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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 09:00

Ma lanterne s'est éteinte,

Faute de sang pour l'alimenter ;

Quand l'espérance est feinte

Le rêve meurt dans l'obscurité.

J'ai trouvé un fond d'espoir,

Qui jamais n'avait servi ;

Ai rempli le réservoir

Pour mordre la nuit.

Les ténèbres sont immenses,

Mais maintenant je sais,

L'ombre sera ma délivrance,

En elle je vais m'enfoncer.

Je n'ai plus besoin de lumière,

Il n'y a plus rien à voir ;

Ni mes pas dans la poussière

Ni un reflet dans ce miroir.

Je ne suis plus qu'une illusion,

Fantasme voulant combler le vide,

La peur écrit la conclusion

D'un néant lassé de l'insipide.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 09:00

악어 (Ag-eo) Kim Ki-duk - 1996 - 102'

Avant de découvrir la dernière (en date) œuvre, Pièta, de Kim Ki-duk dans quelques semaines si tout va bien, pourquoi ne pas se pencher sur sa première œuvre, tournée en 1996.

Pour se trouver le réalisateur quitte son pays et voyage en Europe, en train, s'essayant, en vain, à la peinture. La mise en scène n'est pas son ambition, c'est justement pour découvrir s'il en a une qu'il a entamé ce périple en quête de soi.

Il rentre en Corée et fini, sans que je sache encore comment, par se retrouver derrière une caméra, lui qui n'était pas amateur de cinéma et ne fit jamais d'école, comme quoi, mieux vaux être doué que travailleur, c'est moins fatigant.

Ceux qui ne sont ni l'un ni l'autre tiennent un blog !

Bref ! Crocodile est le (sur)nom d'un SDF qui vit près du fleuve Han qui traverse Seoul. Il vit là avec quelques compagnons d'infortune sans que l'on sache d'où il vient. Quelle importante ? Pour vivre il observe le pont sur le fleuve et les suicidaires qui choisissent cet endroit pour mettre fin à leurs jours, il plonge alors, non pour les sauver, mais pour les voler et dissimuler leurs cadavres afin de monnayer leurs restitutions. Le fleuve est son univers, le seul où il parvient à être, le temps d'un sourire, lui-même, indépendamment de ce qu'il y fait. Un retour vers son univers avant qu'il ne le perde, définitivement, en naissant.

Un jour pourtant il va sauver une jeune femme qui va rejoindre le groupe, la famille peut-on dire. Il y avait l'homme, Crocodile, le grand-père et l'enfant, manquait la mère.

Battue et violée, ce qui ne semble pas être nouveau pour elle, elle reste malgré tout, son destin semble tracé et inévitable.

Mis à part les noyés, pas assez nombreux, crocodile vend une espèce d'appareil censé favoriser la santé et l'énergie, il survit, refuse de penser qu'un avenir différent fut possible. Il s'est fait à son existence minable et la présence hyun-jun la perturbe. Mieux est inaccessible, pire, immérité, alors la brutalité le ramène à l'idée qu'il se fait de lui-même sans que l'on sache pourquoi ni quel est ce passé qui l'a conduit là, cul-de-sac de son existence dont il ne veut plus sortir. Être le ''monstre'', lui-même le dit, que l'on veut être demande de la constance dans l'effort, nager dans l'obscur, s'y dire chez soi, le penser peut-être, mais pas tout le temps. Il demeure sensible, vivant, humain, le saurien de son surnom est le masque qu'il a posé sur son présent pour oublier son passé et éloigner son futur.

Non, noyer son futur.

 

L'eau est rassurante, enveloppante... 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 09:00

Ce ne sont pas des mots, ce sont des cendres.

Voit le troupeau qui s'en extrait.

Combien de buts une fois atteint valaient-ils les efforts faits pour cela ?

Un long voyage n'est pas un long chemin.

L'intelligence permet de comprendre mais surtout d'accepter ce qu'elle ne comprend pas.

La voracité, la goinfrerie d'images, de jeux et autres stimulations extérieures ne visent qu'à se détourner du puits qui se creuse, ou se révèle en nous, dévoilant une réalité insupportable et mythicide !

la vie est un baton merdeux dont on se débarrasse en ne le transmettant pas.

La peur est un fil sur lequel je marche sans ressentir de vertige mais le plaisir de regarder de l'autre côté !

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément des amis mais peuvent être des complices.

Je ne peux pas plus écrire ce que je pense que faire ce que je désire. 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 09:00

ケイゾク 2: SPEC – 2012 – 10 épisodes

Sebumi Takeru fait partei d'un groupe d'intervention, à la suite d'un incident incompréhensible, il affirme qu'un homme a été frappé par les balles qu'il a lui-même tiré, il se retrouve affecté dans une unité discrète, la Mishou, se concentrant sur des enquêtes improbables, étranges, bizarres, et n'importe quel adjectif possible pour signifier qu'elles sortent de l'ordinaire. Là il fait la connaissance de Nonomura Koutarou, policier d'un certain âge, et chef de la section, et surtout de Toma Saya, jeune femme dont le QI est de 201, largement supérieur au mien, et au votre, additionnés. Celle-ci porte son bras gauche dans une écharpe, résultat d'une enquête précédente, nous en apprendrons plus durant l'épisode 5. En outre elle est dotée d'un appétit insatiable et diplômée de l'université de science de Kyoto mais n'a rien d'une fanatique de la technologie et son comportement pourrait la faire passer pour aussi bizarre que les enquêtes dont elle s'occupe.

Mais ceci explique cela.

Là il va se retrouver confronter à des crimes commis par des individus possédant des capacités hors du commun, par exemple de pouvoir transformer une balle de tennis en missile en usant d'une force hors du commun, d'un talent inhabituel, le SPEC (SPEcial hability for Crime), une capacité extraordinaire. Au fil des enquêtes nos policiers vont affronter Gabriel, menaçant de provoquer le jugement dernier, rien que ça, une femme disposant du don de télékinésie, sans oublier la capacité de dominer à distance un autre esprit, ou d'arrêter le temps afin d'agir en toute tranqullité. J'en passe et des meilleures. Des enquêtes sans témoin, sans preuve, avec des faits impossibles. Être muté dans cette brigade n'est pas une promotion, au contraire.

A priori la série peut sembler une démarque d'X-files, à la limite de la parodie, mêlant humour, outrance et action. Mais avec le temps, les épisodes passant, l'enquête avançant, elle gagne en profondeur, en intérêt, à condition de prendre le temps de s'intéresser à sa ligne directrice, l'enquête sur des êtres possédant des dons particuliers qu'ils n'hésitent pas à utiliser à leur profit. Mais quel intérêt d'être doué si c'est pour gaspiller cette qualité en le mettant au profit de n'importe qui ?

Bien sûr qui manque de ces aptitudes dira le contraire.

Le plus important étant de connaître le SPEC de chaque criminel afin de pouvoir le contrecarrer.

Plusieurs téléfilms suivirent la série, tous, heureusement, avec Erika Toda, que j'avais déjà vu dans plusieurs dramas, et qui fut ma première motivation pour regarder celui-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:08

Europa '51 – Roberto Rosselini – 1952

Fasciné par saint François d'Assise, Roberto Rossellini décide de prendre un ''saint'' pour le transporter dans la société de l'après-guerre et ''voir'' quel sera son comportement.

 

Irène (Ingrid Bergman) et George Girard (Alexander Knox) forment un couple de la bourgeoisie dans la capitale italienne en cette époque d'après-guerre. Un soir, alors qu'ils dinent avec leur famille et des invités, Michele, leur fils essaie de se faire remarquer par sa mère mais celle-ci est bien plus captivée par ses invités. Déçu et furieux il se jettent dans les escalier pour faire semblant de se suicider. Il n'y gagnera qu'une fracture de la hanche.

 

Près de son fils dans son lit d'hôpital, Irène lui promet de faire plus attention à lui dans l'avenir. Malheureusement elle n'en aurait pas l'occasion puisque Michele va mourir des suites d'un caillot sanguin. C'est un choc pour Irène qui reste alitée pendant dix jours avant de tenter de se reprendre. Elle trouve de l'aide auprès de Andrea Casatti (Ettore Giannini), un communiste qui lui fait visiter les quartiers les plus misérables de Rome, lieux dont elle ignorait même qu'ils puissent exister. Il la convainc de donner de son temps et de son argent pour aider les habitants de ces zones. Elle intervient pour financer le traitement médical d'un enfant, pour trouver un emploi dans une usine à une mère de six enfants. Histoire d'aller encore plus près de cette nouvelle réalité elle remplace celle-ci une journée afin de faire l'expérience du travail, de la difficulté de vivre cette existence si loin de celle qui fut toujours la sienne. Elle s'occupe même d'une femme rongée par la tuberculose.

Du fait de ce nouvel emploi du temps elle est de moins en moins présente à la maison, ce qu'elle désire sûrement, et son mari en vient à imaginer qu'elle entretient une relation adultère avec Andrea.

Ce qui va l'amener à se séparer d'elle. Pour permettre à Irène de suivre son chemin, espèce de ''rédemption'' imaginé par Rossellini, elle est arrêté pour complicité avec un voleur, auquel elle avait pourtant conseillé de se rendre à la police. Mais ce n'est pas encore assez, pour être un saint il faut être un martyr, toute proportion gardée ici bien sûr, et Irène, dont nul n'oublie d'où elle vient, quittera la prison.

Pour l'asile !

Autant dire qu'elle n'est pas gagnante de l'échange, mais les apparences si !

Qu'en eut-il été si le vrai saint François s'était retrouvé en Italie après la guerre ? Nous ne le saurons jamais, et c'est tant mieux.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 09:07
Dune namibienne
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Publié par Damien MOREL - dans Photographie
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:35

클래식Kwak jae-yong

(Merci à Won-kyeong Yoo de ''En Français s'il vous plait'' de m'avoir signalé ce film)

Tout commence par des paysages de la campagne coréenne, Ji-hae pour ranger fait une pile de ses livres et les monte au premier étage, où elle va les faire tomber alors que sur la fenêtre des colombres semblent la regarder. Elle se souvient qu'enfant, au même endroit, elle avait vu un arc-en-ciel immense dont sa mère lui dit que c'était la porte pour atteindre le ciel.

Une porte qu'emprunta son père peu de temps après.

Depuis l'âge de 7 ans elle pratique le taek won do, avec beaucoup d'énergie, un peu trop parfois.

Alors qu'elle continue son rangement elle tombe sur un coffret en bois couvert d'une poussière qui la fait tousser. Le réceptacle des lettres que reçut sa mère, jadis. Elle l'ouvre, commence à en feuilleter une quand le téléphone sonne. C'est Soo-gyung, une amie pour qui elle rédige des mails à Sang min, acteur de théâtre qu'elle aime beaucoup sans avoir le talent de lui écrire.

Quand Ji-hae remonte au premier elle découvre les lettres dispersées par le vent qui s'est engouffré par la fenêtre et les colombes dans la maison. D'abord chasser celles-ci puis ranger les premières.

Par hasard l'une des missives va attirer son attention... ainsi que le journal intime de sa mère, celui où elle parle de son premier amour. Impossible de résister à la lecture, elle trouve la photo d'un homme en train de lire assis sur le rebord d'une fenêtre. Un homme dont elle découvre que lui aussi écrivait pour les autres. Justement un ami, conscisciple d'un lycée militaire, lui demande d'en rédiger une pour sa fiancée. Quand il montre une photo de celle-ci nous voyons qu'elle est le portrait de Ji-hae.

Les époques vont se superposer et nous assistons à la rencontre de Joon-ha (l'homme sur la photo) et Sung Joo-hee, fille du député de la région, la fiancée de son ami. Le hasard les mettra en présence alors que l'un et l'autre sont en vacances au même endroit, l'une chez son grand-père, l'autre chez son oncle. C'est à lui qu'elle va demander de l'aider à visiter une maison hantée située de l'autre côté de la rivière, chose qui lui a été rigoureusement interdite.

Raison de plus d'en avoir envie !

Expédition malsaisée, lui ne sait pas ramer et dans la maison ils ne trouveront en guise de spectre qu'un vagabond installé là pour profiter de la tranquillité du lieu. Le retour sera pire, sous la pluie la jeune fille va se fouler la cheville et Joon-ha sera obligé de la porter.

Le film tisse les époques et des situations qui se ressemblent, Joon-ha écrit pour son ami alors qu'il se sent attiré par sa fiancée, de même Ji-hae combat les sentiments qu'elle ressent pour Sang-min.

Comment accepter ses propres sentiments sans se sentir coupable s'ils entrent en conflit avec ceux d'un(e) ami(e) ? faut-il se sacrifier et le regretter ensuite, où ce sacrifice fait-il le prix d'une relation qui n'ayant pas l'occasion de naître n'aura pas non plus celle de mourir ?

La pluie est propice aux rencontres, aux rapprochements, surtout quand on a un parapluie que l'on n'ouvre pas, puisque ce n'est pas le sien !

 

Parfois le destin relance les dés, au cinéma. Dans la réalité j'en suis moins sûr !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Corée Cinéma
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:58

Courir, courir encore, sentir dans mes poumons l'air frais du matin et les odeurs, les parfums, de la nature se réveillant.

Je cours, je... mais vers quoi ? Que fais-je là, le cœur dans la gorge sans savoir ou je vais ; si je cours pour rattrapper ou pour m'échapper.

Suis-je ou fuis-je ? Dois-je m'arrêter pour attendre ou me cacher ? De qui, de quoi, qu'y a-t-il de l'autre côté de cette forêt ? Vais-je dans le bon sens, s'il y en a un ?

Courir, courir encore, qu'importe si les sons qui me parviennent ne sont pas ceux de mes pieds heurtant le sol mais ressemblent davantage aux heurts de doigts sur un clavier. Est-ce un rêve voulant m'éduquer, un cauchemar espérant m'inquiéter... Entre peut-être et improbable, savoir est-il mon but ou ma crainte ?

 

Et vous ? Ces mots sont-ils des pas pour me rejoindre ou me fuir ?

 

Vous verrez bien ! Et quand je dis bien...

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:53

Blackhat – Michael Mann – 2015 – 133'

Un virus attaque une centrale atomique Hong-kongaise puis manipule les cours du soja pour gagner un maximum d'argent. Bien sûr l'affaire attire l'attention des services spécialisés qui cherchent ce qui s'est passé et quel virus fut employé pour y parvenir. Il s'avère que le pirate a utilisé un cheval de Troie afin de pénétrer sa cible et libérer son propre virus pour obtenir le but recherché.

Chine et états-unis s'associent pour mener l'enquête, laquelle conduit à la découverte que le cheval de Troie utilisé a été conçue une dizaine d'années plus tôt par un pirate actuellement en prison.

Qui mieux que lui peut aider les policiers à comprendre quel est le but du pirate, à le retrouver et à le mettre hors d'état de nuire ?

Dans sa prison Hathaway commence par refuser l'offre, minable il est vrai, qui lui est faite, quand celle-ci sera à sa convenance il daignera l'accepter et qu'importe s'il doit porter un bracelet électronique, que ses accès aux ordinateurs soient restreints. Le retour à l'air libre est perturbant, émouvant, après tant d'années passé dans une étroite cellule, bien qu'il ait toujours su s'occuper et utiliser les moyens mis à sa disposition.

La chasse peut commencer, d'abord comprendre quel est le but réel du pirate, l'argent qu'il a amassé ne peut servir qu'un but plus rentable que quelques dizaines de millions. Hathaway n'est pas seulement un geek mais aussi, ça va l'aider, un athlète. La poursuite va passer par Los Angeles pour aboutir à Jakarta, là où l'attend son adversaire. Le milieu des pirates de ce niveau n'est pas si grand et pour avoir utilisé la création de Hathaway l'autre hacker savait que lui seul pourrait s'y retrouver dans le dédale virtuelectronique.

Il y a quelque chose du western dans le film de Michael Mann, avec le style propre à celui-ci, la violence brutale mais chorégraphiée, les moments de calme pour reprendre sa respiration. Le réalisateur a su observer ce qui se fait dans la réalité, celle que l'on ne voit pas mais dont les effets se font parfois sentir, sans trop verser dans la technophilie en nous assommant d'images d'écrans, de codes qui défilent. Rien de plus efficace que l'utilisation d'une clé USB pour violer les secrets d'une banque. Hathaway lui ne vola jamais que ce genre d'institutions, à la différence de l'autre, le méchant de l'histoire, qui n'hésiterait pas à sacrifier des dizaines de vies pour gagner davantage de millions.

La séquence finale, comme il se soit, voit l'affrontement des contraires, le ''duel'', se dérouler sur une place pleine de monde où se passe une cérémonie balinaise. Hathaway ne regrettera pas d'avoir pu garder la forme en prison !

Aucun milieu n'est sûr, chaque terrain voit naître des prédateurs qui s'y sont adaptés. Le futur ne dérogera pas à cette règle !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 08:51

Que je sois blanc ou noir, je reste symbolique,

Beauté, fidélité, en moi sont réunies,

Si Léda fut séduite par Zeus en jalousie,

Hélène qui en naquit incarnât le tragique.

Le poète prend ma plume pour taquiner la muse,

Chercher à exprimer l'émoi qui l'envahit,

Traquer les expressions, la crainte ou la magie,

Admirer dans le ciel la joie qui se diffuse.

 

Faibles mots pour plumage esquissent à peine une ombre,

L'oiseau face au soleil nous laisse dans la pénombre...

 

Une croix dans les cieux, un oiseau magnifique,

Deneb illuminé en un cou si gracile,

Diamant sur fond de nuit invincible et fragile,

Sentinelle obstinée à défier l'horrifique.

Un jour tout s'éteindra sous un linceul obscur,

Le cygne aura chanté et sa lente agonie

Résonnera jusqu'à incarner l'infini.

Quand le temps sera mort le néant sera sûr.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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