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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:12

On ne peut être mort que durant ce que l’on nomme vie.

Avoir toujours échappé au mal n’est pas un bien.

Je me veux d’autant plus faible pour ne pas accéder à ma force.

Le risque c’est, peut-être, de n’en pas courir.

Je prends appui sur les œuvres des autres penseurs, le temps d’explorer les moules qu’ils formèrent.

Ne pas écrire pour être lu est une forme de lâcheté.

Ce qui différencie le pervers du vicieux c’est que le premier sait prendre des risques à la mesure du plaisir qu’il veut !

Le problème que je parais avoir n’est pas dans mes défauts mais dans l’emploi de mes qualités.

Vouloir apprendre à un tueur en série à aimer c’est comme vouloir apprendre à un paralytique à courir.

La normalité est un asile aux dimensions de la société.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:06

Neill Blomkamp – 2015 – 120'

Johannesburg connaît une criminalité galopante contre laquelle les moyens habituels se révélèrent inefficaces, dans le but de changer les statistiques les dirigeants de la ville décident d'utiliser les robots mis au point par la société d'armements Tetravaal, dirigée par Michelle Bradley mais réellement conçus par Deon Wilson, lequel pu leur donner une esquisse d'intelligence artificielle dans un corps résistant et rapide. Leur efficacité permet à la police de remporter de nombreux succès et de mettre fin aux agissements de plusieurs dizaines de bandes criminelles.

Parmi celles-ci intéressons-nous à celle composée de Amerikano, Ninja et Yolandi. Triplette dont l'efficacité n'est pas à la hauteur des ambitions, ce qui leur vaut une dette de 20 millions de rand auprès d'un autre gangster, bien trop dangereux pour l'oublier.

De son côté Deon travaille sur son programme. Il ne lui suffit pas d'avoir créer un système sophistiqué capable de mimer les activités humaines, il veut une véritable conscience.

Ambition qui n'est pas au-dessus de ses moyens, après de nombreux essais infructueux il parvient à son but, aidé par sa consommation régulière d'une célèbre boisson énergisante, laquelle ne m'a pas payé pour que je la cite ici. Ce résultat acquit il lui faut le vérifier en le testant, aussi va-t-il demander l'aide de sa patronne. Laquelle va la refuser, ça n'entre pas dans les objectifs d'une société fabriquant des armes !

Deon ne va pas en rester là, après un moment d'hésitation il suit le conseil d'une affiche lui recommandant de ne pas se laisser gratter par la vie. Il prend son courage à deux mains et va ''emprunter'' dans les locaux de Tetravaal un robot gravement endommagé pendant une mission et subtiliser la clé permettant de modifier le programme de la machine. Il prend le tout, le charge dans son véhicule et prend la direction de son domicile. Il n'avait pas prévu que la trio que nous avons vu plus tôt avait eu l'idée de l'enlever pour lui ''demander'' comment arrêter le fonctionnement des robots.

Nos quatre personnages vont donc se rencontrer, brutalement.

Mis au pied du mur, littéralement, et violemment frappé, Deon affirme à ses ravisseurs que leur exigence est impossible, il n'y a pas d'interrupteur qui éteindrait les robots comme de simples lampes. Quand ceux-ci découvrent le contenu de sa voiture il doit leur avouer son projet : implanter une véritable conscience dans le N° 22. ils n'y croient pas et menacent de le tuer mais il est convaincant. Une idée va donc germer dans l'esprit des criminels, pourquoi ne pas utiliser une machine pour lutter contre d'autres ? Mais Deon leur affirme que ça n'est pas possible, la conscience implantée le robot serait comme un enfant auquel il faudrait tout apprendre.

Parfait pour Ninja qui voit là un complice sur-mesures.

L'expérience va fonctionner et dépasser les espérances de Deon. Il ne sera plus question de 22 mais... justement, quel nom lui donner ?

C'est Yolandi va trouver son nom Chappie, suivant l'expression anglo-saxonne ''Happy Chappie'' à l'image de notre ''Relax Max''.

Chappie a tout a découvrir mais le milieu dans lequel il se trouve n'est pas le plus favorable à son éducation, il va prendre les tics de ses ''parents'', Yolandi sera sa ''maman'', Ninja son ''papa'' et Deon son ''créateur'', il va connaître bien des vicissitudes à cause des méthodes de son ''père'' qui veut qu'il apprenne vite, l'échéance du remboursement approche...

Chappie est intelligent, rapide, efficient, mais naïf, comme peut l'être un enfant qui ne peut que croire ses ''parents''. Sans oublier Vincent Moore, autre ingénieur, et ancien militaire, dont le projet à l'intérieur de Tetravaal a souffert de sa concurrence avec celui de Deon, il faut dire qu'il voit grand et imagine un robot géant, guidé par un opérateur au moyen d'un casque neuronal, et capable d'affronter seul une (petite) armée. Celui-ci a suivi son concurrent et est prêt à tout pour que son projet soit promu.

 

Autre souci pour Chappie, endommagée dans un combat sa batterie ne peut être remplacée ou rechargée, le temps lui est compté et la mort est un concept qu'il comprend. Une vie courte qui lui suffit pour découvrir le pire de la nature humaine : bêtise, violence, appât du gain, mensonge... Lui ne connaît pas tout cela pas plus qu'il n'en voit l'utilité. Heureusement face au danger le meilleur vient parfois de qui on ne l'attendait pas, et Chappie peut utiliser son intelligence et sa conscience en même temps qu'aux capacités nées de la science.

 

Blomkamp ne manque pas d'imagination et de maîtrise, son Chappie est simpliste mais attachant, il oppose l'intelligence artificielle à la méchanceté naturelle sans que celle-ci soit irrémédiable en même temps qu'il propose une fusion possible entre créature et créateur. Y voyant une promesse quand Vincent Moore ne voit qu'un affront au Créateur alors qu'il ne voit pas ainsi ses crimes.

 

Deux heures de spectacle, de bons et de méchants qui s'affrontent et une fin positive. Qu'en sera-t-il dans la réalité quand naîtra une IA digne de ce nom, sera(it)-elle aussi sympathique que celle de Chappie ? Impossible de le dire. Qui sait si même elle n'existe pas déjà, à l'image de l'intelligence naturelle elle saurait qu'il est vain de se montrer et que le troupeau est là pour lui permettre de vivre.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:04

Cock Pitt hésita un long moment en regardant le couteau ensanglanté. Le rapport du légiste était clair : sang humain.

L'arme avait été retrouvé dans la mer de la tranquillité. Depuis que la base lunaire avait été inauguré en 2080 c'était la première fois qu'une telle chose arrivait, et il fallait que cela tomba sur lui, à 3 mois de la retraite, alors que sa maison sur Phobos venait d'être terminé.

Il passa sa journée à se promener, interrogeant les passant, tous répétèrent qu'ils n'avaient rien vu, ni entendu, pas même un klaxon, les avertisseurs n'étaient plus sonores depuis longtemps et l'ordinateur réglant les déplacements de chacun ne rapportait aucune présence en ce lieu depuis longtemps. De plus un objet de ce genre n'était plus utile depuis que la nourriture était en pastilles ou en gélules.

L'idée lui vint alors de faire dater la découverte, le carbone 14 balança ''2011'', sa première piste, ce ne pouvait être qu'un individu né avant que les puces bio GPS ne soient implantées dès la naissance.

Quelques instructions à son smart phone de dixième génération, la onzième ne demanderait même plus d'assistance humaine, un geste à un taxi magnétique et il se retrouva devant le seul asile de la cité.

On l'introduisit dans une petite chambre, B 52 indiquait l'étiquette sur la porte ; au mur une toile d'Utrillo attira son attention, la seule touche de couleurs de la pièce.

Un homme l'attendait, sur son visage les années avaient tracé de nombreux sillons, il souriait en offrant une boisson à son visiteur. L'inspecteur Pitt bu le thé, refusa les cachets ''goût croissant'' que lui proposa son hôte.

- Je devine pourquoi vous êtes là, dit ce dernier, vous l'avez trouvé.

L'enquêteur hocha la tête ''Je vous écoute'' dit-il.

- Cela remonte loin, murmura le vieillard, c'était un vendredi, il y avait entraînement grammatical comme d'habitude, c'était dur, le chef, le caporal Fab 000 fut encore plus impitoyable que d'ordinaire... Je n'ai pas pu résister, un couteau traînait, je l'ai égorgé avant de découper son corps pour le disperser. Les rats ont dus se délecter.

- Pourquoi jeter le couteau maintenant ?

Mais, parce que, depuis hier ce crime est prescrit... Je vous ressers du thé ?

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 07:57

Science et vie N° 1166 – Novembre 2014

                                       Trous noirs

Un article d'Emmanuel Monnier

Nous avons tous entendus dire, sans que nul ne l'ait jamais vu, que les trous noirs aspiraient tout et que leur forte densité retenait même la lumière. Une nouvelle théorie, basée sur des calculs associant quantique et relativité, suggère qu'elle ressurgirait sous forme d'immenses ''fontaines blanches''.

L'incapacité de la lumière d'en sortir nous rendrait aveugle à la réalité de ce qui se passe au cœur des trous noirs, l'un après l'autre ils pourraient libérer la matière et la lumière qu'ils avaient engloutis.

Pour surprenant que cela puisse paraître les calculs de Carlo Rovelli, chercheur au Centre de physique théorique de l'université Aix-Marseille, donnent de la crédibilité à cette possibilité.

La relativité générale nous a décrit la genèse d'un trou noir : étoiles qui après avoir consommé leur énergie s'effondrèrent sur elles-mêmes, concentrant leur matière en une boule si petite que l'espace-temps se courbe autour d'elle.

La question posée par Rovelli est donc : Tout tombe dedans, mais pour aller où ? Densité et courbure de l'espace-temps devenues infinies vont-elles finir par annihiler la matière. Carlo Rovelli propose son explication, matière et lumière exploseraient, transformant le trou noir en trou blanc.

Ce prodige est interdit par la relativité générale, hors ici ce n'est plus elle qui a la parole mais sa rivale, la mécanique quantique, qui régit l'infiniment petit et qui est formelle : il n'est pas possible de concentrer la matière au-delà d'un certain point. Lorsque la masse de l'étoile initiale est réduite à un volume inférieur à celui d'une petite molécule, elle atteint la limite de Planck. Les théories de la gravitation quantique prédisent qu'alors apparaît ''l'étoile de Planck'', une force s'opposant à toute nouvelle compression, créant un mur quantique infranchissable contre lequel la ''boule'' rebondit comme un ballon. ''Facile de calculer comment une balle va remonter : il suffit de prendre l'inverse de sa chute'' explique Carlo.

Un peu comme si on repassait le film à l'envers.

L'idée est plaisante mais un astrophysicien ne peut s'en satisfaire, il a besoin d'en démontrer mathématiquement la véracité en réunissant l'effondrement et le rebond. ''À notre grande surprise nous nous sommes aperçu que c'était possible'' explique Rovelli, les équations de la mécanique quantique prennent un court instant et sur une région limitée le relais de la relativité générale. La métrique du trou noir devient alors celle d'un trou blanc ; le tour est joué !

Maintenant direz-vous : pourquoi n'a-t-on encore jamais surpris de trou blanc en plein jaillissement ? La question est justifiée et l'explication est simple : le temps à l'intérieur du trou noir et celui à l'extérieur sont différents. Une milliseconde d'un côté, plusieurs milliards de l'autre côté.

''Reste à décrire ce qui se passe au niveau microscopique en se basant sur une théorie de la gravitation quantique. Ce modèle n'y parvient pas encore'' précise Iosif Bena. La possibilité existe de détecter de telles explosions venues de mini-trous noirs, ceux-ci perdent constamment une partie de leur masse à cause du phénomène d'évaporation de Hawking. ''Le modèle de Carlo Rovelli implique que cette évaporation soit arrêtée par une explosion qui va en libérer la masse'' explique Aurélien Barrau. Laquelle libérerait un flot de photons dont l'énergie serait accessible aux instruments actuels.

Cela reste encore à prouver, mais quand je lève les yeux pour regarder l'Univers je me dis que je pourrais surprendre ce phénomène. S'il faut patienter quelques milliards d'années je suis d'accord.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 07:50

Jacques Tati – 1953 - 85'

Les beaux jours sont là et les vacances avec eux. M. Hulot, sa pipe, et la chose branlante et bruyante lui servant de véhicule arrivent en Bretagne. Il a loué une chambre dans un coin tranquille. Du moins qui était tranquille avant qu'il n'arrive. Dès son arrivée les catastrophes commencent, malgré sa serviabilité et son désir de bien faire il est d'une maladresse incroyable et sème la pagaille sur son chemin, dans l'hôtel autant que dans la vie des autres pensionnaires qui, eux, étaient là pour un calme difficile à trouver quand M. Hulot écoute du jazz à fond dans sa chambre.

Peut-il y avoir pire ?

Mais une vieille anglaise apprécie sa compagnie.

Tati dessine la plupart des types de vacanciers possible et place M. Hulot en contrepoint de chacun pour tirer de leur interaction un effet burlesque et comique. Une belle femme, une bourgeoise, un vieux couple où monsieur s'ennuie en tentant de le cacher à son épouse qui fait semblant de ne pas s'en apercevoir. Qui sait si elle avait vraiment envie d'être là ! L'homme d'affaire qui n'ose pas s'éloigner du téléphone, à l'époque le portable n'existait pas sans quoi Tati s'en fut sûrement servi. Le serveur maladroit que le patron épie en attendant sa future catastrophe et en maugréant. Les scènes se suivent comme un enchaînement de sketchs, celui de la serviette, celui du canoë cassé en deux, celui de l'enterrement... dont personne ne sort mis à mal. Ce n'est pas le style du réalisateur qui privilégie la poésie et la finesse, raison pour laquelle je pense avoir du mal à m'y intéresser, à me sentir concerné par l'un où l'autre côté. M. Hulot aime jouer au ping-pong avec un enfant, comme Tati semble le faire avec le spectateur, pour ma part j'ai tendance à regarder passer la balle.

Visible ici.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:48

J'ai exploité les mots en vampire assoiffé,

Avant de découvrir une autre voie possible,

Des couleurs, des pinceaux, et la toile étalée,

Attendant patiemment, sage comme une cible.

 

Question d'inspiration, laisser l'imaginaire

Surpasser la pensée histoire d'être surpris ;

Quand l'esprit spectateur ne sait ce qu'il espère,

Il sera étonné par ce qu'il a appris.

 

Mes mains sont rassurées de n'être qu'instruments

Au service d'un vouloir qui leur est étranger ;

Non plus qu'il m'appartient de poursuivre autrement,

Pantin qui ne peut voir qu'il se met en danger.

 

Avais-je imaginé de pouvoir fuir ainsi,

Qu'un endroit existait suffisamment lointain

Où son regard jamais ne viendrait lui aussi,

Moqueur et sans pitié, m'indiquer mon destin ?

 

Où que je veuille aller, quelque action que j'engage,

Son image est gravée à l'endroit le plus sûr,

La pensée, le dessin, les mots... je suis en cage,

Elle est dans mes poèmes comme dans ma peinture.  

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:41

   Science et Vie N° 1166 – Novembre 2014

De la vie sous la glace

                                                                          Boris Bellanger

John Priscu, professeur de microbiologie à l'université du Montana, revint en 1984 de l'Antarctique avec la certitude que ce continent ne pouvait être stérile. ''Pour moi cela n'avait pas de sens, il devait y avoir de la vie au cœur de cet enfer blanc !''

Il attendit trente ans avant d'en apporter la preuve.

Jusque-là les recherches de vie dans les profondeurs de la calotte glaciaire avaient vu se succéder annonces éclatantes et cruels démentis. Priscu lui-même y participant avant d'atteindre son but. Ainsi en 1999 il avait affirmé avoir trouvé des bactéries dans de la glace prélevée au-dessus du lac Vostok, enfoui sous 4km de glace, la suite avait prouvé qu'elle venait d'une contamination des échantillons par le fluide de forage.

Apprenant de cet échec il passa six années à mettre au point une technique de forage ultrapropre à base d'eau chaude stérilisée et en choisissant une cible plus facile que Vostok, le lac Whillans, lentille d'eau de 60 km2 et de moins de 10 m de profondeur.

4 jours suffirent pour percer les 800 m de glace dominant le lac Whillans, et quelques heures pour remonter des échantillons d'eau liquide et de sédiments des entrailles de l'Antarctique.

Les premières analyses démontrèrent que cette eau abritait bien de la vie, et même une vie abondante, 130 000 cellules par millilitre d'eau. Une densité équivalente à celle que l'on observe dans les grands fonds océaniques.

Cette fois les précautions semblent avoir été suffisantes pour ne pas connaître de désillusion dans le futur. Cette fois, confirme Jean-Robert Petit, du laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble, le signal est net, il n'y a pas de contestation possible : la vie est bien là !

Une vie nombreuse et diverse, le séquençage génétique des micro-organismes découverts met en évidence près de 4000 espèces différentes de bactéries et d'archéobactéries proches de celles que l'on peut trouver dans les grands fonds. À 800 m sous la glace, comme au fond des océans, il est impossible de bénéficier de l'énergie du soleil. ''Dans cet écosystème sous-glaciaire, il faut des organismes qui occupent le rôle fondateur joué à la surface par des organismes photosynthétiques'' explique Brent Christner.

Quid de l'origine de cette vie ? Est-elle venue par le haut ou vint-elle de bactéries présentes dans les sédiments tapissant le fond du lac ?

La réponse viendra peut-être de l'exploration des autres lacs. Ils permettront de dresser un portrait de ces écosystèmes. La quête de la vie sous l'Antarctique ne fait que commencer.

Un jour cette technique pourrait être utilisé pour explorer les lunes de Jupiter à un milliard de kilomètres de la Terre. Non seulement le monde est petit mais l'Univers aussi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:28

Hart Hanson – 2015 – Fox

House est une date dans l'histoire des séries en mettant en valeur un ''héros'' intelligent, doué, cynique, moqueur et méprisant, bref accumulant les avantages quand les autres sont des benêts illustrant les valeurs et la morale d'une société faisant semblant de croire que ce sont des qualités.

Backstrom ressemble donc à House, mais d'assez loin pour qu'il ne soit pas possible de s'y tromper. Adapté des romans du suédois Leif G.W. Personn le détective Everett Backstrom est un policier doué, efficace, mais anti conformiste, il est aussi sale, alcoolique, machiste, provocateur, ignorant des règles de savoir-vivre, voir même de la plus élémentaire politesse.

Bref le policier est brillant, l'homme est un gros con. Du moins en apparence, puisqu'il ne faut jamais se fier au apparence avant de s'en être approchées afin de voir au travers les réalités qu'elles cachent. Sa carrière aurait dû connaître un autre développement si ses errements personnels n'avait conduit celle-ci à ce qui ressemble à un cul de sac, et à un état de santé qui le contraint à être suivi par un médecin qui n'a de cesse de lui dire qu'il doit impérativement mettre un terme à ses excès, sinon il y sera contraint d'une manière plus définitive. Ce que Backstrom veut bien croire mais ce n'est pas son problème, il se contente de vivre l'instant, et si celui-ci devait être le dernier cela ne paraît pas l'inquiéter.

Mais paraît seulement.

Un série policière répond pourtant à certains codes, son comportement est accepté par ses collègues, comme House, qui savent qu'il est génial, et couverts par ses supérieurs, dans la limite du raisonnable, pour la même raison. Quand il semble en transe, se mettant à la place de la personne qu'il interroge en disant ''Je suis... (l'accusé), j'ai fait ceci, cela, pour telle et telle raison, il est difficile de ne pas être fasciné par son raisonnement qui semble suivre le fil invisible d'une vérité encore inaccessible aux autres.

Rainn Wilsonne s'est amusé à composer un personnage sur mesure, l’œil bas, mal rasé, portant aussi souvent que possible un anorak rouge, buveur, fumeur, jamais coiffé, j'en passe et des meilleures. Il suffit de l'observer alors qu'il ronfle après quelques bières pour fêter le succès d'une enquête alors que ses collègues se retrouvent dans un bar pour fêter ça.

Son équipe disparate mais complémentaire, lui est tout dévoué et le couvre quand il ignore les règles de la procédure, qu'importe puisqu'il finit toujours par mettre la main sur le criminel.

Le principe de la série est intéressant, la distribution bien choisie et la réalisation correcte, le tout sauve des scénarios qui ont du mal à échapper à la banalité. On le sait, ce sont rarement eux qui nous font regarder telle ou telle série. Backstrom est prometteur et prouvera, si l'audimat lui prête vie qu'il vaut mieux que l'image qu'il se plait à donner.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:50

Henry Alex Rubin – 2013 - 115'

Un groupe de jeunes vit dans une cité, chacun a sa façon de vivre, entre l'école, les blagues de potaches et des activités plus rentables comme l'exhibition sur le Net.

Dans cette cité vivent aussi des célibataires, des familles, beaucoup de gens communiquant par chat, s'imaginant quelqu'un d'autre pour supporter sa vie, racontant celle-ci quand elle est trop banale ou désespérante. Bref, le quotidien est le même qu'ailleurs.

Nina Dunham est journaliste, un soir elle engage le dialogue avec Kyle un jeune homme, par écran interposé, qui semble prêt à beaucoup de choses en échange de ''cadeaux''. Elle maintient le lien avec lui, l'interroge, jusqu'à ce que celui-ci lui propose d'ouvrir sa propre caméra afin qu'il la voie.

Elle hésite, se donne du courage avec un verre de vin, et se lance.

Elle est plus âgée que lui mais sa beauté retient son attention.

Ainsi suivons-nous les relations des uns et des autres, les liens virtuels qui se tissent, les dialogues, les tentations. Tout est si facile, acheter un produit inutile en quelques clics, entamer une relation imaginaire puis peu à peu se dire qu'en faire une réalité n'est pas si impossible qu'imaginé. Les ados dénigrent leurs parents, qui ne les comprendront jamais, ceux-ci enragent du comportement de leurs rejetons trop ingrats !

Bref, à part le biais électronique c'est le quotidien qui s'affiche.

Nina et Kyle font connaissance, la première propose au second de l'interviewer afin qu'il raconte son histoire, son passé, les raisons, vraies ou fausses, qui l'ont conduit sur ce chemin. Ils sympathisent, fument un pétard ensemble, jouent à ''Action ou vérité''...

L'internet est le lieu des possibles, le meilleur et le pire, comme ces collégiens s'amusant à entretenir une fausse relation entre Ben, un copain, et une fille, révélant ce que le premier avait confié à celle qu'il croyait son amie. Humiliation si forte qu'il ne trouvera de solution que dans le suicide.

Le reportage de Nina va rencontrer un grand succès, au point que CNN le reprendra, lui assurant une diffusion nationale.

Mais les choses vont échapper à ceux qui s'en croyaient maître, quand le virtuel et le réel se rapprochent cela se passe parfois mal, sinon ça ne ferait pas un film. Quand la police ne peut rien contre celui qui a usurpé votre identité pour faire des achats, quand Kyle se rapproche plus de Nina que son statut de journaliste le suppose, quand un ado essaie de se sortir de ses mensonges et croit qu'en en rajoutant il va y arriver. Quand ces conditions sont réunies ça ne peut pas bien se terminer, mais le plus difficile est encore de faire face à la vérité.

Si vous utilisez Internet vous avez sûrement eu envie de … ou de … mais vous avez su ne pas céder, tout comme moi.

Quels menteurs nous sommes !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu cinéma
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 07:47
On se fait une toile ?
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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