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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

(いばらの王Ibara no Ō)  IWAHARA Yūji – 2002-2005 – six volumes

Prépublié dans magazine Monthly Comic Beam 

Publié en France par Soleil

 

Une adaptation en film d'animation a été produite par le studio Sunrise et réalisée par Kazuyoshi Katayama en 2010.

 

Le Roi des ronces

Afin d'échapper à une maladie incurable, une sclérose cellulaire non-héréditaire, appelée ''médusa'', 160 personnes ont été sélectionnées par une compagnie privée ''Véga'' au moyen d'une loterie pour participer à un programme de cryoconservation puis placées dans des capsules en attendant un vaccin efficace. Parmi elles se trouve Kasumi, adolescente dont la jumelle, Shizuka, malade elle aussi, n'a pas été tirée au sort. ''Dieu est cruel pense la jeune fille, il n'a porté son choix que sur moi''. La maladie se développe rapidement, six semaines après la contraction du virus la malade est pris de convulsions puis six heures plus tard surviennent des spasmes, les cellules se fossilisent provoquant une mort rapide.

Kasumi arrive donc dans le centre fondé par Henry Abstein, milliardaire dont le fils décéda à cause de médusa, sis dans son château du 13ème siècle transformé en centre médical. Elle rejoint le CCC avec le numéro 79/160 avec pour compagnon le bracelet signalant l'évolution de sa maladie. Elle s'allonge, s’endort !

Le réveil est différent de ce qu'elle attendait. La capot de sa capsule se soulève, elle ouvre les yeux, regarde autour d'elle, se dresse dans son lit et découvre autour d'elle un enchevêtrement de ronces qui semble courir partout. Sortant de son nid elle rejoint ceux qui l'ont précédé au centre de la salle. Tous s'interrogent jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par des espèces de dragons volants puis une autre, sans aile mais plus grosse, et affamée! Les survivants s'abritent puis s'interrogent. L'évolution ou la mutation des espèces demandent du temps, combien d'années ont-ils passés endormis, sont-ils guéris ?

Des tensions se font jour, comment vivre dans un environnement incompréhensible ?

Kasumi reste dans son coin, regrettant que sa sœur ait réussie à la convaincre d'accepter cet essai. Elle se souvient de leur passé, du collège, et toujours Shizuka lui répète qu'elle ne doit pas mourir.

Le Roi des ronces

Ils trouvent une sortie, atteignent une plage, mais l'infection n'est pas vaincue et s'ils trouvent un abri celle-ci les tue l'un après l'autre. La jeune fille part en exploration du bâtiment, histoire de s'occuper. L'animosité augmente entre certains survivants, surtout quand il apparaît que l'un d'eux est un pirate informatique qui n'est même pas malade mais qui aura la mauvaise idée d'ouvrir une trappe pourtant scellée...

 

Les 7 survivants se retrouvent donc sur une île, pris entre la maladie qui continue de les ronger et des monstres qui ambitionne de les dévorer. Qui sont-ils ? D'où vient médusa ? Kasumi doit-elle sa présence au seul fait du hasard ?

 

Questions terminant le premier volume, pour avoir les réponses je vous conseille de vous procurer les cinq suivants ! Moi je vais de ce pas les lire !

Le Roi des ronces
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 08:04
Ducs de Bourgogne
Ducs de Bourgogne
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 07:52

블라인드 - Ahn Sang-Hoon – 2011 - 111'

Min Soo-ah est étudiante à l'académie de police. Un soir, elle vient, en uniforme, récupérer Dong-yun, son jeune frère, qui participait à une soirée mêlant danse et musique afin qu'ils rentrent ensemble. Elle est de mauvaise humeur, n'avait-il pas promis de ne plus participer à ce genre d'activités ? Pour être sûr qu'il ne tente pas de s'enfuir elle le menotte dans sa voiture.

Pour signifier sa mauvaise humeur il veut arracher les clés, s'ensuit un début de bagarre, la jeune femme perd de vue la route...

L'accident est inévitable, si elle évite la voiture qui arrivait en face elle ne peut empêcher son 4X4 d'enfoncer le parapet d'un pont et de s'arrêter, en équilibre instable. Soo-ah se réveille sur la route, elle entend son frère l'appeler, menotté il ne peut sortir du véhicule. Mais l'aspirante policière est blessée à la tête et ne peut rien faire. La voiture s'écrase sur l'autoroute dix mètres plus bas.

Trois ans plus tard. Le réveille sonne chez Min Soo-ah, il donne l'heure à haute voix, son chien, Seul Ki, saute sur le lit pour la réveiller. Elle a rendez-vous à l'hôtel de police pour demander sa réadmission en tant que policière. Mais ce sera impossible, non parce qu'elle est aveugle mais parce que pour aller prendre son frère elle quitta l'entraînement sans autorisation et utilisa ses menottes avec les conséquences que l'on sait.

 

 

Il lui reste à vivre et à trouver de quoi son avenir sera fait. Préparer à manger pour Seul Ki est déjà difficile !

Une jeune femme tente de s'échapper de sa prison, elle s'appelle Jung Eun-young et est portée disparue depuis un moment alors que la police cherche encore des indices.

Soo-ah se rend, avec sa seule canne blanche, dans le centre de soutien de Séoul pour les malvoyants. Elle ressent les odeurs, le vent, devine les feuilles qui volent autour d'elle. Les enfants l'accueillent, elle se promène dans la maison, se souvient... elle vient apprendre à utiliser un nouvel appareil, comme un radar vibrant en fonction de la distance avec les objets alentour.

Il fait nuit quand elle repart, pour elle ce n'est pas important ! Il pleut. Elle attend dans un abribus qu'un véhicule vienne la chercher, autour d'elle les gens vont et viennent, des voitures s'arrêtent, la sienne met du temps. Finalement un taxi, de luxe, s'arrête, lui propose de l'emmener, elle accepte. Durant le voyage elle fait la liste des odeurs autour d'elle. Alors que le chauffeur se tourne vers elle il heurte une femme qui traversait.

Le conducteur lui affirme qu'il s'agissait d'un chien mais elle n'y croit pas, alors qu'il veut la forcer à remonter dans le véhicule elle se débat, preuve qu'elle n'a pas manqué tous les entraînements elle parvient à se dégager. L'arrivée d'un autre véhicule incite son chauffeur à partir.

Elle se retrouve au poste de police, certaine d'avoir entendue gémir une femme. La police n'y croit pas et le conducteur qui l'a prit n'a rien vu à cause de la pluie.

 

 

La jeune accidentée n'est pas morte mais en se retrouvant sur une table métallique face à un cadavre peut le lui faire regretter.

La police vient chez elle, une disparition a été constatée, elle est interrogée par un policier qui doute de ses paroles, malgré tout elle donne une description de l'homme. Le policier lui demande ce qu'elle a entendu, son interprétation. Le choc, le coffre, l'odeur d'un homme pratiquant la médecine dans le taxi, la montre au bracelet métallique du chauffeur... son passé de policer lui permet d'être clair et concise.

Une affiche sur les lieux de l'accident demande des témoins Kim Ki-seop se présente, mais prétend qu'il ne s'agissait pas d'un taxi, avant que Min remarque qu'il n'est là que pour la récompense. Le policier finit par donner du crédit au témoignage de la jeune femme.

Sur le trottoir devant une boite de nuit une jeune femme monte dans une voiture, ne laissant derrière elle qu'un mégot.

Soo-ah et l'inspecteur Hee Bong collaborent, il enregistre les voix de chauffeurs qu'il lui fait écouter sans qu'elle en reconnaisse une. Dans la discussion avec son ''coéquipier'' elle remarque que la voiture recherchée était d'un modèle non utilisé par les taxis. Il se pourrait donc qu'il se soit agit d'un faux, donc peut-être comme l'affirmait le second témoin d'une voiture étrangère. D'autant que l'enquêtrice se souvient de l'insistance du chauffeur à lui faire boire du café, chose qui ne lui avait pas paru étrange jusque-là. Hee Bong commence à faire le lien avec les affaires d'enlèvement qui secouent le pays depuis quelques temps.

 

 

La piste va être longue à remonter, l'assassin possède les coordonnées de Soo-ah, oubliées dans son véhicule, il doit l'éliminer. Pourquoi pas dans le métro ? Par hasard Ki-seop est là, lui a vu le visage du conducteur et le reconnaît.

Le principe du témoin aveugle n'est pas inédit au cinéma, il bénéficie ici d'un bon scénario et une réalisation à la coréenne, nerveuse et inspirée.

Kim Ha-neul succède à Audrey Hepburn et Al Pacino avec une interprétation digne d'eux pour laquelle elle reçue les plus importants prix d'interprétations de Corée du Sud.

Sans Oublier Dolly dans le rôle de Seul Ki.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:10

La Recherche Hors-Série 14

Chimie et laser (Gabriel Turinici)

Les chimistes disposaient de tubes à essai, de chauffe-ballons, de colonnes de distillation et de beaucoup d'autres instruments. Depuis l'invention du Laser, celui-ci a rejoint leur trousse à outils. Les chimistes se demandèrent s'il pourrait briser ou créer des liaisons chimiques. Chacune de celle-ci ayant une fréquence d'oscillation propre, une impulsion laser de fréquence égale pourrait-elle interagir avec elle ?

Il fallut attendre les années 1990 pour que la réponse soit positive. Ainsi une impulsion peut casser deux liaisons entre des atomes de carbone et faire en sorte que les fragments résultants se regroupent pour créer une liaison absente de la molécule initiale. La démonstration fut faite que le laser pouvait transformer les molécules mais qu'il faut choisir la bonne impulsion, une molécule contenant souvent plusieurs liaisons du même type, qui ont toutes la même fréquence de résonance mais que l'on ne veut pas toutes détruire. La précision requise impliquait de se situer au niveau quantique et donc de s'en remettre à l'équation de Schrödinger, qui décrit les propriétés d'un système moléculaire.

Dès 1929, Paul Dirac formulait le constat suivant : ''Les lois physiques sous-jacentes nécessaires à une théorie mathématique […] de la chimie sont ainsi complètement connues et la seule difficulté est que l’application exacte de ces lois conduit à des équations trop compliquées pour être résolues.'' La révolution informatique n'a pas permis d'invalider ce propos : il demeure impossible d'aborder la résolution numérique de l'équation de Schrödinger.

Certains scientifiques eurent l'idée de développer des approches originales pour résoudre numériquement des approximations de cette équation. Travaillant d'abord sur des molécules contenant peu d'atomes les chimistes purent s'attaquer à des systèmes chimiques de plusieurs dizaines d'atomes.

La lumière est devenue pour les chimistes un ingrédient comme un autre, les chercheurs sont capables de contrôler les réactions chimiques à l'aide du laser. Le but désormais est de trouver une liste d'impulsions universelles qui, pour une classe large de molécules, fonctionnerait aussi bien que le meilleur laser trouvé par une recherche numérique et expérimentale.

Le contrôle des phénomènes quantique se lance à la poursuite d'applications non académiques. Les réactions chimiques n'étant qu'une de ces applications., par exemple, la conception de portes logiques définies par les états de molécules pour les futurs ordinateurs quantiques ou l'étude de la dynamique des protéines ou l'orientation et l'alignement de molécules.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:00

Ye Ying – Philippe Miyl - 2014

Renxing, est une petite fille citadine, gâtée, mais solitaire entre deux parents, Chongyi et Qianying, absorbés par leur vie professionnelle qui ont donc peu de temps à lui accorder, fut-ce au téléphone, et dont le couple bat de l’aile. Lui est toujours en voyage, prévient son épouse au dernier moment, celle-ci n'est pas en reste côté emploi du temps et croit qu'il faut qu'il en aille de même pour sa fille. Entre cours de piano et de calligraphie celle-ci a peu de temps pour elle. Ce grand-père n'est-il gêné de participer à l'anniversaire de sa petite fille avec autant de personnes semblant si importantes ? Il est vrai que lui et son fils sont quelque peu en froid,

chacun portant la responsabilité vers l'autre.

Le vieil homme donne un cadeau pour sa petite fille à sa bru, un oiseau de bois qu'il a façonné lui-même. Mais la situation est compliquée en ce moment, le père doit partir pour la capitale nippone, la mère, pour la capitale française, Lan, la gouvernante est également prise par le mariage de son fils. Qui va s'occuper de ma petite-fille demande le vieil homme, d'autant qu'il doit lui aussi faire un voyage pour tenir la promesse faite à sa femme. Il doit retourner dans son village natal, 3 ou 5 jours, pas plus, pourquoi Renxing ne viendrait-elle pas avec lui... Chongyi hésite, pensant que sa fille est trop urbaine pour ce voyage.

La première réaction de la fillette est le refus, logique ! Pourtant sa mère insiste, elle n'a pas le choix, c'est la seule solution. De plus elle a dix minutes pour faire sa valise.

La petite puce boude quand elle retrouve son grand-père, elle doit pourtant faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le voyage commence par le train, qu'importe pour Renxing, elle a sa tablette !

Le contrôleur apporte discrètement un colis à Zhigen, en effet faire voyager un oiseau en cage dans un train est formellement interdit.

Renxing refuse de manger à l'heure, elle préfère attendre qu'il fasse nuit et utiliser son grand-père comme la petite peste qu'elle est.

Première étape atteinte, il faut changer de gare afin de prendre le bus pour Yangshuo. Pour Renxing l'aventure continue de plus belle. C'est un autre monde qu'elle découvre, à commencer par un buffle rencontré à la faveur d'une panne mécanique. Caresser un tel animal est une grande première pour la petite fille. C'est l'occasion pour les voyageurs de constater qu'ils se sont trompés de véhicule.

Pas moyen de repartir pour leur destination heureusement ils rencontrent quelqu'un qui peut les héberger pour la nuit avant de les conduire le lendemain. C'est l'occasion pour Renxing de faire l'expérience des piqures de moustiques, encore une découverte.

Le lendemain ils peuvent repartir... du moins théoriquement, puisque la route est bloquée et qu'il faut marcher pour la retrouver plus loin. Mais ne se seraient-ils pas perdus dans la forêt ?

Ça tombe bien, il commence à pleuvoir.

Mais quoi de mieux que de la paille dans une grotte pour discuter, pour faire connaissance, et pour Zhigen de parler à sa petite fille de cette grande mère qui adorait les oiseaux en général, et les humeis en particulier.

Ne lui avait-elle pas confié un oisillon humei avant qu'il parte pour Pékin afin de lui tenir compagnie avec promesse de revenir avec quand leur fils aurait fini ses études. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu, elle est tombée malade, est morte quelques jours plus tard. Depuis il revient au village, se rend sur sa tombe, discute avec elle, parle de son compagnon à plumes, souvenir vivant de son épouse disparue.

C'est pourquoi il est revenu avec cette fois, avant qu'il ne meurt à son tour, afin qu'elle le voit et l'entende chanter encore une fois.

Finalement Renxing et son grand père vont se découvrir après s'être égarés, s'apprécier plus que la fillette l'aurait cru possible. Elle qui ne connaissait que la ville et sa pollution découvre la nature, les cours d'eau, la brume, un rythme à l'opposé de celui qu'elle croyait lui convenir. Elle va même, incroyable, se faire des copains de son âge et prendre plaisir à se baigner ou grimper aux arbres.

Qui l'eut cru.

Finalement Chongyi et Qianying vont se retrouver plus tôt que prévu, hors des habitudes, sans la présence de leur fille. Ils vont évoquer leur avenir, sera-t-il commun ? C'était si difficile de prendre le temps de parler de leur couple, de leur famille ?

La cage de Renxing s'est ouverte, elle a prit plaisir à s'envoler, pourtant il lui faudra bien retrouver ses habitudes, ses parents qu'elle aime, et qui l'aiment, bien qu'ils ne sachent pas le lui montrer.

La mienne aussi est ouverte mais j'y suis si bien !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:00

Cahier dirigé par Jean-François Courtine  Résultat de recherche d'images pour "Friedrich Hölderlin"

 

C'est dans l'après-guerre après les traductions des années trente, dont celle des Poèmes de la folie, due à Pierre Jean-Jouve, que le succès de Hölderlin se fait significatif, profitant également des commentaire de Heidegger voyant en lui le ''poète du poète''. Ce volume des Cahiers revient sur un demi siècle de traductions, soulignant la diversité des approches de l’œuvre du poète allemand.

 

Né le 20 mars 1770 à Lauffen am Neckar, Hölderlin est orphelin de père à deux ans, à 4 il voit sa mère se remanier, manque de chance ce ''second père'' décédera en 1779. dès lors le jeune Friedrich vivra dans un environnement essentiellement féminin. Sa mère l'incitant à devenir pasteur il entrera au petit séminaire de Denkendorf en 1784, puis au Grand Séminaire. En 1793 il rencontre Friedrich Schiller avec lequel il entretiendra une intense correspondance tout en commençant à travailler comme précepteur. Cette première expérience sera décevante, la suivante, chez un riche banquier de Francfort, Jakob Gontard, il rencontrera la fille de celui-ci, Susette, qui deviendra le grand amour de sa vie et la Diotima de ses œuvres. Manque de chance, celle-ci est mariée. Il se voient et s'écrivent secrètement mais leur relation ne peut durer et ils se rencontrent une dernière fois en 1800.

Résultat de recherche d'images pour "holderlin" Le poète quittera Francfort en septembre 1798, il connaîtra alors une riche période créative. Il sera à nouveau précepteur à Bordeaux avant de retourner, en 1802, dans son Allemagne natale. Les premiers signes d'un dérèglement mental interviendront à cette époque, il apprend la mort de Susette, revient à Nürtingen où son état empirant il sera interné de force dans la clinique du docteur Autenrieth. Dès lors la folie ne le quittera plus, se contentant de s'éloigner périodiquement jusqu'à son décès le 7 juin 1843.

 

l’œuvre de Hölderlin se trouve à la confluence du classicisme de Weimar et du romantisme, prenant du premier l'utilisation des vers, de la forme et de la syntaxe, du second il prend le sens mythique de la nature, explore la cosmologie et l'histoire. Outre la poésie aura une grande influence en philosophie et participera à la formation de l'idéalisme allemand avec Kant, Fichte, Hegel et Schelling. Sa poésie aura une grande importance pour Heidegger qui écrira plusieurs essais sur celle-ci, sur Nietzsche également sans que celui-ci ait le temps de faire plus que le mentionner.

Résultat de recherche d'images pour "holderlin"

Impossible ici d'évoquer son œuvre majeure : Hypérion, faute de temps et de place, mais ce n'est que partie remise, j'espère.

 

Dans cette publication riche de passionnantes contributions sur l'apport de Hölderlin à la philosophie, par Xavier Tilliette, Marc Kauffmann, Marc Crépon et Jean-Luc Nancy. Mais également sur la tragédie, le Divin, et autres. Je ne vais pas recopier le sommaire. Un excellent moyen de découvrir un auteur important et dont il me semble que l'aura se soit un peu estompée.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:47

Solace – Afonso Poyart – 2015 - 101'

Joe Merriweather et Katherine Cowles arrivent sur lieux d'un nouveau meurtre, rien de plus habituel pour des policiers. Mais celui-ci est à rapprocher d'autres, récents, par la mise en scène mais aussi par la façon de tuer, d'un seul coup à l'arrière de la tête. Pas de torture, pas de souffrance, une mort rapide et quasi indolore. Comme pour ses crimes précédents le tueur n'a pas laissé de traces, seulement des messages destinés à la police.

Rien ne semble rapprocher les victimes, ni permettre d'identifier le meurtrier. Joe décide de faire appel à un ancien collaborateur, et ami, le docteur John Clancy. Médium dont le talent leur permit de résoudre pas mal d'enquêtes. Katherine Cowles doute, docteur en psychologie criminelle elle ne croit qu'en ce que la science peut définir. 

Le docteur Clancy s'est retiré depuis deux ans, après la mort de sa fille d'une leucémie, sa femme déserta le domicile conjugal que le docteur occupe sans en prendre grand soin.

Joe n'a même pas à frapper pour que John lui dise d'entrer. Forcément !

Il présente son problème, ces crimes qu'il ne comprend pas, le mode opératoire, la mise en scène, ces messages que laisse le tueur pour mettre au défi les policiers de l’attraper.

Katherine Cowles devait rester dans la voiture mais un appel important arrive qu'elle doit transmettre à son partenaire. Raison pour entrer, faire connaissance de Clancy et lui laisser les dossiers des victimes. Au passage elle touchera le docteur... établissant un contact qui permettra à celui-ci d'avoir quelques flashs sur la jeune femme, son passé, et son futur.

Le médium laisse entendre que l'affaire ne l'intéresse pas, mais il faut bien que le film avance, il va changer d'avis, et se retrouver rapidement dans le bain. C'est le cas de le dire puisque la dernière victime vient d'être découverte dans une baignoire emplie d'orchidées. Il demande à visiter les lieux des crimes pour se familiariser avec les victimes, trouvant un point commun ignoré des enquêteurs. Les victimes souffraient toutes d'une maladie incurable. Un doute persiste pour la première, un enfant, assassiné alors qu'il mangeait une glace. Rien n'indique qu'il cachait un problème, il n'avait jamais vu de médecin. Ses parents affirment qu'il était en parfaite santé, il faudra que John soit convaincant pour qu'ils acceptent une autopsie.

Au cours de celle-ci, alors que Clancy demande au légiste de s'occuper en priorité du cerveau, il reçoit un fax. Alors qu'il le lit le médecin découvre une tumeur de la taille d'un petit pois. John ne s'en occupe pas, il annonce qu'il laisse tomber, et s'en-va.

Le soir, alors qu'il prépare ses valises, il reçoit la visite de Katherine qui vient lui demander des explications. Il évite, louvoie, Cowles insiste. John lui répond donc, il lui raconte sa vie, son dépucelage à l'arrière d'une voiture, l'enfant qu'elle abandonna parce qu'elle était trop jeune... et pour finir lui montre le fax qui annonce qu'une tumeur va être découverte, et à quelle heure.

Katherine met du temps à comprendre, Clancy lui explique donc que le tueur qu'ils pourchassent est comme lui, il voit l'avenir, impossible de le surprendre. Il est même plus fort que lui.

Ce n'est pas une raison pour laisser tomber remarque la policière, au contraire ! Le jeu n'en est que plus excitant.

 

Passé ses hésitations, John ne peut que reprendre l'enquête, jusqu'à rencontrer son opposant, prêt à lui proposer un duel dont il lui raconte la fin qu'il a prévue.

Thriller classique, rythmé, affrontement entre le jeune et le vieux, Anthony Hopkins et Colin Farrel, sous le regard de Abbie Cornish et Jeffrey Dean Morgan. Peut-on tuer par empathie, où n'est-ce qu'une excuse trouvée par un psychopathe pour se justifier ? Le film est une bonne série B, rythmée, sans effet trop appuyé, qui vaut par sa distribution mais au suspens réduit par sa nature même : Hopkins est du bon côté. 

 

Ou presque !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:00

Des milliers de vers ont quitté mon corps

Comme autant de cris jetés vers l'absence,

Tous étaient voués à, dans mon décor,

Donner l'impression qu'ils avaient un sens.

 

Ils coulaient de moi comme par une plaie,

Dessinant en mots la porte entrouverte

Sur des autrefois que j'ai oublié,

Sans avoir compris l'ampleur de ma perte.

 

Ils se sont nourris de peurs, d'émotions,

De pensées cachées, d'espoirs refoulés,

Mais aussi de rage, colère et pulsions,

Du pire attendus, des peurs révélées.

 

De moi restera une âme épuisée,

Comme une ombre rongée par les remords,

Avoir tant de désirs inexprimés,

Regretter d'être en vie plus qu'être mort.

 

Je ne suis qu'un médium qu'ils utilisent,

Passant à travers moi vers le réel

Pour contaminer les curieux qui lisent

Ces mots venimeux et pestilentiels.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:04

Eorin sinbu - Kim Jo-hun – 2004 - 115'

Dans l'avion de Korean Airways Sang-min regarde la photo d'une enfant, mais reluque sa voisine, à l'atterrissage elle est devant lui, agréable à suivre, mais un homme l'attend et Sang-min est déçu. Son regard erre ici et là, observe une silhouette, le charmant dos d'une jeune fille devant un fleuriste. Histoire de tenter sa chance il laisse son portable sur le sol. Il se retourne quand le téléphone le dépasse, violemment projeté par un coup de pied. Devant lui c'est justement la fillette de la photo, celle avec laquelle il a toujours vécu.

My Little Bride

Mais Bo-eun a bien grandi ! Il la complimente sur son physique, ses courbes. Sangmin ne peut s'empêcher de regarder toutes les filles qu'il croise. Avant d'arriver à la maison il donne son cadeau à Bo-eun, un élégant soutien-gorge orné de jolies fraises... La classe !

My Little Bride

Ils arrivent enfin à destination, la maison familiale où Sang-min est accueilli par sa famille. Il est heureux de la retrouver, en particulier le grand-père de Bo-eun dont la santé décline. Celui-ci s'adresse spécialement au jeune homme et à sa petite fille, il leur raconte un moment de la guerre, quand lui et le grand-père de Sang-min firent un pacte : que leurs enfants se marient. Ayant eu l'un et l'autre des fils cela ne fut pas possible, par conséquent le pacte sauta une génération.

Les jeunes gens s'amusent, la blague est bonne. Mais grand-père est sérieux. Il veut mourir en paix et pouvoir regarder le grand-père de Sangmin en face. Bo-eun est lycéenne mais à 15 ans il est permis de se marier si les parents sont d'accord.

Bo-eun refuse, Sang-min s'en va.

Sang-min profite d'être de retour pour retrouver d'anciennes connaissances de l'université, sa jolie prof de dessin par exemple. Il n'empêche, difficile d'aller contre le pacte passé entre son grand-père et celui de Bo-eun. Allant attendre celle-ci à la sortie de son lycée il lui donne son avis, elle refuse. Juste avant de recevoir un coup de téléphone. Son grand-père est à l'hôpital. Les jeunes restent avec lui, leurs parents, entre eux, finissent par penser que le mariage est possible d'autant que papy semble agoniser, mais triche.

Cela ne changera rien à ses projets d'avenir, elle pourra aller à l'université, garder le secret vis à vis de ses copines.

Elle est si jolie en blanc, son bouquet à la main, et cette impression que son grand-père l'a arnaquée.

C'est l'heure de la cérémonie, chaque père conduit son enfant, les oui sont échangés. Le couple est formé. Ouf ! Un détail ''pratique'' à régler, le beau-père de Sangmin le prend à part pour lui rappeler que son épouse n'a que 15 ans, la belle-mère de Bo-eun l'avoue à la jeune mariée, la rassurant, c'est pour qu'elle n'ait pas à faire ce qu'elle ne devrait pas faire. Ce qui laisse Bo-eun perplexe.

Qui dit mariage dit voyage de noce, l'île de Jeju est superbe en cette saison. Sauf que la jeune mariée rate l'avion. N'est-elle pas amoureuse de Jungwoo, un autre lycéen, et puisque son mari n'est pas là elle en profite pour aller le voir s'entraîner au base-ball, se laisse prendre la main, accepte de sortir avec lui. De son côté Sang-min retrouve Hye-won, la meilleure amie de Bo-eun qui est surprise de le voir seul.

My Little Bride

Le hasard les fait se retrouver au moment de rentrer, parfait pour prétendre être parti ensemble.

 

La vie de couple va s'avérer compliquée, elle n'en est une que pour certains, quand d'autres l'ignorent et voient Bo-eun et Song-woo ensemble. Situations riches en quiproquo mais aussi en mensonges. Il faudra bien que la vérité se fasse jour, d'abord pour nos jeunes mariés, surtout que Jang-min va faire son stage de professorat d'art dans l'établissement de Bo-eun et se faire draguer par une prof de son épouse.

Le jeu est plaisant tant qu'il ne dure pas trop longtemps. Bo-eun n'a que 15 ans mais c'est la plus adulte des deux.

My Little Bride

Le challenge 1 mois = 1 consigne fut le prétexte à chercher un film que je n'avais pas encore vu. J'en ai trouvé plusieurs, celui-ci est sûrement le plus sympa, et Moon Geun-young était déjà aussi mignonne que talentueuse.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:51

Torrent, el brazo tonto de la ley – Santiago Segura – 1988 – 100'

Fainéant, brutal, alcoolique, sexiste, raciste, fasciste et égoïste, Torrente, un policier madrilène peu recommandable, vit dans un quartier défavorisé avec son père, cloué dans un fauteuil roulant, qu'il traite plutôt mal. Alors qu'une nouvelle famille s'installe dans le voisinage, il s'éprend de la jeune et belle Amparito. Un trafic de drogue organisé dans un restaurant chinois lui fournit l'occasion de redorer son blason. Il s'adjoint l'aide d'Amparito et de son frère, Rafi...

Star de la télé espagnole, Santiago Segura a obtenu un énorme succès dans son pays avec ce premier long métrage dont il est à la fois l'auteur, le réalisateur et la vedette. L'homme ne fait pas dans la dentelle. Torrente conte les tribulations lamentables d'un ex-flic affreux, sale, bête et méchant, qui ne songe qu'à renifler des petites culottes, rêve de se débarrasser de son vieux père et profère des sentences racistes ou misogynes à longueur de beuveries. L'histoire policière, parodique et délibérément ficelée à la diable autour d'un trafic de drogues, est surtout prétexte à une salve de saynètes trash. L'efficacité comique de plusieurs d'entre elles ne suffit pas à dissiper l'ambiguïté de la recette : pour produire ses gros effets, Santiago Segura manifeste un peu trop de complaisance envers son personnage, passablement vomitif. Sans doute le cinéaste s'en avise-t-il, puisqu'il bricole une fin moralement correcte, au bord de la mièvrerie. Mais après une heure et demie de miasmes, son eau de rose sent surtout la prudence commerciale.

Et en plus il eut des suites, je reconnais ne pas les avoir vues. Faut pas exagérer.

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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