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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:55

Mr. Deeds Goes to Town – Frank Capra – 1936 – 115'

Longfellow Deeds joue du tuba dans la fanfare de Mandrake Falls et vit de ses poèmes,(son nom est une référence à un grand poète étasunien, Henri Wadsworth Longfellow). C'est un homme sympathique, toujours prêt à aider qui a besoin de lui. Il est un jour contacté par des avoués new-yorkais qui lui apprennent qu'il est l’héritier d'une importante fortune. En réaction à cette nouvelle il se met à jouer du tuba, ce qui surprend ses visiteurs, lesquels seront encore plus étonnés quand le jeune homme leur dira qu'il n'a pas besoin de cet argent sinon pour le partager et en faire profiter de bonnes œuvres.

Objectif loin de ceux des avoués qui se voyaient le faire fructifier, à leur avantage. Deeds doit pourtant se rendre à New York, peut-être y changera-t-il d'avis. Une fois arrivé il fait la connaissance de Babe Bennett, journaliste qui voit en lui une proie facile et un sujet d'articles faisant vendre son journal tant le comportement de Longfellow est différent de celui des citadins, et surprenant, pour ne pas dire étrange, à leurs yeux. D'ailleurs les avoués, ne pouvant le faire changer d'avis, tenteront de le faire passer pour fou. Un procès aura lieu, Longfellow devra faire la preuve que sa ''folie'' n'est que de la candeur, de la spontanéité, qu'il n'est tout simplement pas corrompus par les habitudes hypocrites et la vénalité de la ''ville''. Il est le représentant de la nature, de la fraicheur, de la ''pureté'' contre la corruption des banquiers et autres hommes d'argent qui, nous sommes en 1936, ont engendrés une crise dont les effets se font encore durement ressentir.

Le regard de Babe Bennett changera à mesure qu'elle connaît mieux Longfellow, qu'entre eux naît un sentiment, attendu mais sincère. Le public qui se gaussait en vient à l'admirer. C'est lui qui devait être jugé, ce sont ses accusateurs, et leurs ''valeurs'', qui le seront. Celui qui est différent, fait parfois peur mais le plus souvent amuse, avant qu'en le connaissant les ressemblances n'émergent. Deeds parle et ses mots font mouches, soulignent que chacun peut sembler bizarre suivant l'angle dont on l'observe, que réduire une personne à quelques traits n'en donne qu'une caricature qui, au final, conviendrait à tous. Bien sûr la vision du film grossit les traits, le monde rural n'est pas idéal, le citadin n'est pas diabolique, chacun associe qualités et défauts, l'important étant d'avoir la lucidité de les reconnaître, chez soi plus que chez l'autre.

 

Le titre original Mr Deeds Goes to Town montre mieux la volonté de Capra de montrer le contraste de mondes si proches mais si différents. Cooper est, comme toujours puis-je dire, parfait dans ce rôle de provincial dont le regard souligne plus encore les errements d'un système toxique. Il est un exemple de ce que sont les véritables valeurs américaines, un héros en apparence simple, banal, mais exemplaire auquel les spectateurs peuvent s'identifier.

Quand à lui ressembler, réellement, c'est une autre histoire. Mais nous sommes au cinéma. La différence est parfois grande, et cruelle, entre ce que nous voudrions être et ce que nous sommes réellement, entre le soi mythique et le moi médiocre.

Preuve est faite, une fois de plus, qu'une bonne comédie, puisque ce film en est une, est souvent fondée sur une argument tragique.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Cinéma
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:00

리셋 Kim Yong-kyoon – 2014 – OCN – 10 épisodes

Le procureur Cha Woo-jin suit une thérapie lui permettant de remonter dans le temps, de chercher un souvenir enfoui dans son subconscient et qui se manifeste régulièrement dans ses rêves. Forcer ce souvenir pourrait entraîner des dommages. Le praticien lui suggère d'en rester là, du moins avec lui, et de tenter l'auto-hypnose qui serait plus efficace. En effet le procureur Cha est un excellent hypnotiseur. Mais chut, c'est un secret !

Le cas est difficile, l'interrogatoire dure depuis longtemps mais Kim In-seok invoque son droit de garder le silence. Un seul moyen, l'intervention du procureur Cha. C'est une course de vitesse entre ce dernier et l'avocat du prévenu qui vient d'arriver. Woo-jin a un peu d'avance. Il commence l'interrogatoire en découvrant le dossier tout en jouant avec son stylo. Ensuite Cha lit les faits qui évoquent le crime d'une jeune femme demandant au suspect de corriger les erreurs.

L'avocat arrive, mais le suspect a avoué et raconte ce qu'il fit avec l’haltère qu'il utilisa pour frapper la victime. Mais l'avocat, un ancien policier est un bel enc efficace et fera libérer l'assa... le suspect.

La chef de section Han arrive au bureau du procureur Cha où elle retrouve son second, l'inspecteur Ko Mo et Mlle Jang. Ils forment l'équipe des enquêteurs du procureur.

L'affaire était compliquée, Cha en discute, dans la rue avec le policier qui menait l'interrogatoire avant lui quand une bande de fille les interpelle, l'une d'elle s'en détache et s'approche tout en s'amusant avec un briquet. La discussion monte avec le policier alors que Cha observe la jeune femme alors que des souvenirs reviennent à sa mémoire jusqu'à envahir son sommeil. Ce souvenir qu'il a enterré depuis longtemps, et cette jeune femme de la ruelle est le portrait de celle qu'il le hante dès qu'il dort.

Le lendemain, Cha voit arriver la jeune femme de la veille dans un fourgon de la police, menottée, puis apprend qu'elle est soupçonnée de la mort de Kim In-seok, tué du coup d'un petit couteau à l'arrière du crâne. Sa position lui permet d'assister à l'interrogatoire, de l'autre côté de la vitre. Jo Eun-bi, La jeune fille, raconte ce qui est arrivé, que Kim l'a poursuivie, giflée... elle se souvient l'avoir frappé à la tête, mais pas poignardée. Elle avait bu, s'être sentie bizarre ensuite, comme si elle avait été droguée, elle a été contrôlée positive aux amphétamines. Finalement peut-être l'a-t-elle frappé avec le couteau suisse, bien qu'elle ne s'en souvienne pas. Elle est prête à le reconnaître.

 

Cha l'interroge, ne se connaissent-ils pas, un peu ? Il est le seul à penser qu'elle est innocente, le seul à pouvoir l'aider, il faut qu'elle ferme les yeux, alors qu'il joue avec son stylo... elle se souvient, le bar, le karaoké... et Kim qui lui parle de Cha Woo-jin. Elle s'enfuit, il essaie de la retenir mais elle sait se défendre et parvient à monter dans un taxi tout en voyant un homme observer la situation. L'affaire va être difficile pour Cha, le père de la victime est le président un groupe important et un homme capable de tout. Eun-bi ayant ''presque'' avouée fait une coupable acceptable. Le supérieur de Cha lui fait comprendre qu'il faut un responsable, même faux. Reste au procureur à aller voir le président, à tenter de discuter pour qu'il ne tente rien contre Jo.

Un accord est conclu, Cha a 48 h pour trouver l'assassin. Ce pourrait être le père de la victime de Kim In-seok. Celui-ci veut bien parler, mais au procureur Cha. Avant de lui parler il lui chante une chanson qui rappelle des souvenirs à Woo-jin... il n'en dira pas beaucoup plus.

Un choc efface les souvenirs, un autre peut les faire revenir ! En même temps qu'une ombre du passé refait surface.

 

15 ans plus tôt Woo-jin était très amoureux de Seung-hui. Ils étaient ensemble quand ils furent agressés. Woo-jin fut assommé, la jeune fille fut violée, acte qui la poussa au suicide, le responsable ne fut jamais retrouvé. Huit ans passèrent, Cha finit par effacer de sa mémoire le souvenir de ces instants trop douloureux. Or Eun-bi est le portrait de Seung-hui.

Qui assassina Seung-hui, pourquoi revient-il tant d'années après, le procureur Cha se cache-t-il à lui-même des moments trop douloureux ? Que s'est-il passé 7 ans plus tôt que Cha oublia ? Sans parler d'une enquête qui pourrait mettre en cause bien des hommes importants... Y a-t-il un lien entre Seung-hui et Eun-bi ?

Des questions qui trouveront leurs réponses en 10 épisodes. Pour une fois c'est presque trop court

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:09
Springboks namibiennes
Springboks namibiennes
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 08:17

Mia Hansen-LØve – 2016 – 100'

 

Nathalie est professeur de philosophie, par ailleurs elle est l'auteur d'un manuel qui a une excellente réputation mais se vend mal de par sa présentation sévère et dirige une collection dont l'avenir est compromis pour la même raison. L'époque n'est plus au sérieux, à la profondeur, mais aux contraintes du marketing, à la prépondérance d'une présentation racoleuse et colorée.

Ce qui ne lui convient pas du tout.

Outre son métier elle se partage entre sa famille, un mari et deux enfants, et une mère, dépressive et possessive, ancien mannequin qui vit mal le temps qui passe, sa beauté disparue et passe son temps à attirer l'attention, de sa fille mais aussi des pompiers qu'elle appelle à la première crise d'angoisse, c'est à dire souvent.

Sa mission, du moins la défini-t-elle ainsi, est d'apprendre à ses élèves à penser par eux-mêmes, malheureusement c'est une aspiration que peu connaissent. Parmi ceux-ci il en est un qui sort du lot, Fabien, brillant mais idéaliste, croyant aux idées libertaires, comme si elles ne remontaient pas à la surface à chaque génération comme un noyé voyant voir que rien n'a changé. Il croit en ses idées, et pour les mettre en pratique part pour le Vercors où il a racheté une vieille ferme pour une vie en semi communauté.

Elle est devenue une bourgeoise comme il y en a tant, n'aspirant à rien d'autre que son confort, physique, mental et moral.

Mais les événements vont se précipiter, d'abord son mari va lui annoncer avoir rencontré quelqu'un, formule détournée pour l'avertir qu'il va partir et divorcer. Puis c'est sa mère qui, après avoir accepté un placement en maison de retraite, décède brusquement. Enfin son éditeur lui annonce qu'elle ne rentre plus dans les objectifs de l'entreprise.

Bref, comme elle l'avoue à Fabien alors qu'elle va passer quelques jours chez lui pour se changer les idées, elle n'a plus de mari, de mère, de collection, elle est libre comme elle ne l'a jamais été.

Une situation pas forcément enviable. Son univers s'effondre, sa relation, devenue surtout intellectuelle, avec son époux lui manque, finalement il vivait moins avec les livres qu'elle.

Nathalie doit réorganiser sa vie, ouvrir les yeux sur le passé, regarder son futur avec moins de certitude. Alors que Fabien lui suggère de refaire sa vie elle répond qu'elle ne s'imagine pas avec un homme de son âge et encore moins avec un jeune. Mais alors que nous la quittons pendant le réveillon de Noël, qu'elle est devenue grand-mère, qui sait quelles découvertes elle peut faire.

Un film tout en délicatesse sur un moment charnière comme il en arrive quelquefois dans une vie. Pas de drame, quelques cris, un peu plus de larmes, le temps de faire le deuil d'habitudes moins définitives que prévu et de repartir. La vie intellectuelle de Nathalie lui suffira-t-elle longtemps ? Quel sera son avenir ?

À chaque spectateur de se faire son idée.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:00

Lovecraft est parti rejoindre les Grands Anciens il y a déjà 80 ans, en temps terrestre. Pour obtenir Leurs bonnes grâces et avoir une chance de survivre quand Ils reviendront. PatiVore a eu l'idée d'un Printemps Lovecraft appelant le maximum d'humains à se pencher sur l’œuvre du maître de Providence. Appel auquel j'ai répondu immédiatement.

Ce printemps ira du 15 mars au 21 juin, 99 jours où chacun sera invité à poser sur son blog, ou Facebook (Bouc... si bien nommé!) articles et autres interventions.

Selon leurs participations les impétrants recevront les grades suivant :

Nyarlatotep : au moins un billet (hors celui de présentation).

Hastur : de 2 à 5 billets,

Cthulhu : de 6 à 10 billets,

Azatoth : de 11 à 15 billets.

Il n'est pas recommandé de dépasser ce nombre sous peine de sentir son esprit préférer la démence à une trop grande connaissance de secrets qu'il n'est pas capable de dominer.

Des logos sont disponibles pour illustrer ces participations, libre pourtant à chacun de créer le sien.

 

 

L'appel de LovecraftL'appel de Lovecraft
L'appel de Lovecraft
L'appel de Lovecraft

Tant de phrases que j'aurais pu écrire, mais qui, de les avoir lues, m'ont influencé d'une manière... indicible. Forcément !

[...] notre race humaine n'est qu'un incident trivial dans l'histoire de la création : l'humanité est peut être une erreur, une excroissance anormale, une maladie du système de la Nature.

 

Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons ; alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres.

 

Les hommes doués intellectuellement savent qu'il n'y a pas de différence nette entre le réel et l'irréel, que les choses ne nous apparaissent qu'à travers la délicate synthèse physique et mentale qui s'opère subjectivement en chacun de nous. Mais le matérialisme prosaïque de la majorité condamne comme folie les éclairs de voyance qui déchirent, chez certains, le voile habituel de l'empirisme banal. Extrait de La tombe. 

 

Certaines qualités vocales sont le propre des hommes, d'autres le propre des bêtes; rien n'est plus terrifiant que d'entendre les unes jaillir de la gorge des autres.

Il y aura toujours une certaine proportion de gens qui ressentiront une curiosité brûlante à propos des espaces extérieurs inconnus, et un désir brûlant d'échapper à la prison du connu et du réel, pour atteindre ces pays enchantés de l'aventure incroyable que nous ouvrent les rêves […

"Il y a des horreurs au-delà des limites de la vie, dont nous n'avons pas idée, et les prières diaboliques d'un homme peuvent en un instant les faire surgir dans notre propre réalité."

Ma première impression n'était qu'un aspect de l'éternelle tendance humaine à détester, craindre et repousser ce qui est radicalement différent."

 

"Ce que je m'attendais à trouver m'était très progressivement devenu clair, mais d'y parvenir était près de paralyser l'ensemble de mes facultés."

Qui a jamais écrit une histoire où l’homme est considéré comme une tare du cosmos qu’il faut éliminer ? 

 

L'émotion la plus ancienne et la plus forte de l'humanité est la peur. Et le genre le plus ancien et le plus fort de la peur est la peur de l'inconnu.

 

L'ironie participe, souvent même, aux pires horreurs.

 

Nul ne saurait décrire le monstre ; aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l'ordre cosmique.
 

Malheureux celui auquel les souvenirs d'enfance n'apportent que crainte et tristesse.

 

Il y a des horreurs, aux frontières de la vie, que nous ne soupçonnons pas, et de temps à autre, la funeste curiosité d'un homme les met à portée de nous nuire.

Il est très malheureux que l'humanité dans son ensemble soit trop limitée dans sa vision morale pour peser avec patience et intelligence des phénomènes isolés, éprouvés seulement par quelques individus au psychisme particulièrement pénétrant, et qui, par leur exceptionnelle sensibilité, se situent bien au-delà de l'expérience commune.

 

L’endroit était vieux, si vieux, avec des étagères montant aux plafonds, remplies de volumes pourrissants.

 

Il est absolument indispensable, pour la paix et la sécurité de l'humanité, qu'on ne trouble pas certains recoins obscurs et morts, certaines profondeurs insondées de la Terre, de peur que les monstres endormis ne s'éveillent.

Être précautionneux est le premier réflexe de ceux qui sont habitués à croise occasionnellement l'imposture, voire la charlatanerie." à une nouvelle vie.

 

Les rêves sont en nous tous ; mais peu de mains peuvent saisir leurs ailes de papillon sans les anéantir.

 

C'est une chose de pourchasser une entité sans nom, mais autre chose est de la trouver.

 

Tu as été mon seul ami sur cette planète, la seule âme qui m’ait deviné et recherché dans la répugnante dépouille gisant sur cette couche.

N'est pas mort ce qui à jamais dort

Et au long des siècles peut mourir même la mort !

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:57

Sciences et Avenir 804 – Février 2014

 

Qui n'est pas tenté pour se stimuler d'utiliser vitamines, compléments alimentaires et autres psychostimulants ? Pourtant nous disposons d'un moyen naturel, gratuit, efficace et agréable pour être en forme : le sommeil. Et pourtant un tiers des français reconnaissent dormir moins des 7 heures recommandées par la communauté médicale. Dormir n'est pas une perte de temps, au contraire, en réduire la durée peut bouleverser l'organisme jusqu'à modifier l'expression de certains groupes de gènes impliqués dans le métabolisme. En situation de restriction de sommeil la plupart des processus cognitifs se dégradent explique Arnaud Rabat, docteur en neuroscience à l'Irba. Si les processus automatisés ne sont pas affectés les performances des processus contrôlés, comme l'attention, la prise de décision ou la mémorisation chutent, ajoute Philippe Peigneux.

Le lien entre sommeil et fonctions cognitives a été évoqués dès 1924 par John Jenkins et Karl Dallenbach, psychologues à l'université Cornell, à Ithaca qui demandèrent à deux étudiants de mémoriser des listes de syllabes sans signification. Les résultats montrent qu'ils oubliaient moins les syllabes apprises après une période de sommeil qu'après une période équivalente d'éveil. Plus tard fut déterminée l'existence de différentes phases de sommeil qui n'étaient pas équivalentes pour consolider les aptitudes.

Le sommeil est une succession de 4 à 6 cycles de 90' en moyennes. Chaque cycle comprend 4 stades variant suivant que l'on se rapproche du lever. En début de nuit il s'agit de sommeil lent profond, en fin, le sommeil paradoxal est privilégié. Après que celui-ci eut paru le plus important il paraît maintenant que c'est le sommeil lent profond qui mérite ce titre et se révèle le plus important pour améliorer l'apprentissage. Celui-ci préférant un endormissement régulier.

Durant l'éveil, les neurones émettent des ondes courtes et rapides. Les informations reçus sont encodées temporairement par l'hippocampe grâce à un neuromédiateur, l'acétylcholine. Ils diffusent de l'adénosine qui leur donne l'énergie nécessaire. Cette molécule s'accumule sur les récepteurs des neurones la journée et provoque un ralentissement de leur activité et un besoin de dormir. La caféine se fixant sur les même récepteurs contre cet effet.

Lors de la phase de sommeil lent profond, l'adénosine est pompée par les neurones pour synthétiser de nouvelles réserves d'énergie. Le cerveau fait le plein et se régénère alors que le taux d'acétylcholine chute. Les neurones du néocortex émettent des ondes amples et lentes, le thalamus produit des ondes courtes et rapides. L’hippocampe alors déstocke les informations, les trie et les envoie vers le néocortex pour un encodage à long terme.

Il est possible d'inverser le processus, en reproduisant dans le cerveau les ondes du sommeil lent profond par stimulation transcranienne la mémoire est consolidée.

Autre méthode d'amélioration de la mémorisation : les odeurs et sons. Copier l'environnement de la phase d'apprentissage durant le sommeil lent profond aide la mémoire.

Le sommeil paradoxal est en revanche primordial pour la créativité. Ainsi que le disait Friedrich Kekule ''Apprenons à rêver !'' face à un problème, le sommeil aide la compréhension et la lucidité.

 

Combien de temps dormir ? À quelle heure se coucher ? Il n'existe aucune réponse générale. L'important est de connaître son chronotype quand on veut apprivoiser son sommeil. Notre horloge biologique est située dans les noyaux suprachamastiques de l'hypothalamus, au-dessus du chiasma optique, la partie du cerveau où les nerfs optiques se croisent. Il faut faire avec sa nature, une personne ''matinale'' ne sera jamais un oiseau de nuit, et inversement, pas plus qu'on ne choisit d'être petit ou gros dormeur. Le problème étant d'être décalé par rapport à son rythme, de vivre un ''jetlag social''.

Retenons aussi l'effet de la lumière, la lumière renfermant des ''cellules ganglionnaires à mélanopsine'' remplissant une fonction non visuelle. Plus celles-ci reçoivent une lumière intense, dans les bleus, comme les LED, plus elle retarde l'horloge biologique. L'idéal est une lumière plus orangée.

Coq ou Hibou, l'important est l'accord avec son chronotype.

Et la sieste ? 10 à 15', mais pas après 16h.

Si après avoir lu cet article vous avez sommeil, ne vous en faites pas, c'est normal.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:49

Imaginez-vous sans laisse ! Effrayant, non ?

Vaincre un démon le renforce.

Un fou ne peut devenir fou,

Un mort ne peut mourir,

Un vivant peut-il vivre ?

Étudier la proctologie aide pour faire de la politique.

Il est des esprits devraient se torcher après certaines idées.

À l'instar d'un arbre le genre homo (l'espèce sapiens) pousse vers le haut et vers le bas.

Je pensais que tuer fermerait une porte, c'était vrai, mais une autre s'est ouverte devant moi.

Dur de se croire le sommet de la pyramide et de s'apercevoir n'en être qu'un élément.

Le plus douloureux n'est pas ce que l'on est mais ce que l'on est pas !

C'est parce que je n'ai pas d'âme que je peux copier la vôtre.

Le doute est une sinusoïde qui laisse de moment de calme quand la certitude n'en laisse aucun

 

Je suis des gueux l'as !

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:39

High Noon – Fred Zinnemann – 1952 – 85'

Il est 10 h 30 dans la ville d'Hadleyville (et ailleurs aussi bien sûr), Will Kane s'apprête à rendre son étoile de shérif puisqu'il vient d'épouser Amy Fowler avec laquelle il envisage d'ouvrir un commerce dans une ville voisine.

Pourtant un message lui apprend que va arriver en ville Frank Miller, un bandit qu'il avait arrêté et était condamné à mort. Celle-ci ne fut pas appliqué puisque le criminel fut libéré après seulement cinq ans de prison. Rancunier il revient à Hadleyville pour se venger de celui qui le conduisit au pénitencier.

Le train doit arriver à midi, trois complices attendront Miller pour l'aider à exécuter son plan, et Will.

Kane hésite mais le devoir l'emporte, il ne peut attendre sans rien faire. Il lui reste un peu de temps pour enrôler des hommes pour arrêter le quatuor de tueurs. Mais la lâcheté des habitants va se révéler au grand jour, aucun n'aura le courage de l'aider, tous préfèrent se terrer chez eux, derrière leurs volets, s'y pensant à l'abri.

Will est seul pour faire face aux arrivants !

Le convoi arrive, ralentit, s'arrête, Miller en descend, rejoint ses amis. L'affrontement est inévitable alors que les rues sont vides, que les yeux tentent de voir, discrètement, ce qui se passe. La curiosité n'est pas antinomique de la couardise.

 

4 contre 1, le combat semble inégal...

Le titre français fait allusion au train qui devrait siffler trois fois si Miller était vraiment à bord, mais il n'en est pas question dans la version originale, et le véritable titre, High Noon, signifie autant midi pile que l'heure de vérité.

La réalisation de Zinnemann fait monter l'angoisse en montrant des horloges en plans de plus en plus rapprochés. Pour cela le film est presque en temps réel. Kane cherche de l'aide, mais les portes se ferment devant lui alors que le train se rapprochent, que les trois ''assistants'' de Miller attendent ce dernier avec impatience, sûrs de leur fait.

Un classique du western dominé par la stature de Gary Cooper, vivante incarnation du courage, s'il y a un homme qui ne sait pas reculer c'est lui. Et Grace Kelly dans un de ses grands rôles. Que demander de plus, sinon ce que nous ferions dans un tel cas. Heureusement cela a peu de risques d'arriver.

Quoi que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:36
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:14

Science et Avenir 804 – Février 2014

 

Vous connaissez vos parents, vos grands-parents et pouvez remonter sur quelques générations, quelques siècles au mieux. Je suis donc heureux de vous présentez votre, et notre, ancêtre le plus ancien retrouvé.

Contrairement à l'idée commune, notre aïeul le plus éloigné n'était pas une éponge (j'en connais aujourd'hui) mais de la gelée, ce qui n'est pas plus reluisant, au contraire. Le génome du cténophore l'a trahi ! Joseph Ryan a analysé les gènes de Mnemiopsis leidyi, prédateur marin, transparent et gélatineux, puis reconstruit l'histoire évolutive des cinq lignées qui peuplaient les océans il y a plus de 600 millions d'années. Le cténophore appartient à une branche sœur de tous les autres organismes multicellulaire, dont les humains, et sa lignée serait la premier à avoir divergé à partir d'un ancêtre commun. Jusqu'alors les éponges semblaient plus primitive car ne possédant ni neurones ni cellules musculaires. Les éponges auraient pu les perdre au cours de l'évolution.

Notre ancêtre !

Vous pensez que vieillir augmente le risque de mortalité ? C'est vrai pour nous, pas pour certaines espèces comme la mésange charbonnières, la grenouille à pattes rouges ou la grande tortue du désert. Leur taux de mortalité diminue avec le temps et dépendrait moins de l'âge que de son environnement – prédation, maladie... dans un espace protégé certaines espèces peuvent vivre longtemps. Le record appartient à un cnidaire, l'hydre d'eau douce, potentiellement immortelle si aucun facteur extérieur, létal, n'intervient.

 

Le chien est notre ami le plus fiable, et j'en sais quelque chose, certains chercheurs pensent qu'il ne lui manque que la parole et voulant remédier à cet état de fait ont mis au point un casque pour le faire ''parler''. Non comme nous, il est trop intelligent pour dire autant de connerie ! Mais en analysant ses ondes cérébrales. Certaines seraient assez claires pour être verbalisées.

Ce casque, No More Woof ''plus d'aboiements'', conçu par la société suédoise NSIC pour l'instant ne capte correctement que le signal ''Je suis fatigué''. NSIC doit exploiter des travaux universitaires sur le centre de la faim dans l'hypothalamus et identifier les ondes cérébrales relatives à la curiosité de l'animal.

Comme s'il ne savait pas s'exprimer sans cela !

Vivement le casque qui ferait taire les cons !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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