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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 08:16

우는 남자 - Lee Jeong-beom – 2014 - 116'

avec Kim Min-hee

Gon est un tueur à gage, il veut raccrocher mais dans son métier c'est difficile. Une dernière mission lui est proposé, simple, habituelle, il s'agit simplement d'éliminer quelques personnes et de récupérer un dossier contenant comptes et fichiers puis d'en effacer les traces.

Sachant que sa cible est un joueur de poker il la guette dans une salle clandestine située dans l'arrière-salle d'un night-club. Il toque à la porte, prétend vouloir rejoindre la table, est introduit dans la pièce puis exécute les personnes présentes, non sans être blessé, sans gravité au passage.

Les risques du métier !

Un bruit attire son attention derrière la porte, dans sa profession c'est mauvais signe. Il tire donc à travers le battant plusieurs balles avant d'aller voir.

Il découvre qu'il vient de flinguer une petite fille, déjà rencontrée dans la salle et à laquelle il avait offert une grue en origami. Elle le regarde alors que le sang coule de sa poitrine puis s'effondre, morte.

Tuer des adultes lui était indifférent mais cette enfant qu'il vient d'abattre le blesse profondément, moralement !

Néanmoins sa mission n'est pas remplie, les documents n'ayant pas été retrouvés, il lui faut désormais se tourner vers l'épouse de sa cible principale, elle ne pouvait qu'être au courant, et puisqu'il a déjà tué son mari, et sa fille au passage, il lui revient de réunir la famille.

Comme le lui fait remarquer son chef, puisqu'il lui a ouvert les portes de l'enfer ne lui revient-il pas de l'en faire sortir. Pour autant que la mort le permette.

Pour remplir ce contrat il lui faut revenir dans son pays d'origine, où il ne ''travailla'' jamais : la Corée.

Pour préparer son intervention il commence à surveiller Choi Mo-Kung, à l'observer, à espionner son téléphone. Elle semble avoir repris une vie normale, faire son métier comme avant, celui-ci consistant à gérer le rachat d'entreprise pour les liquider en empochant de confortables bénéfices au passage.

Il découvre aussi que sa mère est placée en hôpital où elle est soignée pour des crises de démence, ce sera l'occasion de la rencontrer, dans l'ascenseur, histoire de la voir de plus près. Profitant d'une panne il engage la conversation et se présente comme Mark. Coréen de retour au pays après un long séjour à l'étranger, ce qui est vrai.

Gon doute de la culpabilité de la jeune femme tant elle semble loin des activités de son mari, coupable d'avoir détourné l'argent des Triades.

Le temps passe et il ne se décide pas à officier. Culpabilité peut-être, et le sentiment qui l'envahie le porterai plutôt à la protéger qu'à l'abattre. Ayant piraté son téléphone il a pu voir sa jeune victime rire, chanter, jouer...

Alors que la Mo-kung tente un soir de se suicider en avalant des cachets c'est Gon qui la sauve et appelle les secours.

Un comble !

Tout ça déplaît à ses patrons qui décident de le remplacer mais aussi de l'éliminer, inutile de laisser une trace quelconque derrière soi.

Mais Gon est plutôt bon et il n'a plus rien à perdre, pas plus qu'à gagner d'ailleurs, comment pourrait-il se passer quelque chose entre lui et la mère de sa victime ?

Le chasseur devient gibier et pour protéger sa proie il va devoir se retourner contre ses anciens employeurs. Pour que Choi soit en paix il faut que ceux qui veulent l'éliminer disparaissent.

Rude tache !

Tout ça pour cent millions de dollars !

Un film d'action comme les Coréens savent le faire, rapide, rythmé, violent, avec des pauses, entre deux tempêtes. Plus Kim Min-hee, que demander de plus ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 09:00

Secret Ceremony – Joseph Losey – 1968 - 105'

Londres, Leonora (Elizabeth Taylor) se regarde dans la glace, s'observe un moment puis ôte sa perruque blonde puis le reste d'une tenue si racoleuse qu'elle est une vraie carte de visite. Elle se change, enfile une tenue sombre, là encore qui fait office de présentation. Brune désormais, en deuil, où pourrait-elle aller sinon dans un cimetière. C'est sur la tombe de sa fille qu'elle se rend, comme souvent, passant d'une personnalité à l'autre, prostituée à temps partiel, mère en souffrance à temps complet. Rails qu'elle suit depuis longtemps sans que rien n'indique que cela doive changer.

Forcément il va se passer quelque chose. Dans ce cimetière elle est suivie par une jeune femme. Cenci (Mia Farrow) est une jeune femme, héritière et orpheline. Visiblement elle prend Leonora pour sa mère et finit par la convaincre, mais ce n'est pas si difficile, de venir s'installer chez elle.

Leonora quitte donc son logement pour la grande maison de Cinci, essaie de s'adapter à cette maison aussi gaie qu'une morgue où se croisent deux illusions. Celle de Cinci qui la prend pour sa mère, celle de Leonora également qui voit dans la jeune femme celle que sa propre fille aurait pu devenir. L'héritière lutte contre ses pulsions, ses hantises, s'accrochant au souvenir de sa génitrice disparue, incarnée par Leonora, mais aussi en piochant dans diverses doctrines au gré des modes, de ses fantaisies, les mâchant jusqu'à ce qu'elle ne lui fasse plus effet et qu'elle en trouve une autre.

Mais croire en un mensonge est difficile pour l'une comme pour l'autre, chacun s'y efforce mais la vérité est un courant contre lequel il est difficile de lutter.

Il ne manquait plus que l’intervention d'un nouvel acteur, Albert, beau-père de Cenci avec lequel la jeune femme entretient des relations plus érotiques que familiales. Histoire, peut-être, de jouer à être sa mère sans devoir être une femme pour autant.

Dans ce cadre glacé où le présent n'est pas invité il était inévitable que le déni finisse par s'estomper, rongé qu'il était par la peine et la culpabilité.

 

Si vous cherchez une comédie, passez votre chemin, si ce sont des portraits de la fatalité, de pantins dirigés par la folie sur la scène du tragique, mais avec force et talent, alors vous ne serez pas déçu mais heureux que votre invitation ne soit qu'une illusion.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 09:00

La réalité sucera vos os.

Dans le désert de la vie vous voyez des mirages auxquels vous croirez avant que vos cendres n'aillent le rejoindre.

La norme c’est le chaos.

Entre les femmes et les médocs j'ai choisi !

Connaître les règles morales n'empêche pas de les transgresser. Au contraire .

Vos races sont affamées mais leur fin est au menu.

Sur mon blog sera marqué : Repost en paix !

Dans science il y a si, scie...

Ne surestimez pas ce dont je suis incapable.

Le lion disant à la gazelle : Je vais te dévorer ! Se vante-t-il ?

Méfiez-vous des jusqu'au bouddhiste !

J'aimais choqué pour exister dans le regard, et l'esprit, de l'autre. Maintenant... maintenant je m'en fous.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 09:00
Joyeux christmas !
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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 09:00
Attention aux excès !!!
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 09:00

Child 44 - Daniel Espinosa – 2015 - 137'

Tout commence lors de l'Holodomor, la famine qui régna en Ukraine sous le règne de Staline et amplifiée par celui-ci, histoire de faire le ménage et d'assurer son pouvoir. Elle causa des millions de victimes et laissa derrière elle nombre d'orphelins hantés par ce qu'ils avaient vécus, endurés ou dus supporter pour survivre quand beaucoup autour d'eux mouraient.

Certains enfants furent placés en orphelinats, structures qui n'étaient qu'au minimum accueillantes, une nouvelle épreuve dont ne peuvent sortir que les plus forts.

1933, un enfant s'échappe, court devant lui, finit par tomber sur des soldats soviétiques qui le récupèrent et s'occupent de lui. Finalement l'armée se révèle bien plus sympathique, il fait l'expérience de la solidarité, de la camaraderie, de l'amitié même. Rebaptisé Leo il participera à la guerre contre l'Allemagne nazie jusqu'à la libération de Berlin. Léo figurera sur un cliché symbole de cette victoire et deviendra un héros de l'armée rouge.

Le conflit terminé il se retrouve dans la police d'état à Moscou, s'occupant d'affaires devant rester discrètes, de contre-espionnage tout en participant aux soirées officielles en compagnie de son épouse, racontant à l'envi comment ils se rencontrèrent, qu'elle lui donna un faux nom lors de leur premier contact mais qu'il finit par la retrouver et la conquérir.

C'est le mot !

 

 

Une affaire chasse l'autre, la nouvelle qui lui échoie, après qu'il eut capturé un ''espion'' met en cause diverses personnes. Le dossier qui lui échoit, donné par son supérieur hiérarchique comme s'il n'attendait que cela pour le piéger, concerne justement Raïssa, soupçonnée d'activités antisoviétiques. Accusation fourre-tout permettant de se débarrasser de n'importe qui.

Parallèlement Leo se retrouve confronté à une affaire de meurtres d'enfants, mais le ''paradis du socialisme'' ignore ces comportements déviants que seule la société capitaliste peut générer, il ne peut s'agir que d'une interprétation mensongère et hostile des événements. Et Leo devra convaincre un de ses camarades de guerre que son fils n'a pas été assassiné comme il l'affirme mais bien heurté par un train. Affirmer le contraire serait dangereux pour leurs carrières.

Ce n'est pas une bonne chose d'être curieux, encore moins de faire confiance à n'importe qui, votre ami, votre parent, votre voisin, tous peuvent être à la solde du régime, ou des opposants à celui-ci, encore qu'il y ait beaucoup plus des premiers que des seconds. Leo va l'apprendre à ses dépends. Pour protéger sa femme il va renoncer aux avantages de sa fonction et se retrouver muté dans un trou perdu, soldat sous les ordres d'un général qui ne l'apprécie pas beaucoup. Mais les crimes continuent, bien que chacun soit ''résolu'' il finit par apparaître évident qu'un seul criminel est à l'oeuvre, depuis longtemps, et qu'il agit sur le trajet d'une voie ferrée. Idéal pour marquer le début d'une piste.

 

 

Heureusement cela se passe à la fin de l'époque stalinienne et les changements qui s'annoncent verront une évolution positive de la société soviétique.

La trame est passionnante, le contexte intéressant, l'interprétation de qualité, entre Tom Hardy, Noomi Rapace, Vincent Cassel ou Gary Oldman. Pourtant quelque chose manque pour rendre le film captivant. Le comportement du héros peut-être, qui passe d'une situation à l'autre sans paraître avoir d'état d'âme, que ce soit pour défendre sa femme jusqu'à trouver ce tueur d'enfants dont il sent, sait ou redoute, qu'il ne lui est pas étranger. L'ambiance est aussi pesante que devait l'être la vie à cette époque, même s'il ne fallait pas le montrer. Le paradis n'est-il pas le mensonge que l'on se fait à soi-même en premier lieu ?

L'ensemble pourtant ne manque pas d'attraits, dans sa noirceur qu'illumine Noomi Rapace, victime elle aussi du système avant d'y trouver une chance de bonheur. La réalisation n'est pas à la hauteur de son sujet et le scénario est déséquilibré. Une durée moins longue et un montage plus rythmé eussent été favorables.

D'après le roman de Tom Rob Smith.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:00
La Foi
La Foi
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 09:00

La naissance du concept d'énergie

Comprendre la nature de l'énergie, sortir de représentations anciennes devenues insatisfaisantes. L'interrogation prit forme pendant la seconde moitié du XIX s et influença l'évolution des sciences de la nature en faisant apparaître des sciences nouvelles, en influençant la philosophie et la pensée.

Le concept d'énergie est désormais omniprésent.

 

C'était autant une idée qu'une intuition : il existe dans la nature quelque chose qui se conserve au cours des processus naturels. De là émergeât le concept d'énergie condensé dans les deux lois fondamentales de la thermodynamique. Lui restait à s'affronter aux impératifs de la rationalité. Le travail de la pensée scientifique s'appliqua à définir l'énergie dans tout ses phénomènes.

 

Retracer le chemin suivi pour définir ce concept serait fastidieux, contentons-nous de quelques étapes fondamentales.

Deux questions se posèrent à l'origine, la plus ancienne concerne le mouvement, la seconde, la chaleur. Les deux sont liées, se transformant l'un en l'autre. Le questionnement de la nature de ce lien et l'étude des machines thermiques apparues aboutit au début du XIXe à une ''science de la chaleur''. L'équivalence entre le mouvement et la chaleur fit apparaître un nouveau concept associant la dynamique et les sciences de la chaleur pour en former un nouveau : la thermodynamique.

Deux principes fondamentaux structure la nouvelle science. D'abord la conservation de l'énergie, ensuite, concernant une machine thermique, est la nécessiter de disposer de deux sources de chaleur à des températures différentes. Ce second principe fut établi par Sadi Carnot, puis repris par Émile Clapeyron puis Lord Kelvin. Les concepts de température, énergie, travail, chaleur, sont affinés, celui d'entropie (impossibilité d'obtenir un travail avec une source unique de chaleur) est introduit. La relation entre chaleur et mouvement est élucidée ainsi que celles liant des phénomènes physiques de nature différentes, objets de transformations mutuelles.

Ainsi nous sommes passé de l'idée de force à celle de travail puis au concept d'énergie.

Le concept d'énergie est cohérent avec l'entropie, la conversion, la conservation et la dissipation. Reste la contradiction entre la seconde loi de la thermodynamique et la mécanique qui supposent des phénomènes réversibles quand les phénomènes physiques orientés dans le temps le sont de manière absolue et irréversible.

Pierre Duhem proposa de rebâtir la physique sur la base de la thermodynamique pour trouver une solution admissible. Henri Poincaré s'interroge sur ''… l'état actuel de la Physique Mathématique et les problèmes qu'elle est amenée à se poser et son avenir. Est-elle sur le point de se modifier avec pour conséquence que nos successeurs ne verront pas cette science sous le même jour que nous ?'' Poincaré sait que c'est une chose de se poser ces questions mais qu'y répondre est un autre paire de manche. Il se refuse à toute prophétie.

Le chimiste allemand Wilhelm Ostwald développe une doctrine ''énergétique'', proposant de substituer à l'idée de matière celle d'énergie.

''La matière est une invention que nous nous sommes forgée pour représenter ce qu'il y a de permanent dans toutes les vicissitudes. La réalité qui fait effet sur nous, c'est l'énergie.'' ''Nos sensations, écrit-il, correspondent à une différence d'énergie entre nos organes des sens et le milieu qui les entoure''.

Une autre vision du monde émergeât, électromagnétique celle-ci. Conception confortée par le développement d'une physique diversifiée, notamment avec l'optique, l'électricité et la magnétisme unifiés dans l'électromagnétisme par la théorie de James Clerk Maxwell.

Les débats débordent le milieu scientifique, accentués par la remise en cause du rôle de la matière, considérant l'énergie comme le concept fondamental des sciences physico-chimiques, mais aussi biologiques et sociologiques. ''l'énergie incarne le réel'' résume Ostwald. Avec le zoologue Ernst Haeckel il fonde une espère de nouveau monisme. Haeckel voit le monde comme ''un grand tout'', rédigeant un manifeste comprenant trente thèses. Dans la huitième il conclut que la nature organique et celle inorganique ne sont pas deux règnes hétérogènes, que les lois de la physique et de la chimie s'appliquent partout, ainsi la vie n'est rien d'autre qu'un phénomène physico-chimique. Dans la dix-septième il décrète que l'âme humaine est une somme de fonctions cérébrales dont l'activité cesse avec la mort physiologique. Ces idées s'inscrivent dans un renouveau du matérialisme s'affirmant à la fin du dix-neuvième siècle. La science est triomphante et semble avoir vaincue une philosophie en crise après l'effondrement de l'idéalisme allemand. Une philosophie matérialiste essaie de s'imposer.

 

Le concept d'énergie/entropie cristallise les passions, la science est remise en cause, non seulement elle n'apporte pas de réponses aux grandes questions existentielles mais l'industrialisation dont elle est à l'origine n'apporte que misère et souffrances. Le matérialisme est battu en brèche, comme ce scientisme prétendant tout expliquer.

Toute naissance se fait dans la souffrance, et cette crise sera favorable à la constitution de nouvelles disciplines scientifiques, la chimie-physique, la physique atomique et les quanta, la théorie de la relativité qui agrandira le champ de la physique dans un mouvement d'unification de ses objets, concepts et théories.

Alors que naît le vingtième siècle, le concept d'énergie a modifié le paysage de la physique et s'est immiscé dans les débats philosophiques.

 

Enfermer le concept d'énergie dans quelques définitions claires, et équations qui le seraient moins, reste à faire, néanmoins l'article de Muriel Guedj nous éclaire sur une époque qui s'y risquât, lançant des idées et ouvrant des débats qui permirent à la science d'avancer.

 

Dans ce même numéro vous trouverez la présentation des livres de Jo Hermans, traduit par Pierre Manil ''L'énergie sous toutes ses formes'', en deux volumes. Ainsi pourrez-vous allez plus loin sur ce sujet, de ses formes présentes à ses sources futures, possibles. Comme le résume Florence Bellec : Cet ouvrage constitue un guide accessible et fiable pour tout lecteur à la recherche de pistes pour l'énergie du futur.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 09:00

The Yakuza - Sydney Pollack – 1974 – 112'

 

Harry Kilmer (Robert Mitchum) est un détective à la retraite. Il espérait que celle-ci se déroule tranquillement. C'était sans compter avec son vieil ami, George Tanner (Brian Keith) qui prend contact avec lui après que sa fille eut été enlevée par un chef yakuza, Tono Toshiro qui entend par ce moyen le forcer à lui remettre des armes en respectant un contrat passé.

Tanner compte sur les relations de Kilmer avec la mafia japonaise.

À l'époque le Japon et sa culture était mal connue, et sa mafia plus encore, ce film profite de la connaissance du pays de Leonard Schrader qui collabore étroitement au scénario rédigé par son frère, Paul, l'ensemble contrôlé par Robert Towne, maître de l'écriture hollywoodienne, le résultat associant véracité et efficacité, ce qui est, quand il s'agit d'organiser la rencontre d'univers si différents.

Kilmer revient donc au pays du soleil levant, il revoit sans ancienne fiancée et surtout le frère de celle-ci, lui-même ancien mafieux, sur lequel il compte pour mener son enquête jusqu'à son terme. Ce qui lui serait impossible s'il était seul.

Kilmer doit revenir au Japon, pays qu'il quitta bien des années plus tôt, et ce retour lui fait comprendre que les choses ont changé, ce n'est plus un pays en ruine mais une nation qui se métamorphose. sa recherche nous dévoile les interrogations d'un pays en pleine reconstruction, la guerre n'est pas finie depuis longtemps et ses séquelles, sociales, cultures et psychologiques, si elles se voient mal n'en sont pas moins importantes. Le pays s'occidentalise, s'éloigne de valeurs dont les yakuzas sont aussi l'incarnation. L'occupation américaine est terminée, ou du moins change-t-elle de forme pour en étant moins voyante être plus efficace, ou plus pernicieuse.

Nous sommes donc là devant une film hybride, mi-yakuza, mi polar, dont il importe de garder la date de réalisation en tête pour ne pas s'étonner de démonstration qui semblent pesantes, mais qui devaient l'être en ce début des années 70.

Le scénario, nous l'avons vu, est solide, la réalisation ne l'est pas moins, Sydney Pollack sait utiliser une caméra et mettre en scène ses acteurs pour en tirer le meilleur. Mitchum est égal à lui-même, aussi implacable avec son fusil, que Tanaka Ken, le frère de son ex, avec son sabre. Le contraire eut pourtant été amusant. Celui-ci se sent obligé d'aider Kilmer qui sauva sa sœur et lui permit de vivre dans l'immédiat après-guerre où les difficultés étaient immense même s'il lui en veut de l'avoir séduite.

Takakura Ken, Tanaka, était une immense vedette à l'époque, incarnation du yakuza fidèle à son chef comme au Jingi, le code d'honneur inspiré du Bushido des samouraïs.

Kilmer sait ce qu'il doit à Tanaka, lui aussi respecte un code d'honneur, même s'il est différent. Il le montrera à son partenaire en commettant un yubitsume.

Un film moins connu que d'autre de Pollack, il ne rencontra pas le succès qu'il méritait à l'époque. Heureusement il est aisément accessible, alors ne vous en privez pas.

 

Sinon vous savez ce qui vous attend...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 09:09

Pourquoi se faire des amis est-il si difficile ? C'est la question que me posent mes parents, presque chaque jour, comment leur dire que c'est parce que je n'en veux pas, pas eux, pas ceux que je connais, ni même d'autres, qu'ai-je à faire d'eux, de leurs jeux, ambitions et intérêts ? Pourtant je fais comme si, je fais semblant, je copie les autres, parce que je sais devoir le faire, que leur ressembler me protège sans que je sache le comment, ni le pourquoi.

Instinct ? Intelligence ? La vanité me pousserait à choisir la seconde, la lucidité me murmure que le premier est prépondérant, jamais je n'ai réfléchi, avant, je ne fais que tenter de comprendre, après.

Je préfère rester seul, me promener dans une nature heureusement aisément accessible de chez moi, quelques minutes de marches et je laisse derrière moi une ville, une impression, un costume de mensonges qui m'enferme.

Je n'ai pas besoin d'aller trop loin, seulement sortir des sentiers balisés, certain que je ne pourrai pas me perdre, et puis, le cas échéant, quelle importance. J'avance en imaginant où je me trouve plus qu'en le regardant, le décor n'est pas plus que cela, le support de mon imagination, ici comme ailleurs, ailleurs comme partout. De là à m'interroger sur ma place, sur ce que je fais là, sur ce que je suis, réellement, derrière celui que je montre, exhibe comme un monstre de foire autant que comme un masque.

En me promenant ainsi j'ai trouvé cet endroit, comme une entaille dans la montagne. Oui, je sais, je fais dans le littéraire, mais les mots me nourrissent et me permettent de m'exprimer en ayant l’illusion que celui dont je parle ne m'est pas totalement étranger. Une espèce de lac obscur devant lequel je me suis arrêté, attendant presque qu'une main en jaillisse... mais non, il n'y avait qu'une surface lisse et fascinante, un miroir devant lequel je me suis arrêté.

La première fois je suis resté des heures ainsi, oiseau immobile face au serpent qui va le dévorer, avec l'impression d'être l'un, d'être l'autre, d'être à la fois proie et prédateur.

J'ai mis du temps à comprendre ce que je faisais là, ce que cet endroit pouvait m'apporter, du temps à trouver notre ressemblance et combien cette obscurité pouvait faire miroir à la mienne.

Imagination d'ado qui se cherche et ''fait'' dans le littéraire pour se sentir, sinon vivant, du moins, quelque chose ? D'être seul, avec des difficultés de communication, euphémisme, devait me mener vers un semblant de partenaire. Faute de quelqu'un c'est quelque chose qui en tienne lieu. Une réflexion que je peux faire maintenant, du reste c'est pour cela que j'ai pris, non pas la plume comme nos ancêtre, mais le clavier, pour jeter un regard en arrière, l'écran faisant office de rétroviseur, avant de regarder devant moi.

Les après-midi passé à cet endroit m'aidèrent à supporter le reste du temps, à maîtriser mon comportement, à passer un cap impératif pour m'intégrer dans la société. Du moins pour paraître le faire ! Un dialogue fructueux pour qu'ici s'exprime celui que j'étais alors qu'en dehors ne pouvait exister, à cette époque, que celui que je devais être.

Au fil des années je vins de moins en moins souvent, ce n'était plus vraiment utile puisque penser suffisait mais que j'avais surmonté l'envie de m'enfoncer dans l'imaginaire comme en des sables mouvants.

J'y suis revenu plus tard. Une visite à un vieil ami, le seul de mon enfance, le seul qui ne pouvait me trahir, sinon par ma faute, le seul à qui je pouvais confier... plus que des mots et des impressions !

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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