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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:28

Hart Hanson – 2015 – Fox

House est une date dans l'histoire des séries en mettant en valeur un ''héros'' intelligent, doué, cynique, moqueur et méprisant, bref accumulant les avantages quand les autres sont des benêts illustrant les valeurs et la morale d'une société faisant semblant de croire que ce sont des qualités.

Backstrom ressemble donc à House, mais d'assez loin pour qu'il ne soit pas possible de s'y tromper. Adapté des romans du suédois Leif G.W. Personn le détective Everett Backstrom est un policier doué, efficace, mais anti conformiste, il est aussi sale, alcoolique, machiste, provocateur, ignorant des règles de savoir-vivre, voir même de la plus élémentaire politesse.

Bref le policier est brillant, l'homme est un gros con. Du moins en apparence, puisqu'il ne faut jamais se fier au apparence avant de s'en être approchées afin de voir au travers les réalités qu'elles cachent. Sa carrière aurait dû connaître un autre développement si ses errements personnels n'avait conduit celle-ci à ce qui ressemble à un cul de sac, et à un état de santé qui le contraint à être suivi par un médecin qui n'a de cesse de lui dire qu'il doit impérativement mettre un terme à ses excès, sinon il y sera contraint d'une manière plus définitive. Ce que Backstrom veut bien croire mais ce n'est pas son problème, il se contente de vivre l'instant, et si celui-ci devait être le dernier cela ne paraît pas l'inquiéter.

Mais paraît seulement.

Un série policière répond pourtant à certains codes, son comportement est accepté par ses collègues, comme House, qui savent qu'il est génial, et couverts par ses supérieurs, dans la limite du raisonnable, pour la même raison. Quand il semble en transe, se mettant à la place de la personne qu'il interroge en disant ''Je suis... (l'accusé), j'ai fait ceci, cela, pour telle et telle raison, il est difficile de ne pas être fasciné par son raisonnement qui semble suivre le fil invisible d'une vérité encore inaccessible aux autres.

Rainn Wilsonne s'est amusé à composer un personnage sur mesure, l’œil bas, mal rasé, portant aussi souvent que possible un anorak rouge, buveur, fumeur, jamais coiffé, j'en passe et des meilleures. Il suffit de l'observer alors qu'il ronfle après quelques bières pour fêter le succès d'une enquête alors que ses collègues se retrouvent dans un bar pour fêter ça.

Son équipe disparate mais complémentaire, lui est tout dévoué et le couvre quand il ignore les règles de la procédure, qu'importe puisqu'il finit toujours par mettre la main sur le criminel.

Le principe de la série est intéressant, la distribution bien choisie et la réalisation correcte, le tout sauve des scénarios qui ont du mal à échapper à la banalité. On le sait, ce sont rarement eux qui nous font regarder telle ou telle série. Backstrom est prometteur et prouvera, si l'audimat lui prête vie qu'il vaut mieux que l'image qu'il se plait à donner.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:50

Henry Alex Rubin – 2013 - 115'

Un groupe de jeunes vit dans une cité, chacun a sa façon de vivre, entre l'école, les blagues de potaches et des activités plus rentables comme l'exhibition sur le Net.

Dans cette cité vivent aussi des célibataires, des familles, beaucoup de gens communiquant par chat, s'imaginant quelqu'un d'autre pour supporter sa vie, racontant celle-ci quand elle est trop banale ou désespérante. Bref, le quotidien est le même qu'ailleurs.

Nina Dunham est journaliste, un soir elle engage le dialogue avec Kyle un jeune homme, par écran interposé, qui semble prêt à beaucoup de choses en échange de ''cadeaux''. Elle maintient le lien avec lui, l'interroge, jusqu'à ce que celui-ci lui propose d'ouvrir sa propre caméra afin qu'il la voie.

Elle hésite, se donne du courage avec un verre de vin, et se lance.

Elle est plus âgée que lui mais sa beauté retient son attention.

Ainsi suivons-nous les relations des uns et des autres, les liens virtuels qui se tissent, les dialogues, les tentations. Tout est si facile, acheter un produit inutile en quelques clics, entamer une relation imaginaire puis peu à peu se dire qu'en faire une réalité n'est pas si impossible qu'imaginé. Les ados dénigrent leurs parents, qui ne les comprendront jamais, ceux-ci enragent du comportement de leurs rejetons trop ingrats !

Bref, à part le biais électronique c'est le quotidien qui s'affiche.

Nina et Kyle font connaissance, la première propose au second de l'interviewer afin qu'il raconte son histoire, son passé, les raisons, vraies ou fausses, qui l'ont conduit sur ce chemin. Ils sympathisent, fument un pétard ensemble, jouent à ''Action ou vérité''...

L'internet est le lieu des possibles, le meilleur et le pire, comme ces collégiens s'amusant à entretenir une fausse relation entre Ben, un copain, et une fille, révélant ce que le premier avait confié à celle qu'il croyait son amie. Humiliation si forte qu'il ne trouvera de solution que dans le suicide.

Le reportage de Nina va rencontrer un grand succès, au point que CNN le reprendra, lui assurant une diffusion nationale.

Mais les choses vont échapper à ceux qui s'en croyaient maître, quand le virtuel et le réel se rapprochent cela se passe parfois mal, sinon ça ne ferait pas un film. Quand la police ne peut rien contre celui qui a usurpé votre identité pour faire des achats, quand Kyle se rapproche plus de Nina que son statut de journaliste le suppose, quand un ado essaie de se sortir de ses mensonges et croit qu'en en rajoutant il va y arriver. Quand ces conditions sont réunies ça ne peut pas bien se terminer, mais le plus difficile est encore de faire face à la vérité.

Si vous utilisez Internet vous avez sûrement eu envie de … ou de … mais vous avez su ne pas céder, tout comme moi.

Quels menteurs nous sommes !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu cinéma
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 07:47
On se fait une toile ?
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:34

Science et Vie N° 1166 – Novembre 2014

CRISPR/Cas9

La thérapie génique est une promesse faite il y a quelques années mais qui se heurtait à la difficulté de débusquer au cœur du génome d'un individu les gènes défectueux et de pratiquer une ''chirurgie réparatrice'' de l'ADN. C'est bien le meilleur moyen de guérir enfin les maladies génétiques mais aussi certains cancers, des maladies auto-immunes ou cardio-vasculaires, affections encore impossible à soigner par la thérapie génique d'aujourd'hui.

Depuis un an et demi pourtant cela semble possible et certaines réussites sont déjà enregistrées : des chercheurs ont rendu des cellules indestructibles face au sida et purent corriger les mutations en cause dans la mucoviscidose et la bêta-thalassémie, une anémie héréditaire, d'autres purent corriger la myopathie de Duchenne chez des embryons de souris atteints ou une maladie du foie chez le rat !

Tout cela grâce à un seul outil : CRISPR/Cas9. C'est lui qui permet de modifier à l'envi le génome d'un organisme avec précision et facilité.

Emmanuelle Charpentier précise : ''Il faut dire que ce qui freinait la thérapie génique, c'était l'absence de moyen précis et facile d'accès pour modifier le génome''. Il permet de scanner un génome entier pour y repérer une séquences d'ADN pour la sectionner. Il suffit ensuite de la remplacer. ''CRISPR/Cas9 démocratise la manipulation du génome. N'importe quel laboratoire peut l'utiliser et, en quelques jours, cibler ou modifier un nouveau gène'', continue Emmanuelle Charpentier, remarquée par l'Académie Nobel pour cette découverte.

Vous l'avez deviné, CRISPR est l'acronyme de ''clustered regularly interspaced short palindromic repeats'', il désigne de courtes séquences répétées présentes dans le génome de nombreuses bactéries. Découvertes en 1987 par des chercheurs japonais qui ne savent pas quoi en faire elle tombe dans l'oubli. Il faudra attendre qu'une entreprise agro-alimentaire danoise voulant améliorer ses ferments lactique comprenne qu'il s'agit d'un système de défense des bactéries contre les virus. Identiques entre elles les séquences CRISPR sont entrecoupées de morceaux d'ADN variables d'une bactérie à l'autre. En 2011 Emmanuelle Charpentier comprend le mécanisme et ouvre la voie à une véritable révolution. Avec une chercheuse américaine, Jennifer Doudna, elle découvre que les ADN viraux archivés par la bactérie sont recopiés sous forme de petites molécules, des ARN qui sont autant de sentinelles et qui, alliées à une grosse molécule, Cas9, ils forment des attelages efficaces. Quand un virus connu pénètre dans la bactérie l'ARN sentinelle le débusque et s'apparie à l'ADN viral complémentaire. Cas9 se charge de le découper.

''C’était la première fois qu'on observait une molécule 'découpeuse' guidée par un ARN.par la suite nous avons montré qu'il était possible en utilisant un ARN de notre choix de couper de façon précise n'importe quelle séquences d'ADN in vitro'' raconte la microbiologiste dont le travail est publié dans Nature en août 2012.

George Church, généticien à Harvard, sera le premier à utiliser ces ''ciseaux moléculaires'' dans des cellules humaines.

CRISPR/Cas9 offre également la possibilité d'agir simultanément sur plusieurs gènes en injectant différents ARN guides en même temps. Modifiée elle peut se fixer sur l'ADN sans le sectionner, stimuler ou réprimer l'expression du gène cible. Elle peut également rechercher des virus présent à l'état latent dans les cellules, dénicher et sectionner leur ADN. Des chercheurs de l'université de Philadelphie ont ainsi éradiqué le VIH de cellules infectées, CRISPR/Cas9 repèrent l'ADN viral au sein des chromosomes de l'hôte.

Les espoirs représentés par cette découverte sont immenses et si elles doit encore être améliorée, son efficacité et sa précision accrue. Les essais cliniques commenceront dans quelques années, le temps de s'assurer de l'innocuité de la protéine Cas9 mais la thérapie génique a fait un grand pas avec ce banal mécanisme bactérien.

État-unis oblige, il est vite question de transformer une découverte médicale en pognon, des ''investisseurs'' se sont déjà mis sur les rang pour l'exploiter, quitte à ''oublier'' Emmanuelle Charpentier qui en détient pourtant la propriété intellectuelle (un mot qui n'a pas de sens de l'autre côté de l'Atlantique!) et travaille avec l'entreprise CRISPR Therapeutics pour proposer au plus vite des thérapies fiables.

Des malades en profiteront, des financiers aussi, malheureusement !

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Publié par Lee Rony - dans j'ai lu Science
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:24

Jacques Tati – 1949 - 75'

Un village de province prépare sa fête patronale. Les enfants sont fous de joie et les adultes s'affairent alors que les forains montent leurs attractions. François, le facteur, offre à tout le monde son aide mais il a plus de bonne volonté que d'habileté ce qui rend son soutien problématique pour ceux qui en bénéficient.

C'est principalement sa participation à l'élévation du mât de cocagne qui fait sa fierté.

Le jour de la fête il est spectateur dans une baraque d'un documentaire sur la poste aérienne aux États-Unis. Pour lui c'est une révélation et un défi, il va faire sa tournée ''à l'américaine'', sur son vélo en guise d'avion.

C'est dire que malgré toute son énergie il y aura des différences et des difficultés inattendues.

C'est en 1943 que Jacques Tati et son ami et collaborateur Henri Marquet se réfugient dans une ferme de Sainte-Sévère-sur-Indre, où ils passent plusieurs mois. Pour rendre hommage à cette localité qu'il connaît bien Tati y tournera Jour de fête, reprenant son personnage de François le facteur.

 

Ce film aurait dû être le troisième film français en couleur de l'après-guerre, avec Le Mariage de Ramuntcho (1947) de Max de Vaucorbeil et  La Belle Meunière de Marcel Pagnol .

La société Thomson-Houston avait proposé à Tati un nouveau procédé, Thomsoncolor, pour lequel elle fournissait pellicule et assistance technique. À l'époque, le Technicolor n'était pas utilisé en France, le seul laboratoire européen se trouvait en Grande-Bretagne, et son coût était au-delà des possibilités des productions françaises de l'après-guerre.

Tati et son producteur Fred Orain acceptèrent l'offre de Thomson, mais sur les conseils du chef opérateur, Jacques Mercanton, les prises de vue en couleur furent ''doublées'' avec des prises simultanées en noir et blanc, ce qui sauva le film, puisque Thomson s'avéra incapable de tirer des copies couleur d'après le matériel original.

 

En 1988Sophie Tatischeff, monteuse et fille de Jacques Tati, et François Ede, chef opérateur, entament un long et minutieux travail de restauration et de montage à partir du matériel original, heureusement conservé. Le système optique qui permet d'obtenir la restitution des couleurs est reconstitué, et permet, plus de quarante ans après le tournage, de retrouver les couleurs d'origine.

 

Jour de fête existe donc dans trois versions différentes :

la version originale de 1949 disponible en version restaurée 1080p dans le coffret Jacques Tati L'intégrale(Studiocanal) depuis février 2014 (en DVD et Blu Ray) ;

la version de 1964 avec quelques plans nouveaux (présence d'un peintre dans le village), quelques plans coloriés au pochoir, une bande son réenregistrée et plus dynamique. C'est la version noir et blanc la plus connue (disponible en version restaurée 1080p en Blu Ray ainsi qu'en DVD).

la version en couleurs Thomsoncolor, restaurée, de 1995 avec un montage de Sophie Tatisheff, disponible en DVD / Blu Ray dans le coffret Jacques Tati L'intégrale (Studiocanal) en 720p. Elle utilise la bande sonore de 1964.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:42

名探偵コナン- Meitantei Konan, est un manga japonais créé en 1994 par Gōshō Aoyama et publié dans le magazine Weekly Shōnen Sunday. Il regroupe 85 volumes au Japon, 77, en France.

Shinichi Kudo est lycéen et détective, il a 17 ans mais collabore souvent avec la police. Alors qu'il se trouve dans un parc avec son amie Ran Mouri il surprend une conversation entre deux hommes habillés en noir et appartenant à une organisation criminelle inconnue. Malheureusement il se fait remarquer et les deux hommes pour le tuer l'empoisonnent avec du APTX 4869. Mais ce produit ne remplie pas son office, au lieu de le tuer il le fait régresser jusqu'à ses 7 ans.

Ayant recouvré sa conscience et ses moyens, Kudo se lance à la poursuite de cette mystérieuse organisation, pour agir discrètement il prend le nom de Conan Edogawa et puisqu'il paraît être un enfant réussi à être placé sous la tutelle de Ran Mouri dont le père, Kogoro Mouri, est détective. Il va à l'école primaire de Teitannote où il fonde un club de détectives juniors avec ses camarades de classe : Genta Kojima, Mitsuhiko Tsuburaya et Ayumi Yoshida. Agissant en tant que Conan il s'occupe des enquêtes de Kogoro Mouri qu'il met en transe avant d'usurper sa voix au moyen d'un noeud papillon électroque que le professeur Agasa inventa pour lui. Ce savant étant un des seuls à connaître sa véritable identité. Mouri étant un détective médiocre et passionné de courses qu'il suit à la télévision en buvant de la bière deviendra célèbre grâce au travail de Conan qui se cache derrière lui. Le fait qu'il ait oublié comment il résolut ses affaires lui fait parfois question, heureusement cela ne dure jamais.

Mais Conan n'est pas le seul à avoir pâti d'un effet inattendu de l'Apotoxine, la créatrice du poison, Shiho Miyano, qui travaillait pour l'Organisation des Hommes en Noir partagea cette conséquence après qu'elle se fut rebellée contre ses employeurs, ceux-ci ayant assassiné sa soeur. Parvenue à s'échapper elle prit le nom de Ai Habara et intégra l'école de Conan dont elle connaît l'identité et qu'elle aide dans son désir de retrouver les responsables de son état.

Ceux-ci ne restent pas inactifs pour autant, pour retrouver Shiho ils lancent à sa poursuite Vermouth, espionne experte dans l'art du déguisement qui lui permet de prendre n'importe quelle apparence jusqu'à s'approcher de Conan sans que celui-ci se doute de rien.

Conan va être enrôlé par le FBI et continuera ses enquêtes en même temps que sa poursuite des Hommes en Noir.

Les ''jeunes'' détectives sont un genre en soi au Japon, l'intérêt ici est la difficulté pour le héros de ne pas montrer des réactions incompatibles avec son âge apparent, surtout quand il se trouve en compagnie de Mouri Ran. Situations humoristique et énigmes parfois violentes, souvent intéressantes avec parfois quelques facilités et raccourcis, mais il en va ainsi dans toutes les séries policières. Le tout est mis en valeur par le graphisme alerte de Gōshō Aoyama. À lire comme on regarde un feuilleton, un à la fois, pour ne pas voir de trop près les ficelles d'écriture.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Manga Japon
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 07:40

Je me souviens, c'était... il y a si longtemps,

La nuit était glacée mais pas assez pour moi ;

Dans ma chambre l'ennui était toujours présent

Y avait fait son nid, s'y sentait comme un roi.

 

Parfois je le fuyais dans la drogue ou l'alcool,

Mais le sommeil était une piètre protection ;

Alors je m'en allais comme un oiseau s'envole

Sachant qu'il reviendra goûter à l'affliction.

 

J'ai finit par l'aimer puisque mon seul ami,

Le seul à m'écouter, le seul à me comprendre,

S'il me détruisait c'était petit à petit,

Me dévorant autant qu'il m'aidait à apprendre.

 

Je me souviens... mais il y en a plus pour longtemps,

S'endormir dans le froid n'est pas désagréable.

Ne plus pouvoir penser, rejoindre les absents,

Enfin pour chasser tout autant dieux que diables.

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:33

Zankyou no Teroru (残響のテロル ) - Shinichirō Watanabe – 2014

 

Nine et Twelve ne se ressemblent pas mais pourtant se sont assemblés. Le premier porte des lunettes et affiche un air sérieux en toute circonstance, le second est adepte de la plaisanterie et peu céder à ses pulsions. L'un fait tout pour être discret, l''autre ne semble pas connaître le sens de ce mot. Tous les deux sont lycéens et semble normaux, si ce n'est que leur occupation principale est de poser des bombes en plein Tokyo. Un passe-temps rare chez les adolescents !

Pour l'instant.

Ils sont également les personnages principaux, difficile de parler de héros ici, de la nouvelle série de Shin'ichirō Watanabe, connu pour ses réalisations précédentes, Cowboy Bebop et Space Dandy.

Histoire d'épicer la partie ils postent sur le net des messages où ils annoncent leur prochaine action. Le premier ne fut prit au sérieux qu'une fois l'attentat réalisé et la tour visée détruite.

Terror in resonance

Shibazaki est policier, affecté depuis une affaire difficile aux archives il reste intéressé par les derniers événements et il voit le film laissé par les néoterroristes. lui comprend l'énigme des sphinges : qu''est-ce qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir, il sait qu'il existe une autre réponse que celle habituelle voyant pour solution un être humain. Il appelle son supérieur, lui donne son avis, mais il est trop tard, l’explosion a lieu et détruit un commissariat alors qu'ils sont en communication. Shibazaki est réintégré et rejoint les policiers chargés de l'enquête en cours.

Il vient Hiroshima, il aime à réfléchir allongé sur un divan ! Pour tenter de prendre la main il profite d'un nouveau défi pour affronter et provoquer les terroristes. Il s'adresse à eux par télévision interposée, démontant la nouvelle énigme et permettant aux démineurs de trouver à temps la bombe et de la désamorcer. L'énigme, comme la précédente, fait appel à la légende d’Œdipe, sa vie, ses origines, sa fin. Après quoi il s'en prend à Nine et Twelve, les sommant de ne pas utiliser le plutonium qu'ils ont volé sans quoi ils le paieront cher.

Cette production se démarque par une représentation crédible de Tokyo, histoire d'en renforcer l'impact, elle est en prise directe avec le monde d'aujourd'hui, l’électronique, les réseaux sociaux, le net, on y parle de Tor, réseau permettant de surfer en toute anonymat, de drones et de bitcoins. Les policiers tweetent, regardent des vidéos. Toute l'histoire est liée au nouveau monde qui est le nôtre. Ou qui est censé l'être !

Nine et Twelve vont trouver une adversaire digne d'eux, Five, américaine et membre de l'I.S.A, un peu comme Raito et L dans Death Note. Duel d'intelligences, de capacité à se dissimuler avant de frapper. Jouer seul est sans intérêt. Une partie d'échec commencée il y a longtemps peut donc se poursuivre.

Mais Nine et Twelve ne sont pas seuls, au hasard d'une rencontre ils ont fait connaissance de Lisa, lycéenne martyrisée par les filles de sa classe, et lui ont mis le marché en main alors qu'elle se trouvait en situation difficile au moment du premier attentat : devenir leur complice ou mourir.

Elle a préféré la vie sauve, n'importe qui en eut fait autant.

Quelle est la motivation de ces deux adolescents, quel est leur but, pour autant qu'ils en aient un réel ? Des souvenirs les montrent dans un orphelinat, lieu où ils firent connaissance, et dont ils semblent les seuls à avoir survécus. S'agit-il d'une vengeance, du désir de réveiller un monde qui ne sait plus où il va, mais le sut-il jamais ?

Solitudes au pluriel d'individus jeunes et trop matures et lucides pour leur âge et qui s'associent pour survivre, trouvant dans la violence un moyen de survivre à celle qu'ils connurent.

Un conte sur la modernité, violent et cruel, sur une jeunesse qui ne semble pas, je n'ai pas vu tous les épisodes, concerné par je ne sais quelle revendication religieuse, encore que ce mot puisse recouvrir bien des significations.

Une très belle réalisation, des personnages intéressants bien qu'un peu schématique à la longue mais la présence de Lisa fait contrepoint à une volonté de secouer un monde qui peut n'être que l'expression de l'envie de s'éveiller en laissant derrière soi les cauchemars du passé.

Nine et Twelve sont-ils les seuls à poser des bombes, d'où viennent-ils et que vécurent-ils dans la ''colonie'' qui les poussa à un tel comportement ?

Quel était le but du projet Athena ? Quel est le but réel de Five ? Tout cela, et le reste, est à découvrir dans une série moins simple qu'on pourrait le croire.

Une fois de plus Watanabe fait appel, et s'en trouve bien, à sa compositrice habituelle : Yoko Kannoa.

Terror in Resonance est disponible en téléchargement et streaming légal sur Wakanim.tv.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Animation Japon
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 08:28

Quelqu'un passe devant ma porte, j'entends grincer le parquet...

Un bruit de pas qui s'arrête un moment puis continu en direction de la chambre de mes parents. Je voudrais ne pas écouter mais je peux m'en empêcher, ce bruit à peine audible résonne dans ma tête sans que je sache s'il est une promesse ou une menace.

Il cesse, devant la pièce où dorment mon père et ma mère, j'en suis sûr. C'est comme si je pouvais voir le son, s'il se transformait dans mon cerveau en images. Je vois une main sur la poignée qui lentement pèse sur elle pour ne pas faire de bruit, mais il est trop tard, moi j'ai entendu, moi je sais, moi je comprends.

C'est une ombre qui entre dans la pièce, ne disposant que de la lumière, faible, qui passe au travers des persiennes. Elle attend d'optimiser sa vue à cet environnement et avance.

Deux corps dans le lit et dans les mains de l'ombre deux seringues pleines d'un liquide incolore. Il s'approche de l'homme d'abord, quelques secondes pour préparer son geste, l'aiguille d'acier se fraie sans difficulté un chemin à travers la peau, le pouce appuie en même temps, le liquide se répand alors que la victime a tout juste le temps d'ouvrir les yeux, encore prisonnier du sommeil et déjà sous l'effet du produit chimique il n'a pas même le temps de comprendre ce qui lui arrive.

Encore moins celui de réveiller son épouse, laquelle subit trente secondes plus tard le même sort sans plus de capacité à réagir.

 

L'ombre s'assure que sa mission est remplie, n'a-t-elle pas été payée pour cela, pour éliminer, discrètement mes parents et me permettre d'hériter. Un placement pour elle qui pense sûrement à me faire chanter par la suite imaginant avoir un moyen de pression sur moi.

 

Mais la chimie n'a pas de secret pour moi. La seringue dans son cou contient le produit que les siennes recelaient, et pour cause, c'est moi qui les lui fournît. Il peut comprendre ce qui vient de se passer, imaginer ce qui va se produire, pas l'empêcher.

 

Nul ne retrouvera son corps, la terre absorbera ses restes, qui songerait à le chercher où je vais le mettre ? Me reste à retourner me coucher. Demain matin, ne voyant personne descendre j'irai réveiller mes parents et découvrirai leurs corps. Leurs décès sembleront naturels bien que sans explication. À vouloir trop bien faire les choses on ne peut que commettre des erreurs. Inutile de vouloir imaginer d'avance des réponses à des questions qui ne sont pas encore posées.

 

Étrange... quelque chose m'a réveillé, un bruit, comme un plancher qui grince, juste devant ma porte.

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:15

Kingsman : The Secret Service – Matthew Vaughn – 2015 - 129'

Durant une mission au Moyen-Orient, l'espion britannique Harry Hart fait une erreur en ne voyant pas la grenade qu'un prisonnier dissimule, pour protéger l'équipe, Unwin, un de ses agents se jette sur elle, encaisse l'explosion et sauve ses partenaires.

Lorsqu'il rentre en Angleterre il rend visite à la veuve de son collègue mais ne peut lui révéler ce qui s'est réellement passé, ni où, ni quel était le métier de son mari. Tout est classifié !

Il confie une médaille à la jeune femme, qui la refuse, finalement il la confie à Gary, surnommé ''Eggsy'', le fils de son ami, lui précisant qu'au dos de celle-ci il y a un numéro qu'un jour il pourra appeler s'il a vraiment besoin de quelque chose, en donnant le code afin d'être reconnu.

Les années vont passer, Hart continue ses missions régulièrement, avec succès puisqu'il est toujours vivant. Un jour pourtant un autre de ses partenaires est tué, littéralement coupé en deux, dans le sens de la hauteur. Celui-ci intervenait pour libérer James Arnold, un savant spécialiste du changement climatique, enlevé dans un but encore inconnu par un milliardaire de l'Internet.

Eggsy est devenu un jeune homme, il a maintenant 17 ans, mais sa vie ne s'est pas réellement amélioré, sa mère vit avec une espèce de vieux chef de gang qui n'hésite pas à la frapper et à tyranniser la famille. Le jeune homme supporte la situation comme il peut mais un jour il n'en peut plus et emprunte la voiture d'un des membres du gang, s'amuse avec, fini par faire la course avec la police avec pour conséquence qu'il a un accident et qu'il se retrouve en prison. Non sans avoir demandé à ses amis de filer pour qu'ils ne soient pas pris eux aussi.

Dans la salle d'interrogatoire le flic qui l'interroge le menace de 18 mois d'emprisonnement, mais Eggsy a une autre idée, et puisqu'il a droit à un coup de fil, et qu'il porte en médaillon la médaille autrefois donné par cet homme qu'il n'a jamais revu, il décide de l'utiliser.

Ce qui lui permet de se retrouver libre quelques minutes plus tard.

C'est toujours bien d'avoir des relations !

Quand il sort c'est le même homme qu'il rencontre, lequel lui demande s'il veut faire quelque chose de sa vie, quelque chose de bien, l'important n'est pas le milieu d'où il vient mais sa volonté de s'en sortir.

Après tout Eggsy n'a rien à perdre n'est-ce pas ?

Il va découvrir quel était le véritable métier de son père. Il était un Kingsman ! Au début du XIXè siècle fut décidé la fondation d'une organisation luttant contre le mal mais indépendante des états et de leur bureaucratie, elle naquit des premiers Kingsmen, tailleurs des rois, présidents et autre puissants de l'époque, dont le centre est situé, justement, dans une boutique.

Eggsy va avoir du mal à comprendre et admettre ce qui se passe, mais finalement il s'y fera et sera intégré à un groupe d'aspirants agents. En effet quand un membre meurt, chacun portant le nom d'un des chevaliers de la Table Ronde, il importe de le remplacer. Une sélection est donc lancée, un seul sera choisi, les autres devront rentrer chez eux...

le chemin ne sera pas simple pour Eggsy, l'adversaire est de taille, néanmoins puisque nous sommes dans une parodie de James Bond la fin ne fait pas de doute. Du reste les principaux adversaires aiment les vieux films d'espions aux scenarii improbables.

Ce nouveau héros aura-t-il une postérité à la hauteur de son illustre devancier ? L'avenir et le succès le diront !

Amusant de retrouver Colin Firth dans un rôle loin de ceux qu'il tenu jusque-là, toujours chic mais plus physique. Comme quoi, l'un peut aller avec l'autre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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