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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 08:09

H. BLET, Professeur Agrégé d'Histoire au Lycée Champollion

E. ESMONIN, Professeur à la Faculté des Lettres de Grenoble

G. LETONNELIER, Archiviste départemental de l'Isère.

B. ARTHAUD ÉDITEUR – GRENOBLE 1938

 

Il est souvent intéressant de se pencher sur l'Histoire, les racines d'une région, ce qui en fait l'unité par ce qui en est rapporté et que la plupart des habitants connaissent. Grande et petite histoire se superpose et parfois la seconde est plus importante que la première, c'est elle qui implique les individus.

 

À tout seigneur (de guerre), tout honneur, le premier sujet nous rappelle que Hannibal traversa les Alpes pour envahir l'Italie par le nord, chose que les romains n'attendaient pas. Son itinéraire réel est sujet à controverse depuis des siècles mais qu'il soit passé par le Dauphiné n'est pas remis en cause.

Le Dauphiné

133 entrées couvrent la vie du Dauphiné de l'Antiquité, nous venons de le voir, au XIXème siècle, des premières routes romaines au peuples résidant de la région, fondateurs de Cularo, futur Grenoble en passant par Vienne, colonie romaine riche d'un important patrimoine aujourd'hui. Suivent tous les sujets possibles et imaginables, les débuts de l'ordre des Chartreux, la vie religieuse et le pouvoir des évêques, les malversations et affaires diverses opposants les uns et les autres.

Vous y trouverez aussi des comptes-rendus de batailles, la fondation de l'université de Valence, la première ascension du Mont Aiguille en 1492, les ravages des troupes pendant les guerres de religion, la vie chère à la fin du XVIème siècle, déjà ! N'oublions pas les célébrités, Bayard, Lesdiguières, les loups, l'organisation des divers parlements, les effets de la Révocation de l'Édit de Nantes, les fortifications de Grenoble, d'après Vauban.

 

Le livre s'intéresse aux statistiques économiques, au déboisement, à l'interdiction des chèvres. Inondations et disettes ne sont pas oubliées. Il serait difficile de trouver un sujet oublié sur ce qui fut la vie des dauphinois pendant des siècles jusqu'au XIXème qui voit l'économie prendre une importance plus grande, le développement des moyens de transports et la situation des salaires. Le dernier sujet est celui de la houille blanche, expression apparue dans une notice rédigée par Aristide Bergès à l'occasion de l'exposition universelle de 1889. Il y explique le choix de ce terme par analogie avec le charbon dans le but de produire une force motrice pouvant devenir une source de richesses pour les régions et l'état.

 

Autre article qui retint mon attention, le procès qui eut lieu en 1855, impliquant Mlle de la Merlière, laquelle s'était fait passer pour la Vierge auprès de jeunes bergers qui croyant en une apparition divine la rapportèrent avec pour effet l'édification d'une basilique et d'un hospice sur le site de La Salette. Lesquels sont toujours là, un pèlerinage a lieu chaque 15 août. Qu'importe pour les croyants venant en ce lieu qu'il fut bâtie sur un mensonge. Ce n'est pas la première fois et je craindrais plus encore qu'il y en eut une édifiée sur une vérité !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:57
Souvenirs d'un repas maconnais
Souvenirs d'un repas maconnais
Souvenirs d'un repas maconnais
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 07:21

아랑 - (A-rang) Ahn Sang-hoon2006 – 97'

Il pleut, il fait nuit, deux jeunes lycéennes rentrent chez elles. Elles n'en mènent pas large. Elles aperçoivent une petite fille debout devant un hangar, l'une des deux élèves s'approche, demande à l'enfant ce qui ne va pas, celle-ci ouvre une main contenant des jackstones. Levant les yeux elle présente des orbites sanglantes, comme l'apparition d'adulte qui l'accompagne.

L'adolescente s'évanouit.

 

Un homme en imperméable rentre chez lui, jette quelque chose dans sa cheminée, prend une bière coréenne dans son réfrigérateur. Dehors l'orage ne ralentit pas. Il allume son ordinateur, y trouve un nouveau message, une invitation au Salt Village de Minjung. L'homme se retourne, aperçoit une ombre qui s'approche, il hurle...

 

 

 

 

 

So-young ouvre les yeux une minute avant que son réveille ne sonne. 6 h ! le moment de sortir faire son jogging, avant de s'entraîner aux art martiaux, de s'asseoir devant son ordinateur. Elle s'ennuie quand c'est au tour du téléphone de sonner. Un incendie criminel vient d'être commis, So-young est détective, elle se rend sur les lieux, retrouve son chef, lequel lui présente son nouveau partenaire Hyun-ki. Les experts sont déjà là pour les constatations d'usage. La victime est morte de suffocation, en attendant l'autopsie. Dehors des policiers enterrent un chien retrouvé décédé.

La maison était resté longtemps vide avant que le nouveau locataire s'y installe. Une voisine se souvient qu'il avait vu un psy. Il apparaîtra qu'il avait fait huit ans de prison pour meurtre alors qu'avec des copains il s'était trouvé mêlé à une rixe s'étant mal terminée. Il pourrait s'agir d'une revanche. Chez le psy So-young et son nouvel ami apprennent qu'il souffrait de cauchemars, elle leur montre les dessins qu'il avait réalisé sous hypnose.

 

En mangeant le nouveau duo fait connaissance, lui,explique qu'il en avait marre du labo, des cadavres, il voulait agir,attraper les criminels. Elle, le fit pour retrouver quelqu'un, quelqu'un qu'elle voulait tuer elle n'en dira pas plus et ils se séparent après avoir pas mal bu. Elle ne lui explique pas pourquoi elle avait été suspendu. En fait elle avait agressé un homme soupçonné de viol, après avoir observé son poignet. La personne qu'elle cherche y a une cicatrice.

Dans son studio un caméraman regarde les images prises lors d'un mariage, au cours de celui-ci un événement l'avait effrayé, des perturbations de l'image, une ombre, un œil qui le regardait alors qu'il n'y avait personne devant son objectif. Il reçoit un nouveau message, une invitation... un bruit vient de la fenêtre, du sang commence à en couler, sa caméra se déclenche seule...

La police trouve son corps, assis, mort d'une attaque cardiaque. Les policiers découvrent une photo dans une autre pièce, quatre hommes y figurent. En fait l'autopsie prouvera qu'il est mort comme la première victime des suite d'une intoxication au gaz. Mais un gaz qui ne fut pas inhalé, il dut apparaître à l'intérieur des victimes. Chose qui ne s'était jamais vue. Il finira par comprendre ce qui s'est passé, presque trop tard.

Un homme est chez lui, consultant ses mails sur son agenda électronique il en découvre un nouveau... simultanément la lumière s'allume chez lui, alors qu'il est seul. Mais pas tant que ça puisqu'il croit voir une personne, une femme avec des cheveux longs. Cela ne l'empêchera pas de prendre une douche. Il voudrait crier quand le gaz commence à agir mais en est incapable.

Même mode opératoire que les deux précédents, suffocation et marque d'étranglement. La police découvre le mail, il rappelle un site web trouvé dans les liens des ordinateurs des premiers tués. On y voit au premier plan une maison de sel, des photos d'une jeune femme, des dessins, un hangar, une peinture.

La nuit suivante So-young fait un cauchemar, un homme la suit, s'approche, elle ne peut pas se défendre... et se réveille.

Visiblement ce n'est pas la première fois. Elle commence son enquête en cherchant la propriétaire du site mais apprend que Kim Minjung a disparu depuis 9 ans. Le policier chargé de l'enquête à l'époque a peu de souvenirs, elle vivait seule avec sa grand-mère. So-young profite de sa présence pour visiter la maison de Minjung. Grande, vide depuis la mort de la grand-mère. Enfin, vide est une façon de parler, il y a quelqu'un qu'elle finit par remarquer, et se présente comme une amie de Kim. Elle lui raconte ce qu'elle sait, le talent de dessinatrice de la jeune femme, son amour pour Juno. Le drame quand celui-ci se fit assassiner. Il s'est retrouvé mêlé à une bagarre avec des hommes de Séoul. Après cela Minjung devant étrange, solitaire, puis elle disparue. Des rumeurs coururent qu'elle s’était suicidée mais, catholique fervente, cela ne semble pas crédible.

Il reste à la détective à retrouver la maison de sel.

 

Des collégiennes lui apprennent que ce lieu est hanté, une jeune fille y a vu un fantôme une nuit. Cela ne retiendra pas So-young, bien qu'elle n'y aperçoive rien d'intéressant.

Retour à Séoul, visite aux amis de la première victime. Ceux là même qui lui donnèrent de l'argent pour reprendre sa vie. Après tout ils étaient avec lui quand il devint un criminel. Quand au fait que l'un d'entre eux écrivit sa thèse de doctorat en médecine sur les poisons ce n'est qu'un hasard ! Cet homme chez qui la lumière s'allume, et s'éteint, seule.

 

So-young est certaine que la clé est dans le crime d'il y a dix ans. Elle a une idée, retour sur le site du premier meurtre, elle déterre le cadavre du chien, l'ouvre avec un couteau, entre sa main dans la charogne, et la ressort en tenant une cassette 6 mm. Elle contient des images tournées dix ans plus tôt pendant une expédition de quelques hommes dans un village de la campagne, et leur viol d'une jeune femme.

 

Un viol... elle se souvient... mais son passé n'affecte pas sa compétence, elle va comprendre.

Les fantômes en Asie ont souvent les cheveux long, les ongles cassés et les yeux sanglants. Ceux de ce film ont le masque de la culpabilité, un spectre bien plus dévorant ! Un film qui joue plus sur la psychologie que le gore, tant mieux.

 

Arang fait partie du folklore coréen, nous la retrouverons bientôt...

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:48

Saul fia - László Nemes – 2015 – 97'

Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer doit d'y avoir vécu plus longtemps que bien d'autres à sa participation aux Sonderkommandos, groupes de prisonniers juifs qui assistent les nazis dans leur extermination en nettoyant les fausses douches, mais vraies chambres à gaz, en transportant les corps jusqu'aux incinérateurs puis en dispersant les cendres. Tâches particulièrement difficiles mais qui leur assure une plus longue survie, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés par d'autres. Pas question qu'ils échappent au destin commun !

Saul comme les autres se tait, accepte, obéi, un geste de rébellion serait sa condamnation, alors il baisse les yeux, salue en tenant sa casquette à la main. Cela n'empêche pas les manœuvres pour mener la révolte, des nouvelles arrivent prévenant que les troupes soviétiques ne sont pas loin, il faut tenir encore quelque temps.

 

Un jour alors qu'il déplace les corps de la dernière exécution collective il remarque le cadavre d'un enfant et le reconnaît pour le sien. Dès lors il n'aura plus qu'une ambition : lui donner une inhumation digne, dans la tradition juive, et lui éviter la gueule infernale du crématorium. Pour cela il lui faut un rabbin, qui accepte la mission, il lui faut cacher le corps, il lui faut le sortir du camp et l'enterrer. L'entreprise est on ne peut plus difficile. Qu'importe, Saul est volontaire, tenace, inventif. Là où il se trouve que lui reste-t-il pour vouloir, pour espérer, et cet enfant, est-ce vraiment le sien où le moyen de garder un lien avec la vie, même à travers la mort ?

Il faut aller vite, le corps ne résistera pas longtemps, le complot pour fuir avance et l'heure de remplacer les Sonderkommando est proche. Tout s'accélère donc, pourquoi ne pas profiter de l'évasion pour emmener le corps de l'enfant ? Saul n'a plus rien à perdre, le plus important est le but qu'il s'est fixé.

Le film est brutal, le jeu de sa vedette, intense et habité, les images sont glaçantes mais l'horreur est montrée, pas exhibée. Chacun sait que la mort l'emportera finalement, ce n'est pas une raison pour trouver, au cœur même des ténèbres, une raison de (sur)vivre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 07:47
L'avenir...
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 07:45

Airmythe : Ça ressemble tellement à une illusion qu'il ne manquera pas d'esprits simples, très simples, pour y croire.

 

Amèrir : Se découvrir une envie de procréation auparavant étouffée par l'ambition personnelle.

 

Ami-calmant : Compagnon disponible dès que le besoin s'en fait sentir et que l'extérieur est source de stress. Peut devenir possessif, exclusif et dangereux.

 

Bien : Ce qui autorise à faire tout le mal que l'on désire puisque c'est pour une bonne raison.

 

Croyuminants : Type de primates remâchant mentalement les mêmes mots faisant ainsi de chaque instant la copie du précédent et la matrice du suivant pour oublier sa peur du temps.

 

Démocrysie : Puisqu'on vous dit que la démocratie est le meilleur système, pour faire croire à la majorité qu'elle dispose du pouvoir, d'autant qu'elle ignore le sens, réel, de ce mot.

 

Enpirialisme : Principe d'utilisation du danger pour amener la populace à nous faire confiance.

 

Espérance : Attendre demain pour supporter aujourd'hui.

 

Fauxve : Ressemble à un grand félin doux mais ses poils et ses griffes sont en peluche. L'idéal !

 

Fusilanime : Je suis toujours lâche devant une arme, sauf quand je suis du côté de la crosse.

 

GrizzLee : Humeur du matin, avant le café !

 

Hadèsespérance : Préférer l'enfer pour éviter ceux qui veulent aller au paradis.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 07:40

David Gemmell – Milady – 2002 – traduit par Karim Chergui

 

Jadis plusieurs peuples cohabitaient sur Terre. De ceux-là ne subsistent que les humains. Les Oltors étaient amicaux, confiants, incapable de vouloir du mal à quiconque et plutôt prompts à aider autrui. Ainsi découvrirent-ils dans une autre dimension les Daroths, ceux-ci connaissaient de grandes difficultés sur leur planète, pour l'avoir exploitée à outrance. Qu'importe, les Oltors leur ouvre un chemin vers leur monde et leur en octroi une parcelle. Jusqu'à ce que les Darots, qui se reproduisent bien qu'étant quasi immortels demandent une place plus importante. En fait ils l'exigent, et ce n'est que le début puisqu'il avouent qu'ils vont tout prendre.

Eux sont belliqueux, les autres peuples sont là pour les servir, de nourriture pour les jeunes, de victimes pour les autres.

Au moins c'est clair.

Les Oltors pour se défendre, puisqu'ils ne peuvent tuer, emprisonnent les Daroths dans une perle. Ainsi ils ne pourront plus nuire.

C'était sans compter avec le duc Sirano dont la soif de pouvoir le pousse à explorer la magie jusqu'en des profondeurs qu'il aurait dû laisser hors de sa portée. Il entend parler de la perle, la suppose détentrice d'une puissance hors du commun, ce qui n'est pas faux sans qu'elle fut en rapport avec ce qu'il attend. Il est prêt à tout pour en pénétrer le secret, à prendre la vie de sa favorite, à causer crimes et catastrophes, jusqu'à ce qu'enfin il parvienne à son but.

Ainsi les Darots sont-ils libérés de leur prison, prêt à arpenter la Terre pour assumer ce qu'ils voient comme leur destin : tuer tous les autres êtres vivants pour s'en nourrir !

Pour donner une idée de ces créatures, elles sont humanoïdes avec des caractéristiques particulières. Leur taille dépasse largement celle des humains, leur force est en proportion et leur peau, blanche comme des os, est si dure que lances et flèches rebondissent dessus, de plus, s'ils sont malgré tout tués, ils peuvent renaître dans des espèces d’œufs contenant leur essence.

Autre avantage, la télépathie. Bref, ce sont des adversaires difficiles et les affronter n'est pas le meilleur moyen d'atteindre une retraite bien méritée.

Principaux protagonistes de ce roman : Duvodas, guérisseur, dernier dépositaire, bien qu'humain, du savoir des Eldarins, dont le jeu de harpe apporte bonheur et soin à qui l'entend ; Karis, guerrière émérite, stratège surdouée, collectionneuses d'amants pour autant qu'elle ne soit pas amoureuse de ceux-ci.

Dernier(s) héros, Tarentio, combattant pour qui le paye. Il vit en symbiose avec Dace, tuer féroce qui est son alter ego, le plus féroce guerrier ''humain'' vivant.

Vous avez dit schizophrénie ? Mais l'esprit doit se dédouble s'il veut survivre.

Les Daroths menacent tout le monde, les combattre est périlleux, les vaincre semble impossible. Heureusement dans ces mondes où la magie est au coin de la rue et l'héroïsme toujours possible les miracles arrivent, dans le dernier chapitre.

La douceur peut cacher une rage meurtrière ravageuse, heureusement, la rédemption est permise. Du moins en littérature, dans la réalité j'en suis moins sûr.

 

C'était le premier roman de David Gemmell que je lisais, de l'héroic fantasy digne de ce nom, violence et magie, sexe et destructions. Le danger attend au détour de chaque page, avec, parfois, l'impression que l'amour existe.

Quelques heures de dépaysement, une écriture rapide, des rebondissements donnant envie de tourner la page. Pas de prise de tête et, à la fin, l'envie de retrouver l'univers de cet auteur. Il nous a quitté il y aura dix ans l'an prochain, son œuvre lui survit, elle le mérite.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 07:19

Mille jours et mille nuits ont déjà disparus

Dans le gouffre du temps qui se repait de tout ;

Ou devrais-je avouer que je ne connais plus

Que l'obscur et le froid, que le je, plus le nous.

 

Tant d'heures à t'espérer, à vouloir l'impossible,

Un souffle accéléré, des griffes sur le sol ;

Quelques wafs impatients, jamais un d'irascible,

Du bruit derrière la porte et mon cœur qui s'affole.

 

Tu n'aurais pas voulu que je reste ainsi, triste,

En contemplant le temps comme le fait du bourreau

Un condamné voué à rester sur la piste.

Tissant le linceul du présent avec des mots.

 

À quoi sert donc le vent, il ne te trouve plus,

Le monde est un jardin qui désormais l'ennui,

Il veut te caresser, te cherche dans les rues,

Hurlant pour t'appeler, voilant ses pleurs de pluie.

 

La neige a disparu, tu aimais t'y rouler,

En mordre les flocons, les blancheurs confondues,

Tu courais, t'amusais, et moi je t'observais,

Heureux d'être avec toi, effleurant l'absolu.

 

Y a-t-il un ailleurs pour nous y retrouver,

Enfer ou Paradis, les limbes éternelles,

Des rues allant sans fin pour nous y promener,

Sans le moindre importun, juste nous et le ciel.

 

J'aime à imaginer qu'au moment de ma mort

Tes aboiements joyeux viendront pour m'accueillir.

Je fermerai les yeux, sans regret ni remord.

Croire en ce seul instant avoir vaincu le pire.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 07:25

후유증 (Hoo Yoo Jeung) – Kim Yang-hee (김양희) – 2014 – web-drama 90'

An Dae-yong est un jeune homme qui peut enfin rentrer chez lui après un séjour à l'hôpital consécutif à un coma causé par la chute d'un toit. Sa mère vient le chercher, ils sont heureux, tout se présente bien. Pourtant dans le couloir menant à la sortie Dae Yong croise un homme sur un brancard, rien d'anormal dans cet endroit, il lui jette un œil, et s'étonne de voir les yeux de cet homme rouge... ce qui ne l'empêche pas de continuer son chemin. Lequel le mène dans la rue où, au moment de traverser une route, il aperçoit un couple se disputant, tous les deux présentent ce regard rouge, et un aspect livide peu engageant. Une minute plus tard l'homme est renversé par une voiture, la femme ne doit de survivre qu'à l'intervention du jeune homme qui lui évite d'être percuté.

Pourquoi ne pas en parler au médecin, le présentant comme une séquelle de ce qui lui est arrivé ? Mais pourquoi perçoit-il une odeur fétide venant du médecin avec l'impression que celui-ci bave. Impression qui disparaît rapidement.

Que cela ne l'empêche pas de retrouver ses habitudes, le basket par exemple, avec son meilleur ami. Pas plus que continuer à s'interroger sur ce qui se passe, ces odeurs venant des gens autour de lui que nul autre ne paraît percevoir, et ses yeux rouge.

Comme cet homme qu'il croise en rentant chez lui après s'être amusé, et qui meurt une minute plus tard.

De quoi se poser des questions !

Et de sauver un professeur du pot de fleurs qui allait lui tomber, jeté par des élèves, sur la tête.

Mais qui est cet homme en face de qu'il rencontre après avoir suivi une femme aux yeux rouge et qui lui explique que les personnes avec les yeux rouges qu'il voit sont en danger de mort. S'il les aide à ce moment, ils iront bien. C'est une sorte de ''super-pouvoir''. De même, la fille sur le toit, Ju Hee-kyong, qui l'avait tant fasciné qu'il n'avait pas remarqué qu'il glissait. Heureusement une voiture avait amorti sa chute, lui ouvrant la porte sur quelques jours de coma. Une fille qu'il retrouve, au même endroit, et lui avoue qu'elle est libre samedi.

Ce qui ne semble pas lui déplaire.

Ne lui reste qu'à se préparer pour se rendre au rendez-vous. Sauf qu'en chemin il va croiser un homme avec des yeux bleus, accompagnant une femme avec des yeux rouges. Signe que si la seconde risque de mourir ça sera des mains du premier. Justifiant qu'il intervienne, et arrive si tard à son rendez-vous que Hee-kyong le gifle avant de s'en aller.

On la comprend. Dommage pour lui.

Heureusement, la jeune fille lui donnera une autre chance. C'est beau la jeunesse. Et leur première sortie sera le parc animalier, panthère, éléphants, visiteurs... bref, toute sorte d'animaux.

 

Curieux pouvoir que celui-ci, mais pour autant entraîne-t-il l'obligation d'aider ceux qui semblent menacer, d'arrêter ceux qui paraissent menaçant ? L'utiliser semble avoir des effets secondaires.

Kim Jin-ku, ''l'ami'' de An montre un caractère différent, plus prompts à l'utiliser par plaisir et mépris des autres. Quel intérêt de sauver telle ou telle personne ?

Quelle est la nature de ce pouvoir, qui sont Ju Hee-kyong et Kim Jin-ku ? Quels effets aura-t-il sur Dae-yong ?

 

En parcourant ce blog, avez-vous les yeux rouges ou bleus ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 08:00

La ceinture claque, se tend, résiste,

La roue grince, menace... j'insiste !

Sans prendre de gants, la boîte est vide.

Face à l'huis, vers insipides.

Ma clé de 12 pieds dans la porte,

Pas qu'elle se ferme, faut qu'je ressorte.P

Face au gardien, pirate spectral,

Volant mes mots, dîme immorale.

C'est la manivelle du destin

Que je remonte avec mon baratin,

Compteur de rien, marionnette fadasse,

Câble agitant engrenage et culasse.

J'attends, j'écoute, doutes insidieux,

L'espoir vient de l'enfer, pas d'essieux.

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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