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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 07:56
Nuit romaine
Nuit romaine
Nuit romaine
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:00

Monkey Business – Norman Z. McLeod – 1931 – 77'

 

Les quatre frères Stonawaye embarquent, clandestinement sur un luxueux bateau de croisière dissimulés dans des tonneaux. Malheureusement ils ne passent pas inaperçus, normal, ils aiment chanter, faire du bruit, attirer l'attention, pas de surprise donc s'ils finissent par être signalés au capitaine qui donne l'ordre de les trouver, de les attraper, de les capturer pour les débarquer lors de la prochaine escale.

Ce projet est ambitieux et n'a aucune chance d'aboutir bien sûr. Groucho et Chico ne trouvent rien de mieux que de s'installer dans la cabine du capitaine, normal, c'est la meilleure. Ce qui n'empêchera pas le premier de tenter de séduire la petite amie d'un dangereux gangster, Briggs, au service duquel il se met, pour se sortir d'une situation périlleuse. De leur côté Chico et Harpo se voient recrutés par un rival de Briggs.

Les quiproquos vont se succéder sous les yeux des passagers qui se demandent ce qui se passent, et des spectateurs qui essaient de suivre l'enchaînement de gags, sketchs et autres imitations, par exemple celle de Maurice Chevalier par un quatuor qui associe accent français et canotier.

 

Ce film, comme les autres des Marx Brothers, est court à résumer parce que l'important est sur l'écran plus que dans le scénario qui n'est qu'un prétexte, qu'une piste sur laquelle il faut entrer pour chanter et danser avec Groucho et les autres.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 08:00

Que n'ai-je tes poils blancs, ta fourrure impeccable,

Sur laquelle le vent glisse, s'amuse et la caresse,

Comme une couverture d'une douce couleur sable,

Isolant du dehors, du temps comme du stress.

 

Est-il enfin venu le temps de m'endormir,

De baisser les paupières et d'oublier le temps ?

Le froid est apaisant, Calmera-t-il le pire

Me donnant l'impression que tout est comme avant ?

 

Être là, m'allonger, enfin, tout près de toi,

Partager ta chaleur, et ta respiration,

Retrouver cette odeur de mon tout premier mois,

Accepter qui je suis, consumer l'illusion.

 

Pour beaucoup ces pensées sont un lien maléfique

Qu'il me plait de tisser pour éviter la vie.

Je suis heureux ainsi, le présent m'est toxique,

Il ne m'apporte rien, ni crainte ni envie.

 

Quand reviendront le froid, la neige et puis le vent,

Je pourrais ressortir, retrouver ces amis

Qu'ensemble nous aimions pour oublier le temps.

Revenir ? À quoi bon, je n'ai plus rien ici !

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 08:00

Il ne faut pas se mettre en colère contre les choses: cela ne leur fait absolument rien. 

Les jouissances de l'esprit sont faites pour calmer les orages du cœur.

La poésie doit être le miroir terrestre de la Divinité, et réfléchir, par les couleurs, les sons et les rythmes, toutes les beautés de l’univers.

J'avais appris la vie dans les poètes ; elle n'est pas ainsi ; il y a quelque chose d'aride dans la réalité, que l'on s'efforce en vain de changer.

Et l'on oublie que les désirs repoussés des jeunes gens, deviendront les regrets éternels des vieillards.

Les femmes aiment la peine, pourvu qu'elle soit bien romanesque.

L'amour du plaisir vaut encore mieux qu'un égoïsme aride.

Le mérite des Allemands, c'est de bien remplir le temps ; le talent des français, c'est de le faire oublier.

Le génie est presque toujours plein de bonté. La méchanceté vient non pas de ce qu'on a trop d'esprit, mais de ce qu'on n'en a pas assez [...] si l'on se croyait assuré de l'emporter sur les autres par ses talents naturels, on ne chercherait pas à niveler le parterre sur lequel on veut dominer.

Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées, elles aiment à persuader que le monde n'a fait que perdre au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes.

La gloire elle-même ne saurait être pour une femme qu'un deuil éclatant du bonheur.

L'éducation de la vie déprave les hommes légers et perfectionne ceux qui réfléchissent.

La Première condition pour écrire, C'est une manière de sentir vive et forte.

Quand le malheur est irrévocable l'âme retrouve une sorte de sang froid qui permet de penser sans cesser de souffrir.

C'est mon sort d'aimer mieux qu'on ne m'aime.

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 07:51

 딴따라 -  Hong Sung-Chang - 2016 – 18 épisodes

On le sait, le milieu des médias est concurrentiel, c'est-à-dire que chacun est prêt à tout pour assurer son succès où celui de ses produits artistes. Comme de convaincre un photographe de ne pas diffuser certains clichés... Il suffit de savoir combien donner ! Shin Suk-ho a un poste important mais il veut voler de ses propres ailes, quitter son employeur, monter sa boîte, avoir du succès.

Jo Ha-Nul passe au tribunal pour agression sexuelle contre Lee Ji-young, bien qu'il affirme avoir seulement voulu aider il se retrouve promis à liberté conditionnelle. Contre toute attente il demande à être condamné selon l'article 10, donc à se retrouver dans un centre de détention juvénile. Une demande qui est une première pour le juge, mais Jo sait qu'il est déjà considéré comme un criminel, sa sœur, Geu-rin, est la seule à l'aider, à croire en lui.

Shin peaufine son projet, avec M. Kim, pour hacker des milliers de téléphone et les forcer à écouter certaines chansons dès qu'ils entrent dans une zone wifi. Il lui reste à finaliser son projet, et à partir avec les Jackson, le groupe le plus important du moment. En attendant il doit traiter avec les égos des uns et des autres, le plus souvent avec des promesses, parfois avec des menaces, toujours avec de l'argent.

Ça ne marche pas toujours, comme ce compositeur, dont le nom avait été remplacé, et qui préfère le suicide. La soirée pourtant se passait bien quand Suk-ho est averti, il prend sa voiture malgré qu'il ait déjà trop bu. Mauvaise idée, a fortiori quand il pleut. Il ne peut éviter de heurter un autre véhicule.

L'autre victime de l’accident, peu gravement blessé pourtant, ne veut pas d'accord, il est bien payé pour ça. Shin est donc mis en prison, il ne peut gérer ses affaires et Jackson signe un nouveau contrat avec sa maison de disque.

Suk-ho voit son ambition disparaître. S'il croyait avoir des amis il découvre qu'il n'avait que des relations, d'intérêt, des complices qui n'attendaient qu'un chèque plus gros pour le laisser tomber.

Média et mafia se ressemblent. Qui est le pire ?

Il lui reste un ami à Busan qui pourrait lui prêter de l'argent pour rebondir mais qui se joue de lui pour régler un vieux compte. Le plat est froid, il n'en a que plus de goût.

Jo Ha-nul se promène sur la rive du fleuve Han, il se souvient quand il affirmait vouloir faire de la musique. Chose que son père, soutenu par sa mère, refuse absolument. Son frère aîné n'est-il pas mort à cause de cette même aspiration ?

Le destin est malicieux qui va rapprocher ces deux hommes, quand Shin entend une chanson en provenance d'une école de musique d'où sort Jo qui vient d'affirmer qu'il ne changera plus jamais. Il n'empêche que Shin va demander qui l'interprétait, et apprendre que ce chanteur laisse tomber sa carrière.

Pas question de renoncer pour autant. Il récupère le numéro de Geu-rin, sœur du chanteur, qui ne le prend pas au sérieux, et tente de rencontrer Jo Ha-nul. Son école semble une bonne idée. Mais le voir se faire humilier, sans réagir, le trouble. Il le suit, l'observe, tente de le comprendre.

Et arrive juste à temps pour le dissuader de sauter dans le vide, avant de lui affirmer qu'il veut sortir son album, et qu'il est prêt à mettre sa vie en jeu pour cela.

Ha-nul accepte, à condition d'être dans un groupe.

Ne manque que l'approbation de sa tutrice, Gue-rin. Laquelle est méfiante. En plus d'être très jolie.

Un groupe implique plusieurs personnes, un chanteur ne suffit pas. Justement Shin rencontre Kyle, un jeune guitariste pauvre mais talentueux, exactement ce qu'il lui faut.

Mais Geu-rin est tenace, elle se rend dans la maison de disque où travaille(rait) Shin, et apprend la vérité. Sa méfiance en est décuplé et son accord compromis.

Mais Ha-nul est motivé, son choix est fait, ses parents sont déjà morts, tout le monde se méfie de lui, sauf sa sœur, pourquoi ne pas faire un pari où il n'a pas grand chose à perdre ?

Les problèmes vont s'accumuler, à commencer par le frère du compositeur qui s'est suicidé. Comment ne pas vouloir renoncer ?

Un drama comme on l'aime, rebondissements et drames, échecs et espoirs, amour et trahisons.

Parfait !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:37

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Le grand bond en avant !

(Maxime DEREX)

Il y a 50 000 ans les moyens techniques de nos ancêtres se sont complexifiés. Pourquoi ? L'amélioration de l'intelligence n'explique pas tout. L'apprentissage social et la taille des populations furent essentiels.

Comment un primate tropical put-il coloniser la Terre en un laps de temps si court à l'échelle de l'évolution biologique ? Pourquoi a-t-il tant de compétences quand ses plus proches ancêtres en sont à collecter des termites avec un bâton ?

La révolution technique fut entamée il y a 50 000 ans !

L'homo sapiens avaient 150 000 ans, il cohabitait avec Homo erectus et Neandertal, produisait des outils mais rien qui traduise une inventivité exceptionnelle. Soudain ils se mirent à façonner des outils de pierre spécialisés, finalement travaillés, des outils à base d'os, à exploiter les ressources marines... ses innovations en peu de temps furent nombreuses. Une révolution technique décisive qui lui permet d'assurer la survie d'un plus grand nombre d'individus, sa population crût, envahissant de nouveaux environnement, entraînant l’extinction de la mégafaune du Pléistocène supérieur et de ses cousins humains.

Biologistes, psychologues, archéologues et primatologues tentent de comprendre comment cela put arriver. L'intelligence semble l'explication logique, les anthropologues évoquèrent des comportements apparus suite à un changement génétique améliorant notre fonctionnement cognitif qui nous aurait permis de solutionner des problèmes insurmontables auparavant.

Trop facile ! L'humain moyen est probablement plus intelligent que le chimpanzé moyen mais cela n'explique pas le succès écologique de notre espèce. Il suffit de noter les aptitudes à la survie de groupes humains soudainement livrés à des conditions hostiles et inhabituelles pour constater combien le ''sapiens'' est incapable de survivre s'il ne possède pas les informations nécessaires à son adaptation.

La solution pourrait être illustrée par une métaphore attribuée à Bernard de Chartres ''Nous sommes des nains sur des épaules de géants. Nous voyons mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque''. Formule illustrant la dimension cumulative des savoirs et techniques. Un outil complexe résulte de l'accumulation de changements mineurs.

La culture cumulative explique le succès de notre espèce, elle est possible par la transmission d'un individu à un autre, par l'observation, facteur par le biais duquel l'information passe d'une génération à l'autre. Qualité que possèdent d'autres animaux, avec moins d'efficacité toutefois. Notre capacité à acquérir une technique par l'observation est plus rapide, plus précise et plus systématique chez nous que chez nos cousins chimpanzés. Un phénomène de ''pédagogie naturelle'' put apparaître et contribuer à cette transmission. Des études ont révélé que les enfants humains cherchent à favoriser l'apprentissage de leurs semblables.

L'information peut aussi être transmise oralement mais rien ne nous dit quelles sont les origines du langage. Celui-ci aurait pu apparaître conséquemment à la culture cumulative.

Celle-ci pourtant ne peut tout expliquer, d'autres facteurs seraient impliqués dans l'émergence ou la disparition de pratiques culturelles complexes...

Une étonnante découverte se fit en Tasmanie, ses habitants étaient la population au répertoire technologique le plus simple, moindre que celui des Australiens vivant à 200 kilomètres, et même que celui de leurs propres ancêtres. Leur isolement peut expliquer cette régression et démontrer l'importance de la taille d'une population. Une innovation aura plus de chance de perdurer si de nombreuses personnes l'observent et tentent de la reproduire.

Les études montrent le lien entre l'évolution du matériel culturel et la taille des populations. Lequel est la cause de l'autre reste à démontrer, sans oublier des circonstances favorables à ces progrès. Une évolution climatique par exemple, de meilleurs échanges avec d'autres groupes facilitant la transmission du savoir...

L'avantage de la culture cumulative est qu'une innovation renforce les facteurs de son évolution, l'imprimerie permit la conservation et la diffusion du savoir, Internet joue un rôle identique, les réseaux sociaux permettent la création de groupes dont les individus sont éloignés les uns des autres.

Plusieurs sciences travaillent de concert pour comprendre ce qui favorisa la domination des sapiens, le scénario complet reste à écrire. Les secrets de notre histoire évolutive ne le resteront plus longtemps.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:36
L'ANNONCIATION (Dijon)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:24

Quel est ce souffle ancien qui vint à mon oreille

Murmurer en souriant des mots insaisissables ?

Était-ce le premier cri, quand l'univers s'éveille,

Que surgissent pensées et vient l'inéluctable ?

 

La naissance est ainsi, mille opportunités

Se présentent à chacun, autant de portes ouvertes,

Qui se fermeront vite, car la médiocrité

Définira l'humain, du début à sa perte.

 

Combien de fois déjà ai-je eu cette impression

D'un destin dépassant celui de tous les autres,

De ma capacité à vaincre la pression

Pour décrypter ces mots, prophète autant qu'apôtre ?

 

Mais c'est une illusion ! Qui comprendrait cela

Sentirait son cerveau soumis à un courant

Si impérieux qu'il ne le supporterait pas,

Et se verrait grillé définitivement.

 

Le mien est trop lésé, il est temps qu'il s'arrête,

Que cessent rêves et délires, constructions chimérique.

J'ai envie de dormir ! Une dernière fête,

La Vodka, les cachets,un couple romantique. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:35

Duck Soup - Leo McCarey – 1933 – 70'

Madame Teasdale est riche, très riche, et use du pouvoir que lui donne son argent pour que son amie Rufus T. Firefly devienne le dirigeant de Freedonia, petit pays dont les dettes sont immenses et qui est menacé par son voisin, le Sylvania qui guette l'opportunité de l'envahir et de l'annexer. D'ailleurs son ambassadeur, Trentino, fait ce qu'il peut pour séduire Madame Teasdale et la faire changer d'avis, en même temps qu'il fomente un coup d'état en cherchant à compromettre Firefly avec l'aide de ses espions, Chicolini et Pinky.

Ceux-ci malgré leurs efforts ne trouvent rien sur leur cible, aussi décident-ils d'intégrer le gouvernement. Le premier devient donc ministre de la guerre, Firefly l'ayant vu vendre des cacahuètes par la fenêtre fut convaincu de ses compétences. Ce qui n'empêche pas le secrétaire du nouveau président, bob Roland, de soupçonner Trentino et de suggérer à son employeur de l'éloigner. Il lui suggère l'insulte pour que Trentino perde son calme et fasse l'erreur qui justifiera son éviction.

C’est l’inverse qui arrive. Firefly gifle le représentant du Sylvania, provoquant ainsi un incident diplomatique qui va amener les deux pays à deux doigts d'un conflit armé.

Pour assurer le succès de son pays Trentino veut s'emparer des plans de bataille de Freedonia, il confie cette délicate mission à Chicolini et Pinky. Encore une fois rien ne va se passer comme prévu et le premier va se faire surprendre par Firefly.

Enfin la guerre est déclarée, tout le monde se met à chanter, à danser, et à se bombarder de fruits. Jusqu'à ce que Madame Teasdale entonne l'hymne de Freedonia, ce qui lui vaudra de subir le même sort.

Se sentant, à juste titre, caricaturé, Mussolini interdira la projection du film en Italie.

Le titre vient d'une expression qui signifie que quelque chose est aisé. Elle est illustrée par une séquence où l'on voit des canards dans une marmite. Elle aurait été réalisée sans trucage.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 08:00

DOSSIER pour la SCIENCE 92

 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Dans la tête de Néandertal

(Kate WONG)

 

Des métissages eurent lieu en Eurasie entre sapiens et Néandertal. Chaque eurasien actuel est porteur d'environ 2 % d'ADN néandertalien. En mettant bout à bout ces séquences, nous pourrions reconstituer 35 à 70 % du génome néandertalien.

Les recherches menées sur les facultés cognitives des Néandertaliens à partir de génomes suggèrent que certaines structures cérébrales étaient plus petite (aire de Broca ou amygdale cérébrale), ils auraient eux moins de matière grise et blanche, donc moins de neurones et de connexions.

Reste à confirmer ces conclusions, difficile sans Néandertaliens ! Il serait possible de ''néandertaliser'' des neurones humains actuels, et d'étudier comment ces neurones ''chimères'' conduisent les signaux électriques, migrent ou émettent leurs prolongements (axone et dendrites). Néanmoins lire dans l'esprit de Néandertal en observant ses gènes venus jusqu'à nous reste hypothétique, pour ne pas dire impossible. Comme le souligne John Hawks, université du Wisconsin, ''nous ne savons presque rien de l'influence des gènes sur la cognition néandertalienne, parce que nous ne savons presque rien de l'influence des gènes sur la cognition humaine [moderne]''. Mieux vaux se fier aux vestiges culturels retrouvés.

Des découvertes, dans les grottes de Gorham, Fumane, Los Aviones et Antón suggèrent qu'une pensée esthétique et abstraite a existé au sein des cultures néandertaliennes. Le site du Belvédère à Maastricht laisse supposer que les Prénéandertaliens s'ornaient le corps.

De multiples découvertes revalorisent nos cousins néandertaliens et dévoilent leurs capacités mentales, principalement d'abstraction et de pensée symbolique indispensable à une communication via le langage. La pensée abstraite serait apparue dans la famille humaine avant le dernier ancêtre commun à Néandertal et sapiens. Un motif géométrique fut découvert sur une coquille de moule gravée par un Homo erectus, il y a 500 000 ans.

La pensée symbolique ne peut être la seule explication du succès de sapiens, le savoir faire technique était indispensable. Les Néandertaliens possédaient des outils en os de cerf, pour travailler les peaux, ils torsadaient des fibres végétales pour en faire de la ficelle ou de la corde qui pouvait être utilisées pour confectionner filer, pièges et paniers. Ils ramassaient des plantes comestibles, panais et bardanes, des champignons, mais aussi du blé et l'orge sauvages, céréales qu'ils cuisaient pour les rendre comestibles, des tubercules et des dattes.

L'archéologie indique qu'en étant contemporains, sapiens et Néandertaliens se comportaient de façon identique, la disparition des premiers est d'autant plus intrigante.

Une explication serait que sapiens disposaient de plus d'outils pour une prédation plus efficace et auraient mieux exploité leur environnement que les autres.

Capacité d'innover, taille de la population, meilleure transmission des acquis, les qualités qui auraient permis à sapiens de s'imposer. Néanmoins les deux populations auraient cohabité près de cinq millénaires avant que les Néandertaliens disparaissent, il y a environ 39 000 ans.

Ainsi que le fait remarquer David Frayer, de l'université du Kansas : ''Toutes les formes vivantes disparaissent un jour, ce qui n'implique par nécessairement qu'elles soient stupides, inadaptées, ou culturellement incapables. C'est juste ainsi que les choses se passent''.

Il est probable que de nombreux facteurs ont concouru pour faire évoluer la population eurasienne après l'irruption des cultures sapiens, produisant une population hybride à très forte dominante sapiens. Où, quand, et quelle fut son ampleur, il manque beaucoup d'éléments pour en savoir plus. Il faudrait des fossiles des plus anciens sapiens eurasiens et de Néandertaliens tardifs permettant des études anatomiques et génétiques. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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