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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:00

Ye Ying – Philippe Miyl - 2014

Renxing, est une petite fille citadine, gâtée, mais solitaire entre deux parents, Chongyi et Qianying, absorbés par leur vie professionnelle qui ont donc peu de temps à lui accorder, fut-ce au téléphone, et dont le couple bat de l’aile. Lui est toujours en voyage, prévient son épouse au dernier moment, celle-ci n'est pas en reste côté emploi du temps et croit qu'il faut qu'il en aille de même pour sa fille. Entre cours de piano et de calligraphie celle-ci a peu de temps pour elle. Ce grand-père n'est-il gêné de participer à l'anniversaire de sa petite fille avec autant de personnes semblant si importantes ? Il est vrai que lui et son fils sont quelque peu en froid,

chacun portant la responsabilité vers l'autre.

Le vieil homme donne un cadeau pour sa petite fille à sa bru, un oiseau de bois qu'il a façonné lui-même. Mais la situation est compliquée en ce moment, le père doit partir pour la capitale nippone, la mère, pour la capitale française, Lan, la gouvernante est également prise par le mariage de son fils. Qui va s'occuper de ma petite-fille demande le vieil homme, d'autant qu'il doit lui aussi faire un voyage pour tenir la promesse faite à sa femme. Il doit retourner dans son village natal, 3 ou 5 jours, pas plus, pourquoi Renxing ne viendrait-elle pas avec lui... Chongyi hésite, pensant que sa fille est trop urbaine pour ce voyage.

La première réaction de la fillette est le refus, logique ! Pourtant sa mère insiste, elle n'a pas le choix, c'est la seule solution. De plus elle a dix minutes pour faire sa valise.

La petite puce boude quand elle retrouve son grand-père, elle doit pourtant faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le voyage commence par le train, qu'importe pour Renxing, elle a sa tablette !

Le contrôleur apporte discrètement un colis à Zhigen, en effet faire voyager un oiseau en cage dans un train est formellement interdit.

Renxing refuse de manger à l'heure, elle préfère attendre qu'il fasse nuit et utiliser son grand-père comme la petite peste qu'elle est.

Première étape atteinte, il faut changer de gare afin de prendre le bus pour Yangshuo. Pour Renxing l'aventure continue de plus belle. C'est un autre monde qu'elle découvre, à commencer par un buffle rencontré à la faveur d'une panne mécanique. Caresser un tel animal est une grande première pour la petite fille. C'est l'occasion pour les voyageurs de constater qu'ils se sont trompés de véhicule.

Pas moyen de repartir pour leur destination heureusement ils rencontrent quelqu'un qui peut les héberger pour la nuit avant de les conduire le lendemain. C'est l'occasion pour Renxing de faire l'expérience des piqures de moustiques, encore une découverte.

Le lendemain ils peuvent repartir... du moins théoriquement, puisque la route est bloquée et qu'il faut marcher pour la retrouver plus loin. Mais ne se seraient-ils pas perdus dans la forêt ?

Ça tombe bien, il commence à pleuvoir.

Mais quoi de mieux que de la paille dans une grotte pour discuter, pour faire connaissance, et pour Zhigen de parler à sa petite fille de cette grande mère qui adorait les oiseaux en général, et les humeis en particulier.

Ne lui avait-elle pas confié un oisillon humei avant qu'il parte pour Pékin afin de lui tenir compagnie avec promesse de revenir avec quand leur fils aurait fini ses études. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu, elle est tombée malade, est morte quelques jours plus tard. Depuis il revient au village, se rend sur sa tombe, discute avec elle, parle de son compagnon à plumes, souvenir vivant de son épouse disparue.

C'est pourquoi il est revenu avec cette fois, avant qu'il ne meurt à son tour, afin qu'elle le voit et l'entende chanter encore une fois.

Finalement Renxing et son grand père vont se découvrir après s'être égarés, s'apprécier plus que la fillette l'aurait cru possible. Elle qui ne connaissait que la ville et sa pollution découvre la nature, les cours d'eau, la brume, un rythme à l'opposé de celui qu'elle croyait lui convenir. Elle va même, incroyable, se faire des copains de son âge et prendre plaisir à se baigner ou grimper aux arbres.

Qui l'eut cru.

Finalement Chongyi et Qianying vont se retrouver plus tôt que prévu, hors des habitudes, sans la présence de leur fille. Ils vont évoquer leur avenir, sera-t-il commun ? C'était si difficile de prendre le temps de parler de leur couple, de leur famille ?

La cage de Renxing s'est ouverte, elle a prit plaisir à s'envoler, pourtant il lui faudra bien retrouver ses habitudes, ses parents qu'elle aime, et qui l'aiment, bien qu'ils ne sachent pas le lui montrer.

La mienne aussi est ouverte mais j'y suis si bien !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:00

Cahier dirigé par Jean-François Courtine  Résultat de recherche d'images pour "Friedrich Hölderlin"

 

C'est dans l'après-guerre après les traductions des années trente, dont celle des Poèmes de la folie, due à Pierre Jean-Jouve, que le succès de Hölderlin se fait significatif, profitant également des commentaire de Heidegger voyant en lui le ''poète du poète''. Ce volume des Cahiers revient sur un demi siècle de traductions, soulignant la diversité des approches de l’œuvre du poète allemand.

 

Né le 20 mars 1770 à Lauffen am Neckar, Hölderlin est orphelin de père à deux ans, à 4 il voit sa mère se remanier, manque de chance ce ''second père'' décédera en 1779. dès lors le jeune Friedrich vivra dans un environnement essentiellement féminin. Sa mère l'incitant à devenir pasteur il entrera au petit séminaire de Denkendorf en 1784, puis au Grand Séminaire. En 1793 il rencontre Friedrich Schiller avec lequel il entretiendra une intense correspondance tout en commençant à travailler comme précepteur. Cette première expérience sera décevante, la suivante, chez un riche banquier de Francfort, Jakob Gontard, il rencontrera la fille de celui-ci, Susette, qui deviendra le grand amour de sa vie et la Diotima de ses œuvres. Manque de chance, celle-ci est mariée. Il se voient et s'écrivent secrètement mais leur relation ne peut durer et ils se rencontrent une dernière fois en 1800.

Résultat de recherche d'images pour "holderlin" Le poète quittera Francfort en septembre 1798, il connaîtra alors une riche période créative. Il sera à nouveau précepteur à Bordeaux avant de retourner, en 1802, dans son Allemagne natale. Les premiers signes d'un dérèglement mental interviendront à cette époque, il apprend la mort de Susette, revient à Nürtingen où son état empirant il sera interné de force dans la clinique du docteur Autenrieth. Dès lors la folie ne le quittera plus, se contentant de s'éloigner périodiquement jusqu'à son décès le 7 juin 1843.

 

l’œuvre de Hölderlin se trouve à la confluence du classicisme de Weimar et du romantisme, prenant du premier l'utilisation des vers, de la forme et de la syntaxe, du second il prend le sens mythique de la nature, explore la cosmologie et l'histoire. Outre la poésie aura une grande influence en philosophie et participera à la formation de l'idéalisme allemand avec Kant, Fichte, Hegel et Schelling. Sa poésie aura une grande importance pour Heidegger qui écrira plusieurs essais sur celle-ci, sur Nietzsche également sans que celui-ci ait le temps de faire plus que le mentionner.

Résultat de recherche d'images pour "holderlin"

Impossible ici d'évoquer son œuvre majeure : Hypérion, faute de temps et de place, mais ce n'est que partie remise, j'espère.

 

Dans cette publication riche de passionnantes contributions sur l'apport de Hölderlin à la philosophie, par Xavier Tilliette, Marc Kauffmann, Marc Crépon et Jean-Luc Nancy. Mais également sur la tragédie, le Divin, et autres. Je ne vais pas recopier le sommaire. Un excellent moyen de découvrir un auteur important et dont il me semble que l'aura se soit un peu estompée.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:47

Solace – Afonso Poyart – 2015 - 101'

Joe Merriweather et Katherine Cowles arrivent sur lieux d'un nouveau meurtre, rien de plus habituel pour des policiers. Mais celui-ci est à rapprocher d'autres, récents, par la mise en scène mais aussi par la façon de tuer, d'un seul coup à l'arrière de la tête. Pas de torture, pas de souffrance, une mort rapide et quasi indolore. Comme pour ses crimes précédents le tueur n'a pas laissé de traces, seulement des messages destinés à la police.

Rien ne semble rapprocher les victimes, ni permettre d'identifier le meurtrier. Joe décide de faire appel à un ancien collaborateur, et ami, le docteur John Clancy. Médium dont le talent leur permit de résoudre pas mal d'enquêtes. Katherine Cowles doute, docteur en psychologie criminelle elle ne croit qu'en ce que la science peut définir. 

Le docteur Clancy s'est retiré depuis deux ans, après la mort de sa fille d'une leucémie, sa femme déserta le domicile conjugal que le docteur occupe sans en prendre grand soin.

Joe n'a même pas à frapper pour que John lui dise d'entrer. Forcément !

Il présente son problème, ces crimes qu'il ne comprend pas, le mode opératoire, la mise en scène, ces messages que laisse le tueur pour mettre au défi les policiers de l’attraper.

Katherine Cowles devait rester dans la voiture mais un appel important arrive qu'elle doit transmettre à son partenaire. Raison pour entrer, faire connaissance de Clancy et lui laisser les dossiers des victimes. Au passage elle touchera le docteur... établissant un contact qui permettra à celui-ci d'avoir quelques flashs sur la jeune femme, son passé, et son futur.

Le médium laisse entendre que l'affaire ne l'intéresse pas, mais il faut bien que le film avance, il va changer d'avis, et se retrouver rapidement dans le bain. C'est le cas de le dire puisque la dernière victime vient d'être découverte dans une baignoire emplie d'orchidées. Il demande à visiter les lieux des crimes pour se familiariser avec les victimes, trouvant un point commun ignoré des enquêteurs. Les victimes souffraient toutes d'une maladie incurable. Un doute persiste pour la première, un enfant, assassiné alors qu'il mangeait une glace. Rien n'indique qu'il cachait un problème, il n'avait jamais vu de médecin. Ses parents affirment qu'il était en parfaite santé, il faudra que John soit convaincant pour qu'ils acceptent une autopsie.

Au cours de celle-ci, alors que Clancy demande au légiste de s'occuper en priorité du cerveau, il reçoit un fax. Alors qu'il le lit le médecin découvre une tumeur de la taille d'un petit pois. John ne s'en occupe pas, il annonce qu'il laisse tomber, et s'en-va.

Le soir, alors qu'il prépare ses valises, il reçoit la visite de Katherine qui vient lui demander des explications. Il évite, louvoie, Cowles insiste. John lui répond donc, il lui raconte sa vie, son dépucelage à l'arrière d'une voiture, l'enfant qu'elle abandonna parce qu'elle était trop jeune... et pour finir lui montre le fax qui annonce qu'une tumeur va être découverte, et à quelle heure.

Katherine met du temps à comprendre, Clancy lui explique donc que le tueur qu'ils pourchassent est comme lui, il voit l'avenir, impossible de le surprendre. Il est même plus fort que lui.

Ce n'est pas une raison pour laisser tomber remarque la policière, au contraire ! Le jeu n'en est que plus excitant.

 

Passé ses hésitations, John ne peut que reprendre l'enquête, jusqu'à rencontrer son opposant, prêt à lui proposer un duel dont il lui raconte la fin qu'il a prévue.

Thriller classique, rythmé, affrontement entre le jeune et le vieux, Anthony Hopkins et Colin Farrel, sous le regard de Abbie Cornish et Jeffrey Dean Morgan. Peut-on tuer par empathie, où n'est-ce qu'une excuse trouvée par un psychopathe pour se justifier ? Le film est une bonne série B, rythmée, sans effet trop appuyé, qui vaut par sa distribution mais au suspens réduit par sa nature même : Hopkins est du bon côté. 

 

Ou presque !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:00

Des milliers de vers ont quitté mon corps

Comme autant de cris jetés vers l'absence,

Tous étaient voués à, dans mon décor,

Donner l'impression qu'ils avaient un sens.

 

Ils coulaient de moi comme par une plaie,

Dessinant en mots la porte entrouverte

Sur des autrefois que j'ai oublié,

Sans avoir compris l'ampleur de ma perte.

 

Ils se sont nourris de peurs, d'émotions,

De pensées cachées, d'espoirs refoulés,

Mais aussi de rage, colère et pulsions,

Du pire attendus, des peurs révélées.

 

De moi restera une âme épuisée,

Comme une ombre rongée par les remords,

Avoir tant de désirs inexprimés,

Regretter d'être en vie plus qu'être mort.

 

Je ne suis qu'un médium qu'ils utilisent,

Passant à travers moi vers le réel

Pour contaminer les curieux qui lisent

Ces mots venimeux et pestilentiels.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:04

Eorin sinbu - Kim Jo-hun – 2004 - 115'

Dans l'avion de Korean Airways Sang-min regarde la photo d'une enfant, mais reluque sa voisine, à l'atterrissage elle est devant lui, agréable à suivre, mais un homme l'attend et Sang-min est déçu. Son regard erre ici et là, observe une silhouette, le charmant dos d'une jeune fille devant un fleuriste. Histoire de tenter sa chance il laisse son portable sur le sol. Il se retourne quand le téléphone le dépasse, violemment projeté par un coup de pied. Devant lui c'est justement la fillette de la photo, celle avec laquelle il a toujours vécu.

My Little Bride

Mais Bo-eun a bien grandi ! Il la complimente sur son physique, ses courbes. Sangmin ne peut s'empêcher de regarder toutes les filles qu'il croise. Avant d'arriver à la maison il donne son cadeau à Bo-eun, un élégant soutien-gorge orné de jolies fraises... La classe !

My Little Bride

Ils arrivent enfin à destination, la maison familiale où Sang-min est accueilli par sa famille. Il est heureux de la retrouver, en particulier le grand-père de Bo-eun dont la santé décline. Celui-ci s'adresse spécialement au jeune homme et à sa petite fille, il leur raconte un moment de la guerre, quand lui et le grand-père de Sang-min firent un pacte : que leurs enfants se marient. Ayant eu l'un et l'autre des fils cela ne fut pas possible, par conséquent le pacte sauta une génération.

Les jeunes gens s'amusent, la blague est bonne. Mais grand-père est sérieux. Il veut mourir en paix et pouvoir regarder le grand-père de Sangmin en face. Bo-eun est lycéenne mais à 15 ans il est permis de se marier si les parents sont d'accord.

Bo-eun refuse, Sang-min s'en va.

Sang-min profite d'être de retour pour retrouver d'anciennes connaissances de l'université, sa jolie prof de dessin par exemple. Il n'empêche, difficile d'aller contre le pacte passé entre son grand-père et celui de Bo-eun. Allant attendre celle-ci à la sortie de son lycée il lui donne son avis, elle refuse. Juste avant de recevoir un coup de téléphone. Son grand-père est à l'hôpital. Les jeunes restent avec lui, leurs parents, entre eux, finissent par penser que le mariage est possible d'autant que papy semble agoniser, mais triche.

Cela ne changera rien à ses projets d'avenir, elle pourra aller à l'université, garder le secret vis à vis de ses copines.

Elle est si jolie en blanc, son bouquet à la main, et cette impression que son grand-père l'a arnaquée.

C'est l'heure de la cérémonie, chaque père conduit son enfant, les oui sont échangés. Le couple est formé. Ouf ! Un détail ''pratique'' à régler, le beau-père de Sangmin le prend à part pour lui rappeler que son épouse n'a que 15 ans, la belle-mère de Bo-eun l'avoue à la jeune mariée, la rassurant, c'est pour qu'elle n'ait pas à faire ce qu'elle ne devrait pas faire. Ce qui laisse Bo-eun perplexe.

Qui dit mariage dit voyage de noce, l'île de Jeju est superbe en cette saison. Sauf que la jeune mariée rate l'avion. N'est-elle pas amoureuse de Jungwoo, un autre lycéen, et puisque son mari n'est pas là elle en profite pour aller le voir s'entraîner au base-ball, se laisse prendre la main, accepte de sortir avec lui. De son côté Sang-min retrouve Hye-won, la meilleure amie de Bo-eun qui est surprise de le voir seul.

My Little Bride

Le hasard les fait se retrouver au moment de rentrer, parfait pour prétendre être parti ensemble.

 

La vie de couple va s'avérer compliquée, elle n'en est une que pour certains, quand d'autres l'ignorent et voient Bo-eun et Song-woo ensemble. Situations riches en quiproquo mais aussi en mensonges. Il faudra bien que la vérité se fasse jour, d'abord pour nos jeunes mariés, surtout que Jang-min va faire son stage de professorat d'art dans l'établissement de Bo-eun et se faire draguer par une prof de son épouse.

Le jeu est plaisant tant qu'il ne dure pas trop longtemps. Bo-eun n'a que 15 ans mais c'est la plus adulte des deux.

My Little Bride

Le challenge 1 mois = 1 consigne fut le prétexte à chercher un film que je n'avais pas encore vu. J'en ai trouvé plusieurs, celui-ci est sûrement le plus sympa, et Moon Geun-young était déjà aussi mignonne que talentueuse.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:51

Torrent, el brazo tonto de la ley – Santiago Segura – 1988 – 100'

Fainéant, brutal, alcoolique, sexiste, raciste, fasciste et égoïste, Torrente, un policier madrilène peu recommandable, vit dans un quartier défavorisé avec son père, cloué dans un fauteuil roulant, qu'il traite plutôt mal. Alors qu'une nouvelle famille s'installe dans le voisinage, il s'éprend de la jeune et belle Amparito. Un trafic de drogue organisé dans un restaurant chinois lui fournit l'occasion de redorer son blason. Il s'adjoint l'aide d'Amparito et de son frère, Rafi...

Star de la télé espagnole, Santiago Segura a obtenu un énorme succès dans son pays avec ce premier long métrage dont il est à la fois l'auteur, le réalisateur et la vedette. L'homme ne fait pas dans la dentelle. Torrente conte les tribulations lamentables d'un ex-flic affreux, sale, bête et méchant, qui ne songe qu'à renifler des petites culottes, rêve de se débarrasser de son vieux père et profère des sentences racistes ou misogynes à longueur de beuveries. L'histoire policière, parodique et délibérément ficelée à la diable autour d'un trafic de drogues, est surtout prétexte à une salve de saynètes trash. L'efficacité comique de plusieurs d'entre elles ne suffit pas à dissiper l'ambiguïté de la recette : pour produire ses gros effets, Santiago Segura manifeste un peu trop de complaisance envers son personnage, passablement vomitif. Sans doute le cinéaste s'en avise-t-il, puisqu'il bricole une fin moralement correcte, au bord de la mièvrerie. Mais après une heure et demie de miasmes, son eau de rose sent surtout la prudence commerciale.

Et en plus il eut des suites, je reconnais ne pas les avoir vues. Faut pas exagérer.

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 07:19

시티헌터 (Sitiheonteo) – Jin Hyeok – 2011 – 20 x 65'

City Hunter est l'adaptation du manga de Tsukasa Hojo.

 

Le 9 octobre 1983 Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol font partie de l'équipe des gardes du corps de la présidence coréenne. Alors que le président est en voyage au Myanmar un attentat est commis par des espions du Nord. Le chef de l'état n'est pas touché mais des personnes de son entourages trouvent la mort dans l'explosion qui le ciblait.

Pour se venger, sans en parler au président, 5 hauts fonctionnaires organisent une attaque en Corée du Nord. Pour cela Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol sont chargés d'engager 19 autres hommes. Une nuit le commando est déposé en Corée du Nord. Un sous-marin est prévu pour les récupérer une fois leur mission remplie. Mais la politique est source de changements et autres retournements, les commanditaires annulent la mission et les hommes chargés de la mener à bien. Pour des raisons de discrétions rien ne doit être connu de cette opération, dans ce but le plus simple est d'éliminer les 21 membres de l'équipe.

Alors que ceux-ci sont sur le point de repartir une fois leur objectif atteint, ils sont pris sous le feu de tireurs d'élites postés sur le submersible. Un seul homme réussit à survivre, Lee Jin-pyo, grâce au sacrifice de son ami qui lui demande au moment de mourir de s'occuper de son fils.

Lee, ayant pu réintégrer la Corée du Sud va enlever le fils nouveau-né de son ami avant de prendre la direction de la Thaïlande. Puisqu'il faut bien vivre il deviendra trafiquant de drogue, construira un camp dans la jungle, et entraînera le fils de son ami défunt pour en faire un combattant capable de venger tous les morts du commando en visant les 5 responsables qui croient avoir effacé leurs traces.

Les années passent, Lee Yun-seong est maintenant un jeune homme. Il vit en Thaïlande et par le fait du hasard sauve un homme, Bae Sik-jung, qui se révélera coréen et excellent cuisinier. Cette dernière qualité le fera engager par le père de Yun-seong.

Un incident va survenir, Lin Jin-pyo sauvera Lee Yun-seong en sautant sur une mine à sa place. Il survivra mais perdra un pied. C'est le moment qu'il choisit pour dire la vérité à celui qui se considérait jusque-là comme son fils. Il lui raconte tout, la mission, la trahison, la mort de son véritable père, les 5 responsables dont il doit désormais se venger.

Il ne lui reste qu'à partir pour la Corée. Il y trouvera un travail à la Maison Bleue où il rencontrera Kim Na-na, garde du corps de la fille du président. Et pourtant son ''père'' le lui a toujours dit : ''Il ne faut pas tomber amoureux !''

Tout est en place pour un excellent drama, slalomant entre les genres et les oppositions d'acteurs, principalement entre Yun-jeong et Na-na. Certes le scénario utilise parfois des raccourcis et des facilités pour faire avancer l'intrigue, je suppose que le rythme de production agit sur le temps laissé aux scénaristes et dialoguistes. Le rythme est soutenu, l'humour souvent présent. La réalisation parvient à garder l'équilibre, à passer d'un ton à l'autre en restant cohérente, ce qui est rarement le cas ! Autre qualité : la distribution. Lee Min-ho et Park Min-yong pour le couple principal, d'autres jeunes vedettes : Lee Jun-hyuk, Hwang Sun-hee, Gu Ha-ra et des plus expérimentées : Kim Sang-joong, Cheon Ho-jin, Kim Sang-ho...

Et allez-vous me dire : quel lien avec le manga original ? Mystère !

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:17
ANVERS - la gare
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:00

Les dossiers de La Recherche N° 2

LUCA

Simonetta Gribaldo – Céline Brochier-Armanet

Cet acronyme de Last Universal Common Ancestor a été popularisée en 1996 lors d'un congrès organisé à la Fondation des Treilles par le biologiste Patrick Forterre. Elle désigne l'ancêtre commun à tous les êtres vivants actuels, connu aussi sous d'autres noms tels que cénancêtre.

Sa place est unique dans l'histoire de la vie, après lui débutèrent les événements évolutifs à l'origine de la biodiversité que nous connaissons répartie en trois domaines : les archées, les bactéries (procaryotes) et les eucaryotes.

Organisme à la biochimie complexe, il ne faut pas le confondre avec la première cellule. Il présentait des caractéristiques cellulaires élaborées et a été précédé par des lignées d'organismes plus simples aujourd'hui éteintes. LUCA était un micro-organisme mais ni une bactérie, ni une archée, ni un eucaryote.

Sans fossiles les biologistes ont construit des modèles probabilistes d'évolution estimant le nombre et la fonction des gènes présents dans son génome à partir de la comparaison des génomes des êtres vivants actuels. L'idée est d'identifier les gènes ''homologues'' communs aux trois domaines du vivant car ils dérivent d'un même gène ancestral pour déterminer s'ils étaient présents chez LUCA en étudiant leur histoire évolutive grâce à la phylogénie moléculaire.

Il vivait probablement il y a plus de 2,4 milliards d'années. Datation relative par manque de fossiles servant de points de repère. L'unique jalon utilisable est l'oxygénation massive de l'atmosphère résultant de la photosynthèse réalisée par des cyanobactéries.

Combien LUCA possédait-il de gènes ? Les estimations vont de quelques centaines à plus d'un millier. Il disposait des mécanismes de transcription et de traduction du matériel génétique, des protéines membranaires et des enzymes du métabolisme central mais il lui manquait la plupart des protéines impliquées dans la réplication de l'ADN. Il pouvait disposer d'un génome constitué d'ARN et non d'ADN, ceci impliquant que ces systèmes soient apparus séparément chez l'ancêtre des bactéries, d'un côté, et chez celui des archées et des eucaryotes, de l'autre. Donc que le remplacement de l'ARN par l'ADN dans les génomes se serait produit deux fois au cours de l'évolution. S'il disposait d'un génome d'ADN celui-ci pouvait disposer d'un système de réplication différent de celui de ses ''héritiers''.

LUCA était-il un organisme hyperthermophile, vivant à plus de 80°C ou dans un environnement plus froid ? Privilégiée un temps la première hypothèse est désormais remise en cause pour lui dessiner un milieu aux températures comprises entre 20°C et 40°C.

Pour progresser dans l'étude de LUCA il importe d'avoir une meilleure connaissance de la biodiversité actuelle pour comprendre les processus évolutifs qui menèrent à elle. L'analyse de données par des méthodes de reconstruction des génomes ancestraux et de phylogénie moléculaire devrait affiner nos conceptions du sien.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Science
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 07:45

La Recherche Hors-Série 14

 

En 2006 la cape d'invisibilité sortit des contes pour entrer dans la réalité, encore faut-il préciser que son efficacité est réduite puisqu'elle ne rend un objet indétectable que pour des micro-ondes, celles-ci d'une longueur d'environ 33 centimètres. Le résultat était donc remarque pour les physiciens, moins pour les autres. Pour parler d'invisibilité il aurait fallu que ce dispositif fonctionne aux longueurs d'onde visible, entre 380 et 780 nanomètres (du violet au rouge) et fasse disparaître des objets ordinaires de taille supérieure à 0,1 millimètres.

Depuis six ans des efforts sont entrepris pour atteindre ces objectifs.

Pour qu'un objet ne réfléchisse pas, ou n’absorbe pas, la lumière, il faut qu'il courbe celle-ci autour de lui. Trois propriétés sont nécessaires pour fabriquer un dispositif d'invisibilité parfait.

Le matériau du dispositif d'invisibilité doit être anisotrope : ses propriétés doivent varier selon la direction de propagation de la lumière ; il doit être inhomogène : ses propriétés doivent varier dans l'espace et être magnétiquement actif : capable d'interagir avec la composante magnétique de l'onde.

 

Les recherches ayant progressé, les physiciens purent faire disparaître plusieurs objets de taille centimétrique, un trombone de bureau, un fragment d'acier et un morceau de papier. Ce dispositif fonctionne pour une grande partie des longueurs d'onde visibles, du rouge au bleu. Tant qu'il se trouve entre la source de lumière et l'observateur l'invisibilité est effective quel que soit l'angle sous lequel on regarde. Pour l'heure il n'est efficace qu'en lumière polarisée et en deux dimensions. Ses performances sont compromises lorsqu'il est utilisé à l'air libre plutôt qu'immergé dans un liquide à fort indice de réfraction.

De fait la cape d'invisibilité n'est pas encore au point, Harry Potter ne la trouvera pas dans notre monde de sitôt. La technologie progresse à un rythme effréné, plusieurs équipes annoncent de nouvelles versions de leurs découvertes, bien que pour l'instant il s'agisse plus de tapis que de cape. Celle-ci semble difficile à réaliser, sauf à faire intervenir la magie... néanmoins ce concept de cape peut concerner d'autres types d'ondes, les ondes acoustiques par exemple. Ondes de compression se propageant das un fluide. Grâce à une cape immergée dans ce fluide il serait possible de leur faire éviter une zone ou un objet. Un sous-marin pourrait ainsi passer inaperçu, les ondes acoustiques sont plus faciles à accélérer que les ondes optiques qui ne peuvent dépasser la vitesse de la lumière dans le vide. Les militaires étasuniens sont très intéressés par ces recherches alors qu'en Europe les recherches portant vers la protection contre les tsunamis. Une chape de 200 mètres de diamètres constituée d'anneaux concentriques pourraient guider les ondes autour d'une zone à protéger, les fondations d'un hôpital, d'une centrale nucléaire... Ce principe d'une ''cape'' pourrait détourner des ondes sismiques se présentant comme une chape de terrassement antisismique avec des colonnes de béton armé dans le sol.

 

Ainsi ce qui naquît de la lumière peut-il trouver une application inattendue.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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