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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:42

(나윤선) – 28 août 1969 - Séoul

 

Fille d’un chef de chœur et d’une actrice de comédies musicales Youn-Sun commence le piano à 5 ans, arrête à 13 entâme des études de lettres et sort diplômée de l’université de Konkuk en 1992. En 1993, après une saison à travailler dans une entreprise de mode, elle entame sa carrière de chanteuse avec le Korean Symphony Orchestra sur un répertoire gospel. Elle participe à plusieurs comédies musicales et obtient ses premières récompenses et des propositions de plusieurs compagnies. Prometteur mais insuffisant, elle cherche une autre motivation, plaque tout pour de repartir de zéro.

En 1995, elle choisit Paris pour étudier la musique et le chant. Elle s’inscrit au CIM, à l’Institut National de Musique de Beauvais et au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Son penchant pour le jazz se révèle quand elle commence à se produire dans les clubs parisiens en 1996-1997. Remarquée par Jacques Vidal, celui-ci l'invite sur son disque ''Ramblin''. Elle enchaîne les prix de concours (La Défense, Saint Maur, Montmartre…), sillonne les clubs et participe à ses premiers festivals.

En 2001, elle autoproduit son premier album Reflets qui sort en Corée chez Sony Music (à présent Warner EMI Korea). Cet album souvenir de ses années parisiennes rencontre un large public et lui permet de réaliser ses premières tournées dans son pays natal. Parallèlement, elle commence à se faire connaître en France avec un quintet formé avec des musiciens parisiens (David Georgelet, Yoni Zelnik, David Neerman et Guillaume Naud puis Benjamin Moussay) avec lesquels elle enregistrera deux albums dont le remarqué So I am... paru en 2004. Elle reçoit de nouvelles récompenses dont le Prix de la Meilleure Jeune Artiste de l’année 2005 en Corée ainsi que le Grand Prix du concours Jazz à Juan Révélations.

Partagée entre Paris et Séoul depuis une dizaine d’années, Youn Sun Nah choisit de passer plus de temps en Asie. Pendant deux ans elle se consacre à un nouvel album Memory Lane et à des tournées en Orient. Elle se produit quand même en France et aux États-Unis.

En 2009, sort Voyage chez ACT, enregistré avec des musiciens européens, les Suédois Ulf Wakenius et Lars Danielsson, le Norvégien Mathias Eick et le Français Xavier Desandre Navarre. Elle commence à tourner de plus en plus en Europe, notamment avec le duo voix/guitare qu’elle constitue avec Ulf Wakenius. Ils donnent plus de soixante concerts dans une vingtaine de pays en Europe (France, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suède, Finlande, Pologne, Estonie, Suisse...) en Asie (Corée du Sud, Chine, Malaisie…) et au Canada. Voyage est récompensé par le Prix du Meilleur Album Jazz 2009 en Corée du Sud. En France et en Europe, l’accueil médiatique est toujours aussi favorable pour le travail singulier de Youn Sun Nah.

En 2009, Youn Sun Nah est décorée du titre de Chevalier des Arts et des Lettres.

Fin septembre 2010, elle sort Same Girl, toujours chez ACT. L’album est distingué par la presse et se place en première place des meilleures ventes d’albums jazz en France durant tout le mois d’octobre. Le 12 janvier 2011, Same Girl est récompensé par l’Académie du Jazz en recevant le Prix Mimi Perrin du Jazz Vocal 2010 (pour le meilleur album de jazz vocal de l'année). Il figure parmi les finalistes du Grand Prix de l’Académie. L'album devient disque d’or en France après avoir été meilleure vente de disques de jazz de l’année 2011 il est aussi récompensé par le Prix du Jazz Vocal de l’Académie du Jazz ainsi qu’un Korean Music Award. En 2012, le gouvernement coréen lui décerne un prix spécial pour sa contribution à la culture populaire et aux arts.

Au printemps 2013, la sortie de son troisième album pour le label ACT, Lento, est suivie d’une tournée qui débute en France et se poursuit en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

Discographie

  • 2001 : Reflet (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2002 : Light for the people (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2003 : Down by love (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2004 : So I am (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2007 : Memory Lane, Pop Project (Seoul Record/LOEN)

  • 2009 : Voyage (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2010 : Same Girl (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2013 : Lento (ACT/distribution Harmonia Mundi)

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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu Corée
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:00

Alfred cessa de renifler, ce tic contracté durant sa jeunesse estudiantine au long de soirées cocaïnées, venait de lui passer d'un seul coup. À l'époque l'excès d'angoisses minait sa vie, ses origines le hantaient, sa nature l'inquiétait depuis qu'il avait appris que son père ne l'était pas et que sa mère était sa sœur, aussi.

Était-il elle, était-elle lui ?

Un séminaire pascuan l'avait convaincu, au retour il était passé par le Brésil, laissant dans un bocal le meilleur de lui-même.

Il se souvenait, du fond de la salle de réveil des murmures lui étaient parvenus dans une langue insaisissable.

''Saperlipopette'' pensa-t-il, ''c'est fait !'' l'évidence fut l'éclair lui montrant la vie qui l'attendait. Aux contraintes abandonnées d'autres leur avaient succédé mais le questionnement restait flou, comme une lumière trop violente pour être supportée, capable par son intensité de le griller sur place, tel un œuf au plat oublié sur la cuisinière sans attendre de secours.

Sa curiosité fut son bâton de pèlerin, la canne l'aidant à supporter le fardeau d'un destin ironique.

Avançant dans la vie, il avait rencontré Max, un grand président s'il en fut jamais qui avait fait de son club ''les heureux boulistes du bois'' le champion régional de lyonnaise, auquel il n'avait jamais avoué qui il était, par doute d'avoir une réponse à cette question plus que par peur d'être rejetée. Les hommes qui le devinaient l'appréciait, les autres la regardait avec interrogation ; nul, jamais, ne lui posa de question alors qu'elle n'attendait que cela.

 

Alfred baissa la tête, curieux que la douleur ne soit pas aussi violente qu'il l'avait attendu, par cause de l'être trop sans doute, son cerveau avait débranché les récepteurs concernés. De fait il n'était pas elle, elle n'était pas lui ; eux, peut-être, deux âmes dans un corps, cellule primordiale divisée sans être séparée. Il n'était pas rien pour autant, mi fantôme, mi spectre, aveuglée par une vérité qu'il savait obscure. Est-elle jamais autre, gouffre sarcastique, trou noir vorace sans échappatoire.

 

La lumière baissa, restaient les souvenirs d'une vie rêvée, d'une réalité tranchante, d'un éclat sur une lame de rasoir.

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 08:39
Expo Osiris - 2
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 08:43

有客到 (Yau hak dou) - Carrie Ng – 2015 - 88'

Se tenir à l'angle du toit d'un immeuble est périlleux mais volontaire pour cette jeune femme qui fait face au vide. Elle hésite alors qu'en dessous personne ne l'a vue...

 

Une cérémonie commence en attendant un invité, dans une morgue un spécialiste s'occupe du cadavre d'une jeune femme...

 
KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

C'est l'heure de l'union entre Isabella et Harry, une belle fête qui se conclut par un toast au champagne et une pièce montée. Aucun rapport avec le camion jaune dont le chauffeur aime rouler en musique. Le mariage fini, les invités se dispersent, les époux ne voient pas qu'ils sont suivi par une voiture de photographes prêt à tout pour prendre un cliché du fils d'un milliardaire qui va tout faire pour les semer, au point que la jeune mariée a envie de vomir, elle passe la tête par la portière, au moment où le camion jaune passe.

Plus loin, voyant qu'il perd son chargement, des sacs poubelles, le routier s'arrêtera. Il descend de sa cabine, pestant de devoir tout ramasser. Sa plus grande surprise sera de remarquer que dans sa benne il y a une jeune femme à la recherche de sa tête.

KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

Roy s'interroge sur la disparition d'un être cher, il vient de perdre une amie dans un accident de voiture après son mariage. Le plus étonnant est que la tête d'isabella reste introuvable. Difficile de préparer les funérailles sans elle. La sœur de la morte voudrait que ce soit lui qui s'en occupe, en souvenir de l'époque où ils formaient un couple d'étudiants, à Londres, et parlaient mariage.

 

La morgue est grande, le fantôme d'Isabella se cache, il ne veut pas être emmené, pas encore, et une jeune femme se perd dans les couloirs, jusqu'à rencontrer des fantômes. Dans ce lieu ça ne peut étonner personne, tant pis pour les joueurs de Mah-jong et la jeune thanatopractrice qui aime travailler en musique.

L'intérêt d'être un spectre c'est voir sans être vu, son enterrement, les regrets de Roy de n'avoir pu épouser celle qu'il aimait. Et pourtant, il lui avait promis le mariage, même si elle était un fantôme. Sans croire à ce qu'il disait probablement. Isabella était partie, demandant à Carmen, sa sœur, de donner un message au jeune homme. Celle-ci ne l'avait pas fait ; ne lui avait-il pas volé Isabella ? Chacun avait cru être abandonné par l'autre ! Elle avait rencontré quelqu'un d'autre, lui était rentré travailler dans la morgue familiale.

 

Et si ce décès leur permettait de se retrouver ?

 

C'est mal d'enfermer un chat dans un cercueil pour s'en débarrasser, la preuve ! L'avantage d'embaumer des vivants ? Ils bruleront mieux. Et attention si vous invitez un fantôme chez vous pour qu'il se réchauffe, il viendra et vous demandera un service, l'aider à s'en aller par exemple. Lui et les autres victimes d'un tueur en série attendant d'être retrouvées, reconnues, libérées.

 

Et la jeune femme au bord du toit ? Vous le saurez en voyant ce film, ou en me le demandant gentiment.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 08:36

Un artiste satisfait n'a plus qu'à mourir !

Le pire sera quand je devrais faire semblant d'être anormal.

Celui qui se repaît de ce qu'il a perd la faculté de vouloir.

Sans ambition l'homme peut se remettre à quatre pattes.

Tant prennent ce qu'ils croient pour ce qu'ils sont.

Je suis un cétacé mental.

Heureux les simples en esprit... À condition qu’ils le demeurent !

Ce n’est pas en se brisant qu’une âme se perd mais en voulant maintenir sa cohérence.

Chacun dispose d’une graine de démence qui meurt faute d’un terrain favorable à son éclosion.

Mais… N’être pas coupable est-ce être innocent ?

Restons animaux parmi des bêtes.

Je suis une vitre que même l'ombre efface.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:26

Jung Kyung-a – Au diable vauvert - Traduit par Youn-Sill Kim et Stéphane Couralet – 2007 – 268 p

Femmes de réconfort

Après avoir ''utilisé'' des prostituées japonaises pour satisfaire les militaires nippons en poste en Corée les dirigeants de l'armée constatèrent que celles-ci s'usaient rapidement. Pour les remplacer ils choisirent donc des natives de ce pays mais aussi des victimes ''recrutées'' dans ceux qu'ils occupaient.

Au total ce sont environ 200 000 femmes qui subirent ce sort entre 1894 et 1945, même si le gouvernement de Tokyo préfère éviter le sujet, fuir sa culpabilité. Peu survécurent au traitement qui leur était infligé, et celles qui en revinrent étaient encore plus traumatisées que blessées, au point d'en avoir honte, de se cacher, jusqu'à ce qu'elles décident, au début des années 1990, suite à un premier témoignage publique, que la honte ne devait pas être de leur côté et manifestent régulièrement devant l'ambassade japonaise de Séoul. Elles devinrent les Halmuny.

 
Femmes de réconfort

Jung Kyung-a, décide pour sortir cette partie de l'Histoire de son pays du domaine des chercheurs et autres spécialistes de réaliser ce manhwa. Pour incarner cette réalité elle présente deux victimes, réelles ; la fille de colons hollandais née à Java et kidnappée là-bas (combien d'autres vinrent de Taïwan, des Philippines et d'ailleurs), une jeune Coréenne et un médecin chargé de surveiller l'état de santé de ces jeunes femmes. Pour les Japonais les autres peuples étaient inférieurs, dès lors les utiliser ne posait pas de problème, même s'il fallait changer régulièrement les éléments usagés. La rencontre de l'éducation très stricte des militaires et de la déshumanisation des esclaves sexuelles ne pouvait que déboucher sur les pires traitements infligés aux secondes par les premiers qui ainsi pouvaient se ''soulager'' de leurs angoisses et tensions. Ces femmes ne sont que des produits de consommation, interchangeables et remplaçables suivant les besoins, la demande précédait l'offre.

Un marché comme un autre, ou presque !

Femmes de réconfort

Les armées nippones se sont toujours illustrées par leurs exactions et leur brutalité envers les populations civiles au point que leurs supérieurs durent créer des lieux destinés au ''repos du soldat'', ceux-ci, nous l'avons vu, furent à l'origine de ces ''femmes de réconfort'', si mal nommées !

 

Vous l'avez deviné, le sujet de cette bédé ne prête pas à sourire mais évite, grâce à son graphisme non réaliste qui différencie bien victimes et bourreaux, et son scénario, le piège du spectaculaire racoleur, gagnant ainsi en force. Entre les chapitres l'auteur évoque les commentaires des amies à qui elle montrait son travail et ajoute photos et articles pour étayer son travail et l'ancrer dans la réalité.

 

En 2014 une exposition d'auteurs coréens au Festival international de la BD d’Angoulême sur la prostitution forcées de Coréennes pendant la seconde guerre mondiale suscita de vives réactions de l'ambassadeur du japon, Yoichi Suzuki. Preuve qu'il est difficile d'affronter son propre passé. Peut-être les nouvelles générations oseront-elles porter un autre regard sur leurs aïeux.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD Corée
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 08:19

The Life of Emile Zola – William Dieterle – 1937 – 116'  Résultat de recherche d'images pour "the life of emile zola"

 

Émile Zola est un écrivain reconnu mais pas seulement, en 1897 il prend fait et cause pour le capitaine Alfred Dreyfus condamné pour trahison au profit de l'Empire Allemand. L'affaire Dreyfus oppose alors les français entre eux et les intellectuels prennent parti, les uns en faveur du militaire, les autres pour le dénoncer. Pour défendre la cause de la justice Zola rédige un article qui fait grand bruit dans l'Aurore, intitulé ''J'accuse...!'' dans lequel il dénonce à la fois la machination mise en place pour impliquer un innocent, le nationalisme de certains et les autorités militaires et l'antisémitisme qui désigne Dreyfus qui parce que juif ne peut qu'être coupable de la trahison dont on l'accuse.

Résultat de recherche d'images pour "the life of emile zola" Le film ne montre donc pas toute la vie de Zola mais s'attarde sur cet épisode, le plus important sans doute de l'existence de l'écrivain et qui le fit passer à la postérité au moins autant que son œuvre, sans parler de son décès, mais c'est une autre histoire. Il présente cette affaire de divers point de vue, sans doute pour essayer d'être le plus complet possible et de comprendre les motivations qui poussèrent un auteur connu, et reconnu, à prendre des risques pour défendre un innocent et ainsi montrer qu'être un artiste n'empêche pas de s'impliquer dans la vie politique de son pays, surtout pour en dénoncer les aspects les moins reluisants.

En France le film ne fut présenté qu'en 1952 dans une version édulcorée.

La réalisation a vieillie et nous voyons des ''trucs'' qui avaient cours à l'époque pour souligner ce que l'acteur voulait exprimer. C'était néanmoins courageux pour Dieterle, et Paul Muni, de se risquer à tourner ce film, critiquer l'antisémitisme n'était pas forcément bien vu. Tournée après La vie de Pasteur, La Vie d'Émile Zola connut pourtant un grand succès et fut couronné aux Oscar aussi bien pour sa réalisation que pour son scénario. Muni l'avait eu pour son rôle de Pasteur.

 

Pas un chef d’œuvre mais un classique qu'un cinéphile se doit de voir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 08:26

Tyler Shields – 2015 - 84'

Que faire pour vaincre l'ennui d'une existence où tout semble facile ? Pourquoi ne pas organiser des chasses à l'homme, ou à la femme ? Il suffit de lui dire de courir dans les bois, de lui laisser quelques minutes d'avances pour le ''sport''.

 

Elle s'appelle Veronica, lui c'est William, il se présente à l'enfant assise devant lui, de l'autre côté d'une longue table, il lui demande où sont ses parents. Elle répond qu'ils sont mort, que ce n'est pas grave, des personnes meurt tous les jours n'est-ce pas ? Après quoi il lui propose un test. Elle doit retrouver un chemin dans un labyrinthe dessiné. Trop facile. Après quoi il lui demande de fermer les yeux, de se rappeler la première maison où elle a habité. La porte d'entrée, le nombre de pas jusqu'à sa chambre : 17 ; entre le lit et la salle de bains : 6. Que voit-elle dans la salle de bain ?

- J'ai bien répondu demande-t-elle ?

- Tu as été parfaite !

William lui demande si elle veut le suivre, il veut l'entraîner pour un travail spécial qui lui conviendrait parce qu'elle est spéciale.

Veronica sourit et demande si elle peut avoir de la glace.

Résultat de recherche d'images pour "final girl"

12 ans ont passé, elle débarque avec son mentor sur la grève d'un lac. Un test préparatoire, traverser la forêt, pieds nus, simple !

Gwen est blonde, serveuse, elle attire l'attention de quelques jeunes qui la regarde, la désirent, se disent qu'elle serait idéale pour leur occupation secrète du samedi soir.

 

Veronica poursuit ses exercices, elle doit se défendre, attaquer, cette dernière action lui convient mieux. Elle voudrait que son professeur lui enseigne autre chose que des techniques de combats, de résistance à la douleur et tout ce qui lui servira quand c'est elle qui sera seule, sans arme, obligée de courir dans les bois, poursuivie par une bande de minables se nourrissant d'émotions faciles et de risques factices. Mais ce n'est pas le moment, elle doit encore apprendre, s'améliorer, vaincre ses peurs les plus profondes. Après quoi il sera temps d'attirer ceux qui se prennent pour des loups mais vont découvrir qu'ils ne sont guère plus que des caniches, quand même même serait-elle habillée de rouge. Avoir tué dix filles ne prouve pas leur valeur. Si jeune, si belle, si fragile, la proie idéale. Si l'on se fie aux apparences. Erreur fatale !

La chasse va commencer, quatre contre une, c'est inégal..

 

Si elle veut tuer ceux qui le méritent elle a pas fini !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 08:52

Yann Le Bohec

 

Nul n'ignore que Jules César fut un des meilleurs stratèges de l'Histoire et qu'il soumit de nombreux peuples, dont les Gaulois, nos ancêtres, dit-on. Raison de plus pour se pencher sur les qualités qui assurèrent son succès.

Né à Rome en 100 avant notre ère dans une famille modeste, mais illustre puisque censée descendre de Vénus. Il suit de bonnes études, parle latin et grec, ainsi il accède à une vaste littérature militaire. Il dut pourtant faire preuve de patience avant de recevoir un commandement qui satisfasse ses ambitions et mette en valeur ses qualités. Parmi celles-ci la pertinence du choix de ses aides, basée sur la compétence, pas sur les affinités politiques. D'abord Brutus, mais aussi Cicéron (frère) ou Labienus. Ses armées se partageaient en deux groupes, les légionnaires et les alliés. Les premiers étaient des professionnels, fantassins, utilisant casque et armure, glaive, bouclier et javelot. Répartis en légion de 5000 hommes subdivisées en 10 cohortes, 30 manipules et 60 centuries, les ''alliés'' étaient constitués de cavaliers, frondeurs et archers. La plupart des uns et des autres venaient de Gaule.

Au total, en comptant les troupes qui s'agrégèrent au fil du temps, César dispose d'environ 100000 hommes, combattants et personnels de services : artillerie, génie,r enseignement, logistique, transmissions et le train. JC connaissait l'importance du renseignement, il faisait interroger voyageurs et prisonniers, son armée était toujours précédée d'éclaireurs. Chaque soir ses hommes construisaient un camp en respectant la ''trilogie défensive''. Un fossé, un bourrelet de terre, puis une palissade. Une protection très efficace. La logistique n'était pas oubliée. Une armée aussi importante a des besoins variés, en matériaux, équipements, eau et vivres. César achetait du blé sur place pour éviter toute rupture de stocks, des marchants marseillais fournissaient ce qu'il fallait au fur et à mesure. Les transports ainsi sollicités mobilisaient 4000 bêtes parfaitement nourries et soignées. Celles-ci transportaient également les armes, les balistes par exemple, mues par des nerfs de bœuf et lançant pierres brutes, boulets, flèches ou javelots. Très précises elle pouvaient décapiter trois hommes alignés.

Le déplacement des troupes était parfait, la tactique en cohortes leur donnait une grande souplesse, elles se séparaient ou se regroupaient suivant les besoins. Le déroulement de la bataille était simple : enfoncer un coin entre une aile et le centre du dispositif ennemi ou envelopper une aile. Les romains maîtrisaient en outre l'art du siège comme tous les types de combats connus à leur époque. En ville, en montagne, de nuit...

 

Face aux légions romaines les Gaulois présentaient trop de mésententes pour résister. Combattants reconnus les celtes fournissaient des mercenaires aux Carthaginois et aux Grecs. De même les Belges qui avaient l'habitude des affrontements avec les germains. Malheureusement leur infanterie disposait d'un équipement médiocre. Sur mer en revanche les Vénètes du Morbihan avaient l'avantage grâce à leurs navires plats laissant passer sous leur coque les éperons des galères. Les Romains bénéficièrent d'un concours de circonstances, les bateaux furent encalminés pour cause de manque de vent et un centurion mit au point un fléau permettant de couper les cordages des navires assaillis.

Leurs fortifications en revanche, le murus gallicus, étaient admirées par César. Au combat pourtant ils manquaient de la cohésion des légionnaires ce qui donnait l'avantage à ceux-ci.

La stratégie de César est divisée en cinq phases :

En 58 il cherche un prétexte pour entamer les guerre et attaque les Helvètes puis les Germains. En 57-56 il attaque les Belges puis les peuples de l'Océan. En 55-53 il se rend dans l'île de Bretagne et en Germanie, réprime la révolte des Trévires puis celles des Éburons. Face à la guérilla que mène ces peuples les légionnaires tuent tout ce qui bouge et incendient ce qui ne bouge pas.

La quatrième phase commence en 52, cette fois les Gaulois ont un chef : Vercingétorix qui mène une guerre selon la stratégie de la terre brûlée, César doit reculer, mais le chef Gaulois change sa stratégie il veut coincer l'armée romaine entre un marteau et une enclume. Alésia doit jouer ce dernier rôle, l'armée attendue pour faire office de marteau ne viendra jamais. Il ne peut briser le siège romain et doit se rendre.

En 51 c'est l'ultime phase, la victoire est promise au général romain, les gaulois restant peuvent reprendre leurs combats fratricides, quelques-uns se replient dans Uxellodunum, ce sera leur dernier échec.

La romanité s'imposa aux traditions celtiques, notre langue est latine, notre droit est romain, notre littérature et nos art ont été formés à la renaissance, de Rome.

800 agglomérations furent détruits, il y eut entre 400 000 et 1 millions de morts, sans compter quelques centaines de milliers d'esclaves.

 

La gloire assise sur un monceau de cadavres défie le temps !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 09:00
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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