point il serait judicieux de vacciner les grands singes. Les vaccins humains se sont toujours montrés efficaces chez le chimpanzés.

 

        Le modèle chimpanzé 

Yves Sciama

 

le 29 novembre 1961, Enos est expédié dans l'espace par la NASA pour préparer le premier vol habité. Malgré un voyage difficile et très douloureux il put revenir sur Terre où il retrouva ses soigneurs avec joie. La chienne Leika n'eut pas cette chance et connut une pénible agonie. Le voyage d'Enos se révéla superflu, le vol de Youri Gagarine ayant déjà démontré que le vol spatial était permis.

Aujourd'hui l'expérimentation sur les grands singes est interdit, sauf rares dérogations. La communauté scientifique est majoritairement hostile aux expériences ''invasives'' su ces primates.

Notre proximité génétique avec le chimpanzé amène une alternative contradictoire. S'ils sont si proches de nous, des ''quasi-hommes'' l'éthique exige la suppression des expérimentations, à l'inverse, cette proximité rendrait ces tests plus efficaces.

Longtemps les recherches conduites le furent par des émules de Mengele tant certains firent preuve d'un véritable sadisme et d'un goût marqué pour la torture gratuite.

Un suivi est pourtant utile, ne serait-ce que pour anticiper une évolution de pathogènes trouvant chez les grands singes un pont vers l'homo sapiens. Sans parler de vaccins possibles dont ils pourraient profiter. Ce qui serait un juste, mais tardif, remerciement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 20:16

Un excellent article de Tchintcha :

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Publié par Lee Rony - dans Divers Corée
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