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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:51
Que le pi(t)re gagne !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 08:43
Duck you Hilary !
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Publié par Lee Rony
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:00
On y trouve de tout et du n'importe quoi !
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:00

Elles étaient là depuis 12 heures, d'un temps qui n'est pas le nôtre, nonchalantes, patientes mais attentives, regardant évoluer leur œuvre dans le berceau de la création. Du chaos étaient sorti tant de choses, d'êtres et de formes, atomes d'hydrogène, puis de Savoie, acides à minets, bien que ceux-ci préférassent leurs croquettes, goûts souris, et goût d'hiver, même au printemps.

 

Des mondes étaient nés sur lesquels des créatures avaient prospéré, carabistouilles à écailles puis à plumes, rampantes puis à pattes, à ailes parfois pour échapper à l'anarchie d'une nature immorale mais voluptueuse, jouant de ses pantins organiques, leur ayant octroyé licence pour se reproduire, physiquement, se mélanger, se désordonner jusqu'à croire qu'un ordre put exister, et, même, qu'il le dusse ; se croyant même aptes à créer à leur tour plus que des mirages dans le désert sans oasis de leur errance.

 

Leurs bestioles par la hiérarchie tenues laissaient proliférer des thuriféraires, larves connivores, poisons pilotes, pluvians se repaissant des résidus de pouvoir pourrissant entre les chicots de vieux sauriens profitant de l'ensoleillement d'une situation somme toute méritée.

 

Elles étaient là depuis 24 heures et rien n'avait changé, l'éternel retour nietzschéen, antienne de la genèse, cette malédiction était l'ombre de leur progéniture, indissociable de la lumière qui les nourrissait. Faudrait-il qu'elles coupassent le cordon ombilical les reliant à leur descendance imposant à celle-ci l'impression d'ailleurs à jamais inaccessibles pour les laisser dans la fange du banal, la marais de la médiocrité sans doute, mais heureuse d'être toujours en vie.

 

Elles seront là encore dans 12 heures... Et nous ?

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 08:09

Lord of the Flies – Peter Brook – 1963 – 92'

Est-ce la fin du monde, l'Apocalypse, une guerre nucléaire qui s'annonce ? Toujours est-il qu'une alerte atomique est donnée qui semble sérieuse. Mission de cet équipage : sauver des enfants, d'un établissement scolaire réservé aux meilleurs familles, âgés de six et douze ans, en les envoyant loin de l'Angleterre. Mais l'avion se retrouve en détresse au-dessus de l'océan Pacifique. Rejoindre un endroit civilisé est impossible, même dénicher une piste potable n'est plus permis, il faut retrouver le sol, et vite, faute de quoi l'avion devrait se poser sur l'eau et l'avenir serait compromis.

Une île se dessine sur l'horizon, l'avion parvient à l'atteindre, mais le contact avec le sable est violent. Seuls les enfants survivent. Les voila naufragés, isolés, sur une île tropicale, montagneuse et inhospitalière. Il faut survivre, s'organiser, établir une hiérarchie. Meutes et peuples fonctionnent ainsi !

C'est Ralph qui est chef, avec pour le seconder Porcinet, surnommé ''le gros'', celui dont tout le monde se moque. Le commandement établi il faut reconnaître les lieux, explorer l'endroit. Mais rapidement une scission se fait jour, Jack, à la fois le plus âgé et le plus costaud, déçu de n'avoir pas été choisi décide d'établir son propre groupe avec pour doctrine ''force et plaisir''. Petit à petit le premier groupe diminue au profit du second.

Mais un danger est là, une bête étrange aperçue entre les arbres, une créature entourée de mouches, sûrement dangereuse, qui viendra les dévorer tous. Les enfants vont devoir faire face à une peur dont l'origine relève plus du fantasme que de la réalité, l'avenir le démontrera. Le groupe, dans une situation aussi primaire, retrouve vite un fonctionnement primaire, brutale, autoritaire.

L'espace vital est réduit, les ressources encore plus, l'affrontement entre les groupes, menés par des chefs si différents, est inévitable. La première victime est le fruit d'un accident, ensuite...

Le film, comme le roman, de William Golding, montre combien le vernis de la ''civilisation'' est fragile. Que le contexte s'avère difficile à maintenir quand le confort n'existe plus, que survivre est la préoccupation principale. Lâcheté de beaucoup, goût du pouvoir de quelques-uns, jalousie et affrontement, tout ce qui semble appartenir à notre lointain passé remontent rapidement.

Quand viendront les secours, que se présentera un bateau, ils croiront laisser le pire derrière eux.

À tort !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:47

신분을 숨겨라 (Sinbuneul Sumgyeola) - Kim Jung-min - 2015 – 16 X 60'

Quel meilleur moyen pour des policiers que d'infiltrer la bande sur laquelle ils enquêtent ? C'est le rôle de la division 5. Discrète, ses membres sont absents des rapports, ils agissent et disparaissent jusqu'à la mission suivante.

Cet homme dans le métro ignore qu'il est suivi, le professeur Jung, le chef du réseau, qui arrive à la réception de cet hôtel ne sait pas qu'il donne sa carte à une policière. Tout est affaire d'organisation, approcher le criminel sans qu'il sente le piège afin qu'il y entre de lui-même

Chang-min était en mission de surveillance, rien d'important semblait-il, mais pourquoi faire du zèle, s'approcher des voleurs, vouloir les arrêter ? Jusqu'à ce que le chef lui assène un coup violent avec un club de golf alors que Gun-woo, son partenaire, est allé chercher des cafés. Probablement celui-ci se sent-il coupable d'avoir été absent quand son ami avait besoin de lui, c'est pour cela qu'il va voir le tueur le soir-même. Quelques gardes du corps ne vont pas l'en empêcher.

Et pourquoi celle-ci se crut-elle en sécurité sur le toit ?

Après l'inhumation, avec les honneurs, mais quelle importance, Gun-woo reste seul, et suspendu pour six mois. Avoir sauté dans le vide avec un tueur n'est pas dans le manuel du policier.

Dans l'hôtel la surveillance continue, ce n'est pas le moment de faire une erreur, Le professeur Jung est un poisson trop gros pour qu'il s'échappe. Chaque pièce du puzzle doit être à sa place au bon moment. La discrétion est de mise pour savoir ce que leur objectif veut faire avec l'appareil qui vient de lui être livré et qui peut couper à distance les caméras de surveillance.

L'infiltration est un jeu dangereux, l'erreur est interdite sous peine de mort. Quand un des policiers, celui qui est infiltré, Tae-in, va être démasqué et mis à l'écart, il va falloir le remplacer. Pourquoi pas avec Cha Gun-woo qui, justement, le connaissait bien, trop bien. N'avoir pu en sauver la petite sœur, lors d'une intervention, a produit une dette impossible à rembourser. Gun-woo ne connaissait pas cette unité, il est dubitatif et pense, après le décès de son partenaire, traîner la mort dans son sillage. Mais comment refuser ? Il n'est peut-être pas trop tard pour le lieutenant Min Tae-in.

Mais ça commence mal, il est reconnu par un membre du gang, il nie avec assez de conviction pour être cru et pouvoir s'en aller. Il va devoir jouer serré, ne pas communiquer avec ses partenaires, son téléphone est surveillé. Un jeu du chat et... du chat, avec le risque que le plus fort ne soit pas celui qu'on croit. Sa couverture doit être parfaite, son rôle tenu continuellement, le professeur Jung est efficace, semble ne rien oublier. Pas étonnant que Tae-in ait voulu le coincer depuis huit ans et se soit porté volontaire pour cette mission.

 

Tout se compliquera quand l'équipe perdra la trace de Gun-woo. Et quand ils retrouveront Tae-in...

 

 

 

 

Mais qui est ''le Fantôme'' ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Drama Corée
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:45
Saint JACQUES
Saint JACQUES
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:55

クロユリ団地 (Kuroyuri Danchi) – Hideo Nakata – 2012 -

Asuka Ninomiya vient d’emménager avec sa famille, son frère cadet et ses parents, dans un immeuble du complexe Kuroyuri. Rapidement, des sons étranges se font entendre depuis l’appartement voisin, le 401, occupé par M. Shinozaki, un homme âgé. Préoccupée par le bien-être du vieillard, elle sonne chez lui, attend, rien ne se passe, puis elle entend un bruit. À travers la porte elle se présente, expose le motif de sa visite, mais personne ne vient ouvrir. Elle sort, visite le quartier, remarque un tas de sacs poubelles. Décor banal d'un quartier sans rien de remarquable. Quand elle salue un enfant qui jouait dans un bac à sable celui-ci s'enfuit.

Dépitée elle rentre chez elle, retrouve ses parents, sa vie.

Sa chambre est mitoyenne de l'appartement voisin, elle pose son oreille contre le mur, va même voir sur le balcon si elle peut distinguer l'appartement d'à côté.

Mais non !

La sonnerie du réveil fait son office, si ce n'est que ce n'est pas le sien qui a sonné avec tant de puissance.

Idem le lendemain ! Au lycée elle entend dire que Kuroyuri est hanté. Mais ce qui surprend la jeune fille c'est que ses parents ont le même dialogue que la veille. Dehors elle retrouve le gamin dans son bac. Il ne fuit pas, et donne son nom, Minoru. Elle peut jouer avec lui pour construire une forteresse. C'est amusant. Il lui dit que son grand-père, qui n'est pas tout à fait son grand-père, habite ici, il montre l'appartement, celui dont la porte resta close la veille.

La nuit suivante Asuka fait un cauchemar, pour couronner le tout le professeur évoque un couple retrouvé mort chez lui... avant de retrouver ses parents elle décide de retenter sa chance avec son voisin. Cette fois la porte s'ouvre, sans qu'elle voit personne. Elle entre, se présente une nouvelle fois, progresse dans l'appartement, son portable en guise de lampe de poche. Une odeur nauséabonde frappe (avant d'entrer) ses narines venant de divers aliments oubliés. Elle continue cependant, regarde les meubles, les photos, tout ce qui est entassé sur les tables. Jusqu'à la chambre... pas de surprise, pour le spectateur, c'est bien le cadavre du propriétaire qu'elle trouve !

Le policier qui l'interroge lui dit qu'il était veuf et n'avait probablement pas eu d'enfant.

La nuit suivante elle entend d'autres bruits... il y a quelqu'un, ses parents doutent. Avant de répéter le dialogue de la veille.

Partant pour le lycée elle voit l'appartement ouvert, entre, se promène, est captivée par des traces de griffes sur le mur, puis, interpellée, sursaute, c'est Sasahara, envoyé d'une société de nettoyage spécialisée dans les tâches de cadavres. Le soir le policier revient, explique que M. Shinozaki est décédé naturellement, ce n'est pas une affaire criminelle. Ouf ! Plus tard c'est Minaru qui vient lui demander de jouer avec lui.

Le lendemain c'est le fantôme du voisin qui la surprendra et lui affirmera qu'elle va mourir. La jeune fille est choquée, cherche de l'aide... son émotion grandira quand elle retrouvera son propre appartement vide, hormis ses affaires.

Mais c'est logique, ses parents, et son frère, sont morts dans un accident de bus qui fit quarante victimes et dont elle fut l'unique survivante. Événement dont elle ne se remit jamais. C'est pour cela que tous les matins se ressemblent, elle revit le dernier passé avec sa famille. L'esprit essaie parfois de masquer la réalité, surtout quand il se sent coupable.

 

Difficile de trouver sa place pour Asuka, ses fantômes sont intérieurs, si présents qu'elle en est venue à s'interroger sur elle-même. Avec Sasahara elle va tenter d'affronter les spectres qui l'entoure, à commencer par celui du voisin.

Reste l'autre.

Minoru !

Difficile de dire non à sa propre envie de tourner le dos à la vie.

 

Hideo Nakata est devenu célèbre avec son premier film, l'adaptation de Ring. Il suivit ensuite un chemin semé d'angoisse, de spectres mécontents dans un environnement déshumanisé. L'horreur gagne de n'être pas montrée, réduite à une attente qui la nourrit. Nul besoin de gore pour effrayer, une ombre, un bruit, un silence parfois, suffisent à laisser planer un doute inquiétant. Tous les fantômes ne viennent pas de l'au-delà, certaines naissent des regrets, de la culpabilité, de l'incapacité à rejoindre le monde des vivants.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:37

Dossier Pour la Science N°90 – Janvier-Mars 2016

 

Alain DORESSOUNDIRAM

 

Quatre planètes telluriques tournent autour du soleil (Mercure, Vénus, La Terre, Mars) suivi par la ceinture principale, puis viennent les géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Au delà, les objets transneptuniens dans la ceinture de Kuiper, plus loin encore se trouverait le nuage d'Oort.

Deux modèles expliquent l'évolution et la disposition du Système solaire. Le Grand Tack explique ses 50 premiers millions d'années alors que les planètes se forment, le Nice, à partir de 500 millions d'années s'applique aux planètes alors formées et le gaz dispersé.

Revenons au Grand Tack. Les embryons de planètes, gazeuses, se condensent dans la nébuleuse protoplanétaire. Jupiter se forme rapidement alors que des corps commencent à se solidifier pour atteindre un millier de kilomètres de diamètre. Elle se déplace, se rapprochant du soleil, entraînant avec elle des astéroïdes riches en eau et en matière organique, tassant la matière dans un petit espace avant que Saturne ne vienne l'en éloigner, jusqu'à ce que, le gaz se dissipant, elles s'arrêtent. Les astéroïdes apportés par Jupiter ont pu apporter l'eau sur la Terre. Ce modèle explique qu'à cette époque se formèrent les quatre planètes les plus proches de notre étoile. Celui de Nice met en scène le déplacement des quatre planètes géantes alors que les gaz se sont dissipés. Neptune s'enfonce dans la ceinture de Kuiper, repoussant celle-ci encore plus loin. Il explique la présence des satellites ''troyens'' qui suivent Jupiter et apporte une solution à une énigme : le bombardement actif. Celui-ci, intervint 600 millions d'années après la formation de la Terre et l'aurait affecté bien que ses traces aient disparu.

Tous les objets célestes ne se sont pas agrégés pour former des planètes, les comètes et les planètes existent encore, témoins des premiers instants de la formation du Système solaire. Ayant conservé leurs conditions (température, pression, chimie...) qui existaient alors. Les étudier c'est remonter le temps, le nôtre.

Autre avantage de les étudier, apprendre à les dévier pour éviter le sors des dinosaures il y a 66 millions d'années. Le risque pour minimum qu'il soit reste possible.

Pourquoi ne pas utiliser ceux qui tombent sur la Terre direz-vous ? La matière qu'ils contiennent est souvent contaminée, leur taille trop réduite et leur nombre trop bas. C'est pourquoi il est préférable d'aller prélever des échantillons d'astéroïdes.

Les petits corps sont grands par la richesse des phénomènes et des histoires qu'ils nous racontent. Nous sommes, en partie, le fruit de leur diversité !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 08:30

B. R. Bruss – 1956 – Angoisse n° 24

Le narrateur, Jim Hoggins, arrive à Cockshill par une nuit de printemps sans prévoir faire plus qu'y passer. Il ignore qu'il va vivre à cet endroit une expérience dont il se serait bien passé. Et tout ça parce que Davis Pearl, collègue du ''Winnipeg Standard'' s'était saoulé comme un Polonais le 17 mai à l'occasion de son enterrement de vie de garçon.

Il somnolait donc au matin du 18 mai quand le téléphone se mit à sonner. Bret Deltour décrocha. On devait demander Pearl mais celui-ci étant indisponible c'est Higgins qui se retrouva dans le bureau de Jack Cattigshire, le patron, et donc envoyé à Cockshill dans le Saskatchewan, vers le lac Buffalo où quelque chose d'étrange venait de se produire.

Jim est moyennement ravi, il espérait un reportage à sensation, celui-ci en semblait loin, impossible de refuser !

Le voyage ne se passa pas comme prévu, la voiture, de location, se révéla une guimbarde qui l'abandonna en route mais près d'une maison dans laquelle il fut accueilli par John Heckburne. Lequel lui apprend qu'il est arrivé, le bourg est à un mille puis l'invite, à dîner d'abord, puis à rester pour la nuit. Il sera temps le lendemain de trouver une chambre.

Durant le repas la discussion se porte vers la raison de la présence du reporter. Mais que se passe-t-il réellement, si ce n'est que des habitants quittent la ville, trois cent en six mois ! Pourtant la ville est prospère, les terres à blé sont riches, les exploitations forestières rentables, les praires, propices à l'élevage, sans parler de la chasse aux fourrures. Heckbune apprend à Hoggins que la peur est la raison parfois donnée par ceux qui s'en vont. Que se passe-t-il donc, psychose collective, hallucination ? L'eau est saine, pas d'émanation délétère.

La soirée se passe merveilleusement, Jim s’endort ravi d'être là.

Son réveil sera bien différent, arraché au bras de Morphée par un cauchemar qui le fit se lever, tremblant, pour constater que le soleil est déjà levé. Pourtant ce n'est pas son habitude d'avoir de telles peurs nocturnes, au contraire. Il se revoit marcher sur une lande désertique, l'angoisse lui serrant le cœur. Il avance vite sans savoir où il va, le silence est pesant, menaçant. Une voix finit par résonner, rauque, étouffée, dont la source était introuvable et qui répétait ''Aho... Aho... et parfois : Ahom !'' et puis soudain c'est son prénom qu'il entend ''Jimmy ! Jimmy !'' crié par sa mère. Et soudain une bouche immense apparaît, des lèvres épaisses, grasses, visqueuses, répugnantes, des dents pointues, jaunes, des chicots... et cette bouche répétait (Aho... Ahom...''. Mais autour de cette bouche il y a un visage, indistinct, un corps, indiscernable. La voix devient plus claire, elle répète en fait ''Blahom...''. Il discerne maintenant une moustache, un nez épaté et pustuleux, deux yeux petites, jaunes et verts, perçants, chargés d'une expression d'indicible cruauté. Un front étroit et fuyant surmonté d'épais cheveux, l'ensemble formait une tête énorme, le corps semblait monstrueux, bossu, avec des bras énormes pendant presque jusqu'à terre.

La bouche parle plus clairement :

- Blahom ! Je suis Blahom ! Tu vas apprendre à me connaître.

Et puis sa mère apparut, luttant contre une force invisible. Déjà Blahom l'a rattrapée, saisie, il la dévore vivante. Le spectacle le fait hurler de terreur, et s'éveiller.

Pour se rassurer il appelle sa mère, et celle-ci répond. Ouf !

Enfin il découvre Cockshill, des maisons en bois à l'exception de la mairie et du cinéma, un décor accueillant, sympathique. Jim était heureux d'être là. Visite chez le mécano pour réparer sa bagnole, celui-ci est peu communicatif, laisse entendre qu'il pourrait ne pas s'éterniser dans le coin. L’hôtel enfin, tenu par Arthur Bribsdale, Irlandais comme Heckburne, enchanté d'avoir un journaliste de Winnipeg comme client, un peu moins en apprenant la raison de la visite de Jim. Dès sa première sortie Hoggins remarque que les gens le regardent rapidement puis détournent les yeux. La buraliste ne lui répond pas, les visages sont aussi fermés que les maisons. Il ne put discuter qu'avec un homme qui l'interpela, un routier venu chercher du bois qui ne put lui donner aucune explication. Le plus étrange fut quand il vit sortir les enfants de l'école, pas de cri, de course, les gosses étaient silencieux, raides comme de petits somnambules.

Le bar pourrait être un poste d'observation efficace, même les joueurs de cartes paraissaient se forcer à blaguer, jusqu'à ce qu'il soit invité à rejoindre la table. Ce fut l'occasion de faire quelques connaissance, surtout avec un ancien trappeur, Joë Grey qui parut soulagé quand Jim lui avoua qu'il ne faisait que passer et lui confia de lui-même que les gens avaient peur et que cela valait pour lui aussi sans qu'il put expliquer de quoi.

La nuit suivante fut idéale, dix heures de sommeil, le journaliste était en pleine forme et bien décidé à mener sa tâche à bien. Pourquoi ne pas aller interroger le pasteur ? Il fut surpris de la jeunesse de celui-ci, 25 ou 26 ans, respirant la gentillesse et la bonté, son regard bleu était direct, doux et rêver.

Malheureusement il ne put rien dire qui put aider Jim sauf que ses ouailles ayant quitté les lieux ne ressentent plus de peur. L'instituteur ne fut pas d'une grande aide non plus, d'autant qu'il préparait ses bagages quand il reçut le reporter. De toutes façons les élèves ne peuvent rien apprendre, ils sont trop préoccupés.

Reste le médecin. Il ne fut pas étonné de cette visite, c'est lui qui avait alerté le correspondant du journal à Fort Lacorne. Lui aussi a peur, est malade, mais il veut savoir, comprendre, et surtout, trouver une solution.

Le mystère s'épaissit.

Jim, journaliste, doit rédiger son papier, rendre compte de ce qui se passe, et qu'il n'en sache encore rien ne peut l'en empêcher.

L'ambiance n'empêche pas que le couple Moore célèbre ses noces d'or. Le moment devrait être festif, il n'en sera rien. L'épouse, montrant son époux du doigt, l'accuse d'être responsable de tout ce qui arrive aux villageois et demande qu'on le tue avant qu'il soit trop tard.

Le banquet sera un échec, mais est-ce utile de le dire.

Au cœur de l'inquiétude un rayon de lumière peut surgir, et être d'autant plus intense. Pour se distraire Jim s'essaiera au Kayak, occasion d'une rencontre avec une jeune femme, Edith Gibson, son père était le plus important négociant en fourrure de la région. Ayant fait ses études loin de Cockshill elle avait un portait un regard distancié sur ce qui s'y passait.

Le soir suivant Jim s'endormit dans la joie.

Le réveil fut différent, Blahom revint, plus inquiétant, plus terrifiant, plus monstrueux.

Au courrier de midi il aura la réponse de son rédacteur en chef, l'acceptation de son article et la mission de rester sur place le temps nécessaire. Article en question qui attirera l'attention du ''Herald'', Bob Smith, journaliste plus côté que Jim, venu se rendre compte, l'air dubitatif sur ce qui se passait et qu'il prenait pour un épisode de folie collective ''médiévale''. Il découvrira vite que la réalité était plus épouvantable.

Méfiez-vous si vous lisez ce roman, pour en connaître la fin, que Blahom ne vienne vous rendre visite à votre tour.

 

 

 

 

 

Un Angoisse digne de ce nom par un des meilleurs auteur de la collection.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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