Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 05:40

 

 

Dico_People.jpg

Partager cet article
Repost0
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 05:44

 

 

27 mai 1991

Konerak court vers les policiers, enfin il va pouvoir échapper au terrible destin qui semblait sien depuis qu'il avait rencontré, et suivi, cet homme. Deux jeunes femmes s'interposent entre lui et un grand blond qui visiblement tente de l'entraîner. Soucieux de régler l'affaire rapidement et pensant avoir affaire à un conflit entre homosexuels ainsi que l'affirme le plus âgé sans que l'autre soit capable de s'exprimer correctement. Les représentants de l'ordre mettant cela sur un abus d'alcool sans penser (?) que c'est l'effet des somnifères qu'il avait absorbé à son insu. Une affaire barbante pour eux et qu'ils entendent régler rapidement. Pour ce faire ils suivent le duo jusqu'à la résidence Oxford, appartement 213.

Konerak est autant sous l'emprise des produits chimiques que pétrifié par la terreur et l'incompréhension que ces policiers ne voient pas les photos sur le sol, ne réalisent pas ce qu'il subit, ne perçoivent pas l'odeur qui règne dans l'appartement !

Pressés de s'en aller les trois flics ne prennent même pas le temps de prendre des renseignements sur cet homme qui s'exprime si calmement, impossible qu'il ait quelque chose à cacher. S'ils l'avaient fait ils auraient eu un autre comportement et inspecté l'appartement. Ce faisant ils auraient sauvé la vie de Konerak, jeune laotien ayant fuit son pays avec sa famille pour trouver aux USA une nouvelle vie...

 

Le hasard est vicieux quand il en a l'occasion, trois ans plus tôt le frère ainé de Konerak avait été agressé et violé par un grand blond qui, suite à cette affaire, avait fini en prison, pour trop peu de temps.

Pour conclure l'affaire les policiers appelèrent le central pour signaler le cas qu'ils venaient de régler si rapidement. Plus tard la bande enregistrée de la conversation fera résonner leurs rires lors d'un procès qui leur permit de retrouver le grand blond au regard vide.

 

Lionel et Joyce se sont unis le 22 août 1959, leur premier fils, Jeffrey (j'effraie !) vit le jour le 21 mai 1960, son frère, David naquit le 18 décembre 1962. Jeff est un enfant introverti, peu liant et trouvant dans la solitude un écran sur lequel son imagination se plait à projeter un monde intérieur particulier. Il aime la forêt proche de chez lui et c'est en elle qu'il sera, à huit ans, sexuellement agressé par un garçon du voisinage. D'aucuns verront là une cause à son comportement ultérieur, à mon avis, si c'est peut-être le cas, elle ne peut qu'être infime. Plus tard, trop tard ! Les adultes qui le fréquentèrent à l'époque le décrire comme poli et bien élevé. Comme quoi l'expression : Méfiez-vous de l'eau qui dort est parfois vérifiée. Ils ignoraient qu'en secret il avait d'autres occupations En 1975 des enfants se promenant trouvèrent les restes d'un chien pendu à un arbre, éventré et décapité ; ils pensèrent à un culte satanique sans se douter de l'identité du responsable.

Plus tard les parents de Jeffrey divorcèrent, difficilement, l'un et l'autre se battant pour avoir la garde de David sans montrer le moindre intérêt pour leur aîné qui atteignit sa majorité avant la prononciation du divorce en juillet 1978, visiblement personne ne voulait de lui et il se retrouva livré à lui-même.

 

18 juin 1978

Face à l'évidence de ce qui l'attendait, le 18 juin 1978, Jeff décida de sortir pour "se faire un ami", en français le double sens de cette expression est savoureux. Roulant il rencontra Steven Hicks qui faisait du stop, il l'invita à boire quelques bières en écoutant de la musique. Ce qu'ils firent.

Toute bonne chose ayant une fin Steven, voyant l'heure, manifesta le désir de rentrer chez lui. Jeffrey manifesta son désaccord en lui fracassant la tête avec un haltère. Plus tard il avoua l'avoir achevé par strangulation puis démembré et enterré, avant de l'exhumer pour en disperser les restes.

Ce jour-là Jeffrey Dahmer commit son premier crime !

 

22 juillet 1991

Tracy Edwards était avec des copains quand il rencontra Jeffrey, celui-ci leur proposa de venir boire des bières chez lui en demandant à Tracy de venir avec lui les acheter alors que ses camarades viendraient les rejoindre chez lui. Ayant donné une fausse adresse ceux-ci furent bien en peine de le faire.

Ce qui frappa Edwards quand il pénétra dans l'appartement 213 ce fut l'odeur épouvantable qui stagnait, les photos sur les murs ainsi que l'aquarium où des poissons siamois combattants tentaient parfois de mériter leur nom. Comme d'autres avant lui il manifesta l'envie de quitter ce nouvel ami et son antre.

Pas question de quitter Jeffrey et celui-ci le lui montra en sortant un long couteau et l'en menaçant avec une expression qui ne donnait pas envie de lui dire non. Les deux hommes passèrent dans la chambre et le spectacle que découvrit Edwards fut plus explicite.

Son geôlier lui proposa de regarder son film préféré L'Éxorciste, pour le jeune homme c'était autant de temps gagné en espérant une occasion de s'échapper, celle-ci vint quand Jeffrey se détourna pour ramasser quelque chose à côté du lit, il lui donna un coup de poing en plein visage qui le fit tomber puis un violent coup de pied dans le ventre avant de courir vers la porte tout en redoutant à tout instant le coup qui mettrait fin à ses espoirs.

Celui-ci ne vint pas, il dévala les escaliers et continua sa course sur le trottoir jusqu'à ce qu'il aperçoive une voiture de police vers laquelle il se précipita.

Les policiers restèrent dubitatifs en écoutant le discours qu'il leur tint mais son expression les incitèrent à se rendre à l'appartement 213. L'homme qui leur ouvrit affichait un calme qu'il ne put conserver longtemps. Malgré sa force Dahmer se retrouva menotté et ne put empêcher la perquisition. Ce que Rauth et Mueller découvrirent était cauchemardesque, et, pour une fois, ce n'est pas façon de parler.

 

 

Jeffrey Dahmer n'est pas le plus grand serial-killer par le nombre de ses victimes mais certainement un des pires par les actes qu'il commit, principalement sur des membres de ce que l'on appelait pas encore à l'époque, les « minorités ethniques » ; Konerak était asiatique, Tracy Edwards noir, c'est lui qui permit l'arrestation de JD, la police ne mena pas, ou si peu, d'enquêtes sur les disparitions qui, pourtant, leur furent signalées ; minorités, homosexualité, deux raisons de regarder ailleurs.

Finalement il sera inculpé pour 15 assassinats et condamné à 957 ans de prison, il en fit 3, sa vie prenant fin de la main de Christopher Scarver, un illuminé se prenant pour Jésus Christ, le 28 novembre 1994.

Deux biopics lui furent consacrés, j'avoue n'en avoir vu aucun mais je me souviens des images de son procès qui eut lieu en février 1992, son avocat voulut plaider la démence mais le jury ne le suivit pas, en aurais-je fait partie que j'eusse voté pour la même sentence.

Contrairement à d'autres tueurs il ne voulu probablement jamais laisser son nom dans l'histoire, il n'empêche qu'il est devenu une espèce de référence de ce que l'être humain peut être quand il n'est pas le second et si peu le premier. J'en veux pour preuve cette image d'un épisode de la série True Blood qui met en scène la cohabitation, difficile, entre les vampires et les humains "normaux". 

vlcsnap-2010-08-26-12h21m03s107.jpg

 

J'avais lu ce livre en 1993, les derniers paragraphes de ce billet n'en sont donc pas extraits, je l'ai relu pour le :

 

À suivre...

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 05:12

 

                              08

 

Lui est mon semblable, mon ancêtre.

Foi est un mot qui lui aurait plu si les croyants ne l’avaient bovinisé ! Peu importe, il écoute un ordre intérieur et son attitude est la meilleure traduction qu’il ait trouvée.

Je retrouve mon voyage, un milieu clos, comme un ventre, ou ce bureau ! Je distingue au loin la forteresse se découpant sur le ciel, incarnation d'une impensable volonté puisque sculptée dans la montagne.

Cela ne demande que du temps.

J’en ai, ça tombe bien, non ?

Ça… Tombe ?

Logique.

Sa condamnation ? Une arène infernale, la peine de mort a disparue, les condamnés sont jetés dans une vaste cellule, à eux de s’y débrouiller. Personne, avant moi, n’eut-il cette idée, et le pouvoir de la réaliser ? Allons donc ! le temps n’oublie pas.

Le vent chasse les cendres, apparaît ce que je crus un désert et qui n’est que la nudité d’un esprit face à sa vérité ?

Les époques s'entremêlent, torons d’acier fragiles séparément, indestructibles réunis.

La bête a sa tanière au fond d’une caverne, un puits en a la forme, une bouche d’ombre sur un ventre mort noyé de prières pour qu’aucun esprit n’y survive. Retrouver le temps d’avant la pensée, le désir, la conscience de vivre.

Ce puits était sa destination. Il y fut jeté pour se perdre, le contraire arriva. Face aux instincts fondamentaux il aurait pu céder, il s'y refusa, sa conscience aurait été engloutie.

Il vit ses semblables fonctionner, chacun avait son territoire et les arrivants étaient autant de jours de survie supplémentaire.

La peur qu’il ressentit ne fut pas de mourir mais de trahir. Il ne comprit pas cette pensée, qu’elle n’était qu’un désir d’harmonie avec ce qu’il ressentait.

Moment unique que celui de son entrée dans le puits, il ne se débattit pas, au contraire, c’est seul qu’il avança et les gardes restèrent immobiles. Les autres s’approchent, intimidations, le passé rugit mais ne domine plus, au contraire, la limpidité du présent l’arrache des esprits lui ayant cédé.

Ni cri ni combat, tous se rassemblèrent, les vrais perdants furent ceux qui, en haut, attendaient de se repaître d’un spectacle qu’ils connaissaient bien. Le puits était le reflet de leur enfer.

Quelle étrange émotion brûle en moi par ces pensées ? Par l’imaginaire ce personnage m’ouvre la voie.

Une petite flamme bleue s’offrit à moi quand je pouvais prendre le mauvais chemin, la regardant j’ai bifurqué. La souffrance dans l'encrier fut mienne, j’espérais un ricanement sinistre, j’eus un merveilleux sourire, une vie dont la marque ne s’efface pas.

Une goutte de lumière dans l’épouvante suffit à en faire un océan de vie. Des larmes d’amour dans une nuit hurlante en font un monde de douceur et d’avenir.

Il est mort, moi… Aussi !

Mort du refus et peur de naître, voici mon présent.

Combien d’âmes donneuses de leçons sont-elles des formes sombres prenant pour la vie le masque putride collé sur leur visage ? Le maquillage tient mal sur une chair qui se liquéfie.

La lumière ne disparut pas, l’encrier est vide, il y en a un autre, effrayant de proximité. Ma plume y trouva ces mots.

Les barbelés sont de vent, les bouches d’acier se sont tues, la vie est la plus forte.

On dirait qu’il pleut.

 

Souvenir : un homme, seul dans un monde vide, une émotion, un battement de cœur, une larme glisse sur sa joue, tombe sur le sol et se répand pour ressusciter un monde.

La peur, la haine furent un peu dures à avaler.

Le plus dur reste à faire. Ensemble.

                                            § § §

L’air pur me tourne la tête, le vent est tiède, un écureuil m’observe avant de retrouver ses occupations.

J’attends une enfant, une enfance et davantage, un symbole, un archétype, une part de moi s’imposant par delà la peur.

Elle est derrière moi mais dans un cadre différent, j’ai envie de la voir, de lui donner un visage, un sourire… Mais il ne faut pas, se retourner trop tôt est dramatique, Orphée vous le confirmerait !

La main est douce mais les yeux me brûlent tout d’un coup.

 

-  Cela fait si longtemps n’est-ce pas ? J’ai attendu.

Je hoche la tête, parler est difficile.

- Tu peux parler, penser, pas de secrets entre nous, tes mystères s’effacent devant moi. Non, attendre fut facile, tu avais un si long chemin à faire, tant d’épreuves à passer. M’appeler eut été par désir que je t'arrache au monde alors que ma raison d’être était de t’y ramener. Tu as une forte volonté, tu la nommes patience, résistance, cela ne change rien à sa nature. Ton désir d’exister se masqua pour s'imposer, tu pus vider le réservoir de haine et de peur avant d’utiliser celui qui peut me donner une réalité. Je souligne une découverte récente. La vérité est violence, elle ne t’emportera plus. Ce monde est tien, tu y as une place à découvrir et accepter. Tu y vainquis la folie par un affrontement d'hormones et autres neurotransmetteurs puisque tu aimes mettre les "vrais" termes plutôt que leur traduction "humaine". Je lis en toi que tu pourras… Regarde ta vérité et tu découvriras ton but. Je ne suis ni amour, ni désir, oublions les mots pour accepter l’émotion. La folie ne t’aurait pas permis de me suivre, seulement de l’imaginer avant de te réveiller dans une horreur dont rien n’aurait pu te sortir. Ces dernières semaines t'auront fait du bien, tu n’es plus l’enfant tremblant que je connus, pas encore adulte, encore un effort, un petit. Pourquoi  ? Tu le sais, je perçois l’émotion qui t’étreins, elle me donne la force d’être là, une énergie lucide, ce n’était pas le cas la première fois. Elle fut si violente, faillit te détruire, une étreinte que tu ne sus accepter. Tu y penses encore, voudrais boucler la boucle, revenir au moment de notre rencontre. Tu te souviens du cadre, un écrivain qui après des échecs réussit mais découvre que sa vie n’a plus de sens alors que son œuvre est achevée. Tu voudrais agir ainsi, consciemment, achever ton travail et mourir. Le chemin est long, suffisamment pour que tu oublies cette idée. Me trahiras-tu ? La route de la vie est inédite pour toi, un défi. Tu penses à Elle, aux circonstances qui la rendirent si importante. Sans ce lien avec le réel tu aurais pris un autre chemin. Mon visage d'enfant fut devenu la laideur moqueuse d'une démence impitoyable. Mille surprises viendront, cela t’amuses, je te vois sourire.

- Pourquoi pas, ce n’est pas si fréquent.

- De plus en plus.

- Je voudrais comprendre ce que je ressens.

- Mauvaise habitude.

- Trop tard pour en changer. 

- Faux, tu le sais.

- Tu as raison, mais je voudrais connaître ce qui m’attend.

- Alors tu ferais tout pour vivre autre chose.

- Oui.

- Tu es d’un compliqué ! Tu te veux exemple, mérite-le et prends tes responsabilité. L’échec n’est qu’un mot, tu aimes regarder derrière toi, c’est fini ! Aduler les épreuves passées serait leur victoire. Tu voudrais montrer, parler, réveiller ? Tu as le temps, juste. Tu nais au réel, nu, frémissant, le temps se suspend, ton premier cri t’éveillera, il monte dans ton esprit et ta gorge, dans ton corps entier. Tu veux me donner un prénom ? Thlita ? Joli, symbolique, pourquoi pas mais la résurrection est tienne !

- Est tienne, est tienne…

- Humour toujours. Tu as raison, ainsi tu supportas l’ombre des murs, l’odeur de la cage, la damnation s’offrant fut la plus sournoise des tentations, tu as pu reculer,. Le voyage n’est pas terminé si une étape s’achève, la graine une fois à la lumière ne s’arrête pas, au contraire. N’anticipe pas une grandeur future, celle de la réalité pourrait la dépasser.

- Ou pas.

- Et alors, cela changerait si peu de choses, le ciel sera toujours là, pour toi. Un rêve au goût d’ambition, le réel est matière pour qui accepte le pouvoir de lui insuffler l’esprit qu’il attend.

- Jolie phrase.

- Puisée en toi, directe.

- J’oubliais que tu lis en moi.

- Tu voudrais garder ma main, une autre t’attend. N’anticipe pas, oublie ces horreurs, ces milliers de pages, l’encre bleue détient un pouvoir autrement plus dévastateur, tu le sais, mais rêve est réalité parfois se confondent. Tes facultés créatrices génèrent un ouragan intérieur. Le poids de la détresse est lourd d’être voulu ainsi, le mépris s'oublie.

- Pas la honte !

- Elle qui te fit avancer.

- Je voudrais qu’il soit trop tard. Vœu gratuit.

- Stupidité. Laisse-toi aller, s’il devait te rester de moi une phrase ce serait : Ne retient rien, surtout pas moi, trop facile. Jouer, remplir le temps, nous ne serons jamais séparés.

 

Pourquoi déjà ? J’aurais voulu… Mais elle a raison. Je sais qu’elle vérité s’impose, renoncer n’est plus permis, à peine pensable. Tricher est au-dessus de mes forces. Le passé me glisse entre les doigts, je peux fermer les poings, refuser, il est trop tard, je regarde filer le temps devant moi, corde de cendres que je ne peux atteindre qu’en me perdant. Jeu de l’esprit, calcul de l’impossible, regards fuyant vers un monde informe, vers un miroir brisé, un piège dans lequel je ne peux plus tomber.

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 05:42

 

 

 

 

J'aspire à voir venir le jour

Où les sans-culottes, les culs-bénis et les culs-terreurs

S'en iront main dans la main vers des jours heureux

Éclairant la nuit d'une nuée de lunes pales

 

 

                                                  Laisse Poire

 

 

Partager cet article
Repost0
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 22:08

 

 

   

J'ai vu un éléphant assis dans la brouette,

Que poussait sans effort une blanche chouette,

ils devisaient gaiment riant à perdre haleine,

Parlant de leur dîner chez Nani, la baleine.

La girafe voisine les regardait aussi,

Avec son compagnon, rhinocéros d'Asie.

Je les connaissais tous depuis ma prime enfance,

Et avec chacun d'eux partageais l'espérance,

Qu'à l'image du présent se fasse l'avenir,

Pour la suite...

                         J'ai sommeil, autant aller dormir.

Partager cet article
Repost0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 05:40

 

 

Il était temps pour ceux, rares, qui s'interrogèrent sur le regard pourpre les observant, à droite, de leur présenter Lucy, son origine et ses particularités. Elle semble agressive mais pour qui se donne la peine de la mieux connaître, à condition qu'elle leur en laisse le temps, elle montre une personnalité à l'étreinte irrésistible...

Allez donc faire un tour ici, ou , pour vous faire une idée.

 

 

 

 

 

 

 

Chieko Kawabe

 

 

 Un aperçu :

 

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 05:31

 

 

                                07

 

Mes mains sont sans griffe, mes pieds ne sont pas des sabots, ma peau n’est pas couverte d’écaille multicolores.

Elle ronronne.

                                          - - -

Elle court, ses petits yeux sombres cherchent une proie, n’importe laquelle, un truc animé, désireux de s’échapper, un tas de viande qu’elle digérera, d’os que ses crocs briseront en un bruit dont elle ne sait pas profiter. Sa course est sans fin, sans conscience, pas de désir de s’arrêter devant une flaque, une hésitation, le mufle ronflant se dresse vers le ciel, les pattes arrières s’agitent, la queue balaie autour d’elle, la gueule simule un sourire, la tête ploie vers l’eau devenue miroir.

Au travers de cette face apparaît un visage qui me ressemble, un être libéré de ses désirs, en particulier de celui de plonger dans le temps, de se retrouver tyrannosaure, une vie antérieure, une étape de mon chemin, l’instinct si occupé à s’alimenter qu'il n'a plus le temps de réfléchir. Et puis, une attirance, un moment d’inattention, la révélation s’impose, le piège se referme, la porte claque, plus question de retour. Les époques se superposent sans se gêner, chacune apporte un trait supplémentaire, le tout s’ajuste devant moi en une image trop claire.

La différence entre l’animal animal et le sapiens sapiens c’est que ce dernier a conscience de soi et de la mort. L’instinct est une cage dont la porte a disparue, s’il veut l’oublier il doit fermer les yeux, trouver le coin le plus sombre, l’odeur la plus forte, se vouloir obscurité pour chasser l’empreinte de la lumière.

Un costume noir, bottes de cuir, casquette, insignes d’argent, tout cela singe l’animal mais c’est l’extérieur. La nudité de l’être, à l’intérieur, est d’autant plus visible qu’il veut l’oublier par cette tenue qu'il souhaite peau.

Trop tard.

Reniant cette facette j’aurais perdu, comme VOUS ! Seulement (!) humain j’aurais cédé à la facilité, obéissant à ce que j’aurais pris pour ma volonté, pour mon choix. L’instinct me fit reculer, devant le piège j'entendis ces voix d'avant la conscience. Le paysage est habituel, le sol est identique, chaque feuille est à sa place, c’est trop parfait, le nature n’aime pas ça, sitôt qu’elle arrive à une réalisation qui lui convient elle la détruit pour retrouver le plaisir de créer, elle tue pour Se découvrir, alors… Mais c’est encore loin.

Ah ? Curieux, j’ai envie de rire…

En ce lieu furent commis tant de crimes, certains parés du costume de la science. Aujourd’hui c’est interdit, légalement et éthiquement inacceptable, mieux vaut utiliser un animal, mais celui-ci n’est pas extérieur, ces expériences sont là pour cela, repousser l’animalité, tant pis pour le temps perdu et victimes, je m’en fous. Comme vous !

Un jour rats fourmis et termites se partageront le monde.

Je ne retiens plus mon rire.

Rien dans l’apparence n’inquiète, l’empreinte des pensées si. Quelle que soit sa destination, il est rare qu’un seul chemin y mène. La porte est close, la fenêtre murée, qu'importe, je traverserais le mur, tout devient possible quand la pensée refuse de céder, quand la résolution ose tout entreprendre.

Je me suis tendu un piège, le goût du sang fit palpiter mes narines, s’accélérer mon cœur, j’ai eu envie de mordre, de griffer, ainsi mes dents seraient devenus crocs, mes ongles griffes, ma peau écailles et l’échec aurait obtenu un trophée supplémentaire. J’ai reculé à temps. Le chemin n’est pas rectiligne ni tortueux, vallonné, ne permettant pas de voir trop loin, il impose de comprendre, j’y arrive.

La lumière fit écho en moi, réveillant celle que j’abritai sans le savoir, flammèche devenue bûcher, dévorateur de douleurs. L’âme fait la différence entre le minéral et l’animal, une menace venant de demain.

J’ai envie de jouer au démiurge, saisir cette boue, former de petites choses qui m’amuseront. Je l’ai fait, le papier en guise d’argile, l’important n’est pas le matériau mais l’esprit l’utilisant, qui s’y trouve croyant (voulant ?) s’y perdre.

J’entends le fracas des canons, le sifflement de la balle avant qu’elle ne trouve sa victime, je vois courir les gens vers l’abri, la bombe qui tombe en fauche la majorité, les autres attendent, prient ou maudissent un destin incompréhensible. Des griffes de métal attaque le monde, y creusent de profonds sillons, non pour le détruire mais pour déchirer le cocon menaçant.

La guerre est utile, c'est une… contraction.

Je ne jouis plus de ces combats, de soldats agonisant au fond de leurs tranchées, de corps à corps, et pourtant, après la bataille la lumière est plus visible sur un fond de sang.

Ce jeune homme, l’écrivain qui ne veut plus que rêver, il aperçoit une jeune femme, de loin, fugacement, assez pour croire en elle, pour sourire face aux gardes qui se détournent. C’est peut-être l’amour, la folie ou la vie, simplement. Ils se retrouveront, oublieront l'enfer, ils se marieront, auront des enfants…

Est-ce que ça vaut la peine de vivre pour ça ?

Réussir, piège, en être si près, en palper la certitude mais s’en détourner afin de ne pas, en la possédant, la détruire.

                                         - - -

Le soleil caresse le pire, ils se comprennent. Un mort rêve encore, encrier dans lequel les démons plongent leur griffes pour souiller le monde de leurs obscénités.

Où suis-je ? Réalité du rêve, du présent, d’un désir cherchant à s’imposer dans un monde symbole dont tente de décrypter les mystères. La mort m’a convié, elle ne m’en veut pas… Mais est-ce bien elle ? Son déguisement est celui que je lui impose, à moi de le lui arracher, un geste, un mot, une question…

Dans ce camp les rares lumières forment un signe.

Je sais lequel !

Un jour l'univers sera un désert métallique, y erreront les millions de derniers soupirs qui me nourrirent.

L’âme est l’épouvante suprême, je le sais désormais, une attente ayant créé l'infini pour se comprendre. Le cri est la naissance et tant pis pour le délire, qu’importe pour les images que vous ne comprendrez jamais. Elles m’emportent et je savoure le plaisir de les contempler, en les admettant. Conventions, attitudes et habitudes, je rejette rites et classifications.

La vérité est en attente depuis l’Origine, un écho s’incarnant pour se préciser.

Lame… Mon arme préférée était une baïonnette cruciforme utilisée pour justifier que je cède à mon désir le croyant sien. L’acier ne veut rien, il propose, c’est tout.

Elle est quelque part au fond d’une rivière, recouverte de terre, de cailloux, de saloperies. Les plongeurs ne la remonteront jamais, la surface disparaîtra du fait de leur désir de l’oublier.

Traverser le temps, puiser ici et là ces images violentes, découvrir, apprendre et frémir. L’hallucination sourit de mon incapacité à croire en elle.

Les pensées sont le miroir dans lequel je me découvre, sans support de chair ni de sang, le papier suffirait. La souffrance volée est inutilisable, c’est ma peau que j’emploie, mon sang dont je remplis l’encrier, arriverais-je jamais à le vider ?

Mourir, par victimes interposées ne m’aidera plus, tuer, par bourreau interposé ne me soutiendra plus. Les personnages se dissolvent sous mes yeux, plus de vie à gaspiller. Je redoute la précision d'un miroir trop longtemps évité.

Les contraintes sont matricielles, contradictoires et profitables.

Ainsi suis-je !

Le sens de la vie ? Tout droit ! Enfin… Presque.

Peu importe les détours, la petitesse des pas, j’attendais, masse pétrie par des mains inconnues attendant le souffle divin.

Je regarde l’univers comme l’enfant regarde son père, comme l’avenir observe son passé. Je suis son émanation, un message qu’il s’adresse. Je ne suis une chambre d’écho, l’ombre d’une pensée cherchant une surface sensible dans laquelle s’incarner. Les mots tâtonnent comme les doigts sur le bouton de réglage d’une radio pour que la réception soit nette. Il arrive qu’il faille chercher plus loin, ailleurs, pour trouver la clarté.

Mon errance touche à sa fin, l’amnésie protégea l’empreinte du pire, je pus la retrouver, la suivre, le retrouver. Il entra en moi et l’insupportable fut si proche que je faillis m'y perdre. Il reflue, laissant sur la grève les secrets qu’il protégeait.

L’âme me fait mal ! Le mal me fait âme !

Les symboles changent peu au fil du temps, ils se précisent et l’effroi qu’ils provoquent repousse les lâches.

J’entends gémir la première conscience regardant autour d’elle un monde qui ne sera plus jamais comme avant, la première pensée, floue, se précisant, elle ne fait que cela depuis...

Deux puits !

En ce premier esprit naquit la certitude que l’âme est souffrance et la conscience damnation. Ainsi le croyant envie-t-il la sérénité du bovin et l'abattoir pour destination.

Ici les bornes du réel n’ont plus de sens, les mots repoussent les barbelés au bout du monde, au bout du temps, au-delà même de l’infini. Tout est possible, cet hominidé, le premier à se dresser, nous nous comprenons. D’autres le firent, lui s’arrête découvre, lui aussi, déjà, un autre monde.

J’entends la porte claquer dans mon dos.

Ses congénères sont inquiets, non de son attitude mais d’un changement qu’ils perçoivent sans pouvoir le définir. C’est vrai pour lui aussi, découvrant le monde et l'émotion qui l’envahit.

Elle nous réunit.

Se dresser n'était pas un besoin mais une envie. Sans réflexion, l’acte d’abord. De ce fait il devint autre, différent de ses congénères, il est un exemple et un danger. Un veut faire pareil, d’autres suivront, beaucoup. Le pas est fait, recul interdit.

 

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 11:00

 

 

Je me souviens de ma mort,

Le vent était glacé et soufflait si fort...

Un choc, au ventre, brûlure,

Puis un second, morsure.

 

Il est venu vers moi, déjà flou,

sa baïonnette, croc de loup,

Dans mon corps s'enfonçant,

Arracha ma vie en buvant mon sang.

 

Le ciel était d'un bleu d'hiver,

J'ai souri en pensant : Est-ce l'enfer

Qui va m'ouvrir les bras ?

Quand, de ma chair, se nourriront les rats ?

 

Comme à regret ensuite,

L'agonie, lentement, prit la fuite,

Avec efforts je me suis relevé,

J'avais, avec un soldat, un compte à régler...

 

Partager cet article
Repost0
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 05:13

 

 

À la porte du Paradis j'ai frappé,

Entendu des pas s'approcher,

L'huis s'est entrebâille,

Et sitôt refermé !

 

J'ai crié, imploré,

Exigé, menacé

Le battant resta muet,

Ce, pour l'éternité !

 

Au Purgatoire toquant,

Je me montrai prudent,

Par un sourire d'enfant,

Dissimulai mes dents.

 

Quelques mots aboyés,

Signifièrent mon rejet,

Voyaient-ils qui j'étais ?

Mon masque était parfait !

 

Un seul chemin ouvert,

Couvert de pleurs, de guerres,

Des émotions en vers...

Le royaume de mon père !

Partager cet article
Repost0
18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 05:25

 

 

                              06

 

Fragiles vibrations cherchant l’écho qui les transformera en une voix compréhensible sitôt admise pour ce qu’elle est. Un pouvoir immense détruit qui le possède, l’enferme dans une chape de solitude et de certitude. Je sens l’omnipotence du délire induit par ce pouvoir, un défi personnel ! Mon expérience est un tâtonnement vers la lumière. Par un cri je serais écho, dans un gémissement puisé dans la lumière d’une naissance en cours.

Le vampire est attirant, une volonté hors de soi semblant dominante, n’oublions pas qu’il n’entre que dans l’esprit qui le souhaite, une seconde suffit, un instant de doute et il ne sera plus permis de lui dire non. J’ai voulu cela, vampire d’atrocité, poussé dans la quête sans fin d’une nourriture sans saveur, sans utilité sinon de me faire oublier mon destin. La vie ignore les noms, les individus, elle ne demande qu’à apprendre, elle est si jeune encore, si jeune… Le pire n’est pas de mourir mais de mourir pour rien. Apporter aux suppliciés cette compréhension est mon but quand bien même ces phrases seraient-elles inacceptables pour les nécrophages qui règnent sur le monde.

La peur coule de partout, même des soldats que je dirige, ce je qui me ressemble de moins en moins. Coquille vide que je maintiens dans l’apparence, bientôt elle s’effacera, poussière parmi d’autres. Pas de puissance infernale dans mon ombre comme un sourire me manipulant. C’est ce qui m’effraie le plus. La noirceur est rassurante, pas son contraire.

N’est-ce pas ?

Autrefois je riais devant cet homme implorant, cette femme cherchant des larmes gaspillées, je jouissais de ce spectacle, pourrir sans le comprendre.

Je me suis arrêté juste à temps, me voulant maître du pire pour devenir son esclave, j’espérais naviguer sur un océan immonde, jusqu’au point de non-retour, le vent serait tombé, le ciel assombri m’aurait regardé, l'effroi m’aurait montré son visage, trop tard pour bouger. Le désir d’être déçu à disparu lui aussi, une inquiétante satisfaction le remplace, suis-je content d’être là, de deviner une motivation nouvelle autant qu’effrayante ? Si la Vie est un être alors chaque existence est une cellule destinée à mourir pour être remplacée, rien de plus.

Je voulais… vouloir, faussant mes envies, dégénérées et putrides elles me rassuraient autant qu’elles m’induisaient en erreur. Ce n’est pas moi qui avance ni le chemin qui défile, nous ne faisons qu’un, la conscience est ce qui permet ce miracle si simple.

Ma bouche ne se tord pas en implorations, en gémissements sous les coups, je ne vois pas mon corps brisé, chairs offertes, grouillant de mouches en attendant les vers. J’ignore mes yeux suintant sur mes joues, le sang emplissant ma bouche, la pire des tortures est de réaliser la fragilité de la chaîne d’obligations qui ne survivent que par la peur qu’elles distillent.

L’empreinte que mes pieds perçurent était celle de la vie, non seulement ma destruction est impossible mais l’envisager me coûte, fusse comme une libération une fois mon chemin terminé. D’anciens liens me collent à l’âme, culturels, hérités d’un passé moins lointain que je le voulais. Manipulations sociales pour que perdure un troupeau ignorant son utilité, qu’un jour de lui naîtra un avenir qu’il nourrira. Le futur absorbe le passé. La mort est dans le réel, dans ces rites bestiaux, ces ventres morts que sont les lieux de culte, ces cavernes d’un temps qui se refuse.

J’en suis sorti à temps.

Imaginer, un baraquement, corps allongés, regards épuisés, ils ne tenteront rien. L'esclave sans chaîne ne sait plus se définir. S’il se révolte c’est pour se trouver un seigneur plus exigeant, la liberté pétrifie, un système encadrant chaque seconde, chaque pensée est préférable, la religion est faite pour cela. Sentir ses chaînes glisser c’est éprouver une terreur sans nom. Il en faut d’autres, plus lourdes.

N’est-ce pas ?

Je fus ainsi. La lâcheté est morte dans mes bras, son cadavre tombe en poussière et m’oublie.

L’imaginaire a le goût du vrai, j’attendais l’inverse. Chemin dis-je, l’hérédité est la route de ses ancêtres. Je vois les miens, gènes récoltés ici et là, les pièces d’un puzzle patiemment assemblé jusqu’au résultat désiré. Il a le choix, autant de tentatives que nécessaires. J’aimerais que cette idée ne soit qu’un délire.

Petites voix, faibles, unies elles forment un chœur assourdissant, bientôt leurs paroles seront compréhensibles. Regardant mon passé je dus l’admettre. J’avance, pire, j’y prend goût.

Aimant ma part d'ombre j'accepte la lumière. J’ai failli penser, mon port d’ombre. Facile de puiser dans cette image prétexte à de longues élucubrations sur des vaisseaux immenses, des équipages bizarres, des cargaisons suspectes, trop facile. Ce qui m’emporte, s’il parait ainsi, me conduit droit dans la réalité.

Passer devant ces zombis ne me fait plus ni joie ni peine. Ce personnage me ressemble trop, mon ancre.

C’est le mal que je voulais. Pliant les genoux devant lui j’en aurais fait mon Seigneur, mais il est trop tard. Je l'ai vaincu presque malgré moi. Il se dissimulait, armure brillante, heaume étincelant, hache implacable. Si j’avais deviné le risque de ma victoire, j’aurais douté, fléchi, perdu, je n’ai rien compris, rien, déjà à mes pieds, quand son casque tomba, je vis mon erreur.

Je ne la regrette plus.

Ceci n’est pas le refuge du mal mais le royaume de la mort comme si la vie était autre chose ! Je l’ai aimé, cherchant sa présence jusqu’en ce lieu, et voilà que c’est la vie qui se montre.

Camp de la peur pour ses bâtisseurs, peur de la vie, croyant que par son contraire supposé ils la vaincrait.

Une charogne pour chrysalide. Le cocon est transparent, mes yeux perçoivent la clarté du dehors, je presse mes paupières mais rien n’y fait, la naissance est proche.

J’aime l’image du chemin se perdant au loin. Désir d'une destination impossible puis s’y découvrir, J’ai avancé malgré tout, malgré rien, malgré moi, pour atteindre mon but.

Le gouffre ne m’amuse plus, le pont de volonté surpasse les obstacles, qu’il s'efface ne change rien, il est là et je le sais.

Ces moribonds ne sont pas mes gardiens mais des amis, des complices, je fais corps avec eux, ils sont l’inéluctable à franchir. Un moment de vie pour qui craint d’ouvrir les yeux.

Combien comprendraient ces paroles ? Plus que j'ose le penser, qu’eux-mêmes le croiraient. J’ai toujours rêvé d’être un héraut.

Pas d’imprécation, de hurlement, un murmure suffira.

Les barbelés, les limites de l'antichambre de l'enfer. Combien tentèrent-ils de s'évader pour se faire tuer. La mitrailleuse aboie, un corps tombe dans la boue. Lui peut sourire.

Étrange pulsion incarnée ici, tuer et se tuer. Tant d’hommes retenus, de moyens gaspillés, ici la mort se... ou ME cherchait.

Par les symboles arpenter les représentations humaines. La réalité est maquillée. Comment ne pas chercher d'échappatoire dans la mort ou la folie ? Quand à savoir pourquoi j’ai pu passer entre les deux, mais en "profitant" de chacune…

Ce puzzle n’est pas achevé. Moi non plus.

Le monde des symboles est celui de la magie où une formule fonctionne parce que les mots esquissent une réalité perceptible. Rien n'entrave le courant de la Vie, ses récifs, ses pièges, sont des offres pour qui veut aller plus loin. Dans le calme d’une onde pure viendront s’abreuver les loups et les agneaux, ensembles, semblables. Ainsi le mort et le vivant, ainsi…

Cherche !

La nature essaie ses pantins, celui qui reste debout utilise les autres sans les trahir, c’est en s’y refusant qu’il renie leur destin commun. Ainsi un traîneau dans la neige, quand avancer devient impossible manger les chiens est nécessaire y compris pour les chiens eux-mêmes, choisir le moins utile pour alimenter les autres et poursuivre la route. Le mort oublié souffre et crie. Ils sont tant à hurler encore, méfiez-vous de les entendre ?

Méfiez-vous !

Le propos n’est pas de manger un cadavre, mais de se nourrir de sa mort pour puiser en elle la force d’aller vers la vie.

Chrysalide, graine, dans les règnes végétal et l’animal je peux prendre exemple de la vie cherchant la lumière.

Le pire est d'accepter que passer par l’ombre est nécessaire.

Je crus être mort, rêvant pour le refuser mais c’est l’inverse, par-delà les ténèbres menaçant de m’engloutir une lueur m'insuffla le désir d’avancer. J’étais d’argile, cette lumière m’anima.

Les cadavres me glissent des mots, naître de la charogne est donc possible. Je n’adore plus mes chaînes, elles sont à mes pieds. Nourriture et pourriture sont si proches. Hasard ?

Combien sortiront de ces camps, survivants ou surmorts ? Les comprendra celui qui croisa sa mort.

Surmorts d’un côté, sous-vivants de l’autre ! Amusant, non ?

Mort est une amie, avec une majuscule, comme un nom propre.

Les sous-vivants sont des vers grouillant dans la tradition, les habitudes, les rites, eux n’atteindront jamais la lumière, ils éviteront l’épreuve du feu, l’épée encore brûlante trempée dans l’eau glacée, qu’elle se brise ou… J’allais dire : ou survive. Je le dis ! J’ai connu le plaisir de la victime, tout est imaginable puisque la réalité est une convention mouvante.

"Qui me tue me dit que j’ai raison ! "

Non ? Qui se tue n’a pas raison davantage ! C’est le même désir d’une cage épousant le corps, étouffant l’esprit, d’une mort pire que la mort. Le nazisme fut un essai de religion poussée jusqu’à sa logique la plus implacable dans l’annihilation de l’autre, jusqu’à ce que ne reste plus un esprit capable de voir le piège qu'il a choisi. La mort a combattu la mort, l’autodestruction fut le geste de la vie pour que cette logique nihiliste cesse.

Haine, vide, peur, tout s’effrite en moi, disparaît, laisse place à une douceur menaçante, celle de la vie.

Ici ? Je la fuyais bêtement, elle m’attendait, le rendez-vous était dans le seul lieu ou je ne pensais pas qu’il put être. Logique.

Le pire des gaz n’est pas celui qui envahi les poumons mais les esprits pour y détruire la vie. Quel effet auront mes murmures, sur qui ? Apporteront-ils mort ou vie, mort Et vie ? La Bête a changé de visage, elle a appris.

Le pire est là ! Maintenant.

L’intégriste est une goutte de néant cherchant sa source.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives