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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 07:35

Pourquoi m'avoir tiré de mon sommeil de pierre,

Je vivais sans pensées, rêves ni illusions,

Immobile ignorant jugements et frontières

Sans redouter demain ni craindre la passion.

 

Nul mythe à vénérer pour supporter la mort,

Un concept inconnu de qui n'est pas vivant.

Je suis un témoin froid sans désir ni remord

Qui voie les animaux effrayés par le temps,

 

Si petits et craintifs face à l'immensité,

Pantins aux sens étroits qui jamais ne comprirent

Qu'ils étaient des outils, rouages ou objets

Maniés par un vouloir ne sachant pas sourire.

 

Moi qui suis minéral j’oublierai tout cela,

Retrouverai bientôt un sommeil absolu ;

Sans yeux ni espérance, ni dieu ni au-delà.

Le présent pour toujours dont rien n'est inconnu.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 07:28

Julius Caesar – Joseph L. Mankiewicz – 1952 – 120'

En 44 avant JC Caius Julius surnommé César est un leader politique ambitieux, consul il est déterminé à devenir dictateur et est quasiment le maître de l'Empire Romain. Pour la célébration des Lupercales il est accueilli en triomphateur à Rome mais certains sénateurs qui l'observent le voient comme un danger pour la république mais la popularité dont il jouit le protège.

Dirigée par le sénateur Cassius une conspiration se met en place. Pour assurer son succès elle doit s'assurer le concours des partisans de César, à commencer par Marcus Brutus. Homme connu pour son honnêteté. Qu'il rejoigne les opposants et ceux-ci gagneraient en légitimité auprès du peuple. Brutus étant un proche de César la contradiction qu'il ressent ne fait que croître.

Ce n'est pas toujours le calme qui annonce la tempête, il se peut qu'une véritable tempête en annonce une voyant se libérer les passions humaines. Les dégâts que celle-ci provoque sont bien pire que ceux générés par la première.

À force d'y réfléchir, d'entendre les arguments de Cassius, Brutus finit par admettre que l'élimination de César serait bénéfique pour l'avenir de Rome. Il insiste pourtant pour que Marc Antoine ne connaisse pas le même sort.

César n'écoute pas les avertissements de sa femme, Calpurnia, pas plus que la prédiction d'un devin. Lors des Ides de mars il se rend donc au Sénat, et y est poignardé par Cassius, Brutus et leurs complices.

Marc Antoine s'associe avec eux mais demande à pouvoir accompagner le corps de César. Brutus accepte et en profite pour expliquer au peuple qui l'écoute les raisons du crime. Marc Antoine prenant la parole ensuite explique dans un brillant discours qu'il importe de venger César.

Les clans vont s'affronter. Antoine s'associe avec Octave (neveu de César) et Lépide pour s'emparer de Rome militairement, l'occasion d'éliminer une partie de leurs ennemis. Pendant ce temps Brutus et Cassius s'organisent pour monter une armée capable de reprendre la capitale.

Lors de l'affrontement final Brutus domine Octave mais Cassius meurt lors d'un assaut de Marc Antoine. L'armée de Brutus est à son tour dominée et celui-ci préfère se suicider que se rendre. Lorsque Marc Antoine trouve son corps il pleure sur la fin tragique de Brutus, affirmant alors qu'il était le plus noble de tous.

Mankiewicz ayant toujours préféré le théâtre au cinéma ne pouvait refuser la proposition de la MGM de porter à l'écran la pièce de Shakespeare. Une proposition qu'il ne pouvait refuser.

Un grand réalisateur, une distribution remarquable dominée par un Marlon Antoine étonnant, et un auteur que l'on ne présente plus. Le résultat est à la hauteur des attentes.

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:17

GTO

Great Teacher Onizuka (グレート・ティーチャー・オニヅカGurēto Tīchā Onizuka), abrégé en GTO, est un manga de Tōru Fujisawa racontant l'histoire de Eikichi Onizuka professeur dans une école. L'histoire de GTO suit celle de Young GTO (Shonan jun'ai gumi) qui suit elle-même celle de Bad Company, du même auteur (31 volumes pour Young GTO et un double volume pour Bad Company). Il a été prépublié dans l'hebdomadaire Weekly shōnen Magazine en 1997. En France il est publié par Pika Édition depuis février 2001. le dernier volume est sorti le 22 avril 2004.

Eikichi Onizuka a 22 ans, il est célibataire et libre comme l'air, c'est un jeune professeur dont le passé n'augurait pas qu'il obtiendrait cette qualification. Pour son premier poste il est nommé dans une classe difficile où il fait montre d'un comportement différant des autres enseignants de l'établissement. Attitude qui va lui permettre d'affronter des élèves dont le plaisir principal est de pousser à bout leurs professeur.

 

 

 

 

 

Onizuka de par son expérience sait qu'il ne faut pas se fier aux apparences ni condamner définitivement quelqu'un à cause de quelques erreurs qu'il put faire. Il sait faire fi des habitudes et traditions, se mettre à portée d'élèves qui sont à peine plus jeunes que lui. Il est prêt à s'engager pour eux, à les aider en intégrant leur monde pour leur montrer que s'il en est un autre celui-ci ne leur est pas inaccessible.

Dans le même ordre d'idée il sait qu'une bonne impression peut être aussi trompeuse qu'une mauvaise, quelqu'un peut facilement révéler des aspects de sa personnalité que, peut-être il ignorait.

Le résultat est la présentation des valeurs nécessaires à la survie en société, Onizuka est un passeur pour des jeunes qui se cherchent, ont des codes que les ''adultes'' ne comprennent pas mais pas les valeurs de ceux-ci.

Le monde éducatif japonais ne semble pas capable d'entendre ceux qui ne rentrent pas dans le moule. S'en sortent Onizuka, donc, et Fuyutsuki.

Profitez des leçons d'Onizuka, ne vous fiez pas à l'impression que vous auriez en le découvrant, il vaut mieux que ça. Ce qui ne l'empêche pas d'aimer déconner.

Non mais !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Japon
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:15

Mélanie Laurent – 2014 – 91'

La jeunesse est la zone que nombre d'auteurs aiment à explorer, mélangeant la leur, celles des autres, imagination et fantasmes.

Charlie, diminutif de Charlène mais ne le répétez pas, à 17 ans, elle vit avec sa mère à plein temps et son père quand il est de passage. Sa vie est routinière et banale, entre la maison et le lycée, un petit copain qu'elle tient à distance, une amie avec qui elle partage tout, ou presque.

Un jour, Sarah arrive en classe en cours d'année et vient s'installer près de Charlie. Entre elles tout de suite le courant passe et Charlie est vite fascinée par la nouvelle venue, sa vitalité, son énergie et un côté mystérieux qu'elle cultive en particulier quand elle parle de sa mère, travaillant dans une ONG en Afrique, ce qui explique qu'elle soit invisible et que la jeune fille n'invite jamais personne ni ne dise où elle habite, ses cartons n’étant pas déballés.

Rapidement Sarah va entrer dans la vie de la famille de Charlie, être bien accueillie par sa mère jusqu'à être invitée pour un séjour en vacances et en mobile-home.

Les deux adolescentes se confient leurs secrets, leurs espoirs, leurs rêves, mais l'une plus que l'autre. Sarah sait se faire accepter, aimer, comme si elle avait appris à feindre pour survivre, à mentir pour fuir...

Mais les choses ne vont pas se passer idéalement. Quand Charlie fera une remarque qui mettra son amie en porte à faux, ce qu'elle ne lui pardonnera jamais, n'hésitant pas à l'insulter, à donner son numéro à n'importe qui, à la traiter de tous les noms, encore plus quand Charlie lui avouera qu'elle connaît son secret.

Or, chacun sait qu'un secret ne se dit pas et qu'il convient de taire même qu'on le connaît, mais Charlène est naïve, gentille, sait encaisser et se taire, garder pour elle ce qui la perturbe, mais ce genre de situation ne peut perdurer ; à force de se contenir l'explosion devient inévitable.

Un film parait-il personnel de Mélanie Laurent sur l'adolescence, ses illusions, ses passions et volontés de paraître, à n'importe quel prix. Qui aime avouer... mais vous savez qu'ici je ne dévoile jamais la fin des films, gratuitement !

Sans oublier un carré de belles actrices de deux générations. Les deux plus jeunes confirmant un talent que nous avions pu découvrir auparavant.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:13

Le couloir de la mort part de la maternité.

Faut-il que j'exhume mon père pour le tuer ?

L'absence de chaines est plus contraignante que leur présence.

J'ai arrêté mes études mais c'est moi qui ait fini en prison.

Ne goûtez pas mes mots ils sont empoisonnés.

Je laisse des traces de sang pour retrouver mon chemin.

La noblesse est faite pour être décapitée, la bourgeoisie pour être méprisée et le peuple pour être exploitée.

Je suis une bougie froide à la flamme gelée.

La politique c'est la poule aux oiseux d'or.

Le chemin difficile est le seul conduisant quelque part.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:06

Londres. 20 décembre 1942. Heure locale : 23 h 17.

Dans une cave deux hommes discutent. L'un des deux vantent la qualité de son cognac, un Courvoisier 1912 (l'année de la vendange d'origine) à un autre, qu'il appelle Wilkes, attaché sur une chaise, qui le traite de dément en lui assurant qu'il ne s'en sortira pas. Ce à quoi le consommateur d'alcool lui répond qu'il ne veut pas le tuer, au contraire, il va lui offrir l'éternité ! Pour cela il commence par passer la lame de son couteau sur son propre bras, le sang se met à couler.

Wilkes ne peut s'empêcher de s'exclamer ''Seigneur dieu !'' à quoi son bourreau répond : Quel dieu Wilkes ?

Un peu plus tard les grilles de l'hôtel particulier où viennent d'avoir lieu les faits mentionnés ci-dessus, s'ouvrent, une voiture en sort puis s'éloigne alors que l'édifice derrière elle est soumis à une vive explosion déclenchant un violent incendie.

La voiture est conduite par Nikolaï, derrière lui se tient Wilkes, à leur conversation il apparaît que ce n'est plus qu'une apparence mais que son esprit est désormais celui de son assassin qui a ''emprunté'' son corps.

Bucarest. Roumanie. 21 décembre 1942. Heure locale : 14 h 57

Un homme entre en trombe dans une pièce où d'autres hommes s'affairent, en criant ''Ils nous ont repérés !'' les ''ils'' en question ce sont des soldats allemands qui ont reçus l'ordre d'en prendre un vivant ! Les hommes tentent de s'enfuir, l'un est tué, un autre, blessé, est achevé par son propre compagnon. Celui-ci parviendra à s'échapper et à rejoindre un endroit sûr.

À Londres des policiers examinent les restes d'une maison calcinée. Le médecin légiste profite de la protection qu'apporta au corps trouvé une partie du plafond qui s'effondra sur lui. Il signale la trace du couteau sur le bras et souligne que la blessure fut faite par le blessé lui-même et qu'il n'y a aucune trace de sang !

L'enquête commence, la victime, Victor Thorpe avait collaboré avec les services secrets dans les années 20, il conservait de nombreuses relations.

À Bucarest, le lendemain des faits relatés plus haut nous suivons la conversation entre un docteur et un haut dignitaire nazi... lequel affirme au premier qu'il n'est pas indispensable, lui, alors qu'ELLE, oui !

L'enquête en Angleterre piétine. Pourquoi Thorpe aurait-il mit fin à ses jours, pourquoi son homme de confiance s'il avait découvert le corps aurait-il maquillé la scène en accident avant de s'enfuir ? Un autre détail intrigue les enquêteurs, Thorpe avait une marque de naissance qui n'est pas référencée dans son dossier, comme s'il l'avait eu plus tard. Les investigations vont se tourner vers la famille de Nikolaï. Personne ne semble rien savoir, tout juste notent-ils que la grand-mère, qui ne parle pas anglais, répète quelques mots comme une incantation : Alciliu mai ne taiat multe Strigoi. De l'emploi du temps de Thorpe ils n'extraient qu'un fait intéressant, une réservation pour deux personne au club Nelson pour le soir de sa mort. Côté financier il s'avère que le mort était une des plus grandes fortunes de l'Empire ais qu'il avait réalisé une partie de ses actifs, assez pour en tirer cent millions de livres dont la trace est difficile à retrouver.

Autre curiosité, les policiers reçoivent la traduction de la phrase que prononçait la mère de Nikolaï : Mon fils a vendu son âme au démon. Une controverse se fait jour sur le sens du mot strigoi, pour certains il veut dire démon, pour d'autre il signifie vampire !

ELLE fait face aux montagnes roumaines, elle se souvient de son frère combattant les ottomans, et comment pour vaincre il fit empaler 28 000 d'entre eux. Elle s'en souvient d'autant mieux qu'elle était sur place !

Ainsi commence ''Je suis Légion'', triptyque dessiné par Fabien Nury et John Cassaday, mis en couleurs par Laura Depuy et publié par Les Humanoïdes Associés. Une enquête sur fond de seconde guerre mondiale, l'époque idéale pour un démon, un vrai je veux dire, bien pire que ceux qui prétendaient régner mille ans !

Derrière les faits relatés il y en eut d'autres dont nul ne doit parler, ça tombe bien, ici ils sont dessinés.

Si vous voulez faire la connaissance de Rudolf Heyzig, d'un centre de recherche situé à Targsor, en Transylvanie roumaine, où ELLE est étudiée dans l'espoir de LA comprendre et d'utiliser son pouvoir. 

Et surtout vous découvrirez qui est Légion.

 

Alors le seigneur s'approcha de l'homme et lui demanda son nom : ''Légion'', dit l'homme, ''car nous sommes nombreux.''

Marc, 5.9

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:58

Pour la science 445 - 7

La monogamie, un atout pour notre espèce

Parmi les critères participant à l'explication de la domination de l'Homo Sapiens sur la planète il faut retenir la monogamie. Ce mode de vie aurait facilité le développement d'un plus gros cerveau.

La monogamie est pratiquée par 10 % des mammifères, deux à trois fois plus chez les primates. Chez les humains elle n'est pas toujours respectée strictement, infidélités, divorce, polygamie ou polygynie se rencontrent régulièrement. L'organisation sociale repose pourtant sur l'hypothèse que la plupart des individus formeront des couples durables et entretiendront des liens exclusifs sur le plan sexuel.

Elle serait un héritage de notre évolution et aurait constitué une étape cruciale du développement de nos ancêtres. ''Le lien de couple a vraisemblablement engendré l'organisation sociale humaine'' affirme Bernard Chapais.

Si cette pratique n'est pas réservée à l'homme elle rendit possible un système spécifique à son espèce : a constitution de réseaux sociaux vastes et complexes. Les jeunes des autres primates établissent des liens de parentés par leur mère, les humains le font à partir des deux parents ce qui élargit le cercle familial à chaque génération, incluant d'autres familles, dépassant même les groupes communautaires.

Depuis longtemps les scientifiques cherchent à comprendre origines et conséquences de ce comportement. Quand avons-nous commencé à former des couples qui durent toute la vie ? Pourquoi ce mode de vie présentait-il un avantage et contribua-t-il au succès de notre espèce ? Questions sans réponses définitives, ce qui n'empêche pas travaux et hypothèses pour les apporter.

L'étude des fossiles d'hominidés indique, selon Owen Lovejoy, que la monogamie serait antérieure à Ardipithecus ramidus, espèce vivant il y a 4,4 millions d'années en Éthiopie. Selon lui nos prédécesseurs s'étant séparés de la lignée des grands singes auraient adopté trois nouveaux comportements : le transport de nourriture dans des bras libéré par la bipédie, à former des couples permanents et à dissimuler les signes extérieurs de l'ovulation. Innovations qui auraient permis l'émergence des hominines. Le mode de reproduction ancestral reposant sur la promiscuité sexuelle céda la place à la monogamie lorsque les hominines mâles de rang inférieur se mirent à offrir de la nourriture aux femelles avec lesquelles ils voulaient s'accoupler. Celles-ci les privilégiant au détriment de prétendants agressifs, la nourriture étant indispensable pour la survie de la ''famille''. Par la suite les manifestations extérieures des périodes de fécondité disparurent, elles auraient attiré d'autres mâles pendant que leur partenaire attitré cherchait de la nourriture.

Lovejoy étaye son scénario en regardant les dents d'Ardipithecus ramidus. La taille des canines est quasi identique chez les mâles et les femelles, chez les primates celles des premiers est plus grande car elles servent d'armes. Selon Lovejoy les hominines monogames n'avaient plus besoin de telles armes d'où leur réduction.

Une corrélation existe aussi entre le comportement reproductif des primates et le dimorphisme sexuel. Plus celui-ci est important plus il est probable que les mâles s'affrontent pour obtenir les faveurs d'une femelle. Chez les humains les mâles ont un poids qui dépasse d'au plus, en général, 20 % celui des femelles.

Ce scénario est contesté par d'autres anthropologues qui pensent que d'autres facteurs favorisèrent la recherche de nourriture. Bernard Chapais publia en 2013 des arguments montrant que les caractéristiques familiales et sociales des humains apparurent par étapes. Selon lui les hominines avaient comme les chimpanzés plusieurs partenaires sexuels et des relations instables, brèves. S'amorça ensuite un processus transitoire vers la polygynie, comme chez les gorilles. Entretenir plusieurs partenaires demande beaucoup d'énergie, la monogamie put être la stratégie permettant de réduire ce gaspillage. Ce changement aurait pu intervenir il y a entre 2 et 1,5 millions d'années, après l'émergence du genre Homo, quand s'imposa Homo erectus. Divers indices suggèrent que celui-ci avait un mode de vie moins fondé sur la rivalité que ses ancêtres.

Les chercheurs peinent à s'entendre sur la naissance de la monogamie, c'est pire quand ils cherchent les raisons de l'adoption de ce comportement. En 2013 deux équipes, partant des travaux déjà publiés, arrivèrent à des conclusions différentes...

Les anthropologues s'intéressant à cette question soulignent une spécificité humaine : la collaboration parentale se manifestant par l'approvisionnement mutuel des conjoints et des enfants.

La question des facteurs de l'émergence de la monogamie est ouverte. L'évolution accrut la taille du cerveau, allongea le développement des enfants et donc les besoins alimentaires. La stabilité permettait de libérer temps et énergie pour s'en procurer. La coopération dans le couple, la famille ou la tribu permit aux humains de se développer alors que nos ancêtres se sont éteints. Celle-ci pourrait être la compétence la plus importante acquise au cours des deux derniers millions d'années, elle pourrait être déterminante pour notre avenir.

Blake EDGAR From Lucy to Language

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:56
Maison en osier
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:46

The Young Lions – Edward Dmytryk – 1958 – 167'

Durant le second conflit mondial nous suivons plusieurs individus pris dans une guerre qu'ils ne comprennent pas et à laquelle ils auraient préférés ne pas participer : un officier allemand, le lieutenant Christian Diestl (Marlon Brando), appartenant à la Wehrmacht, un soldat ''à l'ancienne'' qui croit en l'honneur et au droit à tuer son adversaire si l'on combat pour la paix. Michael (Mike) Whiteacre (Dean Martin) lui est un chanteur dont la vie était des plus agréable et qui contre toute attente, mais surtout la sienne, se retrouve bon pour le service et expédié en Normandie. Troisième et dernier volet du triptyque de personnages, Noah Ackerman (Montgomery Clift) juif pauvre qui est engagé en même temps que Mike.

Nous suivons parallèlement l'armée allemande où se côtoient, non sans tension parfois, des nazis et des soldats tels Diestl qui n'approuve pas leur idéologie mais se doit de défendre son pays, et l'armée américaine où se croisent des soldats valeureux, courageux, ambitieux, et d'autres qui le sont moins. Mike par exemple n'a qu'un souhait, survivre en évitant le théâtre des opérations.

La guerre est un creuset où l’héroïsme fait face à l'horreur, mais c'est celle-ci qui en est à l'origine, elle est le miroir dans lequel les individus découvrent une réalité parfois différente du reflet de ce qu'ils s'imaginaient être. Parfois en mieux, parfois en moins bien.

La distribution est exemplaire, Brando, en blond, et Clift sont remarquables, mais ce n'est pas une surprise, Martin, à l'instar de son personnage, peut se demander à quoi il sert. Tout cela à cause d'une trop grande ambition. Montrer la guerre, présenter les facettes des combattants, sont des ambitions louables mais rendant le récit trop confus, à cela s'ajoute la longueur d'un film qui manque de scènes épiques, un comble.

Bref un sentiment mitigé, heureusement il est possible chez soi d'accélérer les séquences mollassonnes, ce qui permet au spectateur d'agir sur ce qu'il regard. Un avantage pour un film qui souffre du passage du temps. Edward Dmytryk est un réalisateur sous-estimé, dans ce film pourtant il semble dépassé par l'ampleur de son sujet. Une vision plus resserrée aurait pu donner un chef d’œuvre.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:41

Pour la science 445 - 6

Aux origines de la division du travail

Il semble probable que les tâches au sein des premières sociétés humaines se répartirent entre hommes et femmes, division qui serait liée à l'apparition des outils et à leur développement.

Il y a 40 000 ans les populations de Homo sapiens occupèrent l'Europe. Elles vivaient de la chasse, de la pêche, de la cueillette et savaient exploiter leur environnement mais comment leurs sociétés s'organisaient-elles ?

Pour gagner du temps autant reconnaître que nous ignorons presque tout de la division du travail dans les premières sociétés humaines. Pour les périodes plus anciennes il est encore plus difficile de répondre. C'est à partir du Paléolithique supérieur (il y a de 40 000 à 10 000 ans) qu'il est possible d'émettre des hypothèses sur cette répartition, reposant sur le comparatisme ethnographiques ou des indices archéologiques.

 

 

Il semble que dans ces sociétés les vieillards et les femmes se chargeaient de la cueillette et de la chasse au petit gibier, le lièvre ou le renard ; les jeunes mères s'occupaient des enfants en bas âges, les plus grands ramassaient le bois ou aider les femmes ; les hommes adultes chassaient le grand gibier, renne, cheval, bison et allaient chercher au loin les produits non disponibles sur place.

Pour autant rien ne prouve, ni n'indique que cette répartition était identique partout, les groupes actuels répartis autour du monde présentent toutes sortes de configurations.

Y avait-il une répartition sexuelle des tâches où n'est qu'une vision simpliste qui persiste par facilité, et impossibilité d'en savoir plus sur la réalité de l'époque ? Les tâches domestiques, l'entretien du feu, le travail des peaux, du bois ou du cordages pouvaient être exécutées par les hommes ou les femmes en fonction des disponibilités du moment. Quant à la taille de la pierre, si elle semble pratiquée par les hommes dans la majorités des sociétés où elle est connue il existe malgré tout des exceptions. Des indices archéologiques indirects montrent des outils ou des armes associés à des fonctions, chasse, boucherie et travail de la pierre pour les hommes, aiguilles à gras, grattoirs, foyers, attesteraient d'activités féminines.

Les tâches étaient clairement séparées, pour des raisons pratiques, ainsi la proximité du feu était-elle nécessaire pour la réfection des armes de jet ou la couture alors que le travail des peaux devait en être éloignés. Étaient-elles dédiés à l'un ou l'autre sexe, ça...

Des différences de compétences durent se révéler, comme c'est le cas de nos jours, certaines activités artisanales prenantes exigeaient un travail à temps plein.

Des réseaux d'échanges s'organisèrent, l'obsidienne circulait d'Anatolie vers le Proche-Orient par la terre, vers Chypre par la mer. Comment s'organisaient pratiquement ces réseaux est encore un mystère.

L'étude par Dean Snow évaluant l'indice de Manning (rapport entre la longueur de l'index et celle de l'annulaire qui dépendrait du sexe) des mains représentées au pochoir dans certaines grottes en déduisit que 24 de ces mains sur 32 étaient féminines. Les artistes de l'époque semblent donc avoir été majoritairement féminins.

L'étude des sépultures est également intéressante par les objets associés aux défunts, quand ils sont identifiables, encore faut-il faire la différence entre un outil symbolique et un instrument réellement utilisé par le mort.

Il apparaît que les tâches étaient confiées aux individus les mieux à même de les réaliser. Le niveau de compétences nécessaire au façonnage de bifaces suggère que la spécialisation existait déjà il y a plusieurs dizaines, ou centaines, de milliers d'années. Chacun devant pouvoir occuper différentes fonctions suivant des besoins pouvant rapidement changer en fonction de tel ou tel événement.

Chez les humains l'évolution s'est faite sur une base différente des autres sociétés animales, les deux sexes se sont spécialisés l'un vis-à-vis de l'autre. Mâles et femelles sont des partenaires pour la reproduction mais aussi pour leur subsistance.

Dès le Paléolithique, sinon l'époque des Néandertaliens, une division sociale des tâches s'est ajoutée à la division sexuelle et les inégalités sont apparues. Mais c'est une autre histoire !

Sophie Archambault de Beaune

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