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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:47

シュタインズ ゲート - 2011 - [WHITE FOX] [FRONTIER WORKS] – 24 épisodes

Le voyage dans le temps permet bien des situations à condition de rester maître de son scénario et de faire attention aux incohérences qui pourraient s'y glisser. Et le temps est aussi nécessaire pour faire connaissance avec les personnages et leur situation. Ici l'idée est qu'un cataclysme s'est produit en 2030 imposant le retour en arrière d'un envoyé qui a besoin d'un vieil ordinateur des année 1970 pour lire un programme. Il y est également question des posts de John Titor, personne véritable dont le véritable nom est inconnu, qui d'octobre 2000 à mars 2001 sur différents forums s'intéressant aux voyages dans le temps se présenta comme venant de 2036, affirmant qu'au début du vingt-et-unième siècle une troisième guerre mondiale allait éclater qui décimerait (?) la moitié de la population. Il évoquait lui aussi un IBM 5100 et un bug UNIX...

Nos héros forment un club en marge de la société, installé dans un laboratoire réduit à sa plus simple expression. Rintarû Okabe le ''savant fou'' en est le chef, il est accompagné de Mayuri Shiina, amie d'enfance du précédent, et Itaru Hashida, appelé Daru, incarnation du geek et du hacker, ensemble ils inventent des gadgets à l'utilité discutable. Un jour Okabe et Mayuri vont à une conférence sur le voyage temporel. Rintarû reconnaît dans le discours un texte déjà lu. Il se lève et fait un scandale pour le dénoncer. Auparavant, une jeune femme, Kurisu Makise, rencontré sur place, avait affirmé lui avoir parlé quinze minutes plus tôt. Sortant de la salle principale il entend hurler, il se précipite et découvre Makise baignant dans son sang. Sous le choc il envoie un message avec son téléphone spécial, relié au micro-onde (!), à Daru pour lui raconter ce qu'il vient de vivre.

Rintarû se retrouve dans une ville vide sans comprendre ce qui vient d'arriver, quand il reviendra à la réalité, mais laquelle, ce sera pour apprendre qu'une capsule s'est encastrée dans leur immeuble sans que sa provenance en soit connue, il revoit Kurisu, vivante... Bref les événements se superposent avec à chaque fois une différence dans la nouvelle couche. À la façon d'un jour sans fin où vouloir corriger ce qui est arrivé le modifie au point que la correction doit être modifiée à son tour, et ainsi de suite.

Bref un anime qui demande à être regardé attentivement, mais ce n'est pas difficile tant la réalisation est impeccable et les personnages intéressants, même s'ils sont un peu caricaturaux. Ils composent un ensemble cohérent avec les temps comme toile de fond et ce qui est arrivé qui n'est jamais arrivé mais dont les héros gardent des souvenirs comme des rêves d'un ailleurs qu'ils entrevirent sans pouvoir y accéder.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Animation
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:07

Or The Unexpected Virtus of Ignorance – Alejandro González Iñárritu – 2014 – 119'

Peut on être après avoir été ? Pour Riggan Thomson la question se pose ? Lui qui fut une grande, et rentable, vedette du cinéma vingt ans plus tôt pour avoir incarné trois fois Birdman, un super héros ailé, est aujourd’hui une célébrité conjuguée au passé. Il est connu, reconnu, on lui demande des autographes, de poser avec lui mais pour ce rôle qu'il tint deux décennies plus tôt. Il reste un nom, il est une célébrité, pas un acteur reconnu pour son talent. Or il souhaite changer cela, ambition louable mais difficile.

Pour cela il risque ses économies, le (peu de) crédit qui lui reste afin de monter, à Broadway, une pièce, exigeante, de Raymond Carver. Les répétitions avancent, difficilement, et la première s'approche. Malencontreusement un spot tombe, fort à propos, sur la tête d'un autre comédien, que Riggan trouvait médiocre. Il va donc falloir le remplacer, il se trouve que Mike Shiner est disponible, reconnu pour son talent, son exigence, et un comportement difficile.

Pour Riggan la pression augmente à mesure que les générales approchent, il faut aller vite mais Shiner connaît déjà son rôle, en fait il connaît même toute la pièce. C'est autant de temps gagné.

À cela s'ajoute son producteur, avocat et meilleur ami, qui s'occupe de tout, sa maîtresse, Laura, qui est également actrice dans la pièce et lui annonce qu'elle est enceinte, et sa fille qui sort de désintoxication et lutte contre l'envie de rechuter.

De plus, mais cela Riggan n'en parle pas, il entend une voix qui pourrait être celle de Birdman, qui lui parle de sa vraie nature, de son vrai talent, de ce qu'il mérite, bien loin de ce qu'il a, de ce que les autres voient de lui. Une voix de plus en plus présente. Pour couronner le tout il croit avoir des pouvoirs extraordinaire, pouvoir déplacer les objets à distance, même voler...

Bref, il n'est pas dans les conditions idéales pour monter sa pièce.

Difficile pour un acteur de cinéma de s'imposer sur les planches, la plus importante des critiques ne pense qu'à le descendre, méprisant par principe ce qu'il représente, elle qui sait ce qu'est le Théâtre.

Une vraie c... ritique !

Devenir un artiste après avoir été un acteur, pire : une star, c'est la transformation que souhaite Riggan alors que les années passent et marquent son visage, son corps et son esprit.

Ou ce qui en reste.

Birdman est un film sur cette renaissance désirée comme la transformation illusoire d'une chenille devenant papillon pour briller dans le ciel de la culture !

 

Pour porter ce scénario il fallait un acteur proche du personnage, le choix de Michael Keaton s'imposait donc, lui qui fut Batman, deux fois seulement, avant que sa gloire ne s'estompe bien qu'il ait toujours eu du succès. Et il est à la hauteur des attentes, apportant à Riggan son expérience, son vécu, et son talent.

La question posée est la valeur d'une forme de culture contre une autre, un théâtre élitiste porteur des vraies ''valeurs'', et le cinéma populaire, ogre dévorant des stars pour recracher des célébrités condamnées à se copier jusqu'à la caricature, concurrencé par un autre dévoreur de vie : Internet, et son insatiable appétit d'images et de nouvelles, quelles qu'elles soient.

Les pires étant les plus intéressantes bien sûr !

AGI a obtenu des Oscar mérités pour ton travail, dommage que Keaton n'ait pas eu le sien, il est vrai qu'il avait fort à faire cette année, je pense pourtant que son travail était plus méritoire que celui du vainqueur. Le voir se promener en slip au milieu de New York reste un grand moment de cinéma, populaire et intelligent, les deux ne sont pas incompatibles.

 

Cela dit je suis conscient de n'être qu'une des innombrables bouches de ce vampire ! Dévoré, digéré, oublié !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 07:57

Dossier Pour la Science N 86 – Janvier – Mars 2015

Pour quelques gènes de différence

Katherine POLLARD

 

La comparaison du génome humain à celui du chimpanzé, et d'autres grands singes, a révélé des détails des histoires évolutives de ces espèces. Le ''propre de l'homme'' est de plus en plus difficile à cerner.

Sur les trois milliards de lettres le composant l'homme et le chimpanzé ont 99 % de leur ADN en commun. Dans cette infime différence se cache la clé de ce qui distingue les humains et les chimpanzés. Les recherches furent conduites sur les fragments qui changèrent sur la lignée menant à l'homme alors qu'ils furent conservés chez les autres espèces, ciblant une section d'ADN de 118 bases appelée HAR1 (Humain accelerated region 1) où fut découvert une région particulièrement modifiée chez l'homme et pouvant participer à une fonction nouvelle dans un gène exprimé au niveau du cerveau.

Cerveaux humain et chimpanzé différent par la taille, l’organisation et la complexité, les mécanismes de l'évolution et du développement responsables de ces variations sont mal connus. HAR1 pouvait apporter des éléments de réponse. Jusqu'à l'apparition de l'homme HAR1 évolua lentement, elle est restée ''gelée'' pendant des centaines de millions d'années. Un marquage moléculaire fluorescent permit de montrer que HAR1 est actif dans un type de neurones participant à l'organisation du cortex cérébral. Un dysfonctionnement de ces neurones peut engendrer une maladie congénitale souvent fatale, nommée lissencéphalie. Des anomalies de ces neurones sont aussi liées à l'apparition de la schizophrénie chez l'adulte. Elle est donc active au bon moment et au bon endroit pour participer à la formation d'un cortex sain. En fait la région HAR1 humaine consiste en deux gènes qui se chevauchent. Séquences commune conduisant à une nouvelle structure d'ARN s'ajoutant aux classes déjà connues codant des ARN. Ces groupes, plus d'une dizaine identifiée aujourd'hui, contiennent plus de 1000 familles différentes de gènes codeurs d'ARN. HAR1 fut le premier exemple d'une séquences codeuse semblant avoir été soumise à une sélection permettant aux individus la portant de mieux survivre et de se reproduire.

Comparer des génomes d'espèces différentes révéla pourquoi humains et chimpanzés peuvent autant différer avec des ADN si proches. Une différence réduite dans une zone précise produit de grandes différences. Le secret réside en des modifications rapides entraînant des différences importantes dans le fonctionnement d'un organisme. La séquence HAR1 serait une de ces zones, avec le gène FOXP2 qui interviendrait dans la formation des structures cérébrales permettant la parole. Des personnes portant des mutations dans ce gène sont incapables de produire certains mouvements rapides du visage nécessaires à la parole. Ce gène a été extrait d'un fossile néandertalien, prouvant que cette espèce éteinte portait la version moderne du gène qui aurait pu lui permettre d'articuler comme le fait l'homo sapiens. Elle remonterait à, au moins, 500 000 ans.

La plupart des différences entre langage humain et communication vocale chez d'autres espèces résultent des capacités cognitives liées notamment à la taille du cerveau. Le volume de celui-ci a triplé depuis l'ancêtre commun de l'homme et du chimpanzé.

201 HAR ont été mises en évidence, des modifications dans ces régions ont pu changer profondément le cerveau humain en influant sur l'activité de réseaux de gènes mais aussi modifier d'autres parties du corps. Nos ancêtres ont ainsi connu des évolutions comportementales et physiologiques qui leur permirent de s'adapter et de coloniser de nouveaux environnements. La conquête du feu il y a plus d'un million d'années et la révolution agricole il y a environ 10 000 ans ont facilité l'utilisation d'aliments riches en amidon amenant d'autres modifications génétiques pour assimiler ces nutriments. Les infections rencontrées au fil du temps ont elles aussi laissé des traces, l'ADN humain est parsemé de copies de génomes rétroviraux provenant de virus ayant causé des maladies il y a des millions d'années mais disparus désormais. Les ''cicatrices'' de ces anciennes infections sont aussi visibles dans les gènes du système immunitaire de l'hôte. Pourtant un changement intervenu chez nos ancêtres directs pour vaincre un virus peuvent nous affaiblir contre un autre, le VIH engendre le SIDA chez nous, pas chez les autres primates. L'évolution fait un pas en avant, deux en arrière, valse hésitation dont nous sommes le résultat.

 

1 % de différence semble donc peu mais son action intervient aussi dans son environnement, sur les gènes qui l'entourent, augmentant d'autant ses effets. Il y a beaucoup encore à découvrir et à comprendre.

 

Encore faut-il ne pas oublier que cette différente n'induit pas une supériorité, contrairement à ce que certains sapiens s'imaginent. Avec ceux-là j'espère avoir plus de 1 % de différence.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:30

(Hangul 49일hanja 49日) Jo Young-kwang – 16 03 – 19 05 2011 – 20 épisodes

Shin Ji-hyun (Nam Gyu-ri) a des amis, elle est jeune, adorable, belle et riche, de plus elle est sur le point d'épouser son fiancé, qui lui aussi cumule les qualités, Kang Min-ho (Bae Soo-bin). Une situation qui ne peut pas durer.

Alors que Ji-hyun est en voiture elle a un accident qui la laisse dans le coma. La Mort s'approche et lui fait une offre si elle souhaite retrouver sa vie. Il faut qu'elle trouve trois personnes, hors du cadre familial, qui pleureront, sincèrement, pour elle. Pour cela, elle dispose de 49 jours. Passé ce délai il serait trop tard.

Parallèlement Song Yi-kyung (Lee Yo-won) connaît un moment de grande détresse suite au décès de son fiancé. Elle travaille dans une supérette, mange et dort, voilà ce à quoi se résume son existence.

Ji-hyun rouvre les yeux après son accident mais se retrouve dans un monde avec la sensation de ne plus lui appartenir puisqu'elle ne peut ni toucher quiconque, ni être entendue de quiconque malgré ses cris et appels. Elle voit son corps partir dans une ambulance et seul un cycliste sur le bord de la route semble capable de la voir. Il lui dira qu'il est une espèce d'ange censé guider les âmes vers leur nouvelle destination mais il lui explique la possibilité que lui laisse la Mort. Mais trouver trois personnes capable d'une émotion sincère ne va pas être chose aisée. Elle pense tout de suite à son fiancé et à ses deux meilleures amies. Pour réussir il lui faut pouvoir retrouver la réalité, pour cela son âme pourra utiliser le corps de Yi-kyung quand celle-ci dormira.

Sa quête sera difficile et il lui faudra faire face à des révélations qui lui démontreront que la vie qu'elle voyait parfaite ne l'était pas, que le regard des autres était moins amical qu'elle l'imaginait. Frôler la mort pour comprendre la vie, difficile mais efficace.

Pourquoi est-ce dans le corps de Song que Shin put s'incarner, y aurait-il un lien inconnu entre elles ? Le fiancé de la dernière devine que quelque chose d'étrange se passe et quand finalement les 49 jours se sont écoulés et que...

Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage ! Si vous connaissez les règles des dramas vous ne sera pas dépaysés, tout y est, l'émotion, la déception, l'échec qui menace mais l'espoir qui ne veut pas reculer. Une mise en scène réussie, des personnages avec une vraie densité (ce n'est pas toujours le cas). Plus le plaisir de la langue coréenne et la beauté de Lee Yoo-won qui semble pouvoir affronter toutes les tragédies du monde et de Nam Gyu-ri qui ici ne chante pas. Qui a dit : ouf !

Drame et beauté, tout ce que j'aime !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 07:46

Roma, citta aperta – Roberto Rossellini – 1945 – 104'

Les Allemands perquisitionnent un immeuble où habite Giorgio Manfredi, un chef du Comité de libération Nationale. Rapide il peut s'échapper par les toits puis se rend chez Francesco, typographe sur le point de se marier avec sa voisine, une veuve, mère d'un petit Marcello. Une fois arrivé il envoie l'enfant chez l'abbé Don Pietro Pellegrini afin que celui-ci aille récupérer de l'argent dans une imprimerie clandestine et puisse la transmettre.

Le soir Manfredi retrouve Francesco alors que dans une gare voisine une explosion a lieu provoquée par des enfants, dont Marcello. La mère de celui-ci épuisée et effrayée font en larmes devant son futur époux qui la soutient en lui rappelant la justesse de leur cause. Malheureusement pour eux la maîtresse de Manfredi, danseuse dans un music-hall, se drogue et se fournit auprès d'Ingrid, laquelle travaille pour la Gestapo, justement le major Bergmann a pour mission de retrouver Manfredi.

Le lendemain c'est le jour des noces de Francesco et Pina mais dès le matin les Allemands encerclent l'immeuble. Francesco est arrêté et alors que Pina veut se précipiter vers lui, elle est abattue. Plus tard des résistants attaquent le convoi transportant les prisonniers et les libèrent. Mais la Gestapo ne relâche pas son enquête et retrouve Manfredi alors en compagnie de Don Pietro et d'un déserteur allemand réfugié chez le prêtre.

Emprisonné Manfredi sera torturé mais mourra sans livrer ses amis alors que Don Pietro sera abattu devant les enfants du quartier dont il s'occupait.

Comme Ossessione, de Visconti, Le film de Rossellini associe le cinéma et le reportage, la vraisemblance de celui-ci devant renforcer le message du premier. Montrant la réalité sans apporter de jugement, remplaçant le microscope par la caméra pour être au plus près d'une situation réellement vécue afin que le spectateur imagine en faire l'expérience à son tour. Le rêve permet de supporter le présent, de ne voir qu'une partie du réel pour s'auto-illusionner et la mort est peut-être le moyen d'éviter une insupportable banalité. Le martyr comme porte de sortie...

 

Les amoureux parlent de leur avenir, celui-ci ne peut qu'être à la hauteur d'attentes si longtemps différées pour cause de conflit, l'humain vit dans ses illusions comme dans un nid que l'angoisse du quotidien ne fait que renforcer.

 

Le tragique est la forme la plus vraisemblable du destin !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 07:36

Scénario Mathieu Lauffray

Xavier Dorison (tome 1)

Dessin et couleurs : Mathieu Lauffray.

Éditeur : Les Humanoïdes associés (tomes 1 -3)

Soleil Productions (tome 4)

Jack Stanton est professeur à la Miskatonic University et dédie son nouveau livre ANTE GENESEM au professeur Alexander Kandel, son mentor et collègue qu'il suivit dans une extraordinaire expédition que celui-ci préparait, et espérait, depuis des dizaines d'années. Après la mort des autres membres de l'expédition, les professeurs Goldsmith et Lenoir, et la fuite de leurs sherpas terrorisés par la zone interdite que les occidentaux visitaient.

Au cœur de l'Hymalaya ils trouvent un sanctuaire de 800 mètres de haut, impensable à cette altitude. Soudain le professeur Kandel veut reculer, affirmant qu'ils ont fait une terrible erreur et n'auraient jamais dus venir en ce lieu, et qu'il ne faut jamais en faire mention, jamais.

Mais son cœur le lâche, il s'effondre, Stanton le traîne jusqu'au milieu des colonnes colossales de l'édifice qu'ils viennent de découvrir. Le vieil homme murmure en guise de derniers mots à son jeune ami que celui-ci devra oublier ce qu'il a vu.

Jack est effrayé mais sa curiosité est la plus forte. Après tant d'efforts, de sacrifices, pas question de reculer. Des idéogrammes répugnants succédaient à des bas-reliefs macabres. Et Stanton s'interrogeait sur les déments qui avaient engendré d'aussi révulsant es obscénités. Il arrive jusqu'à une salle immense où trois statues immenses soutiennent une espèce de...

Jack se réveille chez lui, le café est prêt, son amie Loreen, lui demande s'il a encore fait le même cauchemar. Elle ne comprend pas l'intérêt de telles recherches et supporte si peu le changement qu'elles provoquèrent chez Stanton qu'elle décide de le quitter. La journée commence bien ! Elle continue par l'inhumation du Pr Kandel. L'occasion pour Stanton de discuter avec un vieil ami de celui-ci qui parle de ses dons de visionnaires, de son ambition l'ayant conduit sur des chemins que la connaissance humaine ne devrait pas fréquenter, sinon le prix sera à la hauteur du risque.

 

Plus tard le scientifique participe à l'émission de télévision de Mlle Nash de vulgarisation scientifique et grand public où il présente son œuvre et la découverte d'un site incroyable suscitant la polémique, la contradiction, la méfiance et la jalousie. Le livre ne peut-il pas bousculer la vision de l'Histoire ? Il explique qu'aujourd'hui encore une telle construction serait improbable, or elle daterait de plusieurs milliers d'années. Il s'agit d'une civilisation avancée techniquement mais ayant disparu brusquement.

Il aperçoit une femme étrange debout sur une sculpture en haut d'un building. Il s'approche, lui tend la main celle-ci recule et tombe... alors qu'il retrouve le monde réel. Cette vision n'était qu'une hallucination. Il était en train d'attendre l'ascenseur, c'est en bas qu'un mormon, Isaïe Ingleman de la communauté de Salt Lake City, se jettera sur lui pour le tuer, lui hurlant qu'il avait pas la moindre idée de ce qu'il a fait. Le couteau se lève mais la balle du garde sera plus rapide !

 

Stanton doit répondre aux interrogations de la police, alors qu'il veut s'en aller un bruit immense parcourt New York. En voiture il appelle son agent pour le prévenir qu'il sera en retard pour la suite du lancement du livre. Celui-ci en profite pour lui affirmer que toute la pointe sud de Manhattan est en feu... Le supertanker vietnamien en provenance de Turquie ''San Gabriel'' est venu s'écraser sur la ville. Alors qu'il emprunte un pont celui-ci semble disparaître et sa voiture entame une chute qui lui fait perdre conscience.

 

Au réveil il va se retrouver dans un monde étrange et terrifiant qui n'est pas sans lui rappeler le sanctuaire découvert quelques temps plus tôt, les ruines de New York, celle de son monde, et dans ce nouvel espace il sera un prophète, celui qui trouvera le Messie, le seul capable de repousser les démons qui désormais gouvernent le monde...

 

Lovecraft n'est pas loin, Sa Miskatonic University est vraiment celle de tous les savoirs, y compris ceux qui ne devraient pas être enseignés. Les plus intéressants ; son architecture cyclopéenne, son goût des adjectifs montrent également son influence, quand au sanctuaire il pourrait être cette porte derrière laquelle les Grands Anciens et leurs affidés attendent.

 

Mais pour combien de temps encore ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:27

Dossier Pour la Science N86 – Janvier-Mars 2015

 

Un animal doué de raison ?

Bernard THIERRY

Pensée, esprit, raison, intelligence, états de conscience... autant de mots désignant une réalité cognitive impalpable, autant de concepts qui soulèvent une question essentielle : les [autres] animaux ont-ils des capacités mentales semblables à celles de l'être humain ?

Il n'y a pas si longtemps l'idée qu'il n'existe pas de pensée sans langage dominait. La révolution cognitive a mis à mal ce dogme en indiquant que des animaux, notamment les singes, ont des états mentaux, des pensées ou des croyances, et qu'ils construisent une représentation du monde.

Leurs décisions sont-elles rationnelles, les singes sont-ils capables de résoudre des problèmes autrement que par approximations successives ? Peuvent-ils planifier un événement ou expliquer des effets par leurs causes ? Attribuent-ils des intentions à leurs congénères ?

Aristote définissait l'homme comme un ''animal raisonnable'', c'est donc la nature même de l'être humain qui est en jeu.

À Leipzig, l'Institut Max Planck d'anthropologie s'associe au parc zoologique pour étudier les grands singes, en 2004, sous l’œil du public, Josep Call, chercheur en psychologie, travaille avec des chimpanzés et des gorilles, soumettant ceux-ci à des problèmes afin de déterminer s'ils peuvent faire des déductions à partir d'indice manquant, utilisant le ''raisonnement inférentiel par exclusion''. Les testant sur leur capacité à deviner la position d'objets dissimulés ou encore à utiliser la règle de transitivité (si A implique B et implique C, alors A implique C).

en 2006 l'équipe de Call travaille avec des orangs-outans. Ceux apprennent à utiliser des outils avec un objet pour obtenir une récompense. Puis, isolé, le sujet est remis face à l'objet, mais sans outil, il doit prendre celui-ci auparavant, donc anticiper le besoin futur qu'il en aura. Ces singes apprennent à emporter le bon outil, ils parviennent même à le faire un jour suivant, démontrant leur capacité à se projeter de la veille au lendemain. Qualité longtemps réservée à l'être humain.

D'autres expériences furent conduites par l'équipe de Marc Hauser de l'Université Harvard, travaillant avec des macaques rhésus élevés en liberté sur un îlot des Caraïbes. Ils ont testé la compréhension des singes du rôle causal joué par un outil tel un couteau. Reprenant des tests que David Premack à l'Université de Pennsylvanie avait fait passer, avec succès, à un chimpanzé en 1976. d'autres expériences mirent en évidence la difficulté pour les singes de se représenter le non-observé et l'inobservable, comme comprendre les lois de la physique ou qu'un objet doit être complet pour être utilisé, en kit il ne sera d'aucune utilité.

Des difficultés identiques se rencontrent si l'on veut déterminer si les primates attribuent à autrui des intentions, des désirs ou des croyances. Peuvent-ils prédire ou expliquer le comportement d'autrui parce qu'ils lui prêtent des pensées ? Beaucoup de singes peuvent anticiper les comportements de leurs congénères mais échouent s'ils doivent pour cela lui attribuer des états mentaux. Ils agissent en fonction du comportement de l'autre, pas en supposant ce qu'il pense. Il semble pourtant que les chimpanzés puissent reconnaître l'intentionnalité d'une action ou reconnaître ce qu'un autre peut vouloir ou savoir.

Pour rendre compte des performances des chimpanzés, et leur limites, il faut dépasser l'alternative qui leur prête soit une vision du monde exclusivement fondée sur les actes, soit une théorie de l'esprit semblable à la nôtre. Les grands singes pourraient attribuer un état intentionnel à autrui sans posséder notre faculté de comprendre de multiples dimensions psychologiques. On ne trouve pas chez eux l'intention d'informer, nécessaire à la pratique du langage humain.

Depuis Hume, on définit la rationalité comme l'aptitude à choisir les moyens correct en vue d'une fin, ce qui présume que le sujet reconnaisse ses erreurs. Nous étudions la logique des animaux en les testant dans des situations dont ils doivent tirer le meilleur avantage mais détectent-ils les contradictions ? Révisent-ils leurs croyances ? Nous interprétons leurs réactions, présupposant la rationalité de leurs décisions, leur prêtant des intentions par où se réintroduisent subrepticement les fantômes de notre propre raison. L'approche anthropocentrique est riche d'enseignements, mais elle considère la rationalité des animaux comme une version incomplète de la nôtre.

Il est possible d'échapper à l'anthropocentrisme en prenant la voie de l'évolutionnisme. Considérant les comportement comme le résultat de l'histoire des espèces, participant à la survie et à la reproduction des individus. L'approche évolutionniste se concentre sur le résultat, pas sur le mécanisme de la décision. On juge de la rationalité des animaux à leur aptitude à choisir les solutions qui assurent le plus grand nombre de descendants.

Dans un habitat où les ressources en nourritures sont irrégulières les déplacements au hasards ne sont pas la meilleure tactique. Il paraît évident que les singes sont capable de se questionner sur le comportement à adopter, le chemin à prendre pour éviter des concurrents, la parcelle à exploiter...

La démarche évolutionniste comme la démarche anthropocentrique nous conduit à la notion de rationalité limitée. En dépit de la logique cartésienne qui sépare le mental invisible du matériel visible, l'intelligence ne se réduit pas à une fonction enfermée dans le cerveau ; les comportements résultent des interactions des individus avec leur environnement.

Notre compréhension de la raison des primates a accompli de réelles avancées ces dernières années. Ce n'est que le début d'une lente progression à travers les lianes enchevêtrées de leurs actes et de leurs intentions, dans une jungle hantée qui nous réserve encore de nombreuses surprises.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:25

Les contraires s'affrontent comme un individu fait face à son reflet.

Un monothéiste veut une monosociété, un monopeuple...

Repue, la bête s'apaise, rêve, invente et s'amuse, crée une culture divertissante. Jusqu'à ce qu'elle se réveille !

L'avantage des machines c'est que ne mourant pas elle n'ont pas besoin ''d'oublier'' la mort par la création de mythologies rassurantes mais illusoires et finalement mortifères.

Mes blocages ne vous protègent pas de moi, ils ME protègent de moi !

Vous êtes de la poussière et moi un balai !

Même un bourreau finit par se fatiguer.

J'hésite entre les bons défauts et les mauvaises qualités.

La première qualité de l'intelligence est de se cacher.

Certains sont mort-né, moi je suis né-mort ! 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:15

When Animal Dreams - Jonas Alexander Arnby – 2014 - 84'

Le médecine examine marie, cherche les rougeurs sur sa poitrine, l'observe, l'interroge, regarde ses dents... rien ne paraît anormal et il propose à la jeune fille de revenir dans un mois pour voir de quoi il s'agit. À la maison elle retrouve ses parents et propose d'aller promener sa mère, handicapée en fauteuil roulant, sans que l'on sache de quoi elle souffre exactement.

Le lendemain elle commence son emploi dans une poissonnerie et essaie de domine le malaise qu'elle paraît ressentir. Que faire d'autre de toute façon dans cet endroit ? Petit bizutage, elle est poussée par Esben, un collègue pas très finaud, dans une benne pleine de poisson, après quoi elle fait vraiment partie de l'équipe et de l'usine.

La journée de travail est trop courte et quand elle rentre elle surprend le médecin chez elle, sa mère demande des soins, une surveillance constante. Elle en profite pour subtiliser le dossier médical. Ne lui cache-t-on pas quelque chose ?

Sa curiosité semble s'être accrue depuis quelques temps en espionnant ses parents elle surprend son père en train de raser le dos de sa mère... ce qui l'intrigue et l'angoisse, comme ces rêves étranges qui se font de plus en plus présents.

À l'usine le travail continue mais les hommes la regardent, de travers, comme s'ils voulaient la courtiser mais se l'interdisaient.

Sa vie est sur des rails, la maison, la poissonnerie, les distractions sont rares. Raison pour laquelle sans doute deux autres ouvriers l'agressent un soir alors qu'elle se change avant de rentrer chez elle et font mine de la violer, avant d'enlever leurs cagoules et de rire de la peur qu'ils lui ont fait.

Peur qui grandira quand elle découvrira sur sa poitrine que ce ne sont plus des rougeurs mais des poils, roux et rêches, qui poussent.

Il ne fait pas de doute pour Marie qu'il se passe quelque chose, que sa famille cache un secret. Mais ça ne va pas durer. Son père l'appelle, le médecin est là, il est temps qu'elle sache, les symptômes s'installent, le processus est irrémédiable. Ainsi Marie apprend qu'elle est malade, que des poils vont pousser sur son corps mais que son caractère aussi va se modifier, elle va devenir violente, agressive. Il lui suffit de prendre le traitement que le docteur lui propose pour que cela n'arrive pas.

Mais la jeune fille refuse !

Sur le port elle trouve un bateau abandonné, l'explore, y trouve des poils mais aussi des traces de griffes sur les parois. Pas question de s'arrêter là, le plus simple est encore d'aller voir Félix, un ami plus âgé qui doit en savoir plus. Elle veut savoir en particulier si sa mère est déjà allé sur ce bateau. Félix élude la question mais lui dit que sa mère était très belle mais faisait peur aux hommes, tout comme elle. Lui ne semble pas la craindre puisqu'il lui propose d'aller danser dans la boite de nuit du coin.

Le monde étant petit elle retrouve Daniel et lui murmure à l'oreille qu'elle est sur le point de se transformer et qu'elle a un grand besoin de sexe.

Ensemble ils vont faire un tour sur la plage, boire, dire, trouver une petite maison tranquille... mais Marie lui demande de partir.

Alors qu'elle vient juste de rentrer et de se coucher son père tente de l'immobiliser pendant que le médecin essaie de lui faire une injection. Marie n'a pas la force de résister, elle appelle sa mère au secours...

la disparition du docteur va attirer l'attention, en fait il semble que beaucoup de gens soient au courant de la ''maladie'' de la mère de Marie.

Pas d'effet gore dans ce film mais un climat oppressant né du contraste entre le cadre qui ressemble trop à une carte postale et l'évidence que la ''maladie'' de Marie va prendre le dessus.

Comme la peur chez les villageois. Mais impossible pour eux de résister à une émotion si naturellement ancrée chez les proies.

 

Le Jütland est loin de la Californie et cette production se dispense des effets des films qui nous en arrive régulièrement avec une jeune, et jolie, Sonia Suhl, actrice dont j'espère qu'elle n'aura pas été dévorée par ce rôle.

 

La bête en soi ne devient un ennemi que quand on la renie !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:57

Dossier Pour la Science N 86 – Janvier-Mars 2015

Les chimpanzés : des grands singes pétris de culture

Christophe BOESCH

La culture a toujours été un domaine réservé aux humains et serait l'exclusivité de notre espèce, nous différenciant du règne animal. Buffon, après Descartes, plaçait l'homme à distance des autres animaux, s'en différenciant, qualitativement (?) par ses facultés intellectuelles. Montaigne en revanche préférait une approche plus continue, aujourd'hui on dirait : évolutive. L'humain appartenant au règne animal en aurait hérité de beaucoup de ses facultés intellectuelles, lesquelles seraient partagés avec nos plus proches parents biologiques : les grands singes.

L'évolution darwinienne est généralement acceptée pour les aspects liés à nos morphologie et nos capacités physiques et physiologiques. Les opinions sont plus partagées pour nos facultés intellectuelles. D'aucuns virent dans cette réticence l'influence de notre culture judéo-chrétienne.

Difficile aussi, et surtout, pour les humains d'être ''juges et partie''. Impossible d'être impartial. Bertrand Russell écrivait en 1918 : ''Si on propose à un homme un fait allant à l’encontre de ses instincts, il va le scruter de près et, sauf si les preuves sont accablantes, il refusera d'y croire. Si, en revanche, on lui présente quelque chose qui va dans le sens de ses instincts, il l'acceptera avec le minimum de preuve. L'origine des mythes s'explique de cette façon''.

Dans Le Singe Nu, Desmond Morris l'approuve : ''L'histoire de notre parcours évolutif est une histoire de nouveau riche, et comme tel, nous sommes susceptibles quand à nos origines''. Bref, de nombreux scientifiques sont prisonniers d'une logique comparative égoïste plaçant l'homme à part et reniant notre parenté en survalorisant des études défavorables aux autres espèces animales. Beaucoup des réponses données aujourd'hui ne s'appuient pas sur une approche comparative avec nos plus proches parents mais sur un a priori sur nous mêmes.

Les cartésiens [mais que penserait Descartes aujourd'hui?] ont bloqué les progrès qui nous permettraient de révéler la spécificité de la ''culture humaine''. Sans oublier les perceptions différentes, encore une séquelle ''judéo-chrétienne'' qui fait qu'une preuve de culture au Japon est réfuté en oxidant. La véritable question est de savoir quels aspects du phénomène culturel sont particuliers aux humains par rapport aux autres primates en général, et aux chimpanzés, en particulier. Neuf populations de chimpanzés sont suivis, en Afrique de l'Ouest, Centrale, de l'Est, configuration permettant de mettre les observations en commun. Les observateurs furent surpris de comportements n'étant pas induits par l'environnement et qui, par conséquent, ne pouvaient être que culturels. Les chimpanzés les avaient appris en copiant les membres de leur groupe. De nombreux exemples (à découvrir dans le magazine) montrent la flexibilité du comportement des chimpanzés. La question n'est plus aujourd’hui d'attribuer ou non une culture aux chimpanzés mais de comprendre précisément quelles sont leurs capacités culturelles, et en quoi se distinguent-elles des facultés culturelles de l'humain.

Encore une fois l'humain semblait le seul à accumuler des innovations pour améliorer une même technique. Faculté unique fondée sur nos compétence en termes d’imitation, d'enseignements, de conformité et de normes sociales. Pourtant plusieurs chaînes cumulatives de techniques ont été observées chez les chimpanzés qui suivaient un schéma d'accumulation culturelle ou une technique est compliquée par l'accumulation d’éléments en augmentant l'efficacité et la spécialisation.

Autre aspect distinguant la culturelle humaine de celle des chimpanzés : l'importance de la culture symbolique à travers les langues, les mythes, les croyances, l'art... [pour autant qu'il s'agisse là d'avantages ou de preuves de supériorité!].

Une approche intégrative tenant compte des nouvelles observations obtenues auprès de plusieurs populations de chimpanzés a mis en évidence une complexité de la culture chez cette espèce qui était insoupçonnée il y a quelques années. Toute nouvelle population de chimpanzés étudiée nous surprend en montrant des comportements inconnus révélant de nouvelles facettes des capacités des chimpanzés. Cette approche nous oblige à réévaluer nos visions simplistes des animaux. La science a souvent souffert d'approximations, de théories fondées sur des anecdotes ou des faits inexacts. Les statistiques ont pris de l'importance pour éviter la subCjectivité. Parallèlement les expérimentations animales ont aussi gagné en popularité car elles représentent un progrès pour tester les facteurs qui influencent le comportement. D'autre part comment considérer que des études dirigés (dans tous les sens du mot) sur des individus captifs puissent éclairer les capacités de populations libres ? Sans omettre les handicaps générés par la vie en captivité !

Une étude plus complète des chimpanzés sauvages nous aidera à comprendre ce qui nous rapproche d'eux, et ce qui nous en différencie. Eux seuls peuvent nous aider à comprendre ce qu'est le ''propre de l'homme''.

Encore faut-il qu'ils survivent, l'homo sapiens agit comme s'il voulait effacer son propre passé. Espérons qu'il s'efface lui-même plus rapidement encore !

 

Dans le même registre, ne manquez pas de lire l'intervieux passionnante de Shelly Masi : La culture chez les gorilles et les différences qu'elle présente avec celle des chimpanzés.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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