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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 06:19

 

 

Des cris, j'ai entendu des cris...

J'ai froid, si froid, et cette odeur... acre...

Du sang, c'est du sang, je... je...

Sur moi ?

 

Cette lumière me fait mal, non, enlevez-là, enle...

On me touche, arrêtez, je n'y suis pour rien, pour rien...

C'est moi la victime, la...

Victime ?

 

J'ouvre les yeux, ils sont là, apeurés, inquiets...

Qui sont-ils, qu'ai-je fait ?

Moi ?

Moi !

J'ai peur, j'ai...

J'étais bien, avant, c'était chaud, c'était doux, si doux...

 

C'était...

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:40

 

Lee_griffe_la_nuit.jpg

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:04

 

 

Qui es-tu petit Lee qui veut me ressembler !

Tes mots seraient des crocs, tes idées, rugissements ?

Les premiers sont usés, et tes ronronnements,

Ne feraient frissonner ni les gens, ni les blés

 

Je l'admets, répondis-je, je ne suis qu'un chaton,

Mes griffes sont de vers, je geins plus que je feule,

Voudrais être chasseur... Mais j'ai beau être veule,

Il m'arrive, parfois, d'accepter le bâton.

 

Quelle est la part en soi qui se rêve animale,

Espérant dans l'instinct noyer lucidité,

Intelligence, espoir, haine et nocivité,

Cherchant ce paradis : conscience minimale.

 

N'est pas tigre qui veut ! Te sentir différent,

T'autorise-t-il à nier ta part d'humanité ?

Par l'imagination tu essaies d'exister,

Rêveur plus que tueur. Aliéné ? Non, enfant !

 

Je... Ai-je voulu dire, mais c'était trop facile.

Se vouloir, se croire, se... Comment faire autrement,

Pour ne pas voir le vide, en dehors, en dedans ?

 

Folie et cruauté sont les joujoux dociles,

De l'esprit prisonnier d'un monde indifférent,

Voyant, en l'animal, un sursis à l'asile.

 

bertigre_07.jpg

 

Savoir différencier le réel du dément,

Ne fait pas pour autant de toi un inhumain,

Que pourrais-tu écrire si tu étais sans main ?

 

Ainsi ai-je entamé ce pseudo testament,

Espérant "dialoguer" avec ce moi bestial,

Par les mots pouvoir être, mi humain, mi Belial...

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 06:42

 

 

Le poids est lourd de cette malédiction qui fait que chaque jour copie le précédent, du chaos tirer des mots, des phrases, des textes pour une tache qui le lendemain est à recommencer... Est-ce le prix à payer d'avoir en soi la force de qui vola le feu aux dieux pour le donner aux hommes ? Encore que, donner, ne soit pas le terme adéquat, imposer, tel le pantin agite par des forces que je feins de vouloir comprendre, m'en espérant incapable, qu'adviendrait-il de moi si j'y parvenais, si devant mon regard l'Éternel baissait les yeux ? Ainsi le feu de Prométhée coule-t-il dans mes vaines espérances les muant en délires comme si l'improbable devenait accessible alors qu'à chaque instant je m'efforce de douter, de penser qu'Éole hurle dans mes gènes des promesses que je crains de pouvoir tenir.

Pousser des mots, enfer des phrases, des textes, les maîtres en ligne et demain recommencer, et après-demain... Quelle erreur de penser que je veuille réussir, arriver... Mais arriver où, à quoi ? Il n'y a de but que d'avancer sans jamais arriver nulle part, le temps est illusoire et dans l'ombre du demain se profile un autre jour.

À l'instar de mon aïeul les chaînes dans ma vie eurent une grande importance, si ce n'est que c'est la mort elle-même que je tentai d'emprisonner, cherchant dans ses orbites creuses un savoir que je voulais savourer tel un poison qui m'interdirait d'un jour pouvoir céder à son étreinte.

Bien sûr il ne s'agit que de mots, et pourtant derrière eux sourit la ruse d'une intelligence que je crois maîtriser alors que j'en suis le jouet.

 

Le-mythe-de-Leesyphe.jpg

 

Étrange héritage que pouvoir regarder Zeus en face sans frémir ni craindre pire qu'une éternité de souffrance dont je sais qu'une seconde de compréhension annihilerait la nocivité en me permettant de la laisser ronronner tel un chaton dormant dans mes bras. Quelle Thèse est-elle cause de mon destin ? Un jour peut-être le saurais-je et ce sera prétexte à rouler mon œuvre un jour de plus, rien qu'un !

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 06:21

 

 

Juillet 1938

Agnes Brotherhood s'étonne de trouver la porte fermée, d'ordinaire la poétesse Katherine Mannheim en est au petit-déjeuner ! Dubitative elle finit par chercher la clé puis, l'ayant introduite dans la serrure, constate que la porte est déjà ouverte. La logique voulant qu'elle entre, elle le fait, et commence son travail, à savoir : faire le ménage de la Maison de Pain d'Épice.

Agnes, comme les autres, ne devait plus entendre parler de Miss Mannheim pendant plus de cinquante ans !

 

Bien plus tard...

Nora Chancel sort des cauchemars qui peuplent ses nuits, elle regarde un décor qui lui semble étranger jusqu'à ce que, lentement, elle revienne au réel. Cette chambre est la sienne et la silhouette en face d'elle est son reflet dans un miroir.

 

 

1996

Plon 1998

Traduit par Michel Pagel

ISBN : 2-7441-2269-6

 

France Loisirs 1999

 

Ainsi débute Le Club de l'Enfer, roman de Peter Straub où nous voyons, de loin, un tueur en série choisir ses victimes en fonction d'un livre à succès Le Voyage dans la Nuit et, semble-t-il, de leur proximité avec Nora Chancel, en effet ce roman fut la source de la fortune de Allen Chancel, fondateur de la maison d'édition Chancel House, dont son époux, Davey, est le fils. Ce roman, signé Hugo Driver, passe pour être, en réalité, l’œuvre d'une jeune femme que Driver aurait assassiné, un "plus" médiatique, comme on ne disait pas, encore, à l'époque.

 

Quand Nora cherche à en savoir plus son malaise ne fait que grandir, où est la vérité et qui est ce tueur dont les actes sanglants semblent l'étreinte d'un boa la broyant lentement avant de l'avaler. Quelle fascination ressent-elle pour désirer, (inconsciemment ?) plonger son regard dans celui d'un prédateur afin d'y puiser la force de ne plus être une victime. Quand Dick Dart, le tueur, la kidnappe, elle s'engage pour un voyage dans une nuit dont rien ne dit qu'elle sortira, ni comment.

 

Qu'en est-il réellement du Club de l'Enfer, pourquoi Nora, bien que violée par Dick (!) s'engage-t-elle avec lui dans une enquête qui les mènera dans une grande maison où...

 

Dora a connu le Vietnam, où elle fut infirmière et violée, l'un n'étant pas la cause, ni la conséquence, de l'autre ! Soumise et offrant ses nuits aux démons qui semblent être ses compagnons les plus fidèles.

 

Vous voulez en savoir plus ? Facile, il suffit de lire ce roman. Pour ma part j'avoue l'avoir dans ma bibliothèque depuis longtemps, je l'avais acheté par « obligation » à France Loisirs mais ne l'avoir lu finalement que pour participer au

 


 

Autant je trouve que Straub est un constructeur de labyrinthe formidable autant j'ai du mal à me faire à son style, et pourtant ma rencontre avec DD Minos fut agréable, puisque littéraire. J'aime à penser que dans la réalité elle eut été encore plus captivante...

 

 

Le hasard étant grand il se trouve que Peter est né à Milwaukee, la ville ou Jeffrey Dahmer s'illustra ainsi que je l'ai montré lors de ma première participation à ce challenge. Même sous la torture je dirais avoir ignoré cette coïncidence ! Outre ses nombreux romans personnels il collabora aussi avec Stefen King, un autre auteur que j'ai peu lu, comme quoi il me reste des territoires à explorer !

 

Pour l'anecdote, le Club de l'Enfer est aussi le titre d'un épisode de Chapeau Melon et Bottes de Cuir !

 

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 06:24

 

 

Le lapin circonspect observait le tapis,

Puis portait son regard tout autour de la table.

Lequel allait bluffer, le bœuf ou la souris,

L'angoisse est à son comble tout au fond de l'étable.

 

Dany trahit son jeu en remuant la queue,

L'hippo difficilement cache son impatience,

Chacun à son tour essaie du mieux qu'il peut,

De rafler le maxi en voilant sa confiance.

 

Mais la difficulté quand on joue entre amis

Est que quand celui-ci engage des carottes,

Celui-là mise un os, un autre des fourmis,

De l'avoine ou des fruits, chacun a sa marotte.

 

 

Retirons-nous sans bruit, leur soirée sera bonne.

L'un braie quand l'autre aboie, l'une meugle, l'autre chicotte.

Chacun, pour l'occasion paiera de sa personne,

L'ennui toujours s'absente des moments entre potes.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 06:20

 

holee_bible_666.jpg

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:00

 

Feuilles d'automnes orangées

Tombes abandonnées

Cadavres par milliers

Conversations alambiquées

 

          Nuages inégalés

          Escargots égarés

          Chemin de vérité

 

               Sentiers escarpé

               Drôle de rocher

               Émotion refoulée

               Printemps arrivé

               Amour partagé

               Enfant mort-né

 

                    Besoin d'égalité

                    Amnésie en été

                    Étrange réalité

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:37

 

J'entends braire le bonheur dans le champ du banal,

Son doux et rassurant du troupeau qui s'observe.

L'un n'ose pas crier quand l'autre tait un râle,

Qui se fait remarquer craint ceux qui le servent.

 

Pas question de rejoindre cet ensemble bovin,

Me suis-je souvent dit, fier d'être à l'extérieur,

De me savoir libre sans qu'on me tienne la main,

Pensant, rêvant, voulant, sans crainte ni frayeur.

 

À l'occasion pourtant comme un manque s'impose,

Le vide, me dis-je, doit être un palais rassurant,

ni miroir, ni écho, où que les yeux se posent,

Sourit l'obscurité qui dit "vient dans les rangs" !

 

Je m'approche en tremblant, penaud, presque contrit,

Mon cœur s'accélérant au rythme de ma faim.

Griffes et mots sortis, entre les proies je trie,

Du plus goûteux des cons, à l'esprit le plus fin.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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