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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:16

Seutepanie La pointe - seuseuloeditions – 2015

Ce petit livre vous propose de faire connaissance avec le Corée, et plus particulièrement avec sa capitale, Séoul. Après quelques lignes de présentation où l'auteure évoque son premier voyage, son coup de foudre pour le pays et ses habitants. Ayant beaucoup appris elle se propose de nous donner, de manière ludique, un aperçu de la Corée moderne. Toutes les lettres sont passées en revues avec à chaque fois deux mots mis en opposition mais relevant du même domaine et illustrées par un dessin de Seutepanie. Ainsi quelque exemple que je rapporte ici il vous manquera les dessins.

 

Première lettre, sans surprise, le A, avec la complémentarité entre Ajumma et Agasshi. La première est une femme mariée à la présentation et au caractère rude. Il s'applique aussi maintenant au ''3ème sexe''. Vous aurez compris que l'agasshi et une femme non encore mariée. Et en Corée il est préférable de l'être avant 30 ans. L'illustration souligne que la première n'a plus d'effort à faire pour plaire alors que la seconde, toujours sur un marché concurrentiel, se doit de soigner sa présentation.

Le B est plus culinaire, soulignant que le pays est réputé pour ses Barbecues, certains restaurant parisiens maintiennent cette tradition, et le Bibimbap, riz (bap) mélangé (bibin) avec des légumes, des œufs... selon les régions, les goûts, les saisons.

 

L'alphabet défile, chaque lettre apportant son lot de révélations sur la vie quotidienne, les commerces, les fêtes, les musées et autres parcs, mais aussi sur la zone de démarcation avec cette impression d'une paix fragile, d'une guerre seulement endormie.

 

Une véritable mine qui s'achève sur le duel Zen/Zombie !

 

Avec en postface des renseignements pratiques et même des pages pour noter vos adresses préférées.

Reste à s'envoler pour Incheon...

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Corée
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:00
http://www.museummayervandenbergh.be/men.net

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 09:00

Science & Vie – HS270 – Mars 2015

                                                                Pierre-Yves Bocquet

L'homme est-il comme le soutenait Aristote ''le seul animal qui possède le langage'' ? Le débat se poursuit depuis deux mille ans chez les scientifiques. Question difficile pour les spécialistes des grands singes. Des expériences furent conduites visant à élever un chimpanzé dans un environnement ''humain'' afin de vérifier s'il accéderait ainsi au langage articulé. Ce ne fut pas le cas. Échec prévisible : les grands singes sont anatomiquement incapables de parler, leur bouche et leur larynx leur interdisent d'articuler des sons comme nous.

En fait, précise Adrien Meguerditchian, le langage peut se manifester par des gestes ou des signes mettant en œuvre les mêmes capacités cognitives que la parole. L'essai de l'apprentissage de la langue des signes, s'il paru pertinent au début, s'avéra une déception.

Une nouvelle méthode fut donc établie : l'usage de lexigrammes, formes géométriques de couleur correspondant chacune à un mot. Celle-ci s'avère riche de promesses. En outre une attention plus grande portée aux vocalises des grands singes tend à réhabiliter celles-ci. ''L'intentionnalité du langage semble désormais établie chez le chimpanzé, l’orang-outan et le bonobo'' résume Zanna Clay qui vient de découvrir que les cris des bonobos respectaient une forme élémentaire de syntaxe. Système complexe et subtil dont le sens reste à décoder clairement.

Une nouvelle question se pose donc : homme et primates utilisent-ils les mêmes zones cérébrales quand ils communiquent ? Il semblerait que ce soit le cas : l'aire de Broca (qui gouverne la production des mots parlés) et l'aire de Wernicke (dédiée à la compréhension des mots), toutes deux situées dans l'hémisphère gauche sont mises à contribution chez les uns et les autres. L'IRM a montré qu'un chimpanzé qui frappe dans ses mains active une zone correspondante aux aires de Broca et Wernicke, ce n'est pas le cas quand il manipule un objet.

Une étude comparative des boîtes crâniennes d'hommes actuels, de grands singes africains actuels et d'hommes fossiles est venue renforcer cette idée. Révélées par imagerie, les empreintes laissées par les différentes parties du cerveau montrent le même type d'asymétrie d'une zone impliquée dans le langage chez les bonobos, les hommes et les hominidés fossiles. Les zones du langage existaient déjà avant la séparation entre l'homme et les paninés il y a 8 millions d'années. Le même terreau cérébral favorable au développement d'une forme de langage existait donc.

Les recherches sont difficiles sur l'emploi des zones cérébrales pour communiquer, un appareil IRM n'a rien de pratique pour cela. Reste l'usage de la spectroscopie proche infrarouge qui mesure la quantité d'oxygène dans le sang pour traduire le degré d'activité de telle ou telle zone du cerveau, celle-ci peut être intégrée dans un bandeau porté en permanence.

Comptons sur l'avenir pour nous en dire davantage.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 09:00

Der Golem : Wie er in die Welt kam – Paul Wegener et Carl Boese - 1920 - 1h24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prague, XVIe siècle. Le grand rabbin Loew lit dans les étoiles qu'un grand malheur menace la communauté juive. Il en avertit le rabbin Yehoudah qui rassemble le peuple pour une grande prière. En vain : L'empereur Rodolphe II publie un décret exigeant le départ des juifs loin du ghetto qu'ils occupent aux portes de la ville. Le chevalier Florian est chargé de porter ce décret mais il tombe amoureux de la fille de Loew, Miriam. Loew, philosophe et alchimiste, fabrique dans son laboratoire une créature d'argile dotée d'une force prodigieuse qui sera animée avec un mot magique, obtenu en invoquant les puissances du mal. Loew tente de convaincre Florian et l'empereur dont il fit l'horoscope de leur accorder un délai de grâce. Florian intervenant, l'empereur accorde un délai jusqu'à la fête des roses et en profite pour obtenir un rendez-vous secret avec Miriam.

 

Loew se décide à invoquer Astaroth pour obtenir la formule secrète permettant d'animer le Golem. Un cercle de feu se dessine autour de lui, et la tête du démon surgit, donnant le mot magique en lettres de fumée. Le mot AEMAET (vérité en hébreu et un des noms de dieu) est placé dans un bouton en forme d'étoile qui, enfoncé dans la poitrine du Golem, lui donne vie. Loew vérifie qu'il maîtrise la créature en lui faisant accomplir quelques taches domestiques.

Loew doit amuser l'empereur de ses tours de magie. Il propose à la cour d'animer une fantasmagorie, ancêtre du cinéma, qui racontera l'histoire juive à condition que personne ne rie sous peine d'une catastrophe. La figure du juif errant déclenche l'hilarité et Loew en profite pour faire s'écrouler le palais. L'empereur le supplie de les sauver et Loew ordonne alors au Golem de voûter les poutres du palais pour les protéger. Reconnaissant, l'empereur annule son décret.

 

Loew revient triomphant de la fête des roses et annonce la bonne nouvelle à son peuple. Pourtart il voit que le Golem cherche à se rebeller et retire l'étoile bouton contenant la formule afin que la créature redevienne inanimée.

Durant son absence, Florian s'est introduit dans la chambre de Miriam et est devenu son amant. Le retour inopiné de Loew et de son jeune aide l'empêche de partir. Alors que Loew s'en va recueillir les témoignages de gratitude de son peuple, le jeune aide, amoureux de Miriam, découvre que quelqu'un est enfermé avec elle derrière la porte. Fou de jalousie, il ranime le Golem et lui demande d'enfoncer la porte et de chasser l'intrus.

Le Golem détruit la porte et prend en chasse Florian tout en déclenchant l'incendie de la maison de Loew. Florian se réfugie au sommet de la maison mais le Golem le rattrape et le jette du haut de la tour. Le monstre saisit Miriam par les cheveux et la traine à travers la ville.

Le feu s'est étendu mais Loew réussit à l'éteindre avant de retrouver sa fille alors que le corps de Florian a disparu dans l'incendie. La jeune fille finit par accepter l'amour du jeune apprenti de son père.

Épris de liberté le Golem enfonce les énormes portes du ghetto juif et se dirige vers le cœur de Prague. Alors qu'il s'approche d'un groupe d'enfants ceux-ci s'enfuient, à l'exception d'une jeune fille qui lui offre sa pomme. La créature s'arrête, regarde l'enfant, la prend dans ses bras. Par jeu la fillette retire le bouton contenant le mot magique. Le Golem s'écroule. Revenu les enfants déposent des fleurs autour de lui avant que son corps ne soit ramené à l'intérieur de la cité.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 07:09
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:00

Science & Vie – HS270 – Mars 2015

                                        Primates

 

Six espèces représentent les grands singes : les chimpanzés, les bonobos, les gorilles de l'Est et de l'Ouest, les orangs-outans de Bornéo et de Sumatra.

Pourtant la famille des primates compte de nombreux autres membres, à commencer par les gibbons qui sont comme nous des hominoïdes. Au-delà les primates se divisent en deux grands groupes : les simiens, dont nous faisons partie avec 200 autres espèces, et les prosimiens, regroupant une centaine de lémuriens et de loriformes. Les premiers vivent seulement sur l’île de Madagascar, et sont arboricoles. Anthropoïdes ils ont des doigts opposables aux mains et aux pieds. Les loriformes sont de petits primates nocturnes dotés d'une truffe (rhinarium) et d'une griffe en guise d'ongle aux deuxièmes doigts. Ils vivent en Asie ou en Afrique.

Les gibbons vivent de l'Inde à l'Indonésie, pays où ils sont en danger d'extinction avec les siamangs ils composent la famille des hylobatidés. Avec les grands singes, et les sapiens, ils forment la superfamille des hominoïdes.

Les simiens contiennent, outre les hominoïdes, les cercopithécidès, les platyrrhiniens et les tarsiers.

 

Notre patrimoine génétique est identique à celui du chimpanzé à hauteur de 98,79 %, avec celui du gorille, à 98,47 %, et à celui de l'orang-outan à 96,96 %. L'homme partage aussi 35 % de son génome avec la jonquille.

La génétique confirme ce que la morphologie laissait supposer : l'homme, le chimpanzé, le bonobo, le gorille, l'orang-outan et même le gibbon sont si proches que les phylogénistes les classent dans la même superfamille des primates sans queue : les hominoïdes. Eux même scindés en trois familles : les hylobatidés (gibbons), les pongidés (orangs-outans)et les hominidés. Ces derniers étant à leur tour subdivisé en trois sous-famille : les homininés (homme), les paninés (chimpanzés et bonobos)et les gorillinés (gorilles).

 

Contrairement à une idée reçue, l'homme ne descend pas du singe. Le chimpanzé est le fruit d'une évolution aussi longue que la nôtre. Pour conserver les liens familiaux nous pouvons dire que le chimpanzé est notre frère, le gorille, notre cousin germain à tous les deux alors que l'orang-outan serait un cousin au second degré, propose Véronique Barriel, phylogénéticienne au Muséum national d'histoire naturelle. Reste la question du père de l'homme et du chimpanzé, du grand-père de l'homme, du chimpanzé et du gorille. Et à quelles époques sont apparues ces différentes espèces ? Le génome ne se transmet pas à l'identique, il subit des mutations qui sont, par ailleurs, le moteur de l'évolution, à un rythme constant. Le nombre de mutations séparant deux individus vivants est donc proportionnel au nombre de générations les séparant de leur ancêtre commun. C'est ''l'horloge moléculaire''. L'homme et le chimpanzé auraient divergé il y a environ 7 millions d'années. L'homme et le gorille il y a entre 8 et 10 millions d'années, l'homme et l'orang-outan entre 10 et 15 millions d'années.

Quels étaient les ancêtres de ces parents après qu'ils se fussent séparés ? Les indices sont minces et les fossiles montrent qu'entre 22 et 5,5 millions d'années, plus d'une centaine d'espèces d'hominoïdes peuplaient l'Ancien Monde, c'est-à-dire, principalement l'Afrique tropicale mais également l'Europe et l'Asie. Originaires d'Afrique ils auraient conquis l'Eurasie autour de -15 millions d'années, époque de la naissance du rameau dont descend l'orang-outan.

S'il existe nombre de fossiles trouvés en Asie, en Afrique il n'en va pas de même. Les paléontologues sont face à un trou noir entre 7 et 13 millions d'années, l'époque où sont apparus les ancêtres directs des gorilles et des chimpanzés. Première cause de cette absence, le manque de crédits, chercher l'ancêtre de l'homme, oui, l'ancêtre des singes est moins vendeur.

Un point fait l’unanimité chez les découvreurs de fossiles : il faut chercher ailleurs que dans la vallée du Rift. Des pistes sont possibles dans de nombreux pays africains. Demain, à la faveur de nouvelles découvertes, notre longue histoire de famille pourrait être moins parcellaire qu'elle l'est aujourd'hui.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:00

Qu'ai-je vu dans ses yeux ? Comme une ombre impossible

Voilant mieux mon reflet que l'eut fait un suaire,

Me montrant un réel comme un dieu irascible

Dévorant ma douleur d'animal sans repère.

 

J'aspire à m'arrêter pour contempler le vide,

Imaginant la paix qui m'y accueillerait.

Cependant j'ai compris qu'il est empli d'acide,

Que nul apaisement en lui je trouverai.

 

Rester là, sans bouger, contempler les effets

Du temps dans son regard, l'effroi y progressant,

Le dégout, le mépris, et surtout le rejet,

N'appartiendrais-je plus au monde des vivants ?

 

C'est donc ce que je suis, un passé disparu,

Rongé par des regrets plus froids que des gerçures,

Gangrène et corruption mettent mon âme à nu.

Mon linceul frémissant est fait de pourriture.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:00

Tout commence sur un bateau par l'intervention d'un policier enquêtant sur un trafic de drogue. Surpris il s'enfuie. D'un coup de feu il prévient sa collègue, Yang Ji-on, qui arrive à son secours mais voit son partenaire, et amant, se faire tuer. le corps sera retrouvé dans l'eau quelques heures plus tard.

Yang Ji-on sera retrouvée vingt-mètres plus loin, inconsciente. Elle va rester six ans dans le coma.

Quand elle en sortira elle se découvrira le don de voir les fantômes...

Répondre aux questions de ses collègues va être difficile. Que s'est-il passé cette nuit-là, pourquoi elle et son collègue étaient-ils sur ce bateau ? Elle ne se souvient de rien mais puisqu'elle est toujours policière il faut lui trouver un poste. Pourquoi pas aux objets trouvés ?

Rencontrer des spectres avec l'impression que c'est la réalité est troublant pour elle mais aussi pour son jeune collègue qui apprécie peu d'avoir une femme ayant finalement moins d'ancienneté que lui et la prend pour une folle quand elle parle de victime, de sang... et qu'il ne voit rien.

Fuir est une solution à court terme, quand la même victime revient sans cesse le mieux est encore de lui donner une chance de s'exprimer ; on ne sait jamais. De toute façon il n'existe aucun moyen de l'éloigner. N'est-ce pas le rôle de la police que d'entendre les victimes ?

Yang va devoir composer avec son don et l'utilisera pour résoudre des enquêtes sans cela plus difficile à solutionner. A commencer par cette jeune fille, sourde, qui paraît s'être suicidée mais a été en réalité assassiné par le médecin qui s'occupait d'elle d'un peu trop près. Idem quand une mallette métallique est retrouvée et qu'elle suit, après une nouvelle apparition, l'individu venu la réclamer jusque dans un bois où un morceau de cadavre décongelé sera retrouvé enterré. Du bagage seront extrait des lambeaux de peau. Étrangement quand elle rencontrera le procureur chargé de diriger les investigations l'image de celui-ci et du fantôme se superposeront pour lui indiquer un rapprochement possible.

Restera à découvrir lequel !

Sa façon d'arriver au but sans élément, visible, pour cela risque par attirer l'attention, d'abord de son jeune collègue des objets trouvés, puis de ses supérieurs. Comment pouvait-elle savoir que la victime était la fiancé du procureur Park, comment s'est-elle trouvée au bon endroit pour empécher une crémation qui aurait fait disparaître toutes les preuves ?

Si quelqu'un au fait des événements ne l'avait renseigné.

Finalement le rôle du procureur ne fut pas celui qu'il semblait avoir tenu. Peut-être aurait-il mieux valu pour lui.

Étrange qu'en quittant son lieu de travail elle ne reconnaisse pas Lee Hyung-joon, le policier tué le jour où elle même fut agressée et laissée pour morte pendant six ans.

Rassurons-nous cela viendra, comme les réponses aux questions qu'elle fait mine de ne pas se poser. Comme si elle avait le choix ! Quand un revenant désire régler ses comptes, difficile de le faire changer d'avis malgré l'opposition des responsables de son sort et la difficulté pour un spectre d'avoir une action physique pour protéger Ji-on. Heureusement celle-ci fait preuve de beaucoup de résistance et de volonté pour aller au bout de l'énigme.

Les choses seront plus difficile quand ses relations avec son jeune collègue prendront un tour plus romantique alors que ses souvenirs reviendront, y compris ceux concernant ses sentiments pour le policier tué dont le fantôme reste près d'elle pour la protéger autant que pour l'aider.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises...

Principale qualité de ce drama : So E-hyun !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 09:00

Les barreaux des cages cultuelles sont aussi larges que des murs.

Je n'ai pas nourri la Bête, c'est l'inverse !

La mémoire est un cimetière.

Nul ne peut m'arrêter, je suis immobile.

Le sapiens n'aura pas de successeur, il aura un remplaçant.

Je me suis trancher l'heaven.

La culpabilité est une drogue censée inhiber les instincts.

Ne pas tester sur l'humain c'est condamner des inutiles pour sauver des superflus.

Le téléphone est notre mémoire alors qu'il ne se souviendra pas de nous.

Une ''valeur'' n'est qu'un barreau de la cage, un mur de la prison, ou du dédale dans lequel il faut avancer.

Le jugement dernier condamnera les dieux.

Dieu est le fils fantôme de la peur et du néant.

Les lunettes du présent faussent la lecture du passé.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 09:00

La Recherche N 498 – Avril 2015

                                Sur la piste du loup

Le chien est le meilleur ami de l'homme, et ce n'est pas moi qui vais dire le contraire. Depuis une décennies la datation des ossements et le séquençage de l'ADN ont changé nos idées sur ses origines en la renvoyant plus loin dans la Préhistoire que précédemment. Informations suggérant que cet animal prit une part déterminante dans l'évolution de l'homme.

L'étude évolutive d'une espèce domestique, ou celle de l'homme, est plus difficile que les autres. Sa proximité fausse l'objectivité et le contexte environnemental manque.

L'éthologie et la neurobiologie ont démontré que Descartes avait tort d'affirmer que les animent sont des machines, qu'ils ne sentent rien et ne pensent pas parce qu'ils ne parlent pas comme nous. Darwin écrivait qu'entre l'homme et les autres espèces, il y a une différence de degré mais non de nature.

Pour le chien la situation paraissait simple mais anthropocentrée, il était une espèce distincte des autres canidés mais on ignorait son ancêtre sauvage qui pouvait être une espèce disparue. Apparue au Néolitique, il y a environ 10 000 ans lorsque les chasseurs-cueilleurs s'étaient sédentarisés pour devenir cultivateurs. Il avait été le premier à vivre avec nous.

Tout cela est remit en question, à l'exception de son statut de premier animal domestique.

La difficulté était de savoir que les restes trouvés étaient ceux d'un chien et non d'un loup. L'amélioration des méthodes de datation et l'intérêt porté à ce problème explique que l'ancienneté du chien a été repoussée à 36 000 ans. Les études ADN démontrent que sa distance génétique avec le loup n'est que de 0,2%. entre le loup et le coyote elle est de 4 %. le chien ne descend pas du coyote ou du chacal, son ancêtre est le loup gris commun, Canis lupus. Il est issu du loup par sélection effectuée par nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs.

 

Pourquoi le chien était-il si utile et pourquoi fut-il sélectionné si longtemps avant les autres animaux domestiques ? Sans doute pour son aide à la chasse ou à la garde du camp. Comme gardien de troupeau cela arriva beaucoup plus tard avec l'élevage. L'homme se mit à chasser comme le loup, en bande, devenant plus efficace, s'attaquant à de plus grosses proies. Cette évolution sélectionné des capacités originales:station debout libérant les mains ; aptitude à la course de fond ; cerveau de plus en plus gros, utilisation d'armes, de techniques de chasse, de piégeage et de cuisson avec la domestication du feu ; aptitude se développant au langage verbal permettant de partager des informations complexes et de se concerter pour coopérer. Nos ancêtres cohabitaient plus facilement avec un canidé dont le comportement ressemblait au sien qu'avec son cousin chimpanzé. Ayant capturé des louveteaux dans leurs tanières il découvrit par hasard un mécanisme comportement nommé, en éthologie, ''imprégnation sociale''. Le louveteau qui ouvre les yeux et grandit au milieu des hommes s'intègre au clan, participe aux chasses, défend les hommes comme des membres de sa meute.

Les complications surviennent quand il devient adulte et veut progresser dans la hiérarchie pour se reproduire. Chez les loups seul le couple alpha y est autorisé. Cela dut favoriser la sélection de spécimens peu agressifs, se reproduisant entre eux pour obtenir, au bout de quelques milliers d'années, des chiens dociles et amicaux. Le loup fut donc infantilisé pour rester immature et accepter la dominance de ses maîtres.

Les chiens primitifs ressemblaient à des huskies sibériens et si c'est ces hautes latitudes que la domestication commença c'est peut-être suite à la glaciation du pléistocène, le froid augmentant la difficulté de la chasse et rendant indispensable un nouveau compagnon faisant office de rabatteur. Explication possible mais sûrement pas unique. Avec le temps des caractères furent sélectionnés mais des qualités furent perdues, comme la vision nocturne, le hurlement ou l'alimentation collective des jeunes. Le volume cervical du chien est aussi plus petit d'un tiers.

Plus tard la raréfaction des troupeaux put pousser les hommes à créer l'élevage, sans chiens pour encadrer de grands troupeaux jamais ceux-ci n'auraient pu s'établir.

Autre impact de la domestication des canidés, les homos sapiens auraient pu profiter de leurs présences et se développer plus vite que les Néandertaliens, pourtant présent en Europe depuis plus longtemps. Deux modes de vies se seraient trouvés en concurrence, le plus adaptés ayant finalement triomphé.

Quand il fallut passer de la chasse, devenue trop efficace, à la culture puis à l'élevage l'apport du chien fut indispensable. Il permet une meilleure exploitation de la nature, jusqu'à ce que celle-ci devienne exagérée, mais là il n'y est pour rien.

 

Je me trouve de plus en plus de raisons d'aimer les chiens, les ''primitifs'' plus que les autres bien sûr.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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