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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 07:41
Crypte - Dijon (2)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 07:15
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:49

Los Ojos de Julia – Guillem Morales – 2010 – 116'

Quand Julia apprend la mort soudaine de sa sœur Sarah, tout semble indiquer qu'elle s'est suicidée. Mais Julia n'accepte pas cette version des faits et commence à passer au crible les évènements qui ont eu lieu les derniers mois avant le drame. La découverte d'éléments déconcertants, en désaccord avec la personnalité de Sara, et sa rupture de contact avec son entourage, ne font que nourrir les soupçons de Julia quant aux circonstances réelles du décès. Décidée à résoudre l'énigme de cette ultime période, Julia devient l'objet d'une singulière menace qu'aucune autre personne autour d'elle, y compris son mari Isaac, ne semble percevoir, alors même que la maladie dégénérescente dont elle souffre prend le dessus, la plongeant petit à petit dans l'obscurité. La compréhension et l'amour d'Isaac avaient jusqu'alors eu raison des attaques de cécité de Julia, mais une série d'incidents inquiétants, et toujours p lus violents, menacent son équilibre, l'enfermant inexorablement dans le monde des ténèbres, à la merci de la présence terrifiante qui s'y terre.

La cécité donne des visions, fait apparaître des secrets tapis dans l'ombre ou révèle certaines faces cachées. Les Yeux de Laura MarsThe Eye ou encore Ouvre les yeux ont suffisamment œuvrés dans ce sens pour que chaque nouvelle incursion du thème dans le cinéma de genre demande à trouver un angle différent, des images plus fortes, des terreurs plus intenses.

Guillermo Del Toro et son équipe compilent les règles du genre, avec un regard sur Hitchcock pour l'ambiance, pour obtenir un résultat digne de ce nom, sans abus d'effets faciles, de conventions évidentes, pour créer le labyrinthe où le spectateur pourra se perdre avec plaisir.

Morales tient son film, sait en montrer le minimum pour attiser l'imaginaire et manipuler l'esprit du spectateur. L'ensemble est parfaitement construit, peut-être un peu trop prisonnier de sa mécanique, mais ne boudons pas notre plaisir et sachons le regarder sans chercher à deviner ce qui va arriver.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 07:42

용의주도 미스 신 (Yonguijudo Miss Sin ) - Park Yong-jib – 2007 - 108'

Sin Min-Su travaille dans une agence de publicité, elle est jeune, belle, intelligente, elle sait qu'elle est tout cela et use de ses qualités pour obtenir des hommes ce qu'elle veut en ne leur accordant rien en échange. En effet, pour elle, hommes s'emploie au plurieil, il faut bien multipliser ses chances de rencontrer l'homme idéal dont elle s'est fait le portrait depuis longtemps.

Ainsi est-elle entre un homme d'affaire riche mais trop gentil (Jun-seo), un étudiant désireux de devenir avocat (Yun-Cheol) et un rappeur dont la carrière semble prometteuse (Hyeong-Jun). Le choix est difficile. Pour compliquer les choses voici que s'impose dans sa vie un voisin (Dong-min). Elle sait montrer à chacun le visage le plus suceptible d'être plaisant, ainsi, connaissant mieux ses cibles pourra-t-elle faire le meilleur choix possible.

Évidemment les choses ne vont pas se passer comme ellle le souhaitait et ce voisin va se révéler loin de ses ambitions mais plus proche de ses sentiments qu'elle l'imaginait.

Si vous trouvez ce résumé léger c'est qu'il est à l'image du film qui se veut ainsi mais l'est tellement qu'il semble vide malgré les efforts que font les comédiens menés par Han Ye-seul. Il aurait pu bénéficier d'un scénario mieux construit, plus cohérents et pas d'une espèce de patchwork aux pièces mal cousues entre elles.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:34

Les Dossiers de La Recherche N 2

D'où vient la vie ?

(Pascal Duris)

 

Vieille question ! Depuis l'antiquité elle hante l'imaginaire de l'homo sapiens (pour ses prédécesseurs rien n'est prouvé, ses successeurs le sauront probablement). La première idée fut que les êtres vivants émergeaient de la matière inerte. Il fallut attendre 1862, et Louis Pasteur, pour que cette théorie soit invalidée. S'opposant à Félix Archimède Pouchet, Pasteur démontra sa fausseté. Au début du vingtième siècle le chimiste Alexandre Oparine et le généticien John Haldane proposent la même solution : des systèmes vivants simples se seraient formés en l'absence d'oxygène dans les océans de la Terre primitive. Une lente, et longue, évolution chimique aurait précédé l'apparition du vivant.

Jusqu'au milieu du dix-huitième siècle les naturalistes sont convaincus que la Création n'a que 6000 ans. L'idée de la génération spontanée, admettant que la matière peut s'organiser d'elle-même, semble attenter aux droits divins. Jean Baptiste Van Helmont, chimiste et médecin flamant, est lui convaincu de la génération spontanée des insectes, à l'instar d'Aristote, et veut vérifier cette hypothèse. Ayant placé du blé dans un vase en verre bouché, il constate que des souris y sont apparues et conclut en la véracité de la génération spontanée, même chez la souris. D'autres mèneront des expériences qui donneront un résultat identique. Jean-Baptiste de Lamarck, père du transformisme, est convaincu que la nature entretient la génération spontanée des corps vivants les pus simples.

Le débat sera relancé en 1830 avec la découverte des ''microbes''. Arrive Félix Archimède Pouchet. Directeur du Muséum d'histoire naturelle de Rouen, connu pour ses travaux sur la contraception dans l'espère humaine, il défend la génération spontanée des microbes. L'Académie décide d'en finir avec cette idée et lance un concours. S'y inscrivent Pouchet, qui veut démontrer sa théorie, et Louis Pasteur. Celui-ci mène des études sur la fermentation et voit ce concours comme une digression. Menant diverses expériences il en vient à la conclusion que ''Gaz, fluides, électricité, magnétisme, ozone, choses connues ou choses occultes, il n'y a quoi que ce soit dans l'air, hormis les germes qu'il charrie, qui soit une condition de la vie'' précisant ''… dans toutes les expériences où l'on a cru reconnaître l'existence de générations spontanées, […] l'observateur a été victime d'illusions ou de causes d'erreur qu'il n'a pas aperçues où qu'il n'a pas su éviter.''

Ainsi la théorie de la génération spontanée disparut-elle du monde scientifique, preuve que la certitude du jour peut ne plus être celle du lendemain.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:21

 

Villa Diodati, 16 juin 1816, Lord Byron achève sa lecture d'un des contes de Fantasmagoria, recueil d'histoires de fantômes et autres revenants paru en France en 1812. son auditoire est réduit, mais de qualité, dominé par Polidori, Percy Shelley et sa future épouse, Mary Wollstonecraft. Le repas dure longtemps, le vin est excellent, abondant, la discussion se prolonge et tous voudraient que la nuit n'en finisse pas. Nous sommes à proximité du lac de Genève, dehors l'orage s'amuse, éclatant en cascades de tonnerres qui frappent les vitres comme s'il voulait entrer, et peut-être est-ce le cas. Bref l'ambiance est propice à penser à d'autres mondes, à ce qui peut s'y cacher et en venir, surtout pour trois jeunes gens aimant le fantastique et le macabre, le romantisme noir très à la mode puis la parution de l'oeuvre de Horace Walpole : Le château d'Otrante.

Byron propose alors à ses invités d'écrire une histoire de fantômes, la plus abominable possible, s'inspirant de celle qu'il vient de lire. Après tout pourquoi ne feraient-ils pas mieux, dans le pire ?

Chacun se retire alors dans sa chambre et fait face à la feuille blanche. Mais l'inspiration est difficile à convoquer et elle ne vient pas aussi aisément. Ni Byron ni Shelley ne parviendront à produire un texte, John Polidori écrira sa célèbre nouvelle ''Le Vampire'', elle inspirera quelques décennies plus tard un certain Bram Stocker. Mary ne veut pas abandonner, c'est un challenge qui l'amuse et la motive. Elle va y réfléchir, s'interroger. À quoi bon copier l'idée d'un autre. Non, il lui faut trouver un angle différent. Le temps et les lectures vont l'aider en cela. Ainsi découvre-t-elle l'existence de Johann Conrad Dippel, Alchimiste et théologien qui pratiquait en outre la médecine. La rumeur le disait également curieux des mystères de la vie qu'il cherchait en pratiquant autopsies et expériences diverses... Nul doute qu'il ait servi de modèle au célèbre docteur engendré par Mary. Le ''héros'' est posé, son but est clair, comprendre ce qu'est la vie et, puisqu'il était question de revenant, défier la mort.

De plus elle connait les idées et travaux du docteur Darwin, celui-ci se prénomme Erasmus, son petit-fils écrira un livre qui aura un grand retentissement ; les expériences du Docteur Luigi Galvani et surtout du neveu de celui-ci, Giovanni Aldini, conduites sur ces condamnés à mort, exécutés, à Londres sans parler de celles menées par le médecin écossais Andrew Ure.

Mary évolue dans une famille où les sciences les plus innovantes ont droits de citer, où la parole est libre et la curiosité une invité régulière. Elle a l'esprit et les connaissances pour se lancer dans une œuvre qui lui permettra, d'une façon qu'elle ne soupçonnait probablement pas, de défier la mort.

 

Elle se mit au travail, passionnée par son sujet, j'allais écrire : hanté par lui, ce qui était peut-être vrai. Ce n'est pas le héros éponyme qui va devenir célèbre mais la créature de celui-ci. Pas vraiment un fantôme

 

Ne manque que le cadre. Le château Dippel convient, ne fut-il pas transformé en hôpital pendant le Palatinat ?

 

Le savoir est un poison dira le Dr F., mais un poison savoureux !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 07:11

La Recherche hors-série 14 : La Lumière

 

La maîtrise de la lumière promet des innovations extraordinaires. La science-fiction n'est que la vitrine du futur. Par exemple, la cape d'invisibilité ou le détournement des ondes sismiques pour limiter séismes et tsunamis.

 

En 2012 David Wineland et Serge Haroche partagent le prix Nobel de physique pour des travaux considérés comme une avancée dans l'observation des propriétés de la lumière et de la matière. Ceux-ci portent sur l'optique quantique qui étudie les propriétés fondamentales des atomes et de la lumière en interaction. Il s'agit d'enfermer des grains de lumière dans une cavité recouverte de miroirs entre lesquels les photons rebondissent et de se servir d'atomes pour observer le passage de l'échelle quantique à l'échelle macroscopique. La manipulation, sans les détruire, de particules uniques, ions ou photons, a été récompensée par le Nobel.

Ces recherches démarrent dans les années 1990, par l'observation de la décohérence : la disparition des effets quantiques, provoquée par les interactions des systèmes quantiques microscopiques avec le monde macroscopique, elles furent suivies, dix ans plus tard, par l'observation, pour la première fois, de photons. Prouesse notable, un détecteur voyant un photon en l'absorbant, donc en le détruisant. Il fallait prolonger la survie du photon au-delà de la centaine de microsecondes. L'expérience peut sembler sans autre utilité qu'elle-même, mais au fil des progrès apparurent des applications que personne n'attendait. David Wineland put ainsi construire une horloge cent fois plus précise que les horloges à césium, elle ne dérive que d'une demi-douzaine de secondes en 14 milliards d'années, l'âge de l'univers ! L'optique quantique engendra une discipline nouvelle : l'information quantique, avec des applications en cryptographie et la perspective de construire un ordinateur quantique. Pouvoir conserver assez longtemps un système quantique formé de milliers d'atomes placé dans leur propre superposition d'état permettrait de disposer d'une puissance de calcul extraordinaire, utile par exemple pour la factorisation de grands nombres.

Serge Haroche fut l'élève de Claude Cohen-Tannoudji, Nobel 1997, lequel fut celui d'Alfred Kastler, Nobel 1966, une lignée due à la structure de l'École normale supérieure qui dispose d'un important vivier d'étudiants en permettant aux chercheurs confirmés de travailler ensemble en combinant leurs compétences. Système établi également au National Institute of Standards and Technology de Boulder où travaille David Wineland et son équipe.

À la fin de son interview, avec Denis Delbecq, Serge Haroche n'oublie pas de rappeler que si le Nobel récompense un chef d'équipe, il ne faut pas oublier celle-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 07:50

Paolo Sorrentino – 2015 - 118'

Quel meilleur endroit pour passer quelques semaines de vacances loin du monde, autant que faire se peut, subir quelques examens et autres traitements pour rester en forme, que cette station des Alpes Suisse où chaque jour coute une ''petite'' fortune. Mais ceux qui viennent là ne se soucient pas de ce détail, ils ont les moyens.

Pour l'instant.

Parmi les curistes se trouvent deux octogénaires, même si l'un ne l'est pas encore tout à fait. Amis d'enfance dont la fille de l'un, Fred, est l'épouse du fils de l'autre, Mick. Entre autres événements le mari va quitter son épouse alors qu'ils s'apprêtent à partir en vacances sur une île lointaine. Tout cela parce qu'il est tombé amoureux d'une chanteuse de variétés. Du coup la fille en question reste en Suisse avec son père, lequel est aussi son employeur.

Fred Ballinger est compositeur et chef d'orchestre, reconnu mondialement pour son travail. Justement ce matin-là il discute avec un envoyé de la reine d’Angleterre qui voudrait l'anoblir, elle demande simplement qu'il vienne à Londres pour diriger personnellement une composition que le prince Philippe aime beaucoup : simples songs. Or Fred refuse, non qu'il déteste la reine, la royauté, ou la soprano choisie, Sumi Jo, mais pour ''raisons personnelles''. Il faudra attendre la fin du film pour qu'il en dise davantage, je ne vais donc pas vous en parler ici.

De son côté Mick Boyle est un réalisateur qui connut son heure de gloire, quelques années plus tôt, et qui est là avec une équipe de scénaristes pour préparer sa prochaine œuvre, un film testament qui devrait être le point d'orgue de sa carrière. Laquelle depuis quelques temps s'est détournée du succès, à moins que ce ne soit le contraire. La vedette est déjà choisie, et les producteurs n'ont acceptés le projet que grâce à elle, Brenda Morel doit sa carrière à Mick qui la lança quelques décennies plus tôt. Brenda Morel qui viendra sur place lui annoncer...

Outre ces compères, sont aussi présents Jimmy Tree, un acteur venu préparer son prochain rôle : Hitler, lui dont on se souvient pour avoir incarné un robot, Q, sans remarquer qu'il participa à de biens meilleurs films ; un homme qui ressemble à Diego Maradona, sans être nommé, obèse, marchant difficilement, toujours suivi d'une infirmière avec une bouteille d'oxygène mais qui retrouvera, pour un moment son habileté en jouant avec une balle de tennis, l'envoyant de plus en plus haut. Arrivera Miss Univers, qui se montrera plus intelligente qu'attendu. Bref, une ménagerie dans un parc loin de ses habitudes, le cadre idéal pour se laisser aller à asséner des vérités trop longtemps dissimulées.

Quand aux conséquences...

Le film de Sorrentino est sur le temps qui passe, le coût de la réussite, et de l'éloignement de celle-ci. Distribution haut de gamme, Michael Caine, Harvey Keitel, Jane Fonda... Réalisation alternant le m'as-tu vu et les plans inspirés, l'agressivité, le ridicule et l'émotion. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:56
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 07:44

El Orfanato – Juan Antonio Bayona – 2008 – 106'

Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres

enfants qu'elle aimait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle

retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans,

Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison et d'en faire

un lieu d'accueil pour enfants handicapés. La demeure réveille

l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges

jeux avec "ses amis invisibles". Le jour de l'inauguration du

nouvel établissement, une dispute éclate entre Simon et Laura :

Simon refuse de descendre pour accueillir les nouveaux arrivants

(les enfants handicapés) ; refusant de céder à un caprice, Laura

laisse Simon seul et va s'occuper des invités. Après la fête, elle

retourne voir Simon et s'aperçoit qu'il a disparu...  Véritable

machine à engranger les prix dans les festivals, ainsi que plus

gros succès de l’histoire du cinéma espagnol, L’orphelinat se

présente comme la somme de tout ce que le genre horrifique

ibérique a produit de mieux ces dernières années. Puisant son

inspiration première dans l’oeuvre d’Henry James (Le tour

d’écrou entre autres), ce premier long métrage de Juan Antonio

Bayona fait immédiatement penser à des films aussi aboutis

que Les autres d’Alejandro Amenabar,Fragile de Jaume

Balaguero, L’échine du diable de Guillermo del Toro - ici

producteur - ou encore, pour remonter plus loin dans le temps

aux Innocents de Jack Clayton. On y retrouve notamment une

grande demeure à l’écart du monde ayant abritée des enfants,

des fantômes qui hantent les lieux, des personnages torturés par

un passé trouble et surtout une haute teneur métaphorique

entretenue par un twist final bouleversant.

Dépourvu de la moindre originalité, ce jeu de piste cérébral et

psychologique est toutefois d’une diabolique efficacité et d’un

classicisme parfaitement assumé. Racée, la réalisation de

Bayona épouse adroitement les entrelacs d’une intrigue

tarabiscotée : sachant se faire intimiste lors de la présentation

des personnages, le cinéaste nous procure également quelques

belles montées d’adrénaline grâce à des ressorts horrifiques

simples mais ayant fait leurs preuves (comme la peur du noir ou

la menace d’un enfant masqué), avant la révélation finale.

Malheureusement, Bayona peine à terminer son métrage et

conclue sur une note plus apaisée, sonnant comme une

réconciliation entre la vie et la mort. 

 

D’une incroyable justesse, la star de sitcom Belen Rueda porte

tout le film sur ses épaules. Faisant preuve d’une force peu

commune dans le drame qui la touche, elle incarne à merveille

cette femme décidée dont le seul désir est de retrouver son

enfant disparu. Etude psychologique d’une grande

finesse, L’orphelinat se sert donc du fantastique pour évoquer

des thèmes aussi délicats que la parenté, l’amour maternel, ainsi

que les liens qui unissent les êtres par-delà la mort elle-même.

Sans jamais chercher à révolutionner le genre, ce très beau

poème visuel revisite avec brio et sensibilité des thèmes

classiques du fantastique. Préparez vos mouchoirs !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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