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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 08:00

(도희야) July Jung – 2014 - 119'

Lee Yung-nam est mutée dans le commissariat d'une petite ville portuaire loin de la capitale coréenne à la suite d'une affaire de mœurs. Son premier contact avec la région consiste à rouler dans une flaque en aspergeant une jeune fille qui jouait avec une grenouille.

Plus tard elle fera connaissance avec ses subordonnés du, petit, poste de police puis des habitants dont quelques-uns sont plus marquants que les autres. En particulier elle va remarquer une jeune fille, celle-là même qu'elle aperçu sur le bord de la route et qui s'était enfuie après qu'elle se fut arrêtée.

Elle la voit agressée par d'autres élèves de son lycée, mettant fin à l'incident elle prévient les voyous qu'ils auront affaire à elle s'ils continuent.

Un soir, alors qu'elle vide une bouteille d'eau préalablement remplie de soju afin de dissimuler la vraie nature de ce qu'elle absorbe, quelqu'un frappe à sa porte. C'est justement la jeune fille, Do-hee, en question qui s'est enfuie de chez elle où elle est régulièrement battu par un homme qui pourrait être son père sans que l'on puisse en être sûr. Lequel est le seul jeune resté sur place pour faire vivre de la pêche le village en employant des étrangers en situation irrégulière qu'il peut ainsi menacer et exploiter sans que nul n'y trouve à redire.

N'est-ce pas nécessaire pour la survie de tous ?

La jeune policière va se prendre d'affection pour cette enfant solitaire et si régulièrement violentée jusqu'à l'accueillir chez elle.

Mais si personne ne dit rien les rumeurs vont vite dans une bourgade où l'inconnu(e) est une cible, surtout venant de la ville, et quand Yung Nam reçoit la visite d'une jeune femme venue de la capitale cela ne fera qu'empirer. Une adolescente avec une lesbienne, voilà qui ne peut qu'attiser craintes et médisances, et quand elle sera accusée d'avoir un comportement inapproprié avec Do Hee par son père qui voit là une occasion de se venger après que la policière l'eut fait arrêter pour employer des étrangers.

L'homosexualité est un sujet peu traité par le cinéma coréen et July Jung le fait avec délicatesse et distance dans un cadre représentatif d'une société acceptant mal certains comportements alors qu'elle en tolère d'autres : violence, alcooolisme, exploitation.

Néanmoins la fin est... à découvrir ! Ne croyez pas que je vais tout vous dire.

Le rytme est lent avec des accélérations brutales, dans une ambiance de regards qui ne vous lâchent pas, avec, parfois, une évasion vers la mer, vers un ailleurs que l'on devine aussi beau qu'inaccessible.

C'est le premier film de July Jung, réalisatrice prometteuse dont l'oeuvre doit beaucoup à Bae Doo-na (Lee Yung-nam) et Kim Sae-ron (Do-hee) deux actrices que j'apprécie beaucoup et dont j'ai évoqué certains précédents films dans ce blog. La seconde est au début d'une carrière prometteuse.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 09:00

Bêêêêêhaviorisme : Analyse d'un comportement grégaire où chacun s'essaie à imiter l'autre. Les individualités ne trouvent à s'y exprimer qu'en s'en extrayant. Les groupes concernés aiment à bêler ensemble dans des lieux dits ''de culte''.

Chaodillo : Meneur d'homme dont la destination reste flou et le présent un bouleversement incessant. Comportement dû à la conscience de son incapacité à maîtriser une situation stable.

Chimpanseur : Primate dont l'apparence semble indiquer une capacité cognitive réduite mais dont la réalité prouve qu'il sait paraître ce qu'il n'est pas vis à vis d'une espèce dominante qui n'est pas ce qu'elle croit être.

Cimetière : Terre d'heureux morts.

Claustrophile : intégriste trop effrayé pour ouvrir les yeux sur une réalité si grande qu'il pourrait entrevoir sa petitesse.

Communauté : Troupeau 2.0

Conscientifique  : Individu intelligent cherchant à comprendre les conséquences de ses recherches, sans pour autant ressentir le besoin de les enfermer dans les limites de son savoir.

Croyant : Animal cherchant la cage la plus petite possible où il pourrait somnoler, les yeux clos, l'esprit ressassant des illusions pour les considérer comme les limites du réel.

Cubbicuité : Impression d'être à plusieurs à la fois après ingestion de boissons alcoolisées de mauvaise qualité.

Géniealogie : Héritage de capacités mentales supérieures qui bénéficient surtout d'un environnement capable de les faire naitre et prospérer.

Messigmund : Individu se posant en leader d'un nouveau mode de pensée qu'il affirme plus intelligent et perspicace que les précédents. Peut, et doit, être considéré comme une forme d'inflation de l'égo chez une personnalité égocentrique. S'impose aisément vis-à-vis d'individus faibles et en manque de repères.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 09:00

                Le principal algorithme de Facebook

Entretien avec Laurent Massoulié dont le travail consiste à permettre à des usagers de se connecter à des individus au profil proche du leur. Dans un réseau comme F. dont le nombre de membres dépasse le milliard il est impossible pour un individu de trouver avec qui il pourrait avoir des goûts en commun, c'est pour l'aider qu'existent des outils automatiques de recommandations. Pour les améliorer Massoulié et son équipent travaillent sur des méthodes mathématiques ''spectrales''. Méthode séculaire utilisé pour l'étude statistique de grandes masses de données, utilisée pour condenser les données en décrivant les variations entre les gens plutôt que leurs caractéristiques individuelles. Google l'emploi pour caractériser l'importance des pages web. L'algorithme étudie les liens hypertextes reliant les pages entre elles pour donner un poids à chacun.

Pour Facebook le problème est accentué par le nombre de connexions, chaque membre n'est en effet relié, en moyenne, qu'à quelques dizaines d'autres utilisateurs, il en faudrait plus de cent. Pour contourner cette difficulté Massoulié étudie les liens indirects des personnes, des amis d'amis en quelque sorte. Un changement qui permet de détecter des communautés avec plus d’efficacité.

Cette technique devrait faire son entrée sur les réseaux sociaux pour aider les gens à choisir leurs contacts. Des sites marchands pourraient s'y intéresser pour améliorer leurs moteurs de recommandation. Elle pourraient également aider les biologistes en quête de l'ensemble des gènes à l'origine d'une maladie, eux aussi cherchant des communautés de protéines jouant le même rôle à l'intérieur du réseau cellulaire.

Souvenons-nous des heures et jours suivant l'attentat contre Charlie Hebdo et celui contre l'Hyper Cacher en janvier. Sans les réseaux sociaux jamais l'information n'aurait pu se propager dans le monde entier aussi rapidement, un peu comme une épidémie, mais avec une vélocité bien supérieure. Les réseaux sociaux n'ont pourtant pour but que de relier des personnes ayant un intérêt commun.

Depuis longtemps il est démontré que les réseaux diffusent les rumeurs avec rapidité, spécificité que le Net accru encore davantage. Cette propagation des informations est l'objet d'études mathématiques cherchant à les modéliser pour en saisir les ressorts.

Résultats intéressant les sociologues mais aussi les publicitaires, politiques, célébrités... bref tous ceux qui souhaitent exploiter le potentiel d'influence de ces réseaux.

La ''théorie des graphes'' semble la plus à même d'analyser la propagation de ces informations. Elle naquit au XVIII sous la plume de Leonhard Euler. Au XXe cette théorie fut exploitée par l'informatique et la sociologie. Elle a été implantée dans des algorithmes permettant de modéliser la propagation des maladies et celle des informations sur les réseaux sociaux. Modélisant la propagation du virus H1N1 comme les rumeurs sur Twitter. Développer des modèles pour analyser et simuler la propagation des informations est une discipline très active, au sein des sociétés gérant les réseaux comme au sein d'équipes de recherche universitaires.

 

Il est probable que l'IA profitera des réseaux sociaux, domaine déserté par l'IN. Vont-elles s'opposer ou s'associer, à moins que la seconde, atteinte par la lucidité, ne soit satisfaite de ''passer la main''. Elle est l'expression de la vie, dès lors rien d'étonnant à ce qu'elle change et s'adapte à un nouvel environnement. Quand à se débarrasser de son véhicule précédent... 

Pourquoi aurait-elle des doutes ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 09:00

La Recherche N 498 – Avril 2015

           Intelligence artificielle et réseaux sociaux

          Herbé Cabibbo – Gautier Cariou – Anne Debroise

Dans sa présentation Sophie Coisne, rédactrice en chef, pose cette question : Faut-il avoir peur de l'intelligence artificielle (IA) ? Asimov et Philip K. Dick répondent oui, mais Stephen Hawking aussi qui dans un article du Huffington Post : Trop peu de recherches sont menées sur les risques de l'IA. Son impact dépend de celui qui la contrôle, à long terme il dépendra du fait qu'on puisse la contrôler tout court. Une autre publication signées par des centaines de scientifiques, universitaires ou ingénieurs dans de grandes entreprises du domaine présentera une liste de recherches à conduire pour minimiser les risques liés à l'IA.

Raison de plus pour faire le point sur une réalité dont les effets et conséquences seront sûrement différents de ceux que l'on attend ou redoute.

Pour le meilleur ou pour le pire, ça... Question de point de vue !

 

Quelle meilleure incarnation d'un réseau social que Facebook ? D'ici à 2020 il s’enrichira de fonctions conçues à l'aide de l'apprentissage profond expérimenté dans son laboratoire d'intelligence artificielle.

Le système Xray, capable de reconnaître un millier de catégories d'images va encore s'améliorer. Le laboratoire FAIR développe un langage naturel par la compréhension sémantique qui permettra de poser une question verbalement à Facebook pour obtenir une réponse sur le même mode. La machine sera capable de trouver dans sa mémoire les informations pertinentes et d'effectuer de réelles déductions, de détection l'ironie ou le sarcasme. L'outil de traduction sera enfin performant grâce à une technologie d'apprentissage profond dite de ''réseaux de neurones récurrents'' permettant de traduire non seulement un texte mais un dialogue, sur le web mais aussi par les smartphones sur lesquels F. s'implante chaque jour davantage.

 

Histoire de vous accompagner à chaque instant tel un ange gardien omniprésent chaque membre de F. bénéficiera (?) d'un assistant numérique ayant pour mission de le surveiller, le protéger et le conseiller. Celui-ci apprendra à connaître son protégé grâce au principe de l'apprentissage profond (deep learning). Il sera en mesure de retenir la nature de vos discussions avec vos contacts et d'en effecteur l'analyse comportement précise, ainsi sera-t-il en mesure d'identifier tout piratage de compte et usurpation d'identité pour désactiver le compte. Cet assistant pourra faire office de garde-fou contre soi-même, pour éviter les publications malheureuses ou précipitées, murmurant à son protégé ''tu pourrais regretter ce que tu es en train de faire'' !

L'apprentissage profond est la discipline émergente qui va bouleverser les réseaux sociaux, c'est le nouveau pari, non seulement de F. mais aussi de Google et Baidu. Ces géants du net y investissent des milliards de dollars et embauchent les meilleures chercheurs. La recherche dans ce domaine débuta à la fin des années 1980, elle tombe en désuétude à la fin de la décennie suivante, la puissance de calcul des ordinateurs étant trop faible pour améliorer les performances nécessaires. Une décennies encore et cette puissance deviendra suffisante pour que l'apprentissage profond remporte l'adhésion de la plupart des spécialistes de la reconnaissance visuelle. Ce succès s'appuie sur l'utilisation des ''réseaux de neurones convolutifs'', une classe d'algorithmes imaginée par Yann Lecun. Ces réseaux s'inspirent de l'organisation des cellules du cerveau, en particulier le cortex visuel. Quand l’œil regarde, une image s'imprime sur la rétine, des impulsions électriques sont transmises vers le cerveau qui traite cette information. Des millions de neurones interconnectés échangent des messages et travaillent de concert pour identifier le contenu de la scène. Ces ''neurones artificiels'' sont des entités informatiques qui copient l'action de leur analogue biologique. ''Ce sont des blocs de code informatique exécutant des calculs élémentaires'' explique Yoshua Bengio. Ils sont organisés en couches successives, chacun est doté de plusieurs entrées et d'une sortie par lesquelles transite l'information. Le lien entre deux neurones de couches successives est défini par un ''poids synaptique'', nombre quantifiant la force du lien justifiant qu'il soit augmenté ou réduit.

Avec cette technologie, F. compte améliorer l'analyse des goûts des utilisateurs en identifiant le contenu des images et des vidéos posées ou ''liké''.

Après la reconnaissance des photos, l'apprentissage profond s'attaque à la compréhension du langage naturel avec des applications concrètes, telles l'analyse des sentiments dans les textes, la traduction instantanée ou les boîtes de dialogue de l'homme à la machine. Tâches que les algorithmes actuels sont incapables d'accomplir.

En 2000 Yoshua Bengio démontra que les machines peuvent apprendre par elles-mêmes le langage naturel grâce à des algorithmes d’apprentissage profond usant de réseaux de neurones ''récurrents''. Avec ceux-ci un ordinateur comprend mieux le sens des mots et les liens qui les unissent. Pour chaque mot repéré l'algorithme génère un ensemble de nombres, des attributs sémantiques. Ce vecteur est construit afin que les mots de signification proche ou localisé dans des contextes voisins possèdent des attributs sémantiques en commun. Sont définis ensuite des vecteurs résumant des séquences puis des phrases complètes.

Ce principe de représentation des mots par des vecteurs permet aux ordinateurs d'appréhender le langage en raisonnant par analogie. Technologie prometteuse pour la traduction utilisant deux réseaux de neurones entraînés avec des centaines de millions de phrases traduites au préalable. L'un des objectifs de l'apprentissage profond est de permettre de dialoguer avec son ordinateur en langage naturel. Un algorithme spécifique a été doté d'une mémoire à court terme séparé du réseau neuronal qui le rend capable d'analyser de longues séquences de mots. La machine pourra donc répondre juste, sur le fond comme sur la forme.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 09:00

Das Blaue Licht - Leni RiefenstahlBéla Balázs et Carl Mayer – 1932

Le scénario est inspiré d'une légende allemande reprise par par les frères Grimm pour un de leurs contes, puis par l'écrivain suisse Gustav Renker sous le titre : Bergkristall.

Leni Riefenstahl démenti s'être inspirée de ce texte.

 

Junta est Italienne, elle vit près de la nature, sauvageonne pour ne pas dire animale (dans le bon sens du terme), simple dans ses besoins, innocente de ne pas fréquenter certains de ses soi-disant semblables, et un peu mystique. Elle est installée à l'écart du village en compagnie de Vigo, berger de profession. Elle est la seule personne de la région capable d'escalader les montagnes voisines pour atteindre une grotte sur le Mont Cristallo d'où une mystérieuse lumière bleue brille lors de la pleine lune produite par des cristaux étranges. Junta est crainte et donc haïe par les villageois qui la soupçonnent d'être une sorcière, et en particulier par les femmes.

Plusieurs jeunes hommes du village étant morts en voulant atteindre la lumière bleue. Tonio, est peintre, Viennois et de passage, un jour il découvre l'existence de Junta et sa passion pour la lumière bleue. Faisant connaissance avec la jeune femme, attirant sa sympathie par ses manœuvres, il finira par surprendre son secret, le chemin qui mène à la grotte. Secret qu'il trahira en révélant aux habitants du village le chemin menant aux cristaux.

La populace âpre aux gains aura vite fait d'arracher à La grotte les minéraux pour en tirer le maximum d'argent.

Le désespoir sera trop fort pour Junta.

Pour l'histoire il est bon de rappeler qu'après l'accession au pouvoir d'A.H. les noms de tous les techniciens d'origine juives furent supprimés du générique, y compris ceux de Béla Balázs et Carl Mayer sans qui le film n'eut jamais existé. Cette réalisation obtint la Médaille d'argent du Festival de la Mostra de Venise en 1932. Hitler, fasciné par la représentation de la nature qu'elle propose soutint les projets de la réalisatrice, ici également actrice, par la suite, principalement pour les films de propagande qu'elle signa, et qui seront présentés bientôt dans ce blog.

 

Reste un film fascinant, entre impressionnisme et fantastique. Ode à la nature et lucide sur la réalité humaine. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 09:00

Reset (リセットReset) - Tetsuya Tsutsui - 2005 éditions Square Enix. Il est édité en France chez Ki-oon le 8 juin 2006.

 
RESETRESET

En 1998 un scandale financier impliqua le ministère de la défense et le géant de l'électronique ''N''. il révéla la connivence entre gouvernement et entreprises privées et provoqua de nombreuses arrestations, dont des hauts fonctionnaires. L'informateur est resté inconnu, il aurait eu accès au serveur du ministère de la défense, mais ceci fut étouffé, une faille dans les systèmes de défense était impensable. Néanmoins un adolescent fut arrêté trois ans plus tard, il avait 13 ans à l'époque des faits.

 

Un homme prend des otages dans une banque, il hurle qu'il veut savoir, sans préciser quoi, après quoi il se tire une balle dans la tête.

A-t-il eu sa réponse ?

Hitomi Shinohara est une femme au foyer avec une vie assez ennuyeuse, jusqu'au jour ou son mari, rencontré lors d'une émission de télé, est pris en otage dans la banque ci-dessus ou il travaille. Lui même se suicidera ! Comment comprendre ce qui s'est passé, sinon en regardant ce qu'était la vie de cet homme, pourtant son mari, dont elle découvre qu'il jouait en ligne à Dystopia. Jeu s'appuyant sur le contexte réel du joueur, s'y intégrant en le modifiant jusqu'à donner l'impression qu'il était le vrai. Jeu que pratiquait aussi le preneur d'otages. Lequel s'y étant immergé si profondément qu'il ne lui restait que la mort pour trouver le monde réel.

 

Hitomi va mener son enquête, aidé par Shunsuke Kitajima, le hacker, et un professeur débutant impliqué par la tentative de suicide d'un de ses élèves, heureusement tombé sur un garage à vélo qui amorti sa chute.

Ils vont remonter le fil du jeu jusqu'au quartier dans lequel le jeu se limite jusqu'au fils de la concierge du quartier, Mme Yano, laquelle vit avec lui au dernier étage d'une des tours. Quelques années plus tôt ils vivaient dans une maison qui était la dernière sur le terrain que des promoteurs immobiliers ambitionnaient afin d'y construire ce qui allait devenir le quartier Hasawagawa. Fort opportunément cette demeure disparu dans un incendie, peut-être criminel, mais il n'y eut pas d'enquête, comme par hasard. Hiroki Kano, le fils donc, fut brûlé à 80 %, dès lors, une fois rentré dans la nouvelle demeure familiale, octroyé par les promoteurs en échange des ruines fumantes, il s'installa dans sa chambre, devant son ordinateur, ne sortit plus, et créa ce jeu, Dystopia, sous le pseudo de GM, dans lequel il était imbattable, invulnérable. Aidé en cela par l'obtention par sa mère de l'ensemble des serveurs desservant le quartier. Dès lors il lui fut facile de pénétrer chaque maison dans le but de retrouver les pyromanes et d'assouvir sa vengeance, dans la réalité, et pas seulement envers les responsables de son état...

Mais la création d'un jeu capable de modifier la réalité perçue est une chose, démontrer que ce jeu fut conçu pour tuer en est une autre.

Pourtant il serait judicieux d'intervenir avant que GM n'étende le domaine de sa création à d'autres quartiers, à la ville entière, avec les effets que l'on peut imaginer.

RESET

Et cette phrase qui apparaît, dans le jeu devenu la réalité des esprits les plus faibles : 

Vous appuyez ?

Vous devriez !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 09:00
L'année de la ...
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 09:00

Divorce : Garde haine party.

Domystique : Maison semblant hantée par des esprits, pas toujours agressifs.

Égalhitler : Idée qui veut que l'égalité soit évaluée à l'aune des qualités, ou des défauts, dont on est, ou dont on se croit, porteur.

État-minor : Ensemble des militaires les moins gradés mais dont les compétences ne sont pas inférieures à celles de leur opposés.

Expaixd'hier : Présenter les accords passés autrefois, par d'autres, comme les responsables des conflits d'aujourd'hui.

Fairaumone : Perception, souvent odorantes celle-là, qui peut pousser à chercher de la monnaie dans sa poche afin que l'émetteur puisse s'acheter du savon afin que nous ne le sentions plus quand nous le croiserons la prochaine fois.

Fiançailles : Temps de vérification que la femelle avec laquelle un mâle souhaite se reproduire n'a pas été fécondée par un autre mâle.

Hainologue : Spécialiste du comportement humain dans ce qu'il a de plus sincère, de plus profond, de plus vrai. Profession où l'espérance de vie est plus réduite que celle des autres du fait de la prise de conscience qu'elle induit.

Hellecteur : quel que soit le nom inscrit sur le bulletin vous finirez en Enfer !

Homo simiens : Personne dont le physique fait de la peine aux singes en leur démontrant qu'ils sont bien nos cousins.

Humanotropie : Tendance maladive consistant à vouloir se tourner vers ce qu'il y a de bon en l'homme, ce qu amène le malade à ne jamais cesser sa giration.

Ignare : C'est un petit petit nom charmant ! 

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 09:00
Dircé
Dircé
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 09:00

Sebastian Hoffman – 2012 – 80'

Beto se regarde dans la glace, s'observe de près, suit sur lui les effets du temps qui passe... Peu après il informe la patronne du centre de remise en forme où il travaille comme gardien de son désir de s'en aller, non pour des raisons d'argent mais à cause de sa santé, d'une maladie qu'il a depuis longtemps et qui le vide de ses forces.

Sylvia, ses amis l'appelle Chivis, l'écoute, le comprend n'a-t-elle pas accompagné sa mère jusqu'au bout quand celle-ci souffrait d'un cancer. Mais c'est difficile alors Beto biaise et ne dit pas la vérité. Chivis lui demande une semaine, ce n'est pas grand chose pour lui.

Sa journée de travail terminée il rentre chez lui, trajet immuable jusque dans son appartement où il remplit une poche de perfusion avec le liquide qu'il a pris dans le frigo, c'est son alimentation à lui. Et alors que le produit se diffuse dans son sang il reste assis, regarde autour de lui, attend comme s'il n'avait que cela à faire. Ce qui est le cas. À part ça, pour s'occuper, il fait du ménage, met des camp et astique la vaisselle. Tout est impeccable chez lui.

Sauf lui !

Quand il enlève son tee-shirt celui-ci emporte un bout de peau qui a collé, alors il se nettoie, s'entretient, lutte contre les effets de sa ''maladie'' comme il peut.

Le dimanche il se rend à l'église, écoute le sermon du prêtre, se joint aux autres, quelques courses.

Quand il retourne au boulot il répète à Sylvia qu'il ne peut pas rester, une semaine c'est beaucoup, sans donner plus d'explication.

Dans le métro il se sent mal, chaque pas est difficile, il s'accroche mais s'effondre finalement.

Il se retrouve dans une ambulance, le corps couvert d'un drap, est conduit à la morgue où le médecin qui s'occupe de lui commence à le laver.

Avant qu'il rouvre les yeux. Ce qui n'étonne pas le praticien pas plus que ça ne lui coupe l'appétit, les heures sont longues, il est tout seul, alors pas question de ne pas manquer. Mais il est curieux et demande à Beto depuis quand il est comme ça,s'il a chaud, froid... mais les réponses sont difficiles.

En fait pour le légiste ce n'est pas une surprise, il a déjà entendu parler de cas de ce genre, d'un jeune homme à la peau d'un bleu improbable, impossible. Mais Beto ne peut rester malgré ce que son nouvel ''ami'' lui propose, certes l'extérieur est dangereux, même pour lui, mais que faire d'autre que retrouver son appartement, ses habitude, ce qui le tient debout, puisqu'il ne peut pas faire autrement.

Sa semaine se termine, le dernier jour, celui de la désinsectisation, un hasard, et quand Chivis propose de l'inviter à dîner pour leur dernier moment ensemble il ne sait pas comment dire non.

Beto est mal à l'aise, il regarde les gens manger comme s'il devait réprimer son dégoût, même absorber un petit morceau est difficile, il doit faire semblant avant d'aller le recracher. Mais Sylvia n'en reste pas là, elle l'emmène en boîte, s'intéresse à lui, veut en savoir plus, boit quelques bière, se fait amicale, tendre... L'emmène chez elle où elle lui présente Fiona, une jolie chienne qui ne s'approche pas de l'invité. Son odorat et son instinct sont plus fins que ceux de sa maîtresse.

Elle danse toute seule, discute... quand les plombs sautent et que tout l'immeuble se retrouve dans l'obscurité.

Quand l'électricité revient, Sylvia s'est endormie, il la couvre, sort, et retourne chez lui.

Et si la solution était ailleurs, au nord, dans le froid éternel ?

À aucun moment la ''maladie'' de Beto, diminutif d'Alberto, n'est précisée, c'est inutile. Aucun effet horrifiant ici mais le quotidien banal de quelqu'un qui ne l'est pas et regarde un monde agité, noyé dans les illusions, la télé et l'alcool.

Finalement est-il autant à plaindre que ça ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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