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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 07:23

Dossier pour la Science N 86 – Janvier – Mars 2015

L'homme descend du singe, dit-on, la femme aussi par conséquent, et certaines eurent la bonne idée de consacrer leur vie à s'intéresser à nos cousins. Un brelan de dames influencé par le primatologue Louis Leakey et ainsi surnommées les ''Anges de Leakey''.

Dian Fossey, assassinée le 27 12 1985 qui dédia sa vie aux gorilles des montagnes dans le massif des Virunga, au Rwanda. Jane Goodall qui vécu plus de 50 ans en compagnie des chimpanzés du parc de Gombe en Tanzanie et Birutė Galdikas qui étudie les orangs-outans, principalement à Bornéo depuis 1970. Leurs travaux nous permirent de mieux connaître les grands singes jusqu'alors considérés comme stupides, violents, cruels... bref, comme des homo sapiens banals. D'autres leur succédèrent pour améliorer encore la connaissance que nous avons de nos cousins.

Pourtant ils ne furent jamais plus menacés, le braconnage, la déforestation et le trafic continuent et mettent leur survie en danger. Si rien n'est fait ils pourraient avoir disparu en 2050.

La frontière nous séparant des grands singes, principalement des chimpanzés, se dilue.

L'histoire des grands singes

Jean-Jacques JAEGER

Autrefois les grands signes vivaient sur toute a Terre à l'exception de l’Amérique. L’Europe en abrita plusieurs espèces, en Asie un grand signe de près de trois mètres fut peut-être à l'origine du Yéti. Si trois espèces subsistent les fossiles nous en présentent 40. La parenté entre singes et homos fut longtemps refusée, elle l'est encore par quelques idéologies obsolètes mais les arguments scientifiques à l'appui de cette relation sont écrasants en nombre et en qualité. De fait, les taxonomistes regroupent au sein des hominidés, les hommes, les chimpanzés et les gorilles, la comparaison de leur ADN permit de retracer leur chemin commun.

L'un des défis de la paléoprimatologie est de trouver l'ancêtre commun au sapiens et au chimpanzé. Chercher des caractéristiques anatomiques intermédiaires est tentant mais l'évolution en mosaïque condamne cette idée. Il est aussi possible de s'inspirer de l'anatomie des formes phylogénétiques plus éloignées, gorilles, orangs-outans, gibbons, mais cette piste ne mène nulle part.

Reste l'analyse de la documentation paléontologique de ces grands singes pour reconstituer leur histoire et celle de leurs caractères anatomiques !

Toumaï (Saheloanthropus tchadiensis) est le premier homininés. Âgé de 7 millions d'années il témoigne de l'ancienneté de la séparation humains chimpanzés et d'une probable bipédie. Aucun fossile de ces derniers n'est venu aider à reconstituer leur histoire, sinon quelques dents identiques à celles des chimpanzés d'aujourd'hui. L'absence d'ancêtres de chimpanzés et de gorilles reste une énigme. En revanche l'évolution de nos cousins asiatiques, les orangs-outans est bien documentée et avec les fossiles d'autres grands singes disparus peut nous aider à en découvrir davantage. Le registre fossile africain témoigne d'une différenciation progressive des premiers grands singes entre 30 et 25 millions d'années. Ces primates, les proconsulidés ont été découverts en Afrique de l'Est et représentent les premiers grands singes dépourvus de queue, les hominoïdes, vivant dans la forêt tropicale et ses lisières et se nourrissant de fruits. Les proconsulidés vont se distinguer par une plus grands flexibilité des membres et une meilleure capacité de préhension des mains et des pieds. Essaiment en Afrique pendant au moins 10 millions d'années ils vont donner naissance à de nombreuses formes de singes, des plus petits aux plus grands mais furent-ils les ancêtres des hominidés ? Rien n'est moins sûr, comme il semblent qu'ils ne soient pas davantage à l'origine des grands singes africains actuels. Force est donc de chercher ailleurs !

Les changements géographiques et climatiques conduisirent à la dispersion hors d'Afrique des premier hominoïdes. La plaque africaine emboutit la plaque eurasiatique, fermant une branche de la Téthys, produisant de nombreuses chaînes de montagnes et ouvrant une voie terrestre entre l'Afrique et l'Eurasie. Venant d'Asie de nombreux immigrants colonisèrent l'Afrique pour la première fois : des ruminants, girafidés, cochons, félidés et les premiers grands singes représentés aujourd'hui par deux groupes distincts, les hylobatidés et les pongidés. Les premiers sont petits, adaptés à la suspension et la locomotion arboricole avec un faible dimorphisme sexuel, mais aucun fossile n'a encore été découvert en Asie, les autres, les orangs-outans, de grands tailles, avec un dimorphisme sexuel important et une évolution qu'il est possible de retracer depuis le Sivapithecus.

Les autres Sivapithecus ont disparu au moment de la forte diminution des milieux forestiers il y a, environ, 8 millions d'années. Parmi les branches éteintes de Sivapithecus, le Gigantophithecus, évolution différente d'une espèce de Sivapithecus acquit les dimensions d'un géant, le Khorapithecus, plus proche des orangs-outans, le Lufengpithecus, des hauts plateaux de Chine du Sud. La découverte en Turquie de l'Ankarapithèque témoigne de l'expansion des pongidés au Miocène supérieur.

En revanche les grands singes qui vinrent en Europe sont d'origines africaine. Comme le Dryopithecus, le singe des chênes, mis au jour dans une carrière proche de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. La plupart des fossiles de grands singes européens a été trouvé en France, en Espagne, en Hongrie et en Grèce. Outre le Dryopithecus trois formes ont été identifiées : l'Anoiapithecus, le Pierolapithecus et l'Hispanopithecus. Toutes pourraient être réunies dans l'ordre des dryopithécidés.

La modification du climat en Europe, occidentale et centrale, entraîna la disparition des forêts tropicales et des grands singes, en Europe orientale quelques grands singes purent s'adapter à un milieu plus ouvert et saisonnier. Comme l'Ouranopithecus, rattaché au groupe des dryopithécidés mais possédant des caractères que l'on retrouve chez l'homme.

Rien n'indique un lien avec la lignée humaine débutant avec Toumaï.

Dernière forme, l'oréopithèque qui vécu en Italie (alors une île) entre huit et neuf millions d'années.

Ces dryopithécidés sont-ils frères des hominidés africains ou des pongidés asiatiques ? Le débat reste ouvert.

2 autres formes, mal connues, de grands singes peuvent prétendre au statut d'ancêtre potentiel des hominidés. Le Griphopithécus, connu en Turquie, Allemagne et Slovaquie, dont les dents présentent des similarités avec celles des hominidés et le Kenyapithecus, mis au jour sur le site de Fort Ternan, au Kenya et en Turquie dont certains caractère le rapprochent des hominidés. Sa présence en Eurasie renforce l'hypothèse selon laquelle l'ancêtre commun des hominidés africains aurait évolué hors d'Afrique avant d'y retourner pour donner naissance aux hominidés actuels.

Diverses hypothèses s'affrontent, reposant sur des éléments fossiles épars, autant d'indices mais aucune preuve. Il en est sans doute qui, dormant au cœur de sédiments ou de roches, attendent d'être découverte. Peut-être pour réfuter les idées avancées jusque-là.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 07:15

Run All Night - Jaume Collet-Serra – 2015 - 114'

Jimmy Conlon est un tueur à gage à la sorte de son ami de toujours, avec lequel il a grandit et fait les 400 coups, et bien plus, Shawn maguire. Les années ont passées et il ne doit qu'à son amitié avec le chef de gang de pouvoir vivoter et, surtout, de pouvoir boire autant qu'il le souhaite pour tenter de noyer les fantômes de son passé. Lui qui fut surnommé ''le fossoyeur'' est aujourd'hui en bute à la culpabilité.

Danny Maguire est le fils de Shawn, il cherche depuis longtemps à prouver sa valeur et s'est acoquiné avec des Albanais qui voudraient vendre leur héroïne dans la zone que contrôle Shawn. La rencontre a donc lieu mais se passe moins bien que les Albanais l'avaient souhaité, Maguire refuse la proposition qui lui est faite, et la somme, coquette, qui lui est proposé. Inutile de dire que ses vis-à-vis le prennent mal et en veulent à Danny qui s'était engagé à ce que son père soit d'accord, il avait même été payé pour cela. Les Albanais lui demandent donc de rembourser l'argent engagé, ce qu'il accepte. Rendez-vous est pris pour le soir.

À l'heure dite les débiteurs demandent une limousine pour aller à leur rendez-vous, discutent un moment avec Danny avant que ce dernier ne leur remette un sac, qui s'avérera rempli d'argent de monopoly. Ce qu'ils prendront mal, avant de se faire abattre par Danny qui, incapable de rembourser, devait faire quelque chose.

Petit problème le chauffeur de la limousine a vu ce qui s'était passé, Danny se sent donc obligé de l'abattre pour ne pas laisser de témoin, autre problème, plus important, ce témoin n'est autre que le fils de Jimmy Conlon, et bien que les relations entre les deux hommes soient réduites ce dernier n'entend pas laisser son enfant se faire descendre comme ça car, bien que Shawn ait demandé à son fils de ne rien faire celui-ci ne peut s'y résoudre et veut absolument tuer Mike Conlon.

Mauvaise idée, c'est lui qui se fera descendre, d'une balle dans la gorge.

Après quoi Jimmy appellera son ex-ami pour lui apprendre la nouvelle, c'était bien à lui de le faire. Ce que Maguire prendra mal, ce qui est compréhensible, il veut donc se venger, non pas en tuant Jimmy, mais en abattant son fils.

La nuit promet d'être longue, Jimmy va tenter de négocier, s'offrant pour sauver son fils, proposition refusée, dès lors ne lui reste qu'à se retourner contre son ami et employeur. Peu importe qu'il soit âgé, alcoolique et au bout du rouleau, il va faire preuve d'une endurance méritoire pour tenter de renouer avec son fils qui lui en veut pour le passé, pour ce qu'il vécut, pour ses crimes, pour la mort de sa mère que Jimmy laissa tomber.

Comme quoi il n'est jamais trop tard pour faire quelque chose et se rattraper.

Même vis-à-vis de son vieil ennemi, l'inspecteur Harding, qui lui court après depuis trente ans et ne cesse de lui demander combien de victimes il fit et quels étaient leurs noms.

Liam Neeson a entamé, sur le tard, une seconde carrière, grâce à Taken et au succès de cette trilogie. Ce film-là respecte les codes du genre, la rédemption du vieux tueur qui veux sauver son fils pour tenter d'équilibrer la balance ; il fait ce qu'il peut pour ne pas être ridicule dans les scènes d'actions, il est largement plus âgé que Jimmy, mais la question n'est pas là. Reste un spectacle sans surprise, bien fait, rythmé jusqu'au bout. Idéal pour passer un moment à regarder des règlements de compte, des coups de flingue et une fin... que je vous laisse imaginer, ça ne demande pas un gros effort.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:12

On ne peut être mort que durant ce que l’on nomme vie.

Avoir toujours échappé au mal n’est pas un bien.

Je me veux d’autant plus faible pour ne pas accéder à ma force.

Le risque c’est, peut-être, de n’en pas courir.

Je prends appui sur les œuvres des autres penseurs, le temps d’explorer les moules qu’ils formèrent.

Ne pas écrire pour être lu est une forme de lâcheté.

Ce qui différencie le pervers du vicieux c’est que le premier sait prendre des risques à la mesure du plaisir qu’il veut !

Le problème que je parais avoir n’est pas dans mes défauts mais dans l’emploi de mes qualités.

Vouloir apprendre à un tueur en série à aimer c’est comme vouloir apprendre à un paralytique à courir.

La normalité est un asile aux dimensions de la société.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:06

Neill Blomkamp – 2015 – 120'

Johannesburg connaît une criminalité galopante contre laquelle les moyens habituels se révélèrent inefficaces, dans le but de changer les statistiques les dirigeants de la ville décident d'utiliser les robots mis au point par la société d'armements Tetravaal, dirigée par Michelle Bradley mais réellement conçus par Deon Wilson, lequel pu leur donner une esquisse d'intelligence artificielle dans un corps résistant et rapide. Leur efficacité permet à la police de remporter de nombreux succès et de mettre fin aux agissements de plusieurs dizaines de bandes criminelles.

Parmi celles-ci intéressons-nous à celle composée de Amerikano, Ninja et Yolandi. Triplette dont l'efficacité n'est pas à la hauteur des ambitions, ce qui leur vaut une dette de 20 millions de rand auprès d'un autre gangster, bien trop dangereux pour l'oublier.

De son côté Deon travaille sur son programme. Il ne lui suffit pas d'avoir créer un système sophistiqué capable de mimer les activités humaines, il veut une véritable conscience.

Ambition qui n'est pas au-dessus de ses moyens, après de nombreux essais infructueux il parvient à son but, aidé par sa consommation régulière d'une célèbre boisson énergisante, laquelle ne m'a pas payé pour que je la cite ici. Ce résultat acquit il lui faut le vérifier en le testant, aussi va-t-il demander l'aide de sa patronne. Laquelle va la refuser, ça n'entre pas dans les objectifs d'une société fabriquant des armes !

Deon ne va pas en rester là, après un moment d'hésitation il suit le conseil d'une affiche lui recommandant de ne pas se laisser gratter par la vie. Il prend son courage à deux mains et va ''emprunter'' dans les locaux de Tetravaal un robot gravement endommagé pendant une mission et subtiliser la clé permettant de modifier le programme de la machine. Il prend le tout, le charge dans son véhicule et prend la direction de son domicile. Il n'avait pas prévu que la trio que nous avons vu plus tôt avait eu l'idée de l'enlever pour lui ''demander'' comment arrêter le fonctionnement des robots.

Nos quatre personnages vont donc se rencontrer, brutalement.

Mis au pied du mur, littéralement, et violemment frappé, Deon affirme à ses ravisseurs que leur exigence est impossible, il n'y a pas d'interrupteur qui éteindrait les robots comme de simples lampes. Quand ceux-ci découvrent le contenu de sa voiture il doit leur avouer son projet : implanter une véritable conscience dans le N° 22. ils n'y croient pas et menacent de le tuer mais il est convaincant. Une idée va donc germer dans l'esprit des criminels, pourquoi ne pas utiliser une machine pour lutter contre d'autres ? Mais Deon leur affirme que ça n'est pas possible, la conscience implantée le robot serait comme un enfant auquel il faudrait tout apprendre.

Parfait pour Ninja qui voit là un complice sur-mesures.

L'expérience va fonctionner et dépasser les espérances de Deon. Il ne sera plus question de 22 mais... justement, quel nom lui donner ?

C'est Yolandi va trouver son nom Chappie, suivant l'expression anglo-saxonne ''Happy Chappie'' à l'image de notre ''Relax Max''.

Chappie a tout a découvrir mais le milieu dans lequel il se trouve n'est pas le plus favorable à son éducation, il va prendre les tics de ses ''parents'', Yolandi sera sa ''maman'', Ninja son ''papa'' et Deon son ''créateur'', il va connaître bien des vicissitudes à cause des méthodes de son ''père'' qui veut qu'il apprenne vite, l'échéance du remboursement approche...

Chappie est intelligent, rapide, efficient, mais naïf, comme peut l'être un enfant qui ne peut que croire ses ''parents''. Sans oublier Vincent Moore, autre ingénieur, et ancien militaire, dont le projet à l'intérieur de Tetravaal a souffert de sa concurrence avec celui de Deon, il faut dire qu'il voit grand et imagine un robot géant, guidé par un opérateur au moyen d'un casque neuronal, et capable d'affronter seul une (petite) armée. Celui-ci a suivi son concurrent et est prêt à tout pour que son projet soit promu.

 

Autre souci pour Chappie, endommagée dans un combat sa batterie ne peut être remplacée ou rechargée, le temps lui est compté et la mort est un concept qu'il comprend. Une vie courte qui lui suffit pour découvrir le pire de la nature humaine : bêtise, violence, appât du gain, mensonge... Lui ne connaît pas tout cela pas plus qu'il n'en voit l'utilité. Heureusement face au danger le meilleur vient parfois de qui on ne l'attendait pas, et Chappie peut utiliser son intelligence et sa conscience en même temps qu'aux capacités nées de la science.

 

Blomkamp ne manque pas d'imagination et de maîtrise, son Chappie est simpliste mais attachant, il oppose l'intelligence artificielle à la méchanceté naturelle sans que celle-ci soit irrémédiable en même temps qu'il propose une fusion possible entre créature et créateur. Y voyant une promesse quand Vincent Moore ne voit qu'un affront au Créateur alors qu'il ne voit pas ainsi ses crimes.

 

Deux heures de spectacle, de bons et de méchants qui s'affrontent et une fin positive. Qu'en sera-t-il dans la réalité quand naîtra une IA digne de ce nom, sera(it)-elle aussi sympathique que celle de Chappie ? Impossible de le dire. Qui sait si même elle n'existe pas déjà, à l'image de l'intelligence naturelle elle saurait qu'il est vain de se montrer et que le troupeau est là pour lui permettre de vivre.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:04

Cock Pitt hésita un long moment en regardant le couteau ensanglanté. Le rapport du légiste était clair : sang humain.

L'arme avait été retrouvé dans la mer de la tranquillité. Depuis que la base lunaire avait été inauguré en 2080 c'était la première fois qu'une telle chose arrivait, et il fallait que cela tomba sur lui, à 3 mois de la retraite, alors que sa maison sur Phobos venait d'être terminé.

Il passa sa journée à se promener, interrogeant les passant, tous répétèrent qu'ils n'avaient rien vu, ni entendu, pas même un klaxon, les avertisseurs n'étaient plus sonores depuis longtemps et l'ordinateur réglant les déplacements de chacun ne rapportait aucune présence en ce lieu depuis longtemps. De plus un objet de ce genre n'était plus utile depuis que la nourriture était en pastilles ou en gélules.

L'idée lui vint alors de faire dater la découverte, le carbone 14 balança ''2011'', sa première piste, ce ne pouvait être qu'un individu né avant que les puces bio GPS ne soient implantées dès la naissance.

Quelques instructions à son smart phone de dixième génération, la onzième ne demanderait même plus d'assistance humaine, un geste à un taxi magnétique et il se retrouva devant le seul asile de la cité.

On l'introduisit dans une petite chambre, B 52 indiquait l'étiquette sur la porte ; au mur une toile d'Utrillo attira son attention, la seule touche de couleurs de la pièce.

Un homme l'attendait, sur son visage les années avaient tracé de nombreux sillons, il souriait en offrant une boisson à son visiteur. L'inspecteur Pitt bu le thé, refusa les cachets ''goût croissant'' que lui proposa son hôte.

- Je devine pourquoi vous êtes là, dit ce dernier, vous l'avez trouvé.

L'enquêteur hocha la tête ''Je vous écoute'' dit-il.

- Cela remonte loin, murmura le vieillard, c'était un vendredi, il y avait entraînement grammatical comme d'habitude, c'était dur, le chef, le caporal Fab 000 fut encore plus impitoyable que d'ordinaire... Je n'ai pas pu résister, un couteau traînait, je l'ai égorgé avant de découper son corps pour le disperser. Les rats ont dus se délecter.

- Pourquoi jeter le couteau maintenant ?

Mais, parce que, depuis hier ce crime est prescrit... Je vous ressers du thé ?

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 07:57

Science et vie N° 1166 – Novembre 2014

                                       Trous noirs

Un article d'Emmanuel Monnier

Nous avons tous entendus dire, sans que nul ne l'ait jamais vu, que les trous noirs aspiraient tout et que leur forte densité retenait même la lumière. Une nouvelle théorie, basée sur des calculs associant quantique et relativité, suggère qu'elle ressurgirait sous forme d'immenses ''fontaines blanches''.

L'incapacité de la lumière d'en sortir nous rendrait aveugle à la réalité de ce qui se passe au cœur des trous noirs, l'un après l'autre ils pourraient libérer la matière et la lumière qu'ils avaient engloutis.

Pour surprenant que cela puisse paraître les calculs de Carlo Rovelli, chercheur au Centre de physique théorique de l'université Aix-Marseille, donnent de la crédibilité à cette possibilité.

La relativité générale nous a décrit la genèse d'un trou noir : étoiles qui après avoir consommé leur énergie s'effondrèrent sur elles-mêmes, concentrant leur matière en une boule si petite que l'espace-temps se courbe autour d'elle.

La question posée par Rovelli est donc : Tout tombe dedans, mais pour aller où ? Densité et courbure de l'espace-temps devenues infinies vont-elles finir par annihiler la matière. Carlo Rovelli propose son explication, matière et lumière exploseraient, transformant le trou noir en trou blanc.

Ce prodige est interdit par la relativité générale, hors ici ce n'est plus elle qui a la parole mais sa rivale, la mécanique quantique, qui régit l'infiniment petit et qui est formelle : il n'est pas possible de concentrer la matière au-delà d'un certain point. Lorsque la masse de l'étoile initiale est réduite à un volume inférieur à celui d'une petite molécule, elle atteint la limite de Planck. Les théories de la gravitation quantique prédisent qu'alors apparaît ''l'étoile de Planck'', une force s'opposant à toute nouvelle compression, créant un mur quantique infranchissable contre lequel la ''boule'' rebondit comme un ballon. ''Facile de calculer comment une balle va remonter : il suffit de prendre l'inverse de sa chute'' explique Carlo.

Un peu comme si on repassait le film à l'envers.

L'idée est plaisante mais un astrophysicien ne peut s'en satisfaire, il a besoin d'en démontrer mathématiquement la véracité en réunissant l'effondrement et le rebond. ''À notre grande surprise nous nous sommes aperçu que c'était possible'' explique Rovelli, les équations de la mécanique quantique prennent un court instant et sur une région limitée le relais de la relativité générale. La métrique du trou noir devient alors celle d'un trou blanc ; le tour est joué !

Maintenant direz-vous : pourquoi n'a-t-on encore jamais surpris de trou blanc en plein jaillissement ? La question est justifiée et l'explication est simple : le temps à l'intérieur du trou noir et celui à l'extérieur sont différents. Une milliseconde d'un côté, plusieurs milliards de l'autre côté.

''Reste à décrire ce qui se passe au niveau microscopique en se basant sur une théorie de la gravitation quantique. Ce modèle n'y parvient pas encore'' précise Iosif Bena. La possibilité existe de détecter de telles explosions venues de mini-trous noirs, ceux-ci perdent constamment une partie de leur masse à cause du phénomène d'évaporation de Hawking. ''Le modèle de Carlo Rovelli implique que cette évaporation soit arrêtée par une explosion qui va en libérer la masse'' explique Aurélien Barrau. Laquelle libérerait un flot de photons dont l'énergie serait accessible aux instruments actuels.

Cela reste encore à prouver, mais quand je lève les yeux pour regarder l'Univers je me dis que je pourrais surprendre ce phénomène. S'il faut patienter quelques milliards d'années je suis d'accord.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 07:50

Jacques Tati – 1953 - 85'

Les beaux jours sont là et les vacances avec eux. M. Hulot, sa pipe, et la chose branlante et bruyante lui servant de véhicule arrivent en Bretagne. Il a loué une chambre dans un coin tranquille. Du moins qui était tranquille avant qu'il n'arrive. Dès son arrivée les catastrophes commencent, malgré sa serviabilité et son désir de bien faire il est d'une maladresse incroyable et sème la pagaille sur son chemin, dans l'hôtel autant que dans la vie des autres pensionnaires qui, eux, étaient là pour un calme difficile à trouver quand M. Hulot écoute du jazz à fond dans sa chambre.

Peut-il y avoir pire ?

Mais une vieille anglaise apprécie sa compagnie.

Tati dessine la plupart des types de vacanciers possible et place M. Hulot en contrepoint de chacun pour tirer de leur interaction un effet burlesque et comique. Une belle femme, une bourgeoise, un vieux couple où monsieur s'ennuie en tentant de le cacher à son épouse qui fait semblant de ne pas s'en apercevoir. Qui sait si elle avait vraiment envie d'être là ! L'homme d'affaire qui n'ose pas s'éloigner du téléphone, à l'époque le portable n'existait pas sans quoi Tati s'en fut sûrement servi. Le serveur maladroit que le patron épie en attendant sa future catastrophe et en maugréant. Les scènes se suivent comme un enchaînement de sketchs, celui de la serviette, celui du canoë cassé en deux, celui de l'enterrement... dont personne ne sort mis à mal. Ce n'est pas le style du réalisateur qui privilégie la poésie et la finesse, raison pour laquelle je pense avoir du mal à m'y intéresser, à me sentir concerné par l'un où l'autre côté. M. Hulot aime jouer au ping-pong avec un enfant, comme Tati semble le faire avec le spectateur, pour ma part j'ai tendance à regarder passer la balle.

Visible ici.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:48

J'ai exploité les mots en vampire assoiffé,

Avant de découvrir une autre voie possible,

Des couleurs, des pinceaux, et la toile étalée,

Attendant patiemment, sage comme une cible.

 

Question d'inspiration, laisser l'imaginaire

Surpasser la pensée histoire d'être surpris ;

Quand l'esprit spectateur ne sait ce qu'il espère,

Il sera étonné par ce qu'il a appris.

 

Mes mains sont rassurées de n'être qu'instruments

Au service d'un vouloir qui leur est étranger ;

Non plus qu'il m'appartient de poursuivre autrement,

Pantin qui ne peut voir qu'il se met en danger.

 

Avais-je imaginé de pouvoir fuir ainsi,

Qu'un endroit existait suffisamment lointain

Où son regard jamais ne viendrait lui aussi,

Moqueur et sans pitié, m'indiquer mon destin ?

 

Où que je veuille aller, quelque action que j'engage,

Son image est gravée à l'endroit le plus sûr,

La pensée, le dessin, les mots... je suis en cage,

Elle est dans mes poèmes comme dans ma peinture.  

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:41

   Science et Vie N° 1166 – Novembre 2014

De la vie sous la glace

                                                                          Boris Bellanger

John Priscu, professeur de microbiologie à l'université du Montana, revint en 1984 de l'Antarctique avec la certitude que ce continent ne pouvait être stérile. ''Pour moi cela n'avait pas de sens, il devait y avoir de la vie au cœur de cet enfer blanc !''

Il attendit trente ans avant d'en apporter la preuve.

Jusque-là les recherches de vie dans les profondeurs de la calotte glaciaire avaient vu se succéder annonces éclatantes et cruels démentis. Priscu lui-même y participant avant d'atteindre son but. Ainsi en 1999 il avait affirmé avoir trouvé des bactéries dans de la glace prélevée au-dessus du lac Vostok, enfoui sous 4km de glace, la suite avait prouvé qu'elle venait d'une contamination des échantillons par le fluide de forage.

Apprenant de cet échec il passa six années à mettre au point une technique de forage ultrapropre à base d'eau chaude stérilisée et en choisissant une cible plus facile que Vostok, le lac Whillans, lentille d'eau de 60 km2 et de moins de 10 m de profondeur.

4 jours suffirent pour percer les 800 m de glace dominant le lac Whillans, et quelques heures pour remonter des échantillons d'eau liquide et de sédiments des entrailles de l'Antarctique.

Les premières analyses démontrèrent que cette eau abritait bien de la vie, et même une vie abondante, 130 000 cellules par millilitre d'eau. Une densité équivalente à celle que l'on observe dans les grands fonds océaniques.

Cette fois les précautions semblent avoir été suffisantes pour ne pas connaître de désillusion dans le futur. Cette fois, confirme Jean-Robert Petit, du laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble, le signal est net, il n'y a pas de contestation possible : la vie est bien là !

Une vie nombreuse et diverse, le séquençage génétique des micro-organismes découverts met en évidence près de 4000 espèces différentes de bactéries et d'archéobactéries proches de celles que l'on peut trouver dans les grands fonds. À 800 m sous la glace, comme au fond des océans, il est impossible de bénéficier de l'énergie du soleil. ''Dans cet écosystème sous-glaciaire, il faut des organismes qui occupent le rôle fondateur joué à la surface par des organismes photosynthétiques'' explique Brent Christner.

Quid de l'origine de cette vie ? Est-elle venue par le haut ou vint-elle de bactéries présentes dans les sédiments tapissant le fond du lac ?

La réponse viendra peut-être de l'exploration des autres lacs. Ils permettront de dresser un portrait de ces écosystèmes. La quête de la vie sous l'Antarctique ne fait que commencer.

Un jour cette technique pourrait être utilisé pour explorer les lunes de Jupiter à un milliard de kilomètres de la Terre. Non seulement le monde est petit mais l'Univers aussi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:28

Hart Hanson – 2015 – Fox

House est une date dans l'histoire des séries en mettant en valeur un ''héros'' intelligent, doué, cynique, moqueur et méprisant, bref accumulant les avantages quand les autres sont des benêts illustrant les valeurs et la morale d'une société faisant semblant de croire que ce sont des qualités.

Backstrom ressemble donc à House, mais d'assez loin pour qu'il ne soit pas possible de s'y tromper. Adapté des romans du suédois Leif G.W. Personn le détective Everett Backstrom est un policier doué, efficace, mais anti conformiste, il est aussi sale, alcoolique, machiste, provocateur, ignorant des règles de savoir-vivre, voir même de la plus élémentaire politesse.

Bref le policier est brillant, l'homme est un gros con. Du moins en apparence, puisqu'il ne faut jamais se fier au apparence avant de s'en être approchées afin de voir au travers les réalités qu'elles cachent. Sa carrière aurait dû connaître un autre développement si ses errements personnels n'avait conduit celle-ci à ce qui ressemble à un cul de sac, et à un état de santé qui le contraint à être suivi par un médecin qui n'a de cesse de lui dire qu'il doit impérativement mettre un terme à ses excès, sinon il y sera contraint d'une manière plus définitive. Ce que Backstrom veut bien croire mais ce n'est pas son problème, il se contente de vivre l'instant, et si celui-ci devait être le dernier cela ne paraît pas l'inquiéter.

Mais paraît seulement.

Un série policière répond pourtant à certains codes, son comportement est accepté par ses collègues, comme House, qui savent qu'il est génial, et couverts par ses supérieurs, dans la limite du raisonnable, pour la même raison. Quand il semble en transe, se mettant à la place de la personne qu'il interroge en disant ''Je suis... (l'accusé), j'ai fait ceci, cela, pour telle et telle raison, il est difficile de ne pas être fasciné par son raisonnement qui semble suivre le fil invisible d'une vérité encore inaccessible aux autres.

Rainn Wilsonne s'est amusé à composer un personnage sur mesure, l’œil bas, mal rasé, portant aussi souvent que possible un anorak rouge, buveur, fumeur, jamais coiffé, j'en passe et des meilleures. Il suffit de l'observer alors qu'il ronfle après quelques bières pour fêter le succès d'une enquête alors que ses collègues se retrouvent dans un bar pour fêter ça.

Son équipe disparate mais complémentaire, lui est tout dévoué et le couvre quand il ignore les règles de la procédure, qu'importe puisqu'il finit toujours par mettre la main sur le criminel.

Le principe de la série est intéressant, la distribution bien choisie et la réalisation correcte, le tout sauve des scénarios qui ont du mal à échapper à la banalité. On le sait, ce sont rarement eux qui nous font regarder telle ou telle série. Backstrom est prometteur et prouvera, si l'audimat lui prête vie qu'il vaut mieux que l'image qu'il se plait à donner.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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