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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 07:55

Alzheimer : Être le maître de souvenirs puzzle dont une pièce manque à chaque fois que l'on veut les retrouver.

Ragelière : Ensemble des processus mentaux posé par la société visant à contenir la colère tout en lui permettant de s'exprimer dans un cadre hallucinatoire.

Rageouter : Comment contrôler cette progression constante de la colère qui finira par m'emporter ?

Rhumeur : Se propage comme une maladie, par simple contact, d'un mot entendu, simplement surpris, d'une impression si vague qu'il semble impossible de la définir plus précisément.

Sadapter : Démonstration que si la gentillesse est un moyen de progresser dans la société, c'est son contraire qui est le moyen le plus pertinent de faire son chemin rapidement vers les plus hautes sphères. En attendant de rencontrer pire que soi. Ce qui finit toujours par arriver !

Sangctuaire : Lieu du souvenir des victimes qui durent tomber pour que notre succès se confirme. Ayons une pensée pour elles dont le sacrifice nous permit d'occuper cette situation, en nous débarrassant d'elles qui l'auraient mérité davantage que nous.

Showse : N'importe quoi à exhiber devant un public ébahi, mais ravi, hésitant entre l'admiration et la répulsion, préférant toujours celle-ci à la première qui lui demande trop de réflexion.

Sainte Éthique : Déesse médiatique à laquelle feignent de croire ceux qui veulent que l'on pense du bien d'eux.

Tananathos : Que veux-tu, puisque ta femme est devenu ma maîtresse il n'est plus question de supporter que tu te mettes entre nous. N'ai crainte, tu ne souffriras pas, ou si peu, ou pas longtemps... ou pas assez longtemps !

Terremythière : Planète dont une majorité d'habitants préfère la simplicité niaise et rassurante au sein d'un nid d'illusions à la réflexion exigeante devant une réalité complexe.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:40

Science & Vie 1167 – Elsa Abdoun

Nous savons que les occidentaux et les extrême-orientaux possèdent des modes de pensées différents. Les premiers sont, globalement, individualistes et raisonnent de manière analytique, les secondes sont plus collectifs et ont un raisonnement holistique.

Ce constat posé reste à en découvrir la cause. Certains la cherchèrent du côté des religions, des modes de vie, de la génétique, Thomas Talhelm propose une autre explication. Ces différences viendraient de la céréaliculture. Depuis le Néolithique, la prédominance du blé en Europe et du Riz en Asie aurait influencé les esprits et engendré des processus cognitifs différents.

La riziculture, par exemple, demande une importante coopération. Comme l'explique Olivier Ducourtieux ''L'eau circule entre les parcelles, il faut organiser sa gestion pour drainer une parcelle sans noyer celle d'à-côté. Ce besoin coopératif aurait favorisé les valeurs collectivistes, le besoin des autres engendrant une plus grande attention et l'art des compromis. Le blé, au contraire, profitant de la traction animale se passe d'une telle entente avec pour effet l'émergence de valeurs individualistes devenues des normes culturelles indépendamment de l'activité agricole de chacun. Ces valeurs auraient induit une autre différenciation, cette fois sur le mode de réflexion. L’individualisme occidental favorise la réflexion analytique, elle attribue des propriétés aux objets, les catégorisant indépendamment de leur contexte. Le collectivisme aurait lui conduit à une pensée organisée autour des catégories ou des systèmes plutôt que des objets, donnant la priorité au contexte.

Reste à déterminer le lien entre l'individualisme d'une société et le mode de réflexion des individus qui la composent ! Se percevoir comme part interdépendante d'un contexte plus large amène à voir objets et événements de la même façon. Inversement, l'individualisme favoriserait une pensée extrayant les objets du contexte pour mettre l'accent sur leurs caractéristiques propres.

La théorie ne se suffisant pas à elle-même il fallait en apporter la démonstration. Thomas Talhelm imagina une astucieuse et rigoureuse méthodologie. Plutôt que comparer des peuples que tout sépare il s'est intéressé à une population plus homogène : des centaines d'étudiants chinois han, de même langue et même religion qu'un seul paramètre distingue : leur origine, d'une région où l'on cultivait le blé ou d'une autre où le riz était prépondérant depuis des siècles. Derrière les looks et les attitudes stéréotypés d'étudiants apparurent des esprits différents. Il apparut qu'à un test comportemental ceux venant d'une province rizicole favorisaient les membres de leur groupe à 88 % contre 61 % s'ils venaient d'une région cultivant le blé. De même le taux de divorce est de 50 % inférieur dans les premières !

Talhelm imagina un autre test, il plaça des chaises en travers du chemin de 344 clients de 12 cafés identiques d'une chaine bien connue implantés dans diverses mégalopoles pour étudier les réactions des gens. Dans les régions rizicoles 4 % des gens déplaçaient les chaises au lieu de se faufiler entre elles contre 20 % dans une région à blé ! D'autres questionnaires mirent en valeur la prépondérance de réponses analytiques dans ces dernières régions, inversement dans les autres.

La même expérience, menée en Inde, révéla des différences encore plus importante. Thomas Talhelm espère la conduire au Nigeria. Bien des études sont à conduire encore dans d'autres parties du monde et si la différence de production céréalière ne peut à elle seule expliquer les différences socioculturelles il est probable qu'elle est à prendre en compte.

Culture et nature sont indissociables, cette dernière impose la céréale prédominantes... et donc nos pensées.

Comme le riz et le blé, l'esprit humain est le fruit de la terre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 07:35

용서는 없다 – Kim Hyung-jun – 2010 - 125'

Sympa de faire des photos dans un marais, d'y observer les oiseaux afin de mieux comprendre leurs habitudes. L'ornithologue peste pourtant contre son aide qui ne semble pas dégourdi. Quand celui-ci se casse la figure il met du temps à se relever puis se met à crier, montrant du doigt quelque chose dans les taillis. La scientifique, de mauvaise humeur, vient voir ce qui se passe.

Et se met à crier elle aussi.

Découvrir un corps nu et démembré fait souvent cet effet !

Quand la police arrive sur les lieux elle installe un périmètre de sécurité, l'occasion pour Min Seo-young, une jeune policière de retrouver Kang Min-ho, son professeur de psychologie criminelle dont elle suivie les cours 5 ans plus tôt. Pour elle c'est l'opportunité de sortir de son rôle de fliquette limitée aux taches subalternes.

Elle aura pourtant du mal à supporter l'autopsie alors que son mentor découpe le cadavre. Il faut dire que le corps est découpé en six morceaux mais qu'il en manque un dans le marais, il sera retrouvé sur un tas de gravas, dans une usine, le bras est à moitié enfoncé, la main sortant du sol comme un signal ou un appel au secours.

Des agitateurs écologistes sont tout de suite soupçonnés, l'équilibre naturel du lieu ayant été détruit et les ramifications d'une rivière coupées, elles aussi, en six parties par le projet Grand Waterway.

L'assassin sera vite retrouvé, et avouera, alors que le professeur qui attend sa fille à l'aéroport reçoit une lettre contenant des photos d'elle, attachée.

Le marché est simple, il doit faire innocenter Lee Sung-ho, le tueur, sinon il ne reverra jamais son enfant. Il va devoir faire preuve d'imagination pour corrompre les preuves trouvés alors que la policière remarque les modifications de son comportement. Surtout après avoir remarqué que le chien du professeur est blessé après avoir appris que le sang retrouvé sur la scie censée avoir découpé la victime était celui d'un chien.

Pourquoi Lee a-t-il réellement tué Oh Eun-ha ? Quel lien l'un et l'autre ont-ils avec le professeur Kang ? Petit à petit les pièces du puzzle vont se mettre en place et l'image sera plus complexe qu'un simple crime pour attirer l'attention des médias sur un projet industriel.

La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on. Mais pourquoi UN seul plat ?

Première participation au challenge proposé par PatiVore. Avant même que celui-ci ne soit lancé. Chapeau Lee !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 07:15

Science & vie 1167

Mammatocumulus

(Alexandra Pihen)

Le 23 décembre 2008 apparaît pour la première fois au large du Japon un colosse glacé perché au-dessus d'une masse orageuse monumentale à environ 13 km d'altitude et s'étalant sur plus de 700 km de longueur. Nicolas Ferlay, du laboratoire d'optique atmosphérique de Lille, fut le premier à le remarquer devant son ordinateur. Six années seront pourtant nécessaires pour confirmer l'existence du phénomène. C'est désormais chose faite, la grande famille des nuages vient de s'agrandir, la décision finale restant à l'organisation mondiale de météorologie.

L'intérêt serait de pouvoir observer à l’œil nu ce nuage mais sa situation, au-dessus de tous les autres, de nuit, rend la chose quasiment impossible. Pour faire le portrait du nouveau venu il fallut une constellation de satellites météorologiques, puis le radar de CloudSat qui permit de vérifier sa taille et sa position, quand u radar laser Caliop, il attesta la régularité des structures qui apparaissent au sommet, et qui se répètent sur des centaines de kilomètres. Ce qui à première vue, sur un écran d'ordinateur, ressemblant à des poils s'est avéré être des montagnes arrondies gigantesques, 20 km de large et 4 km de hauteur. Ces structures ressemblant à un autre nuages, bien plus petit, appelé mammatus, celui-ci fut donc nommé mammatocumulus. Sa température oscille entre -43°C et -68°C !

reste à démontrer l'influence du mammatocumulus sur le climat terrestre. Il pourrait engendrer des échanges de vapeur d'eau entre la troposphère et la stratosphère, celle-ci ayant une influence non négligeable sur le climat.

 

La domestication des cochons, vaches, chevaux, chiens...

(Vincent Nouyrigat)

Depuis longtemps il apparaissait que les mammifères domestiqués affichaient sur leurs corps des stigmates incompréhensibles que les biologistes appellent ''syndrome de domestication''.

Regardez un épagneul et un loup, un cochon et un sanglier, une vache laitière et un aurochs... Les premiers majoritairement montrent des oreilles tombantes, ou réduites, un pelage couvert de taches blanches, une mâchoire et des dents raccourcies, parfois une queue recourbée et une morphologie juvénile, un cerveau plus petit et des cycles de reproduction plus fréquents.

Les animaux domestiqués seuls affichent la combinaison de ces traits atypiques dans la nature. Ces caractéristiques ne semblent pas liées entre elles et sont trop généralisées pour être le fruit de mutations génétiques aléatoires ou résultant d'une sélection par l'homo sapiens.

Le premier Darwin en 1868 aborda la question dans ''La Variation des animaux et des plantes sous l'effet de la domestication''.

Diverses hypothèses cherchaient à expliquer ces phénomènes, des études se concentrèrent sur le phénotype lié à la coloration d'un animal mais cela n'expliquait pas l'ensemble des traits domestiques.d'autres explication furent proposées, l'absence de prédateurs permettant une coloration du pelage plus visible, la réduction du stress qui aurait modifié l'expression des gènes. Ces traits venaient-ils d'un choix fait par nos ancêtres du Néolithique ? Rien ne vient étayer ces suppositions.

En 1959 Dmitri Beliaïev entrepris de domestiquer des renards, choisissant les plus dociles à partir de tests d'agressivité et de capacité à accepter la proximité de l'homme. En dix générations apparurent '' les traits de domestication''. Aujourd'hui ils se sont affirmés et les descendants de ces renards ont le comportement de n'importe quel chien.

L'origine de ces altérations viendraient du choix de nos ancêtres de choisir les spécimens les moins craintifs et les plus dociles pour en faire leurs compagnons. Attitude qui aurait eu des conséquences sur le développement embryonnaire de nos compagnons !

Pour comprendre ce phénomène il faut savoir qu'en cas de stress face à un danger la glande surrénale libère des catécholamines, molécules augmentant le métabolisme, ainsi l'animal a-t-il plus de chance de pouvoir fuir ou se battre. Les spécimens domestiqués présentent une glande surrénale petite et de faible activité, témoignage d'une déficience de la crête neurale, intégré au système nerveux primitif, qui participe au développement embryonnaire.

Choisir des animaux peu craintifs c'était sélectionner des animaux dotés d'une crête neurale déficiente dont les cellules participent à la formation des cellules de pigmentation ainsi que de nombreux tissus et cartilages. Les traits domestiques divers auraient donc une cause commune.

Tous les spécialistes ne sont pas d'accords sur cette proposition qui n'explique pas tout, elle reste néanmoins une avancée pour comprendre un phénomène curieux. Reste à comprendre notre besoin de domestication, notre envie (besoin?) de vivre en compagnie d'autres animaux, je ne suis pas le dernier dans ce cas.

Reste à faire un bilan global, nos compagnons ont profité de leur proximité avec nous, ils ont sûrement perdus aussi. La ''civilisation'' est à ce prix.

Et pour nous ?

Je crains que l'étude ne reste à faire mais que personne ne soit désireux de s'y risquer.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:12

Qui descend du saint Je ?

Le bonheur est désespérant par nature.

Les mêmes psycauses produisent les mêmes méfaits.

Comprendre est au dessus de vos moyens.

Vox popuLee, vox Dei !

Méfiez-vous des serments à sornettes.

L'esprit ment et il aime ça.

Le pire n'est pas de n'avoir rien à perdre, c'est de n'avoir rien à gagner.

Si une balle arrête les mots elle accélère la pensée.

J'ai toujours su être dans un zoo, maintenant je vois que ce n'est pas en visiteur.

Être sociable, être conscient… dilemme !

Le sapiens est curieux, il mange de la viande et s’étonne de pouvoir finir dans une assiette.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 07:18

Spellbound – Alfred Hitchcock - 1945 - 110'

Constance Petersen (Ingrid Bergman) est une jeune psychiatre qui travaille dans un établissement psychiatrique du nom de Green Manors, dirigé par le docteur Murchison (Leo G. Caroll). Ce dernier va partir en retraite, il a atteint la limite d'âge, et doit être remplacé par le jeune et talentueux docteur Anthony Edwardes (Gregory Peck). Une fois installé, celui-ci présente un comportement étrange qui amène son équipe à douter de ses compètences, et, de là, de sa véritable identité. Constance qui n'a pas résisté au charme de l'arrivant découvre qu'il est amnésique et persuadé d'avoir tué le véritable docteur Edwardes pour lui voler son identité.

Parallèlement la police a découvert que le véritable docteur a été assassiné et vient arrêter l'imposteur, dont le véritable nom est John Ballantine. Celui-ci pour éviter la prison s'enfuit pour New York.

Petersen demandera l'aide d'un de ses anciens professeurs, physiquement proche de Freud, pour comprendre ce qui est arrivé, ensemble, se penchant au moyen de la psychanalyse et de l'étude des rêves, sur le cas de Ballantine, ils révèlent que le jeune homme est amnésique des suites d'un accident survenu pendant la guerre, de plus il fut traumatisé par l'accident, une chute dans un escalier, survenu à son frère, dont il est responsable, et qui couta la vie à celui-ci.

Finalement ils découvriront que le véritable assassin n'est autre que le docteur Murchison qui ne supportait pas la jeunesse et la réussite de ce confrère promis à prendre sa place. Logique qu'un usurpateur fut remplacé par un imposteur !

Pour la première fois Hollywood se penchait sur la psychanalyse. Le scénario de Ben Hecht, lui-même habitué des divans, essaie de définir cette science encore peu connue du grand public, en un peu moins de deux heures. Challenge difficile, pour ne pas dire impossible, mais la mise en scène de Sir Alfred, est subtile, astucieuse, symbolique, au point qu'il est agréable de revoir ce film pour apprécier une scène qu'une première vision, trop rapide, ne permet pas d'apprécier. Une porte qui s'ouvre sur des amants qui s'enlace, un cadrage sur un rasoir pouvant évoquer autre chose...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les scènes de rêve/hallucination ont été dessianées par Salvador Dali. Selon le témoignage d'Ingrid Bergman donné dans la biographie de Donald Spoto, The Dark Side of Genius (1983), la scène de rêve durait originellement 20 minutes environ. L'actrice se changeait en statue de Diane. Le producteur David O. Selznick, responsable de la venue de Hitchcock en Amérique, qui détestait les conceptions de Dalí, décida de minimiser la scène de rêve et, surtout, le coût, de celle-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 07:39

Comme un rideau de pluie que j'aurais écarté

Pour observer la scène où les dieux s'amusaient ;

J'ai soulevé les mots pour voir l'éternité,

Et comprendre le sens des rires que j’entendais.

 

Le spectacle était là, mêlant rire et musique,

Des chants venaient du ciel, ange et démon ensemble.

Qui les crois ennemis ne voit pas la logique,

On peut être opposés tout en restant semblables.

 

Un même chœur unit des voix très différentes,

Ainsi nait l'harmonie, de l’aigu et du grave,

Du doux et du brutal, mélodies surprenantes,

Murmures et hurlements ignorant les entraves.

 

Une scène infinie dépassant l'univers,

Exhibant des secrets si incompréhensibles

Qui dès les premières notes, qui dès les premiers vers,

L'esprit est embarqué vers des lieux indicibles.

 

Je n'en vois qu'un extrait sans comprendre l'ensemble,

Ressentant émotions, colère ou frustration,

Séduit et horrifié face au destin qui tremble,

Enchanté et maudit, emporté par l'action.

 

C'est comme un opéra dont les héros sont vrais,

Vie et mort associées en un couple magique.

Je m'en remplis le cœur sans rien à espérer

Qu'un aller vers l'ailleurs, obscur et féérique.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 07:33

Science & Vie 1166

C'est l'impression ressenti par un humain quand il se trouve face à un robot qui lui ressemble un peu trop.

Psychologie, langage, raisonnement, les robots se rapprochent de nous, vont bientôt vivre parmi nous, et, peut-être, provoquer un sentiment de rejet. Daniela Cerqui est anthropologue spécialiste des nouvelles technologies à Lausanne ''Les développements technologiques choquent l'opinion qui voit ensuite les arguments pratiques et oublie ses objections. L'inacceptable ne l'est plus avant d'être souhaitable puis indispensable''.

L'informaticien japonais Masahiro Mori avait pronostiqué dans les années 1970 que les humains seraient attirés par des robots intelligents tant qu'ils n'auraient pas une apparence trop humaine ce qui provoquerait un sentiment de répulsion qui disparaitrait lorsque le robot deviendrait identique à un être humain. La courbe qui évalue ce phénomène dessine une vallée, la ''vallée de l'étrange'', un phénomène mis en évidence par plusieurs expériences.

Des psychologues supposent que l'apparence humaine d'un corps non vivant nous ramènerait à notre propre mort, il serait un ''zombie''. D'autres pensent que les petites différences au sein d'une grande ressemblance nous causerait un sentiment de malaise insupportable. Troisièmes hypothèse : des robots nous ressemblant deviendrait repoussants si nous percevons en eux ce que nous leur refusons : un ressenti !

Encore que tous les humains ne semblent pas en avoir !

La ressemblance mentale est la plus troublante, elle pourrait nous conduire au fond de la vallée, là où la machine nous apparaît intellectuellement trop proche et trop différente de nous. Plongée inévitable, de nombreuses recherches visant à humaniser les robots pour rendre leurs interactions avec nous les plus naturelles possible.

''Le défi ultime est qu'ils identifient les représentations du monde de leurs interlocuteurs'' précise Mathieu Lafourcade, un humain ne parlera pas de la même façon à un ami, à son patron ou à son enfant, les machines du futur devront s’adapter au savoir supposé de leur interlocuteur et à leur état d'esprit ''il faut modéliser la connaissance du monde et la connaissance supposée que l'on prête à l'autre''.

Difficile mais pas impossible, les spécialistes de l'intelligence artificielle développent des algorithmes toujours plus proches de nos aptitudes mentales, comme les réseaux de neurones profonds qui s'inspirent du fonctionnement de notre cerveau. ''On construit un réseau artificiel de relations entre les données dans lequel des nœuds s'allument, quand il y en a suffisamment cela déclenche une décharge sur le nœud auquel ils sont reliés. Comme l'excitation de neurones dans le cerveau. Des mots isolés ne diront rien, qu'ils soient associés et tout devient différent, et dérangeant. Les nouveaux programmes s'inspirent du fonctionnement de notre cerveau, retenant les réseaux utiles à une action pour les favoriser, effaçant les autres. Peu à peu se constitue une mémoire robotique de plus en plus efficace, la machine hiérarchisera les informations les plus importantes mais sachant les modifier si d'autres se révèlent plus pertinentes.

Reste à définir ce ''sens commun'', ce savoir implicite que partagent les hommes. ''Les machines ne vivant pas il faut que ce soit des humains qui le leur apprennent'' continue Mathieu Lafourcade. ''Pour concevoir un système intelligent ce n'est plus le temps de calcul nécessaire que l'on mesure mais le nombre d'interactions nécessaires avec un humain'' observe Rémi Coletta.

La robotisation industrielle va continuer mais aussi l'aide à la personne, la vente... seules les professions exigeant de la créativité et une forte intelligence sociale devraient résister, un certain temps. ''Ces machines n'ont pas besoin de se reposer, de dormir, elles traitent l'information plus rapidement que nous, il y a un risque d'épuisement pour des humains astreints à suivre leur rythme'' redoute Daniela Cerqui. Des voitures pilotées par l'IA roulent déjà, en cas d'accident qui sera responsable ? Une machine pourra-t-elle intervenir et décider à la place de l'humain ?

Et si un jour un robot se défendant lui-même cherchait à obtenir tous les droits qu'il souhaite ? Un artiste artificiel aura-t-il des états d'âme que nous pourrions partager, un psychologue robot pourra-t-il

devancer nos propres malaises ?

J'ai l'impression que nous arpentons déjà cette vallée et que beaucoup seront troublés, et comme ne le disent pas les auteurs de cet articles, trop c… limités pour le comprendre. L'avenir fait peur, l'actualité nous montre des individus qui croient que le passé seul leur apportera la paix. Ils n'ont pas tort !

Les robots progressent, des humains régressent, l'équilibre reste instable, à l'image de la vie elle même !

Perso j'attends une jolie robote. L'humain peut faire, lui aussi, un pas vers l'autre, celui-ci n'est ni son contraire, ni son ennemi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:31
Ombres et lumières
Ombres et lumières
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 07:23

Maxime Chattam

Le combat fut difficile et sanglant pour Guy Thoudrac-Matto et ses amis contre le monstre dont les crimes ensanglantèrent Paris bien que le public ne fut pas informé de leur ampleur. Il se retrouve cette fois en compagnie de Faustine, la pensionnaire la plus en vue du Boudoir de Soi qui s'était toujours refusée à lui alors qu'il n'était alors que client. Elle était la seule à pouvoir refuser un client, ceux qu'elle acceptait devait payer très cher ses faveurs.

Pour se reposer après tant d'émotions ils sont hébergés à Elseneur, un château du Vexin, appartenant à Maximilien Hencks, chasseur mondialement connu et ami de Guy qui l'aida à faire le portrait psychologique de leur adversaire. La vie est tranquille, mais bien sûr nous savons que cela ne peut pas durer, sinon nous serions dans un autre genre de roman.

Un jour donc ils apprennent qu'une jeune fille a été agressée, violée, battue, et retrouvée dans un état catatonique. Cela aurait pu en rester là mais le lendemain c'est toute la famille qui est découverte, massacrée, c'est le mot, étripée, découpée, et j'en passe. Des membres ont été coupés et placés de telle façon qu'une victime rappelle le dessin de De Vinci : L'homme de Vitruve. Guy ne peut rester à l'écart, il se sent concerné et capable d'aider la gendarmerie à arrêter l'assassin, n'est-il pas capable de dessiner l'esprit d'un tueur ? Faustine voit d'un mauvais œil qu'il prenne tant de risques alors que les forces de police pourraient fort bien mener l'enquête sans qu'il ait à s'en mêler. D'après des indices trouvés sur place, des éléments placé par le garçon de la famille alors qu'il devait savoir ce qui allait lui arriver, il donne à ce tueur le nom de Croquemitaine.

Celui-là n'est pas volé !

Guy enquête, observe, cherche à deviner le tueur, d'abord il va découvrir où il se tenait pour observer la famille, car il devait la connaître pour être capable d'agir ainsi et aimer guetter ses proies à l'instar d'un chasseur épiant des proies qui ne savent pas ce qui va leur arriver.

Mais cette fois nous ne sommes pas dans une grande ville où n'importe qui peut se dissimuler dans la foule, ici c'est la campagne, tout le monde se connaît et une tête nouvelle ne passerait pas inaperçue, surtout quelqu'un qui roderait, observant ses futures victimes.

D'autres victimes vont suivre et Guy aura bien du mal à comprendre ce qui se passe, qui est à l’œuvre, à admettre que ce ne peut être un hasard si à nouveau le crime se met en travers de sa route. Il va découvrir que n'importe quel village peut cacher des secrets, avoir des zones d'ombres, des êtres hantés par la violence ou gorgés d'alcool rêvant à des crimes qu'ils n'oseront jamais commettre. Ce qui n'était pas le cas de ces assassin qui purent s'évader avec des complices et dont l'un d'eux a été retrouvé.

Qui se cache derrière tout ça, l'affaire du Léviatemps était-elle terminée comme Faustine et Guy le croyaient ?

Le puzzle se met en place lentement, entre les personnages que nous connaissons déjà et les nouveaux. Visiblement Chattam est plus à l'aise avec ce second volet.

L'Enfer peut se cacher au cœur de la campagne. La nature n'est-elle pas violente elle aussi, entre proies et prédateurs seuls les humains ont besoins de se donner des raisons d'être les seconds.

Encore que raison ne soit pas le meilleur terme !

 

Beaucoup de sang, de violence, de scènes atroces et d'accès de rage incontrôlable. Tout ce que j'aime.

 

Jamais deux sans trois paraît-il, reste à trouver un nouveau Chattam à me mettre sous les yeux. Dans la tenue du Croquemitaine pour mieux me débarrasser des traces de sang !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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