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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 09:00

La paix est cruelle de tomber en cendres dès qu'on l'effleure.

Comprendre donne rarement envie de savoir.

À la différence de l'amour, l'argent n'est pas chimique.

Le comique est plus compréhensible que l'intelligent.

Je pousse donc je suis est la devise de la Nature.

La masse n'a d'utilité que de produire des exceptions.

Je suis la tempête avant l'ouragan !

Vous auriez peur de moi si je vous disais ce que je pense être la réalité, et ne me croiriez pas. Si je le prouvais vous auriez encore plus peur.

Je ne veux pas être un dieu, même pas un humain !

La science est la main de la pensée essayant de comprendre que ses chaînes sont aussi ses racines.

N'entends-je pas les ordres ou ne me sont-ils pas donnés ?

Une espèce supérieure n'a pas à dire qu'elle l'est.

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:03

용의자X – 2012 – Bang Eun-jin - 128'

Kim Seok-go est professeur de mathématique, passionné de Pythagore il est hanté depuis longtemps par la conjecture de Goldbach sans avoir pu la résoudre. Il vit seul, entre son appartement envahi de livres et le lycée où il donne des cours qui intéressent peu ses élèves.

Depuis quelques temps il a fait la connaissance de sa nouvelle voisine, Baek Hwa-sun qui a recueillie la fille de sa sœur, Yoon-ah. Il l'observe, l'écoute, bref se montre attentif.

Pour le moins.

Un soir les voisines en question reçoivent la visite d'un homme, visiblement l'ex-mari de Baek alors que celle-ci avait tout fait pour que cela n'arrive jamais. Kim Cheol-min est un sale type, buveur et brutal qui est très attiré par son ex-femme. Derrière son mur le professeur entend des bruits inhabituels, des cris, des appels, des coups dirait-on. Il tend l'oreille, s'inquiète, plus encore quand le silence revient. Histoire de jouer au bon voisin il va sonner chez Hwa-sun, attend, la voit ouvrir la porte et lui expliquer que les bruits étaient dus à un cafard. Kim demande si elles l'ont tué... le cafard. Oui, oui, réponds la jeune femme. Il opine puis retourne chez lui.

Avant de revenir quelques minutes plus tard pour proposer son aide à la belle Baek. Il sait très bien que celle-ci, aidé de sa nièce, a tué son agresseur, mais comment faire autrement alors que celui-ci se montrait violent envers Yoon-ah ?

Pour le mathématicien il s'agit d'un problème de logique à résoudre, rien de plus. Reste à y parvenir.

La police va découvrir un corps près de la rivière Han, visage détruit, empreintes effacées, difficile de l'identifier. Heureusement un vélo de location va être retrouvé près du cadavre, par lui les enquêteurs vont retrouver qui l'emprunta, puisque il dut utiliser sa carte d'identité. À côté ils trouveront même la clé d'une chambre d'hôtel, le Jinsung. Tout colle parfaitement et l'ADN démontrera qu'il s'agit bien de la même personne. Plus de doute c'est bien Kim Cheol-min ! Partant de là les enquêteurs arrivent à son ex-épouse qui va paraître suspecte aux yeux des policiers tant elle semble mal à l'aise et cacher quelque chose. Elle avait le mobile et l'opportunité d'autant que son ex la recherchait. Problème : elle a un alibi, avec sa nièce elle était au ciné, les tickets sont là et le système de télésurveillance le démontre.

Reste un test : le détecteur de mensonge. La machine est formelle, Hwa-sun n'a pas rencontré Kim Cheol-min le 9 novembre, c'est une certitude absolue. Malgré tout quand le détective Jo Jin-woong lui demande si elle a tué Kim et qu'elle répond non, l'appareil note une réaction indiquant un mensonge...

 

Une inconnue va pourtant se glisser dans l'équation de Seok-go, mise là par un destin malin. Jo Jin-woong est un de ses anciens amis de lycée, un homme qui le connaît bien, moins génial que son camarade mais doué pour la résolution d'énigmes, sans quoi il ne serait pas détective. Celle-là est difficile, des données lui manque.

À moins qu'il n'en ait trop !

Faisons-lui confiance pour approcher la vérité, encore que, comme le lui dit son ancien condisciple, celle-ci pourrait ne faire plaisir à personne.

 

Pour moi l'histoire manquait un peu de suspens puisque j'ai déjà vu une adaptation du roman de Keigo Higashino ''The Devotion of Suspect X'' (容疑者Xの献身) dans le cadre d'une enquête de Galileo, série policière japonaise. Dans cette adaptation Kou Shibasaki était la policière qui menait l'enquête avec un professeur d'université, le Galileo en question, qui se révélera dans celle-ci collègue du professeur de math tellement prévenant. Un roman non encore traduit en Français, dommage, mais qui pourrait devenir un film Étasunien et Indien dans un proche avenir.

Une équation dont je ne vous donne pas la solution, ce serait gâcher votre plaisir. Vous avez deux sources pour la trouver, en compagnie des policiers chargés de l'enquête.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 09:00
Axolotl

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:00

A Lion is in the Streets – Raoul Walsh – 1953 - 88'

 

Nous sommes dans une petite ville du Sud, Hank Martin, est colporteur dans les bayous ce qui ne l'empêche pas d'avoir le coup de foudre quand il rencontre Verity Wade, la nouvelle institutrice. Il la convainc de l'épouser, à la suite de quoi ils s'installent sur le domaine de Jules Bolduc, avocat riche mais ami quand même de Hank. Lors d'un dîner chez Jules, Hank rencontre Robert J. Castleberry, qu'il accuse de tricher sur le poids acheté aux producteurs de coton, ce qu'il prouvera.

Incident : Jeb Brown, un ami de Hank, voyant un employé de Castleberry sortir un pistolet l'abattra. Arrêté il attend son procès, de son côté Hank fait la connaissance de Guy Polli, un gangster notoire qui a remarqué ses ambitions. Un attentat a lieu le jour du procès de Jeb, Hank le convainc pourtant d'aller témoigner malgré tout. Jeb décédera durant l'audience mais celle-ci sera un formidable tremplin pour Hank qui se présentera au poste de gouverneur.

Tout se présente bien, Castleberry est ruiné, Guy Polli a racheté en sous-main ses affaires, il veut aider Hank, à condition que celui-ci fournisse un alibi à Beach.

Au soir de l'élection, Snowden, le sortant, et Hank se retrouvent à égalité de comtés, c'est à l'assemblée de l'état de désigner le vainqueur. Mais Hank ne l'entend pas de cette oreille, il exhorte ses partisans à s'armer pour se rendre au Capitole afin de peser sur la décision.

Verity est atterrée par le comportement de son mari, elle fait appelle à Jules qui lui annonce que l'assassin de Jeb a été arrêté, c'est Beach, mais qu'il fut libéré suite au témoignage l'innocentant de Hank. Nouvelle que Jennie, la veuve de Jeb, va très mal prendre...

 

Le pouvoir rend fou, c'est bien connu, mais ses effets sont amplifiés chez quelqu'un dont l'éducation est trop carencée pour qu'il juge de ce qu'il convient de faire. Hank est emporté par sa réussite et la proximité d'un avenir encore plus radieux.

Un classique du cinéma moins connu que d'autres films de Walsh, et c'est dommage. Cagney est, comme si souvent, extraordinaire.

Un scénario inspiré de la vie de Huey Pierce Long, leader populiste des années 30 et figure de proue du fascisme aux états-unis.

Que serait-il arrivé s'il n'avait été assassiné en 1935 ? Heureusement nous ne le saurons jamais.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 09:00
Le Temps
Le Temps
Le Temps
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 09:00

Le vent souffle dans la rue Babiluka, vous savez, cette bise glaciale venant du fond des steppes où paissent ces chevaux habitués du froid de Mongolie qui règne dans les rues d'Oulan Battor.

Sur la place du marché, déguisé comme à son habitude, Diabolik se promène, reconnaissant les lieux de son prochain forfait. Il le sait, au premier étage de l'immeuble qu'il observe vit Kurt Cobain, le vrai, qui après avoir simulé son suicide, en quête du vrai nirvana, s'éloigna de l'occident vénal et toxique pour trouver le chemin de l'illumination sans passer par la case coke, pire que la case prison et qui lui coûta, si souvent, plus de 20 000.

Déjà en Australie le célèbre criminel avait failli rejoindre Kurt, alors en visite chez des aborigènes installé au cœur du quartier russe, rue du vison pourpre, de la capitale économique de l'Australie. La cohue des Jeux Olympiques aidant l'ex-chanteur avait pu lui échapper, cette fois pareille mésaventure ne se reproduirait pas, son plan était parfait, sa cible était repérée, son petit appartement n'avait qu'une sortie, s'enfuir par les fenêtres était impossible, Diabolik les avait collé avec de la superglue, cyanolite néoprène, vendue en pack de 3 tubes au Continent de son quartier.

Une volée de marche, le bois grince sous ses pas, bien qu'il fit attention de poser ses pieds le long du mur. Enfin il atteint le palier, la serrure lui résiste, il met une demie heure avant de comprendre que la porte n'est pas fermée.

Il se glisse dans le logis, referme, écoute... Un ronflement vient de la chambre, il s'avance, risque un œil. Une forme humaine est allongée sur le lit, Diabolik s'approche, dans la main il tient un objet pointu que la pénombre nous interdit de distinguer clairement.

Il s'assied, réveille son hôte en lui maintenant la bouche fermée.

- Kurt, tu me le signe cet autographe ?

L'autre marmonne des mots incompréhensibles.

Diabolik relâche la pression de sa main gantée.

- Tu t'es gouré connard ! C'est moi, Elvis !

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:16

미안하다, 사랑한다 (Mihanhamda, Saranghanda ) - Kim Jong-sik, Lee Hyeong-min – 2004 – 16 x 60'

Cha Moo-hyuk est d'origine coréenne mais a été adopté par une famille australienne à 2 ans. Il est persuadé que sa mère dut l'abandonner parce qu'elle n'avait pas les moyens de l'élever. Sa ''famille'' pourtant est plus violente que aimante, c'est pourquoi à 10 ans il s'enfuit et apprend à vivre dans la rue. Vols et autres escroqueries deviennent son quotidien, les touristes égarés, sa cible principale. C'est ainsi qu'il rencontrera Eun-chae qui accompagne Choi Yoon, chanteur en visite à Melbourne pour un reportage avec Kang Min-joo, autre vedette coréenne. Eun-chae est amoureuse de Yoon, qui lui préfère Min-joo ! Classique.

Non contente d'être triste la jeune femme se fait voler bagages et argent, désespérée, errant dans les rues, elle tombera sur Moo-hyuk, qui connaît la bande des voleurs en question et saura récupérer ce qui lui fut dérobé.

Quelques temps plus tard Cha est invité au mariage de son ex-petite amie, qui lui a préféré un homme riche. Ce jour là une tentative de meurtre sur le futur mari a lieu, celui-ci s'en sort grâce à l'intervention de Moo-hyuk, qui reçoit deux balles dans la tête. Les chirurgiens en retirent une mais la seconde, inaccessible, condamne le jeune homme à une mort prochaine. Un an lui promet-on, sans parler des violents maux de tête survenant n'importe quand.

 

Résultat de recherche d'images pour "i'm sorry i love you drama"

 

La jeune mariée, touchée par ce qui est arrivé, donne à son ami une forte somme d'argent et lui suggère de rentrer en Corée retrouver ses parents biologiques. Pourquoi pas ? Il découvrira que sa mère et son demi-frère, Choi Yoon, sont de grandes vedettes. La pauvreté ne fut pas la raison de son rejet ! Alors qu'il vivait misérablement en Australie, sa famille était riche. Comment ne pas se sentir rejeté, humilié, et désireux de se venger ?

Pour ce faire il va entrer dans la vie de Yoon, et donc retrouver Song Eun-chae pour laquelle il va éprouver un sentiment de plus en plus fort.

Un jour Choi Yoon a un accident si grave qu'il ne peut être sauvé que par une transplantation cardiaque. Moo-hyuk peut être satisfait, c'est une vengence parfaite.

Mais la vérité n'attendait que d'être découverte, et elle n'est pas celle que croyait Cha. Sa mère avait eu une liaison avec un homme marié, ses parents, redoutant un scandale qui mettrait en péril sa carrière, avaient chargé le père de Eun-chae, le chauffeur, de confier l'enfant, des jumeaux en fait virent le jour sans qu'elle le sache. Pire : on lui affirma que son enfant était mort-né.

Moo-hyuk a beau y penser, il ne voit qu'une solution, et, appelant Eun-chae il lui avoue ''I'm sorry, I love you''.

 

De drama à mélo il n'y a qu'un pas allez-vous penser. Et je ne vous dis pas tout ! Pourtant, malgré ce résumé, il ne baigne pas dans le pathos. Il fut un grand succès lors de sa diffusion et lança la carrière de ses vedettes, So Ji-sub en tête, que j'ai souvent revu depuis. Elles parviennent à montrer que malgré l'évidence d'une mort prochaine il est possible d'apprécier l'instant présent. Carpe Diem aurait dit Horace !

Sage maxime car même sans balle dans la tête rien ne dit que nous serons vivant dans une minute, une heure, une journée.

 

Vous manqueriez mes prochains articles, sans parler de ceux que je n'ai pas encore écrit, ce qui est encore plus triste.

Résultat de recherche d'images pour "i'm sorry i love you drama"

Connaître la fin n'empêche pas d'apprécier cette série, au contraire, le spectateur est lui aussi invité à savourer chaque scène, à suivre les comédiens, à vivre les situations, avec le plaisir de l'émotion. Un drama dramatique donc qui figure dans le haut de mon classement personnel.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 09:00

Âméléon : Capacité de montrer une personnalité semblable à celle rencontrée alors que la nôtre est une coquille vide.

Analphabète : Je suis un nos mots comme ils disent.

Blasphaimer : Interdit c'est meilleur.

Bouseter : Récupération de sous produits animaux pour produire de l'énergie. Démonstration que n'importe quoi peut servir à quelque chose.

Cageôler : Embrasser pour enfermer, blottir pour retenir, promettre pour que l'autre et soit le gardien de notre obsession.

Cathortionnaire : Bourreau dont la religion assure qu'il détient la vérité et le droit d'arracher mensonges et illusions chez ceux qui ont une autre croyance.

Citoyhaine : Argumentation basée sur l'assurance que nul hors de la cité, ou du pays, ne détient les vraies ''valeurs'', les seules signant l'appartenance à une civilisation digne de ce nom.

Collegirl : Impossible de s'en débarrasser de celle-là, elle est pire que de la glue.

Connegnition : Tendance des cerveaux les moins performants à se satisfaire d'un savoir limité, rassurant, souvent faux.

Contentplatif  : Animal prenant une position de végétal pour retourner au niveau mental du minéral.

Créteenager : Plus un enfant, pas encore un adulte, désirant rester le premier en sachant qu'il ne parviendra pas à être le second.

Deathstiny : Chemin que l'on prend tous. Pour l'un il est court, pour l'autre c'est l'inverse, parfois semé d'embûches, quelquefois amenant à une grande renommé, à de prodigieuses richesses... qui finit toujours de la même façon.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:00

Les Cahiers de Science & Vie N 152 – Avril 2015

                                                                          Anne Debroise

Les Lumières portent en elle tant de mythologie qu'il semble incongru de refuser l'éblouissement pour observer de plus près une époque apparemment dévolue à la raison, l'intelligence et le progrès.

Pourtant comme le souligne Isabelle Bourdial (Rédactrice en chef), le siècle de la raison fut également celui de la superstition et de la crédulité, que celui de la tolérance et des droits de l'homme coïncide avec l'âge d'or de l'esclavage, que la liberté d'expression était relative ou que le mouvement philosophique et humaniste fut, au début, restreinte à une petite élite intellectuelle.

Nulle lumière sans ombre, Voltaire lui-même n'était-il pas misogyne et homophobe ?

 

Le XVIIIe siècle, en occident, vit nombre de mutations, plus ou moins importantes, qui concourent à l'émergence d'un homme nouveau, tourné vers l'avenir, capable de penser par lui-même avec la volonté de prendre son destin en main. Évolution animée et soutenue par une élite de penseurs et de philosophes dont les idées s'infiltreront dans toutes les franges de la société.

 

 

 

Kant, dans son essai de 1784 intitulé Was ist Aufklärung ? Décrit les Lumières comme la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre. Dès le début de XVIIie les philosophes rêvent d'une société plus prospère et plus juste libérés des dictats et dogmes de la société aristocratique et de l'Église. Les intellectuels du siècle précédant idéalisaient le passé, ceux de celui-ci se tournent vers l'avenir et croient au progrès de l'esprit humain.

Chronologiquement ses prémices s'observent vers 1680 avec les écrits de Pierre Bayle évoquant un ''siècle éclairé''. Les transformations intellectuelles s'opèrent à partir du décès de Louis XIV, en 1715. Les nouveaux dirigeants du pays seront plus faibles et plus sensibles aux idées progressistes.

Tout ça pour aboutir à la Révolution française de 1789 !

 

Le mouvement des Lumières visait le progrès de la connaissance et d'utiliser le raisonnement pour réformer la société en luttant contre les préjugés et l'irrationnel. Les savants l'initièrent, à la suite de Galilée, cherchant à découvrir des lois régissant le comportement de la matière usant de l'expérience et de la déduction logique. Les récits des grands voyageurs contribuèrent à élargir les vues de leurs contemporains en leur faisant connaître la grande variété d'organisations politiques existantes. Les philosophes usèrent de ces récits pour montrer qu'il existait plus d'un modèle social à suivre, et plus d'une religion respectable... [pour autant qu'une méritât ce titre]. Montesquieu s'appliqua à démontrer dans De l'esprit des lois, que les systèmes législatifs s'adaptent à la culture et à la géographie des peuples. Voltaire se battit contre le fanatisme religieux, Diderot avec jean d'Alembert, rassembla le savoir humain dans son Encyclopédie, non sans affronter censure et difficultés financières. Il s'agissait de démocratiser un savoir confisqué par quelques érudits.

Sur ce sujet il fut en opposition avec Voltaire, d'Alembert ou D’Holbach qui affichaient un profond mépris pour le peuple auquel ils ne s'adressaient pas. Diderot et Kant, d'origine modeste, pensaient que l'éducation devait s'ouvrir à tous.

La vision même du rôle du roi évolue qui pense de plus en plus au bien-être du peuple. Les conflits sont moins nombreux, moins pesant sur le quotidien des populations. Les gouvernements aménagent le territoire, créent théâtres, écoles et jardin dans les villes tout en éloignant hôpitaux et cimetières des centres urbains. l'État améliore routes et voies navigables, facilitant ainsi le commerce et la circulation de l'information.

Le climat se met de la partie avec la sortie du Petit Âge glaciaire. L'agriculture bénéficie d'améliorations dont certaines découlent de l'esprit rationnel des Lumières. De nouvelles cultures apparaissent, comme la pomme de terre et le maïs ; l'outillage progresse, la charrue est améliorée, la faucille remplace la faux. Rendements et production grimpent... ainsi, mieux nourrie, la population est plus résistantes aux maladies et épidémies. La population de la France qui stagnait aux environs de 20 millions atteint 28 millions vers 1780. la mortalité infantile régresse, l'avenir est donc moins redoutable. Un état d'esprit rejoignant celui des élites intellectuelles.

L'écrit s'est introduit presque partout. L'imprimerie a évoluée, des livres en petits formats, moins chers, sont diffusés. Les villes de province inaugurent des académies.

L'alphabétisation progresse jusqu'à dépasser 70 % dans certaines villes. Dans les campagne, qui abritent 80 % de la population, les Lumières, la connaissance et la raison n'atteignent qu'une minorité des population européennes.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:00

Fasandræberne - Mikkel Nørgaard – 2014 – 119'

Carl Mørck et Assad forment, avec Rose, leur secrétaire, le département V de la police danoise,spécialisé dans les affaires non résolues. Les Cold Case, comme on dit maintenant. Leur service n'est pas le plus respecté, loin de là, ils sont surnommés : l'alcoolique et l'arabe.

Ce soir là ils fêtent les 30 ans de carrière d'un collègue. Carl n'est pas motivé pour participer, il est peu sociable, Assad finit par le convaincre avec pour résultat de longues minutes d'ennui pour Carl qui quand il quitte les locaux est abordé par un homme qui lui demande s'il a lu ses lettres. Le policier élude la question, il a 50 cas attendant leur résolution ? Pourquoi ne pas revenir le lendemain ?

Dans la nuit son téléphone résonne chez lui, il faut pourtant que ce soit son fils qui le tire, non pas du lit, mais du canapé. Carl écoute puis s'en va. Jusque chez l'homme qu'il n'avait pas écouté et qui pour attirer son attention s'est tranché les veines dans sa baignoire en lui laissant un carton plein de documents relatif au meurtre de ses enfants, survenu vingt ans plus tôt. Une affaire qui pourtant se conclut par l'arrestation d'un jeune homme qui reconnu les faits mais ne fut condamné qu'à trois ans pour avoir agit sous l'effet de la drogue, bien aidé par le meilleur avocat, et le plus cher, du pays.

La certitude d'un père ne fait pas une vérité, pourtant Carl devine quelque chose derrière cette affaire. S'il a beaucoup de défauts il fait partie des bons flics, de ceux qui ont du flair et sont capables de s'accrocher pour comprendre, même si au passage il faut déranger quelques personnalités.

 

Petit à petit le département V va progresser, classer les documents, faire des recherches, trouver d'autres histoires, agressions, viols, meurtres, dans les environs du pensionnat de Griffenholm, faire émerger les noms de Pram Ditlev et Ulrik Dybbøl comme suspect, et celui de Kristen Marie Larsen, comme témoin de ce qui s'est passé 20 ans plus tôt. Celle-ci est portée disparue, en fuite pour en avoir trop vu. Heureusement son appel à la police fut enregistré et sera un début de piste, un fil qu'il faudra tirer pour que remontent...

Une affaire longue, difficile et violente, pas innovante sur le principe, quelques riches se croyant au-dessus des lois, mais dans un environnement, le Danemark, et une langue qui sans renouveler le genre lui donne un nouvel éclairage, un autre intérêt.

Les paysages sont beaux mais, là comme ailleurs, comme partout, le pire prédateur, dans les bois ou les rues, marche sur deux jambes.

 

La vengeance est un plat qui se cuit, très cuit, voire carbonisé !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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