Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 09:00

Anatole Litvak – 1956 – 105'

à Paris en 1928 les Russes blancs ayant quittés la Russie après la révolution rêvent de récupérer la fortune du tsar Nicolas II bloquée depuis l'exécution de la famille régnante par les bolcheviks. Ils sont menés par le général Bounine avec pour principaux lieutenants Chernov et Petrovin.

Depuis quelques temps des rumeurs circulent : la plus jeune des filles du Tsar, la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna aurait échappée au massacre et se cacherait sous un faux nom. C'est la solution qu'il cherchaient et décident de trouver une jeune fille assez proche des descriptions de la princesse pour jouer son rôle et récupérer l'argent.

Le hasard faisant bien les choses, le jour de la Pâque russe ils aperçoivent une inconnue manifestement sur le point de se suicider en sautant dans la Seine. Elle n'est pas vraiment le sosie recherchée mais elle pourrait correspondre, après dix ans et des épreuves difficiles il est normal qu'une jeune fille ait changée physiquement. Celle-ci se nomme en réalité Anna Koreff, elle hésite, la proposition qui lui est faite étant des plus surprenantes. Elle finit néanmoins par accepter. Il lui faut alors apprendre à devenir l'autre, ses souvenirs, son comportement, à reproduire l'éducation qui fut celle de la véritable héritière.

Beaucoup de travail mais Anna finit par se prendre au jeu, il ne lui reste qu'à être présentée au membres de la famille impériale russe survivants, qui se trouvent dans la capitale française. L'épreuve est réussie, pour passer au niveau supérieur il va falloir rencontrer l'impératrice qui elle vit à Copenhague. Celle-ci est dubitative devant celle qui se présente comme sa petite fille mais finit par la reconnaître, peut-être parce que son souhait est que celle-ci soit encore vivante.

Plus tard elle prépare une grande soirée pour annoncer les fiançailles d'Anastasia avec le Prince Paul.

Tout s'annonce bien, trop bien, le général Bounine est tombé amoureux de la pseudo Anastasia qui lui rend ses sentiments. Ils n'ont d'autre solution que de prendre la fuite.

La réalisation de Litvak est majestueuse, à la hauteur du sujet, l'interprétation du couple Ingrid Bergman, Yul Brynner, parfaitement crédible. La première obtiendra son second Oscar pour ce double rôle. L'histoire elle-même a perdu de son intérêt, nous savons qu'il n'y eut pas de survivante à Екатеринбу́рг, que celle qui le prétendit, Anna Anderson, était une usurpatrice, l'ADN ne laisse rien au hasard et s'attaque à l'imaginaire. Qu'importe, le cinéma n'a que faire de la réalité, faisons semblant d'y croire. Ingrid aurait mérité d'être tsarine.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 09:00

Marc Agapit - Collection Angoisse – No 40 – 1958

 

une femme marche depuis quinze minutes dans l'avenue d'une grande ville dont elle ne sait pas le nom, ce n'est pas grave puisqu'elle ne sait pas non plus comment il s'appelle, d'où il vient ni où il va. Sa mémoire se limite au quart d'heure précédent mais n'est pas vide pour autant, elle comprend ce que les passants disent et lit les devantures des magasins. Elle a comprit, elle souffre d'amnésie. Peut-être l'agent de police réglant la circulation pourra-t-il l'aider mais celui-ci, au moyen de son bâton, lui indique l'autre côté de la rue.

Elle traverse et vois une vitrine garnie d'un store couleur cerise, avec, au-dessus, les mots : AGENCE T.C. Écrits en majuscules jaunes. Pensant qu'il peut s'agir d'une agence de renseignements elle tourne le bac de cane et entre.

- Vous faites des filatures, des recherches, demande-t-elle.

Une réponse positive lui étant apportée elle expose sa requête : elle voudrait savoir qui elle est. Ne pouvant remplir de fiche, elle signe au moyen de ses empreintes la fiche d'inscription puis raconte ce dont elle se souvient, les dernières quinze minutes. La remarque de son vis à vis la fait constater qu'elle dispose d'un sac à main auquel elle n'avait pas prit garde jusqu'alors. Dans celui-ci elle découvre diverses choses dont une clef et un miroir, l'occasion de se regarder.

Et de ne pas se reconnaître.

L'homme qui l'a reçut la fait entrer dans une autre pièce, genre salle d'attentes, où d'autres personnes sont assises. Elle en profite pour demander ce que signifient les lettres T.C. Et reçoit diverses réponses ; Tous Crimes, Toutes combines, Toutes Causes...

Régulièrement une dame ouvre une porte, cite un nom, quelqu'un se lève puis sort. Pour elle la dame ne dit que ''Vous, là-bas !''

Elle est conduite dans une cave, murs nus et humides, plafond voûté, meublée d'une table couverte d'un tapis noir, éclairée par une bougie. Un homme lui explique que ses empreintes ont révélées qu'au commissariat elle fit la demande d'un passeport qu'elle n'a pas réclamé sur lequel figure son nom et son adresse. Un taxi va venir la chercher et la conduire chez elle, en banlieue, dans la campagne. Le maire de la localité la connait.

En remerciant de la rapidité et l'efficacité de l'enquête, elle s'entend répondre que la devise de l'agence est : travail-célérité. À l'énoncé de sa ville de résidence un souvenir semble lui revenir mais trop brièvement.

AGENCE TOUS CRIMES

Comme prévu elle prend un taxi puis un bus. Après un quart d'heure le conducteur lui dit qu'elle est arrivé. Heureusement puisqu'elle n'a rien reconnu du trajet comme de la place où elle débarque. Mais elle ne trouve pas l'adresse indiquée sur son papier. Elle demande donc à une femme qui semble l'avoir reconnue de l'accompagner. Celle-ci accepte d'autant plus facilement qu'elle fait le ménage chez elle. Les deux femmes arrivent à destination, une maison isolée sur le bord de la route. À nouveau une image traverse son esprit sans qu'elle ait le temps de la reconnaître. Elles entrent, l'autre va faire du café, ça lui fera du bien. L'ayant interrogé l'autre personne lui dit s'appeler Marie Trégnier, pour s'expliquer elle avoue avoir perdu la mémoire et ne connaître son nom, Jacqueline Vermot, que parce qu'il est noté sur le papier. Elle continue son interrogatoire pour apprendre qu'elle fut institutrice, à l'école des filles, et est à la retraite. Tout le monde semble l'apprécier.

Marie s'en va, Jacqueline reste seule dans une maison inconnue avec les portraits de parents qui ne lui disent rien et d'un neveu tout aussi étranger.

Le Jardin n'est pas plus évocateur mais une femme l'appelle de l'allée du cimetière qui lui fait face. L'étrange est que celle-ci ressemble à sa mère. Ce n'est pas tout, son neveu est là aussi ! Quand on frappe ! Des voisines, conduites par Marie Trégnier sont là qui viennent satisfaire leur curiosité autant que prendre de ses nouvelles. Quand Jacqueline leur dit qu'elle doit d'abord prendre le martinet pour que sa mère corrige son neveu. L'effet est immédiat, Marie se signe en affirmant que sa mère est morte et son neveu au loin et trop âgé pour encore subir cette punition.

Jacqueline est stupéfaite, elle fonce à l'étage, fouille la maison, mais celle-ci est vide.

Elle pousse un hurlement prolongé et s'affale sur le plancher.

 

Au réveil elle se retrouve dans son lit, Marie l'a soigné et le médecin l'interroge. Elle raconte donc à nouveau ce qui lui est arrivé, l'amnésie, la vision de sa mère... Un mois se passe, elle se remet doucement. Discutant avec Marie elle apprend que son neveu ne portait ce titre que par commodité, en fait il était l'enfant d'amis de son père, tous deux paralysés et ne pouvant élever Denis.

 

Retrouvant la capacité de marcher, elle visite la maison, au grenier, dans un vieux bahut plein de hardes et de jouets démantibulés, elle découvre une liasse de feuillets écrits de sa main et intitulé :

JOURNAL DE MA VIE

par Jacqueline Vermot

Exactement ce dont elle avait besoin pour connaître son passé !

 

Tout commence par la relation de l'arrivée de Denis à la maison, et le portrait qu'en fait sa propre mère n'a rien de plaisant : un vrai démon ! Et le journal continue sur la vie avec ce petit monstre et les coups qu'il faut lui donner pour le calmer, jusqu'à manquer le noyer.

 

Pendant sa lecture un rire éclate derrière elle, un jeune homme lui fait face qui l'appelle tantine et affirme rentrer de voyage... Jacqueline est sous le charme de ce jeune homme à la tête de dieu grec. Il lui raconte le plaisir qu'elle prenait à le battre, à le voir nu, troublée et honteuse. Il reconnaît avoir causé la mort de sa mère, qu'ensuite il est allé en maison de redressement puis a fait des études de dessin avec la rente donnée par ses parents, puis, à la mort de ceux-ci, avec l'héritage, les fêtes qu'il fit. Tout est là, dans le journal, si elle ne le croit pas elle peut lire ses propres phrases.

 

Quand elle veut se jeter dans ses bras elle ne rencontre qu le vide et tombe sur le sol où elle sombre dans l'inconscience.

 

Nous n'en sommes là qu'à un tiers du roman. Rassurez-vous pourtant, Jacqueline saura pourquoi elle a perdu la mémoire...

J'espère vous avoir donné envie de connaître la suite, quand à demander les services de l'AGENCE T.C. soyez circonspect !

 

La collection Angoisse est mythique chez les amateurs de fantastique et Marc Agapit fut un de ses meilleurs auteurs et relire cette histoire, sa première, quelques années après sa découverte fut une expérience si agréable que je compte la répéter avec quelques autres pépites de cette série du Fleuve Noir. Le style n'a pas vieilli même si l'histoire est loin de celles que l'on découvre aujourd'hui, une plongée dans le temps nostalgique et plaisante.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:30
Comme est mort...
Comme est mort...
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Divers
commenter cet article
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 09:00

Ma lanterne s'est éteinte,

Faute de sang pour l'alimenter ;

Quand l'espérance est feinte

Le rêve meurt dans l'obscurité.

J'ai trouvé un fond d'espoir,

Qui jamais n'avait servi ;

Ai rempli le réservoir

Pour mordre la nuit.

Les ténèbres sont immenses,

Mais maintenant je sais,

L'ombre sera ma délivrance,

En elle je vais m'enfoncer.

Je n'ai plus besoin de lumière,

Il n'y a plus rien à voir ;

Ni mes pas dans la poussière

Ni un reflet dans ce miroir.

Je ne suis plus qu'une illusion,

Fantasme voulant combler le vide,

La peur écrit la conclusion

D'un néant lassé de l'insipide.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 09:00

악어 (Ag-eo) Kim Ki-duk - 1996 - 102'

Avant de découvrir la dernière (en date) œuvre, Pièta, de Kim Ki-duk dans quelques semaines si tout va bien, pourquoi ne pas se pencher sur sa première œuvre, tournée en 1996.

Pour se trouver le réalisateur quitte son pays et voyage en Europe, en train, s'essayant, en vain, à la peinture. La mise en scène n'est pas son ambition, c'est justement pour découvrir s'il en a une qu'il a entamé ce périple en quête de soi.

Il rentre en Corée et fini, sans que je sache encore comment, par se retrouver derrière une caméra, lui qui n'était pas amateur de cinéma et ne fit jamais d'école, comme quoi, mieux vaux être doué que travailleur, c'est moins fatigant.

Ceux qui ne sont ni l'un ni l'autre tiennent un blog !

Bref ! Crocodile est le (sur)nom d'un SDF qui vit près du fleuve Han qui traverse Seoul. Il vit là avec quelques compagnons d'infortune sans que l'on sache d'où il vient. Quelle importante ? Pour vivre il observe le pont sur le fleuve et les suicidaires qui choisissent cet endroit pour mettre fin à leurs jours, il plonge alors, non pour les sauver, mais pour les voler et dissimuler leurs cadavres afin de monnayer leurs restitutions. Le fleuve est son univers, le seul où il parvient à être, le temps d'un sourire, lui-même, indépendamment de ce qu'il y fait. Un retour vers son univers avant qu'il ne le perde, définitivement, en naissant.

Un jour pourtant il va sauver une jeune femme qui va rejoindre le groupe, la famille peut-on dire. Il y avait l'homme, Crocodile, le grand-père et l'enfant, manquait la mère.

Battue et violée, ce qui ne semble pas être nouveau pour elle, elle reste malgré tout, son destin semble tracé et inévitable.

Mis à part les noyés, pas assez nombreux, crocodile vend une espèce d'appareil censé favoriser la santé et l'énergie, il survit, refuse de penser qu'un avenir différent fut possible. Il s'est fait à son existence minable et la présence hyun-jun la perturbe. Mieux est inaccessible, pire, immérité, alors la brutalité le ramène à l'idée qu'il se fait de lui-même sans que l'on sache pourquoi ni quel est ce passé qui l'a conduit là, cul-de-sac de son existence dont il ne veut plus sortir. Être le ''monstre'', lui-même le dit, que l'on veut être demande de la constance dans l'effort, nager dans l'obscur, s'y dire chez soi, le penser peut-être, mais pas tout le temps. Il demeure sensible, vivant, humain, le saurien de son surnom est le masque qu'il a posé sur son présent pour oublier son passé et éloigner son futur.

Non, noyer son futur.

 

L'eau est rassurante, enveloppante... 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 09:00

Ce ne sont pas des mots, ce sont des cendres.

Voit le troupeau qui s'en extrait.

Combien de buts une fois atteint valaient-ils les efforts faits pour cela ?

Un long voyage n'est pas un long chemin.

L'intelligence permet de comprendre mais surtout d'accepter ce qu'elle ne comprend pas.

La voracité, la goinfrerie d'images, de jeux et autres stimulations extérieures ne visent qu'à se détourner du puits qui se creuse, ou se révèle en nous, dévoilant une réalité insupportable et mythicide !

la vie est un baton merdeux dont on se débarrasse en ne le transmettant pas.

La peur est un fil sur lequel je marche sans ressentir de vertige mais le plaisir de regarder de l'autre côté !

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément des amis mais peuvent être des complices.

Je ne peux pas plus écrire ce que je pense que faire ce que je désire. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
commenter cet article
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 09:00

ケイゾク 2: SPEC – 2012 – 10 épisodes

Sebumi Takeru fait partei d'un groupe d'intervention, à la suite d'un incident incompréhensible, il affirme qu'un homme a été frappé par les balles qu'il a lui-même tiré, il se retrouve affecté dans une unité discrète, la Mishou, se concentrant sur des enquêtes improbables, étranges, bizarres, et n'importe quel adjectif possible pour signifier qu'elles sortent de l'ordinaire. Là il fait la connaissance de Nonomura Koutarou, policier d'un certain âge, et chef de la section, et surtout de Toma Saya, jeune femme dont le QI est de 201, largement supérieur au mien, et au votre, additionnés. Celle-ci porte son bras gauche dans une écharpe, résultat d'une enquête précédente, nous en apprendrons plus durant l'épisode 5. En outre elle est dotée d'un appétit insatiable et diplômée de l'université de science de Kyoto mais n'a rien d'une fanatique de la technologie et son comportement pourrait la faire passer pour aussi bizarre que les enquêtes dont elle s'occupe.

Mais ceci explique cela.

Là il va se retrouver confronter à des crimes commis par des individus possédant des capacités hors du commun, par exemple de pouvoir transformer une balle de tennis en missile en usant d'une force hors du commun, d'un talent inhabituel, le SPEC (SPEcial hability for Crime), une capacité extraordinaire. Au fil des enquêtes nos policiers vont affronter Gabriel, menaçant de provoquer le jugement dernier, rien que ça, une femme disposant du don de télékinésie, sans oublier la capacité de dominer à distance un autre esprit, ou d'arrêter le temps afin d'agir en toute tranqullité. J'en passe et des meilleures. Des enquêtes sans témoin, sans preuve, avec des faits impossibles. Être muté dans cette brigade n'est pas une promotion, au contraire.

A priori la série peut sembler une démarque d'X-files, à la limite de la parodie, mêlant humour, outrance et action. Mais avec le temps, les épisodes passant, l'enquête avançant, elle gagne en profondeur, en intérêt, à condition de prendre le temps de s'intéresser à sa ligne directrice, l'enquête sur des êtres possédant des dons particuliers qu'ils n'hésitent pas à utiliser à leur profit. Mais quel intérêt d'être doué si c'est pour gaspiller cette qualité en le mettant au profit de n'importe qui ?

Bien sûr qui manque de ces aptitudes dira le contraire.

Le plus important étant de connaître le SPEC de chaque criminel afin de pouvoir le contrecarrer.

Plusieurs téléfilms suivirent la série, tous, heureusement, avec Erika Toda, que j'avais déjà vu dans plusieurs dramas, et qui fut ma première motivation pour regarder celui-ci.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama
commenter cet article
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:08

Europa '51 – Roberto Rosselini – 1952

Fasciné par saint François d'Assise, Roberto Rossellini décide de prendre un ''saint'' pour le transporter dans la société de l'après-guerre et ''voir'' quel sera son comportement.

 

Irène (Ingrid Bergman) et George Girard (Alexander Knox) forment un couple de la bourgeoisie dans la capitale italienne en cette époque d'après-guerre. Un soir, alors qu'ils dinent avec leur famille et des invités, Michele, leur fils essaie de se faire remarquer par sa mère mais celle-ci est bien plus captivée par ses invités. Déçu et furieux il se jettent dans les escalier pour faire semblant de se suicider. Il n'y gagnera qu'une fracture de la hanche.

 

Près de son fils dans son lit d'hôpital, Irène lui promet de faire plus attention à lui dans l'avenir. Malheureusement elle n'en aurait pas l'occasion puisque Michele va mourir des suites d'un caillot sanguin. C'est un choc pour Irène qui reste alitée pendant dix jours avant de tenter de se reprendre. Elle trouve de l'aide auprès de Andrea Casatti (Ettore Giannini), un communiste qui lui fait visiter les quartiers les plus misérables de Rome, lieux dont elle ignorait même qu'ils puissent exister. Il la convainc de donner de son temps et de son argent pour aider les habitants de ces zones. Elle intervient pour financer le traitement médical d'un enfant, pour trouver un emploi dans une usine à une mère de six enfants. Histoire d'aller encore plus près de cette nouvelle réalité elle remplace celle-ci une journée afin de faire l'expérience du travail, de la difficulté de vivre cette existence si loin de celle qui fut toujours la sienne. Elle s'occupe même d'une femme rongée par la tuberculose.

Du fait de ce nouvel emploi du temps elle est de moins en moins présente à la maison, ce qu'elle désire sûrement, et son mari en vient à imaginer qu'elle entretient une relation adultère avec Andrea.

Ce qui va l'amener à se séparer d'elle. Pour permettre à Irène de suivre son chemin, espèce de ''rédemption'' imaginé par Rossellini, elle est arrêté pour complicité avec un voleur, auquel elle avait pourtant conseillé de se rendre à la police. Mais ce n'est pas encore assez, pour être un saint il faut être un martyr, toute proportion gardée ici bien sûr, et Irène, dont nul n'oublie d'où elle vient, quittera la prison.

Pour l'asile !

Autant dire qu'elle n'est pas gagnante de l'échange, mais les apparences si !

Qu'en eut-il été si le vrai saint François s'était retrouvé en Italie après la guerre ? Nous ne le saurons jamais, et c'est tant mieux.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 09:07
Dune namibienne
Repost 0
Publié par Damien MOREL - dans Photographie
commenter cet article
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:35

클래식Kwak jae-yong

(Merci à Won-kyeong Yoo de ''En Français s'il vous plait'' de m'avoir signalé ce film)

Tout commence par des paysages de la campagne coréenne, Ji-hae pour ranger fait une pile de ses livres et les monte au premier étage, où elle va les faire tomber alors que sur la fenêtre des colombres semblent la regarder. Elle se souvient qu'enfant, au même endroit, elle avait vu un arc-en-ciel immense dont sa mère lui dit que c'était la porte pour atteindre le ciel.

Une porte qu'emprunta son père peu de temps après.

Depuis l'âge de 7 ans elle pratique le taek won do, avec beaucoup d'énergie, un peu trop parfois.

Alors qu'elle continue son rangement elle tombe sur un coffret en bois couvert d'une poussière qui la fait tousser. Le réceptacle des lettres que reçut sa mère, jadis. Elle l'ouvre, commence à en feuilleter une quand le téléphone sonne. C'est Soo-gyung, une amie pour qui elle rédige des mails à Sang min, acteur de théâtre qu'elle aime beaucoup sans avoir le talent de lui écrire.

Quand Ji-hae remonte au premier elle découvre les lettres dispersées par le vent qui s'est engouffré par la fenêtre et les colombes dans la maison. D'abord chasser celles-ci puis ranger les premières.

Par hasard l'une des missives va attirer son attention... ainsi que le journal intime de sa mère, celui où elle parle de son premier amour. Impossible de résister à la lecture, elle trouve la photo d'un homme en train de lire assis sur le rebord d'une fenêtre. Un homme dont elle découvre que lui aussi écrivait pour les autres. Justement un ami, conscisciple d'un lycée militaire, lui demande d'en rédiger une pour sa fiancée. Quand il montre une photo de celle-ci nous voyons qu'elle est le portrait de Ji-hae.

Les époques vont se superposer et nous assistons à la rencontre de Joon-ha (l'homme sur la photo) et Sung Joo-hee, fille du député de la région, la fiancée de son ami. Le hasard les mettra en présence alors que l'un et l'autre sont en vacances au même endroit, l'une chez son grand-père, l'autre chez son oncle. C'est à lui qu'elle va demander de l'aider à visiter une maison hantée située de l'autre côté de la rivière, chose qui lui a été rigoureusement interdite.

Raison de plus d'en avoir envie !

Expédition malsaisée, lui ne sait pas ramer et dans la maison ils ne trouveront en guise de spectre qu'un vagabond installé là pour profiter de la tranquillité du lieu. Le retour sera pire, sous la pluie la jeune fille va se fouler la cheville et Joon-ha sera obligé de la porter.

Le film tisse les époques et des situations qui se ressemblent, Joon-ha écrit pour son ami alors qu'il se sent attiré par sa fiancée, de même Ji-hae combat les sentiments qu'elle ressent pour Sang-min.

Comment accepter ses propres sentiments sans se sentir coupable s'ils entrent en conflit avec ceux d'un(e) ami(e) ? faut-il se sacrifier et le regretter ensuite, où ce sacrifice fait-il le prix d'une relation qui n'ayant pas l'occasion de naître n'aura pas non plus celle de mourir ?

La pluie est propice aux rencontres, aux rapprochements, surtout quand on a un parapluie que l'on n'ouvre pas, puisque ce n'est pas le sien !

 

Parfois le destin relance les dés, au cinéma. Dans la réalité j'en suis moins sûr !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Corée Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages