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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 07:06

La Recherche hors-série 14 : La Lumière

Les sources incandescentes

(Jean-Jacques Greffet, Patrick Bouchon, François Marquier)

 

Le laser connut de spectaculaires développements mais d'autres moyens existent pour dompter la lumière. Une recherche fondamentale ouvrant la voie, entre autres, au développement de l'information quantique.

 

La lumière blanche que nous envoie le soleil contient l'ensemble des couleurs visibles mais également les rayons ultraviolets ou infrarouges. Nos systèmes d'éclairages visent à reproduire cette clarté par l'incandescence, c'est-à-dire, la propriété des corps à émettre de la lumière quand il sont chauffés. Celle-ci est également diffusée dans toutes les direction et son spectre large ne dépend que de la température. Pour l'éclairage ce système est médiocre puisque la plus grande partie de son énergie se perd dans l'infrarouge, d'où le retrait des lampes incandescentes.

Des solutions alternatives existent, utilisant tubes fluorescents ou diodes électroluminescentes, celles-ci présentent un faible rayonnement infrarouge et, donc, une meilleure utilisation de l'énergie qu'elles reçoivent. Pour autant ce rayonnement, s'il est inutile pour l'éclairage, est utile pour la production d'énergie thermo-photovoltaïque. Il s'agit de convertir de la chaleur en rayonnement thermique afin d'éclairer une cellule photovoltaïque possédant une efficacité de conversion optimale à cette longueur d'ondes. Il est donc souhaitable d'émettre un rayonnement aux fréquences et directions souhaitées. Cela se fait par la création d'une ''métasurface'' présentant des propriétés n'existant pas dans la nature afin de faciliter l’absorption de la lumière. Un miroir peut présenter cette qualité mais également un semi-conducteur comme l'arséniure de gallium (GaAs) permettant la fabrication de puits quantiques confinant les électrons dans de fines couches de GaAs, séparées par des couches d'arséniure de gallium-aluminium (AlGaAs). Pour cela il faut que la surface absorbe la lumière sans la réfléchir, des métasurfaces présentent cette qualité.

 

Course à la vitesse

(Pascal Salières, Thierry Ruchon, Bertrand Carré)

 

La persistance des images sur la rétine, quelques dizaines de millisecondes, nous empêche de suivre des phénomènes tels la progression d'une décharge électrique dans les nuages. Pour briser cette barrière l'homme a développé les instruments permettant de mesurer des évolutions toujours plus rapides. Eadweard Muybridge, photographe, voulu décrire les mouvements d'un cheval au galop, il prit des photos à intervalles réguliers le long d'une piste avec un temps d'exposition suffisamment court pour figer le mouvement. Technique reprise depuis, améliorée par le laser, au point de diminuer la durée d'exposition à seulement quelques femtosecondes. Cette durée étant celle du mouvement des atomes dans les molécules, permettant d'observer les déplacement des atomes lors des vibrations des molécules ou lors de leur dissociation.

Les électrons sont mille fois plus rapides, leur observation demande une vitesse de l'ordre de l'attoseconde. Une limite de la technologie laser, l'impulsion ne peut être plus brève que la période de l'onde électromagnétique qui la porte, environ 2 femtosecondes, pour descendre au niveau demandé il faut une période plus courte, celle des rayons X. pour produire celle-ci il faut synchroniser les ondes harmoniques produites à un instant donné.

 

Trois applications requièrent cette rapidité :

La Spectroscopie moléculaire : le moyen de contrôler la dissociation de la molécule de dihydrogène lorsqu'un électron lui est arraché.

La dynamique des biomolécules : induire des mouvements électroniques ultrarapides dans un acide aminé, la migration de charge d'une extrémité à l'autre de la molécule en 2 femtosecondes a ainsi été détectée, ouvrant la perspective d'une chimie plus ''contrôlée'' dans des molécules d'intérêt biologiques.

La physique du solide : la manipulation de signaux électroniques à l'échelle du petahertz, accélérant les possibilités de la nanoélectronique de plusieurs ordres de grandeur.

 

L'attoscience permettra de suivre lors d'une réaction l'évolution de la probabilité de présence dans l'espace des électrons participant aux liaisons chimiques. En France ATTOLab viendra compléter les installations existantes, ensemble qui permettra aux physiques et chimistes de combiner une résolution temporelle attoseconde et une résolution spatiale à l'échelle du dixième de nanomètre. Une voie permettant l’étude de nombreux phénomènes fondamentaux du cœur de la matière.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 07:34

36個故事 (Di 36 ge gu shi) Hsiao Ya-chuan – 2010 - 82

Doris a toujours rêvé d'ouvrir un coffee-house, un endroit agréable où n'importe qui pourrait venir boire un café, discuter, laisser de côté pendant un moment ses obligations et ses contraintes. Or elle vient de récupérer le local que sa tante lui a laissé pour émigrer.

Il faut que celui-ci soit assez particulier pour se démarquer des autres, plus simple, plus convivial. Pour

Pour ce faire elle fait appel à sa sœur et ses amis pour que tout soit comme elle l'imagine, elle récupère ce que chacun veut bien lui offrir pour donner une touche personnelle à cet endroit, chaque objet doit être à sa place. Même les fleurs qu'elle a acheté après avoir causé un (petit) accident.

Cet endroit sera dédié à l'échange, un objet contre un autre d'abord, puis viendront les mots et chacun pourra raconter un peu de sa vie, un événement personnel, un souvenir qui l'aura marqué, cet espoir auquel il pense depuis longtemps sans avoir encore osé l'évoquer. N'est-ce pas ce qu'il faut pour lui donner vie, et force, et se dire qu'il pourrait être plus qu'un rêve ?

 

Je suis sûr que vous auriez quelque chose à dire. Il suffit de pousser la porte, de dire bonjour à Doris, de commander ce café qu'elle fait si bien et d'entamer une discussion avec quelqu'un.

Quand à moi je sais ce que je dirais, non à Doris, mais à Gwai Lun Mei qui l'incarne et qui est une de mes actrices préférées.

 

Un oasis de calme dans ce blog, une fois n'est pas coutume.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 07:31
Clochers mâconnais
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 07:25

У самого синего моря – Boris Barnet – 1935 – 71' (Bach film)

La mer est un milieu hostile, la Caspienne tout autant que les autres. Elle est noire quand le navire fait naufrage. Le bateau coule rapidement, l'équipage disparaît, à l'exception de deux marins : Aliosha et Yussuf, qui porte son instrument de musique sur le dos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Durant deux jours, et deux nuits, ils vont dériver, accrochés à un radeau, pour finalement être sauvés par des pêcheurs venus d’une île d'Azerbaïdjan. Là ils trouveront une place dans un kolkhoze qui paraît entièrement féminin, appelé ''Feux du communisme'', plus tard des hommes arriveront, sans que l'on sache d'où.

Les deux hommes s'intègrent à la société, chacun remplit son rôle, jusqu'à ce que tous les deux tombent amoureux de Misha, chef du kolkhoze.

Ce qui n'annonce rien de bon !

 

Un matin Aliosha prétexte une maladie pour ne pas aller pêcher avec les autres, en fait il quitte le kolkhoze pour se rendre à la ville voisine afin d'y faire l'acquisition d'un collier et de fleurs qu'il destine à Misha. Son confère, Yussuf, est fou de rage, il y voit un manquement à la discipline collective, façon de ne pas avouer qu'il est jaloux aussi dénonce-t-il son camarade au conseil du Kolkhoze.

Deux hommes amoureux d'une même femme, c'est banal, au cinéma. Et ne peut bien se terminer. Quand Aliosha et Yussuf se retrouveront en mer le premier conseillera à l'autre de l'épouser. Mais la mer contrôle tout, décide du destin des hommes qui ne peuvent qu'être spectateur. Une vague va emporter Misha, laissant derrière elle la preuve de l'impuissance des hommes.

 

Peut-être Barnet voulait-il montrer la fragilité des hommes face à la nature, du moins est-ce bien ce que son film nous enseigne, une fois de plus. Le bonheur est une chose fragile. Avait-il pour ambition de montrer qu'il en était de même du socialisme...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 07:14

B.R. BRUSS – Fleuve Noir, collection Angoisse n° 226 – 1972 

L'affaire durait depuis près d'un an sans que les enquêteurs n'aient entrevenu sa véritable nature. Pour eux ils ne s'agissaient que de superstititions.

 

Tout commença à la suite d'un accident de voiture, s'il n'en avait pas été témoin jamais le héros ne serait allé à Lurnoux, il n'aurait, par conséqent, jamais fait la connaissance de l'inspecteur Doret, mandaté pour enquêter sur l'accident en question.

Au retour d'un voyage en Amérique du Sud il retrouve le policier qui lui indique devoir enquêter dans un patelin perdu au fin fond de la campagne. Une affaire ténébreuse, des morts s'échelonnant su près d'un an, suspectes mais sans que rien ne prouve un crime. Les habitants pourtant laissaient entendre qu'elles n'étaient pas claires sans qu'aucun osent en dire plus.

Les décès auraient pu continuer si le dernier n'avait été celui de la fille d'un gros industriel, venue se reposer de son voyage de noces avec son époux dans le castel familial. Elle avait été retrouvé dans une pièce d'eau à cent mètres de chez elle sans qu'il y ait la moindre trace d'eau dans ses poumons, ni blessure, ni coups, ni marque de strangulation.

 

Ainsi s'organisa le départ pour Lurnoux. Hameau sis dans un décor champêtre de collines couronnées de taillis d'essences diverses, agrémenté d'une petite rivière serpentant entre près et champs dans lequel vivait une cinquantaine de familles. Rien d'étrange ni d'inquiétant à priori mais une aura indéfinissable qui retint le héros sur place, éthnologue il pouvait s'intéresser à cette population, alors que Doret repartit après dix jours sans avoir rien découvert.

L'ambiance pourtant s'impose à notre scientifique, trop sensible pour être immunisé. Sa curiosité est piquée au vif mais elle ne va pas tarder à être dévorée par la peur.

 

Tout avait commencé quand Gaston, un des enfants du village avait découvert un objet curieux dans le Dru Noir, ravin obscur à l'inquiétante réputation. Très vite il présenta un comportement inhabituel pour lui, s'asseyant, immobile, regard fixe et visage tendu comme s'il regardait quelque chose que les autres ne voyaient pas.

Il raconta le grand bonhomme vert qui mangeait des crapauds sans même l'avoir dépiauté... rentré chez lui il regarda l'objet qu'il avait découvert, rougeâtre, luisant faiblement. Certainement quelque chose dont il pourrait s'amuser. Pensait-il.

À tort.

Vu de près la chose ressemblait à un quelconque morceau de matière plastique, d'une forme rappelant celle d'une hélice mais avec des pales renflées, légèrement concaves, faisant penser à des cuillères. Chacune percée en son milieu d'un trou rond du diamètre d'un macaroni. Par jeu il voulu le tordre, l'aplatir avec un marteau, l'entailler avec un couteau. Il n'obtint aucun résultat. Le portant à son oreille il entendu une grésillement presque imperceptible.

Deux minutes plus tard il revit l'homme vert.

 

Gaston va présenter un comportement différent, lui qui était bavard se taisait, absorbé par quelques pensées inexprimables. Difficile de garder pour lui seul ce secret, il faut qu'il en parle à ses coapins. Rendez-vous est pris à ''la Fournague'', maison abandonnée dans le bas du hameau qui est leur lieu de ralliement.

Le bidule étonne, intrigue, chacun le touche, essaie de le tordre, s'interroge sur sa nature et son origine. Tous pourtant jurent de ne pas parler de ce truc aux parents, ni à quiconque. Gaston ensuite leur demande de le porter à leur oreille et de dire ce qu'ils voient.

Le premier ne voit rien, mais les autres si, des choses mouvantes aux couleurs en perpétuels changements. Et la plupart ont peur.

 

Le secret va rapprocher Etienne et Gaston, les plus grands, les seuls capables de le comprendre. Les plus réceptifs ! Le ''rougin'' comme ils avaient surnommé le machin prit de plus en plus de place dans leurs vies, leurs visions étaient identiques, ils voyaient l'homme vert, et d'autres choses, convaincus qu'ils ne risquaient rien mais étant de moins en moins attentif à ce qui se passait autour d'eux.

Ce n'était qu'un jeu !

 

Jusqu'à ce que l'homme vert leur demande de faire quelque chose. Ils en furent ravis.

La mort d'une chèvre c'est drôle, non !

Mais voilà qu'une des sœurs de Gaston arbore le ''rougin'', le pose sur la table et se met à hurler qu'elle voit des choses incroyables. Le père ne réfléchit pas plus longtemps, se saisit de l'objet et le jette dans le feu.

Où Gaston le retrouvera, intact !

15 jours passèrent, tranquilles. Puis vinrent les drames...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:12

Une fourmi bleue s'en allait par les sentiers

Regardant alentour, paysages et passants,

Préférant aux seconds admirer les premiers,

Ainsi pourrait-on dire qu'elle se méfiait des gens.

 

Pour elle une fourmi se devait d'être bleue,

D'une jolie couleur, unie et sans nuance ;

Pas question d'accepter des tons moins harmonieux,

Trop ternes ou trop brillants, le banal, pas l'outrance.

 

Elle se satisfaisait de quelques amitiés,

Fourmis à son image, affichant l'élégance

D'un passé poussiéreux qu'elle aurait oublié

Si le présent avait de plus douces fragrances.

 

Un jour pourtant survint une arrivante étrange,

Identique à elle-même et pourtant différente.

Affichant sans vergogne la preuve d'un mélange,

Une verte couleur qui évoquait la menthe.

 

''Qui es-tu, que veux tu ?'' demanda la première,

''Toi qui n'est pas d'ici, tu n'y a pas ta place.

Où est ton intérêt de passer la frontière,

Nous n'avons pas besoin des êtres de ta race''.

 

L'autre la regarda en gardant le silence,

Ses yeux étaient brillants, entre rage et mépris,

Affichant sans trembler une froide arrogance,

Et la curiosité de qui n'a rien compris.

 

La fourmi bleue se tut, et puis elle approcha

Jusqu'à réaliser qu'elle était abusée

Par un miroir moqueur simplement posé là,

Une couche de spore alterant son reflet.

 

La différence alors peut naître de l'erreur,

D'une interprétation faussée par un mensonge,

Une hallucination, la croyance ou la peur.

La vérité est un toxique qui nous ronge.

 

Est-ce autrui que je crains où moi-même que je fuis,

Me cachant sous la peur car c'est moi l'étranger.

Se connaît-on soi-même, puis-je voir qui je suis ?

Se fait accusateur qui veut s'innocenter.

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Publié par Lee Rony - dans Fables
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 07:53

오렌지 마말레이드- Orenji Mamalleideu - 2015 - 12 épisodes.

Adaptation du manhwa de Seok Woo.

Baek Ma-ri est jeune et belle ; normal, elle est coréenne ; elle

est aussi vampire dans un monde qui ressemble au nôtre, à

cette différence près, du moins en Corée, que la cohabitation est

possible. Un accord a été signé trois siècles plus tôt donnant aux

vampires le droit, du moins théorique, de vivre avec les

humains, auto-proclamés, à condition qu'ils n'utilisent pas leurs

pouvoirs et ne boivent pas de sang humain.

Elle doit changer régulièrement d'école, sitôt que son secret est

connu ses condisciples la rejettent, soutenues par leurs

géniteurs. C'est donc dans un nouveau lycée qu'elle débarque,

aussitôt remarquée pour avoir été filmée dans le métro alors

qu'un incident mettant en cause un vampire s'est déroulé. Elle

fait également la connaissance de Jung Jae-min, étudiant très

populaire.

Le métro sera mis de nouveau à contribution. Assoupie à côté de

Jae-min, Ma-ri va se pencher et, sans paraître le vouloir,

embrasser le cou du jeune homme. L'odeur de son sang est si

agréable.

Ma-ri doit mentir et c'est difficile pour elle dans ce monde où l'on

se méfie des vampires, où ils sont surveillés, contrôlés par une

police spécialisée. Ce qui doit arriver arrive, bien sûr, elle sera

percée à jour et devra s'éloigner, laissant Jae-min seul.

 

Le premier tiers du drama s'arrête alors que Jae-min est en

mauvaise posture. La deuxième permet de reculer dans le

temps, au temps de Joseon, quand les vampires étaient traqués

pour être exterminés. Ma-ri et Jae-min se retrouvent. Elle est la

fille du boucher, lui le fils du gouverneur ; promis à un riche

mariage il ne peut interdire à son cœur de battre pour une fille

du peuple, laquelle le lui rend bien.

Mais la question se pose de définir l'humain, est-ce un ensemble

de critères organiques, biologiques, lequel exclurait les

vampires, ou plutôt des qualités morales qu'ils pourraient

posséder ? Peut-être pas tous, certes, mais qu'en est-il des

''humains'', qui rentrent plus souvent dans la première catégorie

que dans la seconde ? Ne se tuent-ils pas entre eux, n'ont-ils pas

établi une hiérarchie basée sur la naissance, le statut qui permet

à un ''noble'' de mépriser, même de tuer, quelqu'un de plus

basse extraction ?

 

En un autre temps ils auraient fait porter une étoile rouge à ces

vampires qui ne font que lutter pour survivre.

La troisième partie propose un retour au présent. Apparemment 

les choses pourraient se passer autrement et les vampires

reconnus comme des individus comme les autres. Ma-ri fait

partie des 10 vampires ayant choisi de se révéler, ce qui ne va

pas se faire sans mal. L'ignorance génère la peur et ce drama

s'appuie sur cet argument. Au fond qui n'a pas besoin de ses

''vampires'' ?

Les amours contrariées sont une source inépuisable d'histoires.

Ce qui se passe trop bien est inintéressant.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:38

La Recherche Hors-Série 14

Interview avec Claude Cohen-Tannoudji : ''La lumière s'étudie par son interaction avec la matière, étude qui commença avec Descartes et Newton qui furent les premiers à développer des modèles satisfaisants. Corpusculaires, Newton voyait la lumière comme un jet de corpuscules différents selon la couleur de celle-ci. Cette conception fut remise en cause à la suite des travaux de Huygens, Fresnel et Young qui mirent en évidence ses propriétés ondulatoire. Maxwell conçu un schéma intégrant l'électricité, le magnétisme et la propagation des ondes électromagnétiques. Hertz ensuite montra que les ondes électromagnétiques lumineuses et radio ne différaient que par leur fréquence. Les théories corpusculaire et ondulatoire s'affrontèrent, la seconde parut l'emporter par son apport de plus d'explication des phénomènes lumineux. Celle-ci pourtant ne résolvait pas tous les problèmes et les résultats apportés par certaines expériences. Pour apporter une correction Max Planck conçut une nouvelle théorie permettant d'obtenir le bon spectre en modélisant les atomes émetteurs comme un ensemble d'oscillateurs matériels interagissant avec le rayonnement. Bien qu'il ne soit pas totalement satisfait du résultat il introduit la constante qui porte son nom : h, du mot allemand Hilfsgrösse, voulant dire ''grandeur auxiliaire''.

Ne sont pourtant quantifiés que les échanges d'énergie entre la matière et le rayonnement. Le concept de photon apparut plus tard, imaginé par Einstein qui formula l'idée d'un quantum lumineux, idée qui fut admise après une dizaine d'années d'expériences mais qui ne proposait pas de théorie précise. C'est Louis de Broglie qui étendit à la matière la notion de dualité onde-corpuscule, ouvrant la voie à de nouveaux développements : l'équation de Schrödinger, la mécanique quantique, la liaison chimique, la théorie des solides... le cadre pour une théorie quantique de l'interaction entre matière et rayonnement se met en place. À la fin des années 1920, Enrico Fermi et Paul Dirac proposent une théorie englobant les aspects corpusculaire et ondulatoire qui ouvrait la voie à l'élaboration de l'électrodynamique quantique.

Le laser naquit des recherches sur les micro-ondes et le radar.la connaissances des niveaux atomiques et moléculaires avait progressé, le physicien américain Charles Townes eut l'idée d'amplifier un rayonnement, obtenant la première preuve d'oscillation maser (microwave amplification by stimulated emission of radiation). Theodore Maiman eut l'idée de remplacer les micro-ondes par un cristal de rubis, obtenant une amplification cohérente. Le L de light remplaça donc le M de micro-ondes. Le laser était né.

En 1963 au congrès d'électronique quantique de Paris le laser passait pour une curiosité de laboratoire, une source de lumière différente, bref, une découverte attendant des applications. Chers et complexes, les lasers évoluent, s'industrialisent, pour devenir fréquents dans les années 1970. il permit d'étendre dans le domaine optique une série de concepts développés dans l'étude de la ''résonance magnétique''. Au début des années 80 le laser fut utilisé pour refroidir des atomes permettant d'obtenir des mesures beaucoup plus précises de ceux-ci. La recherche sur les atomes froids permit ainsi des progrès spectaculaires en métrologie. Le laser permet aussi des avancées dans l'information quantique, sa transmission, son traitement ; la cryptographie quantique, et bien d'autres domaines. Il permit de mieux comprendre les interactions de la lumière et de la matière, d'avoir accès à la dynamique des noyaux avec la réalisation d'impulsions laser femtoseconde (10-15 secondes), avec l'accession à l'attoseconde, mille fois plus petite, c'est la dynamique des électrons qui devient accessible. Parallèlement la puissance des lasers atteint le petawatt, posant de nouvelles interrogations sur le comportement de la matière dans des champs aussi élevés.

Et le Prix Nobel 1997 conclut : Le monde quantique est bien mystérieux et nous réserve sans doute encore bien des surprises.''

 

Raison de plus pour s'y intéresser.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:26

CHIWHASEON (취화선) – Im Kwon-taek – 2002 - 117'

1882 – Jang Seung-ub, peint, rapidement, noir sur feuille blanche. Il demande à boire à son assistante, puis reprend son travail sous le regard d'un auditoire attentf aux coups de pinceaux du maître.

 

Le résultat fait l'admiration de tous, comment un artiste peut-il respecter les règles en les enfreignant, et inversement ? Lui, un homme du peuple a-t-il le droit de parler d'art ? S'il ne l'a pas il le prend ! Suis un rendez-vous avec un riche japonais venu spécialement pour acquérir une de ses œuvres, et entendant s'attacher les bonnes grâces du peintre avec un alcool que les Coréens au Japon aiment beaucoup.

Le Japonais, indiscret, lui demande s'il n'eut pas à souffrir de ses origines roturières, l'occasion de revenir sur une enfance pénible. Souvenirs des coups reçus, et de ceux, de pinceaux, donnés.

Plus âgé, ayant survécu comme il pouvait, il tombe par hasard sur un homme qui l'avait aidé quand il était enfant, et mendiant, un homme qui lui écrit une lettre de recommandation pour un professeur capable de lui apprendre la base du métier de peintre, à commencer par le pinceau qu'il doit tenir comme s'il avait un œuf au creux de la paume mais fermement, avec ses cinq doigts. Il lui explique l'enchaînement des traits, l'ombre, la perspective, le contour... le jeune homme apprend vite, il est doué. Trois ans plus tard son maître n'est plus là et il revient voir maître Lee, l'homme qui lui permit de le rencontrer avec la flute que est son seul héritage. Désormais il vivra avec lui, travaillant dans la maison et continuant à peindre, à apprendre, encore et encore.

L'époque est troublée, la dynastie Joseon n'est plus respectée, les nobles semblent incapables de comprendre le temps qui passe et les changements qui s'imposent. Jang observe, parfois en cachette, et son don est manifeste pour quiconque observe son travail. La certitude de son regard fait l'admiration, un coup d’œil lui suffit pour enregistrer un tableau et pouvoir le copier.

Mais Seung-ub n'aime pas que la peinture, il apprécie aussi les femmes, et l'alcool et vit en imitant des tableaux chinois. Jusqu'à ce qu'à nouveau la chance se manifeste, un mécène le fait entrer dans l'école de Maître Hyesan dont la devise est ''penser avant de peindre''. Le talent ne suffit pas sans une maîtrise totale de son art.

L'imagination doit embraser la peinture !

Jang parfait son apprentissage sous la férule d'un professeur qui ne laisse rien passer, qui exige toujours plus de lui, toujours plus mais jamais trop. La facilité ne doit pas devenir une habitude, elle doit être une exigence à jamais insatisfaite.

Mais la situation politique évolue dans le mauvais sens, les catholiques sont poursuivis, 9 missionnaires français et 8 0000 coréens sont exécutés sur l'ordre du régent Daewon, vouloir abolir l'inégalité sociale était trop mal vu.

Plus jeune il avait rencontré une jeune femme, So-woon, d'un autre milieu, inaccessible pour lui alors, et lorsqu'il revoit celle-ci c'est sur son lit de mort pour répondre à son dernier souhait, qu'il peigne pour elle. Ensuite seulement il prendra son nom d'artiste Ohwon. Il est temps pour lui de trouver son style, d'exprimer sa personnalité. D'affronter le génie qui va lui permettre de passer à la postérité, avec l'alcool pour endormir la force qui l'entraîne comme la main du peintre doit tirer le pinceau et non le pousser.

Un matin il découvre une peinture qu'il croit être faite par un autre, mais non, personne n'est venu, c'est lui qui dans la nuit s'est levé, la conscience noyée, dominé par la force incontrôlable qui anime, ou manipule, les meilleurs artistes.

 

Plus de peintures, et donc plus d'alcool, l'alternance implacable de l'ombre et de la lumière, du jour et de la nuit, jusqu'à ce que celle-ci triomphe, comme c'est toujours le cas.

La boucle est bouclée, le présent revient, confluence autant qu'opposition entre l'Histoire qui change et l'Art qui voudrait figer le temps. La pays dont une page se tourne, violemment, et un homme qui voyagea de la rue jusqu'au palais royal.

 

Un film sur un peintre, un artiste, mais aussi, surtout, un homme qui se bat contre son époque, se nourrit des autres, s'affronte à l'ombre qui le hante et dont il craint qu'elle l'engloutisse. Le prix à payer, le joug à accepter, pour se trouver finalement.

En 1884 le parti réformiste tente un coup d'état avec le soutien du Japon, l'intervention Chinoise le fera échouer. Ohwon verra nombre de ses œuvres brulées par des révolutionnaires voyant en lui un mercenaire à la solde des bourgeois et pourtant la peinture de Ohwon est la dernière flamme d'un pays qui s'éteint. En 1897 Ohwon disparaît la légende affirme qu'il s'en fut dans la Montagne de Diamant et devint un ermite éternel. Au moins son œuvre atteint-elle ce statut, quand à savoir si en réalité il disparut comme le présente Im Kwon-taek...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 07:06
détail Cathédrale Vieux Saint-Vincent

détail Cathédrale Vieux Saint-Vincent

église Saint-Pierre

église Saint-Pierre

église Saint-Pierre

église Saint-Pierre

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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