Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:09
Grave... c'est le cas de le dire
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Des fakes
commenter cet article
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 08:08

Il y a parfois des portes qui se referment,

Des sons brefs ressemblant à un glas amusé,

Le passé s'est enfui, le destin a un terme,

Ce qui fut n'est plus, et ne reviendra jamais.

 

Le bonheur est ainsi qu'il ne se reconnaît

Qu'au bruit qu'il fait au moment où il est parti,

Et l'absence devient un futur gangréné

Par la mort d'illusions et rêves évanouis.

 

Je fais face au battant sans plus pouvoir l'ouvrir,

Seul et désemparé de ce que j'ai raté.

De moi, c'est sûr, demain aura le droit de rire,

Ses éclats m'escorteront vers l'éternité.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 08:03

Les Cahiers de Science & Vie No. 150 Janvier 2015

Et la science fut !

Nicolas Chevassus-au-Louis

Le savant apparaît avec l'écriture. Qui la maîtrise occupe une position sociale dominante, est lié au pouvoir, travaille dans les palais ou les templs, participe à la collecte des impôts, supervise les grands travaux, mariages et prières collectives. Les savois les plus développés sont l'arithmétique et l'astronomie.

À partir du VIe av. notre ère, la conception du savoir évolue au sein de l'école de Milet. Sa figure la plus connue en est Thalès. Avec ses disciples ils sont les premiers à naturaliser les astres en leur otant leur dimension divine. Thalès les dit ''faits de terre''.

C'est parce qu'elle est profondément matérialiste que la science grecque passe pour la matrice de la science moderne. Sa conception du savoir peut se définir par deux formes que représentent deux philosphes ahténiens. Platon, idéaliste, pour lui existent des idées abstraites, nombres ou formes géométriques gouvernant la marche de la nature dont la connaissance est impossible. L'homme ne peut avoir accès qu'au ''reflet d'une copie'' de ces idées. Aristote ensuite,venu plut tard. Matérialiste, la nature qu'il décrit est polymorphe, complexe, logiquement organisée pour y trouver catégories, règles et lois. Le monde des idées contre celui de la matière. Les deux traditions pourtant s'entendent sur le fait que le philosophe n'a pas à se soucier des choses matérielles, de l'application de son savoir. À partir du IVe siècle av. J.C. Dans l'égypte des Ptomélémées, Apparaissent des savants ingénieurs tel Archimède ou Héron. Alexandrie porte haut la tradition de la discussion logique du savoir, mais aussi, surtout, réconcilie le savoir et ses applications, la science et les techniques dirait-on de nos jours.

Avec la conquête de l'égypte, les romains satisfont leurs besoins de savoirs techniques pour gérer une ville d'un million d'habitants comme Rome. La chute de l'Empire romain d'Occident perturbe la transmission des savoirs. La tradition philosophique grecques est perpétuée dans l'empre d'Orient. L'expansion arabe déplace le centre de la vie savante, Bagdad succède à Athènes et Alexandrie comme capitale du savoir. En Occident les savants se font rares. Quelques érudits compilent ce qui leur est parvenu du savoir antique mais l'essentiel de la science grecque leur est inconnu. Avec le règne de Charlemange l'Occident connaît une stabilisation poliitique et la chrétienté reconquiert l'Espagne et la Sicile musulmane où avaient été conservés et commentés nombre de manuscrits grecs, traduits. Les monastères d'Occident redécouvrent Pythagore mais surtout Aristote. Dès la XIe siècle apparaissent les écoles cathédrales où on enseigne les arts libéraux. Les arts mécaniques restent négligés. De ces écoles naîtront au XIIIeme les premières universités, Bologne, Paris, Oxford, marquant l'institutionnalisation du savoir et le retour à la discussion critique et publique des thèses que préconisaient les Grecs.

 

En quête d'un savoir universel

Marielle Mayo

Dès le XIIème les érudits cherchent un sytème globale intégrant la physique d'Aristote et les science occultes. Ils redécouvrent des disciplines comme la philosophie, l'astrologie ou l'optique. L'Europe médiévale découvre avec fascination des savoirs ignorés des Latins depuis le haut Moyen Âge et entendre de se réapproprier l'héritage de l'Antiquité grecque. Elle redécouvre les sciences rationellels définies dans le système philosophique global d'Aristote visant à rendre le monde intelligible par la raison. Il devient, en utilisant les outils de la logique et des mathématiques, envisageable de mettre en lumière l'ordre qui gouverne l'Univers. Une nouvelle doctrine officielle va peu à peu émerger, synthèse de la physque d'Aristote et du christianisme, imposée par Thomas d'Aquin, au XIIIème siècle. La pensée scolastiquese déploie dans les nouvelles universités. Les opinions des ''autorités'' y sont étudiées et confrontées pour faire émerger une ''vérité'' conciliant foi et raison, en s'appuyant sur l'argumentation plutôt que sur l'observation ou la pratique. Jusqu'à la fin du XIVè siècle existe une sépaaration entre ceux qui maîtrisent la théorie et les artisans dont le savoir expérimental est dévalorisé. ''La technique n'intéresse pas les pensuers et ne s'enseigne pas à l'Université'' précise Mathieux Arnoux. L'ingénieur n'acquerra ses lettres de noblesse qu'à la Renaissance ! La réconciliation des savoirs pratiques et théoriques s'amorce hors du cadre des savoirs traditionnels. La pratique expérimentale permettra des avancées majeures et le XVIIè siècle verra l'avénement de la méthode scientifique moderne, portée par Wlliam Harvey, Galilée, Francis Bacon ou Descartes. Le divorce entre magie et science est consommé.

 

Le génie à la manœuvre

Philippe Testard-Vaillant

Par quels moyens Merlin parvint-il à déplacer les pierres nécessaires à l'édification de Stonehenge ? Le mystère est entier, des ''engins'' évoqués il n'y a aucune description. Ingénieur et conseiller militaire, ce portrait rappelle un personnage antérieur au cycle arthurien : Archimède, l'un des plus grands ingénieurs de l'Antiquité, avec Ctésibios, Héron d'Alexandrie, Philon de Byzance. Au IIIè siècle ce disciple d'Euclide invente la roue dentée et la vis sans fin, de plus il élabore des moyens de défenses des fortifications de Syracune. Il aurait incendié la flotte romaine en faisant converger les rayons du Soleil sur les coques et voiles des bateaux du général Marcellus à l'aide d'un jeu de miroirs. Pour autant les ingénieurs de cette époque ne suscite pas l'admiration des philosophes qui les considère comme des salariés dépendant de ceux qui les paies. Ils ne sont pas des hommes libres. Pour Platon la théorie surclasse la pratique, l'abstraction surpasse le concret, le géomètre surplombe l'ingénieur, hiérarchisation qui scellera le divorce de la scince pure et de la technique sensible. ''L'engignour'', ainsi dénommé parce qu'il est celui qui est doué d'engin (d'intelligence rusée), qui met en œuvre son engin (son esprit d'invention), et qui produit des engins (machines et instruments). Avec l'apparition de l'artillerie à poudre ces engignours sont recrutés pour donre des canons, protéger les troupes et adapter les fortifications à l'usage des armes à feu.

Pas d'école à l'époque mais un savoir transmit oralement et par imitation.

Si l'ingénieur militaire de la Renaissance, comme celui du Moyen Âge, est souvent issu des corporations d'artisns et des maîtres de métiers, de nombreux artistes mettent leurs compétences au service de la guerre. Qu'il s'adonne ou non à des tâches belliqueuses l'ingénieur de cette époque renouvelle les savoirs antiques, mathématise sa pratique et perfectionne les règles de la mécnique. L'imprimerie contribue à faire de la machine le symbole d'une société ou l'invention technique est promue comme une valeur et l'ingénieur cherche à intégrer l'étlite des hommes de l'art. Il faut attendre 1604 pour que s'ouvre la toute première école d'ingénieurs à Leyde (Pays-Bas) et le milieu du XVIIIè siècle pour que s'ouvre en france de grandes écoles formant les ingénieurs d'état (ponts et chaussées, école des mines).

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 09:00

Dorison – Marazano – Glénat

 

Inde, 1934, tout commence dans un temps à Mugail Saraï. Sanji demande à son père ce qui se passera quand il sera mort. Son père lui répond que son âme s'échappe, Indra l'accueille dans son royaume, le Deva-loka. Sanji est frustré que les Devas refusent de révéler aux vivants ce qui l'attendra dans cet autre monde, il se précipite dans un autre temple ou un tigre l'accueille et se jette sur lui, se faisant tuer à sa place mais à cause de lui.

Chicago, 50 ans plus tard, hôpital privé saint-Vincent, centre de soins intensifs. Weiss quitte sa fille, Audrey, soignée pour un cancer en phase terminale, lui affirmant qu'il a beaucoup de travail et ne sera pas là pour lui tenir la main afin qu'elle s'endorme. Il ment mais ne peut plus supporter d'être là à regarder sa fille mourir lentement.

 

Chicago, trois ans plus tard. Weiss est tiré de son sommeil par un appel de son patron qui l'engueule pour n'avoir pas fait son travail. Il reçoit ensuite un appel de sa femme demandant à le voir afin qu'il signe les papiers du divorce, depuis la mort d'Audrey les choses sont difficiles et Weiss essaie de remplir son temps pour oublier le vide de sa vie et le poids de la culpabilité. Il finira pourtant par aller se faire soigner au centre du rein, Rayford où Osbourne, son médecin lui conseille de reprendre sa vie en main... chose qui paraît impossible. Roulant pour rentrer chez lui après ce rendez-vous il aperçoit soudain un camion venant à fond vers lui et le heurtant violemment.

Il reprend conscience dans le coffre de sa voiture alors que celle-ci prend la direction d'une presse s'apprêtant à détruire son véhicule. Il s'en sort, maladroitement, nu et frigorifié. Dans une maison proche il trouvera de quoi se réchauffer et s'habiller. Prit en stop il emprunte un téléphone mais aucun des numéros qu'il appelle ne répond, ni même ne semble correspondre à la personne demandée. Arrivé en ville il prend un taxi pour se rendre au Manoir Weiss, sa demeure, là, enfin, les choses devraient retrouver leurs places.

Mais non, loin de là, puisqu'il arrive juste pour voir des engins de chantiers mettre en pièce sa demeure. Sa surprise croîtra encore quand il apprendra que la maison et le terrain sont vendus depuis sept ans! À la banque il apprendra même que son compte est clôturé depuis la mort, la sienne donc, de son propriétaire, il y a 7 ans.

 

Seul son médecin, Osbourne, acceptera de le croire et lui donnera rendez-vous le lendemain. En attendant Weiss, Abel de son prénom se rend au cimetière, sur la tombe de sa fille, pour découvrir son propre caveau et la date de son décès, un an après sa fille.

 

Il attend beaucoup des retrouvailles avec son médecin, mais sera déçu, celui-ci va lui conseiller de s'éloigner de ses proches, de disparaître, après tout il devrait être mort. S'il est là c'est qu'il y a eu une erreur, c'est tout. Abel n'a pas le temps d'en demander davantage, Osbourne a reconnu quelqu'un dans la foule, quelqu'un qu'il sait être là pour eux, et pas pour leur bien. Les deux hommes s'enfuient dans un couloir du métro alors que les rames continuent à passer. Par coïncidence deux policiers sont à proximité qui se rendent compte que quelque chose d'étrange se passe, ils se précipitent. Les détectives se sont séparés, alors que l'un court après les fuyards, l'autre essaie de faire couper le courant sur la ligne, ce qui semble difficile. Le premier rejoint les trois hommes mais le dernier se présente comme faisant partie de la maison et sort sa plaque pour amadouer le policer, avant de le poignarder. Un métro arrive alors que Weiss essaie de faire monter le policier blessé sur le rebord et qu'Osbourne s'explique avec leur agresseur, avant de mettre, bêtement, son pied sur le rail conducteur d'électricité. Amis lui n'est pas équipé pour supporter le courant et le choc va lui être fatal, alors qu'opportunément arrive le second policier qui surprend Abel l'arme à la main. Sue arrive un peu tard pour Barney ! Weiss parvient à s'échapper mais il est blessé et la personne qui veut bien l'aider décide de le conduire aux urgences, faute de quoi il se viderait de son sang.

De son côté la police mène son enquête sur l'autre victime, le doc, et s'étonne que son cabinet ait été sur écoute. Sue ne devrait pas être sur l'enquête mais son caractère et la mort de son coéquipier lui permettent de la rejoindre malgré tout. Elle n'est pas du genre à accepter un refus ! Enquêtant sur le doc à la clinique de celui-ci elle en profite pour montrer une photo de Weiss, que la secrétaire reconnaît tout en affirmant que ce ne peut être lui, il est mort dans un accident depuis 7 ans.

De l'hôpital où son signalement a été reçu Sue reçoit un appel, un homme correspondant a été admis et se trouve sur le billard.

Sue reconnaît Abel mais les déclarations du médecin la stupéfient, les analyses de Weiss sont extraordinaires. Son sang est saturé d'un acide aminé spécifique et de produits dérivés de curare et de morphine indiquant un coma profond et prolongé, récemment terminé provoqué par un alcaloïde à base d'ibogaïne. En fait précise le médecin, il ne s'agit pas là d'anesthésie mais d'empoisonnement. Si Abel a survécu c'est que le produit lui fut injecté à doses infinitésimales pendant des années pour qu'il le supporte. Bref, médicalement parlant, Weiss devrait être mort !!!

 

Un téléphone sonne en Inde, l'homme qui décroche semble satisfait que Weiss soit vivant, il ne reste plus qu'à le récupérer. Il va être temps de s'occuper du fantôme...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:00

Haemoo - 해무 - Shim Sung-bo (réalisation) Bong Joon-ho (production et coscénariste) – 2014 - 110'

Kang Chul-joo (Kim Yoon-seok) est le capitaine du Junjin, chalutier avec lequel il gagne sa vie, mal, en compagnie d'un équipage réduit au minimum. La pêche est difficile en cette année 1998 et le futur se présente mal, le propriétaire du bateau envisage de vendre son bien au gouvernement qui pense que l'ère de ce genre d'embarcation est révolu. De plus le Junjin est en mauvais état et les réparations dont il aurait besoin sont onéreuses. Kang tente d'emprunter mais son banquier lui fait remarquer ses faibles revenus, son découvert et son surendettement chronique, autant dire que les chances d'obtenir un prêt sont égales à zéro.

Une seule solution : aller voir une de ses relations qu'il sait capable de lui faire gagner de l'argent facilement, et malhonnêtement. Il ne peut qu'accepter la proposition qui lui est faite, mais cette fois il ne s'agira pas de contrebande de marchandises mais du transport de clandestins. Ce n'est pas ce à quoi s'attendait le commandant mais il n'a pas le choix.

Il ne met au courant son équipage qu'au dernier moment, alors qu'en mer s'approche un autre navire et qu'il faut transborder les voyageurs. Ceux-ci vont s'avérer plus nombreux qu'attendus et le Junjin n'est pas prévu pour recevoir autant de personnes. Au cours du transfert une jeune femme tombe à l'eau, heureusement, pour elle, le plus jeune marin du Junjin pourra la secourir. Elle est jolie et il ne tarde pas à lui proposer de venir s'abriter dans la salle des machines où la température est meilleure que sur le pont.

La cohabitation va être difficile, tendue, l'envie d'user de sa position pour échanger plus de confort, ou moins d'inconfort, contre une faveur sexuelle est irrésistible. Certaines l'accepteraient pour améliorer des conditions de voyage éprouvantes.

À l'extérieur la survie est possible mais quand un navire approche les clandestins doivent se cacher dans la cale. Étroitesse et odeurs de poissons font de ces instants un supplice. La violence attend de s'exprimer et le capitaine doit montrer qu'il est seul maître à bord, sur son bateau tous doivent lui obéir. Pour affirmer son pouvoir il fera jeter par-dessus bord le plus récalcitrant de ses ''invités'', avant que celui-ci ne soit récupéré.

Quand un garde-côte passe, un policier maritime monte à bord mais il n'y a rien de mieux qu'un verre d'alcool et un pot de vin pour que tout rendre dans l'ordre. Tout le monde doit vivre n'est-ce pas ?

Mais la brume se lève, l'ambiance devient oppressante, les pulsions n'attendent qu'une étincelle pour se libérer, la présence d'une, trop, jeune et, trop, jolie femme peut mettre le feu aux poudres.

Surtout quand un incident survient ! Dès lors contenir ses démons devient impossible. Certains actes fait dans le flou et la pénombre deviennent insupportables quand le soleil et la réalité reviennent.

Le duo aux commandes du film nous avait déjà présenté Memories of Murder et Snowpiercer. Pas de train cette fois ni de tueur en série mais le huis-clos étouffant d'un navire de pêche au milieu d'une mer que la brume recouvre comme pour permettre au pire de se révéler. Heureusement il n'attend souvent que cela !

La vie de tous est difficile, les marins d'abord qui prennent des risques pour une maigre paie, les clandestins ensuite qui quittent pays et famille pour trouver une vie meilleure. Sur le visage de chacun l'épuisement et la peur se lisent en même temps que la certitude que rien ne peut s'améliorer. Il devient compréhensible que chacun finissent par ''péter les plombs'', histoire de trouver un semblant de soulagement en laissant se noyer une conscience encombrante.

Invitez-vous à bord du Jinjun, la mer est belle et vous n'y serez pas clandestin, ni marin, et c'est tant mieux pour vous.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:00

Michael Curtiz – 1942 – 102'

Rick Blaine est Américain, amer et cynique. À Casablanca il est propriétaire du Rick's Café Américain, night-club fréquenté par une clientèle allant des fonctionnaires français et nazis, aux réfugiés, et même aux voleurs de toutes sortes courant les rues d'une ville où tous les trafics semblent possibles. Ugarte lui n'est qu'un délinquant parmi d'autres quand il arrive au Rick's porteur de ''lettres de transit'', documents faisant office de passeport devant lui permettre de voyager vers le Portugal d'où il compte s'embarquer pour l'Amérique. Papiers obtenus pour avoir abattus deux soldats allemands. Le véritable but d'Ugarte n'est pas de partir mais de vendre ces billets, chers. Il a justement rendez-vous dans le club avec des clients potentiels.

Contretemps, avant que l'échange n'ait lieu la police locale, dirigée par le capitaine Louis Renault, arrête le vendeur. Heureusement celui-ci eut le temps de confier les documents à Rick mais il trouvera la mort en tentant de s'enfuir.

Parallèlement arrive Ilsa Lund, une ancienne liaison de Rick, accompagné de son mari, Victor Laszlo, chef de la résistance tchèque que les nazis, dirigés par le major Strasser, recherchent activement. Ils sont là pour acheter les documents d'Ugarte, afin de continuer leur combat en Amérique.

Sur place Victor rencontre Ferrari, figure du milieu de Casablanca, et propriétaire du night-club concurrent de celui de Rick. Celui-ci fait part à Laszlo de son sentiment que c'est Rick qui a récupéré les précieux papiers. Lors de la confrontation entre Rick et Victor, le premier refuse de donner les documents ce qui étonne le second. Leur dialogue est interrompu par l'arrivé d'un groupe d'officiers nazis qui entonnent, Die Wacht am Rhein, hympne patriotique allemand. Le sang de Laszlo ne fait qu'un tour, il demande donc à l'orchestre du club de jouer La Marseillaise et se met à chanter. Seul d'abord il est peu à peu rejoint par les autres clients. Ensemble ils couvrent le chant germanique. Furieux le major Strasser fait fermer le club.

À son tour Ilsa va voir Rick pour lui demander les lettres, pour le convaincre elle le menace avec un revolver mais ne pouvant tirer elle lui avoue qu'elle est toujours amoureuse de lui. Par la suite elle lui raconte que quand ils se rencontrèrent à Paris elle pensait que son époux était mort et n'apprit la vérité que lorsque que la capitale française fut déclaré ville ouverte, aux allemands. Plutôt que de fuir avec Rick, comme c'était prévu, elle avait choisit de quitter celui-ci pour rejoindre son mari.

Rick qui en voulant beaucoup à Ilsa se fait amical et accepte d'aider Lazslo, Ilsa déclarant qu'elle préfère rester avec lui à Casablanca.

Sur ce Laszlo, après avoir échappé à la police lors d'une réunion de résistants, arrive au club, discutant avec Rick il cherche à convaincre celui-ci d'utiliser les lettres pour mettre Ilsa en sécurité.

L'étau se resserre autour du trio, entre la police locale et les nazis ; qui s'enfuira, avec qui, dans quelles conditions ? Nul n'est sûr d'en sortir vivant mais il ne tient qu'à vous d'en savoir plus. Casablanca est souvent considéré comme le deuxième meilleur film étasunien.

Distribution, réalisation, rythme, amour et danger. Tous les ingrédiens sont réunis et parfaitement dosés, c'est assez rare pour être souligné. Un classique dans le plus pur sens du mot;

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:31

Les Cahiers de Science & Vie No 150 Janvier 2015

La grande peur de la sorcellerie

Anne Debroise

Nous l'avons vu, Merlin était le fils d'une vierge et d'un incube. Celui-ci est un démon incarné pour abuser d'une femme dans son sommeil hérité de la mythologie juive, les démons, anges déchus après leur rébellion contre dieu ont intégrés l’orthodoxie chrétienne par le Livre d'Hénoch. Auxiliaires précieux expliquant que le monde créé par un dieu unique et bon soit rongé par le mal. À partir du XIe siècle, la figure du diable et de ses sbires orne chapiteaux et tympans des églises romanes.

Quid du pouvoir de ces créatures ? Thomas d'Aquin, parmi d'autres théologiens, émit l'idée que bien que sans corps physique ils pouvaient agir dans le monde réel.

Lentement, mais sûrement, la religion repoussa les magiciens et toute personne suspectée de sorcellerie. Ainsi la démonologie va-t-elle donner naissance à un mouvement massif de persécution. La fragile frontière entre pratiques magiques et magie démoniaque permit aux autorités de dénoncer cette dernière et ceux qui y recouraient, dans des buts politiques. Le procès posthume ouvert par Philippe le Bel en 1306 contre le pape Boniface VIII, l'accusant de posséder un ''démon privé'' est sans doute le premier exemple d'une telle instrumentalisation.

L'inquiétude de l'église et de la société face au danger représenté par les sorciers contre la vraie foi est réelle. Dans la bulle Super illius specula, Jean XXII recense les pratiques jugées démoniaques et condamne ceux qui les pratiquent aux peines jusqu'ici réservées aux hérétiques. L'Inquisition, juridiction créée en 1231 pour lutter contre les hérésies, est habilitée à enquêter. En 1327 le poète italien Cecco d'Ascoli est un des premiers à connaître le bûcher. Bientôt n'importe qui, sitôt assimilé à un sorcier, sera pris pour cible.

La fin du XIVe siècle est troublée. Deux, puis trois, papes se disputent l'autorité sur le monde chrétien, les premières bibles en langue vulgaire sont éditées, la guerre de Cent Ans effraie, la peste terrifie et les disettes augmentent encore cette impression de fin du monde. Il faut des coupables, sorcier(e)s et autres magicien(ne)s rempliront cet office !

En 1486 paraît le Malleus maleficarum, le Marteau des sorcières, traité rédigés par deux inquisiteurs dominicains, Henri Kramer et Jacques Sprenger. Il compile tout ce que l'on sait sur les démons et leurs actions, et donne les procédures pour confondre et punir leurs disciples. L'imprimerie lui permit de connaître un grand succès. Officiellement interdit dès 1490 par l'église catholique il fut réédité jusqu'en 1669. Dans ce texte les femmes sont désignées comme spécialement suspectes de commerce avec Satan. Leur nature faible, leur foi molle, leur lubricité et leur ''convoitise bestiale'' les porteraient vers le maléfice. Le traité indique toutes les ruses pour les faire parler, promesses, chantages, tortures, tout est permis pour obtenir l'avenu nécessaire pour condamner puis exécuter la sentence.

L'inquisition catholique, première à lutter contre l'hérésie fut moins sévère que la protestante. La première imposait souvent une pénitence, la seconde infligeait des punitions, parfois des exécutions.

Toute femme qui vit seule, a quelque bien ou des notions de botaniques est perçue comme marginale, suspecte, passible du bûcher. Il lui suffit de s'attirer les foudres d'un voisin, d'un notable.

La fin de la chasse aux sorcières ne prendra fin qu'au XVIIIe siècle quand les lumières répandront le scepticisme sur la réalité des pratiques des supposés sorcier(e)s. Elle aura fait 50 000 victimes, 80 % de femmes.

Merlin connaitra une éclipse durant cette époque, il reviendra quand l'hystérie collective sera apaisée.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:28

Inichié : Peu importe le rite, le prix, l'important est que je fasse partie de ceux qui savent. Qui savent quoi ? Ça, en revanche...

Laidvolution : Tendance à aller vers le moche et le mauvais goût du moment que cela rapporte.

Leequider : Influencer un esprit au point que toute certitude disparaisse, qu'il se noie dans ses doutes et sa peur.

Leerhésie : Doctrine s'opposant à toutes les autres et, finalement, à elle-même !

Marché de l'art : Exploitation de l'ignorance de nouveaux riches s'imaginant que la prix indique la valeur.

Marigaudage : Activités louches, magouilles malhonnêtes, point de rencontre entre hommes d'affaires et politiciens.

Monolithaire : Quoi de plus rassurant qu'un monde monocolore, qu'une pensée unique, qu'un lendemain semblable à aujourd'hui, lui-même identique à la veille ?

Mort : Période décès durable.

Nhaine : Petite rancune deviendra grande !

Nidentité : Former autour de soi un cocon rassurant et confortant celui que l'on croit être au point d'en oublier qui l'on était vraiment.

Pollution : Quand le présent dévore le futur.

Proctocole : Méthode pour aller au fond des choses.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 08:19

Les Cahiers de Science & vie No 150 Janvier 2015

De savants lanceurs de charme

Sophie Crépon

Nous l'avons vu, et lu, Merlin réuni des compétences contradictoires mais complémentaires, associant science(s) et magie. Mais justement, qu'est-ce que la magie ? de quand date les premiers rituels magiques ? Quand religion, magie et science se sont-elles séparées pour devenr des domaines de pensée autonomes ? Pour Jean-Michel Sallmann, professeur d'histoire à l'université Paris-X-Nanterre, la magie est ''tout ce qui permet de modifier la substances des choses par des moyens surnaturels''. C'est un art pratiqué par un marginal doué de pouvoirs extraordinaires et détenteur de connaissances hors du commun lui permettant de bouleverser l'ordre naturel des choses. Elle se divise en trois types : la ''magie divine'' exercée par les dieux ; la ''magie cérémonielle'', impliquant l'utilisation de forces bénéfiques ou maléfiques, et la ''magie naturelle'', qu'explique aujourd'hui la physique et la chimie. Celle-ci était pratiquée par les alchimistes. Elle était blanche ou noire, bénéfique ou maléfique, légale ou illégale. Vont d'abord, dans l'Antiquité grecque, se séparer la religion et la magie puis la sorcellerie et la magie. La religion s'autonomise par l'apparition d'une théologie philosophie, ensemble de règles régissant les rites officiels, puis la magie, influencée par le jugement moral, se divise en magie, bénéfique, et en sorcellerie, malfaisante.

Jean Clottes trouve les premiers rites magiques dès la préhistoire, Fritz Graf, au contraire, rejette cette idée et nie le rapport entre magie et chamanisme. Les textes anciens montrent en effet que les termes ''magicien'', ''sorcier'' et ''magique'', apparus en Grèce entre le Ve av. J.C. Et le IIe après, renvoyaient aux prêtres perses et à leurs rites. Pline l'Ancien l'affirmait dans son Histoire naturelle : ''Zoroastre, roi des Perses, est à l'origine de cet art mystérieux qui se serait propagé en Grèce et dans le monde par l'intermédiaires des savants grecs, des juifs, des peuples d'Italie et des Celtes''. Ces prêtres avaient la responsabilité des sacrifices royaux, des rites funéraires, de la divination et de l'interprétation des rêves, certains assuraient aussi les rites privés et secrets qui pourraient être qualifiés de ''sorcellerie''. Or le chamanisme et ses pratiques visant à faire se rencontrer le monde des humains et celui des esprits de la nature et des membres décédés du clan ignorent la notion de malveillance.

Au Ve s av. J.C. les Grecs avaient absorbés des pratiques magiques égyptiennes, juives, sumériennes, babyloniennes et assyriennes. Les devins et mages exerçaient alors des exorcismes et une magie ''active'', envoûtements et divinations.

Selon l'égyptologue Yvan Kœnig, la pensée magique égyptienne accoucha de la coryance en la force performative du Verbe, que ce soit par l'incantation ou l'écriture.

Après la chute de l'Empire romain d'Occident l'Église s'imposant, combattit la magie au nom de la lutte contre l'idolâtrie et l'hérésie alors que dans le monde musulman médiéval, magie et science participaient de la compréhension du monde.

 

Entre foi et savoir

Marie-Catherine Mérat

 

Les liens entre la science et l'église en Europe, au Moyen Âge ne cesseront de se resserer et de se distendre au fil des siècles tandis que la science antique, profane, sera peu à peu adoptée par l'église jusqu'à la redécouverte de la physique aristotélicienne.

''Dans l'étude de la vérité, l'église doit-elle se contenter du livre inspiré, la Bible, contenant toute la révélation, ou bien doit-elle aussi se servir du livre de la nature qu'étudie la science ?'' ainsi Georges Minois, dans l'Église et la science, histoire d'un malentendu, résume-t-il le combat que se livreront l'église et la science pendant plusieurs siècles.

Pour Saint Augustin, la science est utile pour déchiffrer la Bible !

Pendant le haut Moyen Âge, l'église contrôle la science. Des connaissances classiques il ne resque que des bribes : les Romains n'ont pas traduit la physique d'Aristote, Euclide ou Archimède. Il n'est pas utile de chercher des causes rationnelles aux phénomènes naturels. Pourtant au XIIe siècle tout va être remis en cause. Les écoles se multiplient, méthodes et contenus enseignés se transforment. C'est le triomphe de la dialectique, l'art de raisonner, de convaincre, de démontrer. Des textes scientifiques et phiosophies grecs et arabes nouvellement traduits se diffusent en Occident : traités de médecine, physique, optique, astronomie, alchimie... La nature apparaît dégagée de la sphère du sacré. Elle n'est pas un langage de dieu. Dès lors il devient possible de l'étudier via des méthodes indépendantes de la théologie et fondées sur la raison. La véritable rupture surviendra au XIIIe siècle avec la redécouverte d'oeuvres d'Aristote, sa Physique, Métaphysique, et de ses commentateurs arabes (Averroès notamment). Son œuvre renouvelle la physique, l'astronomie, la physiologie mais remet aussi en cause la toute-puissance de dieu. Le monde est éternel, nul besoin donc de création ex nihilo, la causalité des cieux sur le monde sublunaire qui enferme la toute puissance divine dans le jeu de lois naturelles et déterminismesastraux ; et l'unité de l'intellect qui s'oppose à l'immortalité de l'âme.

Thomas d'Aquin parvient à concilier la pensée d'Aristote et la pensée chrétienne alors que l'église tente de contenir la diffusion de la première. En 1277 une liste de 219 ''exécrables erreurs'' est publiée sous l'autorité d'étienne Tempier, évèque de Paris, toute tirées de l'enseignement des maîtres de la faculté des arts de l'université de Paris.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 08:01

Opéra traditionnel de Corée

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu Corée
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages