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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 06:20

HJH

  


Hur Jin-ho
허진호 est un réalisateur et scénariste sud-coréen né le 08 août 1963 à Jeonju en Corée du sud. Il suit ses études à l'université Yonsei dont il sort diplomé en philosophie. Il étudie le cinéma à la Korean Academy of Films Arts. C'est alors qu'il réalise son premier court métrage en 1993 : For Go-chul (Go-cheol eul wihayeo), lui même avoue ne pas en avoir de copie !



Par la suite il réalisera :

 

Christmas in august : Jung-won (Han Suk-kyu) est un jeune photographe atteint d'une maladie incurable en phase terminale, néanmoins il continue à mener une vie normale jusqu'au jour où il rencontre Da-rim (Shim Eun-ha), une pervenche venue faire développer ses photos dans le laboratoire où il travaille.












One fine spring day
: Sang Woo (Yu Ji-tae) ingénieur du son enregistre les bruit de la nature rencontre Eun Soo (Lee young-ae) une animatrice de radio locale, ils ne tardent pas à tomber amoureux mais l'amour d'Eun Soo peu à peu va s'estomper.

 











April Snow
: In-su (Bae Yong-joon) apprend que sa femme vient d'avoir un accident de voiture, c'est en se rendant à son chevet qu'il rencontre Seo-young (Son Ye-jin) venue au même endroit pour la même raison, c'est alors qu'il se rendent compte que leurs époux respectifs avaient une liaison depuis longtemps. Le choc passé ils vont progressivement faire connaissance, une idylle semble naître entre ces deux personnes rapprochées par la similitude de leur souffrance.

 






 

Pudeur et quotidien sont les ingrédients principaux des films de Hur Jin-ho, pas de mise en scène ébouriffante, de plans travaillés au millimètre, l'accent est mis sur la situation et le jeu des acteurs.

Aucun avenir ne semble possible et la relation qui commence apparaît vite condamnée par le simple passage du temps et son effet sur des personnages évoluant presque malgré eux.

Le bonheur s'approche mais se fendille sitôt que les protagonistes le touchent et cependant chaque film semble optimiste, il suffirait de presque rien pour que... Mais ce presque rien reste une promesse.

Des gestes, des regards que soulignent le silence, des rires, des cris d'enfants, ainsi se mêlent sentiments et réalité. Nous restons spectateurs sans être voyeurs (ça c'est rare !), jamais le réalisateur n'use d'effets faciles, s'attardant sur la maladie ou la mort qui s'approche. Quoi qu'il arrive la vie n'est pas perdante et la tristesse que nous pouvons ressentir ne fait que le souligner.





Saluons l'effort de L.C.J qui édite un très joli coffret contenant les trois premiers films de Hur Jin-ho, les deux premiers n'étant jamais sortis en salle (et je le regrette compte tenu des productions qui se retrouvent sur nos écrans...).

 








Prochain film : Happiness, espérons que celui-ci connaisse au moins une sortie DVD ou Blu-ray.


Bande annonce en VO :

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 06:07
 

Chère...


Tous autour de moi écrivent, racontent leur vie, ce qu'il font, évoquent leur passé heureux, tous ont quelqu'un à qui adresser leurs messages, moi avec qui correspondre sinon une ombre, n'en suis-je pas une moi aussi ?


Cela fait des mois que je suis ici, seulement, pourtant j'ai l'impression que des siècles se sont écoulés tant les journées sont longues, tant le poids du temps pèse sur mes épaules. Souvent mes camarades m'ont demandé pourquoi je n'écrivais jamais, je répondais que je ne voulais pas, comment raconter ce qui se passe ici ? Eux le peuvent, moi je ne m'en sentais pas capable, maintenant je sais que cela m'est permis parce que je n'ai plus le choix, que cette première missive sera aussi la dernière, la dernière de toute mon existence, jamais je n'eus de destinataire, jamais de visage complice dans mon souvenir, jamais même de tendre amie à qui confier mes peurs et mes tourments, comme si cela eut pu apaiser ce que je ressens et qui ne fait que croître, d'autant maintenant que je sais que le destin que je crus amical me joue un tour, un de plus, un tour complet, pour me ramener à mon point de départ, inutile...


Eux ont une famille, des amis, moi je ne sais pas, et puis ce je, qui est-ce ? Ce nom donné par le hasard du calendrier quand je fus trouvé au porche d'une église. Je suis l'élément dans une chaîne qui semble ne devoir jamais cesser et dont je viens juste de trouver le moyen de me débarrasser.


Les premiers jours j'avais peur, le bruit, les cris, les conditions de vie que les autres semblent mal supporter, pour moi elles sont proches de celles que je connus à l'orphelinat, les baraquements sombres et humides, l'odeur de sueur, de médicaments et la mort qui peut surgir à chaque instant, cette mort qui fut la seule partenaire que j'eus jamais mais à laquelle je n'ai pas besoin d'écrire puisque bientôt je vais la rencontrer. Dans ses bras je trouverai une paix que j'estime avoir méritée, et si ce n'est elle qui m'accueille mais cet enfer que les prêtres nous décrivaient en nous voyant prédestinés à y finir je l'accepterais, après tout il ne saurait être différent de ce que je, de ce que nous vivons tous dans ces canaux creusés dans une terre moqueuse. Un enfer que chacun emportera avec lui, je ne veux pas de cela, j'aspire au silence, à la sérénité.


Peut-être cette feuille est-elle ma façon de me confesser, de faire la paix avec moi-même, de regarder en arrière pour accepter que devant il n'y ait en forme d'avenir qu'un trou dans la terre et la compagnie d'autres cadavres, je ne serais pas dépaysé. J'ai vu tant de camarades tomber autour de moi sans qu'aucun obus ne me fauche, sans que la moindre balle ne me choisisse pour cible comme si j'étais protégé, comme si la mort me surveillait sachant que notre rendez-vous était déjà pris et qu'il n'existait aucun moyen pour moi de le reporter ni de l'avancer.


La peur m'accompagnait lors du premier assaut, quand j'ai vu ce soldat en face de moi épauler son arme ; elle était encore là quand je me suis jeté sur lui pour lui enfoncer ma baïonnette dans le ventre. Ce fut une révélation, un soulagement, mes craintes s'évanouirent. Je l'ai regardé mourir sentant monter en moi une intense satisfaction. La mort passée j'ai cherché une autre proie.


Depuis j'ai pu tuer encore et encore, j'en fus remercié, montré en exemple pour mon courage et mon efficacité alors qu'il ne s'agissait de rien de cela, non, il n'y a rien de courageux en moi simplement j'avais trouvé l'endroit qui me convenait, le contexte où je pouvais enfin me sentir libre.


Libre... Je sais que ce n'est qu'un mot sans signification, dire que tant croient en lui, meurt en le hurlant, heureux de verser leur sang dans un sol qui ne retiendra d'eux qu'un nom dont le souvenir disparaîtra à son tour.


Je ne suis pas libre, seulement à ma place, plus qu'à l'orphelinat, mieux que dans la triste usine où j'ai passé quelques années avant d'être appelé à mon tour dès que j'eus l'âge pour cela.


Tout à l'heure j'ai surpris une conversation de nos officiers, ils évoquent la fin de la guerre, la conclusion de cette bataille et notre victoire. Je ne suis pas sûr que quiconque ait gagné ici sinon la mort elle-même qui fit riche récolte d'âmes. Je ne sais qui, quelque part profite de la souffrance qui prolifère ici, de ces agonies qui sont autant de luttes stupides pour vivre une seconde de plus, une encore. Tous, ou presque, ont dans leurs yeux cette supplique d'un peu de temps encore. Maintenant je sais que la Terre est un champ de bataille, la vie même s'ébat dans cet environnement telle une enfant dans son bac à sable ignorant que chaque grain est une vie qui s'éteint. Inutile d'attendre autre chose, inutile de croire, d'espérer même en un ailleurs qui ne saurait être mieux qu'un désert peuplé d'âmes errant sans but pour une éternité s'ennuyant sans pouvoir trouver la paix.


Mes compagnons seront heureux, ils fêteront la fin du conflit, chanteront, boiront et retrouveront chez eux une femme, une mère, une...


Une vie que je ne connais pas, dont je perçois maintenant avec une acuité insoutenable la sombre vacuité. Je n'ai à retrouver que la roue de mes habitudes et la vision claire de cet avenir auquel je ne pourrai échapper. Ici je suis bien, ici je suis moi.


Ils veulent donner un dernier assaut, pour la gloire, pour finir sur une victoire digne de ce nom, comme si cela était possible, comme si une victoire pouvait être digne de quoi que ce fut ! Eux bien sûr récolteront les lauriers sans avoir couru le moindre risque. J'avoue avoir eu envie de les tuer, mais je suis certain qu'ils ne sont pas vivants, tous ici nous ne sommes que des fantômes même si je suis seul à l'avoir deviné.


La chance ne doit plus être de mon côté, je lutterai jusqu'à sentir enfin une balle dans ma poitrine, une lame dans mon ventre, j'imagine par avance que mon meurtrier sera surpris qu'alors j'aie un sourire de remerciement. Mon dernier soupir sera de soulagement. J'aimerais retourner à la terre très vite, que l'on ne retrouve de moi qu'un uniforme vide et ensanglanté. Peu importe après tout ce qui m'arrivera, s'il y a un après il ne saurait être pire qu'ici. Par vanité j'aimerais être le dernier à tomber.


Voilà chère inconnue ce que je voulais te dire, je suppose que tu n'existes pas, que personne ne lira cette lettre sur l'enveloppe de laquelle je marquerai seulement Madame... Inutile de rajouter un nom, le hasard fera un parfait facteur.


Je vais détruire ma plaque d'identification, puisque je suis né de mort inconnue il est normal que je finisse ainsi.


 

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 06:56
 

Regarde ce miroir j'y incarne la grâce,

Je suis cet idéal que toi aussi tu vises.

Moi ? J'y pensais jadis, alors j'étais soumise,

Aux idées dans le vent, à des définitions,

Qui resteront pour moi plus que de la fiction,

L'impossible à trouver. Je connais mes défauts,

Mon visage imparfait, mes pieds, mes mains, mon dos,

Pour couronner le tout je sais que je suis grasse,


Mais intervertissons dans le mot dont tu uses,

A et c pour trouver un qualificatif,

Qui dirait le réel sans jugement hâtif.

Si ton masque est parfait tu sais qui tu abuses.


La jalousie conduit au fond du caniveau,

Qui lui cède un instant et oublie ce qu'il vaut.

Je comprends ta rancoeur, je lis ta frustration,

Tu voudrais m'égaler, connaître la passion.


Tu dis cela pour moi je te renvoie ces mots,

Plongée dans ta psyché tu cultives le faux.

Veux repousser le temps et figer ton image.

Ta quête est illusion, ton espoir est mirage.

Le courant est trop fort, tu admires la plage,

Sans pouvoir l'aborder ni effacer ton âge.


Et alors, qui es-tu pour oser me juger ?

J'ai le droit moi aussi de vouloir oublier,

Que demain n'est pas sûr, que je devrai changer.

Vivre ma vie ainsi ce n'est pas me renier.


Nous sommes opposées mais si complémentaires,

Que sans moi tu serais triste banalité,

Et sans toi moi aussi d'un commun qui attère.

Tel Janus, associées, toi Laideur moi Beauté.


 

 

 

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 05:53


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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 06:50
 

Comme une ombre je vais en soulignant l'instant,

L'on me fuit si souvent, serais-je terrifiant ?


Tu festoies en riant, t'enivrant de vacarme,

Je suis là cependant quand tu joues de ton charme.


Au fond du verre vidé qui renvoie ta souffrance,

Dans le coeur espéré faisant écho au tient,

Il est si loin déjà que s'estompent les liens,

De toi ne resteront que des souvenirs rances.


Au quotidien le choix est grand pour me dissiper,

La radio, la télé, et la circulation,

Occupent ton esprit, en chassant la tension,

L'envahissant en plein jusqu'à t'anesthésier !


C'est toi que tu voudrais à jamais éviter,

Je ne suis qu'un moyen pour qui veut s'affronter,

Puiser au fond de lui la simple vérité :

Qui suis-je en fait, pourquoi, quel chemin emprunter ?


Existe-t-il pour lui un meilleur compagnon,

Que celui qui est là, amical et serein,

Jamais impératif, aujourd'hui et demain,

Et chaque jour suivant, tous se ressembleront.


Ainsi l'âme est à nue pour qui veut la trouver,

Mais tel n'est pas ton cas tu préfères rêver.


Un jour viendra pourtant, s'approchera l'absence,

Sois confiant, apprécie son héraut, le silence.


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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 06:13
 

Je rentrai chez moi le soir en regardant derrière moi, attentif au moindre bruit bizarre, un grognement, un aboiement. Il n'y eut rien jusqu'à ce que je referme la porte derrière moi. Je me croyais en sécurité.

Vous aurez compris que ce n'était pas le cas, en le lisant on devine aisément la suite des événements mais en le vivant, pris dans l'émotion et les circonstances il est malaisé de garder sa lucidité, d'autant que cette qualité ne fut jamais développée chez moi.

Il était là, couché au milieu du salon, la gueule ouverte, je sentais son haleine chaude et distinguait ses crocs brillant dans l'obscurité. Je voudrais pouvoir le décrire mais il semblait obscur, non pas noir ni sombre, comme une masse nocturne ayant la forme d'un chien, ce qu'il ne devait pas réellement être, n'importe quel benêt l'aura deviné.

J'ai eu envie de me retourner, de courir, de... Il ne bougea pas, ne grogna pas, je suspendis mon geste, où que j'aille il me retrouverait, alors à quoi bon.

Je m'approchai, il se leva, ses yeux étaient d'un rouge sombre dans lequel j'évitai de plonger mon regard par crainte d'y découvrir quelque chose qui devait m'y attendre en se moquant.

En lui tendant la main je me souvins des paroles de son maître.

- Ce chien est un peu différent, il pourrait intervenir et vous aider dans votre ambition et il se satisferait de peu.

De peu ? Je le crus, sur le moment, c'est-à-dire que je ne le crus pas tant cela me paraissait impossible. Une discussion d'ivrognes !

Sa gueule approcha de ma main, je ne sentis même pas ses crocs traverser ma peau et arracher les os de mon petit doigt, il n'y eut pas de sang, seulement mon auriculaire pendant et l'animal qui faisait craquer ce qu'il venait de me prendre entre ses crocs avec une jubilation que je pouvais percevoir.

La souffrance vint ensuite !


Quand je m'éveillais j'étais sur le sol et la douleur pulsait doucement dans mon bras, ce n'était donc pas un cauchemar, j'aurais tellement voulu, j'aurais... Mais c'était trop tard bien sûr. Ce genre de chose ne peut pas arriver dans la réalité, déjà dans un texte cela paraît éculé, indigne de notre époque riche en explications scientifiques, chiantifiques plutôt. Les superstitions ont disparues... Sous l'apparence du modernisme mais en regardant autour de nous elles sont toujours là, masquées et d'autant plus actives que nous feignons de les ignorer.

Après tout un doigt c'était peu de chose, n'y a-t-il pas une tradition japonaise d'auto-mutilation en signe d'inféodation ?

Un long moment je restai allongé sur le dos, cherchant une solution que je ne pus trouver, force me fut de conclure qu'il n'y en avait pas, restait l'espoir que cette affaire n'ait pas de suite.

J'en doutais.

Et j'avais raison, mais vous l'aviez anticipé n'est-ce pas ?


Je pris la place qui devait me revenir et me fit opérer pour que mon doigt pendouillant lamentablement ne se remarque pas. Tout alla bien quelque mois et puis une nouvelle opportunité se présenta, un poste plus important auquel j'eus le tort de penser comme étant à ma portée. Je regrettai rapidement cette pulsion mentale en imaginant ce qui pourrait arriver.

Et qui advint.

Cette fois il fut question d'un énorme chien qui courant dans les rues bouscula malencontreusement un homme qui attendait au passage piéton, le malheur fit qu'arrivait un car qui lui écrasa le crâne sans pouvoir freiner à temps.


La nouvelle me glaça, je parvins à me maîtriser et personne ne s'aperçut que je regardai ma main difforme.

Le soir je résolus de ne pas rentrer chez moi et de trouver un hôtel au hasard, ce ne fut pas difficile mais quand j'enfilai la clé dans la serrure je savais bien qu'Il serait déjà là.


Cette fois cela me coûta tous les os restant dans ma main gauche.


Je sais ce qui m'attend, impossible de revenir en arrière, je suis retourné dans ce bar sans rencontrer cet homme dont je ne me souvenais même pas du visage, quand je posai la question au barman d'un individu accompagné d'un gros chien noir il secoua la tête, non il n'avait jamais vu quelqu'un comme cela, du reste les gros chien étaient interdits, ils faisaient fuir la clientèle.


Ce jour-là je ne pris aucune consommation.


Inutile de poursuivre la description de ce que je dus faire pour expliquer ma main manquante, être un mauvais bricoleur est une explication à utiliser avec précaution. Je savais que la prochaine fois il me prendrait un membre entier, et ensuite...


Mais il me reste une solution, du brouillard alcoolisé sortirent les derniers mots de cet homme (?), oui, il m'avait soufflé qu'il existait un moyen de transmettre la "chance" qui m'était offerte.


Vous avez lu ce texte jusque-là, regardez autour de vous, au travail, n'y a-t-il pas un poste qui vous revient de droit et qu'un salaud pistonné vous vola, dans votre entourage n'y a-t-il pas une femme si belle qu'elle devrait vous tomber dans les bras et oublier le maigrichon qui profite d'elle indûment?


Ouvre les yeux, il vous suffit de le vouloir, même pas fortement, juste un peu.


Je comprends votre hésitation, mais est-ce que cela n'en vaut pas la peine, ensuite il vous suffit de faire passer à quelqu'un d'autre l'opportunité que je vous offre.


Pensez-y, un peu suffit, et, vous verrez, vous l'interdire sera difficile.


Mon chien a faim !

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 06:08
 

Pourquoi ai-je cédé la première fois, étais-je donc si bête que j'ai cru réussir ce que nul jamais n'avait pu faire ? Ça semblait improbable, une espèce de pari d'ivrogne auquel j'ai feint de croire parce que cela me soulageait sur le moment, maintenant... Maintenant je sais qu'il est trop tard, que revenir en arrière est impossible, que l'homme que j'ai rencontré ne pouvait qu'être son maître, ne pouvait être que...

Je m'en souviens tellement bien alors que cela remonte à quelques années déjà, j'étais un employé banal d'une grande entreprise dans laquelle je rêvais de monter le plus haut possible. Combien d'efforts ai-je fait, de cours du soir, de courbettes et autres compromissions pour être bien vu, et cela pour quoi, pour que finalement on me dise que le poste de directeur du service allait me passer sous le nez, que je n'avais pas le profil ni les qualités nécessaires.

Et alors, je savais que c'était vrai, mais l'autre les avait-il ? Et quand bien même, était-ce une raison pour que moi je reste à la place que je méritais ?

Sur le moment j'ai fait bonne figure, ils auraient été trop content, que je fasse du scandale et je me serais fait virer comme un malpropre, alors j'ai fermé ma gueule, comme tant d'autres, remâchant ma rancoeur en me disant qu'ils verraient bien, qu'un jour... Oh ! Je n'y croyais pas vraiment, j'avais rêvé un moment et quand le soir je retrouvais mon minable appartement je savais qu'il était à mon image.

Ce soir-là pourtant je n'eus pas le coeur de rester devant ma télé, autant sortir, errer, ce que je fis pour me retrouver dans une espèce de bar minable dont je poussais la porte pour trouver une place dans le fond, discret, à ma place.

Au troisième verre je vis venir s'asseoir quelqu'un qui souriait et tenait une bouteille.

- Tenez, il me semble que vous buvez cela vous aussi.

Je hochais la tête, hésitant entre l'envoyer balader et faire l'économie d'une consommation.

- C'est la première fois que vous venez ici ?

Nouvel hochement.

- Vous n'êtes pas bavard, remarquez je comprends, ici on boit, on ne parle pas, moi je fais les deux, ça m'intéresse, les gens, leurs histoires...

Cette fois je marmonnais quelque chose qui pouvait passer pour une approbation, ou son contraire suivant l'état d'esprit de mon vis-à-vis, lequel opta pour la première solution. Je déduisis de notre semblant de conversation qu'il devait être romancier, journaliste, quelque chose comme ça, qu'il parlait pour récupérer des idées ici ou là, bien sûr j'en vins à évoquer mon cas, ma frustration devant une vie injuste d'être juste.

Il opina et me dit que je méritais plus que ce que j'avais, que j'étais mieux que ce que je pensais. J'abondai dans son sens, convaincu plus par l'alcool que par son argumentation.

Finalement il me dit qu'il y avait un moyen de faire pencher la balance en ma faveur, ne suffirait-il pas que l'heureux élu, voleur du poste qui me revenait, disparaisse ?

Le temps d'hésitation que je mis avant d'approuver était pure hypocrisie, bien sûr qu'il méritait de disparaître cet enfoiré.

Il sourit et me demanda si j'étais bien sûr de moi.

Après avoir ingurgité une bouteille comment ne pas l'être ?

C'est alors qu'il me parla d'un prix à acquitter, ridicule, mais tout se paye n'est-il pas ?

Pouvais-je mégoter ?

Et bien j'aurais dû !


Le lendemain j'eus du mal à me réveiller, le mal de tête vrillait mon crâne sans paraître vouloir cesser, je faillis me faire porter pale mais ils auraient été trop content ces salauds.

Ce fut dans le métro que me revinrent des bribes de notre conversation de la veille, je n'étais même plus sûr qu'elle ne relevât pas du rêve.

Jusqu'à ce que j'arrive au bureau où l'on m'apprit le décès de mon futur supérieur, devenu ex-futur donc.

La surprise que je marquais fut convaincante puisque l'on dut me soutenir jusqu'à une chaise. Il me fallut plusieurs minutes avant que j'ose poser la question du comment.

- Il est tombé de son balcon, il avait sûrement bu plus que de raison pour fêter sa nomination cet idiot.

Je comprenais qu'il ait pu faire cela, du moins jusqu'à ce que l'on me dise que les voisins avaient entendu quelque chose de bizarre avant de l'entendre crier pendant sa chute, comme des aboiements.

Des aboiements ?

- Oui, menaçant, d'un gros chien probablement, mais c'est n'importe quoi, les pompiers et les flics ont enfoncés la porte, les verrous étaient poussés, ils auraient vu un tel animal s'il s'était caché quelque part.

- Bien sûr, bien sûr, ce devait être la télé d'un voisin, avec ces home-cinéma on croit que c'est vrai.

- Évidemment, que voulais-tu que ce soit d'autre ?

- Non, non, rien, je ne sais pas, c'est tellement inattendu.

- Ne le plains pas, après tout s'il ne s'était pas bourré la gueule il ne serait pas tombé n'est-ce pas ?

Je ne pus que secouer la tête, ce devait être cela, ça ne pouvait pas être en rapport avec l'étrange souvenir qui me tarabustait, celui de la veille au soir, cet homme qui m'avait fait cette proposition, j'avais fini par approuver ses dires sur la place qui devait me revenir et ce qu'il faudrait pour que l'injustice soit corrigée.

Quand j'eus accepté qu'il faudrait payer le prix modique il m'indiqua du regard le sol. Sur le moment je ne bougeais pas, il réitéra son invitation en souriant, que risquais-je ?

Nous étions dans un coin mal éclairé, ce que je vis me parut être un chien, énorme qui leva la tête alors que je me penchai.

Nos regards se croisèrent et j'eus l'impression qu'il souriait.

Son maître alors me parla du prix en question.

Sans l'alcool je crois que j'aurais fui.

J'aurais eu raison.

Maintenant il est trop tard, il me reste juste le temps de raconter mon histoire et espérer que... Mais je n'y crois pas vraiment.

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 06:04
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 05:54


 

Brutal je m'impose et suis signe de vie,

Trop longtemps retenu je peux enfin éclore.

J'exprime autant la peur, l'angoisse que l'envie,

L'ordre que le conscient ne peut celer encore.


Des soupirs soulagés puis la satisfaction,

Sourire et joie sont là, les fruits de la passion.


J'ai mille occasions de surgir dans l'existence,

La douleur, le plaisir, la surprise et la rage,

Je sais tout exprimer par instinct dès l'enfance,

L'animal me connaît qui feule dans sa cage.


Dans les rues je suis voix des manifestations,

Unissant chants, rires et récriminations.


Quand je suis le dernier je fais monter les prix,

Les ruminants groupés attirés par le vide,

Se regardent de haut en paraissant surpris,

De n'être pas les seuls à être aussi avides.


Je peux venir du coeur refusant l'oppression,

Par spontanéité être libération.


Au terme de la vie c'est un chuintement,

Qui marquera la fin des affres et tourments.


Muet je m'insinue par l'encre dans l'écrit,

Je pénètre l'esprit, le réveillant d'un CRI.

 


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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 05:52
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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