Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 07:43

 

Je ne suis pas le malade, je suis la maladie.

 

Votre vue en noir et blanc n'empêche pas la couleur d'exister.

 

Le choix est entre le chaos et le néant.

 

L'espoir est la drogue des pauvres.

 

Inutile de vouloir aller nulle part, j'y suis déjà.

 

J'ai opté pour le côté force de l'obscur.

 

Compétence et intelligence sont des notions différentes.

 

Peut-on être dépendant de l'indépendance ?

 

Je n'ai jamais pu descendre aussi bas que je m'en pensais capable.

 

Les machines ne vont pas vous asservir, elles vont vous éliminer.

 

Je suis un vide ampli d'échos étranges.

 

La vie de l'écrivain s'encre dans le réel.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
commenter cet article
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 07:24

 ジャッジ ! -  Akira Nagai - 2013 - 105'

Le compte à rebours commence à 60'. des ombres circulent dans ce qui semble un hangar aux ombres bleutées. Un visage d'homme apparaît sur un écran, imprécis d'abord puis se stabilise. D'autres personnes sont assises autour d'une table en U, tous porteurs de masques d'animaux, un chien, un lion, un lapin, un ours, un cochon, un renard, un loup... Le visage que nous avons vu est celui d'un des prisonniers. Découvrant qu'ils sont enchaînés ils essaient de se libérer sans y parvenir, de même ils ne peuvent enlever leur masque.

Ils s'interrogent, que se passent-ils, où sont-ils ? Pourquoi chaque masque porte-t-il sur le front une caméra ? Aucun ne comprend ce qu'il fait là. Le décompte continu. Une femme demande où est son portable... une autre constate qu'elle n'a plus sa bague ni ses lentilles de contact. Certains commencent à se souvenir, un choc de taser, une piqure, il ne fait pas de doute qu'ils ont tous été enlevés. Sur un écran face à chaque prisonnier apparaissent des visages. Des dossiers sur des individus. Les visages de ceux qui sont là !

Il reste 11 minutes.

Une voix métallique se fait enfin entendre, elle leur explique les règles du jeu. D'abord les criminels présents doivent désigner à la majorité le plus impardonnable d'entre eux dans un temps donné. Celui-ci sera exécuté. Troisième règle : le dernier criminel à rester en vie sera libéré. S'abstenir ou s'échapper est interdit.

Qui désigner ? Comment l'exécution aura-t-elle lieu ?

Le premier qui fut présenté explique son passé, quel enfer il fit vivre à sa mère qui finit par se suicider.

 

Le temps avance, il reste 2 minutes. Un premier vote désigne l'ours, puis un autre. Quelqu'un propose de contourner le règlement en votant chacun pour soi. Mais la peur est la plus forte. Finalement l'ours est désigné à la majorité. D'un coup il se lève, titube, tombe sur le sol, connaît quelques convulsions puis se raidit et ne bouge plus !

La panique s'installe mais le ''jeu'' continu. Les regards se portent vers un autre participant. Un vigile qui a frappé quelqu'un si fort que celui-ci est dans le coma depuis.

Pour le second jugement chacun vote pour soi !

Troisième tour, cette fois tous peuvent ôter leur masque.

La consigne n'étant pas respectée il y a un nouvel éliminé, puis une autre, chacun avait eu 2 votes.

Enfin les chaines s'ouvrent, restent ceux méritant de vivre.

 

Mais le compteur redémarre : 10 minutes.

Les survivants parviennent à couper le courant, à trouver une porte ouverte, qui mène à une porte fermée. Mais les minutes se remettent à défiler. Avec des outils ils tentent de s'échapper mais sont amenés à voter encore une fois. Avec une nouvelle victime à la clé.

 

3 participants demeurent, et 5 minutes avant le prochain vote. Mais l'une n'a plus le bracelet tueur et croit être à l'abri. La suite va lui prouver qu'elle se trompe.

Dernier round.

 

Ni l'un ni l'autre ont besoin de voter. D'autres, par Internet, s'en chargent, ce qui ne les empêche pas de se battre. Le plus jeune tue son adversaire. Il reste seul, mais le compteur redémarre pour une minute.

 

Les votes redémarrent, pour ou contre lui. Fou de rage et de peur il frappe la caméra...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
commenter cet article
17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:19
La Vierge et l'Enfant

La Vierge et l'Enfant

Sainte Véronique

Sainte Véronique

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:12

彼岸花Higanbana -  Yasujirō Ozu – 1958 – 118'

Une fois encore Ozu met en scène la famille Japonaise aux prises avec un monde qui change et une société nippone qui ne sait plus, qui ne peut plus, rester à l'écart des bouleversements que connaît le monde en ces années d'après guerre. La modernité ronge les traditions, comme celle, pourtant bien établie, des mariages arrangés. Si l'amour, on le sait, passe, l'intérêt commun, lui, dure.

Prenons Wataru Hirayama, cadre supérieur travailleur, une litote au Japon, un ami fiable, un époux soucieux du bien être de son épouse et de ses enfants. Ce n'est pas pour rien qu'il rappelle alors que commence le film ces préceptes, exprimés comme s'il contemplait une pierre tombale !

La famille est l'unité de base, le père en est le chef et décide de ce qui est le mieux pour chacun de ses éléments.

D'un côté il réconforte Mikami venu lui raconter que sa fille est parti avec un homme, comme il est compréhensif envers Yukiko qui ne veut pas des projets maritaux de sa mère. Dans les deux cas il parle de l'amour, de ce sentiment si merveilleux qui emporte tout sur son passage...

en revanche quand il s'agit de sa fille, Setsuko, il en va autrement, et quand elle lui annonce son refus de l'union qu'il lui propose il met son véto au mariage de celle-ci avec l'homme qu'elle aime.

Hirayama voit son monde trembler sur ses bases, être l'homme lui donnait l'avantage, perdre ce statut l'effraie, n'est-il pas entouré de femmes, de mère, de filles, celles de ses amis y compris qui aiment lui parler ? Il s'accroche à un passé défunt en refusant de l'accepter.

Il est aussi un archétype des hommes de son époque, du reste dans ce film tous se ressemblent, dans leurs costumes comme dans leurs comportements. Les femmes aux contraires sont différentes, nombreuses, elles sont ces fleurs poussant sur le terreau du renouveau d'un pays qui se redessine ne demandant qu'à s'épanouir au printemps nouveau qui approche.

Wataru sera finalement vaincu par la finesse de ses adversaires, pris au piège de contradictions qu'il doit avouer.

 

Le sujet est habituel, on le voit, la réalisation ne l'est pas puisque pour la première fois, et non sans réticences, Ozu se sert de la couleur. Idéale pour magnifier les fleurs du titre comme les femmes de son film. Elles portent les couleurs et l'avenir quand les hommes sont gris et engoncés dans le passé.

La nature est belle, Tokyo est photogénique, le temps de la mue est venu. Et pour vous celui de regarder ce film. À moins que vous ne portiez un costume terne vous aussi.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
commenter cet article
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 07:49

Yeu woo bi (천년여우 여우비) - Lee Sun-kang – 2007 - 82'

Autrefois vivaient au fond des forêts les renards à cinq queues. Ils pouvaient changer de forme ou devenir humains, s'ils volaient une âme. Ils disparurent, chassés par les humains, à l'exception d'un seul, accueilli par des extraterrestres égarés sur Terre.

 

Tout commence par la chute d'un vaisseau venu d'ailleurs, s'écrasant dans la neige sur une colline.

YOBI

Cent ans plus tard... Des enfants se promènent à la nuit tombée dans les bois, l'un d'entre eux se retrouve isolé, effrayé par des formes étranges, des épouvantails qui lui courent après. Tout à coup il trouve un attrape-rêve sur le sol, mais au moment de le saisir un renard le prend dans sa gueule et s'enfuit.

YOBI

Le groupe d'enfant rentre au centre pour enfants en difficulté. C'est l'heure du sport, le professeur est exigeant, il s'empare de la peluche d'une petite fille qui en est malheureuse. Ailleurs une élève se regarde dans un miroir, tout d'un coup elle remarque qu'elle est observée de l'extérieur, un animal étrange, on dirait un renard... Mais celui-ci s'échappe, saute dans un arbre, court, se transforme en jeune fille, avant d'aller retrouver ses amis, les extra-terrestres qui la nuit précédente se firent passer pour des épouvantails afin d'effrayer les importuns. Ils ont noté le curieux comportement de leur amie, c'est que chez les renards à 5 queues 100 ans est l'âge de la puberté et chez Yobi cela ne passe pas sans quelques perturbations.

Pendant ce temps le professeur essaie d'intéresser ses élèves à l'activité physique, pas simple ! Yobi et ses amis discutent, elle aime leur demander comment est la vie sur leur planète. Chez eux tout est vivant, le sol aussi, et celui-ci aime chanter. Ils essaient leur soucoupe mais les réparations ne tiennent pas et la catastrophe n'est évité que grâce à Yobi.

 

Alors qu'elle discute avec une amie de la forêt, celle-ci lui apprend qu'elle deviendrait humaine si elle volait une âme, mais il faut le faire au moment où celle-ci devient bleue. Yobi n'en a pas envie, les humains sont trop idiots. Pendant ce temps les élèves de l'institut capturent un des extraterrestres qui s'était enfui après s'être disputé avec ses compagnons. Ceux-ci ont quelques ressemblances avec des animaux. Celui-ci est adopté par une petite fille. La mission pour les autres, et leur ami renard, va être de le délivrer.

YOBI

Mais aussi un chasseur qui connaît l'existence des renards à 5 queues et paraît prêt à tout pour les exterminer. La première tentative d'exfiltration échoue parce que le jeune extraterrestre ne veut pas partir. Pour le convaincre Yobi a l'idée de se faire admettre comme élève dans l'établissement où ses aptitudes physiques vont faire l'admiration de tous.

 

Yobi va profiter de la nuit pour chercher son ami, où est-il donc passé ? Mais voici que les chiens du chasseur sont sur le point de s'emparer d'elle. Qui n'est sauvé que par une ombre qui passe à travers le mur avant de disparaître.

YOBI

Mais aussi un chasseur qui connaît l'existence des renards à 5 queues et paraît prêt à tout pour les exterminer. La première tentative d'exfiltration échoue parce que le jeune extraterrestre ne veut pas partir. Pour le convaincre Yobi a l'idée de se faire admettre comme élève dans l'établissement où ses aptitudes physiques vont faire l'admiration de tous.

YOBI

Yobi va profiter de la nuit pour chercher son ami, où est-il donc passé ? Mais voici que les chiens du chasseur sont sur le point de s'emparer d'elle. Qui n'est sauvé que par une ombre qui passe à travers le mur avant de disparaître.

 

Une nuit Yobi rencontre avec Hwang Geum-ee, le garçonnet du début, ils découvrent qu'ils aiment la même chanson. Preuve que tous les humains ne sont pas stupides. Mais le chasseur rôde, il se rapproche... Le piège pourrait se refermer sur Yobi, mais l'ombre est encore là, et Geum-ee !

Les films Coréens d'animation sont rares, du moins qui viennent jusqu'à nous. Habituellement les gumihos possèdent neuf queues, Yobi en a perdu 4, ce qui ne diminue pas son charme. Une belle découverte.

Repost 0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:45

Agent commerciel : Puisque je vous dis que moi je sais ce qu'il faut faire, quel comportement adopter pour aller directement au Paradis ! Tenez, regardez ! C'est écrit là. Merci pour votre soutien financier à notre cause.

 

Agoraphile : Adore être le centre de l'attention sur une place publique, ou un de ses équivalents moderne et me(r)diatique. L'important étant qu'on le regarde plutôt que l'intérêt de ce qu'il peut dire.

 

Anthropien : Terme générique regroupant les animaux marchant sur leurs pattes arrières, adoptant la position debout, et humanoïdes. Convenant à la quasi totalité des primates. Finalement choisi en remplacement de celui de ''humain'' vers la moitié du vingt-et-unième siècle.

 

Crédopathe : Individu envahi par la conviction que sa croyance détermine l'ensemble, non seulement du possible, mais aussi du permis. Ce qui n'en relève pas est une déviance insupportable.

 

Crocsmosomes : Permanence dans l'ADN d'un instinct de prédation. Seulement présent chez une toute minorité d'homo sapiens. Chez la majorité il semble y avoir un comportement programmé allant à l'inverse.

 

Inmotxication : Conséquence d'un usage abusif de mots provoquant le besoin irrépressible d'en utiliser d'autres, encore et encore !

 

Laiducation : Savoir minimum imposant une vision du bien pour désigner ce qu'est le mal, ce qu'il faut éviter, chasser, détruire...

 

Loi : Liens Ordinaires Indispensables. Forme un programme visant à organiser les interactions entre les individus. Demande une mise à jour constante qui n'est jamais effectuée.

 

Loterisomie : Mélange aléatoire des gènes parentaux.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
commenter cet article
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:34

Stefano Sollima – 2015 – 135'

Argent et politique ont toujours fait bon ménage, avec, derrière le premier, des pouvoirs qui restent discrets mais tirent les ficelles. Ainsi Suburra, le quartier d'Ostie, zone périphérique de Rome à la mauvaise réputation, justifiée. Le but est de voter une loi qui permettrait de le transformer en un nouveau Las Vegas. Autant dire que l'ambition est immense, et le pognon qui en découlerait davantage encore. Le pouvoir politique s'implique, il faut aller vite, pour le financer le Vatican est là, en la personne du cardinal Berchet, sans oublier les Familles qui apportent les fonds pour ''motiver'' les députés nécessaires. Leur représentant à Rome est le ''Samurai'', un homme qui aime circuler à moto et faire éliminer les gêneurs.

 

Filippo Malgradi est un homme politique influent, il est marié, a un fils, normal. En dehors de ça il aime les prostituées, mineures si possibles, et la drogue, histoire de pimenter les soirées qu'il passe dans un grand hôtel de la capitale italienne. Il arrive pourtant que les choses se passent mal, ainsi une des deux participantes, la mineure, meure-t-elle d'une overdose. Pas de chance ! Le temps que Filippo revienne à la réalité il laisse sa partenaire habituelle se débrouiller pour se débarrasser du cadavre. Ce qu'elle va faire.

Petite cause grands effets pourrait-on dire ! En effet elle fait appel à Spadino, un jeune homme qu'elle connaît, qui accepte bien sûr. Ensemble ils noient le corps dans un bassin artificiel. Tout pourrait s'arrêter là mais le jeune complice pense à profiter de la situation et inciter Malgradi à lui permettre de monter en grande dans le banditisme en participant à des affaires plus importantes. Pour cela il se rend à la fondation servant de couverture à Filippo, lui fait son petit numéro et repart sûr de lui.

 

À tort ! Le député va se plaindre à son frère afin que Spadino comprenne qu'il doit rester à sa place. C'est Numéro 8 qui est chargé de la mission, un homme qui a du mal à se maîtriser, ambitieux lui aussi et désireux de prendre la place des anciens. Pour gagner en efficacité il tue Spadino. Dommage, celui-ci était le frère de Manfredi Anacleti, chef du gang des tziganes, qui voudrait, lui aussi, prendre plus de place dans l'économie souterraine romaine. Le meurtre de son cadet lui déplaît, il va tout mettre en œuvre pour trouver le responsable. Il mène une véritable enquête. Qui a-t-il vu, quand, pourquoi ? il apprend quel rôle il tint un soir, reste à retrouver la prostituée. Ce qu'il fera en utilisant une de ses relations, puis à faire parler celle-ci en menaçant de lui taillader le visage. Il finit par apprendre le rôle que Numéro 8 tint et décider de le faire abattre. Mais ses hommes ne sont pas les meilleurs, ils échouent non sans ouvrir le feu dans un centre commercial, provoquant d'importants remous néfastes aux affaires. Le Samurai va intervenir, tenter de calmer le jeu, ce que Anacleti accepte à condition qu'il participe au projet Ostie et élimine la compagne de Numéro 8 qui, alors que son fiancé se rétablissait, a abattu leurs assaillants.

Bref tout est en place pour qu'ait lieu un règlement de compte général. D'autant que parallèlement le gouvernement menace de s'effondrer et le Pape de se retirer...

 

Présenté comme un compte à rebours partant 7 jours avant ''l'apocalypse'' la réalisation de Stefano Sollima est rythmée, respectant les lois du genre, la nuit, la pluie, drogue, prostitution, chantage, avec un scénario en prise avec la réalité d'aujourd'hui et des interprètes sachant dessiner des personnages moins caricaturaux que nous aurions pu le craindre. Tout s'enchaîne sur le principe d'un mécanisme que rien ne peut arrêter une fois enclenché, avec une fin attendue.

 

Mais soyons rassurés, ce n'est pas parce que des méchants sont punis que le mal ne triomphe pas. La nuit sera belle, pourquoi ne pas faire la fête, en attendant...

Netflix devrait produire une série à partir de ce scénario. Il le mérite tant la durée d'un long métrage ne permet pas le développement de personnages qui le mériteraient. Avec la même distribution ?

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 07:33

Plutôt que disparaître en un tas de poussière,

Mieux vaux s'évanouir, consumé, flot de cendres

Qu'emportera le vent par delà les frontières,

Ainsi sur l'univers pourrais-je enfin m'étendre.

 

Moi je n'ai pas envie d'enseigner, d'éduquer,

De montrer aux humains ce que j'ai découvert.

Je sais trop, sur leurs esprits fragiles, quel effet

Le feu pourrait avoir, incendiant leurs pensées.

 

Je vois revenir l'aigle au regard dévorant

Venant planter son bec pour me tenir en vie.

Qui ne ressent plus rien est l'ombre d'un vivant,

Piégé comme un insecte sans avoir rien compris.

 

Point d'Hérakles venant m'arracher à mon poste,

La mort seule a pouvoir de détacher mes liens.

Pour m'emporter au loin, où les déments accostent,

Là où pour être heureux il suffit d'être rien.

 

À l'instar du titan, avec d'autres matières,

J'ai façonné des êtres sans leur octroyer d'âmes.

En étant dépourvu je n'ai su comment faire.

Puisqu'ils n'en surent rien ce n'était pas un drame.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:26

Moulages Puits de Moïse - Dijon
Moulages Puits de Moïse - Dijon
Moulages Puits de Moïse - Dijon
Moulages Puits de Moïse - Dijon
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 07:23

Je suis tel Prométhée, enchaîné au réel

Par des maillons que je n'ai jamais su briser.

Ni de fer ni d'acier, plus froid que l'éternel,

Pourtant si délicat, facile à déchirer.

 

La rage est toujours là, chemin vers la folie,

Qui plane autour de moi avant de m'attaquer

Pour ronger mon espoir, corrompre mon esprit,

Empoisonner mon sang, dissoudre mes pensées.

 

Quel destin me mit là, quel vouloir hésitant ?

Ordre d'un univers plongé dans l'inconscience,

Mais voulant découvrir ce que veut dire le temps ;

En cherchant le reflet au sein de l'innocence.

 

Ai-je saisis le feu ou est-ce le contraire,

Lui qui trouva enfin qui ne le craignait pas ?

Un esprit attiré par une autre lumière

Désireux d'observer l'ombre de l'au-delà.

 

Il se nourrit de moi autant qu'il me dévoile

Des ombres et des secrets que j'essaie de comprendre.

Arts et métallurgie plutôt que griffes et crocs,

Pour égaler les dieux rien de mieux que d'apprendre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages