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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 08:05

Tim Burton – 2015 – 105'

Dick Nolan est journaliste et s'occupe des échos sur la vie des célébrités dans un journal versé dans le sensationnalisme. Il est le narrateur de ce film qui nous raconte la vie de Margaret Ulbrich.

Nous découvrons celle-ci en train de faire ses bagages pour quitter son époux en compagnie de sa fille. L'avenir est incertain mais rester avec un tel homme ne serait pas bénéfique pour elle. Dans ses bagages elle emmène également ses toiles, son ambition est de vivre de son art.

Désir louable mais difficile, surtout en 1958 où les artistes femmes sont rares et le rôle du mari prépondérant dans le couple.

À San Francisco elle retrouve une amie heureuse de la voir ayant repris sa liberté, déniche un logement et cherche un travail. Chose difficile mais sa patience sera récompensée.

Bien que peintre des petits bonshommes sur des lits pour enfants dans une manufacture soit loin d'être son idéal.

Parallèlement elle continue à peindre et présente son travail dans des parcs publics l'autorisant. Elle fait le portrait de n'importe qui pour un prix ridicule. À côté d'elle un autre peinte, Walter Keane, essaie de vendre ses croutes, des vues de Paris, pour beaucoup plus cher. Ville dans laquelle il clame avoir vécu et étudié dans l'immédiat après-guerre. Il remarque la jeune femme, entame le conversation avec elle, lui affirmant qu'elle possède le talent dont lui manque. Un moment de sincérité rare pour lui. Ils finissent par se rapprocher et quand l'ex-mari de Margaret essaie de récupérer leur fille il propose de l'épouser.

Comment dire non à une solution qui arrangerait tout. Ou presque !

Leur vie est plus facile mais leur ambition de devenir peintre perdure. Un soir, dans un club de jazz, Walter propose au propriétaire de louer ses murs, ce que ce dernier accepte. Ainsi pour faire une vente finira-t-il par s'approprier les toiles de son épouse, toutes représentent des enfants dans des situations différentes mais avec des yeux disproportionnés par rapport au reste du visage.

Profitant d'une altercation avec le patron de la boîte Walter devient le sujet d'un entrefilet, pour lui c'est l'évidence que la publicité est le moyen de se faire connaître et de vendre des œuvres signées Kean.

Petit à petit ces toiles vont rencontrer le succès, d'abord avec Olivetti, descendant du fabriquant des machines à écrire, avec d'autres vedettes ensuite. Walter sait user de son charme pour vendre des toiles, pour utiliser des vedettes pour se faire un nom. Faisant des peintures de son épouse de véritables succès, non-reconnus par les critiques qui comptent, mais l'important n'est pas là. Pour lui l'argent est le critère principal et s'il doit usurper le talent de son épouse cela ne le choque pas, du moment que le succès est au rendez-vous.

Ainsi aura-t-il l'idée de vendre des affiches, puis des reproductions, plutôt que les toiles elles-mêmes. Si une vaut 5000 dollars il vaut mieux en vendre cent fois plus pour cent fois moins cher.

Andy Warhol retiendra la leçon.

Mais Margaret vit mal la situation, de ne pas être reconnue, même en trouvant un style différent, de vivre dans le mensonge ; même sa fille ne doit pas connaître la vérité. Walter devient accro à l'argent, au succès, il est prêt à tout pour gagner plus, heureux de faire la une des journaux, de fréquenter des stars de Hollywood.

Jusqu'au jour où il finira par tenter de tuer sa femme et sa belle-fille. Celles-ci vont s'enfuir pour Hawaï ou Margaret finira par avouer la vérité à la radio.

Le scandale sera immense et suivi d'un procès qui fera la preuve du talent de l'un et de l'autre.

Étrange histoire que celle d'un couple où le talent de l'un est exploité par l'ambition de l'autre qui faut d'être un artiste se révèle habile commerçant à l'aube des années 60 et du triomphe mercantile d'un Andy Warhol.

Tim Burton trouve là un sujet idéal, qu'il peut utiliser en lui ajoutant cette touche personnelle qui marque chacun de ses films. Christoph Waltz campe un Walter Keane qui finit par croire en son illusion, faute de quoi il lui faudrait reconnaître qu'il n'est qu'un escroc, et Amy Adams est parfaite en peintre qui ne peut s'imposer dans un monde d'homme et doit affronter ses peurs pour finir par s'imposer dans un monde où l'homme est dominateur.

L'art est une chose, le commerce en est une autre. Quand ils se rencontrent le second dévore le premier et n'en laisse qu'une ombre révélatrice d'une époque qui a choisit son camp.

Pas le mien !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:00

Les Cahiers de Science & Vie No 150. Janvier 2015

D'un Merlin à l'autre

 

Associant l'érudition théologique et savante du clerc, la complicité du paysan avec la nature et le sens stratégiques de l'homme de guerre, Merlin est une synthèse de la société médiévale, personnalité polymorphe devenue l'une une complexe figure littéraire.

Merlin est au confluent du divin, du diabolique et du paganisme, signe des cultures qui furent associées pour lui donner naissance par divers auteurs qui façonnèrent sa personnalité, chacun lui apportant quelque chose de son époque, de sa société. Temps où se confondaient science, magie et sorcellerie. Il est un agrégat de l'histoire de la science, incarnation chimérique et idéale des savants passés et à venir. Il est le familier des puissants dont les dons de devin lui donnent un rôle de conseiller politique auprès des rois. Il interprète leurs songes, déchiffre les signes que Dieu lui envoie, prédit même la mort de ses employeurs. Manipulateur et psychologue il fait croire au souverain que l'idée qu'il lui a soufflé est de lui. Fin stratège il piège les Saxons en les laissant débarquer puis s'éloigner de leurs vaisseaux avant de les couper de leurs bases.

Son grand dessin pourtant est la quête du Graal. Concepteur de la Table ronde il enseigne aux chevaliers les bases de l'éthique et de l'idéal chevaleresque. Initiateur de Stonehenge il fait quérir en Irlande les pierres monumentales au sommet du mont Killara. Les hommes étant incapables de les transporter il use de ses pouvoirs pour les déplacer vers les navires. Au fil des siècles et des récits, son savoir devient tel qu'il ressemble à un demi-dieu omniscient. Héritier des druides il conserve les restes de la spiritualité celtique broyée par l'église, les survivances d'un monde vaincu mais pas encore effacé par le nouveau pouvoir.

Il sait soigner par les plantes, pratique la médecine incantatoire, peut se rendre dans l'autre monde pour chercher l'âme du malade et même redonner vie à des chevaliers morts. Tel un chaman des grands espaces sibériens ou un sorcier de l'Altaï il communique avec les esprit qui lui révèle l'avenir. Il pourrait même se métamorphoser en oiseau, en loup, en cerf.

Fils du Diable il est originellement destiné à servir l'Enfer et même à contrer l'influence de Jésus. Mais le démon se trompe de ''cible'' et au lieu d'une pécheresse il se glisse dans le lit d'une vierge vertueuse instruite des saints commandement. Auréolé de la quasi-sainteté de sa mère il va œuvrer pour le bien de l'humanité.

Les vies de Merlin et Jésus présentent des similitudes. Nés d'une vierge ils échappèrent aux envoyés du pouvoir désireux de les éliminer, l'un se retire en forêt, le second dans le désert, ce dernier a des apôtres alors que l'autre a des chevaliers... Du Diable il tient le pouvoir de lire le passé mais Dieu lui accorde la connaissance de l'avenir. Au fil du temps et des récits il se dédiabolise pour entrer au service de la religion chrétienne.

Toujours proche de la nature il la retrouve pour se ''ressourcer'', il parle aux bêtes, passe l'hiver avec un loup ou chevauche un cerf.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 08:50

Riso amaro – Giuseppe De Santis – 1949 – 108'

Francesca et Walter sont un couple de voleurs. Dans un hôtel ils viennent de mettre la main sur un collier de valeur. Une bonne raison pour que la police les recherche ! Pour lui échapper nos amoureux montent dans un convoi de clandestins en partance pour la plaine du Pô où les rizières réclament de la main d’œuvre. Francesca cache le collier alors que de son côté Walter essaie de se fondre dans la foule en dansant avec la jeune Silvana. Ce qui ne le protégera pas longtemps, les policiers finissent par le repérer mais il s'enfuit encore. Grâce à Silvana les amoureux peuvent rejoindre le groupe des travailleurs mais alors qu'ils sont installés dans un dortoir Silvana découvre le collier et se dit qu'il serait bien mieux dans sa poche. Pour se débarrasser de sa rivale elle la fait passer pour une traitresse aux yeux des autres qui la lyncherait si le sergent Marco Galli n'intervenait pas pour calmer tout le monde.

Finalement Silvana et Francesca se comprennent, la vie est difficile pour elles, la seconde doit recourir au vol, la premier à travailler dans des conditions difficiles et son ambition est que tous les employés deviennent des salariés légaux.

La situation va se compliquer quand la voleuse tombera amoureuse du policier, lui-même attiré par Silvana. Histoire que tous les personnages soient réunis sur la scène Walter fait son retour. Lui connaît la vérité, à savoir que le collier est faux, ce n'est pas une raison pour le dire à Silvana dont il espère la complicité pour son nouveau projet : voler la récolte. La jeune femme est d'accord et va inonder les rizières pour permettre que Walter et ses comparses s'emparent du riz.

Francesca a compris le projet. Voler les riches était une chose qu'elle pouvait admettre mais cette fois il s'agit de spolier tous les ouvriers et elle ne peut y participer. À qui d'autre faire appel que Marco, un comble pour une cambrioleuse.

Tout est en place pour le dernier acte, un couple contre l'autre. Les hommes se blessent mutuellement et ce sont les femmes qui héritent des armes. Francesca va juger opportun de confier à sa rivale que Walter ne fit que l'abuser, le collier est faux, et lui encore plus.

Silvana pointe son arme dansla direction de Walter, tire, avant de retourner le pistolet contre elle.

 

Restent Francesca et Marco pour croire que l'espoir est autre chose qu'une illusion.

 

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 07:46
Une proposition à refuser
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:33

Les Cahiers de Science & Vie No 150 Janvier 2015

 

Les métamorphoses du savant !

 

Merlin habite nos fictions modernes plus que son protégé, le roi Arthur. Il occupe les séries télévisés, les romans et les films, qu'il ait gardé son nom prit celui de Dumbledore, ou autre... il est devin, astronome, alchimiste, conseiller militaire, ingénieur, et même constructeur de Stonehenge... Son évolution littéraire suit celle de la science, elle incarne les grandes mutations de la pensée scientifique. Elle reflète l'adoption, le contrôle puis le rejet de la science profane par l'église et montre l'évolution des mentalités. Merlin révèle son savoir à Morgane et Viviane, magiciennes respectables à l'origine, devenues maléfiques au Moyen Âge, révélant le statut des femmes savantes et la défiance qu'elle éveillait chez les hommes.

 

Merlin, une fabuleuse construction littéraire

François Thomazeau

Merlin est né en 1134, du moins c'est l'affirmation de Geoffroy de Monmouth, évêque prétendant faire œuvre d'historien mais auteur controversé. Les spécialistes estiment que ses chroniques ne sont qu'invention, telle la création du roi Arthur. D'autres œuvres montrent un personnage proche de Merlin, de là à imaginer qu'il ait eu une existence réelle il y a un pas difficile à faire. Du reste si le texte de Monmouth Prophetiae Merlini eut son succès c'est qu'il montrait un héros pas tout à fait inconnu de ses contemporains. Un vieux poème gallois du Xe La Prophétie de Bretagne aurait pu influencer Geoffroy, lui même gallois. Ce texte mentionne les prophéties de Myrddin, barde du VIe dont le nom est proche de Merlin. Peu après la publication de son texte, G. de Monmouth produit le récit qui sera le succès de son époque : L'Histoire des rois de Bretagne, récit se voulant l'histoire authentique de la Grande Bretagne. Il y met en scène pour la première fois le roi Arthur, lui aussi personnage appelé à une longue postérité. Rassurons-nous, Merlin est encore là. Il est devin, magicien, dépositaire d'un savoir occulte mais aussi défenseur de la foi chrétienne. 15 années vont passer avant que Geoffroy rédige une Vita Merlini qui implante ce dernier dans l'esprit de ses lecteurs. Dans ce texte Merlin erre, à moitié fou, dans une forêt où il rencontre le barde Taliesin et où les rejoint sa sœur Ganieda. Cette fois c'est la fée Morgane, demi-sœur d'Arthur qui fait son apparition ainsi que les décors du mythe, comme l'île d'Avallon. L'auteur y parle des origine du mage, fils d'un incube et d'une mortelle, appartenant à deux monde, du bien et du mal, du christianisme et du chamanisme.

De Monmouth reconnaît s'être inspiré d'un très vieux livre en breton, qui reste inconnu, en revanche au IXe parut l'Historia Brittonum, attribué à Nennius, moine breton qui aurait compilé divers récits et dans laquelle apparaît, brièvement le roi Arthur. Il semble donc que Geoffroy ait mélangé plusieurs personnages plus ou moins réels pour obtenir un Merlin complet.

L'Histoire des rois de Bretagne va générer moult récits mettant en scène Arthur, l'ensemble deviendra le phénomène littéraire du Moyen Âge. En France elle va s'amplifier quand Chrétien de Troyes se fait le chantre d'Arthur et de ses chevaliers, mais en s'intéressant peu à Merlin. Il associera à la production de Geoffroy le Roman de Brut, du poète normand Wace, paru en 1155, lequel extirpe de la tradition celte divers éléments, dont la Table ronde. Ainsi les chevaliers siégeant autour d'elle vont-ils imposer un nouvel idéal chevaleresque et courtois.

De son côté Merlin profitera de la plume de Robert de Boron, clerc franc-comtois qui lui consacra plusieurs poèmes. Il y deviendra l'inspirateur de la quête du Graal qui est au centre de l’œuvre de Chrétien. Cette fois fils du Diable et d'une vierge, antéchrist sauvé par le baptême, il n'a pour maître qu'un confesseur, Blaise, qui relatera son histoire.

Merlin est donc l'incarnation du passage des rites païens au christianisme., un sorcier, un érudit au savoir immense, exerçant sa science et son art sous le strict contrôle de Blaise et de l'esprit du christianisme. Il finira enferma pour l'éternité dans une tour par la magie de Viviane dont il tomba amoureux et qui fut son élève. Celle-ci, le mettant en cage, désirait le garder pour elle seule.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 07:32

Le doute est trop souvent l'ombre de mes pensées,

Complice omniprésent d'ailleurs imaginaires ;

Il est comme un chemin où le temps s'est trompé,

Mais qui n'a plus d'ailleurs qu'un destin solitaire.

 

Il borne l'étendue des champs autour de moi,

Où l'herbe a le goût d'encre au milieu des barrières.

On m'y dit à l'abri des chasseurs aux abois,

Que rien ne m’atteindra au cœur de ces frontières.

 

Je pais, mâche et rumine en oubliant le temps,

N'ayant dans mes pensées qu'une ombre aux yeux glacés,

Gardhyène attentive à m'interdire le présent,

Murmurant que demain et l'espoir sont figés.

 

Penser ne sert à rien et le champ des possibles

Ne peut plus contenir mes craintes du futur ;

Les loups ont fait de moi leur complice irascible,

Que ne suis-je un bovin heureux dans sa pâture !

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 08:00

(HangulHon, hanja; aussi appelé Possessed) est un drama Coréen de 2009 avec pour vedette Lim Joo-eun  (임주은) et Lee Seo-jin (이서진).

7 minutes d'action ouvrent le premier épisode et les premiers mots prononcés sont : tue moi ! Une entame qui ouvre l'appétit !

Dans un lycée de Séoul ou une petite bande fait régner la terreur une jeune fille, lasse d'être victime, monte sur un toit, descend sur le rebord et à quelques centimètres du vide joue du violon, pour attirer l'attention peut-être, pour dire adieu probablement.

Elle saute et s'écrase au pied de Yoon Ha-na qui est, on la comprend, choquée, d'autant qu'elle perçoit les choses différemment de ses camarades, tout va comme au ralenti et la victime semble s'arrêter, la regarder, vouloir lui parler. C'est que Ha-na a une qualité particulière : elle voit les fantômes. Un don difficile à vivre pour elle.

Par ailleurs Shin-ryoo est à la fois professeur de pathologie criminelle et spécialiste du profilage auprès de la police. Il a sans doute choisi cette profession après que sa sœur ait été assassiné et le tueur acquitté pour raison psychiatrique après la plaidoirie de son père, spécialiste de ce genre de procès et qui ne perd jamais.

À son tour Ha-na est frappé directement, sa sœur, Doo na, trouve la mort dans un incendie criminel. L'enquête sera rendue difficile par les accointances entre certains enquêteurs et la famille des criminels qui n'hésite pas à faire chanter des policiers pour protéger les leurs.

Shin-ryoo est désespéré de ce que la justice soit mise en échec par la loi parce que quelqu'un sait utiliser celle-ci à son profit. Quand il va rencontrer Ha-na ce sera l'occasion pour lui de se substituer à un pouvoir défaillant. En effet la jeune fille peut servir de médium pour les esprits des victimes et permettre à celles-ci d'apparaître aux yeux de leurs assassins pour les effrayer et les pousser au suicide. Elle peut aussi laisser la place à un fantôme qui veut communiquer avec sa famille survivante.

Le bien et le mal s'affrontent depuis toujours et il semble que cela doive durer encore longtemps. Cette fois le premier use de moyens que l'on pourrait qualifier d'extrême si l'on croyait en la civilisation, ou d'appropriés si l'on n'y croit pas. Je n'ai pas besoin de préciser de quel côté je penche. Quand au second il sait toujours aussi bien jouer des mythes culturels pour se protéger.

La vengeance est une arme qui atteint aussi celui qui s'en sert, mais quand ce dernier l'accepte rien ne peut l'arrêter.

Une courte série, dix épisodes qui passent vite, sortant des sentiers (re)batttus de la morale conventionnelle. Celle-ci aura droit de cité quand une civilisation digne de ce nom existera hors de la mythologie humaine.

Autant dire que ce n'est pas pour demain.

Ce qui ne va pas m'empêcher de regarder un drama romantique, pour changer.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 07:14

Dossier pour la Science N 86 – Janvier-Mars 2015

Vivre ensemble ?

 

S. KRIEF, F.PENNEC, V. NARAT, M.CIBOT et S. BORTOLAMIOL

 

Les grands singes voient s'approcher les humains chaque jour un peu plus et doivent réagir et s'adapter aux menaces que représentent les activités humaines.

Une caméra infrarouge placée dans un territoire chimpanzé a surpris ceux-ci alors qu'ils récupéraient des épis de maïs dans un champ. Rien d'étonnant, cet aliment est un de leurs préférés, si ce n'est qu'ils le firent à une heure à laquelle d'ordinaire ils dorment. Preuve de leur capacité à adapter leur comportement, habituellement diurnes, pour chaparder une nourriture que les villageois protège.

En Ouganda le parc national de Kibale abrite la communauté chimpanzé de Sebitoli, composée de 80 individus elle vit à l'extrême nord du parc. En République Démocratique du Congo c'est la communauté de bonobos de Manzano qui vit dans une zone de protection communautaire. Le premier site subit une forte pression anthropique, le second, pas du tout.

Une légende dans les deux zones rapporte que les bonobos, ou les chimpanzés, seraient issus d'un couple humain se cachant dans la forêt pour fuir leurs créanciers. Vivant dans cet environnement ils seraient devenu des grands singes et s'y seraient multipliés.

En Ouganda humains et chimpanzés sont amenés à se croiser fréquemment, chose rare au Congo. Dans le premier cadre les singes purent s'adapter à l'exploitation de la foret, dans l'autre les bonobos tirent bénéfice des lisières, intégrant dans leur alimentation des espèces n'existant pas dans leur habitat habituel. Des études montrent qu'une importante proximité apporte des échanges de parasites intestinaux, quasi inexistants quand le voisinage est réduit.

Les chimpanzés ont bien compris que visiter des champs de maïs exploités par des humains était dangereux, ils y participent en groupe de huit individus en moyenne, alors qu'en général les cueillettes en forets se font par groupe de quatre. Ils évitent la pleine lune et interviennent au crépuscule quand l'obscurité est la plus profonde. Pourtant cette activité présente des risques a posteriori, les pesticides provoquant des malformations de certains fœtus même si la consanguinité est à prendre en compte.

L'étude de ces deux communautés de grands singes montre que la cohabitation est possible à condition que les populations humaines locales soient informées et impliquées dans la préservation des grands singes.

 

 

Gorilles dans la tempête

Nelly MÉNARD / Pascaline LE GOUAR

 

Les gorilles en revanche, pris entre braconnage, maladies et déforestation, sont menacés. Ainsi en 2004 un groupe étudié vit sa population passer de 400 à 38 individus à cause du virus Ebola. Le gorille craint peu d'autres animaux, hormis l'homme. Social, les femelles et les immatures vivent en groupe alors que les mâles passent plusieurs années isolés. Mâles à dos noir pendant l'adolescence, à dos argenté une fois adultes.

La réduction des forêts conduit à une diminution et à la fragmentation des milieux favorables aux gorilles, les populations sont éclatées, chacune disposant d'une portion de forêt réduite.la dynamique sociale est perturbé par la difficulté de trouver un nouveau partenaire, les populations restreintes sont donc sujettes à la consanguinité, ce qui, associé à la lenteur de leur reproduction fragilise les gorilles. Moins de 20 % des gorilles vivent dans des aires protégées, encore que ce terme soit inapproprié à cause du braconnage toujours existant et qui profite des difficultés des pays concernés, que ce soit pour des raisons financières, il faut payer les gardes forestiers, mais aussi en raison des conflits intérieurs, les belligérants pouvant se réfugier en forêt.

Autre danger : le développement d'exploitations minières, pas toujours légales, activités entraînant l'augmentation des besoins en viande de brousse et le développement d'infrastructures routières. Le faible taux de reproduction du gorille amplifie d'autant les méfaits des braconniers qui par leurs exactions désintègrent l'organisation sociale et poussent à la migration jeunes et femelles qui cherchent un nouveau groupe.

Les hommes et les gorilles partagent 99% de leurs gènes, les virus et agents pathogènes adaptés à l'homme se propagent donc facilement chez ceux-ci avec des conséquences différentes. Un virus anodin chez l'homme peut avoir de graves effets chez le gorille. De même les épidémies d'Ebola venant d'humains ayant consommés de la viande d'animaux infectés, probablement des chauves-souris, se transmit ensuite aux gorilles avec les conséquences vues plus haut.

Des lois existent pour protéger les gorilles, les moyens financiers manquent là comme ailleurs. L'accessibilité des régions où vivent les primates est un frein à leur efficacité, à cela s'ajoute le tourisme qui peut contribuer à la richesse d'un pays mais par la proximité qu'il suppose entraîne des risques de contamination fatale pour les grands singes. Des mesures ont été prises pour limiter le temps de visite, le nombre de personnes, l'interdiction d’accès aux touristes malades et une distance minima à respecter. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 07:12

Le vent disperse mes cendres

Jusqu'au cœur de l'obscurité,

J'y pourrais bientôt m'étendre

Sans avoir rien à redouter.

 

Je ne sais ce que je suis,

Un souvenir pris par le vent,

L'illusion que je m'enfuis,

Ou à la porte du néant ?

 

Des lambeaux éparpillés,

Le refus de l'inéluctable.

Cet abîme où m'enfoncer,

Est-il un dieu, est-il un diable ?

 

Et puis l'oubli, un espoir,

Disperser l'hallucination,

Attendre quand vient le soir,

De renoncer à ma passion.

 

Le vent disperse mes cris,

J'oublie avoir jamais vécu ;

Le dernier qui aura rit,

Sera celui qui a vaincu.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 07:04

Vittorio de Sica – 1946 – 93'

La (sur)vie dans les rues de Rome en ces années de l'immédiat après-guerre est difficile aussi les enfants des quartiers pauvres se livrent-ils à toutes sortes de commerces, de trafics, certains à la limite de la légalité.

Pasquale et Giuseppe sont cireurs de chaussures et se débrouillent comme ils peuvent. Leur ambition est d’acheter le cheval blanc Bersagliere mais pour cela ils ont besoin de davantage d'argent que leur petit métier ne peut leur en procurer. Dans le but de gagner ce dont ils ont besoin ils participent à un trafic de couvertures américaines au marché noir, contrôlé par le frère de Giuseppe. Alors qu'ils essaient de vendre des couvertures à une cartomancienne la police les prend sur le fait. Mais ce sont de faux policiers qui ne font qu'escroquer la diseuse de bonne aventure avec la complicité des enfants qui en guise de paiement conservent l'argent des couvertures.

Enfin ils ont les moyens d'acheter Bersagliere, le cheval blanc.

Mais tous les policiers ne sont pas faux, il en est de véritables, aussi vont-ils être arrêtés et transférés dans une prison pour mineurs où la vie sera bien plus difficile que celle qu'ils connaissaient. Violence et cruauté vont les accompagner, promiscuité et misères seront leurs ombres où gardiens et autres prisonniers se font concurrence en matière de brimades à faire subir à de jeunes garçons incapables de se défendre.

Pasquale avoue sa culpabilité pour éviter une punition à son ami mais celui-ci considère cet aveu comme une lâcheté insupportable.

Eux qui s'entendaient si bien vont désormais se détester. Giuseppe va participer à une tentative d'évasion, contre toute attente celle-ci réussit.

Mais Pasquale se doute que ancien ami va retrouver le cheval blanc, il va donc mener la police sur la piste des évadés. Les ayant attrapés il se précipite sur Giuseppe, fou de rage il frappe, frappe, frappe... réalisant trop tard l'acte qu'il vient de commettre, alors que Bersagliere s'enfuit.

Comme la majorité des films appartenant au ''néo-réalisme'', Sciuscia associe cinéma et documentaire, présentant des personnages, ici incarnés par des acteurs non professionnels, en prise directe avec la réalité de l'Italie après Mussolini. Heureusement l'ambiance sombre et désespérante est parfois brisée par des moments presque comiques. Seuls des enfants peuvent, dans ces circonstances, trouver des moments ludiques. Avant que les circonstances ne soient plus fortes qu'eux.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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