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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 07:09
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:00

Science & Vie – HS270 – Mars 2015

                                        Primates

 

Six espèces représentent les grands singes : les chimpanzés, les bonobos, les gorilles de l'Est et de l'Ouest, les orangs-outans de Bornéo et de Sumatra.

Pourtant la famille des primates compte de nombreux autres membres, à commencer par les gibbons qui sont comme nous des hominoïdes. Au-delà les primates se divisent en deux grands groupes : les simiens, dont nous faisons partie avec 200 autres espèces, et les prosimiens, regroupant une centaine de lémuriens et de loriformes. Les premiers vivent seulement sur l’île de Madagascar, et sont arboricoles. Anthropoïdes ils ont des doigts opposables aux mains et aux pieds. Les loriformes sont de petits primates nocturnes dotés d'une truffe (rhinarium) et d'une griffe en guise d'ongle aux deuxièmes doigts. Ils vivent en Asie ou en Afrique.

Les gibbons vivent de l'Inde à l'Indonésie, pays où ils sont en danger d'extinction avec les siamangs ils composent la famille des hylobatidés. Avec les grands singes, et les sapiens, ils forment la superfamille des hominoïdes.

Les simiens contiennent, outre les hominoïdes, les cercopithécidès, les platyrrhiniens et les tarsiers.

 

Notre patrimoine génétique est identique à celui du chimpanzé à hauteur de 98,79 %, avec celui du gorille, à 98,47 %, et à celui de l'orang-outan à 96,96 %. L'homme partage aussi 35 % de son génome avec la jonquille.

La génétique confirme ce que la morphologie laissait supposer : l'homme, le chimpanzé, le bonobo, le gorille, l'orang-outan et même le gibbon sont si proches que les phylogénistes les classent dans la même superfamille des primates sans queue : les hominoïdes. Eux même scindés en trois familles : les hylobatidés (gibbons), les pongidés (orangs-outans)et les hominidés. Ces derniers étant à leur tour subdivisé en trois sous-famille : les homininés (homme), les paninés (chimpanzés et bonobos)et les gorillinés (gorilles).

 

Contrairement à une idée reçue, l'homme ne descend pas du singe. Le chimpanzé est le fruit d'une évolution aussi longue que la nôtre. Pour conserver les liens familiaux nous pouvons dire que le chimpanzé est notre frère, le gorille, notre cousin germain à tous les deux alors que l'orang-outan serait un cousin au second degré, propose Véronique Barriel, phylogénéticienne au Muséum national d'histoire naturelle. Reste la question du père de l'homme et du chimpanzé, du grand-père de l'homme, du chimpanzé et du gorille. Et à quelles époques sont apparues ces différentes espèces ? Le génome ne se transmet pas à l'identique, il subit des mutations qui sont, par ailleurs, le moteur de l'évolution, à un rythme constant. Le nombre de mutations séparant deux individus vivants est donc proportionnel au nombre de générations les séparant de leur ancêtre commun. C'est ''l'horloge moléculaire''. L'homme et le chimpanzé auraient divergé il y a environ 7 millions d'années. L'homme et le gorille il y a entre 8 et 10 millions d'années, l'homme et l'orang-outan entre 10 et 15 millions d'années.

Quels étaient les ancêtres de ces parents après qu'ils se fussent séparés ? Les indices sont minces et les fossiles montrent qu'entre 22 et 5,5 millions d'années, plus d'une centaine d'espèces d'hominoïdes peuplaient l'Ancien Monde, c'est-à-dire, principalement l'Afrique tropicale mais également l'Europe et l'Asie. Originaires d'Afrique ils auraient conquis l'Eurasie autour de -15 millions d'années, époque de la naissance du rameau dont descend l'orang-outan.

S'il existe nombre de fossiles trouvés en Asie, en Afrique il n'en va pas de même. Les paléontologues sont face à un trou noir entre 7 et 13 millions d'années, l'époque où sont apparus les ancêtres directs des gorilles et des chimpanzés. Première cause de cette absence, le manque de crédits, chercher l'ancêtre de l'homme, oui, l'ancêtre des singes est moins vendeur.

Un point fait l’unanimité chez les découvreurs de fossiles : il faut chercher ailleurs que dans la vallée du Rift. Des pistes sont possibles dans de nombreux pays africains. Demain, à la faveur de nouvelles découvertes, notre longue histoire de famille pourrait être moins parcellaire qu'elle l'est aujourd'hui.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:00

Qu'ai-je vu dans ses yeux ? Comme une ombre impossible

Voilant mieux mon reflet que l'eut fait un suaire,

Me montrant un réel comme un dieu irascible

Dévorant ma douleur d'animal sans repère.

 

J'aspire à m'arrêter pour contempler le vide,

Imaginant la paix qui m'y accueillerait.

Cependant j'ai compris qu'il est empli d'acide,

Que nul apaisement en lui je trouverai.

 

Rester là, sans bouger, contempler les effets

Du temps dans son regard, l'effroi y progressant,

Le dégout, le mépris, et surtout le rejet,

N'appartiendrais-je plus au monde des vivants ?

 

C'est donc ce que je suis, un passé disparu,

Rongé par des regrets plus froids que des gerçures,

Gangrène et corruption mettent mon âme à nu.

Mon linceul frémissant est fait de pourriture.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:00

Tout commence sur un bateau par l'intervention d'un policier enquêtant sur un trafic de drogue. Surpris il s'enfuie. D'un coup de feu il prévient sa collègue, Yang Ji-on, qui arrive à son secours mais voit son partenaire, et amant, se faire tuer. le corps sera retrouvé dans l'eau quelques heures plus tard.

Yang Ji-on sera retrouvée vingt-mètres plus loin, inconsciente. Elle va rester six ans dans le coma.

Quand elle en sortira elle se découvrira le don de voir les fantômes...

Répondre aux questions de ses collègues va être difficile. Que s'est-il passé cette nuit-là, pourquoi elle et son collègue étaient-ils sur ce bateau ? Elle ne se souvient de rien mais puisqu'elle est toujours policière il faut lui trouver un poste. Pourquoi pas aux objets trouvés ?

Rencontrer des spectres avec l'impression que c'est la réalité est troublant pour elle mais aussi pour son jeune collègue qui apprécie peu d'avoir une femme ayant finalement moins d'ancienneté que lui et la prend pour une folle quand elle parle de victime, de sang... et qu'il ne voit rien.

Fuir est une solution à court terme, quand la même victime revient sans cesse le mieux est encore de lui donner une chance de s'exprimer ; on ne sait jamais. De toute façon il n'existe aucun moyen de l'éloigner. N'est-ce pas le rôle de la police que d'entendre les victimes ?

Yang va devoir composer avec son don et l'utilisera pour résoudre des enquêtes sans cela plus difficile à solutionner. A commencer par cette jeune fille, sourde, qui paraît s'être suicidée mais a été en réalité assassiné par le médecin qui s'occupait d'elle d'un peu trop près. Idem quand une mallette métallique est retrouvée et qu'elle suit, après une nouvelle apparition, l'individu venu la réclamer jusque dans un bois où un morceau de cadavre décongelé sera retrouvé enterré. Du bagage seront extrait des lambeaux de peau. Étrangement quand elle rencontrera le procureur chargé de diriger les investigations l'image de celui-ci et du fantôme se superposeront pour lui indiquer un rapprochement possible.

Restera à découvrir lequel !

Sa façon d'arriver au but sans élément, visible, pour cela risque par attirer l'attention, d'abord de son jeune collègue des objets trouvés, puis de ses supérieurs. Comment pouvait-elle savoir que la victime était la fiancé du procureur Park, comment s'est-elle trouvée au bon endroit pour empécher une crémation qui aurait fait disparaître toutes les preuves ?

Si quelqu'un au fait des événements ne l'avait renseigné.

Finalement le rôle du procureur ne fut pas celui qu'il semblait avoir tenu. Peut-être aurait-il mieux valu pour lui.

Étrange qu'en quittant son lieu de travail elle ne reconnaisse pas Lee Hyung-joon, le policier tué le jour où elle même fut agressée et laissée pour morte pendant six ans.

Rassurons-nous cela viendra, comme les réponses aux questions qu'elle fait mine de ne pas se poser. Comme si elle avait le choix ! Quand un revenant désire régler ses comptes, difficile de le faire changer d'avis malgré l'opposition des responsables de son sort et la difficulté pour un spectre d'avoir une action physique pour protéger Ji-on. Heureusement celle-ci fait preuve de beaucoup de résistance et de volonté pour aller au bout de l'énigme.

Les choses seront plus difficile quand ses relations avec son jeune collègue prendront un tour plus romantique alors que ses souvenirs reviendront, y compris ceux concernant ses sentiments pour le policier tué dont le fantôme reste près d'elle pour la protéger autant que pour l'aider.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises...

Principale qualité de ce drama : So E-hyun !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 09:00

Les barreaux des cages cultuelles sont aussi larges que des murs.

Je n'ai pas nourri la Bête, c'est l'inverse !

La mémoire est un cimetière.

Nul ne peut m'arrêter, je suis immobile.

Le sapiens n'aura pas de successeur, il aura un remplaçant.

Je me suis trancher l'heaven.

La culpabilité est une drogue censée inhiber les instincts.

Ne pas tester sur l'humain c'est condamner des inutiles pour sauver des superflus.

Le téléphone est notre mémoire alors qu'il ne se souviendra pas de nous.

Une ''valeur'' n'est qu'un barreau de la cage, un mur de la prison, ou du dédale dans lequel il faut avancer.

Le jugement dernier condamnera les dieux.

Dieu est le fils fantôme de la peur et du néant.

Les lunettes du présent faussent la lecture du passé.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 09:00

La Recherche N 498 – Avril 2015

                                Sur la piste du loup

Le chien est le meilleur ami de l'homme, et ce n'est pas moi qui vais dire le contraire. Depuis une décennies la datation des ossements et le séquençage de l'ADN ont changé nos idées sur ses origines en la renvoyant plus loin dans la Préhistoire que précédemment. Informations suggérant que cet animal prit une part déterminante dans l'évolution de l'homme.

L'étude évolutive d'une espèce domestique, ou celle de l'homme, est plus difficile que les autres. Sa proximité fausse l'objectivité et le contexte environnemental manque.

L'éthologie et la neurobiologie ont démontré que Descartes avait tort d'affirmer que les animent sont des machines, qu'ils ne sentent rien et ne pensent pas parce qu'ils ne parlent pas comme nous. Darwin écrivait qu'entre l'homme et les autres espèces, il y a une différence de degré mais non de nature.

Pour le chien la situation paraissait simple mais anthropocentrée, il était une espèce distincte des autres canidés mais on ignorait son ancêtre sauvage qui pouvait être une espèce disparue. Apparue au Néolitique, il y a environ 10 000 ans lorsque les chasseurs-cueilleurs s'étaient sédentarisés pour devenir cultivateurs. Il avait été le premier à vivre avec nous.

Tout cela est remit en question, à l'exception de son statut de premier animal domestique.

La difficulté était de savoir que les restes trouvés étaient ceux d'un chien et non d'un loup. L'amélioration des méthodes de datation et l'intérêt porté à ce problème explique que l'ancienneté du chien a été repoussée à 36 000 ans. Les études ADN démontrent que sa distance génétique avec le loup n'est que de 0,2%. entre le loup et le coyote elle est de 4 %. le chien ne descend pas du coyote ou du chacal, son ancêtre est le loup gris commun, Canis lupus. Il est issu du loup par sélection effectuée par nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs.

 

Pourquoi le chien était-il si utile et pourquoi fut-il sélectionné si longtemps avant les autres animaux domestiques ? Sans doute pour son aide à la chasse ou à la garde du camp. Comme gardien de troupeau cela arriva beaucoup plus tard avec l'élevage. L'homme se mit à chasser comme le loup, en bande, devenant plus efficace, s'attaquant à de plus grosses proies. Cette évolution sélectionné des capacités originales:station debout libérant les mains ; aptitude à la course de fond ; cerveau de plus en plus gros, utilisation d'armes, de techniques de chasse, de piégeage et de cuisson avec la domestication du feu ; aptitude se développant au langage verbal permettant de partager des informations complexes et de se concerter pour coopérer. Nos ancêtres cohabitaient plus facilement avec un canidé dont le comportement ressemblait au sien qu'avec son cousin chimpanzé. Ayant capturé des louveteaux dans leurs tanières il découvrit par hasard un mécanisme comportement nommé, en éthologie, ''imprégnation sociale''. Le louveteau qui ouvre les yeux et grandit au milieu des hommes s'intègre au clan, participe aux chasses, défend les hommes comme des membres de sa meute.

Les complications surviennent quand il devient adulte et veut progresser dans la hiérarchie pour se reproduire. Chez les loups seul le couple alpha y est autorisé. Cela dut favoriser la sélection de spécimens peu agressifs, se reproduisant entre eux pour obtenir, au bout de quelques milliers d'années, des chiens dociles et amicaux. Le loup fut donc infantilisé pour rester immature et accepter la dominance de ses maîtres.

Les chiens primitifs ressemblaient à des huskies sibériens et si c'est ces hautes latitudes que la domestication commença c'est peut-être suite à la glaciation du pléistocène, le froid augmentant la difficulté de la chasse et rendant indispensable un nouveau compagnon faisant office de rabatteur. Explication possible mais sûrement pas unique. Avec le temps des caractères furent sélectionnés mais des qualités furent perdues, comme la vision nocturne, le hurlement ou l'alimentation collective des jeunes. Le volume cervical du chien est aussi plus petit d'un tiers.

Plus tard la raréfaction des troupeaux put pousser les hommes à créer l'élevage, sans chiens pour encadrer de grands troupeaux jamais ceux-ci n'auraient pu s'établir.

Autre impact de la domestication des canidés, les homos sapiens auraient pu profiter de leurs présences et se développer plus vite que les Néandertaliens, pourtant présent en Europe depuis plus longtemps. Deux modes de vies se seraient trouvés en concurrence, le plus adaptés ayant finalement triomphé.

Quand il fallut passer de la chasse, devenue trop efficace, à la culture puis à l'élevage l'apport du chien fut indispensable. Il permet une meilleure exploitation de la nature, jusqu'à ce que celle-ci devienne exagérée, mais là il n'y est pour rien.

 

Je me trouve de plus en plus de raisons d'aimer les chiens, les ''primitifs'' plus que les autres bien sûr.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 09:00

Olympia – Leni Riefenstahl – 1938 – 201 à 220'

Déjà réalisatrice du documentaire Le Triomphe de la volonté (1935), Leni Riefenstahl est l’œil regardant les jeux olympiques de Berlin. Hitler appréciant le travail et l'esthétique de cette cinéaste lui demanda de réaliser un film sur ces Jeux. Riefenstahl exige les moyens nécessaires pour réaliser une œuvre personnelle à la hauteur de sa vision.

Hitler les lui accorde, lui permettant de trouver des angles inédits, de travailler sur les ralentis et d'expérimenter des caméras en mouvement. L'équipe du film comprend plus de 300 personnes dont 40 cameramen. Ces derniers travaillent plusieurs mois avant les débuts des compétitions afin de mettre au point des techniques inédites, comme la caméra catapulte pour les épreuves de saut, ou la mise en place de rails de travelling le long des pistes d'athlétisme. Le budget du film est de 1,8 million de Reichsmarks, entièrement couvert par le régime nazi.

 

« Si vous êtes un idéaliste, vous y verrez de l'idéalisme ; si vous êtes un classique, vous verrez dans ses films une ode au classicisme ; si vous êtes un nazi, vous y verrez du nazisme. »

— Jonas Mekas, 1974

La première partie s'intitule Fête des peuples (Fest der Völker), la seconde, Fête de la beauté (Fest der Schönheit). Le montage prit quinze mois et ne conserva qu'un dixième des mages prises au cours des deux semaines de compétitions. Riefenstahl met en valeur les athlètes usant de la technique de la contre-plongée qui les met en valeur, mettant ses caméras en mouvements, établissant par là-même les bases de la réalisation moderne d'images de sports.

Les Jeux terminés Riefenstahl demanda à quelques compétiteurs de refaire les gestes accomplis lors de la compétition, ainsi put-elle filmer avec des angles de prise de vue impossible à saisir lors des épreuves. Raison pour laquelle certaines séquences semblent se passer dans un stade vide.

Le film sorti en langue allemande, anglaise et française avec quelques différences de traduction. Riefenstahl retoucha son film plusieurs fois après sa sortie, de sorte que différentes versions existent. Il fut présenté le 20 avril 1938, jour de l'anniversaire du Führer. Goebbels, impressionné, ajouta une prime de 100 000 Reichsmarks au salaire de Leni qui s'élevait à 250 000 RMS.

Le film reçoit le Deutschen Filmpreis, le prix suédois Polar-Preis, une médaille d'Or olympique du CIO en 1938, un diplôme olympique en 1948 au Festival de Lausanne, une coupe Mussolini lors du festival de Venise alors que le jury hésitait entre Olympia et Autant en emporte le vent. L'année suivante suite aux actions du régime nazi, Hollywood boycotte les films de Leni Riefenstahl.

Il faudra attendre les années soixante pour que le travail de Riefenstahl soit considéré comme œuvre cinématographique et plus seulement comme un travail de propagande au service de Troisième Reich.

Riefenstahl dans ses mémoire précisa : ''J'ai tourné Olympia comme la célébration de tous les athlètes et le rejet de la théorie de la supériorité de la race aryenne''.

Jesse Owens est présent dans le film, comme l'ensemble des vainqueurs, et même des échecs de la sélection allemande, même si la réalisation se détache des individus pour montrer une vision idéalisée de l'Homme en tant qu'exemple et non comme individu appartenant à tel ou tel groupe.

À titre d'anecdote l'hymne le plus entendu est celui des états-unis, pas celui de l’Allemagne.

En 2005, Time.com classe ce film parmi les 100 meilleurs films de tous les temps.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:00
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:00

La Recherche N 498 – Avril 2015

                        Le réveil de l'obscurantisme

 

Depuis 4 siècles la science s'est libérée des chaînes et entraves que veulent lui imposer les sectateurs d'un dieu, qui pour être soi-disant unique n'en porte pas moins des noms différents.

Galilée et Descartes au XVIIe siècle énoncèrent le postulat d'objectivité, proscrivant dans l'activité scientifique la considération des fins. La science s'oppose au raisonnement finaliste, solution de facilité consistant à renvoyer un problème non résolu, mal posé, inaccessible aux facultés cérébrales de certains, à dieu, créateur de l'ordre de la nature.

Rien ne se perd, la preuve. Les créationnistes cherchent à rabaisser la science au rang de discours hypothétique cherchant parallèlement à ériger une idéologie en science. Ceux-ci refusent que l'activité scientifique interfère avec la question de dieu en ranimant, tel un zombie, l'argument du dessein, résumé ainsi par Voltaire : l'horloge prouve l'horloger.

Rappelons que le créationnisme est une idéologie qui agglomère des tenants de religions diverses venus du monde entier, états-unis, Inde, Arabie saoudite, Belgique...

Profitons-en pour nous pencher sur l'époque qui vit la séparation des discours de la science et de la théologie, et la distinction entre croire et savoir. Aux XVIIe et XVIIIe la science s'est construite sur l'affirmation de son autonomie et son indépendance à l'égard de l'argument du dessin.

À l'âge classique la science se passe difficilement de dieu qui la fonde en renfermant les principes nécessaires à son activité, de son côté la science montre que la nature est bien ordonnée. La théologie se lit dans la nature.

C'est Pascal qui mettra en évidence que les faits scientifiques sont de nature historique, dépendants des expériences et, donc, du progrès technique. Ce que les savants anciens voyaient comme une loi définitive peut être remis en cause et sa fausseté démontrée. Lui succédera le postulat d'objectivité déjà vu, puis la critique du raisonnement finaliste par le chancelier Bacon suivi par Spinoza qui sera exclu de la communauté juive d'Amsterdam le 27 juillet 1756 pour avoir professé que la volonté de dieu est un asile de l’ignorance.

Au XVIIIe les encyclopédistes agiront pour débouter ceux qu'ils appellent les ''causes-finaliers''.

Ernst Mach dans La Mécanique (1904) insiste sur l'idée que le principe d'économie ne peut plus être référé à dieu mais référé à la science-elle-même, conçue comme recherche permanente d'un optimum, cherchant à présenter un maximum d'explications des phénomènes en un minimum de propositions.Leibniz, déjà, soulignait que les sciences progressent en s'abrégeant.

Le science est le produit des principes d'économie et de simplicité qui structurent, fondent et guident l'activité de l'esprit. Poincaré soulignera que s'il est possible de se passer de dieu il ne l'est pas de se passer de métaphysiques.

Pascal, croyant et savant, nous légua les moyens méthodologiques de penser la distinction entre croire et savoir : la croyance repose sur l'autorité et la foi, le savoir repose sur la raison et l'expérience. Aujourd'hui les tenants du dessein intelligent instrumentalisent une fausse science – la doctrine créationniste – pour servir leur propagande. Darwin étant leur cible principale. Ils cherchent à faire croire que la théorie darwinienne est une hypothèse concurrente de la leur. Ils veulent ainsi insinuer le doute chez ceux qui n'ont jamais réfléchi (par incapacité peut-être) philosophiquement aux enjeux et à l'illégitimité de l'argument du dessin et sont prêt à se laisser tenter par la thèse finaliste. Ils veulent supprimer le critère de distinction entre croire et savoir, entre l'idéologie et la science.

Ils visent à faire interdire l'enseignement de l'évolution pour lui substituer leurs dogmes.

La superstition et le fanatisme n'en demandaient pas tant pour prendre également ce visage, il suffit de suivre l'actualité pour lui en voir d'autre ; l'inquisition et ses méthodes remontant du gouffre obscur où elle pourrissait.

Derrière Darwin c'est la liberté d'expression qui est le but à atteindre, puis celle de penser afin de revenir à un monde d'où l'intelligence serait aussi absente que dans le cerveau des intégristes quelle que soit leur étiquette.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:00

Tous ne vont pas mourir mais ceux qui survivront

repenseront souvent à ces heures terrifiantes.

Ainsi je vis encore, dans l'âme, tout au fond,

Que j'ai un jour touché et qu'à jamais je hante.

 

J'ai changé l'avenir de celui qui était

À peine différent d'un singe redoutant

La nuit qui l'entourait et qui l'emprisonnait

Dans une cage obscure au risque omniprésent ;

 

L'ai aidé à grandir, à devenir humain,

Jusqu'à ce que lui-même ait fini par y croire.

Qu'il put me dominer, me tenir dans sa main

Ne change pas les rôles bien qu'il en ait l'espoir.

 

L'Histoire me doit tant, la grande et la petite,

Chaleur, douceur, lumière et tout ces aliments

Devenu comestibles, et les sapiens s'agitent

Dans la grotte inondée de ténèbres oppressants.

 

Qu'en sera-t-il demain, quel sera mon aspect ?

Peu importe après tout, je serai toujours là,

Un péril amical, un bienfaisant danger,

Du bucher affamé à l'âtre romantique.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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