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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 08:00
Dans les rues de Rome
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:00

 

ハーモニ ー (Hāmonī) - Michael Arias / Takashi Nakamura – 2015 – 119'

Un cercle lumineux tourne sur le totem blanc ! En dessous, des mots apparaissent, furtifs.

''Pardonne moi Miach'' murmure Tuan Kirie alors qu'elle attend dans le désert avec des militaires alors que s'approchent des Touaregs venus récupérer des produits médicaux en échange de vin et de cigarettes. ''Si je suis ici c'est que je suis une lâche !'' murmure Tuan en se souvenant de son amie qu'elle laissa mourir seule.

HARMONY

Les événements se précipitent, l'armée nigérienne prépare une attaque aérienne. Il faut fuir, les soldats d'un côté, à travers un champ de tournesols, les touaregs d'un autre, côté sable.

Le drone se rapproche et Tuan attend le dernier moment pour l'abattre. Ouf ! 

HARMONY

Elle se souvient de son enfance avec Miach, leur jeu dans la piscine, avant que WatchMe, implanté dans leurs corps, ne soit activé. Tuan semblait s'y faire, Miach, non. Mais la première est mal à l'aise, consciente de feindre une acceptation qui lui pèse.

À son retour au centre elle fait la connaissance d'une inspectrice de l'Helix, venue vérifier si tout se passe bien, et constater que ce n'est pas le cas. La contrebande est interdite et elle sait que Tuan a contourné son programme. 

HARMONY

Elle va devoir repartir au Japon. Le lieu de son échec à suivre son amie. Miach Mihie, une personnalité hors norme qui ne s'était liée qu'avec elle, et Cian. Elle aimait les livres, en papier, Les souffrances du jeune Werther en particulier, et parlait de détruire le monde comme si ce n'était qu'un jeu, de corrompre le système medicare qui assurait la santé de chacun.

Le Japon est un pays si calme, si bienveillant, le bonheur de chacun est assuré, surveillé, imposé ! Chacun doit coexister avec les autres pour leur satisfaction mutuelle.

Elle retrouve Reikado Cian, autre membre du trio qui devait mourir, 13 ans plus tôt. Son amie veut la présenter à ses amis, ses voisins, c'est qu'elle a vécu tant d'aventures, au Sahara, en Colombie... Elle s'est intégré à WatchMe autant que l'inverse.

 

Mais dans le métro une violente céphalée la pousse à s'éloigner de ce monde qui n'est pas le sien. Cian lui parle de Miach, de leur rencontre, d'un passé lointain pour elle qui eut peur de prendre la pilule mortelle avec ses amies et prévint les parents de celles-ci. Trop tard pour Miach.

 

Cian vécut depuis ce jour avec la certitude d'avoir trahi ses amies. Retrouver Tuan est ce qu'elle attendait pour se trancher la gorge avec un scalpel.

HARMONY

Elle ne fut pas seule ce jour là, 6582 personnes en firent autant, 2796 moururent. Une enquête est diligentée, elle doit être menée par les inspecteur de l'Helix. Tuan insiste pour participer.

Cet incident est-il en rapport avec ce que disait Miach sur les vies qu'il est facile de prendre ? 50 000 par exemple.

Pour l'instant Tuan rend visite aux parents de Miach, logique de relier un suicide à beaucoup d'autres. Elle apprend que son amie avait été adoptée et qu'elle venait de Tchétchénie, en guerre à l'époque, et encore aujourd'hui. Pour elle le Japon n'était qu'un faux paradis.

Pour continuer son enquête elle rend visite au concepteur de WatchMe, lui qui demanda le corps de Miach Mihie, lequel fut récupéré par le père de Tuan, à l'époque assistant du professeur et tenant de l'idée de contrôler les volontés. Des renseignements utiles mais insuffisants, elle doit partir pour Bagdad en quête du corps de son amie, et peut-être, pour retrouver son père.

Tuan fait alors la connaissance de l'agent Elijah Vashlov, d'Interpol, qui lui propose de l'accompagner à Bagdad et demande à l'assister dans son enquête. Juste au moment ou un groupe revendique la responsabilité de la vague de suicide et demande à ce que chacun tue au moins une personne pour faire la démonstration de son autonomie. 

HARMONY

Pour assurer sa démonstration le groupe provoque le suicide en direct du présentateur télé.

 

L'enquête sera bouleversante pour Tuan, Miach est-elle vraiment morte, quel rôle joue son père, ne sont-ils pas tous des pions manipulée par des forces qu'ils ne comprennent pas, par des êtres qu'ils ne voient pas, par des instincts qu'ils redoutent ?

À juste titre.

HARMONY

 

Le contrôle global des volonté serait être une solution aux conflits naissant des interactions humaines. Le ''Programme Harmony'' semble une noble ambition. Mais, on le sait, l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Il pourrait être efficace mais priverait les individus de leur conscience, ce qui pourrait être la meilleure solution.

HARMONY

Comme The Empire of Corpses, Harmony reprend l’œuvre de Project Itoh, auteur du roman original mais décédé avant d'avoir vu cette réalisation. La trilogie sera complète avec Genocidal Organ dont je parlerai dès que possible.

HARMONY
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 08:03

터널 3D - Park Gyu-Taek – 2014 - 90'

La mine vient de s'effondrer ! Les mineurs pris au piège sont dans une situation périlleuse, bien qu'ils tentent de se rassurer en affirmant que les secours ne vont pas tarder. Un des mineurs se souvient de la réputation de cet endroit, ceux qui vont venir les chercher ne seront pas des sauveteurs.

The Tunnel (3D)

Loin de là !

Eun-joo vient d'arriver, elle attend des amis qui viennent la chercher en voiture. Tous sont là pour s'amuser et la boite de nuit du coin est sûre de faire le plein. Ce qui n'empêche pas un ingénieur de faire le tour des tunnels encore accessibles afin de vérifier leur état. Quel idée d'avoir prévu une fête dans un endroit pareil. Mais quand le patron commande, les subalternes doivent s'exécuter. Qu'importe le nombre d'accidents, et même que tous les corps n'aient pas été retrouvés. Le fils du boss est satisfait ? C'est ce qui compte.

The Tunnel (3D)

Au hasard d'une balade Eun-joo va apercevoir une étrange jeune fille en blanc qui va disparaître dans un tunnel. Elle voudrait la suivre mais ses amis l'appellent. Ce sera pour autre fois.

La fête battait son plein quand un homme étrange intervient, l'air halluciné, affirmant que tous doivent partir, cet endroit est maudit ! Pour le prouver il s'entaille, et le sang qui coule de son corps est noir. Mais l'ingénieur arrive, affirme que M. Kim est un peu bizarre mais pas méchant.

 
The Tunnel (3D)

Tant pis pour la fête, Eun-joo et ses amis se retrouvent pour s'amuser entre eux, il y a une piscine, de l'alcool, des maillots de bains. Tout ce qu'il faut pour s'amuser.

M. Kim est revenu, il veut se faire comprendre et doit penser qu'agresser les jeunes gens est la meilleure solution. Tout ce qu'il sait dire c'est ''vous n'auriez pas dû le réveiller !'' mais dans ce cas il n'y aurait pas de film ! Les jeunes en se défendant finissent par le tuer ! Pas question d'appeler la police, ce serait une course de complications et de désagréments, non, le mieux c'est encore de cacher le corps dans le tunnel.

Voila une idée qu'elle est mauvaise. C'est pour cela qu'elle est acceptée. Il faudra seulement que tous gardent le secret. Ce qu'ils ont oubliés c'est que les tunnels disposent d'un système de caméras et qu'ils sont observés. Mais peu importe, il faut un endroit sans travaux où le corps ne sera pas retrouvé.

The Tunnel (3D)

Et quand Eun-joo reverra la jeune fille en blanc elle le gardera pour elle.

Mais M. Kim n'était pas mort, du moins pas avant d'être jeté dans un puits. Une bonne chose de faite, ou plutôt, une mauvaise !

Dans les bureau la DJ tente de se rapprocher du bel ingénieur, elle voudrait tant qu'il joue avec elle, alors qu'il a peut-être d'autres idées. 

The Tunnel (3D)

Alors que dans la mine la situation se complique, la porte de sortie est bloquée, la serrure électrique a été démolie. Et ce n'est qu'un début, Yoo Kyung est retrouvée morte.

Et si M. Kim avait survécu ?

Rien de tout cela ne serait arrivé si des secours suffisant avaient été envoyés quand il le fallait. Plus que d'une malédiction c'est de vengeance dont il est question.

The Tunnel (3D)

Qui sera étonné que le corps de Eun-joo ne soit pas retrouvé dans la mine ?

Une bande de jeune allant à l'abattoir est un thème vu et revu au cinéma, aucune surprise ici sinon le cadre, et, vous me connaissez, le charme de quelques actrices que j'aimerai rencontrer ailleurs que dans un tunnel.

Encore que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:00

屍者の帝国 (Shisa noTeikoku) -  Ryoutarou Makihara – 2015 – 120'

Londres 1878 – on sait aujourd'hui que le corps, mort, pèse 21 g de moins que vivant, le poids de l'esprit, de l'âme ! La technologie permet d'introduire dans les cadavres des esprits factices puis de les ramener à la vie. Ce ne sont que des simulacres, mais le premier nécromate, le nom de ces ''êtres'' a été ranimé par le docteur Victor von Frankenstein : ''la créature''. Certains disent qu'il parlait, recherchait l'amour et était doué d'empathie. Il a disparu en emportant le journal de son créateur et les secrets de ses origines. restent des pantins incapables de s'exprimer.

Sera-t-il possible de remettre une âme dans un corps ? C'est le sens des recherches de John Watson.

Son essai semble concluant. Il a les yeux ouverts, marche, est capable de se déplacer, de saisir des objets, un stylo. ''content de te revoir Vendredi !''

L'avenir du monde repose sur le nécromate, cent ans plus tôt, quand le Dr Frankenstein ranima un mort le peuple eut peur et s'opposa à cette pratique. Les expériences se poursuivirent, et les femmes acceptèrent cela quand elles virent que ces créatures servaient de soldats et qu'elles n'avaient plus à sacrifier fils ou mari. Les recherches en nécromatique redoublèrent. La société civile s'empara des nécrogiciels pour produire une main d’œuvre abondante et servile.

Aujourd'hui la terre est peuplée de nécromates, ils sont le pilier de l'économie. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'analyse éthérique est top secret, pourtant Watson persiste sur cette voie. Ses recherches sont illégales mais M est là pour lui faire une proposition. L'Empire britannique a besoin de lui, il peut entrer au service de celui-ci. La concurrence est violente. Aidé du capitaine Barnabé Watson et Vendredi échappent à un attentat Russe et partent pour l'Afghanistan où se trouve le docteur Paramaribo, un descendant, affirmé, de Frankenstein, qui veut dans ce pays, avec les nécromates, édifier un empire. Il serait en possession des travaux de Victor et des secrets de ''la créature''.

À l'arrivée ils rencontrent Nicolaï, russe travaillant avec l'angleterre. Lui veut retrouver Karamazov, il ne s’intéresse pas au journal qu'il peut abandonner aux britanniques. 

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Dans les montagnes les combats continuent, des cadavres affrontent des cadavres ! Watson et ses amis vont échapper à des attaques, aidés en particulier par une femme qui semble venir de nulle part et qui disparaît aussitôt après les avoir sauvés.

Le soir même, après que Watson ait tenté une expérience sur un nécromate ennemi capturé il fait la connaissance de sa belle sauveuse : Hadari Lilith, assistante personnelle du président Grant, venu l'aider dans sa quête de l'âme des nécromates.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

L'expédition continue à travers les hauts sommets de l'Afghanistan. Finalement ils arrivent à destination, Alexei Karamazov les attendait et les accueille ! Il raconte comment il trouva le journal sur une île du cercle Arctique. Watson et Karamazov discutent, sur leurs motivations, leurs buts. Watson veut reproduire la Créature, il est prêt à se salir les mains. Mais Karamazov lui demande, quand il aura le journal, de le détruire tout en ayant compris que c'est pour Vendredi qu'il mène ses recherches. Lui-même n'est-il pas capable d'utiliser Nicolaï, son frère aîné, pour ses recherches ?

Celui-ci se vengera en tuant son tortionnaire qui n'a que le temps de confier à Watson le lieu où se trouve le journal, en lui demandant à nouveau de le détruire.

Direction le Japon.

Une fois arrivé ils font la connaissance d'un envoyé du gouvernement nippon qui lui avoue avoir perdu la trace du journal qui avait été confié à l'ambassadeur du Japon en Russie, celui-ci le ramena dans son pays puis le livra aux laboratoires Osato, spécialisés dans la nécromatique qui seraient proche de produire des nécromates capables de renverser le gouvernement.

Pourquoi ne pas visiter ces laboratoires ? Ce qu'ils vont faire, non sans difficulté. Jusqu'à ce que Watson trouve le journal et demande à Vendredi de l'analyser. Le secret de l'âme est-il là, dans ces pages, dans ce savoir interdit ? Le danger grandit, cette fois la mort semble devoir gagner.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Watson rouvre les yeux et se découvre sur le navire du Président Grant, Miss Hadari l'accueille, lui raconte ce qui s'est passé.

Les vivants désormais utilisent même les morts pour satisfaire leurs intérêts, ceux-ci vont-ils se laisser faire ? Être mort est-ce devoir tout accepter malgré tout, surtout si La Créature est là pour les aider, pour les guider, pour mener la révolte.

Projet Itoh - The Empire of Corpses

Certaines forces sont trop grandes pour être maîtrisées. Comme si c'était une raison pour ne pas essayer ! La mort est un adversaire difficile, la contourner n'est pas la vaincre, au contraire. Chacun sait que vouloir le ''bien'' de l'humanité aboutit toujours à l'inverse. Qu'ils soient morts ou vivants les humains ne valent décidément pas grand chose.

C'est interdit ? Alors c'est encore plus tentant !

Keikaku (projet) Itoh naquit en 1974 à Tokyo, il débute en 2007 avec le roman Genocidal Organ. Son second roman, Harmony, lui vaudra d'autres prix et la reconnaissance internationale. Malheureusement le cancer est un adversaire trop difficile et il laisse sa dernière œuvre : The Empire of corpses, inachevée. Il n'avait écrit que trente pages mais son travail fut continué par Toh Enjoe. Project Itoh est la transposition en films d'animation de ces trois romans.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 08:00

Un corps est étendu depuis bien trop longtemps,

Lui-même a oublié la date de sa chute ;

Il croyait au bonheur, se ressentait vivant

Avant d'avoir compris contre quoi il lutte.

 

Les sensations en lui semblent contradictoires,

Entre envie de bouger et celle de dormir,

Une essayant encore de faire et de vouloir,

L'autre estimant venue le moment de mourir.

 

De partout accouraient, par l'odeur attirés

Insectes archaïques et vers débilophages

Soucieux de s'installer dans ce corps putréfié

Pour y proliférer, affamés et sauvages.

 

La vie est faite ainsi que la mort la nourrit,

Les parties nécrosées vont être digérées,

Puis être recyclées, transformées elles aussi

Rejoignant le présent pour feindre d'espérer.

 

La charogne pourtant redoute l'invasion,

Ne se comprenant plus, redoutant l'avenir,

Tout paraît effrayant, riche en désillusion,

Sans qu'elle sache apprécier le meilleur ou le pire.

 

Les choses sont ainsi, les contraires se complètent

Sans que pions et sujets aient besoin de comprendre.

Ils agissent et subissent, de victoires en défaites,

Ignorant l'avenir qui pourrait les surprendre.

 

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Publié par Lee Rony - dans Fables
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:00

 A Chump at Oxford – Alfred J Goulding – 1940 – 63'

Stan Laurel et Oliver Hardy essaient de s'en sortir mais constatent leurs difficultés à conserver un emploi. L'évidence leur saute aux yeux : c'est parce qu'ils n'ont pas fait suffisamment d'études.

 

Ils se font embaucher comme domestiques en se faisant passer pour un couple, Laurel se travestissant en femme. Une fois encore leur incompétence et leur maladresse vont provoquer tant de catastrophes qu'ils se font encore une fois mettre à la porte.

Ils deviennent donc balayeurs, assis sur le perron d'une banque, ils contribuent, sans le vouloir, à l'arrestation d'un voleur. Le directeur reconnaissant en guise de récompense leur paie les meilleures études qui soient : Oxford…

Arrivés à Oxford, ils sont la risée des autres étudiants qui, en guise de bizutage, les égarent une nuit entière dans un labyrinthe végétal avant de les conduire à leur chambre, qui est en fait le logement du doyen de l’université, qui n'est pas un comique. Laurel est reconnu par un ancien serviteur qui nous apprend qu’il fut par le passé Lord Paddington, le meilleur élément qu’Oxford ait jamais connu, rendu amnésique à la suite d'un coup sur la tête et disparu depuis des années ! Le Doyen confond Laurel avec le Lord et lui propose un rendez-vous avec Einstein, illustre professeur à Princeton. Mais Hardy qui veille au grain se méfie il craint que son ami ne confonde Einstein, et Frankenstein !!!

 

Par chance un nouveau coup sur la tête redonne à Stan son identité, et son intelligence, passée. Hardy se rend à l’évidence, admet son infériorité devant un homme qu'il croyait connaître et dont il se pensait l'égal. Au moins n'aura-t-il plus à chercher d'emploi, en devenant majordome de Lord Paddington.

Curiosités du film, le début est un court métrage autonome qui fut rallongé avec une suite qui s'y raccroche tant bien que mal ; et la fin voit Laurel et Hardy intervertir leurs rôle, il n'est plus le lunatique ne comprenant rien à ce qui se passe, mais un homme méprisant et désagréable, transformant son ''ami'' en souffre douleur.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:20

- Howard, est-ce un succès pour vous de faire partie de l'actualité 8 décennies après votre décès ?

- Succès ? Surprise peut-être, écrire n'était pour moi qu'un divertissement. Être connu, populaire comme disent certains, ne fut jamais mon ambition. Posture peuvent-ils penser. Mais non, quelle importance, quelle utilité, peut avoir la célébrité, sinon des contraintes à supporter, des compromissions à accepter, bref, tout ce que j'ai toujours détesté, pour ne pas dire méprisé. Je viens d'un autre temps, d'un autre siècle, d'un lieu hanté, non de figures fantastiques mais de notions que beaucoup taxeraient, à raison probablement, d'archaïques. J'étais déjà vieux de mon vivant, alors maintenant...

- Néanmoins votre œuvre a survécu.

- Combien d'auteurs qui le voulurent n'y parvinrent jamais, alors moi qui n'y pensais pas, faute de temps peut-être, en profite, c'est l'ironie, si j'ose dire, de la chose, et la démonstration qu'il est impossible de planifier un avenir sur lequel nous n'avons pas de prise.

- Votre œuvre est disséquée par des ''spécialistes'', des hommes, depuis Derleth et Wandrei, ont fait le maximum pour lui donner la place qu'ils estimaient, et je les rejoins, lui revenir de par sa qualité.

- En regard de celles de beaucoup je veux bien le croire.

- On dirait que ça vous amuse ?

- Nous en revenons à cette notion de succès, à mon époque les vedettes littéraires de mon domaine trustaient les illustrations et les couvertures. Qui s'en souvient aujourd'hui. C'est la relativité de l'ambition.

- La vôtre fut seulement de produire des textes de qualité.

- Ce qu'ils ne sont pas tous, je le reconnais. Mes débuts sont pleins des exemples que j'aie suivi, j'espère que les suivants, quelques-uns au moins, ont une touche personnelle.

- Dommage que vous n'ayez pu continuer votre travail.

- Les regrets ne servent à rien et peut-être cela se serait-il retourné contre moi.

- J'en reviens à ces commentateurs qui analysent chacun de vos mots dans vos textes et lettres, qui étudient vos faits et gestes, vos déplacement, votre régime alimentaire, votre famille, votre éducation et ses conséquences sur vos récits, votre mariage, vos pensées...

- Cela fait partie du ''jeu''. Mes textes me reflètent mais des réflexions esquissent les portraits de ceux qui les font. Comme ces mots sont plus vôtres que miens.

- J'essaie au moins de vous trahir un minimum, et en vous animant ainsi de mieux vous comprendre pour vous approchez.

- Vous êtes meilleur juge que moi. Se voir, honnêtement, est difficile ; pour ne pas dire impossible.

- Quelle représentation pourrait avoir Cthulhu aujourd'hui, dans notre monde moderne et connecté ?

- Votre monde est justement le Sien, Ses tentacules qui s'étendent partout, des millions d'êtres qui se tournent vers Lui chaque jour... Qu'importe la représentation physique, celle que j'ai pu donner était fonction de mes références, de l'époque, et de celles de mes contemporains. Ceux qui L'ont cherché ne pouvaient Le trouver, Il transcende les dimensions. Nos mots, sens et capacités sont trop faibles et doivent se contenter d'approximations lointaines. Lesquelles sont déjà dangereuses. Il est des créatures, des formes de vies qui nous dépassent comme nous dépassons les bactéries, et que nous ne savons pas remarquer. Sauf rares exceptions qui voient s'ouvrir une porte par l'entrebâillement de laquelle ils distinguent des formes qu'ils n'oublieront jamais, la plupart deviennent fou, quelques-uns finissent artistes, mais ils appartiennent à la première catégorie.

- Être à la mode vous convient ? Et votre anniversaire aujourd'hui ?

- Où je suis cela ne m'importune pas le moins du monde. J'ai, comme vous je pense, oublié ces rituels obsolètes et fabriqués. Le hasard, le destin, ou pire encore, pourtant fit bien les choses si je ne me trompe.

- Et où êtes vous Howard.

- Approchez-vous, je vais vous le dire à l'oreille...

     

    À suivre. Peut-être !

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    Publié par Lee Rony - dans Lovecraft
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    19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:00

    DOSSIER Pour la SCIENCE 92

    Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

    (Douglas FOX)

    Les lois de la physique empêcheraient notre cerveau d'évoluer en une machine à penser plus efficace, figeant sa taille et les performances de nos neurones.

    Le biologiste Espagnol Santiago Ramón y Cajal comparait les circuits du système visuel des insectes aux mécanismes d'une montre suisse. Il admirait moins les mammifères qu'il comparait à une grosse horloge franc-comtoise pleine de vide ! De fat, une abeille avec son cerveau de 1 milligramme peut effectuer des tâches aussi complexes qu'un mammifère.

    L'abeille étonne par ce qu'elle peut faire, de l'autre côté, un éléphant avec son cerveau 5 millions de fois plus volumineux ressemble à un empire mésopotamien miné par son organisation tentaculaire. L'influx nerveux traverse son cerveau 100 fois moins vite que chez l'insecte. Il est lent et gaspille ses ressources à chaque pas. L'humain est entre les deux ce qui n'empêche pas les lois de la physique d'imposer ses contraintes sur nos capacités mentales.

    L'évolution aurait pu prendre d'autres chemins menant à l'augmentation de neurones ou l'accélération des échanges d'informations entre eux. Notre intelligence en eut été augmentée mais diverses études indiquent qu'ils n'auraient été que des impasses en se heurtant à des limites physiques.

    L'intelligence est difficile à définir, divers tests indiquent pourtant que l'humain est l'animal le plus intelligent [des auto-tests pour une auto-évaluation!]. En évoluant notre cerveau s'est-il approché d'une barrière infranchissable dans la façon de traiter les informations, et, y a-t-il une limite physique à l'évolution d'une intelligence neuronale ?

    L'idée que l'intelligence est relative à la taille du cerveau est fausse. Ce dernier augmente en ratio avec le corps pour assurer les fonctions de celui-ci. Le Néerlandais Eugène Dubois élabora une relation mathématique entre la taille du cerveau et celle du corps en supposant que leur disproportion indiquerait une intelligence plus grande. Il recensa les poids des corps et des organes de 3690 animaux. Ses successeurs conçurent l'outil dont il rêvait : le quotient d'encéphalisation, le rapport entre le poids réel d'un cerveau et celui prédit par la relation allométrique (le poids du cerveau croît proportionnellement avec celui du corps élevé à la puissance ¾). Chez l'homme ce quotient est de 7,5, pour les dauphins il est de 5,3, chez les chimpanzés, de 0,4.

    Pour un cerveau, la taille a de inconvénients, d'abord la consommation d'énergie. Chez l'homme, pour 2% du poids il consomme 20 % des calories, chez les bébés c'est 65% !

    Quand un cerveau grossit les neurones en font autant, en nombre et en taille mais leur densité diminue avec pour effet des distances entre neurones pus grandes et des axones plus longs, mais plus épais pour une vitesse d'influx supérieure. D'autre part il se subdivise en aires affectées à des fonctions spécifiques. Une spécialisation compensant les problèmes de connectivité liés aux grands cerveaux. De même pour la spécialisation des hémisphères visant à réduire la quantité d'informations qui passe de l'un à l'autre. La complexification d'un cerveau volumineux n'est peut-être qu'une série d'artifices pour résoudre un problème de connectivité.

    La matière blanche (axones) augmente plus vite que la grise. Le câblage croit au détriment du volume dédié au traitement des informations. Un grossissement sans fin n'est donc pas soutenable pour l'évolution. Observant la taille des neurones chez 41 espèces de mammifère Suzanna Herculano-Houzel découvrit que les neurones du cortex des primates diffèrent de ceux des autres mammifères. Seuls quelques-uns des neurones corticaux grossissent permettant au cerveau de rester dense. Un cerveau humain fait 1,4 kg, si un rongeur avait suivi la même la loi pour obtenir le même nombre de neurones il aurait un cerveau de 45 kg. L'important tient dans la vitesse de transmission de l'influx nerveux, les individus ayant les voies de communication les plus rapides au sein de leurs aires cérébrales semblent être aussi les plus brillants. Plus les chemins entre deux aires sont courts et plus le réseau de communication dans le cerveau est efficace, plus l'individu à un QI élevé.

    Un cerveau qui grossit limite le nombre de connexions directes entre les aires, le cerveau humain possède peu de ces communications longues distances mais elles ont une influence disproportionnée sur l'intelligence. Les cerveaux limitants ces voies perdent en performance. On ne simplifier à outrance le câblage : c'est le prix de l'intelligence. L'évolution devrait aller vers des neurones plus petits pour une élévation de l'intelligence et des axones transmettant les signaux sans s'épaissir. Une barrière pourtant se dresse, cachée dans les canaux ioniques des protéines permettant la création et la transmission des influx nerveux. Ces canaux s'ouvrent et se ferment selon leur environnement en changeant de configuration.

    Le cerveau d'une abeille, d'une pieuvre, d'une vache, sont différents mais ont la même organisation. Une convergence évolutive montrant qu'une solution anatomique ou physiologique est à maturité et laisse peu de place à l'amélioration.

    Les grands singes ont des cerveaux entre 20 et 40 milliards de neurones qui consomment 9 % des calories consommées, obligeant les individus à rechercher de la nourriture jusqu'à 8 heures par jour. Les humains ont un cerveau de 86 milliards de neurones qui consomme 20 % des calories. Mais ils ont trouvé une solution : le feu. Une innovation qui rend digeste les végétaux, permet d'extraire les riches graisses des carcasses animales. Ainsi nos cerveaux passèrent de 40 (Homo abilis) à 60 milliards de neurones (Homo erectus).

    L'esprit humain peut croître sans évolution biologique.à travers des interactions sociales ou la mise en commun de notre intelligence. À quoi s'ajoute la technologie. Internet pourrait être l'extension ultime de l'intelligence hors de nos corps. La collectivisation de l'intelligence humaine (via la culture et les ordinateurs) a peut-être freiné l'élan d'une évolution biologique vers plus d'intelligence.

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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    18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:00

    Le Double lovecraftien – William SchnabelLa Clef d'Argent

    2002

     

    Les qualificatifs associés à Lovecraft sont nombreux, solitaire, asexué, pathologique, raciste, fasciste, névrosé, étrange... certains évoquèrent son homosexualité latente. Ceux qui le connaissaient le décrivent comme un ''gentleman'', un ''ami fascinant'', non pas bizarre mais ''différent''. Ambiguïté pimentant la lecture de Lovecraft et invitant le lecteur à éclaircir certains aspects de ses récits.

    Impossible d'évoquer Lovecraft sans parler de sa ville natale ''Je suis Providence'' aimait-il à répéter. Sa famille eut une grosse influence sur lui, son père d'abord, mort des suites de la syphilis dans l'hôpital psychiatrique où il résidait depuis plusieurs années. Une source de honte pour la famille Phillips, de vieille souche du Rhode Island dont certains membres semblent s'être mariés entre eux. Évoquant ses recherches généalogiques Howard parle souvent de pureté raciale. Un motif qui reviendra dans ses contes, associé à celui de la dégénérescence héréditaire et de l'inceste.

    Lovecraft préférait son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips. Inutile de résumer ici la biographie de Howard, l'auteur ne peut y renoncer puisque justement c'est cette vie qui l'amène à imaginer le besoin de l'auteur d'avancer masqué, aussi bien dans son œuvre que dans sa vie. Chez un auteur la création s'appuie, plus ou moins, sur sa vie, celle-ci pouvant expliquer ses choix, ses orientations, les chemins suivis. Il est patent que les personnages de Lovecraft sont ses incarnations, ceux qui sont confrontés à une pénible réalité, chez eux ce sont des créatures cosmiques et implacables, chez HPL c'était... autre chose, mais déjà, encore, toujours, une menace. Comment ne pas voir dans ses contes l'expression d'angoisses, de fantasmes, de frustrations, comme chez la plupart, sinon tous, les écrivains. Pour autant ceux-ci ne suffisent pas à expliquer une énergie créatrice si puissante bien que cette dernière s'en nourrît.

    Oscar Wilde, Stevenson, et combien d'autres, exploitèrent ce thème en rédigeant des textes remarquables par le fond comme par la forme. N'est-il pas possible de regarder plus loin que ses géniteurs pour trouver dans un passé plus ancien des visages, des ombres, des formes fascinantes et inquiétantes dont il peut être dangereux de s'approcher mais plus encore de les reconnaître.

    Pourquoi ne pas souligner ce que recherche de lui-même le lecteur de Lovecraft, ce que l'un et l'autre partagent d'expériences communes faisant que le premier se retrouve dans les expressions du second, qu'il cherche également à distinguer une forme dans un miroir ? Mais la première reste flou alors que le second demeure obscur. L'homme-œuvre est un Janus dont il est impossible d'arracher un visage sans le décapiter.

    Si je vous parlais de moi, de ce que je peux comprendre au travers des personnages de Lovecraft... le problème, mais en est-ce vraiment un, étant que je me sens plus proche de Nyarlatothep, et autres, que des pauvres sapiens cherchant à intégrer une réalité qui les dépasse.

    Si je... mais ce n'est pas le sujet. Lisez donc ce livre, qui sait si au travers des pages vous ne distinguerait pas quelqu'un, ou quelque chose, qui vous ressemble.

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    Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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    17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:00

    Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits... Mais pas en intelligence, aptitudes, compétences, capacités, utilité...

    La nature adapte ses créatures à leur milieu, cela vaut aussi pour les parasites. Un lierre parasite un autre végétal, cela vaut aussi pour les sociétés homo sapiens.

    Je n'ai jamais été à la bassesse de mes ambitions.

    Une religion est un puzzle dont chaque pièce est absente pour ressembler à l'image qu'elle représente.

    Je suis le Diable, pas son avocat.

    Je suis désespérément en manque de désespoir.

    JE est inconnu à cette adresse.

    Passer de l'amour à la haine c'est inverser les polarités.

    Sapiens veut dire savoir, pas compréhension.

    La misère possède rarement qui ne la mérite pas, à l'inverse de la richesse.

    L'Humanisme enterrera l'humanité.

     

    Les croyants sont des aveugles, ou des myopes, qui veulent interdire de voir aux autres.

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    Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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