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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 09:00

River of No Return – Otto Preminger – 1954 - 91'

Matthew Calder arrive dans un camp de chercheurs d'or pour retrouver son fils, Mark, garçon de 9 ans,établi là depuis la mort de sa mère et vivant avec Kay, chanteuse de bar de profession.

Calder propose à son fils de changer de vie, de quitter ce lieu dangereux où la fièvre de l'or fait faire n'importe quoi à n'importe qui. Ils vivraient de chasse, de pêche, et de tranquillité.

Ainsi quittent-ils le village pour s'installer loin des orpailleurs.

Justement, Kay et son fiancé, Harry Weston, joueur de son métier, désirent changer de vie, quitter un milieu oppressant pour un cadre plus accueillant. Weston lors d'une partie gagne une mine. Pas de doute, c'est la chance qu'il attendant de devenir riche. Le couple part pour Council City afin d'y faire enregistrer le gain. À cette fin ils construisent un radeau pour descendre la rivière jusqu'à leur destination.

Mais le voyage est difficile, les rapides portent bien leur nom et l'embarcation se disloque, les marins improvisés en perdent le contrôle. Mais la rivière passe près de la ferme où Matthew et son fils se sont installés et ceux-ci parviennent à sauver Kay et son ami. Quand Matt apprend à Harry que continuer le voyage sur l'eau est impossible celui-ci le frappe, l’assomme, lui vole son cheval pour poursuivre son chemin. Kay le laisse partir pour rester à côté de Matt qui est blessé.

Pour rajouter du suspens, les indiens font leur apparition et attaquent la ferme. Sans arme, impossible de la défendre, une seule solution : reprendre ce qui reste du radeau et s'échapper sur l'eau malgré ce que Matt en disait quelques heures plus tôt.

Derrière eux la ferme est incendiée. Matt décide de rejoindre Council City pour retrouver Harry et régler ses comptes avec lui.

Lors d'une étape, alors qu'ils passent la nuit sur la vie, Kay essaie de convaincre Matt que son fiancé n'est pas aussi mauvais qu'il en a l'air. Pendant la discussion Matt avoue avoir été emprisonné pour avoir tué quelqu'un d'une balle dans le dos. Mark qui a entendu, comprend alors pourquoi son père fut si longtemps absent. Son père lui confie qu'il dut s'y résoudre pour sauver la vie d'un ami.

À l'étape suivante les voyageurs rencontrent Dave Colby et Sam Benson, ceux-là même auquel Harry gagna la propriété. Eux aussi poursuivent Harry pour la récupérer aussi tentent-ils d'enlever Kay afin de faire l'échange. Matt intervient, sauve Kay, et fait fuir les deux hommes. Il en profite pour garder un fusil, vu l'environnement ça peut servir. L'occasion se présentera rapidement lors d'une attaque des indiens.

Le voyage n'aura rien d'une croisière de plaisance, pourtant ils arrivent à destination. Matt donne à Kay le temps de discuter avec son fiancé avant que les deux hommes ne s'affrontent. La jeune femme n'est pas assez convaincante puisque Harry sort son arme dès qu'il aperçoit Matt.

Finalement, alors que celui est sur le point de se faire tuer, c'est, Mark qui abat son agresseur d'une balle dans le dos.

Le destin ainsi rapproche le père et le fils.

 

Rivière symbolique d'une vie qui s'écoule, des difficultés à affronter, des vérités à avouer pour finalement comprendre qui l'on est et l'assumer. C'est plus facile à dire qu'à faire. Le charme de Marilyn agit toujours et la présence à l'écran de Robert Mitchum est impressionnante. Ce serait dommage de ne pas embarquer sur le radeau nous aussi. Dans son fauteuil c'est plus confortable !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 09:00

Hozumi – 2013 – Glenat – 1 volume

Fin du XIXe siècle. Théodorus Van Gogh est un célèbre vendeur d'art chez Goupil & Cie. Ses clients : de grands bourgeois, conservateurs, en quête de signatures prestigieuses et valorisantes, persuadés que l'Art n'est accessible qu'à un échelon supérieur de la société, en excluant d'emblée la plèbe ignorante.

Mais Théo recherche et développe aussi de nouveaux talents aux techniques révolutionnaires. Souhaitant détruire le système de l'intérieur, il se sert de sa position pour mettre en avant des artistes peu académiques dont son frère Vincent et Henri Toulouse-Lautrec.

En France, l’œuvre d’Hokusai a eu une grande influence sur les peintres impressionnistes grâce à l’ouvrage La Manga présent dès 1860 dans les ateliers parisiens. Au Japon, Hokusai ressurgit dans les années 1950 dans les mangas, ces BD qui redécouvrent le trait dépouillé et l’économie de moyen dont il s’était fait le chantre... mais qui se retrouvent injustement méprisés en tant qu’“arts dérisoires”. Cependant, quand la jeune génie du manga Hozumi ose réinterpréter à sa manière les mythiques frères Van Gogh, c’est un ouvrage tout aussi iconoclaste que le Déjeuner sur l’herbe qui nous est livré.

Le titre a remporté le très populaire prix “Kono manga ga Sugoï” 2014, un prix décerné par un “jury” composé de plus de 400 professionnels de l’édition et de la librairie.

De nombreux points convergent vers la réalité de l’histoire hors du commun de ces deux frères. Mais Hozumi en profite pour s’amuser un peu avec quelques rebondissements qui viennent pimenter son récit. L’auteure emploie sa créativité en explorant toutes les facettes de l’histoire des Van Gogh. Tout s’imbrique parfaitement, même si certaines péripéties peuvent surprendre.

Le dessin associe finesse et légèreté. Précision et expressivité.

Bref, Les Deux Van Gogh, nous captive en sachant associer une part de fiction avec ce que ces deux frères ont vraiment vécu.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga Japon
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:40

추적자 "The Chaser".

Le détective de la police de Séoul Baek Hong-suk fête tient une réunion avec quelques collègues, ils vont ensemble faire partie des gardes de la présidence pendant un déplacement. Tout va bien et l'avenir semble prometteur.

Cela ne va pas durer. Alors qu'il sourit la sonnerie de son portable retentit. Sa fille, Hye-jin, qui le jour même a fêté ses 17 ans, vient d'avoir un accident. Elle a été renversée par une voiture alors qu'elle traversait la rue sur un passage dit ''protégé''.

À l’hôpital on ne le berce pas d'illusion, la survie de l'adolescente est compromise tant son état est grave. Dans le couloir le policier attend en chantant ''my darling clementine'' pour supporter l'attente.

Contre toute logique, et malgré un arrêt cardiaque, la jeune fille semble se remettre, elle supporte l'opération et semble pouvoir récupérer complètement. C'était sans compter sur les circonstances de l'accident et les auteurs de celui-ci. En effet non seulement le conducteur a heurté la victime mais il lui à roulé dessus ensuite à deux reprises en profitant de l'absence de témoin pour que son acte passe inaperçu. C'est qu'à l'intérieur du véhicule se tiennent la femme d'un homme politique important et son amant, PK Jun, jeune vedette de K-pop. Ni l'un ni l'autre ne veulent d'un scandale qui ruinerait la carrière du mari de l'une, et sa propre vie, et l'avenir de l'autre, ex chanteur de bar qui est prêt à tout pour ne pas retourner à cette activité.

L'épouse ne cache pas à son mari, Kang Dong-yun ce qui s'est passé, ni qu'elle était accompagnée, mais, habitué à ce que celle-ci collectionne les hommes, il ne s'en émeut pas. Tous souhaitent que l'enfant meure, aussi quand ils apprennent que ça ne sera pas le cas, qu'elle va mieux, pouvoir parler, raconter ce qui lui est arrivé. Pas question pour Kang, à quelques heures d'annoncer sa candidature à la présidence de la République Coréenne, de courir ce risque. Une seule chose reste à faire : éliminer la blessée.

L'argent et le pouvoir peuvent tout acheter, ici ce sera un médecin, ami de Baek Hong-suk qui sera grassement rémunéré pour injecter un produit toxique à la fille de celui-ci qui va voir mourir sa fille lors d'une crise provoquée par le poison.

Policier et père il ne comprend pas ce qui est arrivé mais va vouloir en savoir plus. Va commencer pour lui un long combat contre des adversaires déterminés, puissant, manipulant les représentants de la justice, fabriquant des preuves, en faisant disparaître, payant quand c'est nécessaire, menaçant quand il le faut, intimidant dans tous les cas. Baek, écœuré, surgira alors que PK Jun va être acquitté alors que l'enquête qui le mettait en cause aurait due mener à sa condamnation.

Alors qu'il n'était pas au volant au moment du choc, mais l'argent qu'il touchera l'incite à se dénoncer, d'autant que s'il ne conduisait pas quand l'accident eut lieu il prit le volant ensuite pour écraser volontairement la victime.

Son arme à la main le policier menace PK pour qu'il avoue tout, se battra avec lui, jusqu'à ce qu'un coup de feu, accidentel, ne viennent mettre un terme à la vie de la pseudo vedette sous le regard effaré de ses fans.

Heureusement Hong-suk n'est pas seul, deux de ses collègues le soutiennent, un procureur essaie de faire éclater la vérité mais se heurte au mur de la corruption, ainsi qu'un autre amis, repris de justice. Sans oublier une jeune journaliste émue par l'affaire avant d'apprendre que les responsables sont sa propre sœur et le mari de celle-ci.

Une longue course va s'engager, ponctuée de trahisons dans chaque camp, de déceptions, de magouilles diverses et variées. Tous, et toutes, n'ayant pas les mêmes intérêts, ni les mêmes ambitions. Baek fera montre d'une résistance hors du commun mais le souvenir de sa fille le tient et le pousse d'autant que son épouse après avoir perdu l'esprit s'est jetée dans le vide.

The Chaser (drama)

Un drama sombre dessinant un triste portrait d'une société sans doute moins corrompue que cela. Mais il ne s'agit pas d'un reportage alors peu importe la vraisemblance. L'action prime, elle ne manque pas, un rythme soutenu par une belle distribution portée, une fois n'est pas coutume, par un acteur, Lee Hye-in, qui n'a rien d'un séducteur, affiche sa quarantaine et sa banalité mais cela lui donne une crédibilité bien plus grande.

16 épisodes qui passent si vite... Comment ne pas être ému par Baek, parfois chasseur, souvent chassé, mais toujours animé de la même volonté.

Le compte à rebours est commencé, il faut éviter que Kang pénètre dans la Maison Bleue, une fois président plus rien ne sera possible contre lui.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 09:00
Une douche ?
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 09:09

C'est une sensation rarement éprouvée,

De se croire immortel, froideur du minéral,

Confiant dans le néant, l'absence de pensée,

S'ignorer existant au sein du sidéral.

 

J'étais si bien alors, dénué de conscience,

Dans l'ailleurs infini, sans crainte ni espoir ;

Quel sort intervint-il, m'arrachant de l'absence

Pour me faire avancer jusqu'au travers du soir ?

 

J'ai des millions de sœurs disant le souvenir

De ce temps si lointain précédant l'animal,

La vie n'existait pas, ni le mieux, ni le pire,

Seulement le présent, ignorant bien et mal.

 

Un regard a suffit pour que je réalise,

M'imaginant vivant sans l'être en vérité,

Rêveur emprisonné, croyant dans son église,

Il aura lézardé les mensonges hérités.

 

Pourtant rien n'a changé, je reste dans ma geôle,

Ayant ainsi appris l'absence de serrure,

Je ne peux modifier ni le script ni mon rôle,

Pleurer m'est interdit je suis une sculpture.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:04

Gilles Paquet-Brenner – 2015 – d'après le roman de Gillian Flynn

La vie est difficile pour Patty Day, s'occuper de la ferme et de ses enfants est épuisant d'autant que les rentrées d'argent sont maigres et l'endettement important. Mais ses problèmes ne vont pas durer...

Libby est la fille de Patty et pour tout dire, la dernière survivante de la fratrie, la seule qui ait échappé au massacre de sa famille dont son frère aurait été responsable. Il y a 28 ans elle avait émue l’Amérique, était devenue une vraie vedette, et avait reçu beaucoup de courrier, dans la plupart des lettres il y avait un chèque pour faire face aux difficultés à venir. Celles-ci vinrent effectivement mais Libby avait les moyens, financiers, de les surmonter. Mais le temps passe, l'argent se dépense, même celui du livre qu'elle signa, sans l'avoir écrit mais c'est l'habitude dans ce genre d'affaire. Elle n'a jamais travaillé de sa vie et réside dans l'appartement de sa tante depuis le drame. Dans l'obscurité et les cartons qui contiennent autant qu'ils enferment, le passé qu'elle veut oublier.

Pourtant il lui faut vivre, gagner de l'argent, aussi la proposition du Kill Club, association d'amateur de crimes attire-t-il son attention, non qu'elle aime ces manifestations mais c'est pour elle l'occasion de gagner quelques dollars, assez pour récupérer sa voiture par exemple.

L'invitation acceptée elle s'y rend. L'ambiance n'est pas du meilleur goût, les fans de crimes aiment à se déguiser, à reconstituer telle ou telle affaire qui défraya la chronique judiciaire. La sienne en fait bien sûr partie et dans ce, petit, milieu, elle fait office de vedette. Elle veut s'en aller mais son hôte la retient, la convainc de gagner le dernier étage, les habitués qui se trouvent là sont différent, eux aussi sont fascinés par les meurtres mais surtout par les cas non résolus sur lesquels ils se penchent, réexaminant le dossier, les preuves, les indices, bref, tout ce dont ils disposent, parvenant même à conclure des enquêtes que la police avait mises de côtés. Là elle apprend le véritable but de l'invitation. Dans le cadre de restrictions budgétaires des pièces à convictions vont être détruites, il faut bien faire de la place. En particulier celle de son affaire qui mettent en cause son frère, bien qu'il n'y ait eut pour formellement accuser celui-ci que le témoignage de Libby et aucune véritable preuve. Le temps est compté et si Libby veut gagner de l'argent il faut qu'elle y mette du sien, en commençant par aller voir son frère. Ce qu'elle ne fit jamais en 28 ans !

Ainsi s'entremêlent deux époques, le présent et les efforts de Libby pour savoir, pour comprendre, pour oser, et le passé. L'enquête menée, bâclée devrait-on dire, par les policiers. Le coupable était tout trouvé, un jeune homme perturbé, dangereux, sataniste et amateur de hard-rock, à l'époque c'était la même chose, et soupçonné d'actes pédophiles. Les détectives n'avaient pas demandé à la survivante ce qu'elle avait vu mais si c'était bien son frère ? Répondre positivement est le meilleur moyen de faire cesser les interrogations. Elle n'a pas envie de se replonger dans ce cauchemar. Ce qu'elle devra pourtant faire puisqu'elle n'en est jamais sortie.

Mais que s'est-il réellement passé ? Poser des questions c'est risquer de trouver des réponses, c'est se confronter, pour Libby, à ses mensonges qu'elle voulut croire vrais, c'est fouiller dans sa mémoire, retrouver les un(e)s et les autres, jusqu'à une vérité qu'elle ne pouvait pas soupçonner. Mais qui l'aurait pu ?

Bien sûr je ne vais pas vous en dire plus, ce serait gâché votre plaisir. Le scénario est bien trouvé et la réalisation évite l'excès de gore pour se recentrer sur les personnes, leurs émotions, leurs motivations, l'engrenage des événements qui les emporte avant de les broyer. Action et psychologie, avec à l'origine la même autrice que pour Gone Girl.

 

Cerises sur le gâteau, les présences de Charlize Theron et Chloë Grace Moretz... Parfois la Belle EST la Bête !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 09:00

 피노키오 Pinokio – Park Hye-ryun - 2014/2015 – 20 épisodes

En 2000. Ki Ha-myung mène la vie insouciante d'un enfant de son âge entre ses parents et son frère, Jae Myung. Tout est remis en cause lors d'un incendie sur lequel intervient son père et dans lequel il trouve la mort avec plusieurs de ses hommes. Du moins est-ce l'idée première, laquelle se trouve remise en question puisque son corps n'est pas retrouvé. Il est soupçonné d'avoir fait une erreur, une mauvaise interprétation des risques et donc d'être responsable du drame et de s'être échappé. Pour les médias il est le parfait bouc émissaire et la journaliste Song Cha-ok, prête à tout, sauf à respecter la vérité, pour avoir un scoop et maintenir son audience. Elle affirme que Ho-sang n'est pas mort et se cache.

La famille de Ki n'y survivra pas, sa mère d'abord qui se suicidera à cause des soupçons, des regards, des médias qui ont montré son époux en coupable, son frère même d'avec lequel il est séparé ensuite. Lui-même finit par détester les journalistes, il change de nom, devient Dal-po, et se retrouve adopté par le père de l'ex-mari de Cha-ok et élevé en compagnie de la fille de celle-ci, Choi In-ha.

Il devient chauffeur de taxi mais ses sentiments pour In-ha l’amèneront à suivre celle-ci qui désire devenir reporter. Petit problème, elle souffre du syndrome de Pinocchio, lequel lui provoque une crise de hoquet quand elle ment, ce qui pour une journaliste semble un handicap.

Et dans sa vie également.

Ensemble ils vont donc être recrutée par des chaines concurrentes où ils vont devoir faire leurs preuves. Lui malgré son ressentiment pour les gens qui exercent ce métier, lui malgré la présence de sa mère devenue la présentatrice vedette. Le premier pourtant n'oublie pas son but, comprendre ce qui est arrivé à son père et faire éclater la vérité sur les mensonges des médias. Dans son apprentissage il va se trouver en compagnie de ceux qui travaillèrent sur l'accident qui vit la disparition de son père.

Rien ne va se passer facilement, de plus avoir été élevé comme frère et sœur, bien que n'ayant pas le même sang, fait que Dal-po et In-ha vont connaître des difficultés pour affirmer leurs sentiments. La vérité n'est jamais facile à trouver et Dal-po va le découvrir, au passage il retrouvera son frère, qui lui aussi connut la même ambition, menant son enquête avant de passer à l'action. Chacun étant membre d'un média différent ils vont s'affronter souvent sur les mêmes sujets avec pour ambition d'aller plus loin dans l'exposition des faits que ses concurrents.

Que s'est-il passé lors de cet incendie, Dal-po et In-ha vont-ils pouvoir affirmer leurs sentiments et réussir dans leur métier ?

Chassé croisé amoureux, ambitions, rivalités, mensonges et coups de théâtres, tout est dans ce drama dominé par la présence de Park Shin-hye, malgré le hoquet !

 

Quel dommage que ce syndrome n'existe pas, imaginez les discours de nos politiciens...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 09:00

Anatole Litvak – 1956 – 105'

à Paris en 1928 les Russes blancs ayant quittés la Russie après la révolution rêvent de récupérer la fortune du tsar Nicolas II bloquée depuis l'exécution de la famille régnante par les bolcheviks. Ils sont menés par le général Bounine avec pour principaux lieutenants Chernov et Petrovin.

Depuis quelques temps des rumeurs circulent : la plus jeune des filles du Tsar, la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna aurait échappée au massacre et se cacherait sous un faux nom. C'est la solution qu'il cherchaient et décident de trouver une jeune fille assez proche des descriptions de la princesse pour jouer son rôle et récupérer l'argent.

Le hasard faisant bien les choses, le jour de la Pâque russe ils aperçoivent une inconnue manifestement sur le point de se suicider en sautant dans la Seine. Elle n'est pas vraiment le sosie recherchée mais elle pourrait correspondre, après dix ans et des épreuves difficiles il est normal qu'une jeune fille ait changée physiquement. Celle-ci se nomme en réalité Anna Koreff, elle hésite, la proposition qui lui est faite étant des plus surprenantes. Elle finit néanmoins par accepter. Il lui faut alors apprendre à devenir l'autre, ses souvenirs, son comportement, à reproduire l'éducation qui fut celle de la véritable héritière.

Beaucoup de travail mais Anna finit par se prendre au jeu, il ne lui reste qu'à être présentée au membres de la famille impériale russe survivants, qui se trouvent dans la capitale française. L'épreuve est réussie, pour passer au niveau supérieur il va falloir rencontrer l'impératrice qui elle vit à Copenhague. Celle-ci est dubitative devant celle qui se présente comme sa petite fille mais finit par la reconnaître, peut-être parce que son souhait est que celle-ci soit encore vivante.

Plus tard elle prépare une grande soirée pour annoncer les fiançailles d'Anastasia avec le Prince Paul.

Tout s'annonce bien, trop bien, le général Bounine est tombé amoureux de la pseudo Anastasia qui lui rend ses sentiments. Ils n'ont d'autre solution que de prendre la fuite.

La réalisation de Litvak est majestueuse, à la hauteur du sujet, l'interprétation du couple Ingrid Bergman, Yul Brynner, parfaitement crédible. La première obtiendra son second Oscar pour ce double rôle. L'histoire elle-même a perdu de son intérêt, nous savons qu'il n'y eut pas de survivante à Екатеринбу́рг, que celle qui le prétendit, Anna Anderson, était une usurpatrice, l'ADN ne laisse rien au hasard et s'attaque à l'imaginaire. Qu'importe, le cinéma n'a que faire de la réalité, faisons semblant d'y croire. Ingrid aurait mérité d'être tsarine.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 09:00

Marc Agapit - Collection Angoisse – No 40 – 1958

 

une femme marche depuis quinze minutes dans l'avenue d'une grande ville dont elle ne sait pas le nom, ce n'est pas grave puisqu'elle ne sait pas non plus comment il s'appelle, d'où il vient ni où il va. Sa mémoire se limite au quart d'heure précédent mais n'est pas vide pour autant, elle comprend ce que les passants disent et lit les devantures des magasins. Elle a comprit, elle souffre d'amnésie. Peut-être l'agent de police réglant la circulation pourra-t-il l'aider mais celui-ci, au moyen de son bâton, lui indique l'autre côté de la rue.

Elle traverse et vois une vitrine garnie d'un store couleur cerise, avec, au-dessus, les mots : AGENCE T.C. Écrits en majuscules jaunes. Pensant qu'il peut s'agir d'une agence de renseignements elle tourne le bac de cane et entre.

- Vous faites des filatures, des recherches, demande-t-elle.

Une réponse positive lui étant apportée elle expose sa requête : elle voudrait savoir qui elle est. Ne pouvant remplir de fiche, elle signe au moyen de ses empreintes la fiche d'inscription puis raconte ce dont elle se souvient, les dernières quinze minutes. La remarque de son vis à vis la fait constater qu'elle dispose d'un sac à main auquel elle n'avait pas prit garde jusqu'alors. Dans celui-ci elle découvre diverses choses dont une clef et un miroir, l'occasion de se regarder.

Et de ne pas se reconnaître.

L'homme qui l'a reçut la fait entrer dans une autre pièce, genre salle d'attentes, où d'autres personnes sont assises. Elle en profite pour demander ce que signifient les lettres T.C. Et reçoit diverses réponses ; Tous Crimes, Toutes combines, Toutes Causes...

Régulièrement une dame ouvre une porte, cite un nom, quelqu'un se lève puis sort. Pour elle la dame ne dit que ''Vous, là-bas !''

Elle est conduite dans une cave, murs nus et humides, plafond voûté, meublée d'une table couverte d'un tapis noir, éclairée par une bougie. Un homme lui explique que ses empreintes ont révélées qu'au commissariat elle fit la demande d'un passeport qu'elle n'a pas réclamé sur lequel figure son nom et son adresse. Un taxi va venir la chercher et la conduire chez elle, en banlieue, dans la campagne. Le maire de la localité la connait.

En remerciant de la rapidité et l'efficacité de l'enquête, elle s'entend répondre que la devise de l'agence est : travail-célérité. À l'énoncé de sa ville de résidence un souvenir semble lui revenir mais trop brièvement.

AGENCE TOUS CRIMES

Comme prévu elle prend un taxi puis un bus. Après un quart d'heure le conducteur lui dit qu'elle est arrivé. Heureusement puisqu'elle n'a rien reconnu du trajet comme de la place où elle débarque. Mais elle ne trouve pas l'adresse indiquée sur son papier. Elle demande donc à une femme qui semble l'avoir reconnue de l'accompagner. Celle-ci accepte d'autant plus facilement qu'elle fait le ménage chez elle. Les deux femmes arrivent à destination, une maison isolée sur le bord de la route. À nouveau une image traverse son esprit sans qu'elle ait le temps de la reconnaître. Elles entrent, l'autre va faire du café, ça lui fera du bien. L'ayant interrogé l'autre personne lui dit s'appeler Marie Trégnier, pour s'expliquer elle avoue avoir perdu la mémoire et ne connaître son nom, Jacqueline Vermot, que parce qu'il est noté sur le papier. Elle continue son interrogatoire pour apprendre qu'elle fut institutrice, à l'école des filles, et est à la retraite. Tout le monde semble l'apprécier.

Marie s'en va, Jacqueline reste seule dans une maison inconnue avec les portraits de parents qui ne lui disent rien et d'un neveu tout aussi étranger.

Le Jardin n'est pas plus évocateur mais une femme l'appelle de l'allée du cimetière qui lui fait face. L'étrange est que celle-ci ressemble à sa mère. Ce n'est pas tout, son neveu est là aussi ! Quand on frappe ! Des voisines, conduites par Marie Trégnier sont là qui viennent satisfaire leur curiosité autant que prendre de ses nouvelles. Quand Jacqueline leur dit qu'elle doit d'abord prendre le martinet pour que sa mère corrige son neveu. L'effet est immédiat, Marie se signe en affirmant que sa mère est morte et son neveu au loin et trop âgé pour encore subir cette punition.

Jacqueline est stupéfaite, elle fonce à l'étage, fouille la maison, mais celle-ci est vide.

Elle pousse un hurlement prolongé et s'affale sur le plancher.

 

Au réveil elle se retrouve dans son lit, Marie l'a soigné et le médecin l'interroge. Elle raconte donc à nouveau ce qui lui est arrivé, l'amnésie, la vision de sa mère... Un mois se passe, elle se remet doucement. Discutant avec Marie elle apprend que son neveu ne portait ce titre que par commodité, en fait il était l'enfant d'amis de son père, tous deux paralysés et ne pouvant élever Denis.

 

Retrouvant la capacité de marcher, elle visite la maison, au grenier, dans un vieux bahut plein de hardes et de jouets démantibulés, elle découvre une liasse de feuillets écrits de sa main et intitulé :

JOURNAL DE MA VIE

par Jacqueline Vermot

Exactement ce dont elle avait besoin pour connaître son passé !

 

Tout commence par la relation de l'arrivée de Denis à la maison, et le portrait qu'en fait sa propre mère n'a rien de plaisant : un vrai démon ! Et le journal continue sur la vie avec ce petit monstre et les coups qu'il faut lui donner pour le calmer, jusqu'à manquer le noyer.

 

Pendant sa lecture un rire éclate derrière elle, un jeune homme lui fait face qui l'appelle tantine et affirme rentrer de voyage... Jacqueline est sous le charme de ce jeune homme à la tête de dieu grec. Il lui raconte le plaisir qu'elle prenait à le battre, à le voir nu, troublée et honteuse. Il reconnaît avoir causé la mort de sa mère, qu'ensuite il est allé en maison de redressement puis a fait des études de dessin avec la rente donnée par ses parents, puis, à la mort de ceux-ci, avec l'héritage, les fêtes qu'il fit. Tout est là, dans le journal, si elle ne le croit pas elle peut lire ses propres phrases.

 

Quand elle veut se jeter dans ses bras elle ne rencontre qu le vide et tombe sur le sol où elle sombre dans l'inconscience.

 

Nous n'en sommes là qu'à un tiers du roman. Rassurez-vous pourtant, Jacqueline saura pourquoi elle a perdu la mémoire...

J'espère vous avoir donné envie de connaître la suite, quand à demander les services de l'AGENCE T.C. soyez circonspect !

 

La collection Angoisse est mythique chez les amateurs de fantastique et Marc Agapit fut un de ses meilleurs auteurs et relire cette histoire, sa première, quelques années après sa découverte fut une expérience si agréable que je compte la répéter avec quelques autres pépites de cette série du Fleuve Noir. Le style n'a pas vieilli même si l'histoire est loin de celles que l'on découvre aujourd'hui, une plongée dans le temps nostalgique et plaisante.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:30
Comme est mort...
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Publié par Lee Rony - dans Divers
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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