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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 06:11

 

 

Ce chemin que tu suis répond-t-il à tes vœux,

Respectant le banal et les ordres des cieux.

 

Il y en a tant, autour, pouvant te procurer,

Émotions, nouveautés, sensations éprouvées.

 

L'autre est-il un égal que tu doives respecter,

ou un simple instrument que tu puisse employer ?

 

Respect, peur ou morale sont des mots inutiles,

Ils servent le passé, sont des barreaux futiles...

 

La douleur est plaisir, reçue ou imposée,

Sade et Masoch parfois peuvent se rassembler.

 

Un psychiatre me traite de paraphilie,

Pour certains je serais un signe de folie.

 

Ceux-là sont confinés et dénient à quiconque,

D'explorer les chemins que leur déveaution tronque.

 

La saveur du dégoût quand elle emplit l'esprit,

Affole l'âme tant, que celle-ci s'en détruit.

 

Mais elle prend son plaisir jusque dans l'aversion,

Jouir de s'avilir, là est la Perversion...

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 05:55

 

 

 


 

 

Série noire 2379

© Édition Gallimard, 1995
Premier Dépôt légal : avril 1995
ISBN 2-07-049495-0

635 pages

 

 

 

Nous ne suivons pas Andreas Schaltzmann, nous sommes Andreas Schaltzmann, voyons par ses yeux, pensons par son esprit pour autant que pensées soit le terme adéquat pour désigner le maelström de sensations, de pulsions ou de désirs qui l'obsèdent et desquels il se défend en buvant du sang... Il sait que des extra-terrestres venu de (las) Vega(s) nazifiants le cherchent et malgré la protection de son bonnet il doit se défendre et éliminer les ennemis qui se rapprochent par trop de lui.

 

Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent, le serial-killer a été arrêté et nous découvrons un cogniticien père d'un « super-ordinateur » : la neuro-programmatrice capable de partir de quelques données sur un individu et de dessiner sa personnalité. Ainsi, programmée à partir de renseignements obtenus sur un psychopathe parvient-elle à en déduire l'impossibilité de ce dernier d'avoir commis nombre des crimes dont il est accusé, et dont il se défend, tueur soit, mais ce n'est pas une raison pour lui coller sur le dos des meurtres dont il est innocent !

Ainsi le scientifique utilise-t-il sa machine pour mener l'enquête et traquer dans l'ombre d'un « vulgaire » psychotique un groupe de criminels bien plus efficaces et terrifiants (hmmmmmmmmm).

 

Finalement le héros du roman est l'ordinateur plus que l'humain prit dans ses difficultés amoureuses, dans des réflexions qui pour sembler plus cohérentes que celles du « dément » du début de l'histoire n'en sont pas moins la démonstration que la normalité n'est bien souvent qu'une apparence, du moment que les apparences sont sauves...

 

Dantec cherche à remonter jusqu'aux racines du mal en partant d'une branche sur laquelle l'actualité aime à porter son attention, suivant ainsi le désir de tant d'individus en lesquels ce rhizome affleure la conscience sans qu'ils osent céder à leurs pulsions autrement que par personnages interposés, qu'ils fussent réels ou non. La neuromatrice est un guide, Virgile moderne nous menant jusqu'au dernier cercle des enfers.

 

Polar SF ce texte traduit les obsessions et/ou angoisses de son auteur trop conscient d'un péril imminent fruit aléatoire de la copulation de l'intelligence créatrice et des instincts animaux ancestraux incarné (si j'ose dire) dans une intelligence artificielle encore incapable de se couper de la nature de ses créateurs humains (ou assimilés). Imaginons l'avenir, quand les primates auront tous retrouvés la jungle dont aucun n'aurait dû sortir. Dantec est humain et comme tel ne peut échapper à la dualité culture/nature, mélangeant mystique, science et violence dans un style percutant, pour la dernière, ou à la limite du compréhensible, pour la première. Nul doute que le prénom du héros vient de la faille californhyène, impossible de mieux choisir.

 

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 05:48

 

Ma vie est un puits sans fond

Et plus vite j'aurais touché le fond.

 

* * *

 

Je tente du mieux que je le peux

De tracer mon chemin sans laisser de trace.

 

De dérapage en dérapage, j'avance en zigzagant

Sur le sentier escarpé de la vie en montagne

 

 

 

Laisse Poire

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 05:53

 

 

350-tableau_louis_pasteur_2.jpg

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 05:22

 

 

 

Shinzō Fukuhara (福原信三, Fukuhara Shinzō) naquit le 25 juillet à Kyōbashi-ku. Il était le quatrième fils de Arinobu et Toku Fukuhara. Ses trois frères ainés moururent jeunes mais son cadet, Rosō, devint lui aussi un fameux photographe.

Il ambitionnait de devenir peintre et fit sa première photo en 1896. Il étudia la pharmacie au Chiba Medical College avant de partir pour les États Unis continuer ses études à la Columbia University dans le but de reprendre la société de son père Shiseidō. En 1913 il devint président de l'entreprise familiale et la développa pour en faire le leader de l'industrie cosmétique au Japon. Mais passionné par l'art et la photographie avec d'autres artistes il fonda le magazine Shashin Geijutsu et ouvrit la Shiseido Gallery.

Durant ses études en Amérique il visita l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie avant de s'installer à Paris en 1913. La capitale française fut l'objet de ses deux premiers livres :

Pari to Seinu, 1922, 24 plaques.

 

 

Le nouveau Paris et la Seine, 10 plaques.

 

 

Dans les années 30 il découvrit la Chine puis Taiwan avant, sa vue déclinant, de se fixer près du Mont Fuji en 1944.

 

 

Rosō disparut en 1946, Fukuhara lui survécut jusqu'au 4 novembre 1948.

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 05:31

 

Ce ne fut au début qu'un doux tiraillement,

Fugace et délicat, je n'y fis attention,

Que quand je le sentis revenir plus souvent,

S'imposer constamment, implacable traction.

 

À chaque instant du jour, persistaient les tensions,

Jusque dans mes pensées, mes rêves, mes tourments,

Comment envisager un désir, une action,

En étant emporté, un fétu dans le vent.

 

Je vis autour de moi que pour chacun c'était,

Normal, habituel, aucunement gênant,

Obéir, s'incliner, ne jamais ergoter,

Rites et obligations, pour cris, des bêlements !

 

Comment, un jour, ai-je eu l'idée de m'arrêter,

Regarder, réfléchir, et puis comprendre enfin,

Mon regard portant loin, haut, vers l'éternité,

Par ces fils ressentis je sus être un pantin.

 

Est-ce que pouvoir l'écrire fait la démonstration,

Que je tiens seul debout, liens gisant sur le sol,

Ou est-ce, inversement, pour être une distraction,

Que je feins d'apprécier ce statut camisole ?

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 05:28

 

- Où vas-tu mon garçon de nuit dans la forêt ?

- Je vais dans la maison de l'autre côté de la colline.

- Sais-tu qui y réside ?

- L'ogre, je suis au courant.

- Et cela ne t'effraie pas ?

- J'ai été abandonné dans ces bois par mes parents qui ne pouvaient plus me nourrir moi et leurs autres enfants, alors, peur...

- Où sont-ils ?

- Partis avant moi, peut-être sont-ils déjà arrivés.

- Et ces cailloux, noirs, que tu sèmes derrières-toi ?

- Un truc pour retrouver la maison de mes parents.

- Alors pourquoi allez chez l'ogre ?

- Pourquoi... Pour le manger. Nous ne sommes pas chez Perrault ici, les règles sont différentes. Ayant englouti mes frères et sœurs il sera assoupi pour digérer.

- Ensuite ?

- Je rentre chez moi et bouffe mes parents !

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 05:24

 

Lys.jpg

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 13:19

 

 

 

Aurais-tu des piécettes,

Pour remplir mon bedon.

J'accepte tous les dons,

Cherche dans ta musette.

 

Si ma faim est si grande,

C'est que je suis censé,

À l'avenir penser,

Comptant sur tes offrandes.

 

Je sais, les temps sont durs,

Glisse moi un centime,

Cumuler les infimes,

Défier la conjecture.

 

Alors me secouant,

Tu entendrais sonner,

L'espoir métallisé,

Qu'adore les enfants.

 

TirelireIsa.jpg

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 05:27

 

 

 

Ta présence apaise mon cœur

Ton enthousiasme m'emporte au delà

Ton silence embelli mon visage

Les étincelles de tes yeux éclairent les miens

Le miel de ta peau me fait fondre

La chaleur de ton souffle m'éparpille en douceur

 

Laisse Poire

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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