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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:51

7 Man Army

(Ba dao lou zi) Chang Cheh – 1976 – 112' (Taiwan)

Le 18 septembre 1931 le Japon attaque la Chine et occupa trois provinces du nord-est. Sept divisions sa massèrent près de la Grande Muraille pour préparer une attaque massive du reste du pays. Le 1 janvier 1933 elles se mirent en marche. De violents combats eurent lieu, de jeunes chinois ''au moral d'acier'' vinrent grossir les rangs de l'armée pour empêcher l'invasion nipponne.

 

Qu'importe la disparité des forces, les soldats chinois ne sont pas du genre à baisser les bras. Les balles sifflent, les chars roulent, qu'importe ! Et toujours avec le sourire et un bel uniforme.

Ils l'emportent, mais du bataillon ne restent que 6 hommes. Leur mission sera de garder le poste avancé, il gouverne une passe par laquelle l'armée japonaise devra passer pour continuer.

 

 

Il y a des cadavres partout. Wu chanzheng est le seul officier vivant, c'est à lui que revient l'honneur de diriger ce groupe, c'est aussi l'occasion de se souvenir de son instruction. À l'école militaire, déjà il montrait son envie d'en découdre, d'affronter l'ennemi et de l'abattre.

Guerre et ... Guerre !

Il faut se préparer, tout est calme, mais l’ennemi va revenir, sans moyen de communication les chinois doivent attendre. Et se souvenir, de l'avant guerre et des exactions commises par les forces d'occupation qui incitèrent tant de jeunes à rejoindre les rangs des troupes révolutionnaires. Un nouveau soldat rescapé rejoint le fort de Badao Louzi. Ils sont 7. Le compte est bon.

 

L'armée japonaise approche, investit les lieux, donne l'assaut... mais se fait surprendre par les chinois qui les attendaient et les mettent en déroute, faisant des dizaines de victimes.

 

Le gros des troupes, pas le général, est là. Impossible que l'armée impériale soit défaite par des rigolos. Les morts s'entassent. Des dizaines de japonais meurent, pour un chinois.

Il faut tenir !

 

L'ennemi utilise les grands moyens, les chars préparent le terrain avant un nouvel assaut. Un autre vaillant soldat de la république meurt, avec des dizaines d'ennemis. 

Guerre et ... Guerre !

Puis les avions entrent en scène. C'est un déluge de feu, des centaines de soldats chargent en une vague semble sans fin.

 

 

Tout le charme d'un film à la gloire de l'armée de la République Chinoise. Inutile de chercher le réalisme, la crédibilité, c'est un document sur un style qui n'a disparu que sur la forme. Il n'est pas question de super héros, ce sont de simples soldats, mais puisqu'ils se battent pour le pays alors la défaite est impossible.

Guerre et ... Guerre !

CITY of LIFE and DEATH

 

南京!南京!(Nanjing, Nanjing) - Lu Chuan - 2009 – 130' – NB

Guerre et ... Guerre !

Les cartes postales évoquent cette époque où tout allait bien, c'était avant... avant que le soldat ne regarde le soleil au dessus de lui, témoin indifférent des errances humaines. Il se relève, avance dans la tranchée, d'autres soldats passent, des tanks, il s'arrête avec des amis, regarde par dessus le remblai. Il voit le ville en flammes, des avions qui larguent des bombes, des chars qui tirent, encore et encore.

Les rues sont jonchées de débris entre des bâtiments arborant les stigmates des combats.

Les forces japonaises exultent, c'est une victoire totale.

Des civiles avancent, à contresens d'enfants qui s'en vont alors que les occupants fouillent les immeubles. L'ordre est clair : arrêter tous les soldats chinois encore présents.

Un représentant allemand arrivent, manque de se faire tirer dessus, il veut parler au général. Impossible ! Dans une église les militaires découvrent une population de réfugiés. Un lève la main, puis un autre, puis tous. ''Va chercher des renforts'' murmure le sergent.

 

La ville n'est pas sûre, des tirs résonnent, une mitrailleuse fauche les rangs nippons mais la disproportion des forces assure leur victoire. Les hommes sont exécutés, les femmes, emmenées... des têtes sont accrochés, se balançant au rythme du vent.

Guerre et ... Guerre !

500 soldats chinois sont fait prisonniers. Emmenés hors de la ville. Face à la mitrailleuse qui les observe ils crient ''longue vie à la Chine !''. La terre disparaît sous le nombre de cadavres, une mer semblant rejoindre l'horizon. N'en émergent qu'un homme et un petit garçon que les balles ont épargnés.

Les vainqueurs fêtent leur triomphe, s'amusent, certaines rendent visite aux filles, d'autres préfèrent le viol.

Tous les japonais ne sont pas des assassins, il faut toujours une exception pour confirmer une règle.

 

Le représentant du Reich doit repartir, ordre de son gouvernement qui craint qu'il ne soit trop ''gentil'' pour les rescapés et ne gène les relations entre les deux pays. La zone de sécurité internationale qui était protectrice pour de nombreux survivants ne l'est plus. Les envahisseurs demandent 100 femmes ''de réconforts'' pour des ''séjours'' de 3 semaines, en échange de vivres, vêtements et charbon. Ils auront leurs ''volontaires''.

Des représentants internationaux arrivent pour tenter de faire valoir un droit international mis à mal depuis le début de l'assaut sur Nankin. Cette ville qui était la capitale de la Chine quand l'Armée impériale l'envahit et se livre à toutes les exactions possible sur les militaires et les civils. Ce film s'attache à quelques personnages emblématiques : un jeune soldat, (l'exception), John Rabe, le représentant du Reich qui essaie de protéger la population, une institutrice chinoise et le secrétaire chinois de Rabe, traître pour protéger sa famille, puis se sacrifiant pour elle.

Guerre et ... Guerre !

 

Le réalisateur voulait ici sortir de la représentation habituelle des combattants des guerres sinon-japonaises, les braves Chinois, les terrifiants Japonais. Il montre comment les circonstances permettent le pire quand l'individu n'est qu'un uniforme parmi d'autres. Nous le savons mais une piqure de rappel n'est jamais superflue. Merci à Lu Chuan pour celle-ci. L'avoir faite en noir et blanc laisse au spectateur la distance nécessaire avec les images qu'il regarde.

Guerre et ... Guerre !
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 07:33

기적의 피아노 (Gi-jeog-eui pi-a-no) Documentaire de Lim Seong-goo (임성구) 2015 – 80'

Yoo Ye-eun naquit sans globe oculaires et, pour cette raison, fut abandonnée par ses parents qui supportaient difficilement de la regarder.

Elle fut adoptée par une famille dont le père était paralysée et la mère directrice d'une institution pour la protection sociale, elle était donc à même de comprendre la nature et les besoins spécifiques de Ye-eun et de l'accepter.

C'est d'avoir trouvée la petite fille, alors âgée de trois ans, en train de jouer, seule, du piano, qui convainquit cette famille de lui donner l'opportunité de mieux découvrir cet instrument pour voir ce qui arriverait. De fait la jeune pianiste révéla un don pour cette activité. Après quelques années d'apprentissage elle se lança dans la compétition où elle connut de nombreuses défaites, au point de vouloir arrêter. Le soutien et la présence d'un professionnel permit à Ye-eun de reprendre confiance en elle pour finalement surmonter des craintes plus inhibantes que son handicap afin de gagner la compétition qu'elle ambitionnait.

Ce reportage nous permet de suivre le chemin emprunté par Yoo Ye-eun et sa famille de cœur qui la soutint et lui permit de s'affirmer.

 

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Publié par Lee Rony - dans Divers Corée
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 07:22
Musée des Beaux-Arts - Dijon
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 07:51

@téisme : @dorer une divinité virtuelle mais pas moins réelle que les @utres.

 

@utre : @mi que l'on ne connaît qu'à travers d'un autoportrait flatteur, faux mais révélateur.

 

Bedhaine : Boire le dégoût de l'autre jusqu'à ne plus se ressembler.

 

Bistouriste : Va se faire opérer à l'étranger pour moins cher, pas toujours moins bien.

 

Boulimique : À pris une voix de gavage.

 

Bracœur : Cherche à forcer l'amour de l'autre par tous les moyens. Il faut dire que ça marche souvent...

 

Croyant : Animal cherchant la cage la plus petite possible où il pourrait somnoler, les yeux clos, l'esprit ressassant des illusions pour les considérer comme les limites du réel.

 

Culture : Ce qui reste aujourd'hui, d'hier. Notion qui pourrait disparaître, demain ayant tout oublié d'aujourd'hui.

 

Cynidrique : Acide verbal à l'action lente, attaque les pensées les plus lentes, les idées les plus lourdes, pour ne laisser que le plus sûr : rien !

 

Démissionnaire : Position où l'on ne veut pas ce que l'on ose alors que l'on ose pas ce que l'on veut.

 

Démocracisme : Idéologie sociale considérant que toutes les autres sont invalidées par le fait même de cette différence. Si ce n'est pas la meilleure c'est, peut-être, la moins pire !

 

Gamméléon : Feint de ne pas être ce qu'il hait.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 07:34

곡성 (Gok-seong) - Na Hong-jin - 2016 – 156'         

La petite ville de Gok-seong connait des événements dramatiques, des crimes violents commis par des individus jusqu'alors pacifiques et qui semblent après leur passage à l'acte dans un état d'abattement interdisant toute audition. La première explication est l'ingestion de champignon avariés qui auraient provoqués les hallucinations engendrant les meurtres, laissant les criminels définitivement lésés intellectuellement.

 

Jong-gu est lieutenant dans cette ville, ce n'est pas le plus motivé ni le plus intelligent des policiers, il convenait pour des affaires banales, cette fois les événements le dépassent, largement.

 

Petit à petit une rumeur va apparaître, elle va impliquer un étranger, un japonais installé dans les bois depuis quelques temps et qui serait à l'origine de ces événements. Un homme ne l'a-t-il pas vu dévorer un chevreuil, cru ? Difficile d'y croire et pourtant les événements étranges continuent, jusqu'à ce que ce soit la propre fille de Jong-gu, Hyo-jin, qui soit impliquée, elle aussi montre des plaques bizarres sur le corps et un comportement agressif inhabituel. Peut-être un shaman pourra-t-il être efficace là où la médecine normale paraît démunie. Celui-ci est cher, mais qu'importe, pour sauver sa fille le policier ferait n'importe quoi.

Jusqu'à aller rendre visite au japonais en question, pour l'interroger, accompagné d'un collègue et d'un diacre, seul homme parlant la langue de l'étranger de la région. L'ermite est absent, seul son chien garde la maison. Puisque le propriétaire n'est pas là pourquoi ne pas visiter, illégalement, la maison. Dans celle-ci les policiers vont découvrir des photos, des victimes comme des assassins, prises avant et après les crimes. De là à penser que c'est la preuve de son implication il n'y a qu'un pas que les policiers franchissent allégrement.

Par ailleurs le shaman commence son intervention, lui aussi accuse le japonais, le décrivant comme un fantôme qui doit être arrêté sous peine de faire encore plus de victimes. Un soir, à l'heure du chien, il prépare un sort agressif contre lui et pour délivrer Hyo-jin. Mais celle-ci souffre lors de la cérémonie, supplie son père d'y mettre fin, ce qu'il fait, interrompant les rites.

L'église ne peut pas agir, alors peut-être faudrait-il être plus expéditif ! Avec des amis Jong-gu retourne voir l'étranger pour l'éliminer, sur place ils tombent sur quelqu'un d'autre qui lui aussi présentent des signes d'une malade inconnue et les agresse, cherchant à les mordre, de plus il résiste aux coups, même un râteau planté dans la tête ne lui fait rien, il en faudra bien plus pour l'arrêter. Quand au japonais ils le poursuivront ensuite, le rattraperont, le laisseront pour mort.

L'est-il pour autant, pas sûr, de même, est-il le vrai responsable des événements, qui est cette jeune femme en blanc qui vient prévenir Jong-gu de ne pas rentrer chez lui avant que le coq n'ait chanté trois fois ?

 

Nous sommes loin de Séoul, de la modernité, dans cette campagne les légendes ont encore cours, les peurs ancestrales, le rôle des chamans...

Ni polar, ni film fantastique, The Strangers réuni les genres, les mélanges à plaisir. À la fin de la projection les deux personnes qui avaient vu ce film avec moi semblaient heureuses qu'il s'achève, alors que sa longueur, sa lenteur parfois, avec des sursauts de violence, concourent à renforcer l'histoire. Jong-gu fait ce qu'il peut face à des forces qui le dépassent. S'affrontant à des apparences trompeuses. Qui est bon, qui est mauvais...

Qui est pire ?

Maintenant que vous savez à quoi vous attendre vous trouverez peut-être un ciné projetant ce film. Laissez-vous possédé, vous en sortirez vivant.

 

J'espère.

 

Quoi que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 07:36

Vladimir Mavounia-kouka – 2013 -

Une femme se regarde dans un haut miroir, elle laisse tomber sa robe de chambre sous laquelle elle est nue, elle passe la main dans ses cheveux, s'observe, en particulier cette trace de griffes qu'elle porte sur l'épaule. Mais son corps lui échappe, de ses poils nait un animal avec lequel elle danse jusqu'à ce que celui-ci prenne la forme d'un loup devenant gigantesque au point qu'elle n'a n'a plus que la taille d'un parasite sur sa peau, les poils aussi grand que des arbres entre lesquels elle tente de courir pour échapper à un loup qui est encore là. Mais elle ne peut aller loin. Tout devient obstacle, l'arrête, la renverse, et le loup la rejoint, la mord, et le sang gicle...

 

Elle danse encore, seule, avec le loup, bête qui l'entoure et fait l'amour avec elle jusqu'à ce que les deux ne fassent plus qu'une, ce qui fut toujours le cas certainement.

La part animale que chacun recèle est si souvent reniée, comme s'il fallait en avoir honte, elle qui ainsi gagne en force, que la solitude semble nécessaire pour lui laisser libre cours, pour la regarder, l'apprécier, l'accepter et l'aimer, pour ne plus la voir en ennemie mais en complice. La pilosité l'incarne ici, oubliée si souvent, effacée, comme pour renier la partie naturelle de l'humain sans comprendre qu'elle en est indissociable.

 

La réalisation, en noir et blanc, violemment contrastée, est à l'image de cette dualité indissociable, que vaudrait-elle de n'être que l'un ou l'autre ? Que vaudrions-nous d'être plus ni l'un, ni l'autre ? Le Paradis est perdu qui voyait cette union incarnée, mais la rejeter entrouvre la porte de l'Enfer.

Un court métrage d'animation usant du motion capture, avec Céline Caron et Nicolas Maloufi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 07:20

Melissa Rosenberg – 2015 – 13 X 42'

Alias Investigation. Le métier de détective privé ne semble pas fait pour une jeune femme comme Jessica, fatiguant, risqué, mal rémunéré parfois, mais ce n'est pas grave puisque Jessica n'est pas une jeune femme normale. Elle boit sec, ce qui n'est pas rare dans sa profession, elle gagne sa vie principalement en suivant hommes ou femmes pour le comptes de leurs épouses ou maris, toujours prête à regarder ce que les gens cache, à révéler des secrets qui peuvent briser plusieurs vies sans en ressentir la moindre émotion.

Elle travaille en free-lance, pas question de se laisser prendre par un seul employeur, la liberté n'a pas de prix, suit son instinct tout en supportant, difficilement, des souvenirs, des visions, des illusions qui l'assaillent parfois.

Sa nouvelle mission est de retrouver Hope, une jeune femme qui a disparue depuis quelque jours. Jessica ne tarde pas à en retrouver la trace et s'étonne de phénomènes étranges qui la jalonnent, phénomènes qui lui rappellent quelque chose, et quelque chose de déplaisant au point qu'elle envisage de partir pour Hong-Kong, ce qu'elle ferait si sa carte n'était refusée.

Trouver de l'argent n'est pas facile, et la seule personne qui le pourrait doute d'elle. Cet homme que Jessica considère comme une menace n'est-il pas mort ?

Fuir est tentant mais elle ne peut pas laisser tomber Hope, sachant ce qu'elle-ci subit ce qu'elle-même endura pendant des mois avant qu'il se lasse d'elle pour passer à quelqu'un d'autre. Mais retrouver la jeune fille ne sera pas la tirer des soucis, au contraire. La preuve, Hopte tue ses parents dans un ascenseur, ce qui est pratique pour ne pas les rater ! Sans doute suite à l'ordre donné par son ''maître''. La police pourtant sera étonné de retrouver une photo de la criminelle, et de Jessica, avec le même homme.

Il vaut mieux être seule, c'est plur sûr, dit-elle à son reflet sans paraître y croire, surtout avec Kilgrave dans les parages. Et elle s'interroge sur le moyen que celui-ci employa pour éviter la mort.

 

Jessica sait que Hope est innocente, que Kilgrave fait faire n'importe quoi à n'importe qui. Elle insiste donc pour que le cabinet d'avocat qui l'emploie souvent se charge de la défense. Impossible d'éviter le passé, le souvenir de celle qu'elle fut, de cet homme qui l'a domina autrefois et dont elle aurait dû s'assurer qu'il était bien mort.

Puisqu'elle est détective, désormais, pourquoi ne pas mener l'enquête sur ce qui est arrivé ce soir là, sur l'accident, le bus, les ambulances, le conducteur de la seconde qui, lui aussi, connu quelques désagréments... La piste sera difficile à remonter, l'inverse serait sans intérêt.

Après Daredevil Netflix s'attaque à Jessica Jones, personnage moins connu de l'univers Marvel, mais non moins intéressant. Superhéroïne ayant renoncé à utiliser ses pouvoirs pour mener une vie à peine moins anormale. Ces 13 épisodes ne montrent qu'une partie de sa vie, celle où Kilgrave (David Tennant) revient alors qu'elle espérait, peut-être moins qu'elle le croyait, s'en être débarrassé. Une fois de plus Netflix sait mettre en valeur en ''héros'' sans le surexploiter, lui laissant assez d'autonomie pour être crédible. Dosant assz finement force et fragilité pour le rendre vraisemblable. Présentant Kilgrave sans le montrer, dévoilant peu à peu d'où il vient, quel cheminement le conduisit à devenir ce qu'il est. Qui possédant ce pouvoir n'aurait pas tendance à en abuser ?

 

Krysten Ritter est une Jessica jones parfaite, loin de la super-héroïne costumée. Hantée par son passé, sa difficulté à accepter ses pouvoirs et sa peur de l'avenir qu'elle noie dans l'alcool. En attendant de la retrouver avec notre ami DD. Une série aussi sombre que la précédente, genre série noire des années 40, aussi réussie, en souhaitant que Netflix continue sur ce chemin avec la réunion de ces deux (super) héros accompagnés d'amis aussi doués, eux aussi à découvrir prochainement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:17

Richard Price /  Steven Zaillian – 2016 –  HBO & BBC Worldwide – 8 ep

24 octobre 2014, Nasir Khan, plus souvent appelé Naz, est étudiant en science. Pour gagner de l'argent et payer ses études il prend le taxi de son père le soir et c'est sa première semaine. Le weekend est là, il est invité à une soirée, chose que sa mère voit d'un mauvais œil. Alors qu'il est stationné deux hommes montent, il leur demande de sortir, ce n'est pas son véhicule, il n'est pas en service mais ne parvient pas à éteindre son bandeau. Des flics s'arrête auxquels il signale l'incident, ceux-ci demandent aux importuns de prendre le métro sous peine de faire des heures supplémentaires, derrière les barreaux.

Puisque les policiers sont là il leur demande la rue Stanton, ce qui les amuse de la part d'un taxi !

À nouveau quelqu'un monte, cette fois c'est une jolie fille, à qui il tient le même discours qu'aux clients précédents. Il ne va pas la mettre dehors, n'est-ce pas, et quand il lui demande où elle va, elle répond : à la plage. Difficile à Manhattan ! Mais la rivière, OK.

The Night Of

dit-elle ! Naz fait les courses, et le plein, dans une station service, prend deux bouteilles, demande à faire un tour aux toilettes. Ils discutent, il lui explique qu'il rate une soirée à cause d'elle.

Près du fleuve la discussion continue, ils parlent de leurs pères respectifs, du fait d'être là, tranquilles, de la différence entre faire ce que l'on doit et ce que l'on veut.

Elle lui tend une pilule, en prend une... 

The Night Of

Comment refuser une telle invitation ?

 

Son appartement est superbe, son chat somnole sur le fauteuil, il est allergique alors elle met dehors le minet. Ils discutent, s'amusent, avec un couteau à planter entre les doigts. Il voudrait refuser mais elle est... persuasive. Elle sort une jolie poudre blanche, en met à la base de son pouce, lui tend la main ''c'est la fête que tu as manquée'' dit-elle. Le jeu avec le couteau reprend, mais avec un verre de trop il le plante dans sa main. Ce qui ne la refroidit pas, au contraire.

The Night Of

 

Le réveil est difficile. Assis à la table de la cuisine il se lève, monte dans l'appartement, jusqu'à la chambre pour récupérer ses fringues. Il doit rentrer lui dit-il. Mais elle ne répond pas. Il allume, et le regrette aussitôt !

The Night Of

Il est temps de partir ! Mais il a oublié les clés dans la maison, en refermant la porte derrière lui. Il est donc obligé d'entrer par effraction, ce qui attire l'attention d'un voisin qui avait du mal à dormir. Il en profite pour récupérer le couteau qui porte ses empreintes. Cette fois il peut s'en aller, sans avoir remarquer les yeux qui l'observent et voient son véhicule, ni la voiture qui arrive qui manque l'emboutir quand il démarre.

Il ne va pas loin avant que des policiers ne l'arrête. Il n'avait pas vu l'interdiction de tourner à gauche. L'éthylotest lui tend les bras, qu'il refuse et c'est l'arrestation. Ils sont appelés pour un cambriolage, averti par un voisin qui regardait par la fenêtre, les flics pourrait le libérer mais la chef du duo préfère l'embarquer.

Il se retrouve donc au point de départ, prisonnier dans la voiture, le témoin à quelques mètres, et les policiers qui entrent dans la maison.

Pour faire la découverte que l'on sait.

The Night Of

La machine policière se met en route, la brigade d'intervention nocturne arrive, le détective Box arrive sur place. Il ne veut pas d'un homme qui n'a rien à faire là, et il faut le conduire au poste. En chemin il ne peut s'empêcher de demander si elle est morte.

Box commence son enquête. La présence de policiers attire l'attention, y compris celle de deux hommes qui ont vu passer le couple qui est entré dans la maison.

 

Au commissariat se retrouvent donc Naz et le témoin. Naz est fouillé, et le couteau qu'il avait conservé, retrouvé sur lui. Il est temps de parler, Box est justement là pour l'écouter.

Dommage qu'il essaie de s'enfuir, affirmer qu'il n'a rien fait ne plaidera pas en sa faveur, alors qu'arrive le témoin qui l'a vu entrer avec la victime, et qui le reconnaît.

Le détective l'écoute, Naz raconte ce qui s'est passé, de la plage à l'appartement, alors que ses parents s'inquiètent de l'absence qu'ils ont constaté.

Il raconte son histoire, la rencontre, la nuit, son réveil, sa fuite après sa découverte... Les preuves contre lui sont accablantes et son récit peu crédible. Les examens commencent, rien n'est oublié, et ce ne sont que des preuves contre lui.

Le hasard fera passer Jack Stone, un avocat venu pour un autre détenu, qui le remarque et pose des question sur ce gamin qu'il a aperçu. Il partait mais se ravise, il veut en savoir plus et va voir Naz, histoire de faire connaissance. Il lui explique ce qu'il devra faire.

L'avenir du jeune homme s'annonce mal, arrivera-t-il à prouver qu'il est innocent ? Mais l'est-il vraiment ?

Une série HBO ne se refuse pas ! Celle-ci tiendra-t-elle les promesses du premier épisode ? À vous de juger, vous ne risquez pas d'être condamné... 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 07:18
15 ans
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 07:18

La Recherche Hors-Série 14

 

La fibre optique (Camille-Sophie Brès)

Dans les années 1970 la capacité de la fibre optique semblait infinie, un demi-siècle plus tard pourtant ses limites sont proches et les chercheurs cherchent des alternatives.

Le verre permet des vitesses fulgurantes d'un continent à l'autre, ses avantages sont nombreux : faible perte de données, immunité au bruit électromagnétique, absence de rayonnement vers l'extérieur, isolation électrique, poids et dimensions réduits. Les masses de données générées par Internet croissent et la limite de cette technologie devient prévisible. Il importe de trouver le moyen de la repousser, en attendant que la suivante soit atteinte à son tour.

Pour éviter que l'information soit brouillée pendant son voyage les impulsions la transportant sont espacées, laissant un espace vide, et perdu. La question était donc de trouver les impulsions adéquates pour transporter nos messages en autorisant un trafic plus important. Ces impulsions dites de ''Nyquist'' existent, elles s'encastrent les unes dans les autres, sans brouiller l'information, il n'y a donc plus d'espace perdu.

Jusqu'à récemment, produire ces impulsions était impossible. Des travaux conduit à l'EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) ont permis une production stable à 99%. Cette technique permet de multiplier le débit par 10 et devrait suffire pour un moment. En attendant qu'une nouvelle évolution permette de dépasser cette limite, jusqu'à ce qu'elle-même...

 

La diode (Riad Haider, Jean-Luc Pelouard, Émilie Steveler)

La diode à semi-conducteur a été consacrée par le prix Nobel de physique 2014 comme la source d'éclairage la plus performante. Dans les années 30, Russell Ohl, électrochimiste chez Bell, étudie différents semi-conducteurs pour des dispositifs radars. En 1940, éclairant un échantillon de silicium présentant une fissure, Ohl découvre que l'effet photoélectrique est amplifié au voisinage de cette discontinuité, d'un côté il note un excès d'électrons (Négatif), de l'autre un défaut, (Positif). Il donne le nom de ''jonction PN'' à la barrière entre ces régions : la diode à semi-conducteur est née. Il comprend que la jonction PN peut servir à l'effet photovoltaïque et dépose l'année suivante le premier brevet décrivant une cellule photovoltaïque constituée d'une jonction PN en silicium.

La théorie des jonctions PN sera élaborée par William Shockley en 1948 puis utilisée dans des dispositifs absorbant ou émettant de la lumière : les photo-détecteurs, les Lasers à semi-conducteurs, les LED et les cellules solaires les plus performantes.

Les LED sont principalement utilisées pour l'affichage et l'éclairage. La très forte amélioration du rendement énergétique apportée par ces LED par rapport aux lampes à incandescence est capitale pour la transition énergétique, l'éclairage représentant un tiers de la consommation énergétique mondiale.

La détection de lumière par des jonction PN trouve de nombreuses applications, l'imagerie dans les caméras et les appareils photonumériques, leurs variantes dans l'infrarouge sont en plein essor pour la vision nocturne, la sécurité et la défense, la recherche de fuite thermique et la médecine.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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