Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 08:00

Les Dossiers de La Recherche N° 2

La vie sur Mars

Jean-François Haït

 

La vie, dans les premiers temps de Mars, aurait-elle pu apparaître sur cette planète ? Planétologues, biologistes et chimistes répondent positivement, réponse encore spéculative.

Quel était l'aspect de Mars durant sa jeunesse (son premier millénaire) ? Difficile de le savoir avec précision, comme le principe consistant à chercher des formes de vies semblables à celles que nous connaissons. Basée sur des extrapolations l'enquête exploite les indices dont elle dispose.

Première condition indispensable : la présence d'eau. Elle joue le rôle de solvant et concentre les molécules disponibles, augmentant la probabilité de réactions chimiques. Si sur Terre elle fut toujours abondante, ce n'est pas la cas sur la planète rouge même si la découverte de phyllosilicates prouve une présence ancienne. Plusieurs sites recelant cet argile ont été repérés se trouvant sur des terrains dont l'âge avoisine les 3,8 M d'années.

On ne connaît ni l'importance ni la durée des épisodes d'eau liquide sur Mars précise Nicolas Mangold. Peu importe puisque la vie a pu apparaître cent millions d'années après la formation de la Terre. Quelques millions d'années suffirent. Sur Terre les traces les plus anciennes de bactéries fossiles ont été trouvées en Australie, incluse dans des roches vieilles d'environ 3,5 milliards d'années.

Deuxième condition : la présence d'une atmosphère. Elle exista forcément puisque l'eau qui a coulé à la surface de Mars ne s'y maintint que grâce à une pression atmosphérique suffisante.

De celle-ci aujourd'hui ne reste qu'un vestige. Quand et pourquoi disparut-elle... La planète se refroidissant vit son champ magnétique disparaître, or celui-ci la protégeait des vents solaires, ceux-ci purent ensuite ronger l'atmosphère jusqu'à la faire quasi disparaître. Sa pression aujourd'hui est à 6 millibars. L'effet de serre disparu Mars se refroidit et est bombardée de particules cosmiques et par le rayonnement ultraviolet du Soleil.

La surface devenue inhospitalière, la vie, pour perdurer, due se réfugier dans les profondeurs.

 

Troisième condition : un climat suffisamment clément pour qu’une vie puisse se développer. Quelle était la température de l'atmosphère ? En aucune façon elle n'atteignit celle de la Terre, pour autant la vie, une fois née, aurait pu s'adapter et évoluer.

Ces conditions réunies, comment les composants de base du vivant terrestre seraient-ils apparus ? En provenant de l'espace par exemple. Mars, comme notre planète connu un abondant bombardement de météorites dont certaines, les chondrites carbonées, sont riches en molécules organiques de toutes sortes. Un scénario simple mais dont la plausibilité est remise en question.

Ces mêmes molécules organiques auraient-elles pu se former directement sur Mars ? Azote, dioxyde de carbone, méthane, sulfure d'hydrogène ou ammoniac, entre autre mais principalement, auraient pu exister puis se combiner pour former des molécules organiques dans une ''soupe prébiotique martienne''.

Ceci admis, la vie nécessite d'autres conditions, et premièrement la faculté de se reproduire. Il lui faut un apport d'énergie suffisant et permanent. Le Soleil pouvait remplir ce rôle.

Les questions restent posées, des réponses sont apportées mais aucune démonstration encore. L'avenir nous en apprendre, peut-être, davantage.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:33

냄새를 보는 소녀 – Baek Soo-chan – 2015 – 16 X 60' D'après la BD de Lee Hee-myung

Choi Eun-seol a faim, elle est pressée de rentrer chez elle. Le portail, la porte, elle entre, tout este encore normal.

Ce qui l'est moins est la présence de cet homme en noir devant elle en train de tirer sur le parquet le corps de sa mère.

Sur la cuisinière le repas chauffe.

L’homme s’approche de la jeune fille tétanisée, lui attrape la gorge, serre... mais l'horloge sonne, il est surpris, Eun-seol s'enfuit. Elle a le temps de prendre quelques mètres d'avance. Mais la nuit et la pluie ne l'avantage pas, l'homme est presque sur elle... Une route, elle traverse sans regarder et se fait renverser.

Son agresseur regarde la scène, impossible de s'approcher, trop de monde, il s'échappe silencieusement.

Deux hommes se croisent dans un couloir de l’hôpital, un visiteur et ce qui semble être un médecin. Le plus jeune vient voir Eun-seol, admise après un accident de bus, et lui apporter des galettes de riz épicées. Quelques mètres plus loin il trouve sa sœur, elle semble dormir, il l'interpelle mais elle ne répond pas. La prenant par l'épaule il s'aperçoit qu'elle porte une blessure à la gorge et a perdu beaucoup de sang...

Sur une plage un couple de pêcheurs est retrouvé mort, leur fille, Eun-seol est dans le coma, suite à un accident, elle a été heurtée par une voiture. La police n'avait pas joindre les parents de la jeune fille et avait tenté de les retrouver. Ce qui est donc fait, dans des conditions inattendues.

193 jours plus tard Eun-seol sort du coma, et découvre un monde extraordinaire autour d'elle. Des choses étranges volent en tout sens semblant provenir des plantes, des objets, de tout et n'importe quoi. Les médecins pensaient qu'elle ne sortiraient jamais de son état, ils n'expliquent pas non plus pourquoi son œil gauche est devenu bleu.

Autre ''nouveauté'', elle ne se souvient de rien, et l'homme qui la serre dans ses bras en se disant son père ne lui évoque rien. De plus elle a changé de nom, désormais elle se nomme Oh Cho-rim.

La vie reprend, pour dissimuler son œil anormal elle porte une lentille de contact qui en dissimule la couleur. Maintenant elle sait que ce qu'elle voit désormais, ce sont les odeurs. Qualité dont elle se sert parfois.

L’officier Choi Moo-gak est un jeune policier à la recherche de Kang Sang-moon dont la capture est mise à prix pour une somme importante. Eun-seol travaille dans un théâtre, elle est la dernière recrue, la plus jeune, et rêve de devenir vedette, comique. Une audition va avoir lieu pour la troupe de la Grenouille. Troupe dont l'avenir est compromis si elle ne parvient pas à attirer davantage de spectateurs. Dans son épicerie Choi voit arriver l'homme qu'il recherche, s'apprête à l'arrêter. À lui la prime, l'avancement... mais il s’endort. Jamais il n'aurait dû se trouver là, lui qui n'est qu'un agent de la circulation. S'il veut enquêter sur des meurtres c'est que sa sœur a été assassinée, dans un hôpital où elle avait été admise suite à un accident de bus.

Eun-seol est distraite, tout à ses pensées et à sa future audition elle ne regarde pas devant elle alors qu'elle conduit, ce qui l'amène à faire une fausse manœuvre et à provoquer la chute d'un motard. Qui se trouve être l'officier Choi.

Nos héros se rencontrent donc enfin, il était temps ! Choi tentait de suivre un criminel, son véhicule étant hors d'état il prend la voiture de Eun-seol, qui monte avec lui. Puisqu'elle est là pourquoi ne pas l'aider ? Le talent qu'elle possède lui sera bien utile.

Malheureusement les efforts de Choi seront bénéfiques à d'autres policiers. Ce qui n'empêche pas qu'il doive se faire examiner, sa rencontre avec sa nouvelle partenaire lui ayant ouvert le crâne et démis le bras. Choses qui ne le dérangent pas puisqu'il ne s'est rendu compte de rien. Il souffre en effet d'Analgésie : il ne ressent pas la douleur.

Le couple est donc bien assorti !

À nouveau Choi heurte un homme en blanc, il ne le reconnaît pas mais l'autre, si.

Après avoir bu un café ils se séparent, le policier entend derrière lui une femme interpeler sa partenaire d'un moment, et le nom le fait sursauter, c'est le sien, et le prénom est celui de sa sœur. Pourtant Eun-seol affirme s'appeler Ho...

 

Choi profite malgré tout de son succès pour demander à faire partie des détectives, c'est important pour lui qui veut retrouver l'assassin de sa sœur. Le chef lui demande de faire ses preuves, il a dix jours pour résoudre un cas ; de son côté Eun-seol doit trouver un partenaire pour l'audition, or elle est seule. L'un et l'autre sont donc confronté à une situation difficile dont il doit sortir vainqueur.

Il ne leur reste qu'à comprendre qu'ils peuvent s'entraider ! Il suffit d'une petite erreur de destinataire d'un SMS.

 

L'histoire était entendue: l'un aide l'autre pour son audition, l'autre aide l'un pour son enquête. Mais nous savions déjà qu'ils allaient s'entendre.

Les couples improbables sont nombreux dans les séries mais je ne me souviens d'aucun présentant ces spécificités. L'enquête peut démarrer, chacun aura compris qu'il y eut méprise de la part de l'assassin, il s'est trompé de Choi Eun-seol. Mais pourquoi la survivante croit-elle s'appeler Ho ? Et pourquoi le tueur enferme-t-il ses victimes pendant une semaine ?

Si vous voulez des réponses vous les trouverez .

Un drama entre comique et policier, associant charme, bonne humeur et suspens. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
commenter cet article
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:00
Nuit sur la Saône (Saint-Laurent-sur-Saône)
Nuit sur la Saône (Saint-Laurent-sur-Saône)
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 07:11

Slvain Meyniac, jean-François Cros

mise en scène : Éric Civanyan

Pierre maillard est un avocat dont la vie est rythmée par sa rigueur et ses tocs, il ne peut supporter qu'il manque un stylo, que son cochon-tirelire ne soit pas à sa place, que l'honnêteté ne soit pas scrupuleuse. Il est à la veille d'un important procès qui va déterminer son avenir. Lui qui ne pense qu'à être envoyé à Londres pense que de sa réussite dépend cette mutation.

Tout est en place, il a tout vérifié, et revérifié, il y a une chose qu'il ignore pourtant, c'est que ses associés sont malhonnêtes et veulent qu'il perde, ce qui leur rapporterait beaucoup d'argent, tout en permettant de le virer pour faute. Pour ce faire ils s'introduisent de nuit dans le cabinet et vont changer une importante pièce du dossier que Maillard doit apporter et qui est censé assurer son triomphe.

La journée commence, Pierre arrive, énervé comme à l'habitude, de mauvaise humeur, stressé et tout ce que vous voudrez, il découvre une nouvelle secrétaire, en effet aucune ne peut rester et supporter ses exigences plus d'une ou deux semaines. Le pire est qu'il connaît celle-ci pour avoir eu une relation avec elle quelques années plus tôt.

Tout va donc de mal en pis, surtout quand Maillard se rend compte que quelque chose est bizarre, n'a-t-il pas déjà signé ces papiers que lui présente la nouvelle secrétaire, son patron n'est-il pas déjà venu lui piquer un cigare, et cet homme qui vient le voir pour lui parler de quelque chose d'important. Mais il n'a pas le temps, pas aujourd'hui, prenez rendez-vous avec ma secrétaire !

Ainsi commence, rapidement résumée, la pièce de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros. Créée en 2013 au Théâtre des Bouffes Parisien. Je l'ai vu avec Laurent Gamelon dans le rôle de Pierre Maillard, Zinedine Zoualem dans celui de Michel Verdier, cet homme qui ne comprend pas pourquoi il se retrouve devant la porte de l'avocat alors que la femme, ou devrais-je dire, la veuve... mais je vous en ai déjà trop dit, et je ne voudrais pas que vous relisiez encore et encore cet article, bien qu'il le mérite.

 

Non ?

Recommencer une situation encore et encore est un bon point de départ de comédie, celle-ci tient autant sur son histoire que sur l'énergie, et le talent, de ses interprètes. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu theâtre
commenter cet article
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 08:00

Déconomiste : Personne auto-proclamée spécialiste de l'économie alors qu'elle ne sait pas compter. Souvent présente dans les médias.

Éboueur : Pilote déchets.

Igloo : Gel house rock.

Limythes : Créatures hideuses incarnant la frontière de mondes ou sociétés qu'il convient d'éviter, et peu importe si elle nous voit de la même façon.

Lordure : Seigneur d'un peuple vivant dans un monde de déchets au point de ne plus pouvoir le quitter par défaut de savoir en imaginer un autre.

Rêvisionisme : Tendance à repeindre le passé pour qu'il coïncide à l'image du présent que l'on veut réelle à n'importe quel prix.

Ruminance : Besoin de copier aujourd'hui sur hier avec la certitude que demain sera identique.

Smartfaune : Population imaginant que disposer d'un appareil lui permettant de communiquer lui donnera les moyens de se faire comprendre.

Stigmatisation : Aimer montrer du droit. Souvent dénoncée par qui prétend en être la victime.

Subjugtif : Être sous un charme si évident que les autres ne le voient pas.

Terremythière : Planète dont une majorité d'habitants préfère la simplicité niaise et rassurante au sein d'un nid d'illusions à la réflexion exigeant de regarder une réalité moins sommaire.

Utopitre : Individu imaginant une société radieuse où tous les individus seraient amicaux, d'où violence et égoïsme seraient bannis.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
commenter cet article
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:57

사랑따윈 필요없어 Lee Cheol-ha – 2006 - 119'

- Quel âge a-t-elle ?

- 20 ans, elle hérite de tout puisqu'elle est la seule héritière. Elle recherche son frère, il pourrait hériter lui aussi.

LOVE ME NOT

Elle dépose une rose rouge sur le cercueil, sent que tous la regarde avec des yeux froids comme la neige qui recouvre le sol.

LOVE ME NOT

Julian sort de prison, Micky l'attend. Quand à Ryu jin il est dans la voiture, dans son urne funéraire ! Il va tenter de retrouver ses amis, en justifiant son absence par un séjour à l'étranger. La vérité nuirait à son personnage. Mais le temps n'a pas effacé l'argent qu'il doit et pour gagner du temps il signe une reconnaissance de dettes de 6 mois signée de son empreinte trempée dans son sang. Il est heureux de reprendre ''sa''place, son rôle auprès de filles riches.

Dehors pourtant il n'a pas que des amis ! Et devoir 2,87 millions de dollars risque de lui compliquer la vie, sans compter les intérêts. S'il ne rembourse pas, rapidement, son avenir est compromis.

Le téléphone était celui de Ryu jin, mais puisqu'il sonne pourquoi ne pas décrocher ? Son interlocuteur se présente comme Park Ki-young, l'avocat de son père, puisqu'il croit parler à l'ancien propriétaire du portable. Il appelle au sujet de l'héritage. Julian fouille les affaires de son défunt ami, se souvient de la sœur dont il parlait dont ils ont des photos, des films, et les souvenirs de ce qu'il racontait.

Est-ce la chance qui frappe, au téléphone ? Julian imagine prendre la place du mort, avec son ami, Micky, devenu Kim Tae-ho pour les besoins du rôle, il se présente au domicile ''familial''.

Il est accueilli par l'avocat et M.Oh, gérant, et régent, de l'entreprise paternelle, accessoirement le futur mari de Min.

Preuve doit être apporté que Ryu-jin est bien celui qu'il prétend être. Remémorer quelques souvenirs sera insuffisant, d'autant qu'ils sont quelques peu flous. Il en appelle à Min, sa sœur. Elle devrait attester de son identité. La seule réponse de celle-ci est de ne pas laisser des étrangers entrer dans sa maison. Mais ''jin'' entend jouer son rôle jusqu'au bout et offre à Min une boule à neige musicale qui devrait lui remettre en mémoire le temps où ils vivaient ensemble, avant que leurs parents ne divorcent et les séparent. Pour Min, sa mère et son frère sont morts à cette époque, il y a 16 ans. À cette époque elle n'était pas aveugle, c'est plus tard qu'une thrombose cérébrale manque de l'emporter, lui laissant ce handicap.

LOVE ME NOT
LOVE ME NOT

''jin'' reste, il veut convaincre Min et s'essaie au rôle de grand frère tendre et autoritaire, voulant apprendre la vie à sa sœur.

Un vrai rôle de composition.

Sous la surveillance de son usurier qui veille à ce que ses intérêts ne soient pas oubliés.

Le faux frère et la vraie sœur vont ensemble à la foire, s'amusent, elle s'essaie au tir, sans grand succès, goûte une barbe à papa, ils passent un moment ensemble, se rapprochent. Pour Julian les choses avancent favorablement, jusqu'à ce qu'il accompagne Min à l'hôpital et ne reconnaisse pas le médecin.

 

Sans parler de l'opération qui pourrait lui rendre la vue, si seulement...

 
LOVE ME NOT

Étrange duel, une partie d'échec qu'aucun des deux joueurs ne paraît vouloir gagner. Le danger de tenir un rôle longtemps est de s'apercevoir qu'il est plus proche de soi qu'on le pensait, que celui que l'on croyait être n'était qu'un personnage encore plus faux.

Ce film, inspiré d'un drama Japonais I Don't Need Love, Summer (愛なんていらねえよ、夏 Ai Nante Irane Yo, Natsu ) deviendra en 2013 une série coréenne ''This winter the wind blows''. L'article était prêt mais autant poster celui-ci avant.

 

Affirmer ne pas croire en l'amour n'empêche pas de le rencontrer et, à travers lui, de devoir affronter celui que l'on est, les actes du passé et leurs effets dans le présent, effets qu'il est impossible de combattre sans devoir laisser tomber le(s) masque(s). force et faiblesse peuvent alors s'inverser.

Moon Geun-young est restée une vedette en devenant adulte, c'est rarement le cas.

Moon Geun-young fêtera ses 29 ans le 6 mai prochain. Avec 18 ans de carrière, et de succès, elle est une des actrice de Corée du Sud les plus populaire. Et c'est mérité.

Je vous présenterai prochainement son dernier, en date, drama : The Village : Achiara-s secret. Et je ne compte pas m'arrêter là !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 08:00

По закону - Lev Koulechov - 1926 d'après Jack London – 80'

Édité chez Bach Films

Le Klondike est réputé pour avoir été l'objet d'une véritable ruée vers l'or, avec les comportements que l'on peut imaginer dans une époque où la loi pouvait s'exprimer d'une façon rapide.

Parfois trop !

Ainsi voyons nous cinq mineurs exploiter un filon aurifère qu'ils ont découvert. Les relations sont pourtant difficiles entre eux et Deinine, pourtant principal inventeur du filon, las d'être traité comme un larbin se révolte et tue deux de ses tourmenteurs avant que les autres, Edith et son époux, ne parviennent à le maîtriser alors qu'il les aurait sûrement tués aussi.

Les contraintes météorologiques rendent impossible son convoyage vers la ville la plus proche et sa remise au sherif de la région. Garder le prisonnier sous surveillance crée une trop vive tension pour que cela continue. Ne reste pour solution que de le juger sur le champ.

Sous le regard de la reine Victoria dont le portait contemple la scène en se demandant ce qu'il fait là.

Dur est la loi mais c'est la loi ! Celle-ci doit s'exercer dans toute sa vigueur. Ainsi Michael Deinine est-il jugé, et condamné, à mort, comme il se doit, pour son crime.

Les époux Nilsen optent pour la pendaison et laisse Michael Deinine en mauvaise posture. Mais...

 

Le sujet était dans l'air puisqu'à la même époque Chaplin tournait ''La ruée vers l'or'' avec un thème équivalent. Mais je n'ai jamais été fan de Charlot aussi je vous conseille la réalisation de Koulechov qui ne se veut pas comique, et qui ne l'est pas. Sombre, monté comme une tragédie, fortement contrasté où les ombres semblent prendre vie et le pas sur les vivants. Mais ces individus, dans de telles conditions, le sont-ils encore ? Il n'y a pas que l'or en jeu mais aussi l'enfermement, ce huis-clos où chacun face à lui-même ne peut plus se cacher et laisse s'exprimer son caractère. Aussi sauvage que l'environnement !

Un grand moment de cinéma dominé par l'interprétation de Alexandra Khokhlova, épouse du réalisateur. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 07:53

L'homme regarde devant lui, au loin, attendant son invité, presque pressé de le voir surgir sur l'horizon. En attendant il se souvient de son passé, du moins de celui qu'il a reconstruit en fonction de ses préférences plutôt que de la réalité. Son père qui lui racontait la vie de ses patients, les pauvres, qui espéraient être soignés, ce qui, par hasard ou par chance, arrivait parfois.

Sa scolarité ? Banale, ses études universitaires ? Prétextes à l'amusement plutôt qu'à l'apprentissage. Et puis il débarque à la capitale et s'intéresse au théâtre. Mais son caractère est ombrageux et au cours d'un duel il blesse son adversaire. Pour éviter un séjour en prison il préfère prendre la direction de l'Italie et arrive à Rome en décembre.

Mais il faut bien assurer la matérielle, pour ce faire il s'engage dans l'armée, un moyen idéal pour voyager à travers l'Italie. Le métier ne lui prend pas tout son temps, celui qui lui reste il le met à profit pour lire les classiques antiques et les auteurs italiens. Mais ce métier n'est pas de tout repos, lors d'une importante bataille il est gravement blessé, un nerf de sa main est atteint, désormais elle ne lui servira plus à rien. Heureusement c'était la gauche et il est droitier. Six mois d'hôpital et le voilà sur pied, les deux lui restait. La malchance pourtant rodait et lors d'un voyage maritime il se fait enlever par des pirates et emmener en esclavage à Alger. Finalement racheté par les frères Trinitaires il est libéré après cinq ans de servitude.

Son retour en Espagne se passe mieux. Il a un enfant avec une serveuse de bistrot, se marie avec une jeune fille, avec laquelle pourtant il ne s'entendra pas longtemps. La chance fut rarement de son côté dans sa vie, et il fit plusieurs séjours en prison pour des raisons différentes. Maintenant qu'il fait le bilan de son existence il peut sourire même de ces instants qu'il transforma en encriers. Au final le succès finit par arriver, qu'en sera-t-il de sa pérennité il ne … mais une silhouette se détache sur fond de crépuscule, un homme sur un cheval, un chevalier en armure sur une monture décharnée et maigre accompagné d'un petit homme bedonnant chevauchant ce qui semble être un âne. Tous deux suivi d'une troisième silhouette équine et obscure. Il sourit, ce destrier est pour lui, il était temps...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Divers
commenter cet article
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 08:00
Église Saint-Pierre (Macon)
Église Saint-Pierre (Macon)
Église Saint-Pierre (Macon)
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:00

Charles Binamé – 2014 - 100'

Santa Clara – Cuba – 1947, un enfant écoute, caché, une soprano chanter avant d'arracher un à un les pétales des roses qui lui tombent de la main.

 

Il est l'heure de se réveiller pour Michael, mais l’ambiance de l'hôpital n'est pas des plus motivantes.

Janvier 1966, le dialogue est enregistré entre deux médecins psychiatre, l'interrogatoire porte sur la rencontre entre le docteur Green et Michael, ils ne se connaissent pas, pas encore, mais la secrétaire, Mme Petersen, est inquiète de ce qui peut arriver. Green rapporte ce qui est arrivé lors de cette rencontre. Michael commence par se moquer de madame Petersen, sa façon de déstabiliser le docteur Green, il sait en effet ce qui s'est passé entre eux, qu'ils se connurent, eurent une enfant, Rachel, et que celle-ci est morte !

Il s'agit pour Green de retrouver le docteur Lawrence qui a disparu depuis quelques temps, mais Michael est un manipulateur, intelligent et pervers. Les anciens époux ne se sont pas vus depuis trois ans, une paie !

Michael est connu dans l’hôpital, il aime jouer, avec les gens, il aime aussi les éléphants, parler d'eux, périphrases des animaux qui se prétendent humains.

Mais le sujet de la rencontre est la disparition du docteur Lawrence ! Ce dont Michael semble se foutre complétement. Green pourtant continue l'interrogatoire, mais Michael semble ne se souvenir de rien, à l’inverse des éléphants qui ont une fabuleuse mémoire.

Patient vs impatient !

Michael finit par avouer savoir où est le docteur Lawrence, en échange de quoi il veut trois choses : que le Green ne lise pas son dossier, sa dose de chocolat quotidienne, que Mme Petersen ne soit pas impliquée !

La discussion continue, Michael fait tout pour énerver le médecin, il y parvient si bien que celui-ci finit par le gifler ! Faute majeure de la part d'un thérapeute.

Michael en est satisfait, c'est une victoire pour lui, une source d'excitation. Il n'est pas en colère, ni bouleversé, ni angoissé ; il jubile ! Tout ça parce que Mme Petersen s'absente à chaque fois qu'elle a ses règles.

Michael reconnaît avoir étranglé Lawrence, et l'avoir mis dans le placard, juste là, emballé dans un sac poubelle pour qu'il ne sente pas trop fort. Il suffit d'aller voir.

Green y va, il ne trouve qu'une boîte, noire... qui ne contient qu'un éléphant en peluche : Anthony.

Michael s'amuse beaucoup. Il finit par sous-entendre que le docteur Lawrence eut avec lui un comportement ''inapproprié''...

Un deuxième scandale sexuel dans la même clinique, ce serait insupportable. Le docteur et lui étaient amants ! Mais Michael veut arrêter. Pour convaincre Green il lui parle de photos, convainc le docteur de regarder dans un tiroir. Green hésite, accepte, trouve des photos d'éléphants, puis des images de nus...

Michael sait bien des choses sur Michel, Mme Petersen, il utilise ce savoir pour frapper les uns et les autres, là où ça fait mal, jouant sur la culpabilité, l'angoisse ou l'inquiétude.

 

Mais tout cela ne nous dit pas ce qui est arrivé au Dr Lawrence. Quoi qu'il ait fait, quoi qu'ai subit Michael, qu'est-il arrivé au médecin ?

Cette fois le malade modifie ses aveux, il n'est plus question d'attouchements mais d'amour. Le Dr, James, est amoureux de son patient, et c'est réciproque ! Ce pourquoi celui-ci lui offrit les photos.

Mais le docteur Green va recevoir une visite...

La rencontre, le duel devrait-on dire, continue, parler de soi pour faire parler l'autre, Michael se souvient de la raison qui lui fait aimer les éléphants, de son père... il se souvient de la chanson : ''Un éléphant ça trombe, ça trompe, deux éléphants ça... ''

Pourquoi votre mère ne vient-elle pas vous voir ?

Je l'ai tuée, reconnaît Michael. Indirectement, pour l'avoir retrouvée alors qu'elle s'était empoisonnée, il n'appelle pas les secours mais chante. Il en est à '' 78 éléphants ça trompe...'' quand elle meurt.

 

Finalement... mais je ne vais pas ici vous dévoiler la fin de ce film, tiré de la pièce de théâtre de Nicolas Billon, ici scénariste, que je n'ai pas pu voir. En connaître la fin n'en retirerait qu'un minimum de plaisir. Au moins cette partie d'échec ne se conclut-elle pas par un nul.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages